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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 11:36

British Journal of Cancer (2011) 105, 640–648. doi:10.1038/bjc.2011.292www.bjcancer.com
Published online 9 August 2011

Treatment of advanced hepatocellular carcinoma with very low levels of amplitude-modulated electromagnetic fields

F P Costa1, A C de Oliveira1, R Meirelles1, M C C Machado1, T Zanesco1, R Surjan1, M C Chammas2, M de Souza Rocha2, D Morgan3, A Cantor4, J Zimmerman5, I Brezovich6, N Kuster7, A Barbault8 and B Pasche5

  1. 1Department of Transplantation and Liver Surgery, Hospital das Clínicas da Faculdade de Medicina, University of São Paulo, Av. Dr. Enéas de Carvalho Aguiar, 255, São Paulo 05403-000, Brazil
  2. 2Department of Radiology, Hospital das Clínicas, University of São Paulo, São Paulo 05403-000, Brazil
  3. 3Department of Radiology, University of Alabama at Birmingham and UAB Comprehensive Cancer Center, Birmingham, AL 35294, USA
  4. 4Biostatistics and Bioinformatics Shared Facility, University of Alabama at Birmingham and UAB Comprehensive Cancer Center, Birmingham, AL 35294, USA
  5. 5Division of Hematology/Oncology, Department of Medicine, University of Alabama at Birmingham and UAB Comprehensive Cancer Center, 1802 6th Ave South, NP 2566, Birmingham, AL 35294-3300, USA
  6. 6Department of Radiation Oncology, The University of Alabama at Birmingham and UAB Comprehensive Cancer Center, Birmingham, AL 35294, USA
  7. 7IT'IS Foundation, Swiss Federal Institute of Technology, Zurich, Switzerland
  8. 8Rue de Verdun 20, Colmar 68000, France

Correspondence: Dr FP Costa, E-mail: fredericoperegocosta@gmail.com; Dr B Pasche, E-mail: Boris.Pasche@ccc.uab.edu

Revised 4 July 2011; Accepted 6 July 2011; Published online 9 August 2011.

Top

Abstract

background:

  

Therapeutic options for patients with advanced hepatocellular carcinoma (HCC) are limited. There is emerging evidence that the growth of cancer cells may be altered by very low levels of electromagnetic fields modulated at specific frequencies.

methods:

  

A single-group, open-label, phase I/II study was performed to assess the safety and effectiveness of the intrabuccal administration of very low levels of electromagnetic fields amplitude modulated at HCC-specific frequencies in 41 patients with advanced HCC and limited therapeutic options. Three-daily 60-min outpatient treatments were administered until disease progression or death. Imaging studies were performed every 8 weeks. The primary efficacy end point was progression-free survival greater than or equal to6 months. Secondary efficacy end points were progression-free survival and overall survival.

results:

  

Treatment was well tolerated and there were no NCI grade 2, 3 or 4 toxicities. In all, 14 patients (34.1%) had stable disease for more than 6 months. Median progression-free survival was 4.4 months (95% CI 2.1–5.3) and median overall survival was 6.7 months (95% CI 3.0–10.2). There were three partial and one near complete responses.

conclusion:

  

Treatment with intrabuccally administered amplitude-modulated electromagnetic fields is safe, well tolerated, and shows evidence of antitumour effects in patients with advanced HCC.

Keywords: 

hepatocellular carcinoma; phase II study; radiofrequency electromagnetic fields; tumour-specific modulation frequencies; 27.12MHz

 

 

 

 

Texte complet et iconographie: 

 

http://www.nature.com/bjc/journal/v105/n5/full/bjc2011292a.html?WT.ec_id=BJC-201108

 

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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 13:36

Le débat sur l’impact possible des antidépresseurs sur le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC)

se prolonge dans The American Journal of Psychiatry avec une étude taiwanaise portant sur près de

490 000 patients de plus de 18 ans avec AVC (enrôlés de 1998 à 2007). Parmi ceux ayant reçu un

traitement antidépresseur durant l’année précédente, environ 24 000 ont finalement été inclus dans

cette étude (une fois exclus notamment ceux ayant reçu un antidépresseur combiné à un neuroleptique).

Des  analyses stratifiées[1] ont été effectuées pour évaluer les interactions entre le risque d’AVC,

l’utilisation des antidépresseurs et des paramètres comme l’âge, le sexe, la présence de troubles de

l’humeur, le type d’accident vasculaire cérébral, la sévérité de la maladie chronique, et la durée du

traitement antidépresseur. Les auteurs observent une « association à un risque plus élevé » d’AVC

lors d’une prise d’antidépresseurs, notamment pour les inhibiteurs sélectifs de recapture de la sérotonine.

Suggérant que l’utilisation des antidépresseurs « peut se trouver associée à un risque accru d’AVC »

(odds ratio[2] : 1,48 ;  intervalle de confiance 95 % : 1,37–1,59), ces résultats sont comparables à ceux

tirés d’une autre étude (américaine : Women’s Health Initiative)[3], mais les mécanismes sous-jacents

de ce lien éventuel demeurent encore « obscurs » et, en fait, « aucune de ces deux études ne peut

vraiment opérer la différence entre les effets liés à la dépression et ceux imputables aux médicaments. »

Dans l’impossibilité de départager concrètement les effets indésirables des traitements et les

conséquences naturelles de la maladie, la prudence est donc de mise en pratique : les antidépresseurs

ne doivent être prescrits qu’en cas d’indication avérée, après avoir soigneusement évalué, comme pour

tout médicament d’ailleurs, le rapport bénéfice thérapeutique / risque.

 

[1] http://books.google.fr/books?id=tzf4kR-rUlgC&pg=PA178&lpg=PA178&dq=analyse+stratifiée&source=bl&ots=E7QmDVOpcm&sig=Snsp5NBCjPX1zCMcHcwSyqgOhuo&hl=fr&ei=hVMHTraJKMr4sga49Ji9DA&sa=X&oi=book
[2] http://piaget.psycho.univ-paris5.fr/6juin2006/Novi%20-%20Odds%20ratio.pdf
[3] http://www.nhlbi.nih.gov/whi/



Dr Alain Cohen


Chi-Shin Wu et coll. : Association of cerebrovascular events with antidepressant use: a case-crossover study. Am J. Psychiatry 2011; 168-5: 511-521.

Publié le 22/08/2011
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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 13:22

 

Le cytomégalovirus, retrouvé chez plus de la moitié de la population française, pourrait devenir une nouvelle cible pour les cardiologues.

 

Une équipe du centre de cardiologie de l'hôpital de Chaoyang à Pékin annonce avoir établi, pour la première fois, un lien entre le cytomégalovirus (CMV) et la forme la plus commune d'hypertension, celle dite "essentielle" car sa cause n'est pas connue. Souvent associée à des facteurs génétiques et à une mauvaise hygiène de vie, cette maladie s'aggrave avec l'âge. Elle est souvent impliquée dans les accidents cardiaques ou vasculaires cérébraux. Selon le travail publié dans la revue américaine Circulation, des centaines de millions de personnes dans le monde seraient concernées par cette découverte.

"Le CMV appartient à la famille des herpesviridae, comme les virus de l'herpès et de la varicelle", rappelle le Dr Sébastien Hantz (Laboratoire de virologie du CHU de Limoges et centre national de référence des cytomégalovirus). Dans les pays industrialisés, il est présent chez 50 à 60 % de la population. On le retrouve dans les différents sécrétions corporelles : la salive, les urines.... et il s'acquiert souvent au cours de l'enfance, en crèche ou à l'école. Une fois contractés, ces virus persistent toute la vie dans l'organisme, à l'état latent." Les infections sont la plupart du temps asymptomatiques chez les individus dont le système immunitaire fonctionne correctement. Elles peuvent, en revanche, être très graves chez les personnes qui souffrent du sida ou qui ont bénéficié d'une greffe d'organe en raison du traitement immunosuppresseur qu'elles doivent alors prendre.

En pratique, les spécialistes chinois ont commencé par rechercher la présence de CMV chez les personnes à étudier. Ils l'ont retrouvé dans près de 95 % des cas, ce qui est la moyenne de la prévalence dans leur pays. Ils ont ensuite créé deux groupes de patients, les uns hypertendus, les autres pas. "Mais quand ils ont mesuré la charge virale, ils se sont rendu compte qu'elle était plus élevée dans le groupe des hypertendus", explique le Dr Hantz. "Cela veut dire que le virus était plus actif, qu'il se multipliait (se répliquait) davantage que chez les normotendus." De plus, ils ont montré que les virus des hypertendus produisaient en plus grande quantité une substance intervenant dans des voies qui pourraient augmenter la tension artérielle.

Un vaccin ?

Certes, le CMV est bien plus fréquent en Chine qu'en France. Dans notre pays, son rôle dans l'hypertension pourrait donc être moins important que d'autres facteurs de risque. "Mais cette piste mérite d'être explorée, même si les résultats chinois ne sont pas directement transposables", estime Sébastien Hantz. En revanche, il tempère l'optimisme de l'un des auteurs de l'étude, Yang Xinchun. Ce dernier a expliqué à l'AFP que cette découverte pourrait conduire à terme à la mise au point d'un vaccin qui permettrait d'empêcher la survenue d'hypertension. "Les travaux concernant le vaccin anti-CMV sont encore préliminaires", affirme-t-il. "Certes, un essai a montré une efficacité de 50 % sur la prévention de l'infection congénitale chez des femmes à très haut risque. Mais d'autres études doivent confirmer ce premier résultat." En attendant, les règles hygiéno-diététiques et les médicaments traditionnels restent de mise.

 

 

Le Point.fr - Publié le 17/08/2011


 

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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 13:15

Quand les médicaments attaquent notre système digestif

 

Les anti-inflammatoires, l'aspirine et les médicaments destinés à fluidifier le sang peuvent faire beaucoup de dégâts.

 

L'aspirine érode la muqueuse digestive et le risque de saignement est proportionnel à la dose. 

 

 

Au cours du dernier congrès de gastro-entérologie, qui s'est tenu en mai à Chicago, des centaines de publications ont concerné les effets secondaires des médicaments sur le système digestif. Ils peuvent se manifester à différents niveaux : dans le tube digestif haut (estomac et duodénum surtout), l'intestin grêle et le côlon. Le professeur Robert Benamouzig, chef du service de gastro-entérologie à l'hôpital Avicenne de Bobigny (près de Paris), a assisté à cette importante manifestation et rappelle certaines recommandations.

Le Point.fr : Quels sont les médicaments les plus nocifs pour notre système digestif ?

Pr Robert Benamouzig : Ce sont malheureusement les plus utilisés. Au hit-parade de ceux ayant une toxicité digestive "haute", on trouve les anti-inflammatoires non stéroïdiens (ou AINS), les anti-agrégants plaquettaires (pour fluidifier le sang), dont l'aspirine et certains médicaments de l'ostéoporose. Les AINS tuent beaucoup plus de gens que le sida dans les pays occidentaux. Car même s'ils ne sont pas très toxiques, ils sont énormément consommés, ce qui explique des dégâts importants. En pratique, ils sont responsables de l'apparition d'ulcères qui peuvent donner des hémorragies. Le risque est moindre dans le cadre d'une prescription qu'en automédication, car le médecin tient compte de certains paramètres (âge du patient, antécédents particuliers, fragilités et pathologies associées). Il faut donc éviter de prendre ces traitements sans avis médical.

Le risque est-il le même avec l'aspirine et les anticoagulants ?

La tolérance à l'aspirine est relativement bonne, mais comme 20 à 25 % de la population en consomme actuellement presque quasi quotidiennement en prévention des accidents vasculaires, cela finit par faire du monde. Il faut savoir que le risque est proportionnel à la dose et qu'il n'est jamais nul. Ce médicament érode un peu la muqueuse digestive, et quand il y a une cause de saignement (comme une petite malformation vasculaire), ce dernier va être augmenté. On sait depuis peu que l'aspirine a aussi un effet néfaste sur l'intestin grêle, même si les symptômes sont souvent très discrets. Elle peut également entraîner des saignements, voire des hémorragies au niveau du côlon. Quant aux anticoagulants, très utilisés en cas de troubles du rythme cardiaque, pour prévenir la survenue d'accidents vasculaires, ils provoquent eux aussi une augmentation du risque de saignements digestifs. Enfin, certains médicaments destinés à lutter contre l'ostéoporose provoquent des ulcérations digestives hautes.

Les protecteurs gastriques préviennent-ils ces effets secondaires ?

Non, pas complètement, et pour l'instant nous ne disposons pas d'antidote spécifique. Les protecteurs gastriques diminuent le risque, mais ne l'annulent pas. De plus, ils ne sont proposés en moyenne qu'à la moitié des patients qui devraient en bénéficier.

Quels sont les médicaments les plus néfastes pour le côlon ?

Ceux qui déséquilibrent la flore intestinale, comme les antibiotiques. Ils entraînent le plus souvent une diarrhée modérée, pendant quelques jours, mais ils peuvent aussi être responsables d'une infection plus grave, d'une colite sévère, voire mortelle. Il est donc conseillé de rééquilibrer la flore en mangeant des yaourts ou des probiotiques tant que dure le traitement antibiotique. Certains laxatifs peuvent aussi être irritants et ne doivent pas être utilisés de façon chronique, alors que d'autres sont très bien tolérés. C'est pourquoi il faut éviter de prendre un laxatif au long cours sans avis médical.

Dernier sujet, mal connu, l'effet "masquant" des corticoïdes...

Effectivement, certains médicaments peuvent masquer des pathologies. Si vous recevez des corticoïdes, par exemple pour un rhumatisme inflammatoire, et que vous faites une infection digestive, le diagnostic risque d'être porté tardivement. C'est pourquoi les patients ne doivent pas hésiter à parler à leur médecin de leurs symptômes digestifs, même s'ils sont faibles.

 

Le Point.fr - Publié le 18/08/2011 à 13:37

 

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20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 11:43
In October 2010, I attended the ILADS 2010 Annual event.  The event was packed.  Almost 400 people attended in person and over 1,000 people watched on the live webcast.  It is exciting to see so many people taking an interest in this controversial area of medicine.  The event was full of great information and people working hard to help us all find answers.

In this blog entry, I will share a few of the key takeaways that I learned at the event.  The slides from the event are available for purchase here for a very reasonable $40.  The DVDs (Friday's sessions) and CDs of the presentations can be obtained from ZenWorks Productions.  Thus, I am not going to attempt to repeat information that is available elsewhere, but I will focus on some of the key things that caught my attention.

The 2011 ILADS event will be in Toronto, Canada - October 28-30, 2011
Dr. Richard Horowitz proposed that Chronic Lyme is really MCIDS - Multiple Chronic Infectious Disease Syndrome
Biofilm treatment may be with EDTA or a Banderol/Samento combination.  There may be a strong antigen release with biofilm treatment which may make it a good candidate for pulsed therapy
Dr. Steve Harris mentioned that yeast may cannibalize dying Borrelia and that yeast is not always the result of antibiotic therapy alone.  He suggested up to 100 billion probiotic organisms daily.  In terms of diet, he said, "If it's white, it ain't right"
Minocycline may have longer toxic effects than doxycycline but has better CNS penetration.  Mino also has less sun sensitivity than doxy.  That said, Dr. Joe Burrascano commented that the effectiveness of minocycline may be regional as he never observed it working well in his patients
Tygacil can be difficult to tolerate but has emerged as an excellent tool for some patients in the treatment of chronic infections
Dr. Joe Burrascano shared:
New pathogens will likely continue to be discovered such as XMRV / HGRV
Biofilm-busting treatments are just the beginning of what will come
When Borrelia is the only infection involved, the onset of symptoms is slow.  There are no sweats.  A 4-week symptom cycle is observed.  There is often joint involvement, swelling, and stiffness.  Temperature may be high in the late afternoon but low in the morning.  Headache is often in the back of the head
CD57 suppression may occur in XMRV as well as in Borrelia.  (Editor's Note: There was also talk at this event of Chlamydia pneumoniae causing CD57 depression as well as a discussion of CD57 going down when one is in the midst of a Herxheimer or die-off reaction.  Thus, it seems that CD57 may not be as specific for Borrelia as may have been previously believed.  That said, I do still believe it is an important marker to help provide additional insight as to whether or not someone may have Lyme disease and when they may be able to stop antibiotic therapy with a lower possibility of relapse.)
If a relapse occurs within 3-4 weeks after stopping a therapy, this may be Borrelia.  Anything sooner would more likely indicate a co-infection
Bartonella may result in light sweats, CNS/Brain involvement, anxiety/rage, sore soles of feet in AM, 99.5 temperature in AM and normal in afternoon, lymph gland involvement, elevated VEGF, seizures, feeling rev'd up, gastrointestinal complaints, and nodules under the skin
Babesia may result in abrupt onset of symptoms, symptom cycles of every 3-7 days, fatigue, global headaches, dry cough, air hunger, and coagulation cascade irregularities being triggered.  When Lyme disease is really bad, Babesia is likely a co-factor
Ehrlichia may result in abrupt onset of symptoms, muscle involvement, high fevers, low WBC and platelet counts
Rocky Mountain Spotted Fever (RMSF) results in a spotted rash including on the hands and soles of the feet
Mycoplasma does not currently have any good tests available.  It is a common lab contaminant which makes testing difficult.  Leads to neuropathy and fatigue.  Infects the mitochondria of the cells and leads to the sickest and most chronic patients.  He mentioned that building the immune system and getting rid of Lyme is often the focus here rather than going after Mycoplasma specifically
C6 ELISA is generally never positive in chronic Lyme and not useful as a result
Spinal taps are done to look for OTHER things; not to look for Lyme
Stonybrook has a good Western Blot but only reports all bands when requested; otherwise reports CDC bands which exclude the most important 31 and 34 bands
Flagyl must be taken for 14-30 days minimum to have any impact on Borrelia
If someone has chronic Lyme but does not do IV therapy, the chances of them recovering are small
Never taper the dose of antibiotics.  When it is time to stop, stop.  Tapering off may create resistant organisms
Exercise is a key to recovery
In chronic Lyme patients, 100% may be XMRV / HGRV positive
Kefir is an excellent source of probiotics
There was some discussion from Dr. Fry's talk (which I was unable to attend) that decreasing lipid intake may be helpful.  I'm hoping to understand this more from the audio CDs of the talk.  There was also discussion that Magnesium stearate can increase the amount of biofilm
Dr. Richard Horowitz mentioned:
He has had success with IV Glutathione for detoxification - helps with fatigue and depression and improvement is often observed within minutes
Almost every Lyme patient is testing positive for heavy metal toxicity
40% have adrenal dysfunction
The Western Blot from IGeneX has both B31 and 297 Borrelia strains where many other labs use only B31 which makes their Western Blots more likely to result in a false negative
Mepron and Malarone dosages may need to be increased to higher dosages than previously used.  Mepron - 2 teaspoons twice a day with Septra or Bactrim may be useful for Babesia.  Malarone may require 4 tablets daily with artemisia.  Coartem (Riamet) can be done as a 3 day pulse per month and has been very helpful for some patients
Bartonella can have significant eye-related symptoms
Gentamicin is bacteroicidal
Bartonella infection has been found in newborn children resulting from pregnancy
Probenecid may help reduce Quinolinic acid - a toxin produced by Borrelia
200 billion probiotic organisms daily is often necessary
Paul Ewald suggested that microbes that cannot transmit frequently favor persistence in the body (i.e. sexually transmitted microbes do not have the same opportunity to transmit vs. airborne microbes which much more easily transmit from one person to another).  He lectured on the connection between many chronic illnesses and chronic infections
Dr. Ray Stricker shared the following on the topic of testing:
Band 39 is the most specific for Borrelia
IgM Western Blot has more possibility of a false positive result than the IgG Western Blot
CD57 may be affected by Borrelia, Chlamydia pneumoniae, and Tuberculosis
CD57 will generally go down within 3 months of infection
According to Dr. Stricker, the test is valid for children (though responses may be exaggerated) though Dr. Jones shared that he did not find it to be very helpful with children
CD57 may go down with Herxheimer reactions.  Inflammation may result in a drop in CD57
Elevated CD57 such as 400 may occur.  HIV patients do exist with high CD4 counts as a corollary though the CD4 cells may not work well or function properly.  Thus, CD57 can tell us the quantity of the cells but the issue may be the quality or whether or not the cells can function optimally.  (Another practitioner suggested that many cases of high CD57 show drops in CD57 results once treatment begins)
Stem cell therapy is not known to affect CD57 counts though another practitioner commented that she had seen an initial drop in CD57 after stem cell therapy with continued ongoing increases as time passed after stem cell therapy
C4a is an inflammation marker.  It generally correlates with symptom presentation
C3a is an autoimmune marker
C4a can be due to infection
Dr. Norton Fishman shared information on the immune system and cytokines:
Noted that Lyme is a "politically incorrect illness"
Dr. Herxheimer died in a Nazi concentration camp
One of his diagnostic criteria for Lyme patients is a person that feels that each time they take antibiotics, they get sick.  Generally, this is not an allergic reaction, but a die-off reaction.
There is an exacerbation of inflammation with a herx reaction.  Some herxes are more mild and may suggest that you are on a good path much like a speed bump.  However, when a speed bump in the road becomes a guardrail, you have a problem
Opportunistic infections may not do much while the "police are are on the street" or the immune system is on alert.  Some Lyme patients don't get colds or flu.  When treatment begins, opportunists may emerge
When a herx is too much, pulling back on the therapeutic throttle is often appropriate.  There is no place for heroes in this disease.  Herxes can be terribly damaging
Some agents will slow the inflammatory reaction such as: Willow Bark, Omega-3, zinc (many are zinc deficient), turmeric, ginger, licorice root.  Many of these quiet down NFK-ß.  Probiotics help dampen the cytokine response in the gut.   His favorite is Vitamin D3
Vitamin D3 is turned by liver into D,25 which is converted to D1,25.  Macrophages increase Vitamin D1,25 production when activated.  Many Lyme patients have high D1,25 and low D,25 which indicates they have infection.  D1,25 downregulates the pro-inflammatory cascade and makes peptide antibiotics.  People with higher Vitamin D levels have fewer infections such as TB and flu
Many people experience a "herx" when they get "Lyme 2" on top of "Lyme 1".  Immune memory of "Lyme 1" explodes when "Lyme 2" is introduced.  The response is much more exaggerated with the second Lyme infection than the first.  Once new antigens are introduced, the patient may become much sicker
People with Lyme are mosquito and tick-attractive; likely related to a pheromone
Eva Sapi, PhD talked about the many exciting projects that her team is doing:
They are looking for XMRV in ticks to see if the retrovirus may be transmitted by tick exposure
They did some excellent research showing Samento + Banderol + Serrapeptase (all from NutraMedix) had very significant biofilm eliminating effects
Dr. Joe Brewer spoke on the topic of XMRV:
Endogenous retroviruses are viruses that we all have.  These cannot complete replication and are not infectious.  They are something that we inherit in our DNA
Exogenous retroviruses are viruses that can replicate outside of the cell and are infectious
Xenotropic (as in XMRV) - the virus does not complete its life-cycle in the mouse but does in humans
XMRV is a much simpler virus than HIV
XMRV does incorporate itself into our DNA
XMRV uses a receptor X-pr1 that is present on all human cells and thus can infect all human cells
We now have both X-MLV (xenotropic mouse leukemia virus) and P-MLV (polytropic) forms of the virus
In CFS, both X and P have been observed
In HIV, HAART (Highly Active Antiretroviral Therapy) therapy is a three-drug (generally) combination used for treatment of HIV
In one autism study, all mothers tested were XMRV positive and many of them expressed symptoms of Chronic Fatigue Syndrome or Fibromyalgia
In a small sample of MS (4), Parkinson's (1), and ALS (1) patients, 100% of those tested were positive for XMRV
In chronic Lyme disease, over 90% of those tested were positive for XMRV
How XMRV is transmitted is still not fully understood but we do have HIV as a model.  Blood transfusion, sexual transmission, and needles may be mechanisms.  They are not seeing rampant CFS in gay men or prostitutes so there must be other mechanisms.  One German study showed XMRV was found in saliva.  There is little doubt that in-utero and breast milk transmission is possible.  One unknown is whether or not ticks may also have XMRV and could they transmit XMRV to humans?  That work is being done by Eva Sapi, PhD and her team
Current possible treatment options for XMRV include: Zidovudine (Retrovir), Tenofovir (Viread), and Isentress (Raltegravir).  All two drug combinations worked better than any single drug
There is not a perfect testing method for XMRV
XMRV often gets worse at the onset of treatment and treatment has been a mixed bag thus far.  Tests are needed to monitor treatment progress.  The P-variant may require entirely different anti-retroviral medications
Known inducers of XMRV/HGRV activity include: NFK-ß, possibly treating Lyme with antibiotics leading to a strong herx which results in inflammation could increase the replication of XMRV, glucocorticoids activate viruses (cortisol/stress), and androgenic hormones.  I was struck by the comment that a Herx reaction from Lyme treatment may actually increase the activity of XMRV
During Q&A, Dr. Fishman acknowledged the politics involved in Lyme disease.  He suggested that XMRV may be the pathway that we should pursue in order to benefit ourselves
Dr. Richard Horowitz did a lecture on integrative treatment of Lyme disease which was one of my favorite lectures.  I would highly recommend getting the audio recording of his session as it was one of the best.  I don't begin to touch on the wealth of information that he shared over this two+ hour talk.  He shared the following (and much more):
He suggested we need to broaden our view of Lyme disease and look at all of the other factors involved.  He suggested that it is like having 14 nails in your foot - you need to pull out all 14
In 5,000-6,000 patients tested, everyone is "loaded" with heavy metals such as mercury and lead
Most "sickness behavior" (i.e. what makes us feel sick; symptoms) is the cytokines.  Glutathione reduces this in minutes in many patients
1/3 of his patients have had a severe history of abuse; these emotional traumas need to be dealt with in order to recover.  These are the most resistant patients.  When the trauma is cleared, the patients improve.  He mentioned a technique called "The Journey" (http://www.thejourney.com)
40% of patients have adrenal dysfunction which must be addressed; patients will not respond to antibiotic treatment without adrenal support
70% of patients have peripheral neuropathy
Low Dose Naltrexone (LDN) can be very helpful in lowering cytokines and thus relieving many symptoms associated with the disease.  Always remember the cytokines.  LDN can be a big help here
Bicillin is one of the best antibiotic options at 1.2 million units 2-4 times per week
Biaxin XR is better than Biaxin
Grapefruit Seed Extract can be an effective cyst buster
When using Flagyl, supplemental B-vitamins may be helpful to avoid peripheral neuropathy
A combination such as Doxycycline or Minocycline with a macrolide and Plaquenil may be a good option.  Plaquenil alkalinizes the intracellular compartment
You cannot combine a macrolide with a quinolone
Magnesium and Alpha-lipoic acid taken away from a quinolone may be helpful in reducing the risk of tendon damage
Factiv is a newer drug sometimes used for Bartonella that is generally tolerated well
Mepron resistance is becoming a problem and 1 teaspoon twice daily is no longer working
The goal is not to "cure" or "eradicate" but to lower the load so that the immune system can manage.  We will not eliminate all of these organisms entirely from our bodies
Mepron plus Sulfa/Bactrim; or Malarone (up to 4 tablets daily) plus Artemesia may be useful for Babesia.  No CoQ10 can be used with Mepron or Malarone
Coartem (Riamet) is a new option in the US for Babesia.  It is a 3-day course.  No macrolides, no QT-interval impacting drugs, no Plaquenil, no Mepron/Malarone for a period before, during, and after the Coartem; works well, but the Babesia will still come back
Babesiosis is extremely difficult to "cure" (i.e. fully eradicate)
Olive leaf is a good option for viruses
For Candida, oregano, garlic, caprylic acid, Pau D'Arco, and berberine may be useful
Autoimmunity is likely driven by intracellular bugs such as Mycoplasma
Alpha-lipoic acid pulls metals and regenerates glutathione
Quinolinic acid (QUIN) is a major neurotoxin in Lyme disease
For environmental toxins, far infrared sauna can be a good option
Up to 25% of patients with MCIDS (Multiple Chronic Infectious Disease Syndrome) improve on a metal detoxification program.  This may also be related to autoimmunity
Detoxamin or oral DMSA may be used for heavy metal detoxification
Xymogen MedCaps DPO (dual-phase optimizer) can be a useful detoxification support option
Environmental chemicals can be tested for with Accu-Chem / MetaMetrix
Glutathione can be used for quinolinic acid or for cytokines
On the Cowden Protocol: Glutathione works better than Burbur or Parsley in his experience and he did not find the protocol to have a strong enough effect on Babesia.   Otherwise though, Dr. Horowitz reports very positive results with the Cowden Protocol
Take-home message: DETOXIFY YOUR LYME PATIENTS!
It does NOT matter what antibiotic you give people, they will NOT get better without detoxification
For Herxheimer reactions: 2 Alka-Selzer Gold (no aluminum) in 8 ounces of water with lemon or lime followed by 6-8 capsules of glutathione or 1500 mg or oral liposomal glutathione.  70% will feel better in hours
On the topic of water: Dilution is the solution to pollution.  This suggests that in order to help our bodies detoxify, we must drink more water
His goal of treatment is to get off antibiotics as soon as possible and that is why he is so interested in the various herbal protocols such as Cowden and Buhner but he believes that it is critical for scientific studies to be done in these areas
ILADS 2010 was a great event full of great people looking for answers.  I can't wait for the 2011 event!
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20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 11:08
Dr. Richard Horowitz proposed that Chronic Lyme is really MCIDS - Multiple Chronic Infectious Disease Syndrome


Mefloquine and Artemesia: A Prospective Trial of Combination Therapy in Chronic Babesiosis
by DR. RICHARD HOROWITZ

HARTFORD MARRIOTT FARMINGTON, CT 24–26 MARCH 2000

Background:

Babesiosis has previously been regarded as a benign self-limiting illness; however recent evidence has shown that patients who are either immuno-compromised or co-infected with Borrelia burgdorferi and/or HGE are at risk for a more severe chronic disease state (Krause et al, JAMA 1996 June 5: 275(21): 1657-1666). Krause also noted persistent parasitemia after acute Babesiosis (NEJM 7/98, Vol 339, 160-165) when patients received Cleocin+Quinine (C+Q), and Horowitz described chronic persistent Babesiosis after acute treatment with Cleocin+Quinine (C+Q) and Atovaquone and Azithromycin (M+Z) (Abstract, 12th International Scientific Conference on Lyme Disease and Other Spirochetal & Tick-Borne Disorders, April 1999, NYC), with persistence of Babesial DNA despite repeated courses of both antibiotic regimens. This report describes clinical improvement in a cohort of co-infected Lyme patients using Mefloquine (Lariam) + Artemesia (L+A) as either first-line treatment for infections with Babesia microti, or after having filled standard regimens with C+Q or M+Z.

Methodology:

Babesia microti infections were diagnosed among a cohort of 70 chronic Lyme patients using IFA and/or PCR analysis. Patients were divided into 2 treatment groups: 52 patients (Group l) took 5 weeks of L+A, and 18 patients (Group 2) took 12 weeks of L+A. The first group was further subdivided into 25 patients taking L+A alone, and 27 patients using L+A with 1 dose of sulfa 1500mg (Gantricin) and Pyrimethamine 25mg (Daraprim) at the beginning of therapy. Patients received a loading dose of Mefloquine 250mg 5 capsules lx, followed by 1 capsule per week with Artemesia 250mg, 2, 3x per day. Group 2 received L+A for 12 weeks in combination with other antibiotics for Lyme and/or Ehrlichiosis. Patients received Compazine 10mg and Antevert (Meclizine) 25mg 1 hour before the loading dose, and subsequently every 6-8 hrs prn for nausea and dizziness. Patients filled out the Karnofsky scale after completing their therapy to evaluate ongoing symptomatology.

Results:

All patients completed the treatment regimen as prescribed. The most common side effects were dizziness and nausea, lasting for up to 3 days after the loading dose of 5 pills, with rare neuropsychiatric symptoms (anxiety/depression). Administration of the loading dose over 34 days decreased these side effects. In Group 1, among the 25 patients taking L+A alone for 5 weeks, there was a 21.5% mean improvement in symptoms (decreased fatigue, joint and muscle pain, sweats, fevers, or chills, headaches, and cognitive difficulties) with a 12.5% median improvement as evaluated by the Karnofsky scale. Among the 27 patients taking L+A+sulfa/pyrimethamine, there was an 18.5% mean improvement, and a 12.5% median improvement in symptoms. 37 patients from Group l were tested by PCR analysis at least 4 weeks post therapy, and 3/37 (8%) were found to be PCR positive. Among 18 patients taking L+A for 12 weeks (Group 2), there was a 10.3% mean improvement with a 12.5% median improvement, with 2/9 (22%) patients tested remaining PCR positive post therapy .

Conclusion:

Mefloquine+Artemesia is a new and improved treatment regimen for chronic persistent Babesiosis.

This regimen has been studied and shown to be effective in malaria (Antimalarial Activity of Mefloquine and Qinghaosu (Artemesia): Lancet, Aug 1982, 285-289), but has never been studied in patients with infections with Babesia microti, a malarial-like illness.

Optimal effectiveness was seen with a 5-week cours; however certain patients were PCR positive post therapy, and needed retreatment with either a different regimen, longer course, or higher doses of L+A (2q 5-7 days), which occasionally was of clinical benefit. Treatment failures have therefore been seen with all presently available antibiotic regimens for Babesia microti and may reflect an exoerythrocytic stage of infection establishing a chronic carrier state. Further research is necessary into the role, diagnosis, and treatment of piroplasms in co-infected Lyme patients.
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20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 10:38
Des chercheurs du MIT, le Massachusetts Insitute of Technology, développent dans leurs laboratoires un traitement révolutionnaire qui pourrait lutter efficacement contre tous les virus, rapporte le magazine Time.

Lors des essais sur des cellules animales et humaines, ce traitement baptisé "Draco" (pour Double-stranded RNA Activated Caspase Oligomerizers) s'est montré efficace contre quinze virus.

Parmi eux, celui de la grippe H1N1, du rhume commun, de la dengue, de la polio et plusieurs types de virus responsables de fièvres hémorragiques, selon les premiers résultats publiés dans la revue scientifique PLOS One.

Pour parvenir à ces résultats, les chercheurs du MIT ont en fait poussé les cellules infectées au "suicide" pour laisser place aux seules cellules saines.

Résultat : le traitement génère une autodestruction de toutes les cellules infectées.

En laboratoire, Draco a déjà permis de guérir des souris infectée par le H1N1. Les scientifiques chargés du projet espèrent obtenir l’autorisation d’essais cliniques sur d’autres animaux avant de passer à l’être humain.

Pour le quotidien britannique The Daily Mail, ce nouveau médicament pourrait être commercialisé "d’ici à dix ans." Draco pourrait permettre de combattre efficacement des virus contre lesquels les traitements sont limités, notamment les hépatites et le VIH, le virus provoquant un sida. 

"Il est certainement possible que le traitement ne fonctionne pas avec certains virus, mais pour le moment, nous n’en avons pas trouvé", assure Todd Rider, l'un des responsables du programme, qui précise qu'"en théorie, ça devrait marcher contre tous les virus".


PLoS One. 2011;6(7):e22572. Epub 2011 Jul 27.

Broad-spectrum antiviral therapeutics.

Rider TH, Zook CE, Boettcher TL, Wick ST, Pancoast JS, Zusman BD.
Source
Lincoln Laboratory, Massachusetts Institute of Technology, Lexington, Massachusetts, United States of America.

Abstract
Currently there are relatively few antiviral therapeutics, and most which do exist are highly pathogen-specific or have other disadvantages. We have developed a new broad-spectrum antiviral approach, dubbed Double-stranded RNA (dsRNA) Activated Caspase Oligomerizer (DRACO) that selectively induces apoptosis in cells containing viral dsRNA, rapidly killing infected cells without harming uninfected cells. We have created DRACOs and shown that they are nontoxic in 11 mammalian cell types and effective against 15 different viruses, including dengue flavivirus, Amapari and Tacaribe arenaviruses, Guama bunyavirus, and H1N1 influenza. We have also demonstrated that DRACOs can rescue mice challenged with H1N1 influenza. DRACOs have the potential to be effective therapeutics or prophylactics for numerous clinical and priority viruses, due to the broad-spectrum sensitivity of the dsRNA detection domain, the potent activity of the apoptosis induction domain, and the novel direct linkage between the two which viruses have never encountered.
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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 20:32
Le manganèse, oligo-élément essentiel, est neurotoxique en cas d’exposition excessive. Si l’exposition professionnelle et environnementale au manganèse aéroporté a été associée chez l’adulte et chez l’enfant à des déficits neurocomportementaux, peu de travaux se sont intéressés aux risques liés à l’exposition à cet élément trace présent dans les eaux souterraines. Les rares études conduites suggérant, chez l’enfant, un lien entre les concentrations excessives de manganèse dans l’eau et la survenue d’altérations du QI, de la mémoire et de l’attention, et de troubles du comportement à type d’opposition et d’hyperactivité, des auteurs canadiens et américains ont entrepris d’évaluer la relation entre exposition au manganèse liée à l’eau potable et QI des enfants.
MF Bouchard et coll. ont pour ce faire mené, de juin 2007 à juin 2009, une étude transversale qui a inclus 362 enfants de 251 familles, âgés de 6 à 13 ans, scolarisés (c’est à l’école primaire que le recrutement a été effectué), vivant dans 8 municipalités du sud du Québec approvisionnées en eau souterraine. Ces auteurs ont mesuré les concentrations de manganèse dans l’eau au robinet et dans un échantillon de cheveux, ainsi que les concentrations de plomb, de fer, d’arsenic, de zinc et de cuivre. Ils ont également estimé les apports en manganèse via l’eau de boisson et l’alimentation, et évalué le QI par échelle abrégée d’intelligence de Wechsler.
Dans la population étudiée, âgée en moyenne de 9,3 ± 1,8 ans, où 85  % des enfants résidaient depuis plus de 12 mois sur les lieux de dosages, la médiane de concentrations de manganèse dans l’eau du robinet était de 34 µg/L (1-2 700 µg/L). La médiane des apports estimés en manganèse liés à la consommation totale d’eau (prenant en compte l’eau de boisson et l’eau utilisée pour la préparation des aliments) était de 8 µg/kg/mois, bien moins élevée que celle des apports alimentaires (2 335 µg/kg/mois). La concentration de manganèse dans les cheveux allait croissant avec les apports en eau de boisson mais non avec les apports alimentaires.
L’étude a pris en compte nombre de facteurs confondants potentiels (dont le QI de la mère, les revenus du foyer, la stimulation de l’enfant à la maison, la structure familiale), et les ajustements ont été poussés sur l’âge de l’enfant, le sexe, le mode public ou privé d’approvisionnement en eau, la teneur en fer de l’eau du robinet.
Après ajustements, l’analyse associe à une multiplication par 10 de la concentration de manganèse de l’eau du robinet une baisse de 2,4 points du QI global (IC à 95 % -3,9  -0,9 ; p < 0,01). L’association, plus marquée pour les scores de performances, n’atteignait pas la significativité statistique pour le QI verbal. Les enfants du quintile de plus haute exposition, dont la médiane de concentrations de manganèse dans l’eau était de 216 µg/L (154-2 700 µg/L), avaient un score de QI de 6,2 points inférieur à ceux du quintile d’exposition la plus basse (1 µg/L ; 0-2 µg/L).
À la multiplication par 10 de la concentration de manganèse dans les cheveux était associée une baisse du score de QI global de 3,3 points (-6,1 -0,5 ; p < 0,05), tandis que pour un même pas d’accroissement des apports alimentaires en manganèse une diminution moindre du QI global, de 1,2 points (-2,3 -0,1 ; p < 0,05) était observée.
Les résultats de cette étude suggèrent une association entre troubles du développement intellectuel chez l’enfant et exposition chronique, à faibles doses, fréquemment relevées, au manganèse via l’eau de boisson. Le risque de survenue de ces effets délétères à des niveaux de manganèse dans l’eau des puits inférieures aux niveaux maximaux recommandés, eu égard aux effets sanitaires, par l’Environmental Protection Agency des États-Unis en 2004 (300 µg/L) et l’OMS en 2008 (400 µg/L) appelle confirmation sur de plus vastes populations. Reste aussi à préciser l’impact d’autres voies d’exposition (par inhalation lors de douches, par exemple), et le rôle de l’exposition précoce, à des âges de forte vulnérabilité, au manganèse de l’eau potable. Les auteurs prônent la révision à la baisse des valeurs recommandées de manganèse dans l’eau.

Dr Claudine Goldgewicht

Bouchard M et coll. Intellectual impairment in school-age children exposed to manganèse from drinking water. Environ Health Perspect 2011 ; 119 : 138-43.
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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 20:26
Les papillomavirus humains (PVH) sont une famille de virus à ADN comprenant plus de 130 sérotypes différents. Ils sont responsables d’un large éventail de lésions cutanées et muqueuses, en particulier des verrues communes, des verrues ano-génitales, de lésions intra-épithéliales du col de l’utérus et de cancers et d’autre part de papillomatose des voies respiratoires. Certains sérotypes comme les 16 et 18 sont à haut risque de cancer du col mais leur rôle a été avancé également dans des cancers non génitaux, en particulier le cancer du poumon où le taux de détection de PVH dans les prélèvements de tissus cancéreux varie de 0 à 24,5 %. L’âge et la fréquence de la colonisation par PVH dans les poumons ne sont pas connus.
Des auteurs grecs ont cherché systématiquement la présence de PVH par étude de l’ADN viral et typage dans des prélèvements de lavage broncho-alvéolaire au cours d’endoscopies.
Les échantillons provenaient de 71 enfants, 33 filles et 38 garçons, d’âge moyen 7 ± 2,6 ans (de 2 à 12 ans). Les bronchoscopies ont été pratiquées en raison d’une toux chronique productive (n=42), suspicion de corps étranger (8), atélectasie persistante (4) et pneumonie récidivante (17). L’ADN du PVH a été mis en évidence chez 6 enfants dont 2 étaient de sérotype à risque (16, 18 et 31). Les indications de la bronchoscopie pour ces 6 prélèvements positifs étaient une toux chronique (4), une atélectasie persistante (1) et des pneumonies récidivantes (1). Dans aucun des échantillons, l’analyse histologique n’a montré de signes caractéristiques d’infection à PVH.
Cette étude est la première montrant la présence de PVH dans le poumon. Les voies respiratoires basses pourraient être un réservoir de souches de bas et haut risque d’infection muqueuse dans l’enfance.
En revanche, la présence d’ADN de PVH a déjà été montrée dans les voies respiratoires supérieures par frottis buccal chez des enfants sains ou dans des échantillons d’amygdalectomie ou d’adénoïdectomie, y compris les sérotypes 16 et18. La prévalence de l’ADN PVH varie beaucoup d’un pays à un autre. Ce virus pourrait être la 2ème cause de cancer du poumon. La voie de transmission du virus, hématogène ou à partir de la cavité buccale n’est pas connue. Son rôle pathogène reste également à déterminer.


Pr Jean-Jacques Baudon

Mammas IN et coll. Detection of human papillomavirus in bronchoalveolar lavage samples in immunocompetent children. Pediatr Infect Dis J 2011;30:384-86
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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 20:17
Qui porte des lentilles doit craindre les Acanthamibes
Publié le 16/08/2011





Elles sont trois, la brésilienne, la japonaise et la française, trois études publiées ces derniers mois qui vont dans le même sens : les kératites amibiennes sont dangereuses et leur fréquence semble largement sous-estimée. Les Acanthamibes, on le sait aujourd’hui (en grande partie grâce à des travaux français) sont de remarquables repaires bactériens ou les gènes s’échangent, les micro-organismes s’adaptent et des facteurs de pathogénicité s’acquièrent. Une raison  évidente pour les rechercher (et les cultiver) le plus souvent possible.
- L’étude japonaise, sous la direction de T. Uno, se proposait de déterminer l’étiologie des kératites sévères associées aux lentilles de contact au Japon. Pour ce faire, 224 établissements s’occupant de l’œil ont été embauchés entre avril 2007 et mars 2009 ; d’où il est apparu, après analyse de 350 cas de kératites pour un âge moyen des malades de 28 ans (de 9 à 90 ans), que les amibes pouvaient être mises en cause dans le quart des cas, versus 20 % pour le bacille pyocyanique.
- Le travail brésilien de Cariello et coll., quant à lui, rapportait les données épidémiologiques ad hoc d’un centre de référence en la matière, celui de Sao Paulo. L’étude incluait 6 804 cultures de cornée, récupérées pour des patients avec un sexe ratio H/F de 1,5. Des cultures positives ont pu être obtenues dans presque la moitié des cas : bactéries (39,7 % des cas), fungi (5,3 %), Acanthamoeba (3,6 %).
Si les bactéries étaient 2,7 fois plus fréquentes chez les patients qui avaient pris des stéroïdes, les Acanthamibes l’étaient 1,7 fois plus chez les adeptes des lentilles de contact. Au final un acte de chirurgie cornéenne, des lentilles et un traumatisme oculaire étaient les facteurs de risque respectifs des kératites bactériennes, acanthamibiennes et fungiques.
- Restent les Français de la Timone et de l’Université de la Méditerranée qui présentaient, en l’occurrence, un cas survenu chez une jeune fille de 17 ans myope et porteuse de lentilles depuis 3 ans qui consultait pour un œil gauche rouge et douloureux depuis 15 jours. Un cas qui, en réalité, s’avérait plus complexe qu’il n’y paraissait. D’abord, parce que les prélèvements de la lésion, millimétrique, se sont tous révélés négatifs malgré les moyens techniques, classiques et moléculaires, mis en jeu. Ensuite parce que l’examen des lentilles, lui, révélait la présence concomitante de plusieurs bactéries, dont Pseudomonas Mycobacterium chelonae, et d’Acanthamoeba polyphaga ; laquelle à son tour s’avérait héberger quatre micro-organismes : Deltaproteobacterium provisoirement nommé Candidatus babelamassiliensis, Alphaproteobacterium (à gram négatif, endosymbiote), un virus géant déjà relié aux mimivirus d’une Acanthamoeba polyphaga de lentille et un nouveau virophage de type Sputnik.

Comment rendre à César ce qui est à César ? Difficile question que celle des rôles respectifs de l’amibe, de ses hôtes, des micro-organismes environnants et de toutes les interactions possibles.

Comme le concluent les Japonais, il est primordial de mettre en oeuvre de bonnes pratiques d’hygiène et d’entretien des lentilles. La jeune Française avait, par exemple, adopté les regrettables habitudes de ne pas sécher ses mains après les avoir passées sous le robinet et de diluer son liquide de nettoyage de lentille à l’eau courante. En toutes occasions, on rappellera aux adeptes des lentilles que l’eau est pleine d’Acanthamibes !


Dr Jack Breuil

Uno T et coll. Survey of severe contact lens- associated microbial keratitis in Japan. Nihon Ganka Gakkai Zasshi, 2011; 115: 107-15
Cariello AJ et coll. Microbial keratitis at a referral center in Brazil. Int Ophtalmol 2011;31: 197-204
Cohen G et coll. Ameba- associated Keratitis, France. Emerging Infectious Diseases 2011; 7: 1306-7
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