Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 08:00
On sait que la densité hépatique mesurée par élastométrie impulsionnelle (Fibroscan) est étroitement associée avec la fibrose hépatique chez les patients présentant une maladie hépatique chronique. Elle est également augmentée chez les patients ayant une hépatite aiguë, une insuffisance hépatique aiguë et une cholestase. Une étude, menée chez 108 patients admis dans un service d'urgence pour un état critique, a montré pour la première fois l'intérêt de cette mesure faite lors de l'admission afin d'identifier précocement l'existence d'une dysfonction hépatique. Lors de la prise en charge faite dans les services de soins intensifs, l'excès de fluides administrés pour traiter l'insuffisance rénale et l'augmentation de la pression veineuse centrale liée à la ventilation mécanique et au traitement de l'insuffisance cardiaque sont les principaux facteurs déterminant l'augmentation de la densité hépatique. Une densité hépatique > 18 kPa mesurée lors de l'admission aux urgences a été retrouvée comme étant un des facteurs prédictifs majeurs de mortalité chez ces patients, que ce soit lors de l'hospitalisation ou à long terme. Cette étude a également montré que la mesure de la densité hépatique par élastométrie impulsionnelle permettait de prédire la mortalité chez ces patients. Dr Thierry Grivel (15/02/2012)
Repost 0
Published by Chronimed - dans Concept
commenter cet article
16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 07:57
Plusieurs scores non invasifs sont actuellement disponibles afin de détecter le niveau de fibrose en cas d'atteinte hépatique chronique, mais aucun ne permet de déterminer en pratique clinique quotidienne la présence d'une stéatopathie non alcoolique (NASH) au sein d'une population de patients atteint de stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD). Une étude menée par une équipe anglaise a montré que plusieurs paramètres possédaient un pouvoir de discrimination important dans cette détermination : la LCP1 (lymphocyte cytosolic protein1), l'Apo lipoprotéine E, l'IGFBP3 (insulin-like growth factor binding protein 3), la protéine porteuse de la vitamine D ou vitamin D binding protein (DBP), le tour de taille et le taux de bilirubine. Un nouvel algorithme incorporant ces différents facteurs permet donc de détecter la présence d'une stéatopathie avec une très bonne qualité de prédiction (aire sous la courbe ROC = 0946). Dr Thierry Grivel (15/02/2012)
Repost 0
Published by Chronimed - dans Concept
commenter cet article
16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 07:51
Le Quotidien du Médecin, Le Nouvel Observateur, Le Point - 15 février 2012; Libération, Egora.fr, Ouest-France, La Voix du Nord, L'Express - 14 février 2012 La prise en charge l'autisme est au coeur de débats entre partisans et détracteurs de la psychanalyse et du packing. Libération publie une interview de Daniel Karlin, réalisateur de plusieurs documentaires dans les années 70, tandis que Ouest-France fait s'exprimer les pédopsychiatres Bernard Golse (hôpital Necker) et Pierre Delion (CHU de Lille) et M'Hammed Sajidi, président de l'association Vaincre l'autisme, sur la pratique du packing. Le Pr Delion l'expérimente au sein de son service et vient d'être convoqué avec le Pr David Cohen (La Pitié-Salpêtrière) devant le Conseil départemental de l'Ordre des Médecins pour s'en expliquer suite à une saisine de l'association Vaincre l'autisme, rapporte Le Quotidien du Médecin. La psychanalyse est également sur la sellette: le député UMP Daniel Fasquelle veut saisir le Conseil national des universités pour interdire toute référence à cette discipline dans l'enseignement et la recherche sur l'autisme, ce qui inquiète les psychiatres, relèvent Les Echos. Un nouveau coup dur puisque la Haute Autorité de santé (HAS), dans ses recommandations à paraître le 6 mars met en cause "la pertinence des interventions fondées sur les approches psychanalytiques". Cependant, "ce travail est en cours de finalisation", précise la HAS. Par ailleurs, Roselyne Bachelot, ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, a débloqué une enveloppe de 20 millions pour la création de places d'accueil pour les autistes dans la région de Valenciennes (Nord), annonce La Voix du Nord.
Repost 0
Published by Chronimed - dans Concept
commenter cet article
15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 19:52

La fuite ce lundi dans Libération d'une version non définitive du rapport de la Haute autorité de santé (HAS) sur les recommandations de bonne pratique dans la prise en charge de l'autisme fait l'effet d'une bombe dans la « guerre » entre parents et psychanalystes.

A en croire Libé, la HAS s'apprête à écrire, au chapitre « Interventions globales non recommandées ou non consensuelles » de ses recommandations, qui doivent être rendues publiques le 6 mars :

« L'absence de données sur leur efficacité et la divergence des avis exprimés ne permettent pas de conclure à la pertinence des interventions fondées sur les approches psychanalytiques, ni sur la psychothérapie institutionnelle. »

Une révolution potentielle (« la fin de l'inconscient », dit un responsable d'un centre de ressources sur l'autisme, cité par Libération), alors que la prise en charge des autistes est largement dans les mains des psychiatres-psychanalystes en France.

Sauf que le paragraphe sera certainement modifié, a indiqué à l'APM le directeur de la HAS, Dominique Maigne, afin d'être « mieux contextualisé », précisant que « ce qui est non consensuel ne veut pas dire non recommandé ». Un effet du courrier immédiatement envoyé par la Société française de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent (SFPEADA) contre ce virage ?

Un enjeu électoral et commercial

Le gouvernement, qui a déclaré l'autisme grande cause nationale 2012, semble finalement vouloir développer les méthodes comportementales (telles que ABA ou Teacch, très répandues notamment outre-Atlantique et en Belgique), que réclament les parents, et qui sont dispensées par des éducateurs et des psychologues comportementalistes.


Maël, autiste, et son institutrice, le 17 novembre 2011 au Clair Logis, école comportementale de Mons, en Belgique (Audrey Cerdan/Rue89)

« Les psychiatres, tenant de l'approche psychanalytique, craignent une remise en cause de leur pré-carré, car ce sont eux qui ont la mainmise sur le diagnostic des enfants et les structures de prise en charge », remarquent les parents-militants.

« C'est le retour de la haine et de l'idéologie », dénonce Bernard Golse, chef de service en pédopsychiatrie à l'hôpital Necker enfants malades (Paris), joint ce lundi par Rue89. Celui qui avait co-signé une tribune répondant à la mise en cause des psychanalystes dans le film « Le Mur » (dont la réalisatrice Sophie Robert a été condamnée par la justice), ajoute :

« L'autisme est devenu un enjeu électoral et commercial. Je crains que la Haute autorité de santé ne sorte de son rôle et cède au lobbying des associations de parents. »

Vers un caviardage du rapport de la HAS ?

L'enjeu de ces recommandations ? Dire si ce handicap est, pour simplifier, une « psychose infantile » liée à une mauvaise relation à la mère et qui se soigne par la psychanalyse, ou un trouble envahissant du développement (TED), d'origine neurologique et qui peut reculer par des techniques éducatives.

Nombre de parents, comme Laurent Alt (qui avait lancé le débat en témoignantsur Rue89), se demandent si la fuite dans la presse n'est pas organisée afin de faire pression sur les membres du groupe de travail de la HAS, au stade de la relecture finale. Il raconte :

« Nous parents prions tous pour qu'elle ne soit pas caviardée au dernier moment par les psychanalystes. Si ce n'est pas le cas, moi, je sors le champagne car finalement, mon fils aura peut-être un avenir dans ce pays. »

Déjà en 2004, un rapport de l'Inserm sur l'efficacité des psychothérapies, avait été retirée du site du gouvernement après intervention de ce que la psychiatre et directrice de recherche à l'Inserm Monica Zilbovicius avait appelé « la vieille école française de pédopsychiatrie, gardienne d'une classification française de l'autisme qui ne correspond pas aux classifications internationales ».

Pour une prise en charge « multidimensionnelle »

Loin de mettre un point final à cette bagarre, la Haute autorité de santé risque de monter les psychiatres contre l'Etat, et d'attiser la haine des parents contre la psychanalyse. Bernard Golse, de l'hôpital Necker, prévient déjà :

« Si la psychothérapie institutionnelle n'est pas recommandée, ça ne veut pas dire qu'elle est interdite. L'Etat ne peut nous dicter nos modes de pensée. »

Mais, l'air de rien, les psychiatres sont peut-être en train d'évoluer. Le discours de Bernard Golse le laisse penser : 

« Nous affirmons la nécessité d'une prise en charge multidimensionnelle qui mêle l'approche psychothérapeutique (psychanalytique ou pas), l'éducatif (technique ABA et autres) et le rééducatif (rééducation psychomotrice et orthophonique).

Mettre un enfant en psychothérapie ce n'est pas chercher des coupables mais chercher à comprendre son monde interne, comment il vit, c'est une science narrative. »

Les parents qui se disent victimes de la psychanalyse estiment que ces psys ont « dilué leur discours car ils se rendent compte que le vent est en train de tourner ». Ils espèrent voir adopter la proposition de loi du député UMP Daniel Fasquelle visant carrément à interdire l'accompagnement psychanalytique des autistes.

 

Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89
Repost 0
Published by Chronimed - dans Concept
commenter cet article
15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 19:49

Le directeur général de la Haute autorité de santé (HAS), Dominique Maigne, a démenti lundi que les recommandations de bonne pratique en préparation sur la prise en charge de l'autisme et des troubles envahissants du développement (TED) chez l'enfant et l'adolescent interdisaient l'utilisation des méthodes psychanalytiques et du packing.

 

Le quotidien Libération a publié dans son édition de lundi deux extraits du projet de rapport que la HAS et l'Agence nationale d'évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux (Anesm) doivent rendre public mardi 6 mars.

 

Le quotidien croit savoir, citant deux extraits du rapport, que la HAS "retoque les pratiques psychanalytiques" et "interdit" le packing. 

 

"L'absence de données sur leur efficacité et la divergence des avis exprimés ne permettent pas de conclure à la pertinence des interventions fondées sur les approches psychanalytiques, ni sur la psychothérapie institutionnelle", écrit le quotidien, indiquant citer le rapport.

 

De même, concernant le packing, "après avis juridique, la Haute Autorité de santé a souhaité affirmer son opposition formelle à l'utilisation de cette pratique", est-il écrit.

 

Joint par l'APM, Dominique Maigne a indiqué que la première citation était correcte mais serait certainement modifiée dans le rapport définitif et que la seconde citation n'était pas correcte. Il a ajouté que la HAS et l'Anesm étaient des instances scientifiques n'ayant pas vocation à interdire.

 

Le document en circulation actuellement est un "produit brut fini" approuvé "à une forte majorité" par le comité stratégique d'orientation de l'Anesm et la commission des recommandations de bonne pratique de la HAS, précise-t-il.

 

Il est soumis aux membres du groupe de travail et du comité de pilotage, soit "plus de vingt personnes", pour relecture. Les personnes consultées peuvent demander des modifications de rédaction, qui devront ensuite être validées par le collège de la HAS.

 

Sur les méthodes psychanalytiques, le directeur général de la HAS a indiqué que le paragraphe sera certainement modifié, car la demande en a été faite, pour être "mieux contextualisé", en insistant sur le fait que "ce qui est non consensuel ne veut pas dire non recommandé". 

 

"Le groupe n'a pas pu trouver un consensus sur les approches analytiques", indique-t-il, en reconnaissant le contexte "passionnel" du sujet. Il a ajouté que le travail d'analyse de la littérature a été mené en tenant compte de ces controverses, avec un choix de chargés de projet correspondant aux "différentes écoles de psychiatrie".

 

Sur le packing, le rapport provisoire statue: 

 

"En l'absence de données relatives à son efficacité ou à sa sécurité, du fait des questions techniques soulevées par cette pratique, et de l'indécision des experts, en raison d'une extrême divergence de leur avis, il n'est pas possible de conclure à la pertinence d'éventuelles indications des enveloppements corporels humides (dits packing), même restreintes à un recours ultime et exceptionnel. La HAS et l'Anesm sont formellement opposées à l'utilisation de cette pratique en dehors de protocoles de recherche autorisés respectant la totalité des conditions définies par le Haut conseil de santé publique" (HCSP).

 

Le verbatim actuel du rapport conclut à une utilisation uniquement dans le cadre de protocoles de recherche autorisés -ce que le HCSP avait conclu en 2010, note-t-on. 

 

En l'état actuel des travaux, la conférence de presse du 6 mars est maintenue, a indiqué Dominique Maigne.

 

La HAS et l'Anesm ont commencé à travailler en 2009 sur ces recommandations, dont une première version a été soumise à consultation publique mi-2011 (cf APM HMOEI004).

 

hm/san/APM polsan

redaction@apmnews.com

 

HMPBD001 13/02/2012 11:24 ACTU  PARIS, 13 février 2012 (APM) - 

 

Repost 0
Published by Chronimed - dans Concept
commenter cet article
15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 12:39

 

« certaines personnes se déclarent intolérantes aux ondes électromagnétiques. S'agit-il d'une pathologie liée vraiment aux ondes des téléphones mobiles, des antennes-relais, comme l'affirment des associations, ou bien ces troubles ont-ils d'autres origines ? ».

« pour répondre à cette question, l'AP-HP a décidé de lancer la première étude clinique en France visant à évaluer un protocole de prise en charge spécialisée des patients atteints «d'hypersensibilité» attribuée aux champs électromagnétiques ».

« à Paris, un premier centre de prise en charge est d'ores et déjà ouvert à l'hôpital Cochin. Au total, 24 centres investigateurs devraient participer à cette étude dans toute la France ».

« l'hypersensibilité électromagnétique toucherait 1,5 à 2% de la population. Elle se manifeste par des symptômes non spécifiques, qui peuvent conduire à des situations extrêmes obligeant certaines personnes à cesser de travailler et à modifier totalement leur mode de vie. Les personnes «électrohypersensibles» (EHS) attribuent leur souffrance aux champs électromagnétiques de l'environnement. Les professionnels et les institutions de santé sont accusés de ne pas prendre en considération ni en charge des malades trop facilement étiquetés psychiatriques ».


« L'OMS, le conseil scientifique de la Commission européenne (Scenihr) et l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) ont conclu dans des rapports récents qu'il n'y a pas de base scientifique permettant de relier les symptômes des EHS à une exposition aux champs électromagnétiques »
.


« pour autant, les personnes électrohypersensibles souffrent et ont besoin d'une prise en charge adaptée. […] En lançant une étude clinique de cette envergure, l'AP-HP, en collaboration avec l'Ineris et l'Anses, devrait permettre de mieux comprendre cette pathologie dont les déterminants sont l'objet d'une crispation entre associations et scientifiques ».


« En créant des centres de prise en charge référents dans toute la France, il s'agit d'offrir à ces patients des circuits médicaux fiables et adaptés. Cette initiative de santé publique, il faut le souligner, est pour le moins intéressante et inédite en France »
.

 

Repost 0
Published by Chronimed - dans Les ondes
commenter cet article
15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 12:18

« le BPA contribuerait bel et bien à l’épidémie mondiale de diabète de type 2 ».

 

« la première étude, publiée dans le Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism, confirme, dans la population générale, le lien entre exposition au BPA d’une part, obésité et diabète de type 2 d’autre part ».

 
« La seconde, qui vient d’être rendue publique dans PLoS One, met en évidence in vitro le mécanisme par lequel de faibles doses de BPA peuvent favoriser le développement de cette maladie ».

Repost 0
Published by Chronimed - dans Nutrition
commenter cet article
14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 07:35
La HAS a pris position contre l'utilisation de la psychanalyse dans le traitement de l'autisme. Dans un rapport à paraître le 6 mars, la HAS a désavoué la psychanalyse dans le traitement de l'autisme. La présidente de la principale association de parents d'enfants autistes, Danièle Langloys, se félicite de cet avis. La prise de position de la Haute autorité de santé (HAS) sur les méthodes adéquates pour accompagner les enfants autistes était très attendue. Ses "recommandations de bonne pratique " seront rendues publiques le 6 mars, mais le quotidien Libération en a révélé aujourd'hui le point clé: "L'absence de données sur leur efficacité et la divergence des avis exprimés ne permettent pas de conclure à la pertinence des interventions fondées sur les approches psychanalytiques, ni sur la psychothérapie institutionnelle". Ainsi, le groupe de travail réuni par la HAS classe la psychanalyse parmi les "interventions globales non recommandées ou non consensuelles". En des termes prudents, il désavoue très clairement ce mode d'intervention, toujours utilisé en France auprès des enfants autistes, alors qu'il ne figure dans aucune recommandation internationale. Les conclusions de la HAS ne constituent pas une interdiction de la psychanalyse, puisque les "recommandations de bonne pratique" ne sont pas opposables sur le plan juridique. Mais elles constituent une référence, quant à l'exercice approprié de la médecine, et les magistrats les prennent en compte lorsque des affaires sont portées devant les tribunaux. Sollicitée par L'Express, la présidente de la principale fédération d'association de parents d'enfants autistes, Autisme France, Danièle Langloys, salue "l'objectivité" de la HAS. "Le désaveu de la psychanalyse est une victoire acquise de haute lutte", ajoute-t-elle. Deux écoles s'affrontent Il s'agit en effet d'un tournant historique, dans la prise en charge des troubles envahissants du développement (TED), une dénomination regroupant les difficultés de communication apparaissant dès l'enfance, dont l'autisme. Car deux écoles s'affrontent, en France, dans une guerre totale qui perdure depuis des années. D'un côté, les psychiatres d'obédience psychanalytique, vilipendés sur les forums de discussion fréquentés par les parents sous le diminutif vengeur de "psykk". Ils considèrent l'autisme comme un problème psychique causé par une mauvaise relation avec la famille, la mère en particulier, bien que ces théories aient été invalidées par les neurosciences. De l'autre, les psychiatres et psychologues qui défendent les nouvelles méthodes éducatives et comportementale utilisées à l'étranger. Il existe en effet un consensus international pour définir l'autisme comme un handicap, dans lequel les capacités à échanger avec l'entourage sont altérées, et qu'on peut compenser. Ces équipes, encore trop peu nombreuses, comptent d'ailleurs sur l'avis de la HAS pour convertir leurs pairs. Ains, le Dr Nadia Chabane, pédopsychiatre à l'hôpital Robert Debré, à Paris, responsable du pôle autisme depuis 1996, estime que celui-ci clarifie la situation. " Les prises en charge comportementales et éducatives fonctionnent bien, confirme-t-elle. Il faut que l'information passe dans toutes les structures qui interviennent auprès d'enfants autistes". Elle est entrée en résistance et défend le libre choix, quant à la manière d'éduquer les enfants Les parents, eux, se rangent massivement dans le deuxième camp. En tout cas, ceux qui ont rejoint les associations, nombreuses, pour que l'autisme soit mieux pris en charge. La présidente d'Autisme France, Danièle Langloys, a fait partie du groupe de travail qui a élaboré les recommandations de la HAS. Pour cette femme de 62 ans, dont le fils autiste a aujourd'hui 27 ans, la lutte est plus que jamais d'actualité. "Les psychiatres psychanalystes ont fait la guerre aux familles pendant trente ans, s'indigne-t-elle. Il était grand temps de les contrer". Et d'ajouter: "Beaucoup de parents, trop isolés, ne connaissent pas leurs droits et sont encore terrorisés à l'idée de s'opposer aux médecins qui suivent leur enfant. Mais la nouvelle génération, mieux informée, est plus radicalisée que la précédente. Elle est entrée en résistance et défend le libre choix, quant à la manière d'éduquer les enfants". Elle conclut: "Chacun pense ce qu'il veut de la psychanalyse, ce n'est pas notre propos, mais elle n'a rien à faire dans le champ de l'autisme". Jusqu'ici, les parents militants dans les associations passaient souvent pour des extrémistes, dont la détresse expliquerait la virulence des propos. La position de la HAS lève cette ambiguïté. http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/sante/autisme-la-psychanalyse-desavouee-par-la-haute-autorite-de-sante_1081840.html Par Estelle Saget, publié le 13/02/2012
Repost 0
Published by Chronimed - dans Concept
commenter cet article
13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 10:50

« la médecine aux Etats-Unis place de grands espoirs dans les cellules souches du sang du cordon ombilical pour traiter voire inverser une forme de surdité congénitale des nourrissons, après le démarrage d'un premier essai clinique ».

La FDA « a donné son feu vert à cet essai en janvier et le premier de dix patients - âgés de six semaines à 18 mois - a déjà été enrôlé dans l'étude ».

 

« il s'agit d'un essai clinique de phase 1 devant être mené au Texas pendant un an pour évaluer la sûreté de ce traitement qui consiste à greffer des cellules souches provenant du cordon ombilical de l'enfant pour traiter la surdité de perception. Cette surdité résulte d'une lésion des organes sensoriels dont les cellules de l'oreille interne et le nerf cochléaire ».

 

« la décision de procéder à cet essai clinique s'appuie sur des études prometteuses menées sur des souris montrant que la greffe de ces cellules souche […] a permis de reconstituer les structures de l'oreille interne de ces animaux. En outre, ce traitement […] a aussi permis de restaurer dans quelques cas l'ouïe d'enfants souffrant de surdité de perception, confortant l'espoir que cette approche pourrait rétablir une audition normale ».

 

Le Dr Sami Fakhri, de la faculté de Médecine du Texas à Houston, qui conduit l'essai clinique, parle ainsi de « premiers résultats encourageants » et estime que « cette thérapie cellulaire pourrait potentiellement restaurer une audition normale » chez ces enfants.

Un petit garçon de 2 ans « qui a subi des dommages du cerveau après avoir été privé d'oxygène lors d'un accouchement difficile. […] Finn souffrait de défaillance d'organe, de problèmes respiratoires et sa paralysie cérébrale l'empêchait de se tourner, de ramper, de tenir sa tête droite, de parler et de manger ».

 

« Alors que ses parents désespérés cherchaient un moyen d'aider leur fils, ils ont découvert en lisant des articles que des études montraient que des greffes de cellules souches ombilicales pouvaient aider des enfants atteints de paralysie cérébrale. […] Ils ont donc décidé de faire enrôler leur fils dans un essai clinique testant des greffes de cellules souche ombilicales pour traiter la paralysie cérébral ».

 

« le petit Finn a reçu la première greffe en 2009 à 7 semaines et une seconde 6 mois plus tard. C'est alors que ses parents ont remarqué un changement. Outre une amélioration générale de son état, il a commencé à vocaliser les sons et de toute évidence à entendre des chansons ou des histoires, raconte sa mère. La dernière greffe a eu lieu en septembre 2010, à 1 an. Quatre mois après un test acoustique a donné des résultats normaux ».

Repost 0
Published by Chronimed - dans Concept
commenter cet article
12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 21:25
Long-term follow-up of cognitive dysfunction in patients with aluminum hydroxide-induced macrophagic myofasciitis (MMF).

AuthorsPasseri E, et al. Show all Journal
J Inorg Biochem. 2011 Nov;105(11):1457-63. Epub 2011 Aug 22.

Affiliation
Paris Est-Creteil University & Henri-Mondor University Hospital (APHP): Reference Center for Neuromuscular Diseases Garches-Necker-Mondor-Hendaye, Creteil, F-94010, France.

Abstract
Macrophagic myofasciitis (MMF) is characterized by specific muscle lesions assessing long-term persistence of aluminum hydroxide within macrophages at the site of previous immunization.

Affected patients are middle-aged adults, mainly presenting with diffuse arthromyalgias, chronic fatigue, and cognitive dysfunction.

Representative features of MMF-associated cognitive dysfunction (MACD) include (i) dysexecutive syndrome; (i) visual memory; (iii) left ear extinction at dichotic listening test. In present study we retrospectively evaluated the progression of MACD in 30 MMF patients.

Most patients fulfilled criteria for non-amnestic/dysexecutive mild cognitive impairment, even if some cognitive deficits seemed unusually severe.

MACD remained stable over time, although dysexecutive syndrome tended to worsen. Long-term follow-up of a subset of patients with 3 or 4 consecutive neuropsychological evaluations confirmed the stability of MACD with time, despite marked fluctuations.
Repost 0
Published by Chronimed - dans Concept
commenter cet article