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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 08:02

Une équipe de chercheurs de l'unité Inserm 647 dirigée par François Estève, à l'ESRF (ID17) et du CHU (Université Joseph Fourier) de Grenoble a mis au point un traitement novateur qui améliore la survie de rats présentant des gliomes (tumeurs du cerveau) à un stade avancé, en combinant chimiothérapie et radiothérapie dans des conditions particulières.

Le gliome est le type de tumeur cérébrale le plus fréquent chez l'homme adulte, et n'a actuellement pas de traitement.

Les travaux de ces chercheurs ont montré la disparition de la tumeur chez trois rats sur dix, un an après le traitement.

Ces premiers résultats encourageants sont détaillés dans le numéro de Cancer Research du 1er avril 2004.

Les chercheurs envisagent de lancer des essais cliniques très prochainement. Aujourd'hui la durée moyenne de vie des patients atteint de gliome de haut grade est de moins d'une année.

De 5 à 10 nouveaux cas pour 100.000 habitants apparaissent chaque année.

La radiothérapie traditionnelle a seulement un effet palliatif puisque les gliomes sont parmi les tumeurs humaines les plus résistantes à la radiothérapie.

Dans la plupart des cas, la chimiothérapie ou la chirurgie ne montrent pas d'efficacité.

Après avoir mené des expériences in vitro sur des cellules tumorales « F98 »; les chercheurs ont implanté ces cellules dans le cerveau de rat produisant ainsi un modèle animal de tumeur cérébrale.

Ce type de tumeur est extrêmement résistant à la radiothérapie et se développe très rapidement.

La durée de survie moyenne des rats malades non traités est de 28 jours.

Avec la seule chimiothérapie, sous forme d'injection de cis-platine, ils survivent jusqu'à 39 jours.

S'ils reçoivent seulement l'irradiation synchrotron à une longueur d'onde optimale, ils peuvent résister au maximum 48 jours.

Dans cette étude, la première phase a consisté à une injection de cis-platine dans le cerveau de rats atteints de gliome.

En s'intercalant dans l'ADN des cellules tumorales, le médicament en a limité la prolifération.

Le lendemain, les animaux étaient exposés aux rayonnement synchrotron monochromatique.

Les zones contenant la cis-platine ont absorbé cette énergie et détruit l'ADN tumoral.

L'association de la chimiothérapie locale avec l'irradiation synchrotron de longueur d'onde spécifique s'est montrée très efficace et a permis une durée de survie moyenne de 200 jours, soit 6 fois plus que celle des rats non traités.

La différence entre ces rayons X et ceux utilisés dans les hôpitaux est la brillance : le faisceau produit par le synchrotron de l'ESRF est cent mille fois plus lumineux que celui produit par les appareils des hôpitaux, ce qui permet de régler le faisceau à la longueur d'onde optimale pour une drogue additive donnée.

Plusieurs techniques thérapeutiques ont été développées ces dernières années sur ce même modèle animal.

Cependant, aucune n'a eu de résultats comparables à ceux de ce nouveau traitement combinant cis-platine et rayonnement synchrotron monochromatique.

Le succès de ces essais a conduit les chercheurs à envisager l'élaboration d'un protocole pour l'utilisation de ces techniques chez l'homme.

Pour François Estève, médecin et directeur de l'unité Inserm 647 et co-auteur de cet article, ce projet nécessitera un important travail de développement technologique.

Les chercheurs et médecins ne peuvent affirmer que ces résultats, efficaces sur les animaux, seront transposables à l'homme.

Mais ils constituent une piste encourageante dans la recherche d'un traitement curatif de ce type de cancer du cerveau.

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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 07:37

Helicobacter pullorum, identifiée sur les marchés d’Hyderabad, se transmet à l’homme et pourrait aussi déclencher le cancer du foie.

Des chercheurs ont isolé chez le poulet une bactérie qui pourrait être à l’origine de la résistance des humains aux antibiotiques.

Cette découverte constitue une première.

Elle a eu lieu dans le sud de l’Inde, à Hyderabad, capitale du Telangana, et elle a fait l’objet début novembre d’une publication dans la revue de l’American Society for Microbiology, rapporte le quotidien de Madras The Hindu.

L’agent pathogène a été détecté “sur les volailles en vente sur les marchés” du sous-continent, précise-t-il. Connue sous le nom d’Helicobacter pullorum, la bactérie en question pourrait en outre être à l’origine de certains cancers chez l’homme, notamment celui du foie.

On la trouve précisément dans le foie et l’intestin de poulets indiens qui, lorsqu’ils sont consommés, sont réputés déclencher des gastro-entérites.

Des travaux de modélisation informatique sont en cours pour déterminer si la bactérie se transmet aussi par l’intermédiaire des œufs ou au contact avec les fientes de la volaille.

The Hindu - 16 nov. 2016 Inde.

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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 07:04

Génétique. Premier feu vert pour l’édition de gènes humains

Les premiers essais sur la technique de réécriture de l’ADN sur des êtres humains, pourraient démarrer aux Etats-Unis dès la fin de l’année.

L’agence américaine des produits alimentaires et pharmaceutiques doit encore donner son accord. Un comité consultatif des instituts américains de la santé (NIH) a donné son feu vert, mardi 21 juin, pour tester la technique d’édition de gène connue sous le nom CRISPR- cas9, dans le cadre d’une étude visant à modifier les cellules immunitaires de patients atteints de certains cancers.

Quatorze mois après la publication de l’étude chinoise polémique sur la modification d’embryons humains, c’est la première fois que cette technologie est autorisée sur des personnes.

“Les scientifiques cherchent à utiliser [cette] technique pour créer des cellules T [ou lymphocyte T] – les globules blancs qui jouent un rôle important dans notre système immunitaire – génétiquement altérées, qui sont plus efficaces pour lutter contre les cellules cancéreuses chez les personnes atteintes de mélanome, de myélome multiple ou de sarcome”, détaille le site Science alert.

Le tout premier essai qui impliquera jusqu’à quinze patients - et financé par le milliardaire et cofondateur de Napster Sean Parker, selon la MIT Tecnology Review - est conçu pour vérifier si CRISPR est sans danger et viable pour les personnes mais pas pour tester son efficacité dans la guérison des cancers.

“Les essais cliniques à proprement parler ne disposent pas encore de budget”, prévient Nature.

Et “l’expérience doit encore être approuvée par l’agence américaine des produits alimentaires et pharmaceutiques (FDA) qui réglemente les essais cliniques”, rappelle de son côté The Washington Post.

Trois éditions successives

L’expérience proposée par les chercheurs de l’université de Pennsylvanie durerait 2 ans auprès de 18 patients recrutés et traités dans des centres de Californie et du Texas.

Elle nécessite trois éditions successives de gènes au sein cellules T préalablement prélevées chez ces personnes. “La première permettra d’insérer un gène codant pour une protéine conçue pour détecter les cellules cancéreuses et instruire les cellules T pour qu’elles les ciblent, la deuxième édition supprimera une protéine naturelle des cellules T qui pourrait interférer avec ce processus, explique Nature.

La troisième est défensive : il s’agit d’enlever le gène codant pour une protéine qui identifie les cellules T comme des cellules immunitaires et empêcher les cellules cancéreuses de les désactiver.”

Puis les chercheurs réintégreront ces cellules modifiées chez les patients.

Outre les questions éthiques que soulève la modification de l’ADN humain – avec la crainte de voir fleurir des demandes de bébés entièrement génétiquement modifiés - le magazine Science soulignait il y a un peu plus d’un mois, que la technique était loin d’être prête pour soigner qui que ce soit à court ou moyen terme.

Parmi les risques posés par la technique “ce qui est le plus souvent mentionné est que l’enzyme cas9 que CRISPR utilise pour couper l’ADN à un endroit précis pourrait également faire des coupes là où il n’a pas l’intention d’en faire, et ainsi provoquer des cancers”, écrivait le magazine scientifique dans un article daté du 3 mai.

L’eugénisme est de retour

Un danger évoqué par Carl June, immunologiste à l’université de Pennsylvanie et conseiller scientifique du projet.

Selon lui, “l’un des défis sera de mesurer les effets “hors cible”. “Ce sont les cas où le système coupe ou mute à des endroits inattendus du génome.

Et où malgré les précautions, le système immunitaire peut encore attaquer les cellules modifiées”, traduit Nature.

S’il est approuvé par la FDA, ce projet sera surveillé de près par l’ensemble de la communauté scientifique qui a déjà pointé du doigt le potentiel conflit d’intérêts que présente le projet pour June propriétaire d’un brevet sur l’utilisation de ces cellules T modifiées pour traiter les cancers.

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1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 22:55

Est-il possible d'injecter des neurones dans le cerveau ?

 

Des chercheurs ont fait l'expérience avec des souris et ils ont réussi. Les cellules ont bien survécu grâce à l'utilisation d'un biomatériau en 3D.

 

Un espoir pour traiter des maladies neurodégénératives comme Alzheimer ou Parkinson.

Comme les maladies neurodégénératives et les traumatismes crâniens se traduisent par une perte de neurones, pourquoi ne pas envisager un traitement en implantant ces derniers dans le cerveau ?

 

Des scientifiques ont déjà pensé à des thérapies utilisant des greffes de cellules mais, jusqu’à présent, ils rencontraient un sérieux problème : la faible survie de ces cellules dans les études chez l’animal. Après une greffe dans le cerveau ou la moelle épinière, leur survie serait inférieure à 1 %.

Pour obtenir des neurones à greffer, la technique part de cellules souches pluripotentes pour les « transformer » en neurones in vitro.

En effet, récemment, des chercheurs ont réussi à reprogrammer des cellules souches pluripotentes en cellules nerveuses.

Ces cellules souches peuvent provenir des patients eux-mêmes.

Des chercheurs de la Rutgers University (New Jersey, États-Unis) ont développé une nouvelle technique qui vise à améliorer cette survie après greffe.

Pour cela, ils ont mis au point des structures 3D microscopiques dans lesquelles ils ont fait croître les cellules nerveuses avant de les injecter dans le cerveau.

Leurs travaux sont décrits dans la revue Nature Communications.

Les neurones humains (dans la ligne blanche) ont été greffés dans un tissu cérébral (en rouge). Ils se sont étendus (lignes jaunes) et se sont bien intégrés

Dans cette étude, les chercheurs ont reprogrammé des cellules souches dérivées de tissus adultes en neurones humains grâce au facteur NeuroD1.

Pour ce faire, ils les ont placées dans des fibres de polymères synthétiques, dans une matrice « microtopographique » de 100 µm de largeur, soit environ l’épaisseur d’un cheveu.

Une fois attachées aux fibres, les cellules forment un réseau et commencent à s’envoyer des signaux.

Comme l’explique Prabhas Moghe, auteur de cet article, « si vous pouvez transplanter des cellules d'une manière qui imite la façon dont ces cellules sont déjà configurées dans le cerveau, alors vous faites un pas de plus pour que le cerveau communique avec les cellules que vous greffez ».

C’est d'ailleurs ce qui a été observé après injection dans le cerveau. « Ces neurones [...] ont en effet miraculeusement bien survécu », affirme le chercheur dans un communiqué. La technologie développée permettrait d’améliorer la survie des cellules d’un facteur 100 par rapport à d’autres méthodes !

Les biomatériaux représentent donc une technologie prometteuse pour la greffe de neurones humains afin de traiter de nombreuses maladies neuronales : Alzheimer, Parkinson, sclérose en plaques….

Par la suite, l’équipe veut améliorer les biomatériaux utilisés pour augmenter le nombre de cellules implantées dans le cerveau.

Des tests sont en cours pour évaluer si la technologie peut traiter des souris ayant la maladie de Parkinson. Cependant, il faudra encore attendre 10 à 20 ans avant de pouvoir tester son application chez l’Homme

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1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 22:54

Pour la première fois en France, un couple a été autorisé à congeler le cordon ombilical de son bébé, à naître à Nice, afin de s’en servir plus tard pour le soigner.

La justice a tenu compte des cas de cancers présents dans la famille.

La démarche n’a pourtant aucun fondement scientifique.

La conservation du sang du cordon ombilical n’est pas une pratique nouvelle en France mais celle-ci se fait dans le cadre d’un don qui doit servir à la collectivité.

Ici, pour la première fois, le tribunal de Grasse a autorisé un couple à congeler les cellules du cordon de son bébé et à les faire conserver par une société pour ses besoins privés.

Le couple est motivé par l’idée que, grâce aux progrès de la science, leur enfant pourra être soigné par les cellules de son cordon.

Dans les familles des deux parents, d’après leur avocat, il y avait de lourds problèmes de santé, avec notamment des cas de cancers foudroyants du pancréas.

Légalement en France, il n’est pas possible de conserver le cordon ombilical pour les besoins futurs de son bébé.

Le sang du cordon ombilical contient des cellules souches hématopoïétiques, qui sont à l’origine des globules rouges, des globules blancs et des plaquettes.

La greffe de cellules de cordon aide à traiter des maladies graves du sang : leucémies, lymphomes, drépanocytose ou thalassémie.

C’est une alternative à la greffe de moelle osseuse. Les femmes peuvent donner le cordon à la naissance, mais ce don est anonyme et gratuit ; il s’inscrit dans une approche solidaire.

La loi permet cependant que, par dérogation, le cordon serve à un frère ou une sœur du bébé (on parle parfois de « bébé médicament »).

Les cordons prélevés sont conservés par le Réseau français de sang placentaire (RFSP), incluant 28 maternités et 11 banques.

D'après l'agence de biomédecine, il y a, en moyenne, chaque année, 200 greffes utilisant du sang de cordon ombilical.

Une démarche commerciale sans fondement scientifique

Mais quel est l’espoir de guérir un cancer du foie ou du pancréas avec ses propres cellules souches de cordon ombilical ?

Aujourd’hui, c’est impossible.

Certes, des chercheurs espèrent traiter un jour des maladies avec des cellules souches, par exemple en injectant des cellules dans le cerveau pour traiter Alzheimer ou Parkinson, mais pourquoi utiliser des cellules du cordon ?

Les adultes possèdent déjà des cellules souches hématopoïétiques dans leur moelle osseuse. D’après l’agence de biomédecine, « conserver le sang du cordon de son enfant dans une banque pour le soigner avec ses propres cellules au cas où il serait malade plus tard ne repose actuellement sur aucun fondement scientifique validé par consensus d’experts ».

C’est donc inutile.

Les entreprises qui proposent cette congélation jouent sur la peur des parents qui souhaitent, légitimement, protéger leur enfant, en leur faisant miroiter l’espoir d’une hypothétique découverte de traitement.

De plus, si l’enfant a une maladie du sang ou une maladie génétique depuis sa naissance, cela n’a pas de sens de lui réinjecter ses propres cellules déjà atteintes.

Au contraire, pour lutter contre une maladie sanguine, mieux vaut injecter les cellules provenant d’un autre cordon.

ertains pays autorisent les banques privées de cordons ombilicaux.

Cette conservation est payante.

Ainsi, chez Virgin Health Bank, le coût de l’opération est estimé à 1.995 livres sterling (2.385 euros).

D’après un article du Daily Mail datant de 2011, près de 100.000 parents britanniques auraient fait cette démarche.

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1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 22:24

1/ Pédiatrie

Une question que je me suis souvent posée: quelle antalgie choisir pour les vaccins chez les nourrissons?

Une étude canadienne a randomisé les antalgies proposées pour les enfants de moins de 12 mois : placebo, éducation parentale par vidéo sur comment réassurer l'enfant, la vidéo associé à une administration orale de sucre, et la vidéo associé au sucre et à de la lidocaine locale.

Les auteurs retrouvent que, quelque soit l'âge, la plupart des antalgies sont sans effet. Le groupe vidéo + sucre+ lidocaine avait légèrement moins de douleur que les autres (-0,4/10 ....) au prix d'effets indésirable légèrement supérieur (pâleur chez les enfants de 2 mois).

Bref, les auteurs concluent que la lidocaïne est efficace, alors qu'ils disent dans les méthodes qu'une différence de 0,6 est nécessaire pour que la différence soit cliniquement pertinente.

Les traitements de l'otite moyenne aigue sont loin d'être standardisés. Un essai contrôlé randomisé américain a comparé le traitement recommandé (là bas) de 10 jours d'amoxicilline avec acide clavulanique versus 5 jours chez les enfants de moins de 2 ans.

Les auteurs retrouvent plus d'échec de traitement dans le groupe 5 jours ( 34% vs 16%), sans qu'il y ait d'augmentation du nombre de bactéries résistantes chez les enfants traités 10 jours.

Par ailleurs, les échecs étaient plus fréquents en cas d'otite bilatérale.

Cependant, l'article ne parle pas d'éventuelles complications liées à un traitement trop court. Avec les mêmes données, on aurait donc également pu conclure qu'il y a un peu plus d'échec clinique à 2 semaines mais sans conséquences graves.

En France, avant 2 ans, 8 jours de traitements sont recommandés, dommage que cette durée n'ait pas été étudiée!

2/ Infectiologie

La maladie de Lyme est toujours à la mode, alors face aux patient demandeur d'un traitement juste après une piqure de tique, cet article pourrait vous aider.

En effet, le Lancet infectious disease a mené un essai contrôle randomisé:

Azithromycine topique 10% 2 fois par jour pendant 2 jours versus placebo local à appliquer dans les 72h suivant une piqure de tique.

Après cette introduction alléchante, voici les résultats: aucun effet!

Pas de différence de survenue d'erythème migrans ou de séroconversion à 8 semaines.

Les auteurs ont quand même fait une "réanalyse ITT" où ils trouvent que l'azithromycine pourrait réduire de 8% le risque d'erythème migrans à 30 jours.

Bref, comme quoi les études "négatives" peuvent être publiées!

@Dr_Agibus

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1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 19:37

Cancer du cerveau : un premier patient traité par immunothérapie CAR T cells.

L’immunothérapie qui a déjà aidé des patients souffrant d’un cancer du sang pourrait être efficace pour des tumeurs solides, comme un cancer du cerveau. 

Ce traitement expérimental qui consiste à injecter des cellules immunitaires modifiées obtient de premiers résultats encourageants.

Utiliser le système immunitaire pour vaincre le cancer, voici une stratégie qui fait naître de nouveaux espoirs. 

Jusqu’à présent, l’immunothérapie avait obtenu des résultats prometteurs contre des cancers du sang, comme des leucémies. 

Mais peut-elle être efficace pour des tumeurs solides, comme celles du cerveau ?

Dans un article paru dans la revue New England Journal of Medicine, des chercheurs du Beckman Research Institute (City Hope, Los Angeles) décrivent comment l’immunothérapie a aidé un patient souffrant d’un cancer du cerveau. 

L’homme de 50 ans, Richard Grady, vit à Seattle, et souffrait d’un glioblastome, une tumeur du cerveau particulièrement agressive. Il avait été traité par chirurgie, par radiothérapie et par des médicaments anti-cancéreux, mais son cancer est revenu et s’est répandu dans d’autres parties du cerveau.

L’équipe a extrait des cellules immunitaires de ce patient, des lymphocytes T, et les a modifiées génétiquement pour qu’elles expriment des protéines de surface qui reconnaissent et détruisent les cellules cancéreuses du glioblastome. 

Les cellules modifiées, appelées CAR T (pour chimeric antigen receptor T cells) ciblaient l’antigène IL13Rα2 (interleukin-13 receptor alpha 2).

Tout d’abord, le patient a subi une chirurgie pour retirer trois de ses plus grosses tumeurs, soit l’essentiel. 

Puis les chercheurs ont injecté les cellules CAR T directement dans le site où se trouvait la plus gosse tumeur. 

Sur ce site, la tumeur a arrêté de croître, mais d'autres tumeurs plus petites ont continué à grossir et de nouvelles sont apparues. 

Les médecins ont alors placé un second tube dans le cerveau, dans le système ventriculaire, là où le liquide céphalorachidien est fabriqué, et ils ont injecté les cellules à cet endroit. 

Behnam Badie, auteur de ces travaux, a expliqué dans Medical Xpress que l’idée était que le liquide cérébrospinal transporte les lymphocytes T à d’autres endroits.

 

Les tumeurs sous contrôle pendant huit mois environ

Après trois traitements, toutes les tumeurs avaient été réduites et après le dixième (au bout de six mois), les tumeurs avaient disparu. 

C’était la première fois que des cellules immunitaires étaient injectées dans ces régions du cerveau. 

L’injection dans les ventricules était risquée car elle peut causer une inflammation dangereuse voire mortelle. 

Mais le patient n’a pas connu de telles complications. 

Les effets secondaires du traitement (maux de tête, fatigue, douleurs musculaires) étaient gérés ; certains pouvaient être liés à d’autres traitements que prenait le patient.

Mais ensuite de nouvelles tumeurs sont apparues dans différents endroits du cerveau et de la moelle épinière. 

D’après Behnam Badie, ces tumeurs ne contenaient pas forcément la protéine ciblée par les cellules CAR T. 

Il est possible que les cellules immunitaires aient détruit la plupart des cellules cancéreuses qui exprimaient la protéine, mais que d’autres cellules cancéreuses avec d’autres protéines aient commencé à proliférer. 

Dans l’avenir, il faudrait donc utiliser plusieurs types de cellules immunitaires modifiées, pour cibler différentes protéines. 

Celles-ci pourraient aussi dépendre du patient. Il s‘agirait alors d’une approche personnalisée pour contrôler le cancer.

Le patient suit un traitement par radiothérapie. 

Sa réponse à l’immunothérapie a duré plus de sept mois et le fait qu’il ait survécu plus d’un an après le début du traitement est une situation exceptionnelle pour quelqu’un dont l’espérance de vie se mesurait en semaines. 

Richard Grady fait partie d’un essai clinique comprenant neuf personnes. 

D’autres patients de cet essai auraient obtenu des résultats positifs avec cette thérapie, d’après Time. 

Une autre recherche avec des cellules CAR T, menée par Donald O’Rourke à l’université de Pennsylvanie, traite 10 patients ayant des tumeurs cérébrales.

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1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 19:23

L'eau de jouvence existe, des chercheurs en font boire aux souris

Des chercheurs sont parvenus à augmenter la durée de vie de souris en modifiant leurs cellules et en leur faisant boire une potion à base d'antibiotiques.

Pour les hommes, c'est plus compliqué.

Des souris ont vu leur espérance de vie prolongée grâce à l'activation contrôlée de super-cellules.

La nouvelle fera rêver, mais elle ne concerne pour l'instant que des souris de laboratoire, dont la vie est bien courte.

Des chercheurs ont réussi à faire passer leur espérance de vie de dix-huit à vingt-quatre semaines grâce à un procédé expérimental complexe détaillé par

Le Monde. Les scientifiques, qui ont publié leurs travaux dans la revue Cell, ont utilisé le potentiel des cellules souches pluripotentes créées par le prix Nobel de médecine japonais Shinya Yamanaka à partir de cellules adultes normales.

Ces super-cellules ont la capacité de se régénérer très facilement.

Une potion magique à boire avec modération Problème: les cellules pluripotentes se développent si facilement qu'elles peuvent créer des tumeurs, tout comme le cancer.

Grâce à une potion à base d'antibiotique, les chercheurs ont fait en sorte qu'elles soient activées sans que le processus de multiplication des cellules ne se déclenche. Les souris ainsi modifiées ont été croisées à une autre lignée porteuse d'une maladie causant un vieillissement accéléré, la progeria.

Quand l'eau de jouvence était administrée deux fois par semaine à cette nouvelle génération de souris, son espérance de vie augmentait, ainsi que sa santé.

A plus haute dose, les effets nocifs des super-cellules l'emportaient. "Le vieillissement est dynamique et plastique" "L'aspect le plus important de notre étude est de montrer que le vieillissement est dynamique et plastique. Vieillir n'est plus un processus unidirectionnel, comme on le pensait.

On peut le ralentir et même l'inverser", explique Juan Carlos Izpisua Belmonte, le directeur de ces travaux cité par Le Monde.

Ces résultats sont salués par la communauté scientifique.

De là à imaginer que l'espèce humaine puisse profiter un jour de cette technique pour vivre plus longtemps, il y a loin.

D'abord à cause des risques de multiplication cellulaire, ensuite parce qu'elle comporte le risque de créer une nouvelle lignée humaine.

Par Laurent Martinet, publié le 15/12/2016

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1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 19:15

L'hôpital psychiatrique, un lieu d'humiliation?

 

Blog HP, hôpital psy?

ou humiliations en privé ?

L'hôpital psychiatrique est-il un lieu de soin?

C'est une des questions que m'a posé une journaliste de France télévision lors d'une interview sur le sujet des conditions d'hospitalisation en HP.

Ce n'est pas très agréable de se replonger dans ces souvenirs là.

L'expérience de la chambre d'isolement, celle d'être attaché sur un lit... on préfère tous oublier ce genre de choses. Un lieu de soin?

J'ai plutôt vécu l'hôpital psychiatrique comme un lieu d'enfermement.

Difficile de parler d'un lieu de soin, quand on ressort plus traumatisé que soigné avec comme effet secondaire un cauchemar récurrent encore aujourd'hui dans lequel je suis emprisonné sans motif.

L'enfermement, c'est lorsqu'on fait une grosse bêtise non?

Parce que moi, on m'a attaché et enfermé alors que je n'avais rien fait de mal.

Non, je souffrais psychiquement, et en réponse à cette souffrance "on" (je n'accuse pas des personnes mais un système) m'a fait vivre la douleur de l'isolement extrême, là où j'avais besoin d'un soin bienveillant, d'une affection, d'une présence humaine.

Un lieu de soin... cela vaudrait dire qu'il y a des soignants.

Durant mes hospitalisations j'ai rencontré non pas des soignants mais des surveillants.

Pratiquement aucun contact ni de dialogue avec eux. Là où j'avais surtout besoin d'un accompagnement psychologique, le soin se résumait à la distribution de médicaments.

D'ailleurs, il en fallait bien du valium pour s'endormir quand le camarade de la chambre à côté, enfermé, tape jusqu'au sang contre la porte. BAM, BAM, BAM,HEEEEEEEOOOOOO, BAM, BAM!

Le pire c'est qu'on finit par s'y habituer. On finit par s'y habituer...

On finit par trouver toutes ces conditions normales...

Je ne suis pas étonné que les effroyables privations de liberté soient banalisées aujourd'hui dans notre société.

Qu'à l'heure actuelle, dans les hôpitaux psychiatriques de France, des personnes soient "soignées" à coup d'isolement, de contentions, de camisole chimique, tout cela dans l'indifférence nationale.

Et je ne parle pas ici de l'infirmerie psychiatrie de Paris où j'ai eu le privilège de faire un court séjour.

Mon ressenti? j'ai l'impression d'avoir été dans un lieu de non droit en plein coeur de la capitale...

C'est pas demain que les médias pourront y mettre leur nez.

Bien des actions juridiques, des poussées politiques par des associations et collectifs tentent de rendre la psychiatrie plus humaine, mais hier encore je me suis rappelé qu'on n'y était pas rendu...

J'ai reçu le coup de téléphone d'une amie, rencontrée via les rencontres de l'association des hypersensibles, qui m'a raconté qu'elle venait de sortir de 23 jours de chambre d'isolement. 23 jours!

Alors j'entends déjà des voix qui justifieraient avec doigté ce soin "thérapeutique", (car oui c'est un acte thérapeutique officiel ordonné par le médecin)... ...mais NON! c'est simplement terrible et effroyable, inexcusable.

Les choses donc ne changent pas tellement et ne changeront pas tant qu'il n'aura pas une réelle mobilisation des personnes qui se sentent concernées. (D'où mon témoignage relativement sympa comparé à d'autres.) Il faut que des centaines de milliers de gens ayant vécu ces conditions d'hospitalisations témoignent.

Il faut les aider pour cela, les soutenir, les écouter. Il faut se rassembler, s'unir, manifester. Il existe la "mad pride", mais on est trop peu nombreux encore à défiler (quelque centaines c'est tout), alors qu'on est plusieurs millions à être concerné par la santé mentale. rdv le 10 juin 2017. Il faut dé-stigmatiser les personnes qui souffrent d'un trouble psychique.

Aujourd'hui on cache notre fragilité, on a peur de parler de nos expériences en hp, alors qu'il existe des associations, des collectifs. (le CRPA, Unafam, mad pride, commedesfous, pour n'en citer que 4) et biensûr l'association des hypersensibles qui créent des rencontres régulières à Paris et ailleurs en France pour permettre de libérer la parole pour les gens qui souffrent d'un isolement social.

Il est clair que nous ne sommes pas assez représentés et considérés par le gouvernement, c'est à nous d'agir, de nous unir, de nous exprimer pour changer cela.

William Brown contact@association-hypersensibles.fr

W. sur le blog Le blog d'un bipolaire, fou mais pas totalement, publié le 16/12/2016

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1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 17:22

Washington accuse l'Union européenne de ne pas respecter les engagements pris sur l'importation du boeuf américain aux hormones.

Et menace donc de rétablir des droits de douane sur la moutarde, le roquefort ou encore les truffes. C'est un bras de fer qui dure depuis près de 20 ans.

Jeudi, les Etats-Unis ont annoncé avoir relancé la bataille engagée depuis 1988, devant l'Organisation mondiale du Commerce (OMC), contre l'Union européenne pour son refus d'importer le boeuf américain aux hormones.

Accusant les Européens de ne pas respecter les engagements pris lors d'un compromis de 2009, les autorités américaines menacent de rétablir les droits de douane qu'elles avaient imposés sur différents produits comme le roquefort, la moutarde et les truffes, indique la Représentation américaine au Commerce extérieur (USTR) dans un communiqué.

Une période de "consultations publiques" va être ouverte aux Etats-Unis, et qui pourrait déboucher sur le "rétablissement" de sanctions commerciales.

Une longue bataille Bataille hautement symbolique en France, le différend sur le boeuf aux hormones menace de raviver les tensions commerciales entre les Etats-Unis et l'Europe, au moment où l'administration Obama passe le relais à Donald Trump, élu sur un programme aux accents protectionnistes.

Selon les Américains, l'accord commercial transatlantique (TTIP) aurait dû aborder et régler cette question, mais le retard pris dans les discussions oblige à "passer à l'action" dès à présent.

Avec le Tafta, "le boeuf aux hormones deviendrait une réalité en Europe"

Cette querelle remonte à 1988, lorsque l'Europe avait interdit l'importation de viande bovine issue d'animaux auxquels ont été administrés des hormones de croissance.

En représailles et en accord avec une décision de l'OMC, les Etats-Unis avaient alors imposé en 1999 des sanctions douanières sur certains produits du terroir, provoquant de vives protestations dans l'Hexagone et notamment le "démontage" d'un restaurant McDonald's à Millau, dans le sud-ouest.

Les USA estiment les engagements non tenus Aux termes d'un compromis en 2009, les Etats-Unis avaient levé leurs sanctions et l'UE avait accepté de son côté d'importer davantage de viande américaine de "haute qualité", tout en maintenant son veto sur le boeuf aux hormones.

Aujourd'hui, l'administration Obama assure dans son communiqué que les Européens n'ont pas tenu leurs engagements en important majoritairement de la viande venant d'autres pays que les Etats-Unis.

Pendant les discussions sur le TTIP, les négociateurs européens avaient plusieurs fois martelé que le boeuf américain aux hormones ne bénéficierait pas d'un accès accru au marché de l'UE en cas d'accord.

Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 22/12/2016

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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Nutrition
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