Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 21:13

Les insectes envahissants, une catastrophe économique

Une étude internationale estime les pertes en biens et les coûts de santé à 69 milliards d’euros par an.

Leur étude, publiée dans la revue Nature Communications, ne tient pas compte des dégâts causés par l’ensemble des moustiques, teignes, termites et autres capricornes… Ils seraient en effet bien plus importants. On estime que ces insectes réduisent chaque année la production agricole mondiale de 10 % à 16 % et en consomment autant après les récoltes. Les chercheurs se sont concentrés sur les « envahisseurs », autrement dit les espèces introduites, volontairement ou non, par l’homme sur un territoire dont elles étaient jusqu’ici absentes, et sur lesquelles elles ont prospéré.

Ce qui fait déjà beaucoup. Les scientifiques estiment que 87 % des 2 500 invertébrés terrestres (des vers aux batraciens, des escargots aux araignées) ayant colonisé de nouveaux territoires sont des insectes. « Il n’était pas possible de tous les étudier,souligne Franck Courchamp. Pour réaliser un premier chiffrage, nous nous sommes concentrés sur les dix espèces considérées comme les plus coûteuses. »

Un termite importé par les GI

Le termite de Formose est de celles-là. Les GI qui rentraient d’Asie après la seconde guerre mondiale n’avaient pas remarqué le petit insecte caché dans leurs caisses de bois. Erreur on ne peut plus funeste. L’isoptère a trouvé dans le sud du pays un climat chaud et humide idéal à son développement. Et dans les maisons de bois du Deep South (« Sud profond »), un festin à sa mesure. Il a peu à peu pris le pas sur le termite local. Ses colonies de plusieurs millions d’individus, courant sur des dizaines de mètres, ont envahi la Louisiane, puis de nombreux Etats américains. Les campagnes d’éradication conduites outre-Atlantique ont toutes échoué. Classé au sommet de la hiérarchie des cent pires espèces envahissantes – toutes catégories confondues – par l’Union internationale de conservation de la nature (IUCN), il coûterait aujourd’hui à lui seul 26,7 milliards d’euros annuels à la collectivité.

Il n’est pas seul. Ainsi la teigne des choux, originaire de Méditerranée, a-t-elle conquis le monde. Le petit papillon et surtout ses chenilles ne se contentent pas de ronger les feuilles périphériques. Elles réunissent celles du centre par des fils de soie et les souillent de leurs excréments. La facture qu’elles laissent derrière elles atteint chaque année 4,1 milliards d’euros. Même origine, même effet pour le longicorne brun de l’épinette : ce coléoptère européen a gagné l’Amérique, où il pond dans les anfractuosités des épicéas. Les galeries forées par les larves dégradent les arbres et désespèrent les forestiers. Bilan pour la collectivité : 4 milliards d’euros, pour le seul Canada.

La spongieuse coûte sans doute un peu moins cher. Les dégâts causés aux forêts et aux vergers en Amérique du Nord, en Europe occidentale et en Afrique du Nord par cette chenille eurasienne ont été chiffrés à 2,8 milliards d’euros. Mais elle ne cesse d’élargir ses goûts alimentaires, pourtant déjà bien étendus, puisqu’elle attaquerait 300 espèces d’arbres. Quant au capricorne asiatique, il n’a rien trouvé de mieux, en débarquant en Europe et en Amérique du Nord, que de s’attaquer aux arbres les plus sains. Marronniers, platanes, peupliers, bouleaux, saules : l’addition s’élève à 2,7 milliards.

« Sommet de l’iceberg »

Si l’agriculture et les biens sont les premiers touchés, la santé humaine est elle aussi frappée par ces envahisseurs. Avec en tête de liste deux moustiques cousins : Aedes aegypti et Aedes albopictus. Originaire d’Afrique, le premier a gagné l’Amérique du Sud pendant la traite négrière et est devenu le premier vecteur de la dengue, de la fièvre jaune et désormais du fameux Zika. Le second, mieux connu sous le nom de « moustique tigre », a pris son envol en Asie. Il est porteur des mêmes pathologies, auxquelles on peut ajouter le chikungunya, et on le trouve désormais sur tous les continents, à l’exception de l’Antarctique.

Parmi les cadeaux que nous transmettent lesAedes, la dengue reste le pire. La maladie a reculé en intensité dans ses pays d’origine, mais elle ne cesse de s’étendre géographiquement. Si bien que, sur les 6,1 milliards d’euros de coûts de santé annuels attribués aux insectes invasifs, 84 % proviennent de cette infection virale. Ils concernent les frais d’hospitalisation, le remboursement des médicaments et les campagnes d’éradication ou de prévention. « Mais ce n’est que le sommet de l’iceberg, insiste Frédéric Simard. Les dépenses pour les ménages n’ont jamais été calculées. Pas plus que les coûts indirects : manque à gagner et séquelles pour les malades, absentéisme pour les entreprises… »

« En deçà de la réalité »

Car ce travail ne fait que recenser « l’état de l’Art », comme disent les universitaires. Une compilation de 737 articles, livres, rapports. « Nous avons exclu beaucoup d’études douteuses mais aussi conservé certaines, lorsqu’elles étaient les seules disponibles sur des espèces essentielles »,explique Franck Courchamp. C’est notamment le cas du termite de Formose, dont il juge « discutable » la méthode de chiffrage des coûts, mais qu’il ne pouvait écarter. « Le seul fait qu’aucune autre étude n’existe en dit beaucoup. En réalité, nous sommes très en deçà de la réalité, poursuit-il. En Afrique, il n’existe pratiquement aucune donnée. En Asie, en Amérique du Sud et même en Europe, elles restent lacunaires. La plupart des travaux proviennent d’Amérique du Nord. »

Les lacunes sont aussi spécifiques. « De nombreuses espèces n’ont pas été étudiées », insiste Franck Courchamp. Thématiques, surtout. Les dégâts écologiques (réduction de la biodiversité et de l’abondance des espèces) n’ont pas été pris en compte. Ceux subis par les services écosystémiques, pas davantage. Dans les deux cas, faute de données. Au cours de précédents travaux, l’un des coauteurs de l’étude, l’économiste Jean-Michel Salles, avait pourtant chiffré à 153 milliards d’euros le service rendu par les pollinisateurs. Mais, à défaut d’étude disponible, les ravages causés par le frelon asiatique sur les abeilles européennes, probablement l’envahisseur le plus menaçant en France, n’ont pas été pris en compte.

La pointe de l’iceberg, donc. Et encore celle-ci est-elle en train de fondre sous l’effet du réchauffement. Le laboratoire de Franck Courchamp à Paris-Sud a calculé que l’aire de répartition des insectes envahisseurs aura crû de 18 % d’ici à 2050 sous l’effet du changement climatique. Les scientifiques demandent donc aux pouvoirs publics de développer d’urgence des politiques de prévention, de surveillance et, quand c’est possible, d’éradication des nuisibles. Et invitent leurs collègues à multiplier les études afin de mieux mesurer l’étendue du phénomène. Pour eux, le travail ne fait que commencer.

Nathaniel HerzbergLe 4 octobre 2016

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Infections froides
commenter cet article
4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 14:49

Hydroxycitrate : et si les calculs rénaux se dissolvaient ?

4. octobre 2016

Share article

En 30 ans, la procédure pour la prévention des calculs rénaux n’a guère changé. Mais des ingénieurs ont récemment découvert une substance qui aide à empêcher efficacement la formation des calculs rénaux. Non seulement elle inhibe la croissance des calculs, mais elle peut même les faire disparaitre.

Les calculs rénaux sont de petits dépôts durs de cristaux qui se forment dans le rein. Ils apparaissent chez 12 pour cent des hommes et sept pour cent des femmes, mais ce chiffre est en hausse. Les facteurs de risque comprennent l’hypertension artérielle, le diabète et l’obésité. Si un calcul se forme une fois dans un rein, la probabilité de récidive est de 60 pour cent. Des complications peuvent survenir, lorsque les calculs migrent dans l’uretère et causent des coliques néphrétiques, qui provoquent une douleur sévère, la présence de sang dans les urines et risquent d’endommager les reins.

Au cours des 30 dernières années, l’approche dans la prévention des calculs rénaux n’a guère changé. Les médecins recommandent aux patients ayant un risque accru de boire beaucoup et souvent et d’éviter les aliments contenant des oxalates car la majorité des calculs rénaux, environ 65 pour cent, sont composés d’oxalate de calcium. La rhubarbe, le gombo, les épinards, les betteraves et les amandes, ainsi que le chocolat, le café et le thé noir font partie des aliments riches en oxalates.

Image d’un calcul rénal. © Université de Houston

Une autre suggestion est de prendre du citrate (CA) sous forme de citrate de potassium, ce qui peut retarder la croissance cristalline. Ainsi, une étuderécente a montré que le citrate de potassium empêche la formation de calculs rénaux et peut réduire la taille des calculs. Cependant, différents effets secondaires sont décrits, principalement des troubles de l’appareil digestif supérieur. Environ 16 pour cent des patients arrêtent donc leur traitement en raison des effets secondaires. En outre, avec le citrate de potassium le risque d’hyperkaliémie doit être surveillé.

Des extraits naturels de fruits dissolvent les cristaux

L’ingénieur Jeffrey Rimer a dirigé l’étude. © Université de Houston

Récemment, une équipe de chercheurs a découvert une alternative possible au citrate de potassium. Les scientifiques dirigés par Jeffrey Rimer de la Faculté de génie chimique et biomoléculaire de l’Université de Houston (Etats-Unis) ont été les premiers à montrer que le composé chimique appelé hydroxycitrate (HCA) inhibe efficacement la croissance des cristaux d’oxalate de calcium et même les dissout sous certaines conditions. Cette découverte pourrait aider à développer de nouvelles stratégies pour la prévention des calculs rénaux, rapportent les chercheurs dans la revue « Nature ». Des employés de l’entreprise Litholink, qui développe et propose des tests urinaires pour le diagnostic des calculs rénaux, ont collaboré à ce projet.

L’hydroxycitrate est chimiquement lié au citrate de potassium. Il s’agit d’un extrait de fruit naturel et il est également disponible sous forme de compléments alimentaires. Dans leur étude, Rimer et ses collègues ont comparé les deux substances en utilisant diverses méthodes. Tout d’abord, ils ont utilisé la microscopie à force atomique pour analyser la croissance des cristaux d’oxalate de calcium dans des conditions réelles. Grâce à ce procédé, la croissance cristalline peut être observée en temps réel avec une résolution au niveau moléculaire. Au cours de leurs analyses, les chercheurs ont observé que les cristaux ont diminué à certaines concentrations de HCA. Rimer a obtenu cette observation à la suite d’une erreur de mesure initiale, car habituellement les cristaux ne se dissolvent pas dans une solution hautement sursaturée. Mais d’autres tests ont montré que le résultat initial était correct.

La croissance des cristaux d’oxalate de calcium (à gauche) est affectée par le citrate (CA) et l’hydroxycitrate (HCA). © Université de Houston

L’HCA se lie plus fortement à la surface du cristal que le CA

Dans l’étape suivante, les scientifiques ont analysé les causes de ce processus. Grâce à la théorie fonctionnelle de la densité (DFT), ils ont étudié comment l’HCA et le CA se lient aux cristaux de calcium et d’oxalate de calcium. La DFT est une méthode assistée par ordinateur très précise qui permet d’analyser la structure et les propriétés des matériaux. Les calculs ont montré que l’HCA se lie plus fortement à la surface des cristaux que le CA et génère ainsi une tension qui conduit potentiellement à la dissociation des ions calcium et d’oxalate. Ce procédé conduit finalement à la dissolution des cristaux.

Enfin Rimer et son équipe ont testé sur sept sujets en bonne santé sans calculs rénaux si l’HCA est excrété dans l’urine, une des exigences pour pouvoir l’utiliser comme médicament. Les participants ont pris pendant trois jours une dose habituelle de cette substance. Il a ainsi été détecté qu’une quantité significative d’HCA est excrétée dans l’urine.

Les calculs rénaux sont de petits dépôts durs de cristaux qui se forment dans le rein. Ils apparaissent chez 12 pour cent des hommes et sept pour cent des femmes, mais ce chiffre est en hausse. Les facteurs de risque comprennent l’hypertension artérielle, le diabète et l’obésité. Si un calcul se forme une fois dans un rein, la probabilité de récidive est de 60 pour cent. Des complications peuvent survenir, lorsque les calculs migrent dans l’uretère et causent des coliques néphrétiques, qui provoquent une douleur sévère, la présence de sang dans les urines et risquent d’endommager les reins.

Au cours des 30 dernières années, l’approche dans la prévention des calculs rénaux n’a guère changé. Les médecins recommandent aux patients ayant un risque accru de boire beaucoup et souvent et d’éviter les aliments contenant des oxalates car la majorité des calculs rénaux, environ 65 pour cent, sont composés d’oxalate de calcium. La rhubarbe, le gombo, les épinards, les betteraves et les amandes, ainsi que le chocolat, le café et le thé noir font partie des aliments riches en oxalates.

Image d’un calcul rénal. © Université de Houston

Une autre suggestion est de prendre du citrate (CA) sous forme de citrate de potassium, ce qui peut retarder la croissance cristalline. Ainsi, une étuderécente a montré que le citrate de potassium empêche la formation de calculs rénaux et peut réduire la taille des calculs. Cependant, différents effets secondaires sont décrits, principalement des troubles de l’appareil digestif supérieur. Environ 16 pour cent des patients arrêtent donc leur traitement en raison des effets secondaires. En outre, avec le citrate de potassium le risque d’hyperkaliémie doit être surveillé.

Des extraits naturels de fruits dissolvent les cristaux

L’ingénieur Jeffrey Rimer a dirigé l’étude. © Université de Houston

Récemment, une équipe de chercheurs a découvert une alternative possible au citrate de potassium. Les scientifiques dirigés par Jeffrey Rimer de la Faculté de génie chimique et biomoléculaire de l’Université de Houston (Etats-Unis) ont été les premiers à montrer que le composé chimique appelé hydroxycitrate (HCA) inhibe efficacement la croissance des cristaux d’oxalate de calcium et même les dissout sous certaines conditions. Cette découverte pourrait aider à développer de nouvelles stratégies pour la prévention des calculs rénaux, rapportent les chercheurs dans la revue « Nature ». Des employés de l’entreprise Litholink, qui développe et propose des tests urinaires pour le diagnostic des calculs rénaux, ont collaboré à ce projet.

L’hydroxycitrate est chimiquement lié au citrate de potassium. Il s’agit d’un extrait de fruit naturel et il est également disponible sous forme de compléments alimentaires. Dans leur étude, Rimer et ses collègues ont comparé les deux substances en utilisant diverses méthodes. Tout d’abord, ils ont utilisé la microscopie à force atomique pour analyser la croissance des cristaux d’oxalate de calcium dans des conditions réelles. Grâce à ce procédé, la croissance cristalline peut être observée en temps réel avec une résolution au niveau moléculaire. Au cours de leurs analyses, les chercheurs ont observé que les cristaux ont diminué à certaines concentrations de HCA. Rimer a obtenu cette observation à la suite d’une erreur de mesure initiale, car habituellement les cristaux ne se dissolvent pas dans une solution hautement sursaturée. Mais d’autres tests ont montré que le résultat initial était correct.

La croissance des cristaux d’oxalate de calcium (à gauche) est affectée par le citrate (CA) et l’hydroxycitrate (HCA). © Université de Houston

L’HCA se lie plus fortement à la surface du cristal que le CA

Dans l’étape suivante, les scientifiques ont analysé les causes de ce processus. Grâce à la théorie fonctionnelle de la densité (DFT), ils ont étudié comment l’HCA et le CA se lient aux cristaux de calcium et d’oxalate de calcium. La DFT est une méthode assistée par ordinateur très précise qui permet d’analyser la structure et les propriétés des matériaux. Les calculs ont montré que l’HCA se lie plus fortement à la surface des cristaux que le CA et génère ainsi une tension qui conduit potentiellement à la dissociation des ions calcium et d’oxalate. Ce procédé conduit finalement à la dissolution des cristaux.

Enfin Rimer et son équipe ont testé sur sept sujets en bonne santé sans calculs rénaux si l’HCA est excrété dans l’urine, une des exigences pour pouvoir l’utiliser comme médicament. Les participants ont pris pendant trois jours une dose habituelle de cette substance. Il a ainsi été détecté qu’une quantité significative d’HCA est excrétée dans l’urine.

Partie supérieure : l’image au microscope à force atomique des cristaux d’oxalate de calcium dans une solution hydroxycitrate montre la résolution en couches au cours du temps. Partie inférieure : l’ajout d’hydroxycitrate aux cristaux génère une tension qui conduit finalement à leur dissolution. © Université de Houston

Des études humaines nécessaires

« Nos premiers résultats sont prometteurs et constituent une base pour développer un nouveau médicament efficace dans la prévention des calculs rénaux », a déclaré Rimer. « Si la dissolution des cristaux est aussi efficace chez l’être humain que dans nos tests en laboratoire, l’HCA aura un grand potentiel pour réduire l’apparition de calculs rénaux et les calculs rénaux chroniques. »

Comme l’hydroxycitrate agit plus puissamment que le citrate de potassium, il pourrait être la substance préférée pour la prévention des calculs rénaux dans le futur. En outre, il pourrait être plus approprié pour les patients qui ont une urine alcaline. En effet, le citrate de potassium augmente le pH de l’urine, favorisant la formation de calculs de phosphate de calcium, un autre type de calculs rénaux.

Cependant, de nombreuses questions qui devront être résolues par d’autres études sont actuellement ouvertes souligne Rimer : ainsi, l’efficacité du HCA doit être étudiée dans le cadre d’études cliniques permettant de définir une dose appropriée et il est nécessaire de vérifier la sécurité à long terme du médicament. Actuellement l’HCA est disponible comme coupe-faim sous forme de capsule. Cependant, son efficacité exacte n’est pas encore scientifiquement étudiée.

Dockcheck

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
commenter cet article
4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 07:06

Lorsque l'on regarde le bilan de la patiente, et plus particulièrement l'Elispot, on constate qu'il y a 4 elispot positif en même temps, à savoir un très positif (Chlamydiae pneumoniae), un bien positif (Yersinia) et deux positifs (Borrélia et anaplasma).

Le but de l'Elispot est de mettre en évidence une agression par des bactéries (ou virus), agression contre laquelle les lymphocytes T du patient réagissent en sécrétant de l'interféron gamma.

Et autre indication importante : nous sommes dans le présent (marqueur d'activité) contrairement à une sérologie ou un blot où nous sommes dans le passé (marqueur de contact)

Le résultat de cette patiente indique donc qu'elle subit une agression simultanée par 4 bactéries qui sont tout de même des bactéries sensibles aux antibiotiques.

Ne connaissant pas les antigènes utilisés pour yersinia, chlamydiae et anaplasma je n'en parlerai pas mais je voudrai revenir sur l'elispot borrélia

1) lorsque nous faisons un elispot borrélia, nous avons 8 puits pour chaque patient :

- deux puits pour le témoin négatif : où il doit y avoir moins de 10 spots dans chaque puit

- deux puits pour le témoin positif où il doit y avoir plus de 50 spots par puit

- deux puits vis à vis de l'antigène B31 (lysat de culture de B burgdorferi stricto sensu)

- deux puits vis à vis de l'Ospmix (protéines recombinantes de B garinii, B afzelii, B spielmanii)

lorsqu'il y a une activité cellulaire vis à vis des antigènes de borrelia, nous avons donc des spots dans les puits avec B31 et Ospmix et comme nous définissons un indice de stimulation (SI), nous divisons le nombre de spot présents dans ces puits par le nombre de spots présents dans le témoin négatif.

Et avant de rendre le résultat, nous avons donc vérifier le témoin négatif, le nombre de lymphocytes et leur fonctionnalité et nous avons donc la phrase suivante : "les contrôles internes de réactivité négative et positive, ainsi que la richesse en lymphocytes (in vitro après concentration), sont validés. Les conditions pré-analytiques sont donc conformes."

2) il arrive parfois (mais rarement) que le témoin négatif ne soit pas négatif et que nous ayons un nombre de spot supérieur à 10 ce qui veut dire que l'organisme lutte contre des bactéries ou virus autre que borrélia. Si, par exemple, le patient fait une poussée d'herpès 10 jours avant la prise de sang, ses lymphocytes sécréteront de l'interféron et les puits du témoin négatif auront plein de spot. Dans ce cas là, nous avons donc la phrase suivante : "ATTENTION! Le contrôle interne positif et la richesse en lymphocytes (après concentration in vitro) sont validés, mais pas le contrôle de réactivité négative. Ceci laisse à penser qu'un facteur exogène ou endogène interfère sur l'intégrité des cellules du patient. Ce résultat est à interpréter avec prudence. L'analyse pourra être refaite, si le contexte clinique le justifie, à distance de toute infection virale et/ou consommation importante de thés/plantes".

Si nous avons des spots dans les puits des antigènes de borrélia, le résultat étant ininterprétable, nous appelons le patient, nous ne tarifions pas l'elispot, nous lui expliquons, nous lui renvoyons un kit en lui demandant de refaire l'elispotdans un mois.

3) compte tenu de ces éléments, on peut raisonnablement penser que, si nous avions fait un élispot pour cette patiente, s'il y a vraiment agression par 4 bactéries de façon concomitante, le témoin négatif aurait eu un nombre de spot important et nous nous serions retrouvé dans le cas 2 à savoir un résultat ininterprétable.

Le problème, avec le résultat du BCA, c'est qu'il n'y a aucune phrase sur le témoin négatif, sur le témoin positif et sur la fonctionnalité des lymphocytes.

De la même façon, je ne sais pas à quoi correspond leur dosage qu'ils intitulent "Natural Killers Cells Héparin" puisqu'ils ne précisent pas quel marqueur ils utilisent.

Je constate aussi que, pour le blot, ils rendent uniquement du qualitatif avec négatif et positif, ils n'indiquent pas la valeur des protéines et ne rendent pas le graphe.

Enfin, ils font une formule sanguine complète sur du sang qui a au minimum 24 heures ce qui est inacréditable en France

Et, cerise sur le gâteau, il est tout de même intéressant de comparer leurs prix aux prix pratiqués en France:

ALLEMAGNE (BCA)

FRANCE (BARLA)

Blot IgG et IgM de Borrélia

139,88

54

NK CD57

106,68

20

Elispot Borrélia

184,49

170

431,05

244

Sérologie Mycoplasmepneumoniae

123,27

13,50 remboursé

Sérologie Yersinia

89,19

24,30 remboursé

Sérologie toxoplasmose

82,19

10,80 remboursé

Sérologie Anaplasma

89,19

10,80 remboursé

Sérologie Bartonella

89,19

10,80 remboursé

Sérologie Chlamydiae pneumoniae

61,20

16,20 remboursé

534,23

86,40

Frais d'envoi

60,00

20,00

TOTAL

1025,28

350,40

Elispot yersinia

84,81

Non pratiqué

Elispot anaplasma

84,81

Non pratiqué

Elispot chlamydiae

84,81

Non pratiqué

Total elispot

254,43

TOTAL GLOBAL

1 279,71

Voilà donc une patiente qui a dépensé 1279,71 euros pour des analyses dont 254,43 pour des analyses non pratiquées en France.

Si l'on enlève ces 3 analyses, elle a tout de même dépensé 1025,28 euros de sa poche alors que les mêmes analyses réalisées en France lui aurait coûté 264 euros de sa poche.

No comment.

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Infections froides
commenter cet article
2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 19:21

Quels médicaments font vraiment grossir?


Beaucoup de légendes circulent sur les médicaments qui font grossir. Dans l’ouvrage «Médicaments en 100 questions» dont nous publions ci-dessous un extrait, l’auteur, François Chast, professeur de pharmacie, recense les molécules dont les études montrent qu’elles peuvent entraîner une prise de poids. Pour autant, cet effet n’est pas une fatalité, pour peu qu’on soit averti du risque.
La prise de poids peut être associée à de nombreuses causes, nutritionnelles, psychiques, environnementales. Les médicaments peuvent être un facteur à ne pas négliger car ils sont rarement évoqués en première analyse alors que leur signalement pourrait éviter des errances thérapeutiques.
Plusieurs mécanismes peuvent être en cause: la stimulation de l’appétit ou de la soif; la croissance de la masse grasse; la croissance de la masse musculaire; la rétention d’eau et de sel.
L’appétit est stimulé par l’arrêt du tabac, la consommation de cannabis, mais aussi par de nombreux médicaments. Plus de la moitié des malades traités pour troubles bipolaires par le lithium (Teralithe) ou le valproate (Depakine, Depakote, Depamide) grossissent. Les mécanismes mis en jeu passent par une modification du métabolisme des sucres et une modulation de la sécrétion de leptine, cette hormone digestive dont dépend le sentiment de satiété.
Un effet réversible pour les antidépresseurs
Les antidépresseurs tricycliques comme l’imipramine (Tofranil) ou les autres comme la mirtazapine (Norset), la paroxetine (Deroxat), la fluoxetine (Prozac), la mianserine (Athymil), les neuroleptiques comme la clozapine (Leponex), l’olanzapine (Zyprexa), la chlorpromazine (Largactil), le risperidol (Risperdal), l’haloperidol (Haldol), etc., exposent à une prise de poids –réversible– très significative: plus de 10% du poids corporel. En revanche, lors de l’arrêt du traitement, on observe une perte de poids.
Il faut également prendre en compte le fait que certains médicaments dépresseurs du système nerveux, tout comme le vieillissement, peuvent conduire à une diminution de l’exercice physique et donc une diminution de la dépense calorique.


Certains médicaments induisent une augmentation de la masse grasse par stimulation du stockage dans les adipocytes, les cellules qui constituent le tissu graisseux. C’est bien sûr ce à quoi expose un traitement par l’insuline chez un diabétique de type 1 (diabète maigre), ou par sulfamides antidiabétiques (car ces médicaments hypoglycémiants agissent en stimulant l’insulino-sécrétion) chez les diabétiques de type 2. Cet effet, plus particulièrement marqué durant les premiers mois de traitement, est pondéré en adjoignant de la metformine au traitement. Ce médicament, réducteur de la glycémie, complète efficacement l’action des sulfamides antidiabétiques et compense la prise de poids.


Les bétabloquants également concernés
Les bétabloquants sont des médicaments plutôt réservés à la cardiologie. Ils ont la propriété de s’opposer à l’action de l’adrénaline sur un ensemble de récepteurs cardiaques et vasculaires. Ils sont précieux dans le traitement de maladies coronariennes (angine de poitrine, infarctus du myocarde), de certains troubles du rythme cardiaque et dans l’hypertension artérielle. Ils ont été étudiés dans le traitement des tremblements, du stress, des migraines. Or, il semble que les bétabloquants, tels que l’atenolol (Tenormine), le metoprolol (Lopressor), utilisés dans diverses indications cardiologiques, participent également à l’augmentation de la masse grasse.
Les anabolisants tout comme l’hormone de croissance, malheureusement souvent placés sous le feu des projecteurs par le dopage, font croître la masse musculaire, en particulier lors de l’association avec l’exercice physique.
Attention aux corticoïdes
Enfin, certains médicaments provoquent une augmentation de la masse corporelle par accumulation d’eau. C’est le cas des corticoïdes qui favorisent les œdèmes et conduisent à une redistribution des graisses. L’importance des apports hydriques causés par la soif et l’usage de boissons sucrées sont une mauvaise occasion de prendre du poids, et certains médicaments comme les anticholinergiques (antidépresseurs, antipsychotiques, antihypertenseurs, médicaments du péristaltisme agissant sur le transit intestinal) stimulent la soif.
Au total, ces traitements, pour indispensables qu’ils soient, nécessitent un encadrement du statut nutritionnel qui doit être un des éléments de la prescription. Avec une bonne information, un peu d’exercice physique et une alimentation équilibrée, le malade sera mieux armé pour limiter l’impact des médicaments sur la prise de poids.
Cet article a été initialement


Science & santé | Par François Chast
26.09.2016
publié sur le site de The Conversation



Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
commenter cet article
2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 19:11

Les objets électroniques sont-ils en train de ruiner notre santé?

Bossu, à demi aveugle et les doigts paralysés, tel pourrait être le vieillard du XXIe siècle, le corps détruit par une vie passée derrière un écran.
Si vous lisez ces lignes, peut-être êtes-vous actuellement sur votre lieu de travail. Assis sur une chaise à roulettes, vous pliez la nuque vers l'avant pour vous rapprocher de votre écran, plissez des yeux pour affronter la luminosité et vos doigts, qui pianotaient continuellement en lévitation au-dessus de votre clavier, s'avachissent sur votre bureau pour une pause bien méritée.
Ou alors vous êtes sur votre smartphone, tentant de distinguer les lettres minuscules sur votre écran, le pouce en avant et le dos courbé. Et tandis que vous vous redressez avec un peu de culpabilité à la lecture de ces quelques mots, vous ressentez comme une engourdissement dans vos trapèze, qui n'ont plus l'habitude d'être ainsi sollicités. Réfléchissez: depuis combien de temps n'avez vous pas passé une journée complète au grand air, le dos droit, la tête haute et les yeux tournés vers le ciel et non sempiternellement à la recherche d'une nouvelle notification?
Voilà bientôt une vingtaine d'années que l'utilisation des ordinateurs et des smartphones se démocratisent sur notre planète, allant jusqu'à se greffer à notre quotidien. Ils nous accompagnent du réveil au coucher, comme des fétiches nous protégeant de la vacuité et de la solitude. Et, souligne une enquête de BuzzFeed.com, si les gadgets électroniques sont concus pour faire partie de notre monde, nous ne sommes pas pour autant concus physiquement pour eux.
Nous pourrions également mentionner le phénomène d'électrosensibilité qui supposerait que certaines personnes soient incapables de supporter les ondes qui nous entourent. Mais peut-on envisager, au XXIe siècle, une vie sans ces outils qui s'imposent à nous à chaque minute de notre vie, sans concessions ni compromis envisageables?
Interdits de smartphone
BuzzFeed a ainsi recensé divers témoignage de patients se plaignant de douleurs articulaires, de tendinites ou de courbatures à force d'utiliser des objets électroniques. Fourmillement dans les mains, raideurs dans le poignet et la nuque, corps douloureux, certains symptômes se transforment parfois en véritables pathologies qui empêchent les sujets de se servir de leurs téléphones ou ordinateurs.
«C'est encore plus douloureux lorsque nous sommes jeunes, parce que nos os sont malléables, peuvent se tordre et de déformer pour toujours, explique le chirurgien Dr. Kenneth Hansraj à Buzzfeed qui a vu son nombre de jeunes patients augmenter. Les personnes âgées souffrent aussi, car leurs colonnes vertébrales se réduisent, ce qui les rendent plus à même de se blesser.»
BuzzFeed a ainsi rencontré Smolcic, une jeune femme qui a été durant des années designer graphique pour les Studios Pixar. Elle a passé des jours et des nuits face à son ordinateur, ses doigts en action pour cliquer, corriger et dessiner. Progressivement elle s'est mis à ressentir des douleurs de plus en plus aigües au niveau des mains, jusqu'à interrompre son travail, malgré les mesures ergnomiques prises par Pixar.
La sentence a fini par tomber: à 28 ans, Smolcic ne pourrait jamais retrouver complètement l'usage de ses mains. Elle a alors quitté son agence de design à San Francisco et a entrepris un voyage pour se reposer des usages électroniques, dictant ses e-mails à son ordinateur et utilisant au minimum ses appareils électroniques.
Smolcic a aujourd'hui 33 ans. Elle a recouvré l'usage de sa main à 90% et ne sait pas dans quelle mesure elle peut de nouveau se servir d'un ordinateur. Et si elle envisage désormais une vie professionnelle «active et dans le monde, par une vie derrière une ordinateur», il lui est impossible de se passer complétement de ces machines qui la stimulent autant qu'elles la détruisent. «Ces machines, confie-t-elle à BuzzFeed, me donnent tant de pouvoir à portée de main».


Ces mains qui, un jour, lui ont dit qu'elles avaient besoin d'une pause salutaire.


Science & santé | Repéré par Agathe Charnet
29.09.2016

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans ondes
commenter cet article
1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 08:18

Prescrits à fortes doses pendant de longues périodes, certains antidouleurs courants pourraient augmenter le risque d'insuffisance cardiaque.

Des antidouleurs très répandus augmentent le risque d'insuffisance cardiaque lorsqu'ils sont prescrits à forte dose et pendant de longues périodes, selon une étude publiée jeudi 29 septembre 2016 dans la revue British Medical Journal (BMJ). Ces médicaments, comme le Voltarène et l'ibuprofène, sont couramment utilisés pour traiter la douleur et l'inflammation et sont en vente libre dans certains pays (dont la France). Ils font partie des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) ainsi que d'une nouvelle classe d'anti-inflammatoires, les anti-Cox 2 (coxibs). Plusieurs études publiées ces dernières années ont évoqué un risque cardiovasculaire accru pour certains de ces anti-inflammatoires mais sans étudier précisément la relation entre la dose ingérée et le risque.

Des chercheurs dirigés par Giovanni Corrao de l'Université de Milan-Bicocca se sont ainsi penchés sur 8 millions de patients européens prenant des anti-inflammatoires (23 AINS et 4 anti-COX 2) et dont un peu plus de 90.000 ont été hospitalisés pour une insuffisance cardiaque sur une dizaine d'années. Après avoir tenu compte des autres facteurs potentiels de risque, les chercheurs ont trouvé un risque accru d’hospitalisation pour insuffisance cardiaque chez les patients ayant pris 7 anti-inflammatoires courants : diclofénac (en France Voltarène + génériques), ibuprofène, indométhacine, kétorolac, naproxène, nimésulide et piroxicam ainsi que pour deux coxibs, l'étoricoxib (Arcoxia) et le rofécoxib (Vioxx retiré du marché mondial en 2004). Le risque était accru de 16% à 83% selon le médicament et l'état préalable de l'utilisateur. À très fortes doses, le risque d'hospitalisation était même multiplié par deux, notamment pour le diclofénac. "Dans la mesure où toute augmentation d'un risque potentiel peut avoir un impact considérable sur la santé publique, les estimations de risque fournis par cette étude pourront servir dans la pratique clinique et dans le travail réglementaire", soulignent les auteurs de l'étude. Ils précisent toutefois qu'il s'agit d'une étude "observationnelle" et qu'aucun lien de cause à effet n'a pu être démontré à ce stade. "L'étude vient rappeler aux médecins qu'ils doivent faire attention lorsqu'ils prescrivent des AINS et des anti-COX 2 et aux patients qu'ils doivent prendre la plus petite dose efficace pendant la période la plus courte", relève le Pr Peter Weissberg, un expert indépendant de la British Heart Foundation. Une règle valable pour tous les médicaments d'ailleurs.

Un autre expert indépendant le Pr David Webb, président de la société pharmacologique britannique a résumé les résultats de l'étude : "Elle montre que des anti-inflammatoires comme l'indométacine présente plus de risque que le diclofénac (...) et qu'il y a en revanche moins de risque pour d'autres inflammatoires comme le célécoxib (Célébrex)." Le Dr Tim Chico, de l'Université de Sheffield s'est pour sa part efforcé de rassurer les patients : "les risques d'un traitement à base d'ibuprofène sur une courte période chez des personnes sans risque cardiaque évident restent faibles", relève-t-il.

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
commenter cet article
1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 07:32

Une nouvelle protéine du Tardigrade peut protéger l'ADN des cellules humaines en culture des mortes dégâts causé par l'irradiation. Un groupe de chercheurs Japonais fournissent une partie de la réponse sur le pourquoi les tardigrades peuvent vivre dans des conditions mortelles.


"Les Ours Tardigrades, ou Ours de l'eau, sont de minuscules créatures aquatiques qui peuvent survivre à des conditions incroyables, y compris des températures allant jusqu'à 100 degrés Celsius et aussi froides que le zéro absolu à moins 273 degrés Celsius, le vide de l'espace extra-atmosphérique, et des pressions extrêmement élevées et aux rayonnements intenses, », explique le co-auteur Takekazu Kunieda, professeur adjoint à l'école supérieure de l'Université de Tokyo de la science. "Bien que les chercheurs ont longtemps été fascinés par leur résilience, nous ne savons toujours pas vraiment comment c'est possible. Nous devons trouver les molécules qui permettent aux tardigrades de tolérer de telles conditions ".


Les scientifiques ont trouvé une nouvelle protéine de tardigrade qui peut expliquer pourquoi les petits animaux sont si résistants à des quantités extrêmement élevées de rayonnement.


Ils ont décodé avec une grande précision l'ensemble du génome de la ramazzottius varieornatus de tardigrade qui est connu pour survivre à une exposition à des doses extrêmement élevées de rayonnement.


L'utilisation de ce génome complet a permis de trouver une nouvelle protéine qu'ils ont nommé Dsup (Dommages Suppressor) qui protège l'ADN quand il est irradié.


Lorsque les cellules humaines cultivées ont été exposées aux rayons X leur ADN a été endommagé.
Toutefois, lorsque ces mêmes cellules humaines ont eu la possibilité de créer la protéine Dsup, ils ont montré la moitié seulement des dommages de l'ADN.


De plus, et le plus surprenant, les cellules cultivées qui pouvaient créer Dsup étaient encore capables de se reproduire.


Ramazzottius varieornatus, le tardigrade le plus résistant.


Le tardigrade est un petit animal avec quatre paires de pieds (A). Quand il n'y a pas d'eau dans leur environnement, ils se rétractent par la perte d'eau du corps et entrent dans un état dormant presque complètement déshydraté appelé anhydrobiosis.


«Ce qui est étonnant c'est que précédemment, les molécules de la réparation de l'ADN endommagé ont été jugées importantes pour favoriser l'action du rayonnement Au contraire, Dsup travaille à minimiser les dommages infligés à l'ADN ".note l'un des principaux auteurs Takuma Hashimoto, chercheur responsable du projet à l'Université de Tokyo Graduate School of Science, qui a effectué les expériences de tolérance.


Il ajoute: «Après avoir exposé les cellules cultivées à des rayons X, d'abord, nous avons trouvé qu'une petite différence entre ceux avec et sans Dsup; cependant, nous les avons laissés dans l'incubateur pendant un certain temps dans l'espoir qu'une propriété clé de Dsup se cachait quelque part dans cette différence minuscule, et que la différence allait devenir tout à fait distincte.


A notre grande surprise, les cellules au microscope quelque temps plus tard, dans leur forme et dans leur nombre avaient changé de manière significative, bien au-delà de nos attentes ".


Les scientifiques pensent que leur séquence du génome de tardigrade est un trésor et que de d'autres protéines de type Dsup peuvent augmenter la résistance de la créature et seront découvertes dans les recherches futures.


La source :
Université de Tokyo

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans ondes
commenter cet article
30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 09:37

Maladie de Lyme: une pathologie aux contours complexes

Le dossier santé de ce jeudi 29 septembre est consacré à la maladie de Lyme. Dans notre édition de la mi-journée, nous recevons le professeur Christian Chidiac, chef de service maladies infectieuses et tropicales à l'hôpital de la Croix-Rousse à Lyon.

La maladie de Lyme dont la prise en charge est critiquée par les associations de patients est une pathologie émergente complexe qui se guérit facilement lorsqu'elle est prise tôt mais reste difficile à détecter dans ses formes tardives, selon les spécialistes.


"Un patient récupère d'autant mieux qu'il est traité tôt", a souligné le Pr Daniel
Christmann, spécialiste de cette maladie à l'occasion d'une session consacrée par
l'Académie de médecine à cette maladie potentiellement invalidante due à la borréliose,
une bactérie transportée par les tiques.

Encore mal connue de nombreux médecins qui appliquent des traitements trop brefs,
la maladie s'est développée ces dernières années parallèlement à la propagation
des tiques, qui ont peu de prédateurs naturels, grâce à des conditions climatiques
favorables.


Les tiques sont notamment très présentes dans les zones boisées et les prairies
du centre de l'Europe ainsi que dans l'est et le centre de la France. Elles s'observent
également de plus en plus dans d'autres régions, y compris dans des parcs publics.

27.000 nouveaux cas de borrélioses de Lyme sont officiellement déclarés chaque année en France, mais selon l'association de malades en colère "Lyme sans frontières", ce chiffre serait en réalité bien supérieur, de l'ordre de "dix fois plus".
Il n'existe à ce jour aucun vaccin contre la maladie qui évolue en trois stades.

Par Isabelle Gonzalez

Rapport 2014 du Haut Conseil sur la Santé Publique et vidéos sur le lien :

http://france3-regions.francetvinfo.fr/rhone-alpes/maladie-de-lyme-une-pathologie-aux-contours-complexes-1096841.html

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Infections froides
commenter cet article
29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 17:51

Regard extérieur sous forme d’un compte rendu critique de ma visite à l’ACADEMIE DE MEDECINE de PARIS le 20 septembre 2016.


Le sujet concernait la fameuse ou fumeuse maladie de LYME ou borréliose.
Courrier envoyé au Ministère de la Santé
Direction générale de la Santé et de la veille sanitaire
Bureau des risques infectieux émergeants et des vigilances (VSS1)
Et à Monsieur le président de l’Académie de médecine de Paris.
L’académie se trouve donc Rue Bonaparte, un quartier tranquille et agréable. J’y déjeune avec un ami et me rend sur les lieux pour 14h…Le bâtiment est beau et après les contrôles d’identité (il fallait se pré inscrire) nous sommes dirigés vers le balcon. L’endroit est coquet et porte la marque de l’histoire de la médecine avec nombre de bustes de personnalités historiques…Sympathique et en même temps historique, d’un autre temps.
Je ne suis pas de ce monde et suis un « petit vétérinaire de campagne ». Je ne serais ni diplomate à outrance bien qu’empreint de respect malgré ce que j’y ai vu, ni assez politisé pour n’utiliser que de la langue de bois. Je vais donc vous décrire ce que de l’extérieur quand on n’est pas embrumé par l’habitude des lieux, on peut ressentir en écoutant et observant ce microcosme élitiste…
La salle principale est réservée aux Académiciens, le balcon aux visiteurs. Quelques bonjours échangés, présentation d’anonymes visiteurs : des médecins, des journalistes, des patients affiliés ou non à des associations et des individus isolés comme moi, curieux d’en apprendre et de voir ce que ce lieu, dit d’excellence, a dans le ventre !
Hé bien ce que les Académiciens ont dans le ventre c’est déjà un repas qui semble copieux et lourd car une fois installés et durant les exposés une bonne partie d’entre eux DORMAIT ou était tellement assoupie qu’ils n’ont rien dû « extraire » des exposés. En soit c’est rassurant de savoir comment les élites considèrent les problèmes de la bases et y donnent importance !
J’apprends en plus que le matin une conférence de presse a déjà eu lieu et qu’ils se seraient bien gardés de communiquer dessus…les jeux sont faits, tout est décidé d’avance et le « débat » annoncé…hé bien n’en fut pas un du tout. Un simulacre dans toute sa splendeur !
Ma description des choses sera sans doute lacunaire, car je vais pointer essentiellement ce qui m’a marqué.
Les académiciens arrivent en petits groupes dispersés, pas vraiment à l’heure et tels des écoliers de primaire ils sont informés du début « du cours » afin d’obtenir le silence et leur attention. Cela ne se fait pas d’emblée.
Le président de l’Académie ouvre la cession en signalant les membres qui ont été récemment décorés de la Légion d’Honneur, dont lui-même. Bravo messieurs. On est effectivement du coup rassuré, nous sommes en face de l’élite de la nation dont la probité ne peut être remise en cause. Quand on attend le débat on s’interroge d’emblée sur l’utilité de perdre du temps à signaler cela…
Ce qui frape le spectateur (et je précise qu’étant né en Afrique la vieillesse est pour moi synonyme de sagesse, mais je ne suis pas aveugle non plus quand à ce qu’elle implique), c’est l’âge moyen de l’assemblée. Quatre vingt- quatre vingt cinq ans en moyenne. Et que des mâles, pardon, déformation professionnelle, des hommes.
Je n’ai pu, et ai entendu autour de moi, m’empêcher de me faire la réflexion suivante : Il semble surréaliste que des individus bien fatigués par la vie (ce qui nous pend au nez à tous !), ayant cessé leurs activités professionnelles depuis 15 à 20 ans soient en mesure, quand ceux en activité actuellement ne trouvent pas possibilité de le faire hormis quelques trop rares hommes de terrain, de faire assez de bibliographie et de suivi de recherche tout en sachant encore ce qu’est la réalité du terrain…Car non seulement ils ont décroché de la pratique mais en plus les informations parcellaires bibliographiques leur parvenant ont toujours un décalage avec la réalité d’un praticien de terrain ! A cela s’ajoute qu’on leur demande de juger d’un sujet qui ne fait pas spécialement partie de leur spécialité d’origine ! Quand on voit qu’un généraliste suivant sa formation et le consensus de 2006 n’a en général aucune idée de ce qu’est lyme et ses co-infectants on pleure à imaginer ce qu’une telle assemblée est capable d’en dire…Et la suite me donnera fort malheureusement raison !
Autre réflexion m’ayant sauté à l’esprit au vu de l’âge moyen et du taux de testostérone de la salle couplée à une éducation souvent rigide et empreinte de « religion » de leur époque : Comment de telles assemblées donneraient crédit et aval pour des études (stagnant et n’existant toujours pas de façon probante) concernant un autre sujet de pathologie orpheline de toute considération dans notre pays qu’est l’endométriose ? Quel homme se sent directement concerné par un sujet féminin ? Les femmes ne sont elles pas juste bonnes à accoucher, gérer leurs cycles et se plaindre de façon hystérique… ? Méchante pensée de ma part et je ne puis faire de procès d’intention j’en conviens, mais cette vision des choses m’a méchamment échappé sur le moment…et ne puis éviter de la partager car la comparaison en termes d’implication concernant une pathologie que l’on ne subit pas et son dénigrement, comme pour lyme me sautait aux yeux avec une telle évidence...
Les exposés ont commencés. Je vous parle d’exposés, oui, oui ! Pas de débat. Les divergences de vues ont été platement présentées comme des cours.
C’est le Docteur Christman qui commença. Un petit cours simple, duquel on n’apprend absolument RIEN ! Rien de neuf. J’eu la naïveté de croire en faisant le déplacement chez les « élites » que l’on serait à un tout autre niveau et que j’y décèlerais pour mon appétit et ma curiosité propres des nouveautés ?! Mais rien nada, le vide ! Ceci dit ce cher professeur Christman qui nous a exposé un cours d’une complexité à ne même pas faire frémir un étudiant de deuxième année de fac et un peu au fait de l’immunologie, passera sans doute encore pour un dieu auprès d’une assemblée de personnes non formées aux délices des professions médicales…Je dû bien me résoudre à constater que malgré l’évolution de tant de pays et toutes les publications existant sur le sujet, les « partisans » du consensus n’ont aucune capacité à évoluer et que leur « blocage » semble du type doctrine psycho rigide et loin des esprit malléables et du questionnement scientifique…
Ce professeur à titre personnel je l’ai subit. On m’a envoyé le voir car considéré comme un ponte. Mon diagnostic je le fis tout seul via des « moyens vétérinaires » (PCR) me passant de la médiocrité des labos d’humaine Français dont je soupçonnais le « non fonctionnement » quand le western blot positif à mes yeux et payé par moi-même (l’ELISA ayant été négatif…) me fut lu comme négatif…Le diagnostic fut posé par mes soins…et donc on m’envoya à Strasbourg et après une entrevue de bas niveau dans son service, désespéré qu’il était finalement de ne rien me trouver d’autre (le but fut d’essayer de pointer une autre pathologie ce qui aurait rendu facile le dénigrement de lyme que je fis confirmer via un laboratoire d’humaine Allemand !) malgré des milliers d’euros dépensés en analyses diverses pour « examens complémentaires et diagnostics différentiels ». Il nia lyme que SON LABORATOIRE comme il me dit, fort de l’Elisa et du western blot, positif pour un vétérinaire, mais négatif à ses yeux, ne put mettre en évidence…me mettant dehors tout en me conseillant de prendre de la doxycycline…
Connaissez vous beaucoup de praticiens, surtout de ceux qui pour plomber leurs collègues soignant des patients lyme, critiquent l’utilisation d’antibiotiques, vous proposeraient un traitement à base d’antibiotique tout en vous affirmant que vous n’avez rien et certainement pas lyme ? Rappelez moi ce que le « con s’en suce » de 2006 préconise comme molécule classique pour soigner une lyme ? Je vous laisse seuls juges. Moi mon opinion est faite depuis longtemps sur ce vivier Strasbourgeois incohérent. J’en ai remercié Monsieur Christman en personne en allant lui serrer la main le remerciant de m’avoir « éconduit » car finalement mes ressources personnelles en matière de prise en charge de patients « à poils » m’ont permis avec un tantinet de jugeote de me soigner avec peu de médicament à très faible coût (<200 euros), mais bien dosés, utilisés et combinés comme les vétérinaires savent le faire et de m’en sortir seul et sans rechute depuis plus d’un an tout en ayant 85% d’amélioration de ma condition (stade 3, neuro lyme…). C’est tout ça qui m’a permis aussi d’être là et attentif à l’Académie sinon j’errerais sans plus de considération de services en services comme tant d’autres malades ni reconnus, ni écoutés ni considérés par des individus
non concernés et qui reçoivent quels que soient leurs résultats (publiés ? Evalués ? Documentés ? Commentés par des questionnaires d’évaluations de satisfaction des patients ?....) leur salaire...Le pire est de se dire qu’en plus ils enseignent aux futurs médecins ?! Non ?
Je laisse mon cas personnel de côté mais j’ai voulu malgré tout éclairer le pourquoi de ma présence à l’académie. Mes mots sont parfois crus mais vous verrez qu’en termes de politesse et de respect certains académiciens ne sont pas en reste loin s’en faut. Du coup se mettre à leur niveau pose peu de problème.
On en tire quand même de çà qu’il existe 3 stades pathologiques associés à Borrélia, dont le stade trois se traduit par de graves lésions /symptômes neurologiques. Il exposa les cas où la ponction de liquide céphalo-rachidien est nécessaire à la pose d’un diagnostic. Une belle reconnaissance de ces symptômes nerveux malgré le déni de tous ceux non objectivables à leur yeux, la priorité n’étant surtout pas d’écouter le malade…quand à les soigner…Un aparté sur les co-infectants fut fait aussi. Une avancée ! Bien qu’en termes de formation des médecins de terrain (généralistes) à ces co-infectants c’est un vide abyssal. En prendre conscience serait déjà un début.
Je n’ose vous dire ce que je pense de la branlette intellectuelle affligeante entre le camp « conservateur du consensus » et les évolutionnistes représentés par ceux qui tentent de soigner les patients sans les diriger vers la psychiatrie dès qu’ils ne comprennent pas leurs tourments…Et où l’on parle d’un côté de stades 1,2 et 3 de cette maladie et les autres parlant d’affection chronique…Un débat irritant pour des égocentriques bien loin évidement des préoccupation de la patientèle…à renvoyer à l’académie de Littérature…je ne puis comprendre quelle place il y a à tant de médiocrité au sein de cette prestigieuse Académie de Médecine de Paris où devraient s’exprimer l’Elite de la nation et pas des coqs en mal de pouvoir sémantique...Je vous parlais d’un regard externe n’est ce pas ? Acceptez le tel qu’il est...loin de votre train-train et de votre logique !
Je fus atterré d’entendre les questions émanant des membres de l’académie bien qu’elles débouchèrent sur de vrais constats: Il est nécessaires de faire des recherches fondamentales, de progresser. Faut-il encore en accepter le principe, sans déclarer en permanence via conférences de presses surannées et figées sur l’assurance de détenir toute la vérité, rien que la vérité…, que l’on ne sait pas tout et qu’il y a fort à découvrir !
Ce ne semble pas la préoccupation première du Docteur JAULHAC qui via un exposé servant à noyer le poisson qu’est l’auditeur non formé, n’apporte rien de neuf ni de concret pour les patients à part en substance une affirmation tout aussi médiocre que tout ce qui compose le consensus de 2006 : Les autres examens diagnostic tels la PCR, n’apportent pas un diagnostic à 100% et ne sont donc pas valables. Il en oublie de considérer ce que l’Elisa mal calibré et le Western Blot mal interprété
offrent en termes de fiabilité surtout si l’on ne recherche qu’un type de borrélies…a pisser de rire. Je ne me rabaisserais pas à les critiquer totalement pour ma part car en tant que Vétérinaire c’est enfoncer des portes ouvertes que de signaler cela ! Pas un examen n’est totalement fiable. Mais si l’on veut se rapprocher de la fiabilité maximale, on utilise TOUT CEUX QUE L’ON A SOUS LA MAIN, de façon combinée y compris la PCR. Et la microscopie à fond noir dont personne ne parle par exemple…et sans dénigrer les autres ! On travaille ensemble et on fait avancer la recherche au lieu de tenir des propos et affirmations péremptoires de supériorité théologico-fondamentalo-extrémico-stupides donnant vu de l’extérieur une image de moyen âge régressif et de conflits de clochers et de services…mot « service » qui semble bien loin de celui que l’on serait en droit d’attendre de vous…la base vous paye via ses charges vos salaires, pour qu’en retour vos égos ne nous servent qu’immobilisme et discours pathétiques.
Or tout semble fait pour que rien ne bouge. Quand je vois la teneur du débat et des interventions, je ne suis pas surpris qu’il soit interdit de filmer !
Monsieur le Président de l’académie, vous avez interrompu la séance afin de vilipender un caméraman (journaliste ??). Je me suis fais reprocher par une dame de photographier, cette dame m’ayant confondu avec un autre monsieur, mobile dans la salle qui a effectivement pris des photos en étant juste à côté de moi un moment…Et alors ? Quand bien même et j’espère que certains ont enregistré les « débats » ! Car le niveau de tout ça fait peur et n’est pas digne de notre Grand et beau pays. Cela ne met en évidence qu’un retard énorme sur d’autres nations, sur les vétérinaires sur le non fonctionnement de nos institutions et de nos Elites. Qu’avez-vous à cacher ? De la Honte ? La peur de devoir revenir sur vos blocages et « vérités » avec des témoins de tout cela ! Je puis le comprendre, ceux qui affirmaient que la terre était plate se seraient senti mal en présence de caméras et d’enregistrements…Je me justifie plus loin de ce sentiment de peine à croire que l’on puisse tomber si bas…chez nous !
Vint alors l’exposé du Docteur Peronne. Sobre, simple. Evoquant les observations de terrain, la réussite de traitements antibiotiques hors protocole du consensus biblique de 2006, et ce dans bien des cas. Evocation des inconnues et questionnements, des co-infectants et autres molécules testées. Bref enfin un Médecin qui se questionne, essaye de comprendre, cherche et trouve parfois des solutions. Que croyez vous que les patients attendent de vous tous ? Il n’a même pas osé évoquer des combinaisons d’antibiotiques tant la sclérose actuelle et la méconnaissance de leur utilisation par la majorité des praticiens est évidente ! Il a parlé DES borrélies…, de prévention, des particularités de la maladie polymorphe et difficile à diagnostiquer, des solutions et recherches à envisager. Sage simple et sans la prétention de détenir quelque forme de vérité, laissant ouverte la porte au doute à la recherche et aux questions, ne parlant que de ce qu’il fait tous les jours.
Une consoeur Vétérinaire a exposé la biologie et les cycles des tiques et contaminations dont celle de l’homme, la prévention…Tous les étudiants vétérinaires ont ça en tête depuis 30 à 40 ans…les médecins le découvrent ils ?
Et c’est contre ça que le camp adverse s’excite ?! De quoi avez-vous peur, quels intérêts autres que ceux des patients défendez-vous ? Je ne puis comprendre à la lumière de ces exposés et vu de l’extérieur cette polémique d’arrière garde, primaire et primitive.
Les questions posées par les académiciens qui ne dormaient pas ou n’étaient pas distraits et qui m’ont marquées (à défaut d’enregistrement ! Et si mes souvenirs sont bons), au point de me faire peur sont les suivantes :
1) « Quel est le mode de pénétration des borrélias dans les tissus ? » Il faut donc à l’Académie, cette association de sages et représentant une élite à laquelle le MINISTERE DE LA SANTE a demandé un rapport sur la maladie de lyme, refaire un cours de bactériologie et d’immunologie ???? Pour avancer sur un sujet d’une telle importance on doit reparler de ça ? Des adhésines, de la diapédèse, des formes de résistances à la phagocytation, l’autonomie de mouvement bactérienne via flagelles et mouvements spiroïdes ? Sans blague ? EN GROS LE MINISTERE ATTEND QU’ON LUI MONTRE COMMENT CONDUIRE UNE VOITURE PAR DES INDIVIDUS NE SACHANT PAS MARCHER? Quelle est cette blague ?
2) « comment expliquer que chez les chiens soit décrit un syndrome néphrotique aigu que l’on ne constate pas chez l’homme ». En fait soit je ne suis pas au courant de cette atteinte rénale de la borrélia chez le chien qui est en général, à part pour des arthrites changeantes avec boiteries, quasi asymptomatique soit il y a confusion avec babésia, l’agent de la piroplasmose. Donc malgré l’intérêt que cette question apporte en termes de considérations de co-contaminations, ce qui est bienvenu car peu de médecin sont au parfum, en tout cas au contact des malades…, elle révèle surtout une confusion d’agents pathogènes ! Le quidam (non péjoratif !!!!) ne peut percevoir cela mais moi ça m’a fait frémir au niveau d’un débat de cette importance ! Je vous rappelle que là nous sommes au sein de l’Académie Française de Médecine !
3) Il y en eu diverses autres qui m’ont moins marqué ou je ne m’en souviens plus mais le sentiment de la non maîtrise du sujet, des lacunes concernant les connaissances, les confusions…et cette pseudo élite recevant décoration est à l’origine de rapports influençant le ministère de la santé qui lui par la suite prend des décisions impactant des milliers de patients ? Vertigineux ! Et attendez la suite !
Hé oui le pompon vint, selon mes renseignements (si je me trompe de nom, vous me corrigerez et je m’en excuse d’avance !), du Docteur et académicien et « professeur » sachant professer semble t’il, Monsieur GENTILLINI. Demandant à intervenir il ne posa pas de question du tout et n’apporta rien aux échanges, le contraire vu ce qui a suivit aurait été étonnant. Il invectiva, agressa et
vilipenda le professeur Peronne. Il s’octroya la « gloire » de nombreux cas et traitements effectués sur des patients lymés comme justifiant de sa compétence et de son droit à intervention. Bien. Pourrait il fournir ses protocoles et statistiques de réussite de façon publique et une commission pourrait elle remonter nominativement auprès de tous ces patients afin d’avoir leur avis sur leur guérison et leur prise en charge en fonction du stade de la maladie considéré ? Ce serait plus qu’intéressant car vu la verve qu’il a il doit en avoir de l’expérience ! Je n’ai que celle de mon cas mais vu le degré de politesse de cet individu, je prends le droit sans le juger mais juste le décrire d’exprimer ce que j’ai pu en penser !
Alors après s’être présenté comme un praticien déi-« fiable », que dis-je éligible à, sans aucun doute, la légion d’honneur, ce qui suivit le serait à la Légion d’HORREUR.
Fort d’une théâtralité qui concernerait plus volontiers l’Académie des Beaux Arts, avec un ton limite martial rappelant les heures sombres de l’entre deux guerre, ce monsieur crachant sa haine précisa se reconnaître dans l’exposé du docteur Christmann (qui en est surpris finalement ?) et pas du tout dans celui du Docteur Perronne qui selon lui utilise les médias pour créer une psychose au niveau de la population ! Lui demandant de se rétracter médiatiquement et publiquement !
C’est étonnant de voir comment dès qu’une chose devient publique avec une prise de conscience en opposition avec les visions étroites de certains (dirigeant ou aux postes clés), cela réveille des passions agressives et incontrôlables venant de ceux qui sont persuadés de posséder « la » vérité. En cela cette intervention était digne d’un prêche d’extrémiste religieux…attitude peu en odeurs de sainteté ces derniers temps Docteur Gentillini…Et on se rappelle Tchernobyl…pour la lyme comme le déni…
Mais passons votre aspect très personnel et soupçonné de structuration de la pensée pour revenir à l’effet que vous fîtes sur les « observateurs ». Vu que vous « gueuliez » votre mépris il est possible que vous n’ayez pas entendu la désapprobation du public qui s’est traduit de façon polie par le fait que d’un seul homme l’assistance vous hua. Vous remarquerez Monsieur que ce public de « petits » sans décorations ni titres, composé aussi de journalistes que vous critiquâtes dans votre diatribe a su rester bien plus poli que vous, ni insultes, ni invective…en somme une dignité que vous n’avez pas. Et je vous jure que pour avoir entendu les commentaires discrets ayants suivi votre intervention, nombre d’entre eux vous auraient non pas offert d’emblée la légion d’honneur mais un beau doigt, majeur certes, du même nom…
A titre personnel, ayant aussi des confrères, c’est la première fois que je vois concernant un sujet scientifique autant de NON CONFRATERNITE et de MANQUE DE DEONTOLOGIE. A moins que votre déraison ne s’explique au niveau d’autres enjeux qui réveillent bien plus de passions humaines : doctrines, argent, sexe…que penser ? Que vous auraient fait personnellement tous ces médecins incarnés par le Docteur Perronne pour que vous dérapiez aussi lamentablement ? On s’interroge !
Etant donné que je vais bien mieux, donc à nouveau capable de suivre et écouter un sujet de faible intensité et faire autre chose en même temps je vous ai suivi du regard après votre intervention, n’apportant rien de plus en nouveautés scientifiques à mes yeux…
Et là une envie de vomir ! Je m’explique.
Je me trouvais au premier rang du balcon, penché sur l’amphithéâtre et je vous voyais très bien par devant et d’en haut, sur votre droite, juste là Monsieur. Et ce que je vis c’est qu’il devait y avoir un FAN CLUB dont le niveau doit rejoindre celui de la STAR ACADEMY et que l’on devait (je l’ai interprété comme cela…je me trompe peut être !) vous envoyer des messages d’approbation sur votre téléphone, vous contentant. Ces sourires et tressautements de satisfaction en direct, comme issus d’une certaine téléréalité, pour quelqu’un qui venait de critiquer les médias m’a fait sourire. Mais cela montre que vous n’êtes pas seul sur ce registre... Votre respect pour le débat ne dépassait pas celui d’un adolescent prépubère qui énerve ses parents en jouant avec son téléphone lors d’une discussion…
Mais cette éducation fort criticable quoique tendancieuse vous ne l’avez pas limitée à bidouiller votre téléphone…vous vous êtes mis à faire votre courrier en pleine séance !!! Et cette assemblée ne mérite pas par votre irrespect qui salit tous ses membres ! Je comprends mieux l’interdiction de filmer tout ça ! Qu’en penserait le « peuple » ? Sans doute la même chose que moi ! Je vous félicite donc pour votre « grandeur » et vous souhaite les « palmes » académiques pour cette « exemplarité » Qui gardera encore, ces images en tête, la moindre illusion quand au but de votre présence et en votre respect du serment d’Hippocrate…et votre désir de servir utilement les patients, les malades et les gens qui vous procurent votre revenu ? Bassesse humaine, sous un sous-poudrage de titres et d’artifices, de paraître. Rien de nouveau d’un point de vue humain. On eut espéré ne pas avoir à constater cela venant de nos élites…
Je reste scientifique et ai cherché néanmoins à trouver une explication à vos agissements. En une fraction de seconde un schéma diagnostic différentiel m’a traversé l’esprit. Excusez moi l’ironie et le ton sarcastique une fois de plus !:
Intégrisme de la pensée…cela relève de l’éducation et de la psychothérapie. Je vous laisse vous adresser à vos collègues psychothérapeutes dont les adresses vous sont connues et qui reçoivent tous les patients sur lesquels « vous ne pouvez rien »…constat tant décrié par ceux qui errent dans notre système médical Français. Mais je dois me tromper, vous êtes « un bon » vous de médecin ?!
Atteinte neurologique. On ne peut les exclure. Elles sont nombreuses. Mais vu le sujet traité à l’académie ce jour là, la neuro-borréliose ne peut être éludée par les esprits ouverts et progressistes, mais là mon pauvre Monsieur Gentillini vous avez mal choisi votre camp, car avant que vous soyez diagnostiqué et traité…il vous faudra vous armer de patience…et les séquelles guettent ! J’en sais quelque chose et cela explique sans doute pourquoi je prends la peine d’écrire ceci alors que mon paternel m’a toujours dit que l’on répond aux i--------s par le silence…je ne dois pas être assez obéissant à cause de cette maladie que votre confrère et collègue armé de dogmatisme sus cité n’a point voulu reconnaître ni (essayé) de soigner. Vous m’en excuserez comme je vous excuse pour votre dérapage public.
A moins que finalement, le travail des médias et les dénonciations des associations essayant de défendre les malades, vous fassent paniquer ? La panique est mauvaises
conseillère et pousse à des comportements irrationnels comme vous nous avez donné un exemple. L’agressivité me fait, déformation professionnelle oblige, penser à un animal acculé, devenant dangereux car ne voyant pas d’échappatoire.
Reste la rage, mais vu la verve que vous avez eue, il ne peut être exclut un risque viral de contamination de vos collègues et voisins de sièges via les postillons…mais renseignez vous la rage, une fois soupçonnée, les services Vétérinaires sont en général assez radicaux quand aux moyens d’y mettre un terme. Vaut mieux en revenir à un profil plus discret et ne pas rester dans le collimateur…dans ces cas là les feux de la gloire et de la célébrité partisane risquent d’être rédhibitoires…Humour bien entendu, je vous laisse continuer à vous décrédibiliser et même si il en faudra du temps et des patients perdus, vous vivrez, je vous le souhaite, le constat de votre aveuglement.
Mince, avec tout ce que j’écris là peut être que ma neuro borréliose me titille à nouveau, j’attends vos progrès et soins Docteur Gentillini afin d’augmenter vos statistiques personnelles de guérison de cette maladie imaginaire (selon votre camp clairement exprimé) et cesser à mon tour de suivre votre exemple de dérapage de mes propos.
Revenons donc à nos moutons, cette séance à l’Académie de médecine.
Elle se clôtura sur une platitude scientifique avec le Docteur Bricker (si mes renseignements sont bons une fois de plus ?!), secrétaire (?) de l’Académie de Médecine. Il ménagea la chèvre et le choux car, sans aucun doute dans ce monde ou l’amitié et les renvois d’ascenseurs entre copains valent souvent plus qu’une remise en question au service des patients…, il doit être impensable de revenir sur de vieux concepts sans révolutionner les équilibres d’égos et de pouvoirs. Je ne vois que ça pour expliquer qu’il réaffirma, sans nier une nécessité de recherche approfondie, faisant fi de tout ce qui existe déjà chez nous et dans d’autres pays, sciemment ou par méconnaissance, une prépondérance telle une métastase du consensus de 2006. Sans doute pour permettre au dernier carré en retard sur leur temps de se ménager une porte de sortie quand leur manque de clairvoyance, de capacité à suivre les dernières évolutions scientifiques, de donner au patient le droit d’être entendu, diagnostiqué et soigné dans les meilleures conditions, ne passe pour un déni de soin, de pertes de chances au vu des séquelles (l’avenir montrera que ce n’est pas fini, la gronde monte loin des strasses de Paris)…bref de sortir en passant de la vaseline du trou moral dans lequel il se sont mis tout seuls et qui commence, ne leur en déplaise à se savoir via des associations bien actives et des médias à l’écoute, fort heureusement. Qui s’étonnera vu la prise en charge des malades lacunaire et inefficace, que ces derniers se jettent dans les bras de charlatans de tous types que vous dénoncez alors qu’ils sont issus de vos incuries…, mais là ou ça devient écoeurant c’est quand vous entretenez ce flou avec ceux de vos CONFRERES qui oeuvrent à les soigner sans glisser dans des travers que l’on peut voir via internet ! Une médecine de qualité, A L’ECOUTE et efficace, donnant des résultats et prenant en charge des patients de façon
convenable ne devrait de ce fait pas avoir à se plaindre d’une « concurrence », ou « d’activités parallèles » , ou vues comme telles !
Alors voilà, mon dégoût comme celui de l’assistance, montant devant le peu de résultats en termes de qualité attendues d’une telle institution, me faisant regretter mon déplacement vers la Capitale, j’ai essayé de m’exprimer en demandant la parole dix minutes afin de répondre à certaines de leurs questions et de pointer tout ce qui me semblait surprenant et incohérent de toute évidence dans ces exposés et sur cette problématique de borréliose.
Monsieur le président vous me fîtes une fin de non recevoir, la procédure étant de déposer les demandes avant. Comment effectivement ne pas vous permettre de vous « préparer » à toutes discussions afin de prévoir les évasives issues des questions sortant de vos lignes directrices.
Je suis donc descendu vous rejoindre dans « l’arène » Monsieur Pellerin, président de l’Académie. J’ai « remercié » comme expliqué ci-dessus le professeur Chritmann qui ne m’a pas reconnu…sans blague ! Ai serré la main, juste afin qu’il ne se sente pas seul, du professeur Peronne avec le sourire, et suis venu vers vous.
Après un bonjour et me reconnaissant, vous sentant agressé vous m’avez demandé de me calmer. Je vous ai rassuré sur le calme qui m’animait (je sais du haut du balcon, ma voix « fluette » porte même sans micro !). Je vous ai expliqué ne pas connaître, et elles ne vont pas de soi, les procédures permettant d’intervenir dans votre hémicycle ! Vous conviendrez que par rapport à la sauvagerie de l’intervention de votre collègue Gentillini…je fus « gentil »…, voir ridicule…mais je l’admets je ne suis pas académicien…
Vous m’avez fort gentiment expliqué la procédure parlant même d’indemniser mon déplacement la prochaine fois ! Je me suis permis de vous donner une réponse qui n’avait pas été donnée à une des questions posée à ma collègue concernant l’émergence des tiques et leurs maladies avec le réchauffement de la planète ? La question en elle-même n’est pas valable car comme pour lyme il n’y a pas plus de consensus sur ce fameux réchauffement. Alors avec une logique de terrain, je vous ai signalé qu’il n’y a jamais eu autant de tiques et de puces que ces deux dernières années après deux hivers doux…
Ensuite je vous ai expliqué ne pas comprendre des non sens si évidents dans « vos » protocoles que cela semblait surréaliste, prenant la doxycycline comme exemple de soins SECU pour la borréliose. Je vous ai affirmé que cet antibiotique ne pénétrait pas partout. Piqué au vif vous avez porté à ma connaissance avoir été infectiologue et en connaître un rayon sur les antibiotiques ! Affirmant et avec justesse que cet antibiotique pénétrait parfaitement en intra cellulaire ! Et vous aviez raison tout en me montrant que vous n’aviez pas compris le sens de ma question que j’ai reformulée comme ceci : cet antibiotique ne pénètre pas dans tous les « compartiments » corporels…et vous de renchérir : « en effet elle ne pénètre pas la barrière hémato-méningée » ! Hé oui cher collègue d’humaine ! Alors comment expliquer que ce sacro saint consensus Strasbourgeois et SECU là, prévoie pour la borréliose de Lyme avec l’assurance d’être efficace la prise en charge d’une NEURO-
BORRELIOSE ? Stupide de non sens. Je vous ai comparé cela à la situation d’un immeuble en feu où ça brûle de partout et où vous demandez aux pompiers d’intervenir sans aller éteindre le feu dans la cuisine, la buanderie et le sous sol…Et vous êtes tous, spécialistes que vous êtes, à vous demander comment se peut il qu’il y ait des rechutes et des non guérisons ? Vous n’avez pas pu me répondre ! Or c’est du bon sens de terrain que je ne retrouve quasi nulle part ! Pas un vétérinaire de rurale ne soignera une mammite par voie parentérale via des antibiotiques qui ne pénètrent pas dans les mamelles ! Or ici c’est de cela qu’il s’agit. En en parlant à un de mes stagiaires il me répondit « mais c’est de la connerie, ils sont stupides… » ; Il est encore étudiant ! Et pour cause voici un des point d’une stupidité sans fond parmi la grande quantité d’autres que j’aimerais un jour évoquer avec vous si après ce courrier vous avez encore envie de me recevoir au sein de votre institution ?!
Je vous ai demandé comment se fait il qu’il n’y ait aucune communication avec des professions comme la mienne ? Vous m’avez arrêté me signalant, à ma grande surprise (!!!), que l’académie a en son sein une dizaine de vétérinaires. Sont ils sortis des circuits depuis trop longtemps pour ne pas avoir été assez « éveillés » pour signaler à leurs collègues d’humaine qu’il existe sur le terrain depuis environ 10 ans un vaccin canin inactivé contre borrélia burgdorferi ? Vous m’avez dit l’ignorer.
Vous rendez vous compte, en quelques minutes tout ce qui est pointé comme incohérences majeures dans la prise en compte de cette maladie et imaginez ce que nous pourrions en dire tous en 2 heures ou une demi journée ! A pleurer !
L’autre constat qui me donne le tournis, c’est que je ne me suis jamais considéré comme pointu ni outre mesure intelligent et pourtant avec les schémas de raisonnements et de diagnostics que nos enseignants nous ont inculqués je puis pointer sans trop de soucis toutes les incohérences issues des certitudes d’une partie des élites ou considérées comme telles, intellectuelles médicales de notre pays ! Croyez vous que l’on puisse rester confiant dans de telles conditions ? Imaginez qu’un gamin via un simulateur de vol d’ordinateur qu’il manipule juste par plaisir puisse pointer des erreurs de pilotages d’un pilote professionnel ? Surréaliste !
Voilà je vais m’arrêter là, las et fatigué. J’ai pris sur moi de vous faire remonter ce qui bout à la base et compte sur le bon sens résiduel commun pour passer outre, des blocages d’individualités trop orgueilleuses que pour revenir sur leurs erreurs ! Et cela malgré que tout bon scientifique sait que la science progresse de « vérités provisoires » en « vérités provisoires ». Faut-il juste l’admettre au bon moment !
Recevez mesdames, messieurs mes salutations cordiales.
Dr Crigel Philippe.

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Infections froides
commenter cet article
27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 23:52

Maladie de Crohn: un champignon identifié comme facteur clé de l'inflammation

Alors que les recherches sur la maladie de Crohn se concentraient uniquement sur les bactéries intestinales pour expliquer sa survenue, des chercheurs ont découvert pour la première fois le rôle néfaste d'un champignon pour expliquer l'inflammation dont souffrent les patients.La maladie de Crohn se caractérise par une inflammation de la paroi d’une partie du tube digestif, qui peut se déclarer à tous les niveaux du système digestif, même si c’est à la hauteur de l’intestin qu’on la retrouve le plus souvent. Si la génétique, l'environnement (pollution) et le tabagisme sont suspectés pour expliquer sa survenue, les causes exactes de la maladie demeurent inconnues. ne autre hypothèse est avancée, celle du microbiote intestinal, plus précisément d'un déséquilibre de la flore intestinale qui jouerait un rôle dans le maintien et la sévérité de l'inflammation. Cette cible thérapeutique tend à se confirmer après la découverte de chercheurs de l'Université Case Western Reserve de Cleveland, qui ont pour la première fois identifié dans une étude un champignon comme facteur clé dans le développement de la maladie de Crohn.

Alors que les recherches sur la maladie de Crohn se concentraient uniquement sur les bactéries intestinales pour expliquer sa survenue, des chercheurs ont découvert pour la première fois le rôle néfaste d'un champignon pour expliquer l'inflammation dont souffrent les patients.

Une autre hypothèse est avancée, celle du microbiote intestinal, plus précisément d'un déséquilibre de la flore intestinale qui jouerait un rôle dans le maintien et la sévérité de l'inflammation. Cette cible thérapeutique tend à se confirmer après la découverte de chercheurs de l'Université Case Western Reserve de Cleveland, qui ont pour la première fois identifié dans une étude un champignon comme facteur clé dans le développement de la maladie de Crohn.

Ces conclusions inédites pourraient conduire à de nouveaux traitements pour les malades qui souffrent de douleurs abdominales sévères, de diarrhées, et de grande fatigue. "Nous savions déjà que les bactéries jouent un rôle majeur dans le développement de la maladie", explique le docteur Mahmoud Ghannoum, l'un des auteurs de l'étude. "En revanche, peu de chercheurs se sont penchés sur les champignons, qui colonisent également les intestins".

Une mauvaise interaction dans l'intestin

La communauté fongique qui habite le corps humain est connu comme le mycobiome, tandis que celles des bactéries est appelée bactériome. Les chercheurs ont évalué le mycobiome et le bactériome de 20 patients atteints de la maladie de Crohn et ceux de leurs proches en bonne santé, ainsi que ceux de 21 personnes en bonne santé vivant dans la même zone géographique et issues de quatre familles différentes. Ils ont pour cela procédé à des analyses d'échantillons fécaux.

Les résultats ont montré une forte interaction entre un champignon (Candida tropicalis) et deux bactéries (Escherichia coli et Serratia marcescens) chez les personnes atteintes de la maladie de Crohn. Tandis que les personnes de leur famille en bonne santé en étaient exemptes, "ce qui suggère que les bactéries et les champignons interagissent dans les intestins", selon les chercheurs.

Moins de bonnes bactéries chez les malades

Par ailleurs, ces derniers ont découvert que ces trois organismes travaillent ensemble pour produire un biofilm, une mince couche de micro-organismes, qui adhère aux intestins. Ce biofilm pourrait provoquer l'inflammation qui se traduit par les symptômes de la maladie de Crohn. Enfin, les chercheurs ont constaté que la présence de bactéries bénéfiques était significativement plus faible dans l'intestin des patients atteints de la maladie de Crohn, corroborant les recherches précédentes sur l'importance du microbiome intestinal.

"Parmi des centaines d'espèces bactériennes et fongiques qui habitent les intestins, il est révélateur que les trois que nous avons identifiés sont fortement corrélées chez les patients atteints de Crohn", a déclaré le docteur Ghannoum. Fort de ce constat, les chercheurs évoquent la possibilité d'un traitement sous forme de probiotiques, des micro-organismes vivants qui auraient un effet bénéfique sur une flore intestinale déséquilibrée.

Mais ces derniers ne veulent pas attribuer la cause dela maladie de Crohn à ces seuls biomarqueurs et souhaitent poursuivre leurs recherches, car une question demeure: les membres d'une même famille partagent souvent la même alimentation et le même environnement, deux facteurs qui influencent la communauté microbienne de l'intestin. Comment expliquer alors que certains souffrent de la maladie de Crohn et pas d'autres?

Par Alexandra Bresson BFM.fr

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Infections froides
commenter cet article