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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 07:18
Environ 20 % des fièvres chez les patients de retour d'Afrique sont dues au paludisme et l'on dénombre chaque année en France plus de 5 000 cas de paludisme d'importation et une vingtaine de décès. Nous sommes l'un des pays européens les plus touchés, mais c'est du Royaume-Uni que nous vient une étude précisant les facteurs de risque de mortalité. Entre 1987 et 2006, 39 302 cas de paludisme ont été déclarés au Royaume-Uni dont 25 054 dus au P. falciparum, responsable de 184 décès sur les 191 déclarés. Deux principaux groupes de voyageurs sont individualisés : les personnes, le plus souvent d'origine africaine, et dans cette étude il s'agit surtout d'Afrique de l'ouest, dont le motif du voyage est de rendre visite à de la famille ou des amis et les touristes, allant plutôt en Afrique du sud et en Gambie, destination très prisée semble-t-il par les Anglais. Les premiers constituent la majorité des cas de paludisme importé, mais ce sont les seconds qui ont le risque de décès le plus élevé (3 % vs 0,32 %). Les décès sont particulièrement fréquents parmi les voyageurs revenant de Gambie. Dans ce cas les auteurs mettent en cause le système des voyages « clés en main », au cours desquels les touristes ne sont pas toujours bien conscients des dangers et peu avertis des signes d'alerte à leur retour. Contrairement à ce que l'on constate dans les pays endémiques et notamment en Afrique, les décès dus au paludisme importé concernent plutôt les patients les plus âgés (odds ratio : 10,68 ; intervalle de confiance à 95 % : 6,4 à 17,8 pour les plus de 65 ans comparé aux 18-35 ans). La raison n'en est pas très claire, mais selon les auteurs cette différence ne serait pas seulement liée à l'existence de co-morbidités. L'utilisation d'une chimioprophylaxie est associée à un risque inférieur de décès chez les patients qui ne sont pas d'origine africaine (0,6 % vs 3,4 %). Enfin le délai de prise en charge paraît un élément essentiel. Le temps écoulé entre l'apparition des symptômes et le diagnostic est similaire ici à celui rapporté dans d'autres travaux, compris entre 4 et 8,5 jours. Les décès s'observent davantage chez les patients ayant tardé à consulter, et il est frappant de constater qu'ils surviennent peu de temps après l'hospitalisation, malgré une mise en route rapide des traitements. Les auteurs précisent même que 26 % des patients décèdent chez eux ou dans l'ambulance. En définissant plus précisément les personnes à risque de décès, cette étude permet de cibler les interventions vers les personnes les plus âgées, les voyageurs nés en dehors de zones d'endémie et ceux voyageant à la recherche du « soleil d'hiver », en particulier en Gambie pour nos amis anglais. Les professionnels consultés doivent insister sur la prévention et la chimioprophylaxie et sur la nécessité d'une consultation rapide en cas de symptômes après le retour. Les patients nés dans les zones d'endémie ne doivent toutefois pas être oubliés dans les conseils de prévention car ils fournissent le plus gros contingent en termes de morbidité. Rappelons que le paludisme tue encore environ 800 000 personnes chaque année dans le monde. Checkley AM. et coll. : Risk factors for mortality from imported falciparum malaria in the United Kingdom over 20 years: an observational study BMJ 2012;344:e2116 doi: 10.1136/bmj.e2116 05/04/12 (JIM) Dr Roseline Péluchon
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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 06:59
Vous aurez peut-être lu lors du congrès de printemps de la Society for General Microbiology qui s’est tenu fin mars à Dublin, un compte-rendu du travail des chercheurs du Metropolitan University de Leeds. Il s’agissait de tester les effets de trois teintures de plantes, le thym, le souci et la myrrhe, sur Propionibacterium acnes, la bactérie responsable de l’acné. Où il s’est avéré que la teinture de thym, préparée de façon simple en laissant infuser la plante dans une solution alcoolique, était la plus efficacement et rapidement bactéricide, au point même de faire mieux que le peroxyde de benzoyle, ingrédient actif de nombreuses crèmes et solutions anti-acnéiques. Conclusion des auteurs, qui voient dans le thym une solution au problème de nombreux patients, en particulier ceux qui supportent mal le peroxyde de benzoyle, parfois responsable de sensations de brûlures et autres irritations… Le thym, donc, pour soigner mon acné ? Pourquoi pas, puisque les extraits de la plante pourraient, outre leurs propriétés bactéricides, procurer des effets anti inflammatoires et calmants particulièrement bénéfiques. Et puis, les auteurs anglo-saxons ne sont pas les premiers à avoir testé la plante. On trouve d’autres traces dans la littérature médicale, comme par exemple ce travail chinois de 2010. Les auteurs d’Harbin, Northeast Forestry University, avaient quant à eux testé une dizaine de plantes sur ce même Propionibacterium. Le thym, la cannelle et la rose exerçaient les meilleures activités bactéricides, à 0,016 % (v/v) en CMI (concentration minimale inhibitrice), la première plante s’avérant très rapidement bactéricide -moins de 5 mn dans les conditions de l’expérience- à faible concentration. Un travail qui, au moins temporellement, succédait lui même à un autre, réalisé par des Coréens (Tae-Heon Oh, J Gen Appl. Microbiol., 2009) pour caractériser les effets et la composition chimique d’huiles essentielles de thym actives sur des Propionibacterium d’acnéiques. Il ne reste plus au thym, selon M Gomez-Escada, de Leeds, qu’à confirmer son efficacité sur des modèles d’environnement cutané et sur le terrain. Une démonstration qui ouvrirait peut-être la porte à d’autres travaux, dans des spécialités différentes. En effet, et ce n’est certainement pas le moindre intérêt de l’affaire, les chinois Zu et coll, dans leur travail cité ici, avaient eu l’idée de tester leurs extraits sur 3 lignées de cellules cancéreuses humaines (PC-3 de carcinome prostatique, A549 de carcinome pulmonaire et MCF-7 de cancer du sein), avec des résultats de cytotoxicité qui pourraient s’avérer intéressants, au moins dans le premier cas. Dr Jack Breuil Zu Y et coll. : Activities of ten essential oils towards Propionibacterium acnes and PC-3, A-549 and MCF-7 cancer cells. Molecules 2010; 15 : 3200-10 jim.fr
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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 06:51
En France, 70 % des plombages pour les caries des molaires et des prémolaires contiennent du mercure. D'après certains estimations, les Français comptabiliseraient ainsi 17 tonnes de mercure dans leurs bouches. Les dernières recommandations de l'Afssaps sur le sujet datent de 2005. L'agence conseille d'éviter les plombages à base de mercure (ou de procéder à leur retrait) chez les femmes enceintes ou allaitantes, les personnes dont les reins sont fragilisés par un antécédent de glomérulonéphrite et les allergiques au mercure. Elle met en garde également contre l'éclaircissement des dents postérieures qui possèdent des amalgames à cause de la libération des vapeurs de mercure. Interrogé par E-Santé, le service de presse de l'Afssaps fait savoir que « les recommandations de 2005 sur les amalgames dentaires doivent effectivement être révisées. En revanche l'élaboration des nouvelles recommandations implique une expertise externe, pour laquelle le calendrier des réunions n'est pas encore déterminé, du fait des actualités récentes sur les dispositifs médicaux (affaire PIP) ». Plusieurs pays européens, dont la Norvège, le Danemark et la Suède, ont déjà interdit le mercure dentaire. La fuite de cette substance est proportionnelle au nombre d'amalgames et peut survenir lors de la condensation, du polissage, de la pose et de l'usure des amalgames. À ce jour, six études ont mis en évidence un lien entre le mercure inorganique et des troubles du développement neurologique, comme l'autisme. Sept autres études ont conclu à l'impact du mercure, même à de faibles doses, sur les maladies cardiovasculaires. D'après André Picot, toxicologue et ancien directeur de Recherche de l'Unité de Prévention du risque chimique au CNRS, le mercure est cancérogène, mutagène et toxique pour les systèmes nerveux, immunitaire et hormonal. Le réflexe d'appeler le 15 encore trop rare en cas d'infarctus Le Figaro, mardi 3 avril, www.sante.lefigaro.fr Une étude de l'observatoire européen Stent for Life montre que moins d'un Français sur deux a le réflexe d'appeler le Samu en cas de douleur vive dans la poitrine, et ce malgré les récentes campagnes d'information visant à diffuser ce bon geste. Depuis les premiers résultats d'une même enquête en novembre 2010, il n'y a eu aucune progression des appels vers le 15 de la part de malades souffrant de douleurs thoraciques. La très grande majorité des personnes victimes d'infarctus présentent des douleurs thoraciques. Environ 70 % d'entre elles passent un appel téléphonique, mais moins de la moitié de ces appels sont adressés au Samu (49 % en 2010 et 47 % en 2011). Quand un patient cherche à contacter un autre interlocuteur, comme un généraliste par exemple, « les délais sont doublés, c'est dramatique», déplore le Pr Martine Gilard, cardiologue au CHU de Brest. Les réticences à appeler le 15 viennent de la peur de déranger, le sentiment de ne pas être concerné ou le déni face à l'accident cardiaque. Pourtant le 15 est là « pour faire le tri » rappelle le Pr Girard. Et le bénéfice est immense : en effet, « lorsque l'artère coronaire bouchée est désobstruée dans les 90 minutes qui suivent l'apparition des premières douleurs, les séquelles sont quasi nulles, alors qu'un délai supplémentaire entraîne un risque irrémédiable d'insuffisance cardiaque. » E-santé, avril 2012, www.e-sante.fr
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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 06:49
Quels changements significatifs viennent affecter l'épaisseur du cortex dans la schizophrénie, et quelles sont les parts respectives de la maladie, du vieillissement normal ou pathologique, voire du traitement ? Fruit d'une collaboration entre une équipe d'Utrecht (Pays-Bas) et de Montréal (Canada), une étude longitudinale (sur 5 ans) a comparé des données d'imagerie par résonance magnétique chez 96 patients schizophrènes (70 hommes et 26 femmes) et 113 sujets-contrôles de 16 à 56 ans. Au terme de cette recherche, plusieurs constats apparaissent : au départ, les schizophrènes ont souvent, par comparaison aux sujets-témoins, un amincissement du cortex plus marqué sur les régions « orbito-frontale gauche, para-hippocampale droite et temporale supérieure » contrastant avec un « épaississement du lobule pariétal supérieur et du pôle occipital.» En revanche, l'épaisseur moyenne du cortex (mean cortical thickness) ne diffère pas entre les deux groupes. Au fil du temps, un amincissement marqué intéresse de vastes zones (widespread areas) du manteau cortical, « plus prononcé pour le cortex temporal (bilatéral) et la région frontale gauche», et une évolution défavorable de la maladie se révèle « associée à une plus grande amplitude de cet amincissement cortical.» Une autre observation intéressante concerne la part possible du traitement dans le déterminisme de cet amincissement : dans la mesure où, comparativement à la prise de neuroleptiques typiques (molécules plus anciennes), le recours aux neuroleptiques atypiques (antipsychotiques de deuxième génération) est « associé à un amincissement cortical moins prononcé», ce constat contribue ainsi à renforcer l'intérêt pour ces « nouvelles » molécules, puisqu'il suggère leur moindre interférence iatrogène avec les mécanismes physiopathologiques à l'oeuvre dans la schizophrénie. L'existence de cet amincissement cortical confirme surtout l'implication de processus organiques dans le mécanisme de la schizophrénie, « plus marqués dans les régions frontales et temporales», et évoluant progressivement de façon péjorative au fil de la maladie. Neeltje E et coll. : Changes in cortical thickness during the course of illness in schizophrenia. Arch Gen Psychiatr,y 2011 : 871-880. 04/04/12 (JIM) Dr Alain Cohen
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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 06:37
Effect of magnesium supplementation on blood pressure: a meta-analysis To date, there has been inconclusive evidence regarding the effect of magnesium supplements on blood pressure (BP). This meta-analysis was conducted to assess the effect of magnesium supplementation on BP and to establish the characteristics of trials showing the largest effect size. Primary outcome measures were systolic blood pressure (SBP) and diastolic blood pressure (DBP) at the end of the follow-up period. One hundred and forty-one papers were identified, of which 22 trials with 23 sets of data (n=1173), with 3 to 24 weeks of follow-up met the inclusion criteria, with a supplemented elemental magnesium range of 120–973 mg (mean dose 410 mg). 95% confidence intervals (CI) were calculated using DerSimonian and Laird's random-effects model, with effect size calculated using Hedges G. Combining all data, an overall effect of 0.36 and 0.32 for DBP and SBP, respectively, was observed (95% CI 0.27–0.44 for DBP and 0.23–0.41 for SBP), with a greater effect being seen for the intervention in crossover trials (DBP 0.47, SBP 0.51). Effect size increased in line with increased dosage. Although not all individual trials showed significance in BP reduction, combining all trials did show a decrease in SBP of 3–4 mm Hg and DBP of 2–3 mm Hg, which further increased with crossover designed trials and intake >370 mg/day. To conclude, magnesium supplementation appears to achieve a small but clinically significant reduction in BP, an effect worthy of future prospective large randomised trials using solid methodology. European Journal of Clinical Nutrition (2012) 66, 411–418; doi:10.1038/ejcn.2012.4; published online 8 February 2012 L Kass1, J Weekes1 and L Carpenter2 1School of Life Sciences, University of Hertfordshire, Hatfield, UK 2Centre for Lifespan and Chronic Illness Research, University of Hertfordshire, Hatfield, UK Correspondence: L Kass, School of Life Sciences, University of Hertfordshire, CP Snow Building, College Lane, Hatfield, Hertfordshire, Herts AL10 9AB, UK. E-mail: l.s.kass@herts.ac.uk Received 10 August 2011; Revised 12 December 2011; Accepted 20 December 2011 Advance online publication 8 February 2012
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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 06:27
Deux équipes nord-américaines ont retrouvé une association entre cancers colorectaux et une bactérie, Fusobacterium. Ces travaux, dont l'un est publié dans Genome Research, montrent que cette bactérie est abondamment présente dans certains carcinomes colorectaux, alors qu'elle est habituellement peu répandue dans le système digestif. Il serait donc possible que Fusobacterium joue un rôle dans la carcinogenèse, mais il est tout autant possible que la bactérie s'accumule dans le côlon après que la tumeur se soit formée. Le professeur Jean-Philippe Merlio du CHU de Bordeaux, explique qu'association n'est pas lien de causalité et que des travaux supplémentaires, sur des modèles murins, sont nécessaires pour démontrer la responsabilité de Fusobacterium. En attendant les résultats de telles recherches, une autre question se pose : comment une bactérie essentiellement présente dans la bouche se retrouve-t-elle dans le côlon ?
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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 07:21
PGC1alpha (Peroxisome proliferator-activated receptor-gamma coactivator 1-alpha) est un co-activateur transcriptionnel de PPAR-gamma (Peroxisome proliferator-activated receptor gamma). Dans le muscle, son expression est induite par l'exercice dont il stimule les effets bénéfiques au niveau local. Mais on lui soupçonne une action plus étendue, dans la mesure où des souris transgéniques ayant une expression musculaire accrue de PGC1alpha sont résistantes à l'obésité liée à l'âge et au diabète et ont une survie plus longue. Une équipe internationale a analysé le tissu adipeux chez ces souris transgéniques et constaté que l'expression de PGC1alpha entraîne le brunissement du tissu adipeux blanc sous-cutané en tissu brun caractérisé par des adipocytes contenant la protéine découplante UCP1 (thermogénine). Placée sous le contrôle de PGC1alpha, la protéine FDC5 dont le taux d'ARNm est augmenté sous l'effet de l'exercice semble impliquée dans ce phénomène. L'étude de biopsies musculaires humaines avant et après 10 semaines d'un programme d'exercices physiques d'endurance indique que le taux d'ARNm FNDC5, est également influencé par l'exercice chez l'homme. Parmi d'autres protéines candidates, seule FNDC5 entraîne une expression marquée de Ucp1et d'autres gènes du tissu adipeux brun, en même temps que la diminution de celle de gènes caractéristiques du tissu blanc ; de plus l'ARNm FNDC5et les autres marqueurs du tissus brun ne sont pas régulés par l'exercice aigu. In vitro FNDC5 est un puissant activateur de la thermogenèse et son induction de Ucp-1passe par PGC1alpha. La protéine serait synthétisée sous forme membranaire, puis clivée et glycosylée pour libérer en dehors de la cellule un polypeptide de 112 acides aminés jamais décrit auparavant et que les chercheurs ont baptisé du nom poétique d'irisine, d'après Iris la déesse messagère grecque. L'irisine est remarquablement conservée entre les espèces, avec une identité de 100 % entre souris et humains. Sa concentration sanguine est augmentée significativement après un entraînement physique (de 65 % chez la souris après 3 semaines d'accès à une roue ; multipliée par 2 chez l'homme après 10 semaines d'entraînement physique d'endurance). In vivo chez la souris, la délivrance de FNDC5 via un vecteur adénoviral n'entraîne pas d'effet secondaire. Elle permet d'augmenter modérément la concentration circulante d'irisine et résulte en un nombre accru d'adipocytes bruns. Elle élève la dépense énergétique, diminue le poids, et améliore la résistance à l'insuline chez la souris rendue obèse et insulino-résistante par un régime riche en graisses. En conclusion l'irisine est une nouvelle hormone polypeptidique placée sous le contrôle de PGC1alpha. Elle est secrétée dans le sang à partir du muscle et active la thermogenèse, et serait responsable d'une part substantielle des effets bénéfiques de l'exercice sur le brunissement du tissu adipeux et de l'augmentation de dépense énergétique. « Le potentiel thérapeutique de l'irisine est évident », soulignent les auteurs, et son intérêt est à explorer dans la prise en charge de l'obésité et du diabète ainsi que dans d'autres pathologies connues pour bénéficier des effets de l'exercice. Boström P et coll. : A PGC1alpha-dependent myokine that drives brown-fat-like development of white fat and thermogenesis. Nature 2012 ; 481 : 463-8. doi:10.1038/nature10777 03/04/12 (JIM) Dominique Monnier
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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 06:45
La sclérodermie systémique (ScS) est associée à une surmorbidité et une surmortalité. Un diagnostic précoce permettant de traiter avant l'apparition de complications pourrait en améliorer le pronostic. La capillaroscopie à un rôle bien établi dans le diagnostic de SSc «précoce» mais cet outil aurait une efficacité optimale s'il permettait également d'identifier les malades susceptibles de développer des complications. La vidéocapillaroscopie périunguéale (VDN) est une méthode diagnostique non invasive permettant de détecter les principales anomalies de la microcirculation locale dans la ScS. Cette étude menée chez 66 malades atteints de SSc avait pour objectif d'évaluer l'existence de possibles corrélations entre différents aspects capillaroscopiques et l'apparition à 18-24 mois d'une atteinte d'organe sévère. Les malades inclus ont eu une VDN à l'entrée. Cinq avaient une atteinte vascullaire débutante en VDN, 25 une forme active et 27 (27/66 = 41 %) une forme terminale. Neuf malades avaient une VDN normale. L'évaluation clinique à 18-24 mois s'est basée sur l'echelle de sévérité de Medsger qui quantifie de 0 à 4 la sévérité de l'altération de l'état général, de l'atteinte vasculaire périphérique, cutanée, digestive,articulaire,musculaire, pulmonaire cardiaque et rénale. En analyse de régression logistique simple, l'odds ratio (OR) estimé pour le développement d'une maladie vasculaire ou d'une pneumopathie sévère augmentait en fonction de la sévèrité de l'atteinte en VDN. L'OR pour l'apparition d'une maladie vasculaire périphérique grave était de 2,49 (intervalle de confiance à 95 % [ IC 95] de 1,33 à 5,43, p = 0,003), pour une atteinte débutante en VDN, 6,18 pour une atteinte active et 15,35 pour une atteinte terminale par rapport à un examen VDN normal. L'OR pour une maladie pulmonaire grave était de 2,54 (IC 95 de 1,40 à 5,22, p = 0,001), pour une atteinte VDN débutante, 6,43 pour l'atteinte active et 16,30 pour l'atteinte terminale par rapport à un examen VDN normal. En analyse de régression logistique multiple, l'OR estimé, pour le développement d'une atteinte sévère vasculaire ou d'une atteinte pulmonaire grave était aussi plus élevé en fonction de la sévèrité de l'atteinte en VDN. L'OR pour une atteinte vasculaire périphérique grave était de 2,52 ( IC 95 de 1,11 à 7,7, p = 0,026),) pour une atteinte VDN débutante, 6,37 pour une atteinte VDN active, 16,07 pour une atteinte VDN terminale par rapport à un examen en VDN normal. L'OR pour une maladie pulmonaire grave à venir était de 2,33 (IC 95 de 1,13 à 5,52, p = 0,021), pour une atteinte débutante en VDN, de 5,44, pour une atteinte active et de 12,68 pour une atteinte terminale par rapport à examen VDN normal. Cette étude pilote est la première montrant une association entre les caractèriqtiques de la vidéocapillaroscopie et le risque de développer une atteinte vasculaire périphérique ou pulmonaire ultérieure. Smith V et coll. : Do worsening scleroderma capillaroscopic patterns predict future severe organ involvement? a pilot study. Ann Rheum Dis., 2012; publication avancée en ligne le 8 mars. 02/04/12 (JIM) Dr Juliette Lasoudris Laloux
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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 06:40
France Soir, Le Figaro, La Provence, La Dépêche - 2 avril 2012 Aujourd'hui se tient la 5e Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. De nombreux monuments seront illuminés en bleu, et en France, l'association Ensemble pour l'autisme organisera pendant une semaine une campagne radio et télé présentant des témoignages de personnes autistes, annonce France Soir. La maladie, qui touche près de 440.000 personnes dans notre pays, reste pourtant très mal connue. Ainsi, si 87% des Français savent que les autistes ont des difficultés à communiquer, 54% pensent qu'ils souffrent de troubles neurologiques et 37% de troubles psychologiques, 25% qu'ils ont une intelligence supérieure à la normale et 30% un retard mental, selon un sondage OpinionWay. Dans Le Figaro, le Défenseur des Droits Dominique Baudis note des "avancées substantielles dans la connaissance et la prise en charge de l'autisme" mais aussi le long chemin qui reste à parcourir, souhaitant dès lors une "mobilisation" des institutions et des associations, pour "travailler sur la déconstruction des préjugés et stéréotypes et sur la responsabilisation de l'ensemble des acteurs impliqués dans la vie quotidienne des personnes autistes: l'école, les activités périscolaires, l'accès aux loisirs, les soins, l'emploi, la formation professionnelle..." Il annonce aussi la création d'un groupe de travail dédié "port[ant] en priorité sur le respect des droits des personnes autistes, les mesures pouvant favoriser une meilleure participation citoyenne et le développement de structures d'accueil".
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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 21:36
Très en vogue depuis une dizaine d’années, pour son aptitude à synthétiser l’interaction croisée des influences génétiques et environnementales, le modèle « G x E » [1] a fait l’objet d’une « étude critique » dans The American Journal of Psychiatry. Les auteurs ont réexaminé toutes les publications réalisées sur ce thème entre 2000 et 2009, soit 103 études, pour vérifier si la validité prêtée à ce nouveau paradigme G x E est toujours vérifiée, et justifie vraiment son succès croissant, ou si ses partisans s’emportent hâtivement pour proclamer sa pertinence.  Et cette méta-analyse les incite à conclure que l’enthousiasme pour cette théorie est un peu exagéré, ou plutôt prématuré, car s’ils ne la remettent pas fondamentalement en question, ils estiment qu’elle se trouve entachée par un « biais de publication » fréquent : les résultats négatifs (venant contredire ce modèle) resteraient généralement inédits (negative results go unpublished) ; par conséquent, la proportion opposée des comptes-rendus positifs se trouverait mécaniquement surévaluée, puisque nombre de résultats contradictoires sont ainsi écartés d’emblée. Pour les auteurs, même si ce modèle G x E est attesté, le fait d’écarter par principe des données négatives contribue à semer le doute sur certaines recherches au carrefour du gène et de l’environnement (G x E) en psychiatrie.  Cette observation est intéressante dans la mesure où elle incite à relire les publications avec un esprit critique, un biais pouvant parfois se dissimuler là où on ne l’attend pas ! Comme le rappelle à ce propos Michel Cucherat (Service de Biostatistique et de Pharmacologie clinique, Lyon) [2], « les essais positifs sont plus facilement publiés que les négatifs.» Ces travaux « peu concluants » ne font alors pas l’objet d’une publication, cette censure pouvant venir par exemple des comités de lecture ou des auteurs eux-mêmes, peu enclins à publier des résultats ne confirmant pas un a priori théorique.   [1] http://en.wikipedia.org/wiki/Gene%E2%80%93environment_interaction [2] http://www.spc.univ-lyon1.fr/lecture-critique/diaporama/liste_diaporama.htm & http://www.spc.univ-lyon1.fr/lecture-critique/metaanalyse/texte2.htm Dr Alain Cohen  02/04/2012   Duncan LE et Keller MC : A critical review of the first 10 years of candidate Gene-by-Environment Interaction research in psychiatry. Am J Psychiatry,2011; 168: 1041–1049.
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