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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 10:21

C’est ce que constate Sciences et Avenir, qui note qu’« une étude menée par des chercheurs de l’Inserm dans 108 écoles élémentaires françaises relève que 30% des enfants sont exposés à l’école à des niveaux de polluants atmosphériques supérieurs aux niveaux recommandés par l’OMS et l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire) ».

Le magazine indique que « l’exposition aux principaux polluants et leurs conséquences sanitaires ont été mesurées pour 6.590 enfants. […] Les concentrations de plusieurs polluants ont été relevées dans les classes, mais aussi préaux, réfectoires et halls d’école : les polluants venant de l’extérieur, essentiellement issus de la circulation automobile, […] les polluants intérieurs : formaldéhyde, acétaldéhyde et acroléine ».

Le principal auteur de l’étude, Isabella Annesi-Maesano, qui dirige l’équipe EPAR (Epidémiologie des Maladies Allergiques et Respiratoires, Inserm/UPMC), précise que « l'exposition à des concentrations élevées de particules et composés organiques volatils est associée à une augmentation de la prévalence des signes cliniques de l'asthme et des rhinites chez les enfants scolarisés. Les enfants sujets aux allergies semblent les plus à risque ».

Sciences et Avenir ajoute que cette étude, publiée dans Thorax, « montre en particulier que des taux élevés de formaldéhyde augmentent le risque de rhinites, notamment de rhino-conjonctivites. Des taux importants de particules fines, de formaldéhyde et d’acroléine sont associés à une augmentation de l’asthme dans les classes ».

Le mensuel indique enfin que ce travail « fait partie de l’étude internationale ISAAC (Study of Asthma and Allergies in Childhood International) dont l’objectif est de mieux connaître la prévalence de l’asthme et des allergies chez les enfants et de déterminer plus précisément les facteurs de risque ».

Le Parisien relève également que « 3 écoliers sur 10 ne respirent pas un air sain ».

Le journal constate que « les résultats incitent les chercheurs à établir un lien direct entre les rhinites des enfants et la forte présence de formaldéhydes, des particules provenant des produits de construction et de décoration comme les vernis et les produits d’entretien ».

Le Monde retient pour sa part que « selon l’Inserm, les polluants intérieurs aggravent les asthmes et allergies ».

 

Sciences et Avenir, Le Parisien, Le Monde

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 09:50

Le Figaro économie, Les Echos 

Le Figaro économie relaie une « mauvaise nouvelle pour les laboratoires et les pharmacies ». 

Le journal cite ainsi Robert Chu, président de la société d’études IMS Health France, qui a déclaré hier qu’« en 2012, pour la première fois, le marché français des médicaments remboursables vendus en pharmacie sera en récession. Après 4 années de stagnation, il affichera une baisse de 2% en valeur ».


Le journal évoque un « recul dû en partie aux baisses de prix et aux déremboursements imposés par les pouvoirs publics, mais aussi à «une panne de l’innovation ».


Le Figaro économie ajoute que « l’extinction des brevets qui protègent les médicaments originaux est un autre facteur, important, de la rétraction du marché pharmaceutique [mondial]. Le pic de ces pertes de brevets sera atteint en 2012, avec 48 milliards de dollars de chiffre d’affaires exposé au risque de concurrence des génériques ».


« Cela signifie que les 4/5 de ces ventes n’auront pas lieu. Des génériques, des copies légales vendues de 15% à 70% moins cher selon les pays (-55% en France), prendront la place », explique le quotidien.

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 07:28
la mainmise de la psychanalyse dans le traitement de l’autisme est très forte en France Dans son numéro d'avril 2012, Sciences et Avenir enquête sur le retard français dans la prise en charge de l'autisme et le rôle joué par la psychanalyse. Décryptage de ce dossier avec Franck Ramus, directeur de recherches au CNRS Au centre Albert Camus pour jeunes autistes de Villeneuve d'Ascq. Que la France ait déclaré l’autisme "Grande Cause nationale 2012" ne peut suffire à dissimuler le fait que notre pays traite bien mal les personnes porteuses de ce handicap. En cause, un diagnostic et une prise en charge confiés en majorité à des psychanalystes, alors que partout ailleurs dans le monde ce sont des professionnels formés aux méthodes comportementales et éducatives qui s’en occupent. Une exception française que la Haute autorité de Santé (HAS) a critiquée dans son dernier rapport. Alors que le numéro d’avril (n°782) de Sciences et Avenir consacre une enquête de 6 pages à ce scandale sanitaire, décryptage avec Franck Ramus, directeur de recherches au CNRS, au Laboratoire de sciences cognitives et psycholinguistique de l’Ecole Normale Supérieure, pour Sciences et Avenir.fr. S&A: La psychanalyse reste-t-elle fortement ancrée en France ? Franck Ramus: Je mène des recherches sur les causes de certains troubles du développement de l'enfant: dyslexie, trouble du langage, et autisme. A ce titre, je suis au contact de médecins, de psychologues, de parents et d’associations de parents, et tous les retours que j'ai de la réalité sur le terrain confirment que la psychanalyse est encore très dominante en France. Bien sûr, la réalité n’est pas d’un seul bloc, elle est plus contrastée. Les psychanalystes, en tout cas ceux qui s’expriment le plus sur la question, jurent que les vieilles hypothèses n’ont plus cours. Celles-ci, s’appuyant sur la mise en cause des parents, et tout particulièrement de la mère, dans la maladie de leur enfant, ont été abandonnées depuis des décennies par tous les chercheurs et scientifiques pour qui l’autisme est un trouble neurodéveloppemental à forte composante génétique. Pourtant, à entendre certains parents, sur le terrain, la culpabilisation est toujours de mise et rien n’a changé [lire des témoignages]. Les psychanalystes ont beau jurer que leurs théories et leurs pratiques thérapeutiques ont évolué, on peut douter qu’il en soit vraiment ainsi. S&A: Qu’est-il reproché à la psychanalyse ? Franck Ramus: En tant que chercheur, je suis évidemment un partisan de l’évaluation scientifique et je ne reconnais que les thérapies dont l’efficacité a été prouvée. En clair, la médecine fondée sur des preuves [voir le manifeste du KOllectif du 7 janvier, ndlr]. Il est nécessaire qu’un débat ait lieu sur le fond. Certains psychanalystes semblent ouverts à une évaluation de leurs pratiques. La CIPPA (Coordination Internationale entre Psychothérapeutes Psychanalystes s’occupant de personnes avec Autisme), par exemple, affiche une position d’ouverture dans le paysage psychanalytique. Je lui ai envoyé une série de questions précises sur les théories et les pratiques psychanalytiques dans le but de clarifier ses positions, et j’espère que cet esprit d’ouverture se traduira en actes et qu’elle y répondra. Mais d’autres psychanalystes s’opposent farouchement à toute évaluation scientifique de leurs pratiques thérapeutiques [1]. Difficile, dans ce cas, de juger de leur efficacité. Difficile aussi de ne pas soupçonner que cette rhétorique anti-évaluation ne soit qu'une tentative de dissimuler des pratiques tout simplement médiocres. S&A: L’autisme est-il le seul trouble du développement concerné ? Franck Ramus: Il n’y a pas que les autistes à souffrir de cette situation. Les enfants avec des troubles spécifiques des apprentissages (par exemple dyslexiques) et leurs familles, ont été victimes des mêmes pratiques et des mêmes théories psychanalytiques [2] : Mère trop distante ou trop fusionnelle, absence de « désir de parler ». Bien sûr, depuis le rapport Ringard en 2000 sur l’enfant dysphasique et dyslexique et la création de centres référents pour les troubles du langage, les bonnes pratiques se sont diffusées. Toutefois, on observe encore des dérives et notamment dans certains centres médico-psycho-pédagogiques (CMPP) où les enfants sont souvent pris en charge selon une grille de lecture uniquement psychanalytique, où aucun diagnostic n’est posé ni aucune rééducation proposée. C’est encore un énorme gâchis alors que la dyslexie concerne 5% de la population. Comme pour l’autisme, l’origine est neurodéveloppementale avec une composante génétique estimée à 50% et la psychanalyse n’a aucune compétence pour s’en occuper. Lorsque l'enfant présente aussi des troubles psychologiques (ce qui n'est pas rare), une prise en charge psychothérapique peut être indiquée, mais il faut que celle-ci soit efficace, donc évaluée. Plus généralement, il y a lieu d'élargir le débat à toutes les autres pathologies mal traitées (pour ne pas dire maltraitées) par la psychanalyse. Je pense aux personnes souffrant de dépression, de trouble anxieux ou de trouble obsessionnel compulsif, dont le seul parcours de soin se résume trop souvent au divan du psychanalyste, ou d'un autre professionnel aux pratiques inspirées majoritairement par la psychanalyse. Ou encore aux personnes souffrant d'un trouble bipolaire qui ne sont correctement diagnostiquées que 8 ans en moyenne après l'apparition des premiers symptômes [3]. Ces retards au diagnostic ont des conséquences dramatiques sur la vie de ces personnes. Autisme, un scandale français: une enquête à lire dans le numéro d'avril, en kiosque ce jeudi 28 mars. S&A: D’un autre côté il est reconnu que les prescriptions de psychotropes sont trop importantes en France… Franck Ramus: Les psychanalystes clament souvent qu’ils sont la seule alternative aux psychotropes. C'est faux. D'une part, les psychiatres psychanalystes en prescrivent autant que les autres. D'autre part, s'il est vrai que les Français détiennent le record de la consommation de psychotropes, c'est précisément parce que l'offre de soins de psychothérapies efficaces est indigente en France. Les psychotropes sont prescrits majoritairement par des médecins généralistes insuffisamment formés à ce sujet et ayant peu d'alternatives valables à proposer. Mais des psychothérapies efficaces et validées scientifiquement existent [4], il faut que les professionnels s'y forment. Psychanalystes ou pas, les psychiatres et les psychologues obéissent à leurs codes de déontologie respectifs [5]. L'un comme l'autre exige l'actualisation régulière des connaissances et l'adoption de pratiques thérapeutiques validées scientifiquement. Il est essentiel qu'ils s'y conforment, et qu'ils adoptent donc tous sans réserve le principe de la médecine fondée sur des preuves. Quant aux psychanalystes qui n'ont aucun diplôme universitaire pertinent, ils ne devraient tout simplement pas être autorisés à traiter des personnes malades. propos recueillis par Hervé Ratel Sciences et Avenir.fr. 29/03/12 C’est arrivé près de chez nous Si la mainmise de la psychanalyse dans le traitement de l’autisme est très forte en France, elle n’a pas totalement disparu hors de nos frontières. La Belgique est souvent vantée comme une terre d’accueil pour les autistes et leurs parents. Certains n’hésitent pas à s’y exiler pour faire profiter leurs enfants d’une intégration en milieu scolaire ordinaire encore trop peu répandue en France. Pourtant «c’est loin d’être un eldorado, témoigne Cindy Fontaine, maman belge d’un garçon de 7 ans 1/2 autiste. Moi aussi, j’ai eu droit dans mon pays aux discours culpabilisants de la part des psychologues psychanalystes!» L’ironie de l’histoire veut que ce soit auprès de parents français que Cindy a trouvé des spécialistes qui ont pu poser un diagnostic correct pour son enfant. «A cause de la situation française atypique, la communauté des parents est très forte sur internet, via les forums constitués par les associations de familles. C’est la solidarité des mamans françaises qui m’a aidé.» Et Cindy de confesser que lorsqu’elle se retrouve désormais confrontée à une difficulté avec son enfant, elle ne va pas demander conseil à des professionnels. Elle connecte son ordinateur à internet et se tourne vers la communauté de mamans à laquelle elle appartient désormais. En Suisse, la situation n’est guère plus brillante. Alma (elle a souhaité conserver l’anonymat), chercheuse en neurosciences, s’est heurtée à de grosses difficultés quand elle a fait le tour des psychiatres de sa région à la recherche de personnes autistes afin de les inclure dans une étude scientifique : «Je n’en trouvais aucun car tous les psychiatres que je rencontrais ne savaient pas les diagnostiquer en tant qu’autistes et leur collaient des étiquettes psychanalytiques telles que «dysharmonie psychotique évolutive» qui ne correspondent absolument à rien dans la classification médicale internationale !». Là encore, son salut est venu des associations de parents qui ont pu la faire entrer en contact avec des autistes. H.R. [1] Voir par exemple http://www.collectifpsychiatrie.fr/ [2] Voir le site de la Fédération française des Dys http://www.ffdys.com/a-la-une/evenementiel/la-psychanalyse-les-dys-et-lautisme.htm [3] Source: http://www.bmsfrance.fr/Zoom-sur-Les-troubles-bipolaires.html. [4] "Psychothérapie, trois approches évaluées". Editions Inserm, 2004. http://www.inserm.fr/content/download/7356/56523/version/1/file/psychotherapie%5B1%5D.pdf [5] Code de déontologie médicale: http://www.conseil-national.medecin.fr/sites/default/files/codedeont_1.pdf Code de déontologie des psychologues: http://ufr-pse.univ-provence.fr/pdf/codedeontologie.pdf
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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 22:26
P4P : CSMF et SML s'attaquent au président de l'Ordre Impact Santé, Le Généraliste, Le Quotidien du Médecin - 28 mars 2012 Dans la dernière édition de "Médecins", le bulletin d'information du Conseil national de l'Ordre des médecins, le président de l'Ordre, Michel Legmann, s'est attaqué au dispositif du paiement à la performance (P4P), rapporte Le Quotidien du Médecin. Dans son article, intitulé "le paiement à la performance est-il un jeu de dupes ?", il dénonce notamment "un conflit d'intérêts entre le médecin et son patient", et une "somme (d'argent) méprisante au regard du travail effectué", tout en pointant "un marché de dupes consenti par les syndicats signataires". La réponse des Drs Chassang et Jeambrun, respectivement présidents de la CSMF et du SML, ne s'est pas fait attendre, poursuit Impact Santé. "Le Dr Legmann sort totalement de ses prérogatives ordinales. Il roule pour un syndicat", prévient le Dr Chassang. Pire, ils l'accusent de proférer des contrevérités sur le paiement de la performance et "d'utiliser l'argent des cotisations obligatoires que lui versent les médecins pour alimenter les divisions, semer la confusion sur la convention médicale et agresser les syndicats médicaux signataires de la convention". Ce n'est pas la première fois que les syndicats s'en prennent au président du CNOM, rappelle Le Généraliste. La rivalité était notamment apparue lors de la négociation du protocole sur la sécurité des médecins avec le ministère de l'Intérieur. Mais cette fois-ci, la CSMF et le SML entendent bien monter au créneau : "il a franchi le Rubicon et on ne va plus lâcher", préviennent-ils.
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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 07:12
The tumour microenvironment is an important aspect of cancer biology that contributes to tumour initiation, tumour progression and responses to therapy. Cells and molecules of the immune system are a fundamental component of the tumour microenvironment. Importantly, therapeutic strategies can harness the immune system to specifically target tumour cells and this is particularly appealing owing to the possibility of inducing tumour-specific immunological memory, which might cause long-lasting regression and prevent relapse in cancer patients. The composition and characteristics of the tumour microenvironment vary widely and are important in determining the anti-tumour immune response. For example, certain cells of the immune system, including natural killer cells, dendritic cells (DCs) and effector T cells, are capable of driving potent anti-tumour responses. However, tumour cells often induce an immunosuppressive microenvironment, which favours the development of immunosuppressive populations of immune cells, such as myeloid-derived suppressor cells and regulatory T cells. Understanding the complexity of immunomodulation by tumours is important for the development of immunotherapy. Various strategies are being developed to enhance anti-tumour immune responses, including DC-based vaccines and antagonists of inhibitory signalling pathways to overcome 'immune checkpoints'. Existing therapies are also being investigated for their ability to induce an anti-tumour immune response, which could lead to the administration of combination immunotherapies that provide a more efficacious and enduring response. However, there are issues that remain to be understood. In particular, it is clear that there is variability in the ability of a tumour to induce an immune response and hence there is debate about the determinants of tumour immunogenicity. It will be important to resolve these issues in order to predict or modulate responses to immunotherapies. The articles in this specially commissioned Focus on Tumour immunology & immunotherapy from Nature Reviews Cancer and Nature Reviews Immunology, together with some recent Research Highlights, describe our progress in understanding the complexity of the immune system in cancer biology and the promise of immunotherapy.
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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 06:47
D A Rossignol1 and R E Frye2 1International Child Development Resource Center, Melbourne, FL, USA 2Arkansas Children's Hospital Research Institute, University of Arkansas for Medical Sciences, Little Rock, AR, USA Correspondence: Dr DA Rossignol, International Child Development Resource Center, 3800 West Eau Gallie Blvd., Melbourne, FL, 32934, USA. E-mail: rossignolmd@gmail.com Received 11 May 2011; Revised 20 October 2011; Accepted 8 November 2011 Advance online publication 6 December 2011 Abstract Recent studies have implicated physiological and metabolic abnormalities in autism spectrum disorders (ASD) and other psychiatric disorders, particularly immune dysregulation or inflammation, oxidative stress, mitochondrial dysfunction and environmental toxicant exposures (‘four major areas’). The aim of this study was to determine trends in the literature on these topics with respect to ASD. A comprehensive literature search from 1971 to 2010 was performed in these four major areas in ASD with three objectives. First, publications were divided by several criteria, including whether or not they implicated an association between the physiological abnormality and ASD. A large percentage of publications implicated an association between ASD and immune dysregulation/inflammation (416 out of 437 publications, 95%), oxidative stress (all 115), mitochondrial dysfunction (145 of 153, 95%) and toxicant exposures (170 of 190, 89%). Second, the strength of evidence for publications in each area was computed using a validated scale. The strongest evidence was for immune dysregulation/inflammation and oxidative stress, followed by toxicant exposures and mitochondrial dysfunction. In all areas, at least 45% of the publications were rated as providing strong evidence for an association between the physiological abnormalities and ASD. Third, the time trends in the four major areas were compared with trends in neuroimaging, neuropathology, theory of mind and genetics (‘four comparison areas’). The number of publications per 5-year block in all eight areas was calculated in order to identify significant changes in trends. Prior to 1986, only 12 publications were identified in the four major areas and 51 in the four comparison areas (42 for genetics). For each 5-year period, the total number of publications in the eight combined areas increased progressively. Most publications (552 of 895, 62%) in the four major areas were published in the last 5 years (2006–2010). Evaluation of trends between the four major areas and the four comparison areas demonstrated that the largest relative growth was in immune dysregulation/inflammation, oxidative stress, toxicant exposures, genetics and neuroimaging. Research on mitochondrial dysfunction started growing in the last 5 years. Theory of mind and neuropathology research has declined in recent years. Although most publications implicated an association between the four major areas and ASD, publication bias may have led to an overestimation of this association. Further research into these physiological areas may provide insight into general or subset-specific processes that could contribute to the development of ASD and other psychiatric disorders. Keywords: autism; immune dysregulation; inflammation; oxidative stress; mitochondrial dysfunction; environmental toxicants Molecular Psychiatry (2012) 17, 389–401; doi:10.1038/mp.2011.165; published online 6 December 2011, FL, 32934, USA. E-mail: rossignolmd@gmail.com Received 11 May 2011; Revised 20 October 2011; Accepted 8 November 2011 Advance online publication 6 December 2011
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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 06:30
Peter Rothwell est un neurologue d'Oxford qui s'est beaucoup consacré à la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux (AVC). Ses travaux l'ont conduit tout naturellement à s'intéresser (et à participer) aux essais cliniques portant sur le rôle de l'aspirine dans la prévention cardiovasculaire primaire et secondaire. En prenant connaissance de certains travaux menés chez l'animal et de certaines études observationnelles laissant penser que l'aspirine pourrait avoir un effet favorable sur la survenue de cancers, Rothwell a eu l'idée lumineuse de vérifier, à partir des données des grands essais randomisés conduits avec l'aspirine, si la mortalité par cancer était réduite chez les patients prenant le traitement actif. Ceci a été confirmé par plusieurs méta-analyses réalisées par son équipe. Elles ont permis de montrer que, tout au moins dans une population à haut risque vasculaire, l'aspirine à faible dose réduisait de 24 % le risque de cancer colorectal après 20 ans de suivi et que la mortalité par cancer (toutes localisations confondues) était réduite de 21 % pendant la durée des essais. La baisse de la mortalité néoplasique ne paraissait concerner que les adénocarcinomes tout particulièrement dans les localisations gastro-intestinales (œsophage [-58 %] colon et rectum [-40 %]) ou le poumon (- 45 % à 20 ans). En poursuivant ses travaux sur les mêmes données, Rothwell et coll. ont constaté qu'une réduction de la mortalité s'observait déjà deux à trois ans après le début du traitement ce qui semblait trop court pour être expliqué par une action ne portant que sur la carcinogénèse ou sur la croissance tumorale. Ils ont alors émis l'hypothèse que l'effet favorable de l'aspirine pourrait, en partie, être médié par une réduction de la dissémination métastatique ou de la croissance des métastases ce que des travaux expérimentaux et des études observationnelles avaient déjà suggéré. Une réduction de 40 % des métastases d'adénocarcinomes Pour confirmer ou infirmer cette hypothèse, Rothwell et coll. ont donc repris les données de 5 études randomisées de prévention cardiovasculaire par l'aspirine (plus de 75 mg/jour) conduites en Grande Bretagne. Sur 17 285 participants suivis durant 6,5 ans en moyenne 987 cancers solides ont été diagnostiqués. Parmi ces patients atteints de cancers solides le risque de métastases (lors du diagnostic ou du suivi) est apparu globalement réduit sous aspirine de 27 % (intervalle de confiance à 95 % [IC95] entre - 11 et - 40 %; p=0,002). Cette diminution du risque de métastase n'était là encore significative que pour les adénocarcinomes (- 40 %; IC95 entre - 22 et - 54 %: p=0,0001) tandis qu'aucune réduction n'était constatée pour les autres types histologiques. L'effet favorable de l'aspirine sur la survenue de métastases d'adénocarcinome était particulièrement net lors du suivi du patient (- 55 %) et chez les patients ayant un cancer colorectal (-74 %). Globalement sur les 6,5 ans de suivi, la mortalité par adénocarcinome a été réduite de 35 % (p=0,0002). Effet sur la carcinogènèse et sur la dissémination métastatique Il semble donc que, pour la première fois, ait été démontré que l'aspirine, à côté de ses effets préventifs sur la survenue d'adénocarcinomes qui s'observent sur le long terme, a également, à court terme, une action anti-métastatique. L'effet sur l'incidence des adénocarcinomes serait médié par une inhibition de la carcinogénèse tandis que l'effet anti-métastatique serait lui en rapport avec l'action anti-agrégante de l'aspirine (en réduisant la migration des cellules malignes ou en ralentissant la croissance de micro-métastases). Mais il ne s'agit là que d'hypothèses. Avant d'envisager les conséquences possibles de ce travail il convient bien sûr d'en rappeler certaines limites : - aucune des études inclues dans la méta-analyse n'avait pour objectif d'évaluer un effet anti-néoplasique ; - les patients à haut risque cardiovasculaire concernés par ces essais ne sont pas représentatif de la population générale; - on ne disposait pas de données fiables sur la survenue de métastases chez 21 % des patients ayant eu un cancer; - ces résultats positifs sont en contradiction apparente avec ceux de la Women's Health Study et de la Physicians' Health Study qui n'ont pas retrouvé, après 10 à 12 ans de suivi, de diminution du risque de néoplasie et de la mortalité par cancer avec la prise d'aspirine un jour sur deux (ce qui pourrait s'expliquer selon Rothwell par des effets biologiques différents si le médicament n'est pas pris quotidiennement). Prescrire de l'aspirine aux adénocarcinomes ? Ces réserves étant faites de nombreuses questions se posent après les travaux de Rothwell. 1) Peut-on envisager une prescription d'aspirine avec pour seule indication la prévention des adénocarcinomes et ce malgré les résultats négatifs de la WHS et de la PHS ? Il est improbable que nous disposions des résultats d'un essai randomisé directement conçu pour répondre à cette question dans un avenir prévisible et la décision des cliniciens ne pourra s'appuyer que sur un consensus d'experts. 2) Peut-on, par ailleurs, envisager la prescription d'aspirine à petites doses chez les sujets chez lesquels un adénocarcinome a été diagnostiqué afin de réduire leur risque métastatique ? Deux essais randomisés sont actuellement conduits sur ce thème. Dans l'attente de leur résultats, pour Rothwell, il ne parait plus légitime d'arrêter une prescription d'aspirine à visée cardiovasculaire lors de la découverte d'un adénocarcinome comme cela est très souvent fait en clinique. 3) Enfin, un traitement antiagrégant plus puissant, associant deux molécules (comme pour la prévention des thromboses sur stent), pourrait-il avoir des effets plus favorable encore sur le risque métastatique ? Gageons que Peter Rothwell a envisagé la faisabilité d'une nouvelle méta-analyse sur ce point. Il reste à saluer une nouvelle fois l'intuition et l'opiniâtreté de ce neurologue qui, bien loin de sa spécialité, va peut-être bouleverser la prévention et la prise en charge de certains cancers très fréquents. Dr Anastasia Roublev Rothwell P et coll. Effect of aspirin on risk of cancer metastasis : a study of incident cancers during randomised controlled trials. Lancet 2012; publication avancée en ligne le 21 mars 2012
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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 13:40
Have you ever had a “gut-wrenching” experience? Do certain situations make you “feel nauseous”? Have you ever felt “butterflies” in your stomach? We use these expressions for a reason. The gastrointestinal tract is sensitive to emotion. Anger, anxiety, sadness, elation — all of these feelings (and others) can trigger symptoms in the gut. The brain has a direct effect on the stomach. For example, the very thought of eating can release the stomach’s juices before food gets there. This connection goes both ways. A troubled intestine can send signals to the brain, just as a troubled brain can send signals to the gut. Therefore, a person’s stomach or intestinal distress can be the cause or the product of anxiety, stress, or depression. That’s because the brain and the gastrointestinal (GI) system are intimately connected — so intimately that they should be viewed as one system. This is especially true in cases where a person experiences gastrointestinal upset with no obvious physical cause. For such functional GI disorders, it is difficult to try to heal a distressed gut without considering the role of stress and emotion.. Stress and the functional GI disorders Given how closely the gut and brain interact, it becomes easier to understand why you might feel nauseated before giving a presentation, or feel intestinal pain during times of stress. That doesn’t mean, however, that functional gastrointestinal illnesses are imagined or “all in your head.” Psychology combines with physical factors to cause pain and other bowel symptoms. Psychosocial factors influence the actual physiology of the gut, as well as symptoms. In other words, stress (or depression or other psychological factors) can affect movement and contractions of the GI tract, cause inflammation, or make you more susceptible to infection. In addition, research suggests that some people with functional GI disorders perceive pain more acutely than other people do because their brains do not properly regulate pain signals from the GI tract. Stress can make the existing pain seem even worse. Based on these observations, you might expect that at least some patients with functional GI conditions might improve with therapy to reduce stress or treat anxiety or depression. And sure enough, a review of 13 studies showed that patients who tried psychologically based approaches had greater improvement in their digestive symptoms compared with patients who received conventional medical treatment. Is stress causing your symptoms? Are your stomach problems — such as heartburn, abdominal cramps, or loose stools — related to stress? Watch for these other common symptoms of stress and discuss them with your doctor. Together you can come up with strategies to help you deal with the stressors in your life, and also ease your digestive discomforts. Physical symptoms Stiff or tense muscles, especially in the neck and shoulders Headaches Sleep problems Shakiness or tremors Recent loss of interest in sex Weight loss or gain Restlessness Behavioral symptoms Procrastination Grinding teeth Difficulty completing work assignments Changes in the amount of alcohol or food you consume Taking up smoking, or smoking more than usual Increased desire to be with or withdraw from others Rumination (frequent talking or brooding about stressful situations) Emotional symptoms Crying Overwhelming sense of tension or pressure Trouble relaxing Nervousness Quick temper Depression Poor concentration Trouble remembering things Loss of sense of humor Indecisiveness
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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 23:11
Les exposés d’infectiologie finissent souvent par quelques mots de prévention et de prophylaxie : maintenant qu’on connaît l’infection et qu’on sait comment elle se transmet, on va pouvoir s’en protéger. Est-ce vraiment possible avec les légionelloses ? Les études que nous avions rapportées ici il y a peu («Légionellose : a-t-on pris la mesure du danger ? ») instillaient le doute : comment faire, dans la vraie vie, s’il faut se méfier des fontaines installées dans les halls d’hôpitaux, ne pas prendre de douches dans les hôtels et même craindre les eaux froides distales de tous les centres d’hébergement ? Et voilà que deux nouvelles publications, en l’occurrence un case-report et une investigation dans des centres de (re)mise en forme, viennent encore nous compliquer un peu plus la prophylaxie… - Originale mais inquiétante, cette contamination rapportée en février dernier dans le Lancet d’une Romaine âgée de 82 ans par son dentiste. Hospitalisée pour fièvre et détresse respiratoire, on portait le diagnostic de légionellose et elle devait décéder 2 jours plus tard de choc septique. L’enquête menée chez le dentiste, consulté juste avant, révélait que les jets d’eau haute pression du cabinet étaient largement contaminés, par les mêmes bactéries que celles isolées chez la vieille dame. Une histoire rare, mais qui semble prouver qu’une légionellose peut compliquer de simples soins dentaires… - Plus attendue mais pas rassurante pour autant, cette étude menée sur huit ans aux Pays-Bas et ciblant les centres de mise en forme (Wellness centres). Après avoir identifié les établissements à risque potentiel à partir de l’analyse de plus de 2000 cas notifiés à leur Centre de contrôle des maladies infectieuses entre le 1er août 2002 et le 1er août 2010, les auteurs ont enquêté dans les lieux suspects pour finalement en dénombrer 15, sources d’infections de 35 patients. Douze de ces centres s’avéraient positifs pour Legionella spp : 6 pour L pneumophila, 6 pour des non-pneumophila Legionella spp. Sur les 65 prélèvements environnementaux positifs détectés par les enquêtes bactériologiques, 41 provenaient des têtes de douche ; dans deux centres, les souches étudiées étaient génotypiquement rigoureusement identique à celles des malades. Les légionelles, on le sait bien même si le fait est encore confirmé ici, sont intimement liées aux réseaux d’eau –sans doute aussi bien chaude que froide- de nos cités. L’eau nébulisée apparaît évidemment la plus dangereuse, mais elle est aussi bien difficile à éviter. Vivre sans douche, sans spa, sans piscine et sans dentiste, est-ce encore vivre ? Dr Jack Breuil Euser SM et coll. : Wellness centres : an important but overlooked source of Legionnaires’s disease ; Eight years of source investigation in the Netherlands, 1 August 2002 to 1 August 2010. Euro Surveill. 2012;17: pii= 20097.
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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 23:08
Le laquinimod est une substance immunomodulatrice développée depuis plusieurs années pour la prise en charge de la sclérose en plaques rémittente. Des études préliminaires ont montré que le laquinimod réduisait les infiltrats inflammatoires dans le système nerveux central ainsi que la démyélinisation et la perte axonale. Deux études de phase III ont été mises en place pour apprécier l'efficacité de ce produit : BRAVO (Laquinimod Double Blind Placebo Controlled Study in RRMS Patients With a Rater Blinded Reference Arm of Interferon β-1a ) et ALLEGRO (Oral Laquinimod in Preventing Progression in Multiple Sclerosis). Les résultats de cette dernière étude viennent d'être publiés dans le New England journal of Medecine : ils sont positifs en termes d'effets sur les poussées et le handicap. ALLEGRO est une étude multicentrique (139 sites), internationale (24 pays), randomisée et en double aveugle. Les 1 106 patients inclus, atteints de sclérose en plaques rémittente, ont reçu du placebo ou une dose unique de 0,6 mg/j de laquinimod pendant 24 mois. Le taux annualisé de rechute était l'objectif principal de cette étude. Les objectifs secondaires étaient ceux classiquement retenus dans ce genre d’essai : nombre de nouvelles lésions ou de lésions augmentant de volume en imagerie T2, nombre cumulé moyen de lésions prenant le gadolinium, aggravation confirmée à trois mois du handicap (évaluation sur le score EDSS [Expanded Disability Status Score]). Les patients étaient âgés en moyenne de 38 ans avec un score moyen EDSS de 2,6 ± 1,3, une durée d'évolution de la maladie de 8,7 ±6,9 ans, et environ 30 % d'entre eux avaient déjà eu un traitement de première ligne. Au total, 79,5 % des malades dans le groupe laquinimod et 76,8 % dans le groupe placebo ont poursuivi l'étude jusqu'à son terme. Les motifs d’interruption étaient dans la majorité des cas, des raisons personnelles (8 % dans le groupe laquinimod pour survenue d’une poussée et 10,8 % dans le groupe placebo). La tolérance clinique a été très bonne en dehors de douleurs abdominales et d’une augmentation transitoire des enzymes hépatiques chez 20 patients sous laquinimod et 8 sous placebo. L'effet sur le nombre des poussées a été modéré (taux annualisé de poussées de 0,30 vs 0,39, p=0,002, (hazard ratio, 0,72 ; intervalle de confiance 95 %, 0,59 -0,87; P<0,001). Mais il existait une réduction significative du risque de progression de la maladie et des marqueurs IRM de l'activité de la maladie. Les auteurs concluent à la l'efficacité du produit et précisent qu’une étude d'extension est actuellement en cours chez 844 patients. Il est à noter que ces résultats sont similaires à ceux observés dans la sclérose en plaques et que les patients inclus dans cette étude avaient déjà une durée d'évolution significative de la maladie. Face aux nouveaux immunomodulateurs, le laquinimod a comme avantage son mode d'administration simple (voie orale une fois par jour) et l'absence d'effets indésirables. Toutefois ces premiers résultats s'avèrent modestes et parviennent difficilement à concurrencer ceux des médicaments de première ligne. L'étude BRAVO permettra donc de préciser l'avenir de ce médicament dans l'arsenal thérapeutique comme adjuvant aux interférons. Dr Christian Geny Comi G et coll. : Placebo-Controlled Trial of Oral Laquinimod for Multiple Sclerosis. N Engl J Med., 2012; 366: 1000-9.
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