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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 08:47

Michèle Rivasi : Notre système de santé est gangrené par les labos et… par les politiques

De tous les combats de prévention, sanitaires ou environnementaux, l’eurodéputée Michèle Rivasi fait entendre sa voix en lançant une opération mains propres dans la santé.

Celle qui tance Marisol Touraine en osant du : « Vas-y Marisol, fais ton boulot ! » en guise de « mes hommages Madame la ministre de la Santé », donne le ton.

Et ça fait mal, car sa langue n’est ni de bois ni dans sa poche.

Alternative Santé Vous lancez une opération « mains propres ».

Vous interpellez dans ce sens la ministre de la Santé, Marisol Touraine.

Que lui demandez-vous ?

Michèle Rivasi

Que le système de santé soit assaini de fond en comble, car tout est gangrené, absolument tout ! Il n’est qu’à voir et lire les articles sortis dans Médiapart révélant que les pontes des commissions du médicament, du vaccin, de l’attribution des autorisations de mise sur le marché, de la fixation des prix des médicaments, fricotaient ou étaient payés par les laboratoires pharmaceutiques.

Il n’est qu’à voir l’article du Canard enchaîné sur les décès de deux nourrissons après qu’ils ont été vaccinés contre la gastro-entérite.

C’est une honte, et il y a urgence.

A. S.

On peut aussi parler du travail de Regards citoyens qui a mis en évidence que les médecins influents ont reçu pour 245 millions d’euros de « cadeaux » entre 2012 et 2014…

M. R. On a un système de santé totalement défaillant dont les failles ne peuvent exister que grâce à la complicité des politiciens.

C’est pour ça que nous lançons cette opération mains propres.

Nous exhortons la ministre de la Santé à clarifier les choses et à prendre les mesures qui s’imposent.

Notamment à couper les têtes des commissions comme celle de la transparence, de l’autorisation de mise sur le marché (AMM) ou du conseil technique de la vaccination, qui se rendent coupables de conflits d’intérêts graves. Je demande la transparence totale sur le comité économique des produits de santé (CEPS) qui fixe le prix des médicaments.

Si on ne tape pas du poing sur la table, aussi bien sur le plan national qu’européen, on n’aura plus la sécurité sociale, tout simplement.

Comme quoi, les coupables ne sont pas ceux que l’on croit…

A. S.

Comment expliquez-vous être une des seules élues à taper du poing ?

M. R.

Dès lors que l’on parle de santé, la majorité estime que seuls des médecins peuvent en parler, alors qu’elle est l’affaire de tous.

A. S.

J’ai l’impression qu’au sein de votre parti, vous êtes seule à porter ces questions. Pourquoi ?

M. R.

Je me suis penchée plus que mes camarades sur la question des médicaments, d’autant qu’en tant qu’eurodéputée, j’ai travaillé sur un dossier sur la pharmacovigilance, en pleine tourmente du Mediator.

C’est là que j’ai été effarée par les problèmes d’effets secondaires liés à la prise des médicaments, alors que le grand public pense encore qu’un médicament soigne sans danger.

D’où l’énorme défiance, dont on a pu mesurer l’importance dans le dossier des pilules de 3e génération, par exemple

A. S.

Que vous inspire une AMM attribuée en neuf mois pour le 
Gardasil ?

M. R.

Que le dossier a été tronqué.

Les laboratoires ont exercé une énorme pression pour forcer la main du ministre de l’époque, Xavier Bertrand. Il faut dix ans en moyenne pour obtenir une AMM. Mais le vrai scandale, c’est François Hollande qui pousse à la vaccination au Gardasil lors de la présentation du plan national contre le cancer.

Je n’ai jamais vu un membre du gouvernement, et encore moins le président de la République, citer nommément un médicament dans un plan d’action santé.

A. S.

Qu’entendez-vous par « les laboratoires exercent une pression sur un ministre » ?

M. R.

Qu’ils ont des moyens. Ils actionnent plusieurs leviers.

Le cas typique, à l’époque où les dons d’entreprises étaient autorisés, c’est celui de Claude Evin qui a vu sa campagne aux législatives financée par le laboratoire Fabre.

Dans d’autres cas, un laboratoire peut décider d’implanter une usine dans la circonscription d’un élu en échange de services.

A. S.

Et au niveau européen ?

M. R.

Les labos exercent leur pression sur l’Agence européenne du médicament, l’EMA, et la Commission européenne. À l’Agence, des experts peuvent être carrément infiltrés par les laboratoires pharmaceutiques pour favoriser des AMM.

C’est à la Commission que leur pression est la plus palpable car elle a un pouvoir législatif.

C’est là que se décident les lois. Et tous les moyens sont bons.

A. S.

Lesquels ?

M. R.

Ils se débrouillent pour que des gars de chez eux soient embauchés à la Commission, ou ils soudoient avec du cash des relais importants pour faire voter des directives qui proviennent de chez eux.

Un exemple : une directive concernant le prix d’un médicament a été directement diligentée par les laboratoires pharmaceutiques.

Un autre exemple : lorsqu’on propose à un ponte d’un CHU une étude d’un montant de 100 000 ou 200 000 euros, que ce médecin expert est ce que l’on appelle un pivot du registre sur le plan européen, il touche en réalité des millions d’euros.

Qui peut franchement résister à ça ?

De plus, les budgets alloués pour la communication et la stratégie sont beaucoup plus élevés que ceux réservés à la recherche et au développement. Quand les labos développent un produit, il doit être vendu coûte que coûte et ils ont tous les moyens pour détruire le moindre obstacle à chaque étape du médicament.

A. S.

Vous dites que lorsqu’un politicien veut faire carrière, il se tait. Est-ce que vous abandonnez l’idée de devenir ministre ?

M. R.

L’histoire a montré que, quand quelqu’un ouvre sa gueule contre des structures aussi puissantes, personne ne veut lui concéder une once de pouvoir.

Oui, je tire un trait sur l’idée de faire carrière dans un gouvernement.

Quand j’ai été élue députée, j’ai beaucoup bataillé contre le nucléaire.

Au cabinet de Jospin, alors Premier ministre, j’avais une amie qui m’a confié qu’après mon élection, elle avait reçu des appels ordonnant que je n’aie surtout aucune responsabilité.

Les personnes en question affirmaient que si on me confiait une quelconque responsabilité, ça se retournerait contre celui qui m’en donnerait.

A. S.

Imaginons que vous êtes nommée ministre de la Santé.

Quelles sont vos mesures ?

M. R.

En tout premier lieu, je fais la transparence la plus complète sur tout ce qui concerne les conflits d’intérêts et fonctions financières.

Au niveau du CEPS qui fixe le prix du médicament, j’intégrerais la voix des associations de consommateurs et de patients, et celle des experts pointus qui connaissent parfaitement le prix des médicaments au niveau européen.

Ensuite, je développerais une politique de prévention sanitaire plus solide.

Par exemple, je trouve que la France a été très bien sur le bisphénol A.

Je ferais en sorte de maintenir ce courage politique en l’appliquant notamment sur l’ensemble des perturbateurs endocriniens, et si je constate que l’Europe, via la Commission européenne, bloque, comme c’est déjà le cas, je proposerais de créer des contre-pouvoirs en fédérant les pays sensibles à ces causes.

Organisons-nous, plutôt que de pleurer !

Je suis encore marquée par le fait qu’une ministre suédoise a osé déposer plainte et attaquer en justice la Commission européenne pour ne pas avoir respecté son calendrier. Chapeau.

A. S.

Le programme vous semble-t-il réalisable ?

M. R.

J’ai été plusieurs fois élue.

Et j’ai toujours pu compter sur l’appui de la population pour réussir.

Un ministre qui n’a pas cet appui est mort. J’ai eu des succès contre des antennes-relais quand j’étais adjointe à la mairie de Valence parce que j’avais la population avec moi, le maire ne voulant rien savoir et surtout, ne voulant pas s’attaquer à l’industrie des nouvelles technologies.

Avec le soutien du peuple, c’est réalisable, oui.

A. S.

Quelle mesure prise par la ministre de la Santé représenterait une victoire dans le cadre de votre opération « mains propres » ?

Et en combien de temps ?

M. R.

Raisonnablement, la transparence, ça peut être fait dans les six mois, la réforme du comité du prix du médicament, ça se fait en six mois, substituer les perturbateurs, ça peut se faire dans les six mois.

Dérembourser les médicaments inutiles ou s’attaquer aux prix des médicaments, ça peut être fait tout de suite, par décret.

Prenez par exemple le Sofosbuvir et son prix de dingue [41 000 euros pour douze semaines de traitement, NDLR].

On a un moyen en France pour contrecarrer de tels tarifs ; on fait une licence obligatoire, une disposition dont jouissent les pouvoirs publics, qui peuvent autoriser une boîte à génériquer un médicament.

On casse le brevet, et c’est réglé !

La licence obligatoire, c’est une arme redoutable.

Mais quand j’en parle aux différents ministres, ils me disent que c’est une bombe atomique et qu’à ce titre, on ne peut pas l’utiliser.

Qu’on ne vienne donc pas me dire qu’on n’a aucun levier…

En fait, ce qui me déçoit le plus chez les politiques, c’est leur pleutrerie.

Michèle Rivasi Née dans la Drôme en 1953, Michèle Rivasi deviendra sa députée en 1997.

Avant et après cette première élection, elle a été élève à Normal Sup’, agrégée de sciences naturelles, et surtout militante, voire véritablement guerrière.

Encartée chez les Verts (EELV), elle fonde en 1986 la Commission de recherche sur la radioactivité (Criirad) après la catastrophe de Tchernobyl, cofonde l’Observatoire de vigilance et d’alerte écologique (Ovale) et devient présidente du Centre de recherche sur les rayonnements électromagnétiques (Criirem). La liste est encore longue.

En tant que femme politique, elle est conseillère municipale de Valence depuis 2014, députée européenne depuis juin 2009, où elle poursuit son engagement contre le nucléaire avant de se consacrer aux questions de santé en étant membre de la Commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire (ENVI).

En savoir plus Michèle Rivasi est l’auteure avec Hélène Crié de « Ce nucléaire qu’on nous cache »Éd. Albin Michel, 1998, et de « Survivre au téléphone mobile et aux réseaux sans fil »avec Catherine Gouhier et Maxence Layet, Éd. Le Courrier du livre, 2009.

Michèle Rivasi : Notre système de santé est gangrené par les labos et… par les politiques.
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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 08:27

Pesticides hautement toxiques : un producteur bio picard porte plainte contre l'Espagne

Jean-Claude Terlet, maraîcher bio picard installé à Celles-sur-Aisne, près de Soissons, depuis 1981 / © France 3

Jean-Claude Terlet, un maraîcher bio picard situé à Celles-sur-Aisne, près de Soissons, porte plainte pour concurrence déloyale contre l'Espagne où les producteurs utilisent des traitements toxiques interdits de longue date par Bruxelles.

Il dénonce l'impunité de l'État face à ces pratiques.

Les fraises provenant du sud de l'Espagne sont bien charnues, brillantes, colorées.

Cerise sur le gâteau, elles poussent vite et bien.

Et pour cause.

Plusieurs études ont démontré que des produits interdits par la Commission Européenne étaient utilisés.

Les fraisculteurs du sud de l'Espagne ont recours, en grande quantité, à trois pesticides "made in China" très cheap et surtout... très toxiques.

C'est contre ces pratiques, illégales, que se bat le maraîcher axonnais Jean-Claude Terlet.

Lors d'une récente visite en Andalousie, à Huelva plus précisément, le producteur a été effaré de constater l'utilisation de tous ces trois produits pourtant strictement interdits par la Commission Européenne depuis de nombreuses années.

Un producteur picard porte plainte contre l'Espagne

Quand l'Etat espagnol couvre ses producteurs

Parmi ces trois pesticides, l'endosulfan, un insecticide particulièrement dangereux pour la santé.

Fait étrange, ledit insecticide interdit par Bruxelles est autorisé en Espagne.

Son utilisation ne serait donc pas exactement frauduleuse...

"Le cas d'une dérogation reste la seule explication légale", suppose François Veillerette, directeur de l'association Générations Futures.

L'État espagnol laisse faire ces pratiques répréhensibles pour assurer son lobby sur les fruits et légumes

En réalité, l'Espagne n'a tout simplement pas transposé cette mesure communautaire dans le droit espagnol. "Pure mauvaise volonté", assure Me Ludot, avocat de M. Terlet.

"L'État espagnol laisse faire ces pratiques répréhensibles pour assurer son lobby sur les fruits et légumes.

Il laisse ainsi les producteurs espagnols innonder le marché européen en toute impunité", poursuit Me Ludot.

Ces fraises, on les retrouve à Rungis, où elles défient toute concurrence, puisqu'elles sont vendues à 60 centimes d'euros le kilo.

À titre de comparaison, Jean-Claude Terlet, lui, vend ses fraises bio 8 euros le kilo...

Huelva, on exploite les fraises... et les immigrés

La région de Huelva en Andalousie est la principale région de production de fraises en Europe.

Il s'agit d'une culture intensive à base d'engrais dans des sols sablonneux très pauvres et proches de complexes chimiques polluants.

En 2013, une enquête de Générations futures a montré que 100 % des fraises espagnoles étaient contaminées par des résidus de pesticides. 37 molécules différentes ont été trouvées dans les échantillons examinés*, parmi lesquels 8 perturbateurs endocriniens.

Des perturbateurs endocriniens dans les cheveux de personnalités Des perturbateurs endocriniens dans les cheveux de personnalités

Chaque année, des milliers de femmes des pays de l'est et du Maroc viennent travailler à la cueillette de ses fraises qui inondent le marche européen.

C’est le recours à cette main-d’œuvre étrangère qui a permis le maintien de cette agro-industrie et la hausse de sa rentabilité.

Depuis la crise de 2008, les travailleurs sont davantage exposés aux abus concernant salaires, horaires, conditions de travail, logement, etc.

Certains travaillent sans contrat.

Seul contre tous ?

Pour l'instant, le combat de Jean-Claude Terlet, c'est un peu David contre Goliath. D'autant qu'à notre connaissance, aucun autre producteur ne s'est joint à sa plainte. "C'est en cours", assure Me Ludot.

Cette plainte contre l'Espagne est acte choc, mais pour l'instant certains producteurs français restent sceptiques La recevabilité de sa plainte devrait être étudiée par la Commission Européenne d'ici quelques semaines.

"On est en train de faire analyser des fraises rapportées d'Espagne", ajoute Me Ludot.

"Nous souhaitons également demander une expertise devant le tribunal administratif".

*Les analyses ont été réalisées par le laboratoire belge Fytolab, "agréé par la Direction générale de l'alimentation"

Par Célia Mascre Publié le 21/03/2017

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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 07:37

L'inhibiteur du cotransporteur Na + / Glucose Canagliflozin active l'AMPK en inhibant la fonction mitochondriale et en augmentant les niveaux de l'AMP cellulaire. Hawley SA, et al. Diabète. 2016. La Canagliflozin, la dapagliflozin et l'empagliflozin, tous récemment approuvés pour le traitement du diabète de type 2, ont été dérivés du produit naturel phlorizin.

Ils réduisent l'hyperglycémie en inhibant le recaptage du glucose par le cotransporteur sodium / glucose (SGLT) 2 dans le rein, sans affecter l'absorption intestinale de glucose par le SGLT1.

Nous rapportons maintenant que la canagliflozine active également l'AMPK, effet également observé avec la phlorétine (produit de décomposition de la phlorizine par aglycone), mais pas de façon significative avec la dapagliflozine, l'empagliflozine ou la phlorizine.

L'activation de l'AMPK s'est produite à des concentrations de canagliflozine mesurées dans le plasma humain dans des essais cliniques et a été provoquée par l'inhibition du Complexe I de la chaîne respiratoire, conduisant à une augmentation de l'AMP cellulaire ou de l'ADP.

Bien que la canagliflozine ait également inhibé l'absorption de glucose cellulaire indépendamment du SGLT2, cela n'a pas tenu compte de l'activation de l'AMPK.

La canagliflozine a également inhibé la synthèse des lipides, un effet qui était absent dans les cellules knockout AMPK et qui nécessitait la phosphorylation de l'acétyl-CoA carboxylase (ACC) 1 et / ou ACC2 aux sites AMPK.

L'administration orale de canaproliflozine activée AMPK dans le foie de souris, mais pas dans le muscle, le tissu adipeux ou la rate.

Étant donné que la phosphorylation de l'ACC par l'AMPK est connue pour diminuer la teneur en lipides hépatiques, ces données suggèrent un avantage supplémentaire potentiel de la thérapie canagliflozine par rapport à d'autres inhibiteurs SGLT2.

© 2016 par l'American Diabetes Association. PMID 27381369

Article complet : http://diabetes.diabetesjournals.org/content/65/9/2784.long

Diabete, mitochondries , AMP et nouveaux anti-diabétiques SGLT2.
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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 07:28

Diabète 2: les Inhibiteurs de SGLT-2 ont des propriétés pleiotropiques.

Vallianou NG, et al. Diabète Metab Syndr. 2016.

Le diabète sucré de type 2 est devenu une pandémie mondiale.

De nos jours, on estime qu'environ 415 millions de personnes dans le monde souffrent du diabète.

Les inhibiteurs des co-transporteurs de glucose sodique 2 sont une nouvelle classe d'agents hypoglycémiants qui agissent par l'intermédiaire d'un nouveau mécanisme en provoquant une diminution de la réabsorption du glucose dans le rein, augmentant ainsi la glycosurie et diminuant les taux de glucose dans le sérum.

Les données suggèrent que, en dehors de l'abaissement de l'HbA1c, ils produisent une perte de poids faible mais significative et une petite diminution de la pression artérielle.

En outre, ils possèdent un potentiel néphro-protecteur. Ces médicaments sont démontrés pour restaurer la pression intra-glomérulaire en augmentant l'angiotensine (1-7), qui exerce des effets vasodilatateurs et anti-inflammatoires.

Leur profil sur les événements cardiovasculaires est toujours à l'étude. Dans cette revue, le potentiel pléiotrope de cette nouvelle classe de taux d'abaissement du glucose sera discuté.

D'autres recherches sont nécessaires pour déterminer leur sécurité à long terme.

Copyright © 2016 Diabetes Inde. Publié par Elsevier Ltd. PMID 28011230

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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 07:42

Les statines sont réellement toxiques pour les muscles. Dr Michel de Lorgeril.

Démonstration :

https://aimsib.org/2017/03/22/statines-et-douleurs-musculaires-qui-desinforme-qui/

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 15:35

Maladie de Lyme: les associations au front avant la présidentielle

Les avocats de l'association "Lyme Sans Frontières" Julien Fouray (G) et Catherine Faivre lors d'une conférence de presse à Paris le 18 octobre 2016-AFP/Archives/FRANCOIS GUILLOT

Les associations de malades de Lyme comptent multiplier les actions et les poursuites judiciaires pour peser sur le futur "plan Lyme" promis par la ministre de la Santé, objet ce mardi d'une réunion de travail avec les autorités sanitaires, et éviter qu'il ne soit enterré par le prochain gouvernement.

Nouvelles plaintes pénales, campement devant le ministère de la Santé, interpellation des candidats à l'élection présidentielle... "Sous la pression, notamment juridique, ils vont être obligés de plier", veut croire Marie-Claude Perrin, présidente de l'association Lyme Sans Frontières.

Avec d'autres associations de malades et certains professionnels de santé, elle milite pour la reconnaissance de la forme chronique de cette maladie transmise par les tiques, pour une sensibilisation de la population et pour la modification du protocole officiel de diagnostic et de soins.

Élaboré en 2006, le protocole actuel impose un test de diagnostic largement reconnu comme peu fiable, limite les cures d'antibiotiques à trois semaines maximum et ne reconnaît pas l'existence d'une forme chronique de la maladie.

La ministre de la Santé Marisol Touraine a partiellement répondu à leurs attentes en annonçant, fin septembre, quinze mesures pour une meilleure prise en charge de cette maladie complexe, dont la révision de ce protocole décrié. Une première réunion de travail a eu lieu mardi à la Haute autorité de santé (HAS) en vue d'élaborer un nouveau protocole, et l'autorité devrait publier ses travaux "en juillet".

Mais, à un mois de l'élection présidentielle, les associations veulent s'assurer que le dossier ne tombera pas aux oubliettes avec le prochain gouvernement.

- Tente devant le ministère -

Sur le plan judiciaire, 70 nouveaux dossiers seront déposés d'ici fin mars dans l'assignation en responsabilité civile contre cinq fabricants de tests de diagnostic, dont le français bioMérieux, accusés de ne pas avoir informé le public du manque de fiabilité des tests qu'ils commercialisent. Ils s'ajouteront aux 130 plaintes déjà déposées en octobre.

"On comprend la détresse des patients, mais on a toujours développé des tests suivant les références internationales", a assuré début mars le directeur général du groupe bioMérieux, Alexandre Mérieux.

Les deux avocats à l'origine de cette action comptent également porter plainte au pénal "courant avril" contre le centre national de référence (CNR) sur la maladie de Lyme, à Strasbourg, et contre son directeur, Benoît Jaulhac.

Cette plainte visera "à mettre à jour les liens d'intérêts entretenus entre le CNR et les laboratoires", ont expliqué Me Catherine Faivre et Me Julien Fouray à l'AFP.

Contacté par l'AFP, le CHU de Strasbourg, dont dépend le CNR, a indiqué qu'il ne souhaitait "pas faire de commentaires sur ce sujet". M. Jaulhac n'était pas joignable dans l'immédiat.

Des poursuites sont aussi annoncées "courant mai" contre les professionnels de santé (médecins, laboratoires d'analyse, etc.) qui appliquent "à la lettre" le protocole de soins de 2006. Une façon de "contre-attaquer" alors que plusieurs médecins qui s'éloignent de ce protocole pour soigner leurs patients atteints de Lyme sont, eux, convoqués par la Sécurité sociale et poursuivis par l'Ordre des médecins, reconnaît Me Faivre.

Matthias Lacoste, président de l'association Le droit de guérir, compte "planter sa tente" devant le ministère de la Santé le 5 avril et y rester tant qu'il n'y aura pas de "mesures immédiates" pour améliorer la situation des malades.

Les associations vont aussi "interpeller les candidats à la présidentielle", pour "les obliger à prendre position", promet Marie-Claude Perrin.

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 09:23

Maladie de Lyme: la controverse s’enflamme.

 

 

L’expertise d’un infectiologue renommé bouscule le consensus.

Les tests sanguins sont mis en cause.

Une association de patients est fondée aujourd’hui à Bruxelles, pour faire entendre la voix des malades.

 

Mais aujourd’hui, est publié un livre par un spécialiste, infectiologue dans un des hôpitaux les plus renommés en France, l’Hôpital Raymond-Poincaré de Garches.

 

Le professeur Christian Perronne a publié plus de trois cents articles soumis à l’examen préalable de ses confrères dans des revues de haut niveau.

 

Dans « La vérité sur la maladie de Lyme » (éditions Odile Jacob), le spécialiste explique quelles sont ses hypothèses, mais aussi comment il soigne efficacement près de 80 % des centaines de patients qui se pressent maintenant chez lui, attirés par sa renommée.

 

Et par sa qualité d’écoute.

 

Il souligne aussi l’omertà dont il estime faire l’objet.

 

On lui reproche ainsi de ne pas publier le détail de ses recherches afin de les soumettre à la libre critique scientifique, c’est-à-dire le mode de cheminement habituel de la recherche.

 

Lui rétorque qu’on lui refuse systématiquement la parution des articles qu’il soumet s’ils ne cadrent pas avec la « vision officielle » de la maladie.

 

Il met en cause la qualité des tests censés vérifier la présence de micro-organismes caractéristiques de la maladie, transmise par la morsure d’une tique, un animal fréquent dans les herbes de nos forêts et de nos prairies.

 

Calibrés selon les « normes officielles », ces tests ne décèleraient qu’un patient sur dix.

 

Le professeur Perronne est à Bruxelles ce lundi matin.

 

our soutenir la création d’une association de patients, Time for Lyme, qui vise à rassembler les personnes atteintes de la maladie de Lyme et leurs familles, les médecins, les auxiliaires médicaux et les chercheurs… convaincus par la thèse d’un déni officiel de l’ampleur de la maladie.

 

Et de l’existence d’une forme chronique de la maladie, qui resurgirait des mois voire des années après un premier traitement.

 

Une vision de la maladie qui n’est pas largement partagée.

 

Pour compliquer le tout, le réchauffement climatique concourt effectivement à la multiplication des maladies liées aux insectes et aux parasites.

 

Il pourrait expliquer que le nombre de malades ou supposés tels augmente fortement.

 

Mais ce n’est qu’une hypothèse.

 

Et le traitement du Lyme se fait via des prises d’antibiotiques pour plusieurs semaines… voire parfois plusieurs années si l’on en croit les « croyants » de la maladie chronique.

 

Une hérésie pour la médecine officielle, qui voudrait précisément réduire l’emploi inapproprié des antibiotiques, moteur de résistance des bactéries aux médicaments disponibles.

 

Quels sont les arguments de chacun ?

 

Le professeur Christian Perronne est chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital universitaire de Garches.

 

Il affirme avoir découvert la clef de nombreuses maladies mystérieuses : une piqûre de tique.

 

 

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Christian Perronne, infectiologue.

 

 

Vous dénoncez un « scandale sanitaire » ?

 

N’est-ce pas utiliser un mot trop fort ?

 

Non, il n’est pas trop fort.

 

Car je vois de très nombreux malades en grande souffrance laissés en errance diagnostique pendant des années et qui se retrouvent, le plus souvent, catalogués comme simulateurs, hypocondriaques ou fous.

 

Des millions de patients dans le monde, atteints de pathologies dues à une infection chronique cachée, finissent par être pris en charge dans des services psychiatriques, quand ils n’en sont pas réduits à endurer les conséquences de protocoles thérapeutiques aussi lourds que vains ou d’interventions chirurgicales inappropriées !

 

Pour moi, c’est davantage que du déni, c’est de l’aveuglement collectif, de la part des experts comme des responsables politiques.

 

Vous croyez au grand complot de la maladie de Lyme ?

 

Précisément non.

 

Il serait évidemment absurde d’imaginer une mauvaise volonté concertée des décideurs de tous les pays.

 

C’est donc dans l’organisation des instances de pilotage, d’évaluation et de contrôle en matière de recherche médicale ou d’essais thérapeutiques qu’il faut chercher la cause du problème.

 

Or, ces structures apportent par ailleurs des garanties indéniables d’objectivité, de rigueur et de prudence.

 

Mais dans le cas de cette maladie, ces mécanismes se sont transformés en dogmes, au point d’en faire un instrument d’aveuglement touchant les pathologies et les processus infectieux dont la compréhension et le traitement appellent d’autres approches !

 

La maladie de Lyme, c’est l’arbre d’une forêt qui s’appelle les « crypto-infections ».

 

Reste que les tests officiels, validés dans le monde, vous donnent tort…

 

Ces tests échouent trop souvent à identifier la bactérie responsable.

 

Faute de recherches, nous ne disposons pas aujourd’hui, face à beaucoup de maladies chroniques inflammatoires ou dégénératives, de tests diagnostiques plus performants que ceux de l’ère pastorienne pour identifier les éventuels microbes cachés en cause.

 

S’agissant de la maladie de Lyme, les publications scientifiques ne manquent pas qui dénoncent la mauvaise sensibilité des tests sérologiques, Elisa et Western blot, les seuls, pourtant, auxquels les médecins sont autorisés à recourir.

 

Aussi incroyable que cela puisse paraître, la sérologie des tests Elisa a d’ailleurs été calibrée délibérément pour que la maladie de Lyme reste officiellement une maladie rare : elle a été établie sur des personnes en bonne santé (des donneurs de sang), avec un verrouillage fixé a priori, imposant que le test ne dépiste pas plus de 5 % de malades dans la population générale.

 

Les exemples ne manquent pas de patients déclarés négatifs au test dans la région de Strasbourg (où l’incidence de la maladie de Lyme est élevée) qui se retrouvent positifs à Paris (moins touché par l’épidémie) !

 

De surcroît, ces tests ont été conçus pour détecter spécifiquement la première bactérie identifiée comme cause de la maladie de Lyme, Borrelia burgdorferi.

 

Ils demeurent insensibles au grand nombre de variantes régionales que présentent les espèces de ce genre de bactéries dont on découvre régulièrement de nouveaux spécimens.

 

Le manque d’investissement et de préoccupation du sort des malades est tel que les vétérinaires disposent aujourd’hui de tests plus nombreux et plus performants que ceux auxquels la médecine peut recourir pour les humains.

 

Parce que les éleveurs, eux, ont un intérêt économique à soigner leur cheptel. Pas les autorités publiques pour guérir les humains !

 

 

Vous affirmez pouvoir guérir 80 % des patients en déshérence.

 

Mais vos opposants vous reprochent de l’affirmer sans publier vos résultats scientifiquement, sans recourir à des cohortes placebo et double-aveugle.

 

On en améliore 80 %, sans nécessairement les guérir.

 

Et il est faux de dire que rien n’est publié, il y a beaucoup de références disponibles, même si les niveaux de preuve restent faibles.

 

Quant aux études plus robustes que vous évoquez, personne ne veut les financer en France ou en Europe à cause de la controverse.

 

Qu’on les organise, et on verra qui avait raison. On tourne en rond : on ne croit pas à ce que nous constatons, donc on ne vérifie pas et on nous accuse de fabuler.

 

Moi, je ne demande que cela, de faire une étude clinique sur un grand nombre de personnes. Je suis cartésien, je ne suis pas un gourou.

 

 

 

 

FIELD PAR FRÉDÉRIC SOUMOIS

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 07:22

Luc Montagnier Maladie de Lyme : le Pr Montagnier s'attaque aux tests inefficaces

Le professeur Luc Montagnier affirme avoir fait de prometteuses découvertes pour mieux diagnostiquer la maladie de Lyme.

La maladie de Lyme, transmise par les morsures de tiques, est très mal diagnostiquée et soignée en France, en raison d'une «grande ignorance sur son caractère chronique», a affirmé ce dimanche, lors d'un colloque à Strasbourg (Bas-Rhin), le Prix Nobel de médecine Luc Montagnier.

Le professeur affirme avoir fait de prometteuses découvertes pour mieux diagnostiquer cette affection.

«Il est lamentable que les pouvoirs publics et les autorités de santé n'aient pas une politique cohérente sur la maladie de Lyme», a dénoncé le codécouvreur du virus du sida.

«Il y a actuellement une ignorance totale sur le sujet, d'une grande partie de la communauté médicale et scientifique», a ajouté le Pr Montagnier.

Il intervenait lors d'une journée d'étude consacrée à cette pathologie, organisée par «Lyme sans frontières», une association regroupant des malades en colère contre l'approche officielle de la maladie.

Des tests déficients

Pour le Pr Montagnier, 83 ans, les tests utilisés aujourd'hui pour détecter la bactérie de Lyme donnent de trop nombreux «faux négatifs», car ils sont basés sur la détection d'anticorps, alors que certains patients infectés n'en développent pas.

Le scientifique, qui travaille à Paris au sein d'un institut de recherche qui porte son nom, cherche à mettre au point une méthode de diagnostic consistant à détecter dans le plasma sanguin des traces de l'ADN de la bactérie, en captant des ondes électromagnétiques émises par l'échantillon étudié.

«A mon avis, ce test est plus fiable» que ceux actuellement en vigueur, a affirmé le Prix Nobel, tout en convenant que cette approche électromagnétique n'était «pas reconnue par un certain nombre de scientifiques, si bien qu'on a du mal à la faire valider».

27 000 nouveaux cas de maladie de Lyme sont officiellement déclarés chaque année en France, mais selon l'association «Lyme sans frontières», ce chiffre serait en réalité beaucoup plus important, de l'ordre de «dix fois plus».

Détectée trop tardivement, cette affection – pour laquelle il n'existe aucun vaccin – peut avoir des conséquences neurologiques, articulaires et musculaires graves et invalidantes pour les malades.

Une procédure contre les labos Selon les membres de l'association, de nombreux patients, parfois cloués dans un fauteuil roulant, sont «baladés» de médecin en médecin et parfois traités d'hypocondriaques, faute de diagnostic adéquat.

Plus de 200 d'entre eux, ulcérés qu'on leur ait annoncé qu'ils n'étaient pas porteurs de la maladie – alors qu'ils disent l'être et sont désormais soignés par antibiotiques pour cela, après des mois ou des années d'errance médicale –, s'apprêtent à déposer plainte contre les laboratoires pharmaceutiques qui commercialisent les tests.

La Grande Imitatrice

La maladie de Lyme, maladie infectieuse difficile à diagnostiquer tant ses symptômes peuvent évoquer d'autres maladies, est surnommée la Grande Imitatrice.

Elle peut toucher plusieurs organes et évoluer en plusieurs phases de gravité croissante.

Elle peut ainsi se manifester par une lésion cutanée (érythème migrant), susceptible d'apparaître entre 2 et 32 jours après la morsure.

Elle se traduit aussi par des courbatures et une fatigue de type grippal.

Lorsque l'infection se dissémine dans le sang, elle peut se manifester par des douleurs articulaires évoluant par poussées, mais aussi des atteintes nerveuses (jusqu'aux troubles neurologiques), ophtalmologiques, voire cardiaques.

«Nous allons engager la responsabilité civile des laboratoires pour obtenir une indemnisation des malades qui n'ont pas été diagnostiqués correctement ou à temps», a expliqué dimanche l'un des avocats en charge de cette action, Me Julien Fouray.

«Dans un second temps, il y aura des responsabilités à chercher contre l'Etat, qui a validé et imposé un protocole de test dont on sait qu'il n'est pas fiable», a-t-il ajouté.

La procédure civile va être engagée «d'ici fin juin, début juillet», devant les tribunaux de grande instance de Paris et de Lyon, a précisé l'avocat.

Des méthodes alternatives attaquées Basés sur un prélèvement sanguin, les tests incriminés de type «Elisa» sont produits par une demi-douzaine de laboratoires, notamment BioMérieux et Diasorin.

La fronde des malades de Lyme contre l'approche officielle de la maladie fait par ailleurs l'objet d'une autre procédure judiciaire : l'ancienne gérante d'un laboratoire d'analyse biologique, ainsi qu'un pharmacien, comparaîtront le 7 octobre devant la cour d'appel de Colmar pour avoir mis en œuvre des méthodes alternatives de diagnostic et de traitement de la maladie.

Condamnés en première instance à de la prison avec sursis, ils sont considérés comme des «lanceurs d'alerte» par les membres de «Lyme sans frontières».

«J'ai mis le doigt sur une anomalie, ça dérange», avait commenté au sortir de son procès Viviane Schaller, 66 ans, reconnue coupable d'avoir, dans son laboratoire d'analyses biologiques, appliqué pendant des années un protocole de dépistage de la maladie non homologué par les autorités sanitaires.

«Dans cette histoire, le sort des malades, on s'en fiche, et ça c'est scandaleux !», avait ajouté cette diplômée en pharmacie, qui a annoncé à des milliers de patients, dans toute la France, qu'ils étaient porteurs de la maladie, alors que les tests «officiels» affirmaient le contraire.

Leparisien.fr avec AFP

Santé Le Parisien 19 juin 2016

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 00:49

Une protéine présente dans le venin d'araignée pourrait bien préserver le cerveau des dommages neuronaux engendrés par un Accident Vasculaire Cérébral (AVC).

Une araignée dans la tête, enfin, juste une petite protéine de son venin pourrait bien protéger le cerveau des victimes d'Accidents Vasculaires Cérébraux (AVC).

"Nous pensons que nous avons trouvé pour la première fois un moyen de minimiser les effets dévastateur d'un AVC", a déclaré à l'AFP l'un des principaux auteurs de cette étude, le professeur Glenn King de l'Institut de bioscience moléculaire à l'Université de Queensland.

La protéine que les scientifiques ont baptisé "Hi1a" aurait des vertus neuroprotectrices et bloquerait un mécanisme responsable des dommages cérébraux, le canal ionique 1a.

"Le canal ionique 1a (ASIC1a) est le principal capteur d'acide dans le cerveau des mammifères et un médiateur clé des dommages neuronaux...

L'ablation génétique et l'inhibition pharmacologique sélective de l'ASIC1a réduisent la mort neuronale après un AVC ischémique chez les rongeurs", explique l'étude.

Elle permettrait même de mieux protéger les régions centrales du cerveau.

Un aspect crucial puisque elles sont les premières victimes du manque d'oxygène et donc de la mort des cellules cérébrales.

Une protéine efficace pendant 8 heures "L'un des aspects les plus prometteurs de cette protéine est qu'elle offre des niveaux exceptionnels de protection pendant huit heures après un AVC, ce qui représente une fenêtre remarquablement longue de traitement", a expliqué Glenn King à l'AFP.

Une découverte qui pourrait donc laisser entrevoir un nouvel espoir pour les victimes d'AVC qui ne disposent à ce jour d'aucun médicament disponible pour protéger le cerveau des traumatismes neuronaux.

Les accidents vasculaires cérébraux entraînent la mort de 6 millions de personnes chaque année dans le monde et en laisse 5 millions d'autres avec des infirmités.

"Nous travaillons actuellement à réunir les fonds nécessaires pour financer des essais cliniques afin de pouvoir commercialiser rapidement ce traitement prometteur", a précisé le professeur King à l'AFP.

Ce n'est pas la première fois que le potentiel du venin d'araignée est mis en avant.

En mars 2016, des chercheurs de la même université rapportait que le venin de la Thrixopelma pruriens, ou tarentule verte du Pérou le ProTx-II, pouvait inhiber les récepteurs de la douleur.

Le potentiel des toxines présentes chez certains animaux est un domaine de recherche sérieux pour l'élaboration de médicament.

En témoigne la création récente de Venomics, une banque de données destinée à la recherche médicale et qui se concentre exclusivement sur les venins.

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 13:44

Cardiologie : Procoralan et Vastarel, les faux amis

Pour le bulletin de pharmaco­vigilance "BIP31" et pour la revue "Prescrire", la trimétazidine et l'ivabradine sont à éviter et à remplacer.

"L'ivabradine (Procoralan) est sans effet démontré sur la mortalité. En revanche, elle  présente un risque de ralentissement parfois sévère du rythme cardiaque  et elle expose à des troubles visuels."
 
"L'ivabradine (Procoralan) est sans effet démontré sur la mortalité. En revanche, elle présente un risque de ralentissement parfois sévère du rythme cardiaque et elle expose à des troubles visuels."   © Eric Notarianni/CIT'images
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