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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 20:06
L’efficacité de la circoncision a été démontrée sur la transmission hétérosexuelle du VIH et d’autres infections sexuellement transmissibles (IST). Les économies engendrées par son intensification en Afrique sub-saharienne ont été modélisées selon la stratégie adoptée. Ces dernières variaient de 197 531 $ à 5 ans d’un programme visant l’adulte et l’adolescent, à 13 millions $ à 25 ans d’une stratégie élargie à l’enfant. Prendre en compte les économies liées aux IST évitées hors VIH permet de rentabiliser plus rapidement le coût de cette intensification. Dr Muriel Macé 13/06/2013 Kacker S et coll.: Costs and Effectiveness of Male Circumcision Scale-up for the Prevention of HIV and Other Sexually Transmitted Infections: Sub-Saharan Africa. 20th CROI (Conference on Retroviruses and Opportunistic Infections) (Atlanta, Etats-Unis) : 3 – 6 mars 2013.
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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 20:00
ASCO 2013 : Une étude fait état d'une évolution clinique plus défavorable pour les patientes atteintes d'un cancer du sein et présentant une carence en vitamine D  RSi Communications D'après la présentation effectuée lors du congrès annuel de l'American Society of Clinical Oncology Selon des chercheurs de l'Université McGill de Montréal (Canada), et al. l'évolution clinique serait plus défavorable pour les patientes atteintes d'un cancer du sein et présentant une carence en vitamine D que pour les patientes associées à un taux de vitamine D suffisant. Leurs travaux ont été présentés lors du congrès ASCO 2013, qui s'est tenu en mai/juin 2013 à Chicago (États-Unis). Les chercheurs ont mené une revue systématique et réalisé une méta-analyse de résumés extraits des bases de données MEDLINE (1982-2012), ASCO et SABCS (2009-2012). Dans ces résumés, ils ont identifié les rapports corrélant les concentrations sériques en vitamine D avec les issues cliniques du cancer du sein, notamment en matière de survie sans maladie (SSM) et de survie globale (SG). Ils ont ainsi identifié sept études rapportant des données corrélatives entre les concentrations sériques en vitamine D et la survie au cancer du sein. Ces données concernaient 4 885 patientes, examinées dans le but de définir la SSM, et 3 858 patientes, examinées afin de déterminer la SG. La carence en vitamine D a été définie comme suit : < 30 ng/mL, < 20 ng/mL et < 14 ng/mL dans trois, trois et une études, respectivement. Par ailleurs, cette carence a été observée, en moyenne, chez 48,1 % des patientes (plage : 17,9-87,8 %). Les investigateurs ont indiqué que la carence en vitamine D était associée à un risque relatif (RR) combiné de 2,13 (intervalle de confiance [IC] : de 1,64 à 2,78) et de 1,76 (IC : de 1,35 à 2,30) pour la SSM et la SG, respectivement.
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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 19:21
Le sel de table serait lié à l’apparition de certaines maladies auto-immunes. Telle est la conclusion d’une étude publiée dans la revue britannique Nature par des chercheurs américains et allemands. Une relation est établie entre le chlorure de sodium et certaines cellules du système immunitaire dites cellules TH17. Cette découverte pourrait ouvrir de nouvelles pistes thérapeutiques vis-à-vis notamment de la sclérose en plaques. En pratique, on observe que l’excès de sel augmente d’abord, et de façon spectaculaire, la production de cellules immunitaires agressives de la catégorie TH17. Les auteurs de ce travail observent en préalable que, ces dernières décennies, la fréquence des maladies auto-immunes est en augmentation constante. Une augmentation qui, selon eux, ne peut s’expliquer par de seuls facteurs génétiques. Cette étude identifie précisément la consommation excessive de sel comme l'un des facteurs pouvant favoriser l’émergence croissante de ces maladies auto-immunes. L’excès de sel entrainerait des changements dans la population des lymphocytes T. Comme s’ils étaient avertis d’une menace pathogène; et ce par des molécules de signalisation des cellules: les “cytokines”. Or le sel peut rendre certains lymphocytes T agressifs. Pour leur part les chercheurs montrent, sur culture cellulaire, que le chlorure de sodium conduit à une production de TH17 qui peut atteindre jusqu’à dix fois le niveau
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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 07:17
L’épidémiologie de l’infection à Clostridium Difficile s’est modifiée au cours des dix dernières années, passant de 5,8 % des enfants hospitalisés pour diarrhée en 2007 à 20,68 % en 2011, selon une étude italienne. Particulièrement remarquable est le fait que plus du tiers de ces enfants n’avait aucun facteur de risque et que l’infection semble acquise dans la communauté. Un tiers aussi des patients infectés avait moins de 2 ans, confirmant le fait que C. Difficile peut être pathogène dès cette classe d’âge. Dr Roseline Péluchon 10/06/2013 Borali E et coll. : Prolonged Clostridium Difficile diarrhea among children in a tertiary care hospital : a 10 year retrospective study. ESPGHAN (European Society for Paediatric Gastroenterology Hepatology and Nutrition) – 46 th Annual Meeting (Londres) : 8-11 Mai 2013.
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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 07:07
L’hypothèse d’un dysfonctionnement neurodéveloppemental dans la schizophrénie est, rappelle l’éditorialiste de The American Journal of Psychiatry, le modèle actuellement dominant pour cette psychose où des altérations du développement neurologique surviendraient « bien avant l’apparition clinique de la maladie. » Des pistes existent pour certaines de ces anomalies présumées, notamment la possibilité d’apporter un supplément en choline aux femmes enceintes durant le second et le troisième trimestre de la grossesse, dans la mesure où la choline est essentielle pour le développement des récepteurs α7-nicotiniques [1]. Mais pour démontrer l’efficacité d’une telle stratégie préventive, le problème principal réside dans la difficulté de la rattacher de façon significative à une affection qui ne survient en général que des années, voire des décennies plus tard. Aussi faut-il proposer un « critère de substitution » (surrogate marker), comme la capacité précoce du cerveau infantile à s’adapter à un son répété, plusieurs facteurs de risque de schizophrénie semblant associés à un échec de cette adaptation dans l’enfance. L’acquisition d’une inhibition physiologique lors du neurodéveloppement est en effet nécessaire au bon fonctionnement du cerveau, un déficit d’inhibition (par défaillance du filtre sensoriel) s’observant au cours de la schizophrénie ou d’autres affections, notamment les troubles de l’attention. L’intérêt d’une telle stratégie « diététique » dès la vie intra-utérine est plus facile à démontrer dans d’autres pathologies (les défauts de fermeture du tube neural : anencéphalie, spina bifida) où un supplément en acide folique chez la femme enceinte réduit le risque de ces maladies. Mais les corrélations épidémiologiques sont plus difficiles à établir pour l’intérêt éventuel d’un tel apport de type « alicament » (en l’occurrence un supplément en choline) dans la schizophrénie, car l’émergence clinique de cette maladie est très différée chronologiquement. Les chercheurs espèrent toutefois que cette stratégie d’amélioration du neurodéveloppement (par une telle mesure d’ordre diététique) pourra se révéler non spécifique, et donc fructueuse au moins dans d’autres problématiques : impulsivité, troubles de l’attention, troubles de l’humeur. 12/06/2013 [1] http://www.inserm.fr/espace-journalistes/nachr-a7-un-recepteur-qui-gagne-a-etre-mieux-connu
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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 10:55

Maladie de Lyme : jeux de hasard avec l’ELISA

5. juin 2013

 

Dans les cabinets et les laboratoires, une guerre particulière fait rage. 

 

Année après année, des tiques transmettent Borrelia burgdorferi à 200 000 personnes, il n’y a pas de vaccin. 

 

Les tests ont des défauts plus ou moins importants - et ainsi beaucoup d’infections passent inaperçues pendant des années.

 

Son et lumière : les 10 et 11 mai, les chutes du Niagara et la Tour CN brilleront de manière inaccoutumée, des actions sont aussi prévues á Berlin. 

 

Derrière tout cela ne se cache pas une action artistique – plutôt des patients à travers le monde qui essaient de faire réagir les médecins et les politiciens sur la maladie de Lyme

L’activisme peut paraître surprenant, mais il a un fond sérieux. 

 

La détection à temps des infections sans complication peut ainsi permettre de les traiter avec des antibiotiques. 

 

Sans traitement adéquat, cela conduit souvent à de la fatigue, des douleurs articulaires et musculaires, et des déficits cognitifs. 

 

Après ce stade, le système nerveux central et périphérique souffre encore plus (neuroborréliose).

Mythes et idées fausses

 

La maladie commence après une morsure de tique par une infection locale, avec une éruption cutanée (érythème migrant), et des symptômes ressemblant à la grippe et parfois à des maladies gastro-intestinales. John J. Halperin, Phillip Baker et Gary P. Wormser critiquèrent dans un article de revue le fait que les médecins mettent trop en avant le problème de peau dans à leur diagnostic. 

 

Le fait est que jusqu’à 50 pour cent des patients ne développent pas la rougeur. 

 

Dans les analyses de sang, on peut observer des anticorps – mais cela peut prendre plusieurs semaines. 

 

Si, après la fin du traitement, l’érythème migrant apparaît à nouveau, les patients risquent une rechute. 

 

Récemment, les scientifiques montrèrent par analyse génétique qu’il s’agit d’une nouvelle infection par Borrelia – totalement indépendante de la première déjà en cours de traitement.

Beaucoup de mal avec les anticorps

 

En cas de suspicion, des laboratoires spécialisés analysent les échantillons de sang par l’Enzyme Linked Immunosorbent Assays (ELISA). 

La méthode présente plusieurs inconvénients : la sensibilité, la spécificité et la normalisation ne répondent pas aux attentes des médecins.

 

Selon le Dr Armin Schwarzbach du Borreliose Centrum Augsburg, jusqu’à 70 pour cent de tous les tests ELISA restent négatifs malgré l’infection. 

 

« Le problème est que dans les tests ELISA, trop peu d’antigènes et de lysats recombinants sont utilisés, donnant des mélanges faux ou incomplets. 

 

Nous savons maintenant qu’il y a beaucoup de nouvelles sous-espèces de Borrelia », dit Schwarzbach. 

Le problème est la variabilité antigénique et la variance des sous-espèces individuelles. 

Pour la Russie, le Japon, l’Australie et l’Europe, différentes méthodes de détection seraient nécessaires. 

Actuellement, il y a environ 30 tests ELISA différents sur le marché – avec des antigènes différents.

 

Tique
pastedGraphic.pdf Stud.med.dent. Sascha Alexander Bröse

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 10:47

Aspirineparacétamol

 

Les médicaments antalgiques et les anti-inflammatoires non stéroïdiens les plus célèbres pourraient révéler leur côté obscur :

ils inhiberaient la production de testostérone chez l’Homme et seraient donc à ce titre des perturbateurs endocriniens. Chez le rat, cela se traduit par une féminisation des mâles.


Les antalgiques les plus utilisés pourraient présenter des effets similaires à ceux des perturbateurs endocriniens, comme le bisphénol A et les phtalates.

 

Ainsi, le paracétamol et les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) inhiberaient la production de testostérone chez l’adulte.

 

C’est ce qu’indique une étude menée par l’Inserm sur des échantillons de tissu testiculaire d’hommes adultes, mis en culture avec du paracétamol ou de l’aspirine.

 

« Quatre études de cohorte indépendantes mettent en évidence une association entre antalgiques et risque de cryptorchidie [l’absence d'un ou des deux testicules dans le scrotum, NDLR], décrit Bernard Jégou, directeur de l’institut de Recherche, santé, environnement et travail (Irset) de Rennes.

 

Nos travaux chez le rat montrent une baisse de la production de testostérone, ou encore une féminisation des rats mâles nouveau-nés. »

 

On a tendance à apprécier les anti-inflammatoires non-stéroïdiens comme le paracétamol pour leur capacité à atténuer les douleurs. Mais s'ils entraînent une féminisation des hommes, ils risquent de perdre de leur superbe. © Michelle Tribe

 


Des antalgiques nocifs pour les testicules


Grâce à ces résultats parus dans Human Reproduction, les chercheurs ont obtenu le soutien de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) afin de mener des recherches chez l’humain, du stade fœtal au stade adulte. Pour Bernard Jégou, « il s’agit des médicamentsparmi les plus utilisés dans le monde. La conduite de ces travaux est donc un enjeu de santé publique ».


Le docteur et son équipe ont ainsi exposé des échantillons testiculaires d’hommes adultes à différentes doses de paracétamol ou d’aspirine pendant au moins 24 heures.

 

Les observations semblent sans appel. « À des concentrations équivalentes à celles retrouvées dans le plasma en cas de prise de ces molécules, chacune d’elles perturbe la production d’hormonesstéroïdiennes et d’autres facteurs nécessaires à la masculinisation et lafertilité », explique le chercheur.

 

En pratique, cela se manifeste par une baisse de production de la testostérone mais également des prostaglandines.

 

Pour Bernard Jégou, ces résultats « interpellent sur l’usage massif etchronique [des antalgiques] par certaines catégories de personnes.

 

Des athlètes de haut niveau en usent et en abusent, notamment à des fins préventives.

 

Outre les risques potentiels sur la fertilité ou sur la santé en général, ces produits qui provoquent une baisse de production de testostérone pourraient donc être contre-productifs en termes de performances ».

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 07:09
Près de 9 patients sur 10 atteints du syndrome de fatigue chronique se plaignent d’avoir un sommeil non récupérateur. Pourtant, malgré de nombreux travaux consacrés à ce syndrome, il n’a pas été possible jusqu’à présent d’identifier un trouble du sommeil spécifique à cette pathologie. Une étude récente fait à nouveau le point sur le sujet, en examinant les polysomnographies de 343 patients atteints du syndrome de fatigue chronique. Un seul enregistrement a suffi pour identifier un tiers des patients (n=104), porteurs d’un trouble du sommeil caractérisé, apnée du sommeil ou syndrome des jambes sans repos. Les autres présentent aussi des troubles du sommeil, que les auteurs classent en 4 phénotypes distincts et qui évoquent, dans 9 cas sur 10, la présence d’insomnie ou d’hypersomnie. Les groupes 1 et 4 se caractérisent par des symptômes évoquant l’insomnie : difficultés à initier le sommeil pour le type 1 et à le maintenir pour le type 4. Les groupes 2 et 3 réunissent en revanche les caractéristiques des sommeils de mauvaise qualité, avec de fréquentes phases d’éveil pour le type 2 et une diminution des phases d’éveil pour le type 3, ce dernier groupe comprenant certains patients souffrant d’hypersomnie et de narcolepsie. Bien que la physiopathologie du syndrome de fatigue chronique nous soit encore inconnue, il pourrait donc être dès à présent utile de proposer aux patients diagnostiqués comme souffrant de ce syndrome la réalisation d’une polysomnographie. Elle permettra pour certains d’éliminer un syndrome d’apnée du sommeil ou un syndrome des jambes sans repos, justifiant tous deux d’un traitement spécifique. Pour les autres, elle identifiera des troubles de la qualité ou de la quantité du sommeil, permettant des prises en charge adaptées à chacune des situations. Dr Roseline Péluchon 10/06/2013 Gotts ZM et coll. : Are theresleep-specificphenotypes in patients with chronic fatigue syndrome? A cross-sectiona lpolysomnography analysis. BMJ Open 2013;3:e002999.doi:10.1136/bmjopen-2013-002999
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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 07:06
Du miel et des vers, mais pas d’antibiotiques Sans doute croyez vous bien connaître le diclofénac, anti inflammatoire largement prescrit en ville et à l’hôpital ; mais saviez vous que cette molécule possède une activité bactéricide vis-à-vis de souches de staphylocoques, Listeria, Escherichia coli ou Mycobacterium, sensibles ou non aux antibiotiques ? Et ce n’est pas le seul médicament non supposé anti bactérien à développer de tels effets, puisqu’on pourrait aussi citer les statines, les phosphonosulphonates, l’oxyfédrine et d’autres… L’homme devra t-il un jour, submergé par les résistances aux antibiotiques et l’absence de nouveaux produits, « profiter » des vertus cachées de molécules développées pour d’autres usages ? P Bourlioux, de l’Académie de Pharmacie, nous livre un listing de ce que pourraient être les alternatives aux antibiotiques. Une liste ou le miel et les virus tiennent une place de choix… -Bactériophages. Les virus qui détruisent les bactéries sont partout, dans les excréments, la terre, les eaux d’égouts… Ils ont été utilisés un peu partout depuis 1919 pour traiter des maladies infectieuses, et continuent de l’être dans les pays de l’Est ; la phagothérapie n’est pas reconnue en France au prétexte que trop peu d’expérimentations contrôlées ont été publiées, et pourtant le nombre de publications dédiées explose littéralement depuis 1994. Des résultats très intéressants ont été obtenus sur des infections à staphylocoques ou Pseudomonas multi résistants. Les phages, désormais autorisés en agro alimentaire par la FDA américaine, renaissent partout, y compris en France où un laboratoire vient d’obtenir un financement de 900 000 € de la DGA (« Phagespoir »). -Apithérapie. Les propriétés anti infectieuses du miel ont été documentées dès 1894 et, comme les phages, c’est la découverte des antibiotiques qui les a plongées dans le domaine du folklore. Le miel développe des propriétés curatives synergiques, agissant tant sur la phase inflammatoire que sur les germes eux- mêmes ou sur la production des cytokines et la granulation. Tous ne sont pas également efficaces, les anglos-saxons préférant le miel de manuka et les français le miel de thym. Le miel est régulièrement utilisé par certaines équipes françaises (celle de Limoges a acquis en la matière une incontestable réputation), grâce à un produit filtré et passé aux rayons gammas avant d’être utilisé, surtout pour des blessures traumatiques et chirurgicales et sur des brûlures. Ce n’est pas tout, loin de là. Certaines plantes pourraient être utiles dans certaines circonstances et, sur ce site, ont été exposés à plusieurs reprises les multiples intérêts de l’asticothérapie (ou luciliathérapie ou larvothérapie), méthode de désinfection des plaies très ancienne dont les Australiens ont toujours été de grands adeptes (citons aussi des travaux de Caen ou Lyon). P Bourlioux leur consacre évidemment une belle place, rappelant que l’utilisation des larves d’asticots a été reconnue comme médication en Europe en 2004 et qu’une première ATU a été délivrée par l’Afssaps en France en 2006. Peut-être entrerons nous bientôt, comme d’aucun le craignent, dans l’ère post-antibiotiques. Ce ne sera pourtant pas un véritable retour en arrière, tant l’homme connaît aujourd’hui de nombreux moyens de se défendre contre les microbes. Dr Jack Breuil 10/06/2013 Bourlioux P : De quelles alternatives notre arsenal thérapeutique anti-infectieux dispose-t-il face aux bactéries multi- résistantes ? Annales Pharmaceutiques Françaises 2013 ; 71 : 150-158.
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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 07:04
Bon nombre de preuves suggèrent le rôle important des formes solubles de peptide Aβ dans la neurotoxicité associée à la maladie d’Alzheimer (MA). L’apolipoprotéine E (ApoE) agit normalement pour aider à la formation de HDL qui favorise l’élimination des formes solubles d’amyloïde-β. Son expression est sous la régulation des récepteurs PPARγ (peroxisome proliferator-activated receptor gamma), LXRs (liver X receptors), et RXRs (retinoid X receptors). Des travaux antérieurs ont montré des effets positifs de l’administration chronique d’agonistes de PPARγ et de LXR sur les taux d’Aβ et les fonctions cognitives dans des modèles murins de MA. Stimuler l’activité transcriptionnelle des RXR pourrait induire une augmentation de l’expression d’ApoE et faciliter l’élimination d’amyloïde-β. Partant de cette hypothèse, une équipe de l’université Case Western (USA ) dirigée par Gary Landreth a étudié dans des modèles murins de MA, essentiellement la souris APP/PS1, l’efficacité d’un agoniste sélectif de RXR qui passe la barrière hémato-encéphalique, le bexarotène, anticancéreux utilisé contre le lymphome cutané à cellules T. Publiés dans Science il y a quelques mois (1), les résultats montraient en résumé qu’une administration chronique de bexarotène en traitement oral à 100 mg/kg diminuait les formes solubles de Aβ dans l’hippocampe et le cortex en augmentant leur clairance d’une façon ApoE-dépendante à des stades précoce ou plus tardif de la maladie (souris de 2, 6, 9 et 11 mois). Dans la plupart des cas, pas dans tous, on retrouvait également une réduction des plaques amyloïdes. Au final aux 2 stades, on observait des améliorations cognitives et comportementales, corrélées à des diminutions d’environ 30 % des taux de Aβ soluble, et aucunement aux concentrations de Aβ insoluble. Science publie 4 commentaires techniques d’équipes indépendantes qui ont cherché à reproduire ces résultats spectaculaires en faveur d’un rôle des récepteurs RXR, de l’ApoE, des peptides Aβ solubles, dans les processus neuropathologiques qui mènent à la MA. Les chercheurs utilisent des modèles murins similaires et la même dose de bexarotène. Confirmation d’une amélioration des déficits cognitifs Nicholas Fitz et coll. (2) confirment que le bexarotène améliore considérablement les déficits cognitifs et diminue significativement les formes solubles de Aβ, réduction du même ordre que celle rapportée par Cramer et coll., et liée à l’ApoE. Cependant les chercheurs ne constatent pas de conséquence sur les plaques amyloïdes, ni sur les peptides Aβ40 and Aβ42 insolubles. Pour eux, il est possible que le bexarotène exerce son effet non pas en modifiant les plaques amyloïdes, mais en réduisant les oligomères solubles dans le cerveau ou par un mécanisme non lié à Aβ. Indépendamment de toute divergence, ces chercheurs considèrent les données comme pertinentes pour une approche thérapeutique ciblant l’APoE au niveau transcriptionnel. On remarquera que les 2 équipes utilisent la formulation commerciale médicamenteuse du bexarotène, micronisée, et dont les propriétés pharmacocinétiques et toxicologiques sont parfaitement connues. Utilisant une formulation de bexarotène solubilisé avec du DMSO, de l’éthanol et un dérivé de propylène glycol, Ashleigh Price et coll. (3) ne mettent pas en évidence de résultat sur la charge amyloïde (Aβ soluble+ oligomérique + insoluble), ni sur les plaques. Ils relèvent une variabilité considérable de leurs résultats concernant la charge amyloïde chez les animaux les plus jeunes (7 mois vs 11 mois). La validité de leur préparation de bexarotène est notamment vérifiée par l’augmentation de l’apoE. Ina Tesseur et coll. (4) observent que les taux de différents peptides Aβ40 et 42 solubles ne sont pas affectés par le bexarotène, ni les plaques, ni l’ApoE. Cette équipe est la seule avec celle de Fitz à avoir recherché les répercussions cognitives. Elle note un impact possible sur la mémoire mais sans pouvoir en tirer de conclusion définitive en raison d’effets secondaires toxiques importants chez les animaux auxquels a été administrée une formulation solubilisée grâce à des cyclodextrines. Pour elle, la formulation du médicament est un point critique. Veeraraghavalu et coll. constatent des améliorations de taille moyenne à très importante sur les peptides Aβ solubles dans 3 modèles animaux, dont les souris APP/PS1 à 2 âges différents, et de moindre intensité sur les peptides insolubles. Aucun impact du bexarotène n’est constaté sur les plaques. Uniformiser les conditions d’expérimentation Au final, pour reproduire des résultats publiés il semblerait souhaitable que dans un premier temps les chercheurs de différentes équipes utilisent les mêmes conditions, relatives aux modèles animaux, aux techniques de dosage et aux espèces mesurées, tout en administrant le même produit. Des divergences sont observées dans chacun des commentaires techniques, même si nous ne les détaillons pas ici. Un résultat du bexarotène sur les formes solubles de Aβ est observé par 2 équipes, une 3ème n’a pas évalué cet effet et la 4ème utilise une préparation toxique qui ne permet pas d’augmenter l’ApoE. Dans un droit de réponse, Gary Landreth et coll. (6) relèvent que les données reproduisent et valident leur conclusion majeure : le bexarotène stimule l’élimination de peptides Aβ et entraîne des améliorations comportementales. Ils n’expliquent pas l’impossibilité à réduire les plaques amyloïdes, en dehors du fait qu’ils l’ont déjà notée, chez des souris de 9 mois, et qu’une variabilité importante est aussi remarquée par plusieurs auteurs étudiant des agonistes des LXR. Ils soulignent que la formulation utilisée par Tesseur résulte en des concentrations 20 fois plus importantes de bexarotène dans le plasma et le cerveau, d’où des effets toxiques. Pour terminer, des essais cliniques de phase 1 et 2 sont en cours avec le médicament. Dominique Monnier 07/06/2013 (1) Cramer PE et coll. : ApoE-Directed Therapeutics Rapidly Clear β-Amyloid and Reverse Deficits in AD Mouse Models. Science. 2012; 335: 1503-6 (2) Fitz NF et coll. : Comment on "ApoE-directed therapeutics rapidly clear β-amyloid and reverse deficits in AD mouse models". Science. 2013; 340: 924-c. doi: 10.1126/science.1235809. (3) Price AR et coll. Comment on "ApoE-directed therapeutics rapidly clear β-amyloid and reverse deficits in AD mouse models". Science. 2013; 340: 924-d. doi: 10.1126/science.1234089. (4) Tesseur I et coll. : Comment on "ApoE-directed therapeutics rapidly clear β-amyloid and reverse deficits in AD mouse models". Science. 2013; 340: 924-e. doi: 10.1126/science.1233937. (5) Veeraraghavalu K et al. Comment on "ApoE-directed therapeutics rapidly clear β-amyloid and reverse deficits in AD mouse models". Science. 2013 May 24;340(6135):924-f. doi: 10.1126/science.1235505. (6) Landreth GE et al. Response to Comments on “ApoE-Directed Therapeutics Rapidly Clear β-Amyloid and Reverse Deficits in AD Mouse Models” 340(6135):924-g. doi: 10.1126/science.1234114.
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