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16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 08:54

Dr Laurent Chevallier - Fipronil : on vous ment !

LePoint.fr



Par le Dr Laurent Chevallier

14,août 2017

Laurent Chevallier

Fipronil : on vous ment !

Le fipronil, un produit qui s'accumule dans l'organisme, est suspecté d'être un perturbateur endocrinien.

Face à la crise des œufs contaminés, les autorités estiment que le risque sanitaire est "très faible". Il n'en est rien, tonne le Dr Chevallier.

Comment les autorités peuvent-elles affirmer que le risque sanitaire est « très faible » en consommant des œufs contaminés au fipronil ?

S'agit-il une fois de plus d'un mensonge d'État, comme au début de plusieurs crises sanitaires ?

Le fipronil est un produit qui s'accumule dans l'organisme, dit « lipophile » (à l'inverse de substances comme le bisphénol A), autrement dit il y a un phénomène de bio-accumulation avec la consommation d'œufs contaminés, mais aussi avec la chair des poules infectées, car si les œufs le sont, c'est bien parce que l'animal que vous êtes susceptible de consommer l'est initialement.

Ainsi la fréquence et le degré d'exposition conditionnent la concentration en cette substance, que l'on soupçonne d'être un perturbateur endocrinien.

Or, cette concentration peut être non négligeable pour les forts consommateurs d'œufs, de produits dérivés et de chair de poule ( parties grasses).

Le risque sanitaire existe sur les plans digestifs, neurologiques et endocriniens, mais actuellement difficilement quantifiable individuellement.

D'où a minima la surprise devant les messages lénifiants venus d'organismes officiels qui jugent le produit « modérément toxique ».

Cela est d'autant plus surprenant que des chercheurs ont déjà souligné que les seuils de toxicité sont mal évalués, car les méthodologies employées dépassées.

Une fois de plus l'Europe, avec la réglementation actuelle, montre non seulement son incurie, mais encore son incapacité à protéger ses concitoyens.

Pousse-au-crime

La défaillance est patente en France qui semble vouloir alléger certaines contraintes réglementaires... Et ceci en prélude aux États généraux de l'agriculture.

Les états généraux de l'alimentation, une occasion manquée ?

Au lieu d'un Grenelle de l'alimentation, comme le proposait Nicolas Hulot, se tiendront des états généraux sous la houlette du ministère de l'Agriculture.
PAR LE PR LAURENT CHEVALLIER
Publié le 02/07/2017

Notre alimentation se dégrade déplore le Pr Laurent Chevallier.

Nicolas Hulot avait eu une excellente idée : préparer un Grenelle de l'alimentation.

Mais il s'agira en fait d'états généraux de l'alimentation, pilotés en grande partie par le ministère de l'Agriculture.

Or ce ministère est pour partie responsable de la situation de défiance des Français vis-à-vis de leur alimentation et, indirectement, de la situation financière catastrophique de nombreux agriculteurs.

Pourquoi ?

Parce qu'il n'a pas su imposer à Bruxelles le fait que les aides à l'agriculture doivent être réparties de manière à encourager ceux assurant une réelle qualité de travail et produisant une alimentation saine, notamment dépourvue de résidus chimiques, tout en préservant la planète.

C'est l'agriculteur qui plante des haies pour que les oiseaux puissent y nicher qui devrait être aidé, celui qui utilise le moins d'engrais possible, celui qui limite la production de gaz à effet de serre, qui ne pratique pas d'élevage hors sol…

Certes, l'administration donne en filigrane quelques clés pour contourner la réglementation, mais le ministère de l'Agriculture accepte pour la restauration dépendant des collectivités locales (écoles, lycées…) une réglementation européenne imposant de choisir des produits issus de l'Union, et non de privilégier les produits locaux.

Par ailleurs, qui a dénoncé l'utilisation effrénée de multiples produits chimiques déversés dans les champs, et l'alimentation qui en découle ?

C'est bien l'alerte citoyenne, et pas, ou insuffisamment, les autorités, notamment en ce qui concerne les perturbateurs endocriniens.

Et quid des nanoparticules utilisées par les industriels de l'agroalimentaire sans contrôle réel ?

Les fraudes à grande échelle se multiplient, les contrôles sont trop limités et insuffisamment suivis d'effets.

Si la traçabilité s'est améliorée, notamment concernant les viandes, n'importe quel produit alimentaire venant de Chine et ayant subi une petite transformation en Europe devient un produit européen sur son étiquetage.

C'est légal, mais est-ce acceptable ?

Prévenir les maladies

Alors va-t-on encore assister, avec ces états généraux, à une de ces manifestations lénifiantes, alors que la priorité est de modifier profondément les aides aux agriculteurs pour qu'ils puissent vivre dignement tout en renforçant la qualité de leurs produits avec moins, ou plus du tout de contaminants chimiques ?

Il est également impératif de changer le cadre législatif face au développement de la fraude dans l'agrobusiness, et de l'imposer à tous les pays européens : accepter la libre circulation des marchandises, mais avec des conditions renforcées.

La priorité est surtout de prévenir toutes ces maladies qui se développent, liées en grande partie à des facteurs environnementaux comme les allergies, l'asthme, de multiples troubles digestifs, neurologiques, certains cancers…

Le ministère de la Transition écologique a la légitimité pour donner une vision globale. Nicolas Hulot, en tant que ministre d'État, a un droit et un devoir d'ingérence sur les autres ministères, il doit l'utiliser vis-à-vis des ministères de l'Agriculture et de la Santé, pour le plus grand bien des populations et de la planète.

Dr Laurent Chevallier - Fipronil : on vous ment !  Souvenez vous du nuage de Tchernobyl ...
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16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 08:16

Des chercheurs belges découvrent le moyen de venir à bout du staphylocoque doré dans les hôpitaux: "On peut atteindre la bactérie et la tuer".

Comme Chronimed: associer plusieurs principes actifs pour lutter contre les biofilms.

http://m.rtl.be/info/864538

Des chercheurs belges découvrent le moyen de venir à bout du staphylocoque doré dans les hôpitaux: "On peut atteindre la bactérie et la tuer". Comme Chronimed: associer plusieurs principes actifs pour lutter contre les biofilms.
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16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 07:53

Le puceron est le parasite redouté des jardiniers.

Cet insecte s’installe sur les feuilles, s’attaque aux plantes et en suce la sève.

Les feuilles s’engluent et finissent par s’affaiblir, voire mourir.

Si presque toutes les plantes et arbres fruitiers peuvent être touchés, les rosiers sont parmi les plus vulnérables.

D’autres insectes, comme la coccinelle, sont des prédateurs naturels de ces nuisibles, mais il faut parfois donner un coup de main à Mère Nature.

En effet, il existe plus de 800 variétés de pucerons qui, grâce à leur mode de reproduction très rapide, peuvent envahir nos jardins de manière spectaculaire.

Heureusement, il existe des alternatives naturelles et efficaces aux répulsifs et insecticides chimiques.

1. Le savon noir

Le savon noir ne sert pas qu’à nettoyer le sol : c’est également un puissant insecticide de contact qui tue les larves et supprime le miellat qui englue les feuilles.

La recette est simple :

5 cuillères à café de savon liquide dans 1 litre d’eau.

Pulvérisez les feuilles malades. À renouveler deux fois pour mettre définitivement fin à l’invasion de pucerons.

2. Le purin d’ortie

Le nom n’est pas très ragoûtant et pourtant, cette préparation 100 % naturelle lutte contre les parasites et peut même servir d’engrais.

Ce purin est vendu dans les jardineries, mais il est tout à fait possible de le fabriquer soi-même. Il vous faut simplement cueillir des orties et les conserver au sec dans un contenant.

Attention à ne pas choisir du métal : c’est un matériau que les orties ne supportent pas. Laissez macérer une semaine dans de l’eau, à raison d’un kilo de plantes pour 10 litres d’eau.

Puis pulvérisez le mélange sur les plantes.

3.

L’ail

C’est un excellent répulsif naturel contre les pucerons.

Écrasez une tête d’ail blanc, mélangez avec un litre d’eau et laissez reposer le tout durant 24 heures.

Ajoutez 5 cuillères à café d’alcool à brûler. Versez votre décoction dans un vaporisateur et aspergez-en vos plantes menacées par les parasites.

4. Le marc de café

Le marc de café est un parfait allié contre les pucerons, notamment sur les rosiers qu’ils aiment tant.

Il suffit de le récupérer dans votre cafetière et de le répandre au pied des plantes.

Facile et économique !

5. Des plantes alliées

Cet invité indésirable s’invite trop régulièrement votre jardin ?

Certaines fleurs et plantes peuvent être vos alliées.

Stratégiquement placées, elles repoussent les parasites de leurs voisines.

Voici les plus efficaces :

• l’absinthe

• les œillets d’Inde

• l’aneth

• l’ail

• la coriandre

• la menthe poivrée

Se débarrasser des pucerons, et autres, sans produits chimiques.
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16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 07:01

Œufs contaminés au fipronil : le soupçon s'étend à la viande de poulets

Les Pays-Bas procèdent à des tests sur la viande de poulets provenant d'élevages touchés par l'affaire des œufs contaminés.

Par L'Obs

Alors que des dizaines de millions d'œufs ont été retirés de la vente depuis la semaine dernière dans plusieurs pays européens dont la France, l'attention se porte désormais sur la viande de poulet aux Pays-Bas, où le scandale du fipronil, du nom de cette molécule toxique, est née.

"Nous testons actuellement la viande de poulet dans les élevages dont les œufs ont été infectés pour déterminer si la viande est également contaminée", rapporte ce mardi 8 août Tjitte Mastenbroek, porte-parole de l'organisme néerlandais chargé de la sécurité alimentaire et sanitaire NVWA.

"Une énergie criminelle organisée en réseau"

Grandement touchée par le scandale, l'Allemagne avait appelé vendredi 4 août les autorités belges et néerlandaises à faire "rapidement" la lumière sur le frelatage "criminel" à l'insecticide d'œufs.

"Quand on voit une énergie criminelle quasiment organisée en réseau, c'est inacceptable", a commenté "avec fermeté" le ministre de l'Agriculture Christian Schmidt dans les médias allemands ce mardi 8 août, critiquant une nouvelle fois la lenteur des autorités belges et néerlandaises à communiquer.

L'enquête pénale conduite par le NVWA sous l'autorité du parquet néerlandais, en collaboration avec la justice belge, sur le rôle d'entreprises et de fournisseurs dans l'introduction du fipronil au sein des élevages des Pays-Bas est encore en cours, a fait savoir Tjitte Mastenbroek.

En France, "treize lots d'œufs contaminés en provenance des Pays-Bas" ont été livrés en juillet à des entreprises de transformation alimentaire situées dans l'Ouest", avait précisé le ministère français de l'Agriculture lundi 7 août.

Analyses en cours

"La détection des œufs contaminés était la plus haute priorité.

Nous avons maintenant le temps et la place" pour se pencher "sur la viande", a poursuivi le porte-parole de la NVWA, soulignant qu'il s'agissait d'une "mesure de précaution".

En effet, la probabilité que la molécule néfaste pour la consommation humaine soit détectée dans la viande de poulet est faible, selon le LTO.

"Les poulets de chair n'ont aucun problème avec le pou rouge contrairement aux poules pondeuses enfermées dans un poulailler pendant deux ans, ce qui permet au parasite de se développer", a expliqué Eric Hubers, cité dans les médias néerlandais.

Les analyses sont menées sur la viande de poulets issus d'élevages qui produisent aussi bien des œufs que de la viande, ce qui correspond à "quelques dizaines" de sites dans le pays, selon la NVWA et l'organisation agricole néerlandaise LTO.

"La plupart des exploitations font un choix entre l'un ou l'autre", a fait savoir Eric Hubers, représentant des aviculteurs au sein de la LTO.

Si les tests s'avèrent négatifs, ces éleveurs, dont la distribution d'œufs est bloquée auront le droit de rouvrir leur branche viande", a précisé Tjitte Mastenbroek.

Mais en cas de détection de fipronil dans la viande, "l'élevage restera entièrement bloqué", a-t-il ajouté, alors que les éleveurs néerlandais pourraient abattre des millions de poules contaminées par l'insecticide dans les jours à venir.

L'ampleur de la crise est apparue au grand jour la semaine dernière aux Pays-Bas, où jusqu'à 180 élevages ont été bloqués et des rappels massifs ordonnés alors que les taux de fipronil – une molécule utilisée pour éradiquer le pou rouge sur les poules – dépassaient parfois largement les seuils autorisés par la réglementation européenne.

D'autres pays européens tels que l'Autriche, Pologne, Portugal, Bulgarie et Roumanie ont indiqué procéder à des analyses, bien qu'aucun œuf directement importé dans ces pays ne soit contaminé, selon les agences de sécurité alimentaire.

En Suisse, les grands distributeurs ont retiré de la vente les œufs importés en provenance des pays touchés, à titre préventif.



(Avec AFP)

Œufs contaminés au fipronil : le soupçon s'étend à la viande de poulets.
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15 août 2017 2 15 /08 /août /2017 21:46

Le nez: porte d’entrée jusqu'au cerveau pour micro-organismes, et médicaments

Bertrand Bryche — 15.08.2017 -

Des micro-organismes se servent de nerfs de la cavité nasale pour atteindre le cerveau et provoquer des lésions.

Mais la voie nasale permet aussi de diffuser des médicaments dans l'organisme et peut-être, à terme, de soigner des maladies neurodégénératives.

Pour bien démarrer la journée, on conseille parfois de respirer à pleins poumons un grand bol d’air frais.

Mais est-ce si anodin?

Faites attention, vous pourriez bien respirer des pathogènes néfastes pour votre cerveau…

Le nez, organe sensoriel capable de détecter des odeurs, est une porte d’entrée pour de nombreux micro-organismes (chacun d’entre nous, se souvenant de son dernier rhume, le sait bien).

En revanche, ce que l’on sait moins est que certains pathogènes peuvent atteindre le cerveau en passant par le nez.





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En temps normal, le cerveau est bien protégé des agents pathogènes par des barrières physiques relativement étanches comme la barrière hémato-encéphalique (BHE).

Cette BHE située à l’interface sang – tissu cérébral, est constituée par divers types cellulaires. Notamment par les cellules endothéliales qui, reliées les unes aux autres par des «jonctions serrées», assurent l’étanchéité de la barrière.

La BHE joue un rôle crucial dans le fonctionnement cérébral.







Schéma illustratif de la barrière hémato-encéphalique.

Mais cette fameuse barrière n’existe pas sur le trajet de nerfs qui ont leur origine dans la cavité nasale: le nerf olfactif et une partie du nerf trijumeau.

Comme on peut le voir sur le schéma ci-dessous, le nerf olfactif s’organise à partir des axones des neurones olfactifs, traverse une paroi osseuse poreuse (que l’on appelle la lame criblée de l’ethmoïde) et rejoint le bulbe olfactif, première structure cérébrale centrale impliquée dans la collecte et le «tri» des informations olfactives.

Le bulbe est lui-même en interaction avec d’autres structures cérébrales.

L’autre nerf, branche du nerf trijumeau, se projette de la même façon vers le bulbe et d’autres régions cérébrales.







Illustration schématique du nerf olfactif (en jaune).

En conséquence, la voie nasale peut constituer une voie d’entrée directe vers le cerveau pour des micro-organismes et des xénobiotiques utilisant ces nerfs comme des «rails d’acheminement».

De nombreux travaux menés dernièrement s’interrogent d’ailleurs sur l’éventuelle toxicité cérébrale de polluants atmosphériques que nous inhalons, et leur implication éventuelle dans des pathologies telles que la maladie d’Alzheimer.

Un système de défense local pour lutter contre les pathogènes

La cavité nasale est constamment exposée à des poussières et des germes en suspension dans l’air mais la plupart du temps des mécanismes locaux de défense, notamment la sécrétion de mucus, permettent de limiter l’impact de ces indésirables.

Normalement sécrété à hauteur de 1 à 2 litres par jour, le mucus permet «d’enrober» les microbes et de les acheminer vers la gorge grâce à des cils vibratiles présents dans la muqueuse et le tractus respiratoire.

Ces microbes finissent leur course dans l’estomac où ils sont éliminés.

On retrouve par ailleurs dans le mucus des composés antimicrobiens comme les défensines.

Une idée émergente est que le microbiote résidant dans le nez pourrait également participer à la protection via une occupation «physique» de la muqueuse nasale (empêchant ainsi les pathogènes de s’y installer).

Bien que d’autres systèmes de défense soient présents, l’immunité autour du nerf olfactif reste à ce jour peu caractérisée.



Une amibe «mangeuse de cerveau»

Parmi les pathogènes empruntant la voie olfactive, Naegleria fowleri constitue une véritable menace.

Cette amibe (un être vivant unicellulaire) présente dans les sources chaudes, les lacs, et parfois même les réseaux d’eau et les piscines mal entretenues, est capable de pénétrer dans le nez de la victime lorsque celle-ci nage dans de l’eau contaminée.

L’amibe se déplace le long du nerf olfactif, jusqu’à atteindre le cerveau où elle provoque des lésions et une importante inflammation.

L’amibe existe sous différentes formes (A). Elle pénètre par la voie olfactive et provoque des lésions cérébrales (B,C). Coupe histologique d’un cerveau de souris saine (B) ou 10 jours après une infection intranasale avec l’amibe

On observe des lésions notamment au niveau du bulbe olfactif (flèche noire).

Bertrand Bryche, CC BY



Les mécanismes d’invasion du cerveau ne sont pas encore très bien compris mais des travaux suggèrent que l’amibe serait «attirée» par l’acétylcholine, un neurotransmetteur important pour le fonctionnement cérébral et qu’elle déstabiliserait les barrières en désorganisant les jonctions serrées.

Dans 95 % des cas, la mort survient en moins de deux semaines, précédées de violents maux de tête et d’un état comateux.

L’arsenal thérapeutique est limité et aléatoirement efficace, d’autant qu’il est parfois difficile d’identifier le pathogène.



Fort heureusement, ces infections sont très rares du fait des traitements des eaux et du tropisme de l’amibe (qui se développe essentiellement sous des climats tropicaux).

Le réchauffement climatique fait toutefois craindre aux experts une recrudescence des cas.

La voie intranasale pour traiter les maladies cérébrales ?

Peu invasive et contraignante, l’utilisation de la voie nasale pour diffuser des médicaments dans l’organisme est utilisée depuis de nombreuses années (certains vaccins contre la grippe aux États-Unis se présentent sous forme de spray nasal).

La riche vascularisation du nez assure en effet une diffusion rapide des principes actifs dans l’organisme tout en court-circuitant le foie dont le métabolisme limite les effets des médicaments ingérés.

Par la voie nasale, toutefois, on ne peut pas délivrer un volume important ni répéter les instillations qui finiraient par irriter la muqueuse.

Par ailleurs, les enzymes du mucus peuvent également altérer l’efficacité des médicaments.

Au-delà des problématiques liées aux pathogènes, le «rail olfactif» constitue néanmoins une aubaine pour les chercheurs travaillant sur le traitement des maladies neurodégénératives.

L’idée d’utiliser ce «portail vers le cerveau» pour acheminer les médicaments aux zones cérébrales lésées remonte à une vingtaine d’années mais de récentes avancées technologiques permettent d’entrevoir des thérapeutiques innovantes.

Les enjeux actuels se focalisent sur la meilleure façon de cibler diverses zones cérébrales et sur le mode d’administration (poudre, liquide, gel).

À ce sujet, de récents travaux mettent en évidence l’utilisation de liposomes, sortes de petites vésicules dans lesquelles il est possible «d’enfermer» un médicament.

Menée chez des rats modèles pour la maladie d’Alzheimer, l’instillation intranasale de ces liposomes-médicaments a permis d’améliorer leur mémoire spatiale et de de limiter l’expansion des plaques amyloïdes, impliquées dans la pathologie.

Une autre approche thérapeutique envisagée consiste à injecter des cellules souches par voie nasale afin de remplacer les neurones défaillants ou de limiter l’impact de l’inflammation cérébrale.

Chez des souris modèles de la maladie de Parkinson, il a par exemple été démontré que l’injection de telles cellules conduisait à une amélioration de la motricité ainsi qu’à une diminution de l’inflammation cérébrale.

Ces premiers résultats sont prometteurs mais comme souvent, beaucoup reste à faire pour adapter ces stratégies à l’Homme.



La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.







Bertrand Bryche Bertrand Bryche

(1 article)

Doctorant ABIES - Professeur agrégé de Biochimie - Génie Biologique, INRA

nez: porte d’entrée jusqu'au cerveau pour micro-organismes.
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15 août 2017 2 15 /08 /août /2017 21:07

C’est « Le Généraliste qui publie cet article de 1901…. savoureux !…

Joseph PACCOUD

https://soundcloud.com/josoud

Si « Le Généraliste » était paru en 1901Vaccination anti-diphtérique :

« Nous sommes médecins, pas des préposés à la santé publique »

Alain Létot

| 15.08.2017

Histoire de la médecine

Vaccin

Politique vaccinale

Infectiologie

Ce n’est pas sans quelque étonnement, sans nous frotter un peu les yeux, que nous avons tous lu dans les journaux politiques une circulaire de M. le ministre de l’Intérieur adressée, paraît-il, individuellement à chacun de nous par voie préfectorale et nous enseignant la sérothérapie anti-diphtérique.

À ne considérer que la circulaire en soi, le procédé paraît tout à fait nouveau et digne d’attirer l’attention.

Nous voici, nous médecins, recevant des instructions de M. le ministre de l’Intérieur, bientôt peut-être, pourquoi pas, du directeur de la Sûreté générale par l’intermédiaire de la Préfecture.

Sommes-nous devenus tous, et d’un seul coup, sans nous en douter fonctionnaires de l’État ou, plus modestement, employés préfectoraux ?

Ce n’est certes pas encore notre opinion, mais c’est certainement celle de M. le Ministre, de son administration et du bon public.

Voilà l’État qui, insuffisamment satisfait d’avoir l’Enseignement à lui, désire avoir une thérapeutique médicale officielle que, nous autres, nous n’aurons plus qu’à appliquer.

Après avoir décrété la thérapeutique des angines blanches (on laisse les rouges tranquilles), j’espère bien, en effet, que le gouvernement, soucieux de nous éviter tout effort intellectuel, nous dictera le traitement que nous devons appliquer aux variqueux (la lumière rouge, par exemple), aux appendiculaires (l’intervention à froid ou à chaud basée sur les meilleures statistiques).

Et, dès lors, quand nos réseaux téléphoniques départementaux seront complets, la médecine pourra être admirablement réglée, centralisée en une seule main, ce qui nous permettra enfin d’avoir une thérapeutique homogène et bien faite.

Le dialogue suivant pourra alors s’engager :

Le médecin de campagne :

« Allô ! Allô ! Monsieur le Préfet, je viens de voir une angine à points blancs.

Faut-il injecter ?

Faut-il faire un examen bactériologique ? Combien de centimètres cubes de sérum vieilli ? »

Et j’espère bien que, conscient de sa responsabilité, M. le Préfet saura souvent répondre :

« Allô ! Allô ! Restez à l’appareil, je vais en référer à M. le ministre de l’Intérieur ».

Ah ! Napoléon fut, dit-on, un homme de génie et centralisa admirablement le pouvoir, mais je doute qu’il ait eu le pressentiment de cette réalisation admirable de l’avenir, M. le ministre de la Santé publique soignant de son cabinet par l’intermédiaire de nombreux préposés-médecins tous les malades de la France entière.

Évidemment, nous ne sommes pas encore à ce faîte du progrès, mais il me semble que, médecins, nous avons le devoir de ne pas laisser passer sans rien dire ce premier essai de thérapeutique ministérielle.

D’autant qu’il semble bien mal renseigné, M. le Ministre, car ainsi que je l’entendais dire à un membre éminent du service de santé militaire :

« Les médecins civils n’ont guère besoin d’être encouragés à se servir du sérum, car, à l’occasion de manœuvres dans les villages où on me signalait de la diphtérie, j’ai souvent appris du médecin traitant que l’injection avait été faite dans un but préventif en présence seulement d’un doute possible ».

On pourrait presque croire que la circulaire pense surtout à faciliter l’écoulement des vieux sérums qu’il suffit de décanter tout comme de vieille eau-de-vie des Charentes pour leur rendre la vertu première.

L’Institut Pasteur n’aura plus à craindre le renvoi des vieux flacons et le déchet dans la production si le factum de M. le Ministre est lu par nos confrères avec toute l’attention qui lui est due.

Allons-nous recevoir cette circulaire sans rien dire ?

Je le crains, hélas, et puis que faire ?

(« La Gazette médicale du Centre », 1901)

Envoyé par : Joseph PACCOUD

« Nous sommes médecins, pas des préposés à la santé publique » .
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15 août 2017 2 15 /08 /août /2017 14:53

La Suramine à faible dose dans le trouble du spectre de l'autisme: un essai clinique randomisé de phase I / II.

Naviaux RK, et al. Ann Clin Transl Neurol. 2017.

fOBJECTIF:

Aucun médicament n'est encore approuvé pour traiter les symptômes de base du trouble du spectre autistique (ASD).

La faible dose de suramine a été efficace dans l'activation immunitaire maternelle et les modèles Fragile X souris de TSA.

Le test Suramin Autism Treatment-1 (SAT-1) a été une étude pilote en double aveugle contrôlée par placebo pour examiner la sécurité et l'activité de la faible dose de suramin chez les enfants atteints de TSA.

MÉTHODES:

Dix sujets masculins atteints de TSA, âgés de 5 à 14 ans, ont été adaptés selon l'âge, le QI et la gravité de l'autisme en cinq paires, puis randomisés pour recevoir une perfusion intraveineuse unique de suramine (20 mg / kg) ou de solution saline.

Les principaux résultats ont été les scores de comparaison ADOS-2 et le test expressif du vocabulaire d'image à un mot (EOWPVT).

Les résultats secondaires étaient la liste de contrôle du comportement aberrante, la liste de contrôle de l'évaluation du traitement de l'autisme, le questionnaire de comportement répétitif et le questionnaire clinique d'impression globale.

RÉSULTATS:

Les taux sanguins de suramine ont été de 12 ± 1,5 μmol / L (moyenne ± DE) à 2 jours et 1,5 ± 0,5 μmol / L après 6 semaines.

La demi-vie terminale était de 14,7 ± 0,7 jours. Une éruption auto-limitée, asymptomatique a été observée, mais il n'y a eu aucun événement indésirable grave.

Les scores de comparaison ADOS-2 ont été améliorés de -1,6 ± 0,55 points (n = 5; IC de 95% = -2,3 à -0,9; Co = d = 2,9; P = 0,0028) dans le groupe de la suramine et n'ont pas changé dans le groupe placebo. Les scores de EOWPVT n'ont pas changé. Les résultats secondaires ont également montré des améliorations dans le langage, l'interaction sociale et la diminution des comportements restreints ou répétitifs.

INTERPRETATION:

La sécurité et l'activité de la faible dose de suramine ont montré une promesse comme une nouvelle approche du traitement de la TSA dans cette petite étude.

PMID 28695149 [PubMed] PMCID PMC5497533

La Suramine à faible dose dans le trouble du spectre de l'autisme: un essai clinique randomisé de phase I / II.
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15 août 2017 2 15 /08 /août /2017 14:34

Laurent De Ruyt, chef de mission de l'ONG Première urgence internationale, relativise la gravité de la sécheresse de cet été mais alerte sur les problèmes de nutrition et de santé.

Fin juillet, l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) tirait la sonnette d’alarme sur la sécheresse en Corée du Nord, qui pourrait s’avérer «la pire depuis 2001».

Laurent De Ruyt est chef de mission de l’ONG française Première urgence internationale. Joint par téléphone à Pyongyang (1), il relativise la gravité de l’épisode climatique mais alerte sur les besoins criants de la population, première victime des retards de développement du pays. Quelle est l’ampleur de la sécheresse en Corée du Nord ?

La sécheresse est importante, mais je ne pense pas que ce soit la pire des quinze dernières années comme on peut le lire. Il est encore tôt pour le savoir, car les récoltes de riz ont lieu entre septembre et octobre, et cela ne sert à rien de dramatiser.

Ce qui est sûr, c’est que depuis avril, les pluies sont très inférieures à la moyenne annuelle et qu’on en voit déjà les conséquences sur les cultures printanières comme la pomme de terre, l’orge et le blé, qui servent à nourrir les gens dans les périodes de soudure entre les récoltes de riz.

En juillet, le gouvernement nord-coréen nous a alertés sur les risques de réduction des récoltes. Les ONG comme les Nations unies ont fait la même analyse.

Dans les cinq «fermes» [division administrative correspondant plus ou moins à une commune, ndlr] de la province de Hwanghae où l’on intervient, les paysans n’arrivaient pas, en effet, à obtenir assez d’eau pour irriguer leurs champs, et on a dû acheter des pompes.

Le gouvernement estime que 50 000 hectares sont affectés par cette sécheresse, soit environ 4% de la zone cultivable.

Cela paraît peu, mais dans un pays qui a beaucoup de mal à nourrir sa population, le moindre incident a des impacts sur la nutrition.

La Corée du Nord semble souvent affectée par la sécheresse.

Pour quelles raisons ?

C’est un problème récurrent dû tant aux aléas climatiques qu’aux problèmes structurels du pays, comme un système d’irrigation insuffisant et des techniques pas toujours adaptées.

Le choix des cultures, très organisé et très dirigé par les autorités, n’est pas non plus toujours pertinent.

Les discussions avec les paysans font état d’une augmentation des aléas climatiques, comme les inondations de l’an passé, mais en l’absence de statistiques fiables sur le long terme, il est difficile de juger l’impact du changement climatique.

Quelles sont les conditions de vie de la population ? Elles sont loin d’être idéales. Il y a énormément de besoins, notamment du point de vue de l’eau, de l’hygiène, de l’assainissement, de la nutrition et de la santé.

L’objectif d’autosuffisance n’est pas atteint.

En théorie, 70% des habitants dépendent du système de distribution publique d’alimentation, qui vise à fournir 573 grammes de nourriture par personne et par jour.

Malheureusement, on en est loin, car on tourne plutôt à 400 grammes par jour, et ça a été réduit en juillet à 300 grammes, ce qui est assez courant pendant la période de soudure.

Cela fait très peu et les aliments ne sont pas assez variés.

Les gens trouvent parfois d’autres moyens de se procurer de la nourriture, par exemple en cultivant leurs propres petites parcelles.

Il y a une certaine ouverture là-dessus, mais ça reste très discret.

Par ailleurs, le système de santé est extrêmement faible. Il y a des gens très motivés mais ils n’ont ni les équipements ni les médicaments de base pour travailler.

Certaines infrastructures sont vieilles et endommagées.

L’importation des médicaments est devenue très difficile à cause des sanctions internationales.

Elles ne visent pas les médicaments, mais les produits qui peuvent être utilisés dans les deux sens.

Par exemple, des machines à scanner ont été bloquées, car elles pouvaient apparaître comme suspectes. Surtout, il y a un vrai problème de formation et de connaissances techniques.

Les professeurs d’université sont fermés sur le monde, ils n’ont pas accès à Internet, aux séminaires, aux publications et donc aux connaissances modernes.

Même s’il existe un Intranet local avec des articles nord-coréens, russes ou chinois, obtenir de l’information reste très difficile.

Quels sont vos objectifs, avec Première urgence internationale, en Corée du Nord ?

C’est une petite mission avec trois expatriés et sept employés locaux, qui travaille sur la sécurité alimentaire, la nutrition et la santé, principalement avec des fonds de l’Union européenne, de quelques centaines de milliers d’euros.

Les six ONG étrangères habilitées à travailler dans le pays sont regroupées sous le nom EUPS (European Union Program Support), même si l’Union européenne n’a pas vraiment de présence officielle en Corée du Nord.

Nous sommes présents depuis 2002, mais nous n’avons pas le droit d’utiliser notre nom, et nous sommes donc «EUPS Unit 1».

Nous réhabilitons des hôpitaux et construisons des cliniques, mais notre projet principal en ce moment est la construction de chèvreries.

L’objectif est de fournir du yaourt de soja et de chèvre, un aliment très nutritif, à 3 400 enfants dans les garderies et les écoles.

Notre partenaire est l’unité d’élevage du secteur. Il n’y a jamais aucun transfert d’argent, nous descendons sur le terrain une semaine sur deux, avec des demandes d’autorisation spécifiques s’il le faut, achetons nous-mêmes le matériel, et suivons de très près toutes les étapes.

Nous avons aussi un programme de formation destiné aux professeurs d’agriculture et d’élevage.

Le but est de n’avoir que des actions durables et pertinentes.

Même s’il est plus facile de travailler en Corée du Nord qu’il y a dix ans, tout n’est pas parfait, et les accès sur le terrain restent difficiles.

Nous sommes bien conscients de la complexité de la situation, mais notre but est de faire en sorte que les enfants soient mieux nourris et en meilleure santé.

Si on ne devait faire de l’humanitaire que là où il y a une bonne gouvernance, on n’irait pas dans beaucoup de pays.

 

(1) La conversation étant susceptible d’être écoutée par les services nord-coréens, les aspects politiques de la situation n’ont pas été abordés.

Première Urgence Internationale ONG Française est en Corée du Nord. Ambiance vue de Piong Yang. Laurent De Ruyt, chef de mission de l'ONG .
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15 août 2017 2 15 /08 /août /2017 08:15

Puls@care n’a pas fini de nous mesurer Yann Micheli, fondateur de Puls@care, travaille avec un comité de scientifiques.

Sont ciblés : le monde du travail et celui du sport Yann Micheli, fondateur de Puls@care, travaille avec un comité de scientifiques.

La société, fondée en 2010 par Yann Micheli, pratique l’analyse physiologique à distance et en temps réel.

Elle vise les individus, entreprises et clubs professionnels.

Dans son portefeuille de clients : EDF/GDF, Thalès, Air liquide, le PSG, le Stade français ou encore le Barça !

Yann Micheli a un parcours atypique de self-made-man.

Parti d’un BEP de maintenance industrielle, il a fini ses études sur une formation en alternance de technicien commercial.

Mais la création d’entreprise le motive encore plus.

Il lance sa première société en 1993 dans le secteur du consommable médical.

Dix ans après, il vend son entreprise à General Electric et y occupe divers postes.

En 2009, il porte son intérêt sur la mesure du stress au travail et se tourne vers la Finlande où la recherche fondamentale est en pointe dans le domaine.

Puls@care est née…

Au moins dans la tête de Yann Micheli.

« Il s’agit de pratiquer l’analyse physiologique à distance et en temps réel. »

Peu de sociétés sont sur ce créneau dans le monde.

Il s’entoure alors d’un comité d’experts issus du monde entier et composé principalement de médecins.

Deux secteurs sont concernés : la santé au travail et le sport loisirs et professionnels.

De quoi s’agit-il ?

« Cela consiste à enregistrer avec des capteurs des données qui mesurent le stress, la fatigue, le sommeil, l’activité physique et la nutrition sur un temps donné.

Analyser très précisément ces données permet ensuite de modifier son quotidien pour trouver un meilleur équilibre de vie. »

Une méthode qui peut être aussi bien appliquée chez un sportif qu’un salarié.

« Avec ces outils, on peut prévoir si, à long terme et au même rythme qu’aujourd’hui, vous serez handicapé ou non… à 70 ans ! »

Un coureur à pied peut aussi, par exemple, modifier son entraînement en fonction des résultats de ces tests.

Le PSG et le Barça comme clients

Dans une entreprise, on peut aider le salarié à mieux gérer son rythme de travail dans une journée après avoir repéré les instants où il est inefficace ou efficace.

De grands groupes travaillent avec Puls@care comme EDF GDF, Air liquide, Thalès, Toyota ou encore les Hôpitaux de Lyon.

Attention, ici, on se situe bien dans le scientifique et non dans le ressenti.

Le marché du sport de haut niveau est aussi visé par Yann Micheli.

« Aujourd’hui, on est capable d’enregistrer la puissance et les capacités musculaires en direct ».

Voilà de quoi fortement intéresser les clubs professionnels qui peuvent ainsi mesurer vitesse et accélération grâce à un GPS. «

Cela permettrait de changer en direct la stratégie d’un entraîneur ».

Et Yann Micheli fait déjà très fort puisque ses clients sont le PSG, le CSBJ, le Stade français ou encore le Barça !

Et la société se projette aussi sur le futur : elle teste en Angleterre un outil qui, toujours à distance et en temps réel, permet d’enregistrer l’émotion d’un stade…

Par Dominique CHEUL

Puls@care n’a pas fini de nous mesurer avec Yann Micheli
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15 août 2017 2 15 /08 /août /2017 08:03

Une fraction lipidique du cerveau de mouton peut avoir le capacité de traiter les maladies neuro dégénératives chez les humains

par kylee whitehill kylee.whitehill@capjournal.commar 17, 2017

La surproduction de lipides dans une cervelle d'agneau est peut être la clé pour le traitement des maladies neuro dégénératives et des blessures du cerveau.

Au Dakota du sud un scientifique dit ceci depuis la fin des années 1980.

Larry braillement, un pathologiste et vétérinaire du Dakota du sud de l'université vétérinaire & biomédicale sciences département, a travaillé avec une sorte de mouton particulière qui produit trop d'une bonnne chose.

C'est l'ovin qui présente une maladie génétique connue sous le nom de gm1 gangliosidosis.

L'animal accumule trop de gm1 ganglioside parce que il manque une enzyme appelée bêta-galactosidase.

Les gangliosides sont un type de molécule présent dans beaucoup de tissus, surtout le cerveau et la moelle épinière.

ils ont une variété de fonctions comme donner sa stabilité à une cellule.

Le mouton peut avoir jusqu'à 40 fois le niveau normal de gangliosides stockés dans leur tissus, s'ils présentent la mutation génétique.

L'accumulation se faut dans le cerveau, la moelle épinière, et d'autres tissus.

Après que le Dr braillement ai terminé son ph.de recherche sur le mouton à washington université, l'école à planifié de supprimer la recherche sur le mouton dû à des frais de maintenance des animaux dans une université.

Sa femme, sue, est arrivée à avoir une certaine expérience sur le mouton. ainsi ils ont acheté à l'université les moutons et les ont ajouté à leur troupeau.

"nous avons la vision que ces moutons pourraient être intentionnellement produits avec la garantie du record de fabrication, et pouvant fondamentalement remplacer la source bovine de gm1," explique Larry braillement.

C'est important parce que le traitement des maladies du cerveau maladie par les gm1 gangliosides de vaches avait déjà été prometeur.

Mais la maladie de la vache folle a détruit le projet d'utilisation des gangliosides bovins.

C'est à cette époque que le Dr braillement a acheté son mouton.

Les médicaments à base de gangliosides bovin avaient commencé à faire leurs preuves.

La recherche poussée par une firme italienne, société appelée fidia pharma. a abouti à un projet pour utiliser les gangliosides bovins.

Mais ils ne pouvaient vérifier que le cerveau présentait ou pas la maladie de la vache folle.

Le projet a été finalement fermé définitivement.

ils n'ont pas à réinventer la roue, ils sont juste à un tournant, dit encore le Dr braillement.

Là a été son succès dans des essais sur les souris avec une maladie de huntingdon.

Une souris traitée par injection de gm1 gangliosides a vu une réduction de 50% des critères de la maladie de huntingdon en deux semaines.

Le Dr braillement dit avec grande raison pourquoi les traitements par gm1 n'ont pas encore à ce jour atteint le stade des essais cliniques humains: les firmes pharmaceutiques sont effrayées par les antécédents animaux.

"c'est un peu effrayant pour ceux qui ne connaissent pas la question," dit-il. "ils ne peuvent pas comprendre pourquoi l' agriculture à coupé les crédits de recherche sur les applications à la maladie de Huntingdon".

Ils croient à la science, Mais ne croient pas à une production sans risque via le mouton.

Et le Dr braillement ne mâche pas ses mots avec les firmes pharmaceutiques et les investisseurs qui refusent ce précieux potentiel d'un produit agricole.

C'est aussi un grand projet pour l'industrie pharmaceutique.

"malheureusement, vous ne pouvez pas faire l'un sans l'autre," dit-il.

Ce traitement a été initialement essayé en recherche pour le traitement des blessures de la moelle épinière,

Mais aucune blessure de la moelle n'est pareille.

Le Dr braillement qui dit essayer de mettre en place un protocole et une logistique trouve que c'est un cauchemar.

Le Dr braillement dit depuis qu'il s'est concentré sur la maladie de Huntingdon et la maladie de parkinson qui représente environ un million de malades.

Le Dr braillement a travaillé sur un modèle qui nécessite de prendre un à deux agneaux pour traiter un patient sur une année, ce qui signifierait une production de dizaines à des milliers, et peut-être des millions de mouton pour produire un année de traitement .

Le nombre de maladies de Huntingdon est faible. il y a quelques cent mille malades de Huntingdon à traiter, ce qui nécessiterait une levée d'entre 200,000 et 300,0000 agneaux en une année.

"nous avons rencontré ces familles et ces malades de Huntingdon malle en cours de route, et c'est à la fois une bénédiction et une malédiction parce que vous avez les visages, les noms de ces amis qui mettent sur vous beaucoup de pression, mais c'est aussi une constant motivation pour continuer,"

Larry braillement dit qu'il y a un potentiel pour un nouvelle technologie appelée gène knock-down qui pourrait traiter la maladie de Huntingdon.

Mais au plan de l'application pratique il faudra compter encore 20 à 30 années , tandis que les gangliosides sont là à attendre malgré les succès du passé.

"c'est un long projet. Et une grande part des gens nous pensent fous."

il y a des jours où je voudrais leur donner raison et Larry braillement ajoute qu'il a 500 brebis et agneaux dehors cette année.

Tous sont transporteurs d'ovin gm1 gangliosides.

"pour ma femme et moi, qui nous sommes les deux impliqués dans cette agriculture. on en voit les avantages.

Si c'est un traitement pour Huntingdon, ce sera une aubaine pour ces gens.

C'est une brutale maladie génétique, et c'est une plume de profite des agneaux avec la mutation gm1 gangliosidosis sur une ferme.

Les agneaux sont éleves pour leurs tissus environ cinq à six mois.

Ce qui est pareils que pour le cadre dans lequel ils seraient abattus pour la viande.

Les tissus sont recueillis au niveau du cerveau, de la moelle épinière, et autres organes pour un conditionnement.

Une fraction lipidique du cerveau de mouton peut avoir le capacité de traiter les maladies neuro dégénératives chez  les humains.
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