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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 16:12

State

2007

2008

 

Confirmed

Probable*

Alabama

13

6

3

Alaska

10

6

0

Arizona

2

2

6

Arkansas

1

0

0

California

75

74

0

Colorado

0

2

1

Connecticut

3058

2738

1158

Delaware

715

772

0

DC

116

71

3

Florida

30

72

16

Georgia

11

35

0

Hawaii

0

0

0

Idaho

9

5

4

Illinois

149

108

0

Indiana

55

42

0

Iowa

123

85

24

Kansas

8

16

0

Kentucky

6

5

0

Louisiana

2

3

0

Maine

529

780

128

Maryland

2576

1746

472

Massachusetts

2988

3960

622

Michigan

51

76

16

Minnesota

1238

1046

236

Mississippi

1

1

0

Missouri

10

6

0

Montana

4

6

11

Nebraska

7

8

4

Nevada

15

9

3

New Hampshire

896

1211

390

New Jersey

3134

3214

271

New Mexico

5

4

4

New York

4165

5741

2053

North Carolina

53

16

31

North Dakota

12

8

2

Ohio

33

40

5

Oklahoma

1

1

1

Oregon

6

18

20

Pennsylvania

3994

3818

0

Rhode Island

177

186

24

South Carolina

31

14

15

South Dakota

0

3

0

Tennessee

31

7

24

Texas

87

105

48

Utah

7

3

2

Vermont

138

330

74

Virginia

959

886

47

Washington

12

22

1

West Virginia

84

120

15

Wisconsin

1814

1493

541

Wyoming

3

1

2

U.S. Total

27,444

28,921

6,277

*2008 revision of the National Surveillance Case Definition allows for reporting of probable cases

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 18:15

lequotidiendumedecin.fr 31/03/2011

 


 

 

Roselyne Bachelot a chargé Valérie Létard, sénatrice du Nord, ex-secrétaire d’État à la Solidarité (juin 2007-juin 2009), d’évaluer le volet médico-social du plan Autisme 2008-2010 et de faire des propositions pour les années à venir.

Trois ans après son lancement, le plan Autisme compte à son actif, selon la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, « des progrès décisifs ». Elle cite le socle commun de connaissances sur l’autisme élaboré avec le concours de la Haute autorité de santé, la création au niveau local d’une dynamique autour des questions de l’autisme et des troubles envahissants du développement (TED) et l’amorce d’une diversification des prises en charge, avec le lancement des premiers établissements et services expérimentaux mettant en œuvre de nouvelles méthodes.

D’autres aspects du plan, qui comprenait 30 mesures, semblent néanmoins avoir souffert de retards, reconnaît Roselyne Bachelot, notamment le développement de formations adaptées au nouveau socle de connaissances et l’amélioration de la prise en charge des adultes autistes ou souffrant de TED.

Valérie Létard devra remettre son rapport en octobre.

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 16:53

Flore intestinale et métabolisme : une interaction démontrée chez l’homme

 

Rapporté par Jean-Louis Schlienger (CHU Hautepierre, Strasbourg) d'après la communication :

 

Metabolic effects of transplanting gut microbiote from lean donors to subjects with metabolic syndrome.

 

A.Vrieze et al.

EASD 2010, Stockholm (Suède), 20-24 septembre 2010

 

Des données expérimentales concordantes suggèrent que le microbiote est à même d’interagir avec le métabolisme de l’hôte.

Ainsi, il est acquis que l’obésité est associée à des modifications structurelles et fonctionnelles de la flore intestinale.

Preuve en est que la colonisation bactérienne de souris axénique (« germ free ») par la flore de souris obèses entraîne un gain de poids plus important qu’une colonisation avec une flore de souris de poids normal.

 

Le même type d’expérimentation de transplantation de flore a été réalisé chez l’homme dans une étude pilote randomisée en double insu.

 

Des sujets obèses avec un syndrome métabolique – dont la flore intestinale a des caractéristiques différentes de celle de sujets de poids normal – ont été soumis à l’infusion entérale par voie endoscopique de fècès provenant de sujet témoins ou à l’infusion de leurs propres (façon de dire) selles.

 

L’infusion de fèces provenant de sujets sains est à l’origine d’une diminution de la glycémie et des VLDL riches en triglycérides, alors que l’infusion de selles autologues est sans effet.

 

Poursuivie pendant 6 semaines, l’infusion hétérologue ne modifie ni le poids, ni la dépense énergétique de repos, mais détermine une amélioration de la sensibilité hépatique et périphérique à l’insuline.

 

Cette étude pour le moins insolite illustre le rôle du microbiote sur le métabolisme de l’hôte, conforte une piste physiopathologique novatrice pour divers dysmétabolismes et entrouvre la porte d’une nouvelle approche thérapeutique de l’obésité et du syndrome métabolique visant à modifier la flore des obèses.

 

Date de publication : 22-09-2010

 

Abstract:

Background: Recent data in animal models revealed that obesity is associated with substantial changes in composition and metabolic function of gut microbiota. Moreover, colonization of germ-free mice with faeces harvested from obese mice resulted in a significantly greater increase in total body fat than colonization with a 'lean microbiota'. However, data on the role of gutmicrobiota in human obesity are scarce. Thus, our aim was to examine the effect of faecal infusions derived from lean healthy donors on gut microbiota composition, glucose and lipids in metabolic syndrome.

Methods: This study was a double-blind, randomised controlled trial. A total of 18 male subjects with newly diagnosed metabolic syndrome (BMI≥30 kg/m2, FPG>5.6mmol/L, TG>1,6 mmol/L with no medication use) underwent jejunum biopsies and subsequent polyethylene-glycol bowel lavage through duodenal tube followed by random assignment to either allogenic (from lean male donors with BMI<23 kg/m2, n=9) or autologous faecal transplantation (reinfusion of own collected faeces, n=9). We studied changes in sigmoidal microbiota composition and fasting lipidprofiles at 0.5, 2, 6 and 12 weeks after faecal transplantation. Weight, jejunal gut microbiota (epithelial biopsy) and glucose metabolism (peripheral and hepatic insulin sensitivity as assessed by hyperinsulinemic euglycemic clamp with stable isotopes) were studied before and 6 weeks after transplantation.

 

Results: Lean subjects were characterized by different sigmoidal gutmicrobiota compared to obese subjects (by HITChip phylogenetic microarray analysis). Fasting levels of TG-rich lipoproteins (TG/ApoB ratio) were significantly reduced following donor faeces (1.43 ± 0.21 to 1.11 ± 0.18, p<0.01) with no effect after autologous faeces infusion. REE and basal endogenous glucose production (EGP) did not change in both groups after faecal infusion. Although weight remained stable, an improvement in both peripheral (Rd) and hepatic insulin sensitivity (suppression of EGP) was found 6 weeks after allogenic faeces (median Rd: from 26.2 to 45.3 μmol/kg.min, p=0.02 and EGP suppression: from 51.5 to 61.6 %, p=0.08) while no significant changes were observed in the autologous treatment group (Rd: from 21.0 to 19.5 μmol/kg.min and EGP suppression:from 53.8 to 52.4 %, ns). Changes in jejunal microbiota are currently analyzed.

 

Conclusion: Lean donor faecal infusion improves hepatic and peripheral insulin resistance as well as fasting lipid levels in obese individuals with the metabolic syndrome underscoring the potential role of gut microbiota in the disturbances of glucose and lipid metabolism in obesity. Our data could provide pathophysiological insight in the metabolic deviations in obese subjects and a rationale for therapeutic intervention.

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 09:26

Il y a quelques mois, dans la rubrique « Introspection » The American Journal of Psychiatrydécrivait, conseillée par un praticien américain, une « mini-thérapie » en clair une « micro-intervention » en psychiatrie, loin des cabinets et des services psychiatriques : au restaurant, dans les magasins, les aéroports, etc .

 

Ici il s'agissait d'un voyage en train.

 

Un enfant de cinq ans est tellement agité que sa mère ne trouve finalement d'autre solution, pour le calmer, que de lui administrer une claque retentissante !

 

Si certains font un signalement en pareil cas, l'auteur propose d'agir, « dans les 90 secondes » : se présenter, établir une « alliance » avec le parent, lui fournir « une aide pratique sur le moment », puis « discuter de ce qui s'est passé et offrir des outils pour l'avenir. »

 

Certes, ces conceptions peuvent choquer en France où la « culture du signalement » est officiellement préconisée et où les thérapies brèves (ni a fortiori ultra-brèves !) n'ont guère la cote.

 

La tactique de ce psychiatre consiste d'abord à s'efforcer de montrer de l'empathie pour les difficultés de la mère : « Quel bel enfant plein de vie vous avez là ! Mais un tel voyage peut s'avérer pénible et difficile, et les jeunes enfants peuvent s'ennuyer si vite !»

 

Une fois cette « alliance » avec le parent établie, l'auteur demande à celui-ci son accord pour passer à l'étape suivante, et proposer par exemple à l'enfant de faire un dessin : « Dessiner, écrire, ou faire une activité qu'il apprécie, comme des avions en papier. »

 

Dernière étape de cette « micro-intervention » : pendant que l'enfant gribouille, le psychiatre s'adresse au parent : « Votre enfant est intelligent, attachant. Je pense qu'il est juste en train de s'ennuyer. Mais ce n'est pas grave. Son cerveau est occupé à faire ce qu'il est censé faire à cet âge : explorer et apprendre. Quand il observe furtivement ça et là, flâne ou ne parvient pas à rester en place, il est en quête d'une stimulation, de quelque chose à faire, d'un jeu, comme un adulte veut s'occuper en lisant ou d'une autre façon durant un tel voyage.»

 

Avant de quitter ce parent, l'auteur discute encore un peu avec lui « sur les sentiments, les comportements et le développement des enfants.»

 

Et il fait un parallèle entre cet incident et un autre survenu dans un restaurant où il prenait un jour son petit déjeuner.

 

Il intervint de la même manière, après qu'une fillette agitée eut reçu une gifle.

 

Au moment de payer sa note, le caissier lui explique que la famille de l'enfant a déjà réglé pour lui, en signe de remerciement, et il lui remet un petit mot.

 

Une réponse au reproche implicite que pourraient formuler les détracteurs de ces mini-interventions « sauvages » ou « spontanées» : « Merci pour votre soutien à propos de cette gifle, c'est si bon de rencontrer quelqu'un qui s'en préoccupe !» Sans surprise, l'auteur a encadré cette note dans son bureau et a conservé les dessins faits dans le train par le petit garçon...

 

 Dr Alain Cohen

Holinger PC : Small steps. Am J Psychiatry 2010 ; 167-7 : 752-753.

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 09:17

Le nickel est responsable de nombreuses allergies de contact.

 

On savait déjà mettre en évidence le nickel libéré par les objets métalliques.

 

Il est désormais possible de visualiser directement la présence de nickel sur les mains !

 

Une équipe suédoise a choisi de recourir au diméthylglyoxime (DMG), déjà utilisé en spot test sur les objets en métal, pour détecter la présence de nickel sur les mains.

 

Cette étude expérimentale avait pour objectif de déterminer le seuil de concentration en nickel décelable lors d'une application de DMG sur la peau mais aussi visualiser la topographie de la déposition de nickel sur les mains.

 

Quatre solutions de concentrations croissantes en nickel (dans de l'acide nitrique) et une solution sans nickel ont été testées sur des zones cutanées différentes de la paume et de la pulpe des doigts de 5 volontaires sains sans antécédent d'allergie au nickel.

 

Après séchage, un test au DMG a été pratiqué à l'aide d'un coton-tige. L'apparition d'une couleur rose sur le coton signait la présence de nickel. La lecture s'est faite en aveugle. Il n'y a eu aucun faux positif.

 

La concentration minimale détectable était de 0,13 µg/cm 2.

 

L'expérience s'est poursuivie avec 7 ouvriers lors de leur travail habituel avec des outils libérant du nickel (1 caissier, un serrurier, 1 secrétaire et 4 ouvriers de la métallurgie).

 

Une empreinte des mains a été obtenue par pression des mains sur un papier buvard pendant 20 secondes puis la présence de nickel a été révélée par du DMG sur le papier.

 

Cette technique a permis la détection du nickel dès la concentration de 0,3 µg et a visualisé les zones de contact.

 

Le test s'est cependant avéré perturbé lorsqu'il existait une grande quantité de poussière sur les mains.

 

Cette technique simple pourrait donc être utile à la visualisation de l'exposition effective au nickel...

 

Dr Geneviève Démonet

 

Julander A et coll. : Nickel deposited on the skin-visualization by DMG test. Contact Dermatitis 2011; 64: 151-157

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 17:42

Particulièrement protecteurs, les légumes jaune-orange et verts

Bon caractère, joli teint, les carottes recèlent mille vertus pour la santé, dont la dernière en date n’est pas la moindre. Selon une étude américaine menée sur plus de dix ans, des taux sériques d’alpha-carotène élevés diminuent la mortalité toutes causes.

Mais ce n’est pas tout, l’équipe du Dr Liu, de l’université de Californie à Los Angeles, a également observé que le caroténoïde diminue la mortalité spécifique par cancers et de cause cardio-vasculaire.

Voilà de quoi relancer la promotion des fruits et légumes, et en particulier des carottes puisque près de 75 % des apports proviennent de ces savoureuses racines colorées.

L’alpha carotène est un antioxydant 10 fois plus puissant in vitro que le bêta-carotène, un caroténoïde bien plus étudié ces dernières années.

Les chercheurs californiens ont construit leur travail sur l’analyse d’une étude nutritionnelle américaine sur plus de 20 ans, la Third National Health and Nutrition Examination Survey Follow up (NHANES III).

Ce sont ainsi les données de 15 318 sujets âgés de plus de 20 ans, qui ont été prises en compte. La durée médiane de suivi est de 13,9 ans.

Par rapport aux sujets ayant une concentration sérique basse d’alpha-carotène, comprise entre 0 et 1 microg/dl, ceux ayant une concentration plus forte ont une mortalité toutes causes diminuée.

Plus la concentration est élevée, plus la mortalité baisse.

Ainsi, le risque relatif diminue à 0,77 pour une concentration entre 2 et 3 microg/dl, à 0,73 entre 4 et 5 microg/dl, à 0,66 entre 6 et microg/dl et à 0,61 pour une concentration ≥ 9 microg/d.

Dans l’analyse en sous-groupes, l’effet protecteur est retrouvé quelles que soient les caractéristiques démographiques, le mode de vie et les comorbidités associées.

La mortalité de cause cardio-vasculaire est significativement diminuée, ainsi que celles par cancer, par diabète et de cause respiratoire.

Dans l’étude du Dr Liu, les taux plasmatiques d’alpha-carotène sont hautement corrélés à la consommation totale de fruits et légumes, en particulier de carottes et de légumes rouges.

Les auteurs font remarquer un phénomène curieux concernant la mortalité spécifique.

Contrairement aux maladies cardio-vasculaires pour lesquelles la protection maximale est assurée pour des taux très élevés, il est apparu pour la mortalité par cancer que des taux très élevés sont moins efficaces que des taux plus faibles.

Sont jugés protecteurs les légumes jaune-orange (carotte, patate douce, citrouille, potiron) et verts (brocoli, épinards, petits pois, navet, chou, laitue).

Dr IRÈNE DROGOU

« Arch Intern Med ». 2011;171(6):507-515. doi:10.1001/archinternmed.2010.440.

 

lequotidiendumedecin.fr 29/03/2011


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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 17:20

Des cathéters imprégnés de minocycline et de rifampicine ont été proposés pour diminuer le taux des infections sur voies d’abord central. 

 

Des études in vitro et in vivo montrent l’efficacité de ces dispositifs pour réduire la fréquence des colonisations et des bactériémies, mais il persiste des inquiétudes quant au risque de faciliter l’émergence de résistance bactérienne.


Une équipe américaine rapporte son expérience de l’utilisation de cathéters centraux de ce type dans une unité de soins intensifs avec un recrutement préférentiel d’onco-hématologie.

 

L’étude est rétrospective et comprend 4 phases :

une phase 1 avec utilisation de cathéter standard  en 1998 ;

une phase 2 durant laquelle l’emploi de matériel imprégné avec antibiotiques a été adopté (1999-2000) sans autre intervention ;

une phase 3 de 2001 à 2002 durant laquelle le recours aux cathéters avec antibiotiques a cessé et des règles d’hygiène plus rigoureuses (lavage des mains, barrières stériles rigoureuses lors de l’insertion des voies d’abord, voie sous-clavière préférentielle. . .) ont été adoptées.

Enfin, au cours de la phase 4, de 2003 à 2006, des cathéters enduits d’antibiotiques ont été utilisés systématiquement en association aux précautions d’hygiène.

Au cours de la période d'étude, 9 200 cathéters revêtus de minocycline et de rifampicine ont été insérés et globalement,  une durée cumulative de cathéterisation de 511 520 jours cathéter a été analysée.

L'incidence d’infection de la voie veineuse centrale associée à une bactériémie a diminué au cours du temps, passant de 8,3 pour 1 000 patients-jours en 1998 à 1,2 en 2006 (p <0,001).

Les durées moyennes de cathétérisation n’ont pas varié significativement entre les 4 phases de l’étude.

L’analyse phase par phase montre que durant la phase 2, on observe une réduction de 50 % des infections sur cathéter, par rapport à la période contrôle.

En phase 3, on relève une augmentation du taux d’infection de 50 % (année 2001) à 88 % (année 2002).

Durant la quatrième phase (cathéters avec antibiotiques systématiques et mesures d’hygiène), le taux d’infections de voie centrale diminue à 1,21 pour 1000 patients-jours.


Durant la période 1998-2006, la résistance à la tétracycline des isolats de staphylocoques, qu’ils soient dorés ou à coagulase négative, a diminué considérablement au sein de l'unité de soins intensifs comme dans tout l’hôpital.

 

La tendance est la même en ce qui concerne la résistance à la rifampicine au sein des isolats de Staphylococcus aureus.

 

En revanche, si le pourcentage de résistance a la rifampicine des Staphylocoques à coagulase négative a baissé à l’échelle de l’hôpital, il est resté stable sur les germes isolés en réanimation (et de l’ordre de 27 %).


En conclusion, cette étude sur une longue durée et concernant des malades particulièrement « sensibles »  confirme que l'utilisation de  cathéters imprégnés avec de la minocycline et de la rifampicine permet de réduire l'incidence des infections liées à ces dispositifs.

Le risque d’apparition de résistance aux antibiotiques utilisés ne semble pas majeur mais ceci demande à être confirmé.



Docteur Béatrice Jourdain


Ramos E et coll. : Clinical effectiveness and risk of emerging resistance associated
with prolonged use of antibiotic-impregnated catheters: More than 0.5 million catheter days and 7 years of clinical experience.
Crit Care Med 2011; 39: 245-251

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 17:14

Paris, le mardi 29 mars 2011 –

 

L’accident de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima a incité la plupart des médias à s’intéresser au système de distribution d’iode en France.

 

Moins fréquentes ont été les informations concernant les autres antidotes dirigés contre les radionucléides et notamment le Bleu de Prusse.

 

En la matière, à l’occasion d’une séance délocalisée de l’Académie de pharmacie à Rennes ces 22 et 23 mars, Nicolas Marie, pharmacien assistant au centre hospitalier Guillaume Régnier (Rennes) a présenté des éléments aussi intéressants qu’inquiétants.

 

Dans le cadre de son mémoire de DES de pharmacie hospitalière, il a en effet pu constater que la gestion d’une éventuelle crise sanitaire liée à un accident nucléaire « comporterait un certain nombre de difficultés et tout particulièrement un manque d’information et de disponibilité des antidotes auprès des pharmaciens des hôpitaux des secteurs les plus à risque ».

 

Rappelant qu’aujourd’hui l’approvisionnement en bleu de Prusse est assuré par « la zone de défense », il estime que « le prépositionnement d’antidotes zonaux dans certaines pharmacies hospitalières associés à des fiches d’information apportant les informations fondamentales pour un traitement adéquat des patients est une voie d’amélioration qui mérite d’être étudiée ».

 

M.P.

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 17:11

Vitamine D : quand et combien ?

 

Si la nécessité de traiter l’insuffisance en vitamine D est unanimement admise, les débats sur sa posologie optimale ne sont pas clos comme en témoignent les positions divergentes de l’IOM (Institute Of Medecine) et de l’IOF (International Osteoporosis Foundation).

 

L’IOM vient en effet de publier des recommandations qui préconisent un apport de vitamine D de 600 UI par jour jusqu’à 70 ans et de 800 UI par jour au-delà, estimant qu’atteindre une concentration sérique de 50 nmol/l est suffisant pour la santé osseuse.

 

B. Dawson-Hugues s’étonne de la faible valeur de ces chiffres au regard des résultats de 2 méta-analyses d’essais cliniques randomisés publiées en 2009 et de la vaste étude de population NHANES, qui indiquent qu’un taux de 25(OH) D de 50 nmol/l est trop bas pour être bénéfique.

 

L’IOF pour sa part persiste donc à recommander un apport journalier de 800 à 1 000 UI chez les plus de 60 ans, avec pour objectif un taux sérique de 75 nmol/l (30 ng/ml) permettant une réduction optimale des chutes et des fractures.

 

L’augmentation de l’apport quotidien de vitamine D au-delà de la dose recommandée de 800 à 1000 UI n’a pas fait la preuve d’une efficacité supplémentaire sur le risque fracturaire, le risque de chute ou les performances musculaires dans les essais cliniques.

Néanmoins, le taux sérique atteint avec la prise d’une même dose quotidienne de vitamine D varie d’un individu à l’autre.

Et, les déterminants connus de la réponse individuelle sont nombreux (indice de masse corporelle, insuffisance rénale chronique, malabsorption, circonstances de la prise, taux sérique de vitamine D pré-thérapeutique, taux d’estrogènes, génotype…), mais ils n’expliquent que 30 % de sa variabilité.

Au plan individuel, il faut donc adapter la dose et, en l’absence d’une exposition solaire quotidienne suffisante (bras et jambes pendant 10 minutes), établir un profil de risque.

Chez un sujet de plus de 60 ans, sans risque particulier, une dose quotidienne de 800 à 1000 UI par jour peut être prescrite sans dosage préalable ni suivi.

Les sujets à haut risque, en revanche, nécessitent une prise en charge beaucoup plus contraignante.

Il s’agit non seulement des sujets institutionnalisés, mais aussi de ceux qui présentent par exemple une ostéoporose, une hypoparathyroïdie, des troubles de l’alimentation, une malabsorption, une insuffisance rénale chronique, ou qui sont sous corticoïdes, sous anti-épileptiques…

Un premier dosage sérique de vitamine D permet alors de déterminer la dose nécessaire, en sachant que la prise de 100 UI/jour entraîne une augmentation du taux sérique de 0,7 à 1 ng/ml.

Le dosage doit ensuite être répété tous les 3 mois jusqu’à l’obtention d’une concentration à l’équilibre, mais la prise de vitamine D est ensuite à poursuivre indéfiniment sous peine de rechute.

La périodicité de l’administration de vitamine D peut être adaptée aux préférences de chacun, même si les prises mensuelles semblent moins efficaces que les prises quotidiennes ou hebdomadaires.

L’administration annuelle d’une forte dose est en revanche à éviter car elle semble augmenter le risque de fracture et de chute.

En dépit des nombreux travaux déjà publiés sur le traitement de l’insuffisance en vitamine D, des inconnues demeurent, comme la toxicité d’une prise au long cours, la validité des résultats de ces études dans d’autres populations ou les facteurs génétiques qui influencent les taux sériques de vitamine D.

 

 

Dr Gabriel Soyeux

 

Dawson-Hugues B : Vitamin D : when and how much ? ECCEO11-IOF European Congress on Osteoporosis and Osteoarthritis (Valence, Espagne) : 23-26 mars 2011.

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 08:46

Ethnopharmacol J. 2003 Sep; 88 (1) :57-62.


Effet de l'extrait aqueux de chrysanthellum sur la mobilisation du calcium et l'activation de la veine porte du rat.


Amos S , L Binda , M Adamu , Vongtau HO , Abbah J , EK Omogbai , PA Akah , BB Bukar , C Wambebe , K Gamaniel .


Département de pharmacologie et de toxicologie, Institut national de recherche et développement pharmaceutique, Garki, Abuja, Nigeria. sa7h@virginia.edu

 


Les effets de l'extrait aqueux de chrysanthellum (CI) sur l'activation et la mobilisation de calcium ont été étudiés en utilisant la veine porte du rat. 

 

L'extrait a provoqué une contraction dose-dépendante de la veine porte. KCl (80 mM), noradrénaline (NA, 10 (-6) M) et CI (4 mg / ml) ont évoqués comme agent de la contraction prolongée de la veine porte. 

 

Dans un milieu sans Calcium (avec EGTA) les contractions provoquées par ces agents ont été sensiblement réduites. 

 

Les temps des pics de KCl, NA et la CI ont été similaires en PSS normale, mais dans un milieu sans Ca les temps des pics pour KCl et CI ont augmenté considérablement. 

 

Les contractions induites par CI n'ont pas été inhibée par chlorpropamide et prazosine, mais ont été bloquées par le vérapamil. 

 

Les données obtenues suggèrent que l'extrait aqueux de CI utilise les pools de calcium extracellulaire et porte sur la réponse contractile, cet effet pourrait être médié par l'activation des canaux potentiels sensibles.

 


PMID: 12902051 [PubMed - classé pour MEDLINE]

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