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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 10:29
http://www.nature.com/ni/multimedia/mucosal/animation/index.html Animation Immunology in the Gut Mucosa The gut mucosa is the largest and most dynamic immunological environment of the body. It is often the first point of exposure to pathogens, and many microbes use it as a beachhead for access to the rest of the body. Therefore, the gut immune system needs to be ready to respond to pathogens, but at the same time it is constantly exposed to innocuous environmental antigens, food particles and commensal microflora that must be tolerated. Misdirected immune responses to harmless antigens are the underlying cause of food allergies and debilitating conditions such as inflammatory bowel disease. This animation introduces the key cells and molecular participants involved in gut immunohomeostasis and disease. View the FREE animation. Animation by Arkitek Studio
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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 09:04
Les traumatismes crâniens sont fréquents au cours de la pratique de certains sports, volontiers considérés comme virils. Cependant, plusieurs études ont suggéré que ceux-ci n'étaient pas anodins et pouvaient avoir des conséquences neurologiques à long terme. Ainsi, dès 1994, la National Institute for Occupational Safety and Health avait rapporté une augmentation de la mortalité « neurologique » en rapport avec la survenue de quatre cas de sclérose latérale amyotrophique chez les joueurs de football américain de la National Football League (NFL). D'autres études effectuées chez des joueurs retraités ont aussi rapporté l'existence de séquelles neurologiques à la suite de traumatismes légers. Des études neuropathologiques ont ainsi permis d'identifier une nouvelle pathologie, l'encéphalopathie chronique traumatique. Ce déclin neurologique peut survenir des années voire des décades après des commotions cérébrales répétées et se traduit cliniquement par des troubles moteurs, de l'équilibre et des fonctions mentales. L'étude rétrospective publiée récemment dans Neurology confirme ces données en montrant une augmentation de la mortalité liée à des pathologies neurodégénératives chez les retraités de la NFL. Cette étude de cohorte a porté sur 3 439 sportifs ayant effectué au moins cinq saisons, justifiant d’une pension, entre 1959 à 1988. Les données de survie ont été obtenues jusqu'en 2007. Les auteurs ont effectué leur analyse statistique en tenant compte des spécificités du jeu de football américain : joueurs non rapides (linemen) et joueurs rapides. Les résultats ont été comparés avec ceux de la population américaine en utilisant des ratios standardisés de mortalité (RSM). L’analyse statistique a montré une diminution de la mortalité globale par rapport à celle de la population générale (RSM = 0,53, intervalle de confiance à 95 % [IC] : 0,48-0,59). Par contre il existait une multiplication par trois de la mortalité liée aux maladies neurodégénératives (RSM=3,26, IC 1,90-5,22). Elle était environ quatre fois plus importante pour celle due à la sclérose latérale amyotrophique et la maladie d'Alzheimer (respectivement RSM = 4,31, IC : 1,73-8,87 et RSM = 3,86, IC : 1,55-7,95). Cet excès de mortalité était influencé par la position et le style de jeu puisque le risque était environ trois fois supérieur chez les joueurs rapides, plus exposés à des impacts (ratio de risque = 3,29, IC 0,92-11,7. En conclusion, les auteurs précisent que leur étude présente de nombreuses limites et ne permet pas d'établir une relation de causalité. Ils suggèrent d’évaluer le niveau de commotion cérébrale dans les études ultérieures afin de préciser le mécanisme de cette surmortalité neurodégénérative. Dr Christian Geny Lehman EJ, Hein MJ, Baron SL, Gersic CM. : Neurodegenerative causes of death among retired National Football League players. Neurology. 2012 Nov 6;79(19):1970-4. doi: 10.1212/WNL.0b013e31826daf50. Epub 2012 Sep 5.
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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 16:04
« une lueur d'espoir pour les 34 millions de personnes atteintes du virus du Sida dans le monde, selon l'ONU ». « 14 adultes en France sont parvenus à contrôler l'infection malgré l'arrêt des médicaments. Des chercheurs français, qui avaient révélé les résultats de cette étude dite «de Visconti» en juillet dernier, livrent davantage de détails sur ces «quasi guérisons» dans PloS Pathogens ». Le Parisien explique que « ces résultats prometteurs sont ceux d'une thérapie précoce. Les 14 patients contaminés par le virus du sida ont été mis rapidement sous antirétroviraux (10 semaines après l'infection) pendant 3 ans. Et 7 ans et demi après avoir cessé de prendre ces médicaments, ils continuent de contenir naturellement leur infection ». « Certains ont même vu diminuer le nombre de cellules infectées circulant dans leur sang ces 4 dernières années. Ces cellules contaminées «dormantes» relancent pourtant l'infection chez la plupart des personnes séropositives quelques semaines après l'arrêt des antirétroviraux », souligne le quotidien. Le journal rappelle que « début mars, des virologues américains avaient déjà annoncé la guérison apparente d'une petite fille contaminée à la naissance avec le VIH transmis par sa mère séropositive non traitée. […] La jeune enfant avait reçu des antirétroviraux moins de 30 heures après sa naissance, soit beaucoup plus tôt que ce qui est normalement fait pour les nouveau-nés à haut risque d'être contaminés ». « comme pour les patients du groupe de Visconti, le virus n'a pas été totalement éradiqué mais sa présence est tellement faible que le système immunitaire de l'organisme peut le contrôler sans thérapie antivirale ». Le Pr Christine Rouzioux (hôpital Necker, Paris), qui a coordonné l’étude parue dans PloS Pathogens, indique que « le traitement précoce a probablement contenu les réservoirs viraux, et préservé les réponses immunitaires, combinaison qui a certainement pu favoriser le contrôle de l'infection après l'arrêt du traitement ». « la mise sous traitement antirétroviral très tôt n'a pas permis de savoir si les patients de Visconti n'auraient pas contrôlé spontanément leur infection. Moins de 1% de la population dit de «contrôleurs naturels» peut contenir le VIH sans jamais prendre d'antirétroviraux. Mais dans le cas des 14 patients français, la plupart n'avaient pas le profil génétique, ni le même type de réponses immunitaires observées chez ces «contrôleurs» ». « pour tenter de faire avancer cette recherche, l'Agence nationale de recherche sur le sida va coordonner dans les prochain mois un groupe plus étendu de patients similaires à ceux de Visconti au niveau européen ». Le Figaro observe également que « 7ans après l’arrêt du traitement, ces patients «guéris» à long terme n’ont toujours pas besoin de thérapeutique ». « ces résultats peuvent avoir d’importantes implications dans le domaine de la recherche : pourquoi un traitement précoce peut-il conduire à cette forme de «guérison»? Quelle stratégie thérapeutique pourrait reproduire un tel effet ? ». ’« il n’est pas facile d’identifier les patients au tout début de la contamination. Seule une petite proportion d’entre eux présentent une primo-infection qui se manifeste par de la fièvre et des symptômes pseudogrippaux prolongés permettant le diagnostic. Il n’y a quasiment que dans ces situations que le traitement peut être commencé dès la contamination ».
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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 07:40
Dans une publication avancée en ligne du Lancet, une équipe de Boston (Massachusetts) évoque les avancées récentes en matière de « psychiatrie génétique», à propos de cinq grandes pathologies psychiatriques : troubles du spectre autistique, trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité, trouble bipolaire, trouble dépressif majeur et schizophrénie. Portant sur plus de 33 000 cas (et près de 28 000 contrôles), des études du polymorphisme d'un seul nucléotide (SNP, single-nucleotide polymorphism) ont visé à « caractériser des contributions alléliques» dans ces cinq affections, grâce à une analyse statistique ad hoc, une « procédure de régression logistique multinomiale» avec sélection du « meilleur modèle de relations entre le génotype et le phénotype. » Dans ces études d'association pangénomique (genome-wide association), les auteurs ont en particulier évalué les effets de locus importants (préalablement identifiés pour le trouble bipolaire et la schizophrénie) et ceux d'un « ensemble plus large de variants communs.» Pour contribuer à l'identification de certains gènes responsables d'une « part substantielle de la variabilité génétique» de différents caractères quantitatifs, les auteurs ont utilisé notamment l'analyse d'enrichissement de locus de caractères quantitatifs (approche dite eQTL, quantitative trait loci d'expression). Parmi les SNP dépassant le seuil de pertinence statistique (p < 5×10 -8), figurent des locus sur les chromosomes 3p21 et 10q24, et des sous-unités des canaux calciques voltage-dépendants CACNA1Cet CACNB2. L'analyse suggère d'ailleurs « un rôle des gènes de signalisation calcique» pour l'ensemble des pathologies étudiées. Les auteurs estiment que leurs travaux confirment « l'association de SNP spécifiques» à une large gamme de troubles psychiatriques débutant dès l'enfance (autisme, troubles déficitaires de l'attention) ou plus tardivement (schizophrénie). Ils insistent sur la variation de l'activité des gènes des canaux calciques, susceptible de présenter des effets pléiotropes sur la psychopathologie. Ces travaux confirment les progrès d'un nouveau paradigme en psychiatrie où les recherches se dirigent désormais vers une « nosologie à orientation étiologique». Smoller JW et coll.: Identification of risk loci with shared effects on five major psychiatric disorders: a genome-wide analysis. Lancet, 2013; publication avancée en ligne 28 Février. doi: 10.1016/S0140-6736(12)62129-1. 14/03/13 Dr Alain Cohen
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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 07:34
Le tabagisme maternel pendant la grossesse entraîne des complications notables pour l'enfant, en particulier petit poids de naissance, prématurité et troubles du développement pulmonaire. Ses effets pendant et après la grossesse sur la pathologie pulmonaire de l'enfant sont également bien établis. Cependant, aucune étude n'a été consacrée aux effets du tabac durant la gestation sur les infections de tous ordres, respiratoires ou non, pendant la première année. Des chercheurs en santé publique ont croisé les données dans l'état de Washington pour les certificats de naissance, les hospitalisations de nourrissons et les certificats de décès sur la période 1987 2004 afin de réaliser une étude cas témoins. Le tabagisme intra-partum reposait sur les déclarations des mères portées sur les certificats de naissance avec d'autres informations. Les hospitalisations pour maladies infectieuses pendant la première année ont été identifiées, soit 47 404 cas comparés à 48 233 contrôles hospitalisés pour maladie non infectieuse. Les enfants décédés avant 1 an de maladie infectieuse, soit 627 cas ont été comparés à 2 730 contrôles non décédés de pathologie infectieuse. Pour les deux groupes de nourrissons hospitalisés, la fréquence de gémellité et de pathologies obstétricales était similaire. Les mères des nourrissons infectés étaient plus fréquemment de niveau socio-économique et d'éducation bas, non mariées, non blanches, âgées de moins de 18 ans. Les nourrissons hospitalisés ou décédés étaient plus souvent prématurés, de petit poids de naissance. Tous ces paramètres ont été pris en compte et ajustés pour l'étude sur les effets du tabac. Le tabagisme pendant la grossesse est apparu associé à un risque accru d'hospitalisation pour toute maladie infectieuse avec un rapport de « chances » ajusté (odds ratio AOR) de 1,52 (intervalle de confiance à 95 % [IC] 1,46-1,58), à la fois pour les infections respiratoires de tout type (AOR 1,69, IC 1,63-1,76) et les infections non respiratoires (AOR 1,27, IC 1,20-1,34). Cette association augmente avec le nombre de cigarettes fumées par jour : 1-9 : AOR 1,42, 10-19 : AOR 1,51, >= 20 : 1,60. La mortalité de cause infectieuse augmente également : AOR 1,51 (IC 1,17-1,96). La stratification par poids de naissance et âge gestationnel ne modifie pas ces résultats de façon appréciable. L'effet du tabac est le plus marqué aux âges les plus jeunes : l'association est la plus forte pour les hospitalisations entre 3 et 6 mois et pour les décès par infection à 2 et 3 mois. A noter que le tabagisme pendant la grossesse a été possiblement sous-estimé car reposant sur les déclarations des mères et que l'étude n'a pu prendre en compte le tabagisme post-natal vraisemblable. L'augmentation des infections dés le premier mois suggère un rôle notable du tabac pendant la grossesse. Le tabac pourrait jouer un rôle non seulement par son effet direct sur les poumons mais aussi sur l'immunité. Metzger MJ et coll. : Association of maternal smoking during pregnancy with infant hospitalization and mortality due to infectious diseases. Pediatr Infect Dis J., 2013; 32 14/03/13 Pr jean-Jacques Baudon
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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 15:40
« les ventes de vaccin ont «fortement baissé» en 2012 en France, dans pratiquement toutes les catégories y compris les vaccins pédiatriques », selon une étude du cabinet IMS Health. Le journal observe ainsi que, « bien que les Français soient, dans leur ensemble, insuffisamment vaccinés au vu des objectifs de santé publique, […] pendant la période 2008-2012, le marché des vaccins a baissé de 12% en unités et de 30% en valeur ». « la baisse des ventes est de 6,5% pour l'hépatite B, de 26% pour le méningocoque, de 2% pour le pneumocoque, de 8% pour le tétanos, de 1,6% pour les associations incluant une valence antitétanique. La baisse s'établit également à 23% pour la typhoïde, 40% pour les vaccins contre la rougeole, 33% pour la rubéole et 11% pour les associations ROR (rougeole, oreillons, rubéole) ». Claude Le Pen, économiste de la santé et consultant d'IMS Health, remarque que « si certaines baisses de vaccins trouvent des explications techniques comme l'arrêt de la production du vaccin contre la rubéole ou bien encore les difficultés d'approvisionnement des vaccins contre la typhoïde en 2012, cela n'explique pas tout ». L’étude note ainsi que « ce recul est surtout lié à un climat de défiance vis-à-vis du médicament qui s'est développé en France ces dernières années, notamment en ce qui concerne la politique vaccinale ». Le Figaro ajoute qu’« IMS Health pointe l'impact «faible ou nul» de l'accord entre médecins généralistes et caisses de sécurité sociale sur un objectif de vaccination anti-grippale de 75% pour les personnes âgées ». « pour Claude Le Pen, «le nouveau calendrier vaccinal, qui sera publié en avril 2013, devra comporter des mesures concrètes» et «s'inscrire dans le Programme national d'amélioration de la politique vaccinale 2012-2017» visant à «restaurer la confiance des Français» ».
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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 15:38
Question écrite n° 05133 de M. Alain Fauconnier (Aveyron - SOC) publiée dans le JO Sénat du 07/03/2013 - page 733 M. Alain Fauconnier remercie Mme la ministre des affaires sociales et de la santé pour sa réponse à sa question n° 02868 relative au développement de la maladie de Lyme, publiée dans le JO Sénat du 20 décembre 2012. Mais il lui semble nécessaire d'attirer à nouveau son attention sur cette grave pathologie, prétendument « rare », qui, en fait, est toujours mal diagnostiquée, selon l'association Lyme sans frontières, qui soutient ceux qui, de plus en plus nombreux, en sont atteints. Malgré les efforts déployés pour la combattre par un certain nombre d'infectiologues, au premier rang desquels le professeur Montagnier, il semble en effet qu'une certaine errance thérapeutique, fort coûteuse à la sécurité sociale et malheureusement sans effet sur les patients, soit toujours d'actualité en la matière, en partie parce que les autorités sanitaires refusent de prendre en compte les savoirs techniques des médecins de terrain confrontés à cette pathologie endémique. Ainsi l'ouverture d'une commission sur la maladie de Lyme, si louable soit-elle, ne saurait, d'une part, compenser la fermeture du laboratoire d'analyses médicales Schaller de Strasbourg et, d'autre part, vaincre les réticences de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé pour chercher des solutions à ce problème. C'est pourquoi il lui demande si son administration compte aller « plus loin » dans la lutte contre la borréliose de Lyme. En attente de réponse du Ministère des affaires sociales et de la santé.
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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 07:49
Le bacille Shigella flexneri, responsable de dysenterie, se maintient chez l’hôte qu’elle infecte en interférant avec son système immunitaire, et l’empêche d’établir une réponse immunitaire adaptative optimale. Elle sécrète des protéines qui bloquent la migration des lymphocytes T CD4 dans les ganglions lymphatiques, où ils doivent normalement rencontrer les cellules dendritiques présentatrices d’antigènes, qui leur indiquent la nature du pathogène à détruire. Des chercheurs français avaient déjà montré que Shigella produit une trentaine de protéines effectrices (toxines) qu’elle injecte dans les cellules de l’hôte grâce à un appareil de sécrétion dédié. L’une de ces protéines altère la motilité des lymphocytes T activés. Les mêmes chercheurs confirment que la bactérie entraîne bien l’immobilisation des lymphocytes T CD4. Ils ont suivi le trajet de lymphocytes T CD4 chez des souris infectées par Shigella. En décryptant la façon dont la bactérie déjoue le système immunitaire, on peut comprendre comment elle persiste dans l’organisme infecté. Il faut en effet plusieurs infections avant d’être protégé contre ce pathogène, ce qui n’est pas commun. L’analyse de ces protéines effectrices responsables de l’invasion bactérienne, sécrétées par Shigella, devrait fournir des cibles thérapeutiques intéressantes, estiment Philippe Sansonetti et coll. (Inserm U786). › Dr BÉ. V. W. Salgado-Pabon, P. Sansonetti et coll., Proc Natl Acad Sci USA, en ligne édition en ligne du 15 février 2013.
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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 19:36

L’infection congénitale à cytomégalovirus (CMV) entraine une surdité chez plus de 50 % des nouveau-nés symptomatiques et 8,5 % à 18 % des asymptomatiques. La surdité est de gravité variable et peut se révéler à la naissance ou avoir un début retardé. En utilisant le sang séché du test de Guthrie, il est possible d’avoir un diagnostic rétrospectif grâce à la recherche du CMV par PCR.

 

 

Un tel examen a été proposé à tous les enfants dont la surdité a été diagnostiquée avant 3 ans, en 2007-2009, dans les 3 centres parisiens de dépistage. Ce délai correspond à la durée de conservation des prélèvements du test de Guthrie. Au total, 114 enfants étaient éligibles : de ceux-ci, 7 ont été exclus pour perte du prélèvement néonatal et 7 en raison d’une surdité unilatérale dont l’incidence à cet âge est sous estimée. 

 

La surdité a été dépistée à l’âge médian de 15 mois (2 à 37). Le rapport garçons/filles était de 1,6. Les prélèvements ont été analysés dans 2 laboratoires différents ; seuls les résultats concordants ont été pris en compte. Au total, 8 enfants sur 100 avaient une infection congénitale à CMV (intervalle de confiance 2,7 %-13,3 %) et tous avaient une surdité profonde (≥ 91 dB) selon l’étude des potentiels évoqués du tronc cérébral.

Parmi ces 8 enfants, le diagnostic était déjà connu pour 2 d’entre eux. Aucun n’était prématuré, 4 avaient un retard de la croissance intra-utérine et 1 une microcéphalie. 

Deux des 8, avaient été hospitalisés en soins intensifs et l’un avait des antécédents familiaux de surdité, faisant envisager des facteurs de risque additionnels. L’imagerie cérébrale (scanner ou IRM) était anormale pour tous alors que ce n’était le cas que pour 23 % des enfants sourds CMV négatifs (P=0,005) et 3 avaient un retard du développement contre 7,8 % des CMV – (P=0,027).

Sur les 100 enfants de la cohorte, 85 ont eu des explorations complètes à la recherche des causes connues de surdité : dans 61 cas (71,8 %), l’origine était génétique : mutations des gènes GjB2 ou GjB6 (22 cas, 25,9%), mutation d’un autre gène (1 cas) ; pour d’autres il s’agissait d’une surdité dans le cadre d’un syndrome malformatif connu (13 cas, 15,3 %), d’une malformation intracrânienne : agénésie cochléaire ou autre (8 cas, 9,4 %) et pour 17 enfants (20 %) on retrouvait des antécédents familiaux ou de consanguinité. Une prématurité a été retenue comme étiologie dans 6 cas (7,1 %). Prenant en compte uniquement les surdités bilatérales profondes explorées complètement (n=52), l’infection à CMV représente 15,4 % des cas, en seconde position après les mutations des gènes de la connexine (17,3 %).

En conclusion, le dépistage d’une infection à CMV devrait être systématique si une surdité est dépistée par l’audiogramme néonatal. En cas de positivité, un traitement antiviral devrait alors être envisagé.

 

 

Pr Jean-Jacques Baudon

 

Avettand-Fenoël V et coll. : Congenital cytomegalovirus is the second most frequent cause of bilateral hearing loss in young French children. J Pediatr., 2013; 162: 593-9

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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 17:27
Un grand nombre d'enfants autistes pourraient être victimes d'une maladie auto-immune. Une nouvelle piste qui semble prometteuse. Jacques Robert - Mercredi 06 Mars 13 Un antioxydant améliore l'autisme L'autisme pourrait, dans certains cas, être une maladie auto-immune. C'est la trouvaille d'une équipe de chercheurs de l'hôpital pour enfants de l'Arkansas, aux Etats-Unis. Ils ont retrouvé des auto-anticorps dirigés contre les récepteurs cérébraux de la vitamine B9 chez 75% des enfants examinés. Une maladie auto-immune est une maladie dans laquelle notre organisme produit des anticorps dirigés contre ses propres tissus (alors qu'habituellement ils sont dirigés contre des virus ou des substances étrangères) . Ainsi, la sclérose en plaques est une maladie auto-immune dans laquelle les anticorps "attaquent" la gaine de myéline qui entoure les fibres nerveuses. D'autres maladies auto-immunes bien connues sont le diabète de type 1 ou la thyroïdite de Hashimoto. Dans le cas de ces maladies, on appelle les anticorps produits des "auto-anticorps". Dans l'autisme ce sont des auto-anticorps dirigés contre les récepteurs cérébraux des folates (vitamine B9) qui ont été retrouvé chez 75% des enfants autistes dans un groupe de 93 enfants. Ces auto-anticorps sont présents dans le cas d'une maladie appelée "syndrome du déficit cérébral en folatesl", dans laquelle la vitamine B9 vient à manquer au niveau du cerveau ce qui entraîne de nombreux symptômes proches de l'autisme. Et cette nouvelle recherche suggère qu'un grand nombre d'enfants autistes sont en fait touchés par ce syndrome. Comme ce syndrome se caractérise par une destruction des récepteurs de la vitamine B9 au niveau du cerveau, les chercheurs ont essayé d'administrer de fortes doses de vitamine B9 aux enfants dans le but d'atténuer les symptômes. Ces derniers ont donc reçu de la vitamine B9 sous forme de folinate de calcium (LEDERFOLINE), une forme biodisponible, à doses massives : 2 mg par kilo de poids corporel et par jour, sans dépasser toutefois 50 mg, et pendant 4 mois. Résultat : les enfants ont amélioré leur communication verbale, le langage, l'attention et leur comportement. Dans un tiers des cas cette amélioration était très importante. Quant aux effets secondaires, ils ont été "faibles", mais on ne connait pas les conséquences à long terme de l'administration de telles doses de vitamine B9. Pour conclure, les chercheurs estiment que le folinate de calcium est un traitement simple et efficace pour les enfants autistes qui présentent des auto-anticorps dirigés contre les récepteurs des folates et appellent à ce que de nouvelles études soient rapidement menées dans cette direction. Référence Frye RE, Sequeira JM, Quadros EV, James SJ, Rossignol DA. Cerebral folate receptor autoantibodies in autism spectrum disorder. Mol Psychiatry. 2013 Mar;18(3):369-81. doi: 10.1038/mp.2011.175.
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