Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 09:42
Face aux dépressions réfractaires aux traitements antidépresseurs, quelle alternative thérapeutique peut-on proposer ? Malgré les progrès des protocoles pour les délivrer (notamment en matière d'assistance anesthésique) et leur « relooking » sous la forme modernisée et « soft » d'électroconvulsivothérapie (ECT), les électrochocs restent marqués par leur passé sulfureux limitant l'engouement à leur égard. ID'autres techniques de « neurostimulation » sont parfois proposées (stimulation vagale et stimulation cérébrale profonde), mais elles demeurent marginales, en raison de leur aspect « encore plus invasif que l'ECT » et des risques importants d'effets latéraux. L'idéal serait donc de disposer d'une méthode non invasive et sans effet indésirable. La stimulation magnétique transcrânienne (SMT) constitue précisément une technique « prometteuse, non invasive et bien tolérée. » Elle semble susceptible de constituer l'alternative espérée, lorsque les antidépresseurs seuls se révèlent impuissants, et les études attendues doivent statuer sur ses chances de passer « du stade de la recherche à la pratique clinique. » Dès à présent, une méta-analyse basée sur 31 essais randomisés (réalisés entre 1996 et 2008) a concerné 815 patients recevant effectivement une SMT et 716 un simulacre de traitement par SMT (équivalent au placebo d'une étude contrôlée). Cette recherche a montré un « effet significatif modéré en faveur de la SMT » (g de Hedges = 0,64 ; intervalle de confiance 95 % : 0,50 à 0,79 ). Si le mécanisme d'action de cette SMT reste méconnu, on estime que le champ magnétique ainsi délivré pourrait induire un courant électrique entraînant une dépolarisation des neurones, d'où leur éventuelle « réinitialisation », pour prendre une comparaison avec l'informatique. Cette sorte de « remise à zéro » ou de « reconfiguration » des ensembles de neurones concernés permettrait finalement « l'effacement » des états neuronaux antérieurs, associés aux manifestations cliniques (et sans doute biochimiques aussi) du syndrome dépressif. Allan C et coll. : Transcranial stimulation in depression. Br J Psychiatry, 2012 ; 200 : 10-11. 17/02/12 (JIM) Dr Alain Cohen
Repost 0
Published by Chronimed - dans Les ondes
commenter cet article
14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 09:37
La possibilité d'une ou plusieurs composante(s) organique(s) dans la schizophrénie continue de susciter maintes interrogations sur le mécanisme de cette psychose. Venant alimenter ce débat récurrent, une étude prospective a été conduite entre mars 2003 et novembre 2005 en Espagne sur 110 patients de 7 à 17 ans, avec un diagnostic de psychose infantile, schizophrénie, ou trouble bipolaire, comparés à 98 sujets-témoins. Objectif de cette recherche : confirmer l'existence d'éventuelles modifications neuro-anatomiques (parallèlement à l'évolution des troubles cliniques et à l'imagerie par résonance magnétique), pendant un suivi de deux ans après le diagnostic du premier épisode psychiatrique. Comparativement aux sujets-témoins et au début des troubles, les patients schizophrènes ont, au terme de ce suivi, une perte plus marquée du volume de la substance grise dans les lobes frontaux : -3,3 cm 3versus -0,6 cm3 (p=0,004) à gauche. -3,7 cm 3versus -0,8 cm3 (p=0,005) à droite. Le volume du liquide céphalo-rachidien (LCR) est également un paramètre affecté en cas de schizophrénie, surtout au niveau du lobe frontal gauche où ce volume est augmenté : +6,7 cm 3versus +2,4 cm3 (p=0,006). Une association est observée entre la durée des hospitalisations éventuelles (elle-même liée a priori à la sévérité des troubles cliniques) et une réduction importante du volume de matière grise du lobe frontal gauche. En revanche, une différence de volume statistiquement significative n'a pas été remarquée chez les jeunes patients avec des troubles bipolaires. Les auteurs estiment donc que la connaissance de ces données pourrait (en complément bien sûr de l'évolution clinique) constituer un indicateur utile pour le pronostic d'une psychose chez le sujet jeune. En effet, l'évolution tend à se révéler d'autant plus médiocre que ces paramètres reflétant l'appauvrissement (au moins quantitatif) du cerveau s'altèrent davantage : augmentation de volume du LCR et perte de celui de la matière grise. Celso Arango et coll.: Progressive brain changes in children and adolescents with first-episode psychosis. Arch Gen Psychiatry 2012; 69-1: 16-26. 21/03/12 (JIM) Dr Alain Cohen
Repost 0
Published by Chronimed - dans Concept
commenter cet article
14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 09:35
En 2009, les dépenses consacrées aux neuroleptiques ont été estimées aux États-Unis à 14 milliards de dollars, atteignant ainsi « le budget de médicaments le plus important. » The American Journal of Psychiatry publie une étude sur cette « tendance lourde» actuellement observée chez l'Oncle Sam : la prescription croissante de neuroleptiques, y compris chez des patients non psychotiques, en particulier pour des troubles anxieux ( anxiety disorders), classiquement justiciables des anxiolytiques. Portant sur les habitudes de prescription des psychiatres libéraux envers leurs patients ambulatoires, cette enquête concerne un ensemble de 4 166 consultations, réalisées durant une période de douze ans (entre 1996 et 2007). Les auteurs estiment que les propriétés sédatives des neuroleptiques pourraient expliquer en partie ce phénomène, rattaché aussi parfois à une « perspective pharmaco-épidémiologique» où ces médicaments psychotropes sont perçus comme « antineurotiques» (antineurotic, un néologisme impliquant l'idée d'opposition à la « nervosité») et « sédatifs hypnotiques», plutôt que comme des « antipsychotiques» au sens strict. Les statistiques de prescription confirment cette progression : en analysant deux périodes comparables (1996 à 1999 et 2004 à 2007), la part des neuroleptiques contre les troubles anxieux a été pratiquement doublée, passant de 10,6 % à 21,3 %. Cette évolution pharmacologique intéresse « surtout les nouveaux patients», peut-être parce qu'il est plus difficile de proposer un tel changement à des sujets habitués depuis longtemps à un type d'ordonnance éprouvé. Toutefois, cette percée ne concerne pas tous les neuroleptiques de façon identique. Si ceux de « seconde génération» (neuroleptiques dits atypiques) sont prescrits quatre fois plus souvent (odds ratio=4,36 ; 3,2-6,0 ; intervalle de confiance 95 % ; p<0,001), la place des produits classiques (neuroleptiques de première génération) tend en revanche à diminuer, passant de 5,8 % entre 1996 et 1997, à environ 1 % entre 2006 et 2007 (odds ratio=0,12 ; 0,1-0,2 ; intervalle de confiance 95 % ; p<0.001). Cette prédominance croissante des neuroleptiques contre les troubles anxieux s'inscrit d'ailleurs dans une progression plus vaste de leur emploi, puisqu'ils tendent aussi à être prescrits comme thymorégulateurs dans le traitement des accès maniaques. Comer JS et coll. : National trends in the antipsychotic treatment of psychiatric outpatients with anxiety disorders. Am J Psychiatry, 2011 ; 168 :1057-1065. 16/03/12 (JIM) Dr Alain Cohen
Repost 0
Published by Chronimed - dans Concept
commenter cet article
14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 09:29
Le Monde rapporte les résultats des travaux de trois équipes françaises sur les conséquences d'une exposition de testicules d'hommes adultes aux phtalates. Il s'agit des équipes de Bernard Jégou (Institut de recherche sur la santé, l'environnement et le travail, Inserm U1085, Rennes), de Daniel Zalko (Institut national de la recherche agronomique, Toulouse) et de Bruno Le Bizec (Laboratoire d'étude des résidus de contaminants dans les aliments, Ecole nationale vétérinaire, Nantes), dont les résultats sont publiés dans la revue Human Reproduction. Ils ont exposé des échantillons de prélèvements effectués sur des hommes atteints d'un cancer de la prostate et des lignées de cellules produisant des stéroïdes à du DEHP [di- (2 éthylhexyl) phtalate] et du MEHP [mono- (2 éthylhexyl) phtalate] qui ont inhibé la production de testostérone. De plus, ils ont constaté que "les testicules peuvent transformer un phtalate sans effet direct (le DEHP) en un phtalate inhibant la production de testostérone (MEHP). C'est par ce mécanisme que le DEHP devient un perturbateur du fonctionnement endocrinien". Le dossier des phtalates s'alourdit et le Réseau environnement santé (RES) demande un renforcement de la loi et le remplacement des phtalates par un composé moins toxique. RES avait, par ailleurs, invité à un colloque à Paris, le mardi 10 avril dernier, Shanna Swan, professeure au département de médecine préventive de la faculté de médecine Mount Sinai à New York. Le Monde s'est, à cette occasion, entretenu avec cette pionnière qui fait autorité en matière de perturbateurs endocriniens et qui évoque ici son parcours, ses travaux, ses découvertes et ses craintes, à l'heure où la FDA rejette la proposition d'interdire le bisphénol A dans les contenants alimentaires. Time - 16 avril 2012 ; Le Monde - 11 avril 2012
Repost 0
Published by Chronimed - dans Concept
commenter cet article
14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 09:01
La loi de bioéthique du 7 juillet 2011 a souhaité encadrer les conditions dans lesquelles une mère pouvait faire don du sang de cordon de son enfant. Ainsi, le nouvel alinéa 4 de la l’article L. 1241-1 du Code de la santé publique précise que le prélèvement de cellules hématopoïétiques du sang de cordon ne peut être effectué qu'à des fins scientifiques ou thérapeutiques, en vue d'un don anonyme et gratuit. En d’autres termes, il n’est possible de prélever du sang de cordon qu’à la condition que celui-ci fasse l’objet d’un don au bénéfice de la collectivité. A contrario, il est donc impossible de le conserver à titre préventif dans un cadre familial. Le sang de cordon doit donc être donné à la collectivité ou détruit. La nouvelle loi prévoit cependant une dérogation au caractère anonyme du don et autorise un don dédié à l’enfant né ou aux frères ou sœurs de cet enfant, en cas de nécessité thérapeutique avérée et dûment justifiée lors du prélèvement. Cette dérogation vient officialiser les dons dédiés qui sont d’ores et déjà réalisés entre frères et sœurs et qui d’ailleurs correspondent à la première greffe de cellules souches provenant de sang placentaire réalisée en 1988 par le Pr. E. Gluckman. En outre, cela permet de rendre possible l’utilisation du sang de cordon issu d’un bébé « médicament » ou du « double espoir » au bénéfice d’un frère ou d’une sœur. Des travaux parlementaires pour le moins surprenant Si l’on se réfère à l’étude d’impact du projet de loi de bioéthique, réalisée par le Ministère de la santé, l’interdiction de conserver le sang de cordon de son enfant est justifiée par le fait que « l’effet thérapeutique et les avantages du sang de cordon autologue par rapport à l’approche anonyme et solidaire (pour la collectivité) ne sont pas prouvés » (p. 43). Seulement, à aucun moment cette étude d’impact n’aborde l’intérêt thérapeutique de l’utilisation du sang de cordon dans le cadre de la fratrie, correspondant à un usage allogénique apparentée. Par exemple, cette étude omet de présenter les chiffres contenus dans le rapport d’activité de l’Agence de la biomédecine pour l’année 2010, indiquant que le taux de survie à 5 ans, après une allogreffe de sang de cordon, est de 86 % lorsque le don provient d’un frère ou d’une sœur contre 46 % lorsqu’il provient d’un tiers extérieur à la famille. La loi de bioéthique a préféré confirmer la possibilité de concevoir des bébés « médicament », qui permettent de « produire » du sang de cordon destiné à un usage allogénique apparenté, plutôt que de permettre à des parents de conserver cette ressource thérapeutique ! Une telle situation laisse songeur et permet de s’interroger sur la conformité de l’interdiction de conserver le sang de cordon de son enfant à titre préventif, aux droits et libertés garantis par la Constitution. C’est dans ce contexte que le Conseil d’Etat a décidé, le 19 mars 2012, de transmettre au Conseil Constitutionnel une Question Prioritaire de Constitutionnalité (QPC) portant sur l’interdiction de conserver le sang de cordon de son enfant et dont l’examen devrait intervenir au cours du mois de mai. Thomas Roche, avocat fondateur du cabinet Roche&Associés
Repost 0
Published by Chronimed - dans Concept
commenter cet article
12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 07:39
Une étude menée aux Canaries a examiné 48 patients ayant une rhinite persistante perannuelle non allergique (prick-tests cutanés et dosage d'IgE spécifiques négatifs). Après exclusion des patients ayant une hyperréactivité nasale, la pratique d'un test de provocation nasal aux acariens (D Pter) a révélé une rhinite allergique locale (production uniquement locale dans la muqueuse nasale d'IgE spécifiques) chez 64 % des patients étudiés avec une conjonctivite associée dans 68 % des cas et une hyposmie dans 61 %. La rhinite avait débuté dans l'enfance pour plus de 30 % des patients. Cruz Niesvaara D et coll "Evidence of Local Allergic Rhinitis in Areas with High and Permanent Aeroallergens Exposure " American Academy of Allergy Asthma and Immunology (AAAAI) (Orlando) : 2-6 mars 2012. Dr Geneviève Démonet (11/04/2012)
Repost 0
Published by Chronimed - dans Concept
commenter cet article
12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 06:50
Long term antibiotic therapy may be an effective treatment for children co-morbid with Lyme disease and Autism Spectrum Disorder. Authors: Kuhn M, et al. Show all Journal Med Hypotheses. 2012 May;78(5):606-15. Epub 2012 Feb 22. Affiliation University of North Dakota, 231 Centenial Drive Stop 7189, Grand Forks, ND 58202-7189, USA. Abstract Patients diagnosed with Lyme disease share many of the same physical manifestations as those diagnosed with an Autism Spectrum Disorder (ASD). In this study four male children (ages 26-55months) who have an ASD diagnosis and one male child (age 18months) who displayed behaviors consistent with an ASD, were assessed using the SCERTS Assessment Process Observation (SAP-O) form. The SAP-O meets state and federal requirements for providing a comprehensive, ongoing assessment of a child with an ASD [33]. The SAP-O form measures children's abilities using observational, authentic assessment procedures in the domains of joint attention, symbol use, mutual regulation, and self regulation via observations of specific behaviors in familiar settings [33]. The five children tested positive for Lyme disease and their SAP-O score was evaluated before and after 6months of antibiotic therapy. Each child was prescribed 200mg of amoxicillin three times per day and three of the five children were prescribed an additional 50mg of Azithromycin once per day. All of the children's scores on the SAP-O assessment improved after 6months of antibiotic therapy. The assessors also reported anecdotal data of improved speech, eye contact, sleep behaviors, and a reduction of repetitive behaviors. Published by Elsevier Ltd. PMID 22361005 [PubMed - in process]
Repost 0
Published by Chronimed - dans Infections froides
commenter cet article
11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 09:33

«Un reportage « sur le terrain, au Tchad, avec le PDG de Sanofi [Chris Viehbacher] pour dépister et traiter la maladie ».
« le 30 janvier 2012, lors de la Déclaration de Londres, 13 groupes pharmaceutiques dont Sanofi, mais aussi l'Organisation mondiale de la santé, la fondation Bill et Melinda Gates et d'autres institutions internationales se sont engagés à contrôler ou éliminer dix maladies tropicales négligées d'ici à la fin de la décennie. 

Ce jour-là, Sanofi en particulier a accepté de combattre sans réserve cinq infections tropicales, la filariose lymphatique, la leishmaniose, la maladie de Chagas, l'ulcère de Buruli et la trypanosomiase humaine africaine, encore dite maladie du sommeil ».


« en réalité la bataille du géant pharmaceutique contre ce fléau a commencé dès 2001. Du fait de fusions acquisitions successives, la firme possède dans son portefeuille 3 molécules essentielles contre ce parasite. Mais à quoi servent les médicaments, si on n'a pas d'équipes capables de se rendre dans ces zones reculées ? Que peuvent ces équipes mobiles s'il n'y a pas de microscopes, de réactifs ? ».


« L'industriel a décidé de faire don des médicaments, mais s'est aussi engagé à financer la formation, le matériel et toutes les infrastructures nécessaires jusqu'à la disparition définitive du parasite dans toute l'Afrique, sur la base de programmes définis par l'OMS, avec les États. Au total, 36 pays sont concernés ».


Au Tchad, Chris Viehbacher déclare ainsi : « Jusqu'à présent, pour moi, c'était juste un programme que nous financions. Maintenant ce n'est plus seulement un partenariat, j'ai vu l'implication des médecins, des infirmiers, j'ai compris les difficultés, les obstacles au dépistage, au traitement, sous la chaleur, dans les champs. Mais ce qui me frappe le plus, c'est que nous, dans nos laboratoires, nous sommes intéressés par les technologies, les nouvelles molécules. J'apprends ici que les médicaments ne sont pas tout, mais qu'il a fallu tout concevoir autour du malade. C'est un concept auquel on doit réfléchir, en France aussi ».
Lors de ce voyage du PDG au Tchad : « Sanofi et l'OMS [sont] en passe d'éliminer la maladie du sommeil. L'Afrique ne totalisait plus en 2011 que 6.500 personnes atteintes par cette maladie, contre 350.000 en 1997. D'ici à 2020, la contribution financière du laboratoire tricolore aura atteint une centaine de millions de dollars ».

Repost 0
Published by Chronimed - dans Infections froides
commenter cet article
11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 09:26

« une étude met en évidence [dans le Journal of Nutrition] le rôle d'une enzyme de la salive dans la régulation du taux de glucose dans le sang, […] via l'insuline. Une découverte qui pourrait fournir des clés dans le traitement du diabète ».

 

 

 

Les chercheurs de l'institut Monell à Philadelphie (Etats-Unis) « ont étudié la réaction de deux groupes d'adultes en bonne santé, ayant respectivement un fort et un faible taux d'amylase dans la salive, à l'ingestion d'une solution d'amidon ».

 

« Les chercheurs ont observé chez les patients richement dotés en amylase une glycémie plus stable et plus basse que chez les autres, dans les 2 heures suivant la prise d'amidon ».

 

Le Pr Michel Krempf, diabétologue à Nantes, remarque que « ce résultat peut surprendre, car l'amylase était connue jusque-là pour casser la chaîne d'amidon, afin de faciliter le passage de ces maillons de glucose dans le sang. Pourtant, l'étude montre que durant les 9 premières minutes suivant l'ingestion de l'amidon, le groupe riche en amylase produit sensiblement plus d'insuline que le second ».

 

Le praticien ajoute que « ces résultats vont dans le sens d'un lien entre la production d'insuline au niveau du pancréas et le contact entre l'amidon et l'amylase au niveau de la bouche, dont le mécanisme reste à élucider ».

 

« ce rétrocontrôle de l'amylase sur l'insuline n'est constaté que chez les individus ayant beaucoup d'amylase. Le taux de l'enzyme varie sensiblement d'une personne à l'autre, en fonction de facteurs génétiques ». 

 

Le principal auteur de l'étude Abigail Mandel remarque ainsi que «deux individus peuvent avoir des réponses glycémiques très différentes à une même ingestion d'amidon. Les personnes ayant un fort taux d'amylase sont plus aptes à manger de l'amidon ».

 

« A l'inverse, un régime riche en féculents et céréales ferait courir aux perdants de cette loterie génétique un risque plus grand de développer une résistance à l'insuline, conduisant à l'augmentation de la glycémie, qui au-delà de 1,1 gramme est le signe sans appel d'un diabète ». 

 

Léopold Tchiakpe, professeur de nutrition à Marseille, précise pour sa part que « ces résultats sont intéressants, mais l'extrapolation de cette étude théorique à la pathologie diabétique semble prématurée. De plus amples investigations, notamment du côté de patients pré-diabétiques et diabétiques, seront sans doute nécessaires pour confirmer ces travaux ».

Repost 0
Published by Chronimed - dans Nutrition
commenter cet article
11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 07:32
Does folic acid -B9- improve immunity? About half of all Americans routinely take dietary supplements, the most common being multivitamin and multimineral supplements. Q. What do you know about taking extra folic acid to boost the immune system? A. Folic acid is the synthetic form of folate, a B vitamin that occurs naturally in some foods, including vegetables, fruits, and dried beans and peas—and is essential for health. Folate is vital for the production and maintenance of our bodies’ cells, especially during rapid periods of growth, such as pregnancy and infancy. It’s needed to make DNA and RNA, the genetic material that dictates cell functions, and it helps prevent changes to DNA that may lead to cancer. Since folate helps make and repair DNA, it makes theoretical sense that a deficiency of the vitamin could hamper immunity. In some animal experiments, severe folate deficiency has been found to impair immunity, but this hasn’t yet been shown in human studies, and even in animals, the health impact remains unclear. With regard to taking higher-than-recommended doses of folate or folic acid to prevent disease or improve overall health, the evidence from clinical trials is conflicting. For most healthy adults, the Recommended Dietary Allowance (RDA) of folate from both natural and synthetic sources (fortified foods and vitamin supplements) is 400 micrograms (mcg) a day. Pregnant women should take more—600 mcg a day—to reduce the risk of neural tube defects such as spina bifida in their babies. Others who may need more than the RDA include people with intestinal disorders that interfere with absorption of nutrients; people who take certain medications; and alcoholics, because alcohol reduces the absorption of folate and promotes its excretion through the kidneys. The Tolerable Upper Intake Level for folic acid from supplements or fortified foods is 1,000 mcg a day. Folic acid is water-soluble and any excess is excreted in the urine, so the risk of toxicity is small even if you exceed that limit. However, experts are uncertain about the long-term health effects of excess folic acid supplementation. Naturally occurring folate from foods is not associated with any health risk, so get as much of your daily requirement as you can from a healthy diet. If that’s not possible, take a multivitamin that contains 400 mcg of folic acid. — Celeste Robb-Nicholson, M.D.
Repost 0
Published by Chronimed - dans Nutrition
commenter cet article