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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 12:21
Le Charbon Activé n'est ni un nutriment, ni un médicament, c'est une poudre noire, légère, très fine, sans odeur, sans saveur et insoluble dans l'eau, capable de fixer, de capter, de séquestrer, de pomper, de piéger (absorber) les substances étrangères ou toxiques qui se trouvent dans notre corps.

Ces substances empoisonnent notre corps et surchargent nos reins et notre foie, sont absorbées par le Charbon Activé et rejetées hors du corps.

Le Charbon végétal est traditionnellement utilisé pour traiter les troubles fonctionnels du système digestif, les douleurs abdominales, la diarrhée, les ballonnements, les éructations (renvois d'air) et les gaz intestinaux désagréables.

C'est également une puissante pompe à poison: additifs alimentaires, produits chimiques agricoles, métaux lourds, gaz toxiques, détergents, chimiothérapie... il serait peut-être utile d'inviter cette entreprise de nettoyage dans notre organisme.

Il est surprenant de constater qu’à notre époque où l’intoxication est devenue la source reconnue de la plupart des drames de la santé publique, l’incroyable efficacité du charbon activé, connue depuis près de deux siècles, soit passée sous silence dans le domaine public ainsi que dans l’information médicale professionnelle.

Petites histoires de «prestidigitation médicale»

Cela se passe en 1813. Un certain Bertrand, chimiste français, fait une démonstration publique. Il tient une fiole qui contient 5 g de trioxyde d’arsenic (1 cuillère à thé comble), de quoi tuer 150 hommes. Il lève le bras et porte le breuvage aux lèvres. Les effets inexorables de cette drogue : nausée, vomissement, diarrhée, brûlure intense de la bouche et de la gorge, crampes atroces dans le ventre, déshydratation rapide et mort. Devant les yeux médusés et horrifiés de la foule, Bertrand vaque tranquillement à ses affaires et ne présente aucun trouble.

En 1831, un pharmacien de Montpellier nommé Touéry, effectue le même tour mais, cette fois, devant l’Académie française de médecine. Il avale 1 g de strychnine (10 fois la dose mortelle). Ce poison foudroie un homme en 10 minutes dans des convulsions incontrôlables et un arrêt respiratoire au milieu d’un rire nerveux effrayant, dont le spectacle ne s’oublie jamais. Pourtant, Touéry reste calme et détendu et n’a aucun trouble, à la stupéfaction totale des professeurs.

Le secret ? Bertrand et Touéry avaient tous deux étudié l’action du charbon végétal sur les poisons, en particulier avec des rats – et tous deux ont voulu démontrer qu’ils avaient découvert l’antidote universel.
Ce qui a pu être vérifié par la suite. En ce qui concerne Touéry, celui-ci a rapporté qu’il avait préalablement enrobé la strychnine dans 15 g de poudre fine de charbon végétal.
Il continua ses travaux de recherche jusqu’en 1940. Patience et longueur de temps – et ce n’est qu’en 1984 que le JAMA (Journal of the American Medical Association) publia deux articles sur l’usage du charbon activé contre l’empoisonnement à la théophylline (broncho-dilatateur) et au phénobarbital.

Descconfirmations à travers l’histoire :

• Le papyrus d’Ebers 1550 avant J.-C. mentionne déjà la poudre de charbon.
• Hippocrate (400 avant J.-C.) et Pline (50 avant J.-C.) recommandent le charbon de bois dans le traitement de l’épilepsie, du vertige, de la chlorose et de la « maladie du charbon » contractée par les tanneurs.
• En 1793, D.M. Kehls conseille dans son mémoire l’usage du charbon pour éliminer les odeurs de la gangrène, purifier l’haleine, les fièvres putrides et tous les états bilieux.
• En 1773, Scheele explique le phénomène d’absorption des gaz par le charbon.
• En 1785, Lowitz montre que le charbon est capable de décolorer de nombreux liquides.
• En 1865, Hunter découvre les performances du charbon de noix de coco pour absorber les gaz.
• En 1862, Stenhouse est le précurseur des masques à gaz (au charbon) qui furent utilisés pendant la guerre 14-18.
• En 1846, Garrod publie, en Angleterre, un rapport sur la neutralisation de la strychnine administrée à des chiens, des chats et des lapins, et expérimente ensuite la neutralisation de l’opium, de la morphine, de l’aconitine, de l’ipéca, de l’émétine, de la vératrine, la cantharidine, la ciguë, la stramoine, le delphinium, le bichlorure mercurique, le nitrate d’argent et les sels de plomb.
• En 1848, Rond reprend les expériences de Garrod sur les humains. Il existe plus de 40 exposés sur le sujet, établis entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle.

Les applications récentes :

- En milieu hospitalier, les salles d’opération sont assainies par des filtres à charbon pour neutraliser les gaz anesthésiques (halothane, éther, cyclopropane, métoxyflurane, propanidide, protoxyde d’azote).

- Les produits d’assainissement de l’eau : chlore, ozone, bioxyde de chlore, permanganate... tous toxiques, peuvent être éliminés facilement par des filtres à charbon.

- Mais il est aussi efficace pour le mercure, le plomb, les insecticides, les herbicides, les hormones et même certaines substances radioactives.

• Depuis 15 ans, on utilise le charbon activé pour désintoxiquer des analgésiques, des fébrifuges, des antidépresseurs tricycliques, des glucosides cardiotoniques, des solvants organiques, de la plupart des médicaments à effets iatrogènes et des produits chimiques.

• Depuis 10 ans, plus de 500 articles médicaux (uniquement en anglais !!!) ont offert plus de 10 000 références scientifiques sur le sujet.

• Aujourd’hui, on possède les preuves scientifiques que le charbon actif absorbe les virus, les bactéries pathogènes ainsi que les toxines bactériennes dans l’intestin.

Le charbon est probablement l’agent de décontamination le plus simple, et le moins cher que nous connaissions.

- Enfin, d’autres chercheurs ont découvert l’utilité du charbon en cas d’insuffisance rénale sévère.
(NOTA : le charbon végétal est insoluble dans l’eau.)


Les secrets du charbon activé Il est obtenu en deux étapes :

1. La carbonisation
On calcine du bois en le chauffant à une température variant entre 600 et 900° en l’absence d’air.

2. L’activation
Le bois est ensuite recalciné aux mêmes températures, mais cette fois, en présence de vapeur d’eau, d’air ou de gaz oxydants. Ceci permet le développement d’un réseau très dense de micropores qui transforment chaque poussière de charbon en micro-éponge apte à piéger toutes toxines, poisons et molécules indésirables.

L’extrudation de la poussière de charbon développe une surface de contact phénoménale: 1cm3 de charbon pulvérisé présente une surface totale de 1 km2 - et 500 g de charbon contiennent 50 milliards de pores. Ceci explique ses performances : il peut absorber 97 fois son volume de gaz carbonique, 165 fois son volume d’anhydride sulfureux , 178 fois son volume d’ammoniac...

Le travail dans l’intestin:

L’intestin étant une paroi poreuse, il s’y effectue un travail de dialyse par le principe de l’osmose.

Ceci veut dire qu’il se produit un équilibre entre les concentrations de produits solubilisés de part et d’autre de la paroi. Donc, si l’intestin est encombré, les réseaux lymphatiques ne peuvent dégorger dans celui-ci.

Le charbon, en libérant l’intestin, active la désintoxication de la lymphe et du sang par le biais du pompage osmotique.

Le Dr Denis Burkitt, après avoir observé les « besoins » de milliers d’Africains et d’Anglais, a tiré des conclusions étonnantes. L’Africain rural élimine 80% du bol en 32 heures en moyenne, le jeune Anglais en 72 heures, le vieil Anglais en 360 heures (15 jours !).

Pourquoi ? L’Africain mange essentiellement des aliments à fibres complètes et ses selles pèsent entre 300 et 500 g. L’Anglais au régime raffiné, a des selles journalières de 110 g.

Plus un individu est carnivore et lactivore, plus ses selles diminuent (jusqu’à 50 g par jour).

L’Africain aux selles abondantes ne connaît pas l’obésité, l’appendicite, les calculs biliaires, les diverticules, la hernie hiatale, les varices, les hémorroïdes, le cancer du côlon, du rectum, la thrombose, le diabète, l’hypoglycémie.

Il faut néanmoins considérer qu’il faut normalement 5 jours pour éliminer 100% des résidus – ce qui fait que des sécrétions allergiques peuvent mettre jusqu’à 6 jours pour cesser suite à une seule prise d’allergène.

La plus puissante pompe à poisons

La liste des poisons est longue. Elle concerne :

• Les stupéfiants, les médicaments dangereux, les alcaloïdes, les additifs alimentaires, les produits chimiques agricoles, les métaux lourds, les gaz toxiques, les détergents, les solvants organiques, la chimiothérapie.

Mais sont aussi concernés :

• Les staphylocoques, la salmonelle, les virus de la variole, de la fièvre aphteuse, les toxines bactériennes telles que celles de la diphtérie, du tétanos, du botulisme, du perfringens, les amines toxiques de décomposition.

Et il y a encore :

• Les venins de serpent, d’abeille, de guêpe, de frelon, de taon, de scorpion, d’araignée, d’anémone de mer, de physalie, l’histamine du thon, les coquillages, les mycotoxines que l’on trouve dans les aliments à cause des antibiotiques et les redoutables aflatoxines.

Comment utiliser le charbon activé
On considère que la durée moyenne du transit est de 18 à 48 heures.
Pour mesurer la vôtre, manger des betteraves rouges et prenez un top chrono….

EN CAS D’INTOXICATION SEVERE

La dose préconisée est de 50 g pour un adulte, de 1g/kg pour un enfant.
Mélanger à de l’eau froide. Cela n’a aucun goût.

Répéter les prises de 20 à 50 g de charbon activé toutes les 4 à 6 heures pendant 1 ou 2 jours selon la sévérité de l’intoxication.

La quantité théorique du charbon activé doit être au minimum égale à 8 fois le poids de toxique ingéré. La marge de 10 fois est souhaitable.

Toutefois, dans les intoxications suicidaires, et chez les sujets comateux, la quantité du toxique est impossible à connaître. On administre alors entre 100 et 120 g de charbon d’office.
À savoir qu’une cuillère à soupe contient en moyenne 5 g de charbon.


CURE DE DRAINAGE

- Les posologies sont évidemment modulables en fonction de chaque cas.
En moyenne, on peut opter pour le protocole de 1 cuillère à soupe aux 3 repas pendant 2 à 6 semaines selon la profondeur du drainage cellulaire qui est nécessaire.
- Pour des petits nettoyages internes, 1 cuil. à soupe par jour pendant 10 à 15 jours effectue déjà de l’excellent travail.
- Pour un enfant, remplacer les cuillères à soupe par des cuillères à café, et s’en tenir à 10 à 15 jours en tout pour des cas courants.

NOTA : Le charbon est aussi vendu en granulés, mais l’efficacité est en gros 2 fois moindre.
Par ailleurs, l’association charbon / argile est totalement inefficace puisque l’argile colmate les pores du charbon.
Enfin, le charbon en gélule présente un intérêt négligeable au vu des quantités dérisoires en jeu, sans compter le coût d’achat qui est multiplié par 100.

Les indications de la carbothérapie

• Empoisonnement par absorption de substances toxiques ;

• Intoxication alimentaire (tels que ceux dus à la salmonelle, au staphylocoque, à la Listeria...).

• Intoxication par médicaments, stupéfiants, alcaloïdes, produits chimiques agricoles (organo-phosphorés ...), métaux lourds, détergents, solvants organiques. On le préconise tout particulièrement dans les intoxications par antidépresseurs tricycliques, Chloroquine, Paraquat, Barbituriques, Colchicine, Phénothiazines, Benzodiazépines, Digitaliques, Salicylés, Bêta-bloquants, Méprobamate, Théophylline, Carbamazépine, Paracétamol, etc.

• Maladie de Lyme : amortit les troubles par élimination des toxines du borrélia dans le sang

• Epuration digestive. Diarrhées, le charbon actif étant un constipant;

• Aigreurs d’estomac, gastralgies. Aérophagie

• Gastro-entérites et Infection intestinale accompagnée de constipation et de fermentations

• Mauvaise haleine (halitose) - Travaux du Dr Guinney Los Angeles
• Hoquet chronique

• Flatulence - Travaux du Dr Hall (USA)

• Colostomie (anus artificiel) - Travaux Drs Cappeler Rüffenach, Müller et Halter de Bern;

• Selles nauséabondes et diarrhées nerveuses - Travaux Dr Riese et Damran;

• Tourista (diarrhée des pays chauds);

• Complications de l’insuffisance rénale- Travaux Dr Kopp.

• Tous troubles intestinaux - Travaux du Dr Chevreul -Paris;

• Cholestérol et triglycérides - Travaux du Dr Friedmann;

• Prurit généralisé - Travaux de Pederion Matter -Czerwingski - Llach.

• Sels biliaires en excès : Travaux de Needle Krasopoulos et De Bari.

• Jaunisse et bilirubine des nouveaux nés 4,5 gr de charbon actif par jour. (Travaux de kuenger, Schenck, \/ahlenkamp, Kuegking, kuenzer, Ulstrom, Eisenklam, Davis, Yeary, Lee.)

• Cirrhose et encéphalopathie hépatique

• Alcoolisme: il est intéressant de savoir qu’un gramme de charbon (l/2 cuillère à café) neutralise 60 ml de Whisky. A creuser pour les cures de désintoxication...

• Toxicomanies (tabac - drogues)

• Champignons vénéneux: (voir intoxication sévère). La carbothérapie ne dispense pas de contacter un centre anti-poison.

• Problèmes ORL et hygiène dentaire

Par ailleurs, le Dr Yatzidis de l’université d’Athènes a signalé en 1961 que
1 gr de charbon peut capter : 9 mg de créatinine endogène, 8 mg d’acide urique, 1,75 mg des phénols, 0,30 mg d’indican, 1 mg de guanidines, 35 mg d’urée, 0,35 mg d’acides organiques. Entre 4 et 20 mois de traitements en continu, avec des prises de 20 à 50 gr par jour n’ont entraîné aucun inconvénient.

Y a-t-il des inconvénients à un usage prolongé du charbon ?

De multiples expérimentations ont été réalisées sur des rats, des moutons, et autres pour voir si le charbon absorbait les nutriments et provoquait des carences à la longue. Leur sang conservait toujours le taux adéquat de calcium, cuivre, zinc, fer, magnésium.
Par contre, il arrive que le charbon ait un effet constipant sur certaines personnes. On adjoint alors des prises de sorbitol. De toute façon, il convient de boire plus qu’à l’habitude pour compenser l’absorption de l’eau intestinale par le charbon.
Il faut savoir aussi que le charbon inhibe les contraceptifs oraux.
Néanmoins, il peut être pris pendant la grossesse.

Publié le 06 mai 2008 par Terredefemme

Références : Mon petit docteur de Danièle Starenkyj - (Auteur du best-seller : Le mal du sucre), Édition Orion.
Vente dans les boutiques diététiques (en pot de 150 g de poudre) et sur internet
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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 12:07
16 Septembre 2011

Le zinc à faible dose serait bénéfique pour le système immunitaire qui l’utilise pour intoxiquer les microbes tels que le bacille de la tuberculose ou la bactérie E. coli.

Ce mécanisme inédit de défense naturelle contre les infections, mis en évidence par une équipe internationale de chercheurs, permet d’envisager de nouvelles stratégies thérapeutiques, notamment nouveaux candidats-vaccins.
Des mécanismes équivalents pourraient également exister pour d’autres métaux lourds comme le cuivre.

L'une des stratégies connues de notre système immunitaire pour détruire les microbes consiste à les priver de nutriments essentiels comme les métaux lourds, notamment le fer.

Mais pour la première fois, une étude internationale menée par les chercheurs de l’Institut de pharmacologie et de biologie structurale (CNRS/Université Paul Sabatier – Toulouse III), du Centre d'immunologie de Marseille Luminy (CNRS/Inserm/Université de la Méditerranée) et de l’Institut Pasteur, révèle que l’inverse est également vrai.
« Les cellules immunitaires sont capables de mobiliser des réserves de métaux lourds, en particulier de zinc, pour intoxiquer les microbes » expliquent les scientifiques.

Du zinc dans les macrophages

Ce phénomène vient d’être mis en évidence pour Mycobacterium tuberculosis, l’agent de la tuberculose chez l’homme qui fait près de 2 millions de morts par an dans le monde ainsi que pour Escherichia coli dont certaines souches sont responsables d’infections graves du système digestif et urinaire.

Dans les cellules du système immunitaire (macrophages) ayant ingéré M. tuberculosis ou E. coli, les chercheurs ont constaté une accumulation rapide et persistante de zinc.
Les microbes y sont donc exposés à des quantités potentiellement toxiques de zinc.
Ils s’en défendent en produisant des protéines dont la fonction est de rejeter ces métaux lourds à l’extérieur de leur organisme.

Bien que toxique quand il est ingéré en trop grande quantité, le zinc est donc bénéfique pour le système immunitaire, en particulier parce qu’il est utilisé par les macrophages pour intoxiquer les microbes.
Les chercheurs estiment que "des mécanismes équivalents pourraient exister pour d’autres métaux lourds comme le cuivre".

Compléments nutritionnels, antibiotiques ou vaccins

Ces résultats ont des implications cliniques très concrètes, notamment en termes de complémentation nutritionnelle dans le traitement des malades (ex. par le zinc).

Ils pourraient aussi être à l’origine de nouveaux antibiotiques basés sur le blocage des défenses microbiennes contre ces métaux ou de nouvelles souches vaccinales atténuées, actuellement déjà testées comme candidats vaccins.


Source

Botella H et coll.P1-type ATPases mediate microbial resistance to zinc poisoning in human macrophages. Cell Host & Microbe, 14 septembre 2011
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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 11:16
Le paludisme, aussi appelé malaria, fait encore de nos jours plus de 2000 victimes par jour.

Transmis par la piqûre de certains moustiques, cette parasitose frappe pour 80% des cas en Afrique subsaharienne et concerne surtout les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes.

Une équipe de l'Université de Médecine de Vienne a développé une thérapie actuellement en phase pilote qui pourrait permettre de réduire significativement la mortalité suite à l'infection.

Une combinaison de médicaments intraveineux.

Des membres de l'Institut pour les Prophylaxies Spécifiques et les Maladies Tropicales de l'Université de Médecine de Vienne travaillent depuis 2006 au centre de recherche MARIB [1], au Bangladesh, sur le paludisme.

Près de 20.000 patients y ont déjà été traités, sans frais aucun.

Les débuts d'une étude pilote pour une nouvelle thérapie y ont été effectués au mois de septembre 2011 : il s'agit d'une combinaison en intraveineuse des meilleurs médicaments antipaludéens actuellement sur le marché et d'un antibiotique à spectre large - en l'occurrence, l'artésunate et l'azythromycine respectivement.

Ainsi, les infections bactériennes, responsables d'une grande partie des décès et s'installant en parallèle au paludisme (menant par conséquent à de fréquentes erreurs de diagnostics), peuvent être jugulées.

Dans le même temps, le médicament antipaludéen combat les parasites, d'où l'efficacité attendue du traitement. Il se trouve en outre que cette alliance de médicaments est bien supportée par les enfants.

Si cette étude pilote s'avère couronnée de succès, les chercheurs prévoient une extension de l'étude à une échelle bien plus grande en Afrique et en Asie - les préparatifs pour cette étape ont déjà commencé.

Le docteur Harald Noedl, directeur de l'équipe, pense que si le concept fait ses preuves et si l'équipe parvient à étendre le champ d'action de cette thérapie - en particulier vers l'Afrique - ce seraient les vies de quelques dizaines de milliers d'enfants qui pourraient être sauvées chaque année.

[1] Le MARIB (MAlaria Research Initiative Bandarban) est une association autrichienne qui vise à aider les populations des pays les plus pauvres non seulement à travers une aide médicale directe, mais aussi en effectuant des recherches sur les maladies aux tributs les plus lourds.








Pour en savoir plus, contacts : MARIB : contact@marib.org

Sources : "Neues Therapiekonzept gegen Malaria", APA, 22 septembre 2011
Rédacteurs :Maxime Enderli







Origine : BE Autriche numéro 140 (24/10/2011) - Ambassade de France en Autriche
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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 11:07
Un gel de protection contre la maladie de Lyme

Le nombre de cas de borrélioses – classe de maladies infectieuses, incluant notamment la maladie de Lyme, causées par des bactéries ayant pour réservoirs naturels les petits rongeurs et véhiculées par les tiques ou les poux – semble en augmentation rapide depuis quelques décennies.

En Autriche, quelques 50.000 personnes sont ainsi infectées chaque année.

Or l'Université de Médecine de Vienne a mis au point un gel qui permet de réduire le taux d'infection après morsure de tique, chez l'animal, de 33% à 0% - et ce même si le gel est appliqué de manière prophylactique jusqu'à trois jours après la morsure.

Des résultats prometteurs

Le principal composant de ce gel est l'azithromycine, un antibiotique découvert en 1980 utilisé contre les infections des voies respiratoires, des tissus mous et des infections génito-urinaires.

Les tests in vivo, sur des modèles animaux, ont montré que le gel est efficace dans presque 100% des cas, à raison de deux applications par jour sur le site de morsure.

Les agents pathogènes sont tués localement, dans la peau.

De plus, aucun effet secondaire n'a jusqu'à présent été constaté : en raison des faibles doses et du caractère local de l'application du gel, de tels effets ne en effet sont pas attendus. Le gel se montre également très bien toléré par la peau.

L'Université de Médecine de Vienne recherche maintenant des volontaires, mordus depuis moins de trois jours et ayant gardé la tique – ceci afin de pouvoir tester si cette dernière est porteuse de la maladie de Lyme ou non (il est estimé que c'est le cas de 60% des tiques en Autriche, contre 30% en France).

Si l'efficacité de ce gel se confirme sur l'Homme, des possibilités radicalement nouvelles seraient ouvertes pour la prévention de la maladie de Lyme.

Un vaccin est en effet recherché depuis de nombreuses années, mais sans succès.

Et le traitement de cette maladie repose actuellement sur plusieurs semaines de
traitements antibiotiques, en général seulement après l'apparition des premiers symptômes.
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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 22:08
Grâce à leur modèle cellulaire, utilisé par l’industrie pharmaceutique pour tester les candidats médicaments lors d’études précliniques, les chercheurs ont montré qu’une exposition in vitro aux nano-TiO2 entraînait leur accumulation dans les cellules endothéliales cérébrales.

Elle est également responsable de la rupture de la barrière, associée à une inflammation, et d’une diminution de l’activité de la P-glycoprotéine, une protéine essentielle à l’élimination des substances toxiques dans les organes vitaux comme le cerveau. Ces résultats sont publiés par la revue Biomaterials, mise en ligne le 24 octobre 2011.

Les nano-TiO2 sont produites à l’échelle industrielle et se retrouvent aussi bien dans des peintures que dans des cosmétiques (protections solaires) ou des systèmes de dépollution (revêtements autonettoyants). Si de nombreuses études in vitro ont décrit leurs effets sur des lignées cellulaires, peu se sont intéressées jusqu’alors au système nerveux central.

Pourtant, une étude faite chez le rat a montré que suite à une instillation nasale, des nano-TiO2 ont été détectées dans le cerveau, principalement dans l’hippocampe et le bulbe olfactif
Ces résultats suggèrent que la présence de nano-TiO2 pourrait être à l’origine d’une inflammation cérébro-vasculaire.
Ils suggèrent également qu’une exposition chronique, in vivo, à ces nanoparticules pourrait entrainer leur accumulation dans le cerveau avec un risque de perturbation de certaines fonctions cérébrales.


Source : communiqué de presse CEA « Les nanoparticules de dioxyde de titane altèrent, in vitro, la barrière hémato-encéphalique » 26/10/2011
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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 22:13
Une équipe de chercheurs américains met de grands espoirs dans le python birman. Ce reptile, qui peut atteindre neuf mètres de long et peser 90 kilos, pourrait détenir les clés de nouveaux traitements pour prévenir ou combattre les maladies cardiaques humaines.
Capable d'avaler une biche ou un alligator, le plus grand reptile du monde secrète alors des acides gras aux propriétés bénéfiques pour le coeur. Les scientifiques de l'Université du Colorado, à Boulder, ont découvert que les quantités de triglycérides principal élément formant des graisses et huiles naturelles étaient multipliées par 50 dans le sang des pythons un jour après avoir englouti une proie. Malgré la forte augmentation de ces graisses dans l'organisme des serpents, les auteurs de l'étude, parue dans la revue américaine Science du 28 octobre, n'ont pas constaté de dépôts graisseux dans leur coeur. De plus, ils ont mesuré l'accroissement d'une enzyme, appelée superoxide dismutase, bien connue pour ses puissants effets protecteurs sur le muscle cardiaque, y compris chez l'homme.

Après avoir déterminé la composition chimique du plasma sanguin (composant liquide du sang) de pythons en pleine digestion, ces chercheurs ont injecté ce liquide ou une substance similaire reconstituée dans des pythons qui avaient l'estomac vide. Après ces injections, ces serpents ont montré un net accroissement du coeur et des indications d'une bonne santé cardiaque.

EFFETS BÉNÉFIQUES

Les chercheurs ont répété l'expérience avec des souris et constaté les mêmes effets bénéfiques sur le coeur des rongeurs qui a augmenté de taille. "Nous avons découvert qu'une certaine combinaison d'acides gras peut avoir des effets favorables sur la croissance cardiaque chez des organismes vivants", explique Cecilia Riquelme, principal auteur de l'étude. "Maintenant nous essayons de comprendre le mécanisme moléculaire derrière ce processus et espérons que les résultats débouchent sur de nouvelles thérapies pour mieux traiter les maladies cardio-vasculaires humaines", ajoute-t-elle.

De précédentes études ont montré que la masse du coeur de pythons birmans augmentait de 40 % dans les 24 à 72 heures après un gros repas et que l'activité de leur métabolisme quadruplait immédiatement après avoir avalé leur proie. Les pythons, qui peuvent jeûner pendant un an avec peu d'effets néfastes sur leur santé, voient leur coeur quasiment doubler de taille après un repas. Puisque cet accroissement de la masse du muscle cardiaque est similaire chez des athlètes, étudier le coeur des pythons pourrait aider les chercheurs à améliorer la santé cardiaque des humains, jugent ces scientifiques.

Ils notent qu'il existe aussi une "mauvaise" augmentation du volume du coeur, principale cause de la mort subite chez les jeunes athlètes. Si des maladies peuvent provoquer un épaississement du muscle cardiaque et une réduction des chambres du coeur résultant du fait qu'il travaille plus pour pomper le sang, un élargissement résultant d'un exercice vigoureux est en revanche une bonne chose, souligne Leslie Leinwand, professeur de biologie qui a dirigé ces travaux. "Il y a un grand nombre de personnes qui ne sont pas en mesure de faire de l'exercice car souffrant d'une maladie cardiaque", note cette biologiste ajoutant qu'il serait "bien de mettre au point un traitement capable d'induire la croissance de cellules cardiaques" chez ces malades.


LEMONDE.FR avec AFP28.10.11 | 08:24
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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 21:37
« Cinq fruits et légumes par jour» est le slogan du Programme National Nutrition Santé, de nombreuses études ayant montré que ce « menu» était bénéfique en terme de prévention des pathologies cancéreuses et dégénératives. Son intérêt face aux pathologies vasculaires, en combinaison ou non à une diminution des aliments riches en graisse, est aussi très important. Mais tous les fruits et légumes ont-ils le même effet protecteur alors que la composition en éléments protecteurs (carotènoïdes, flavonoïdes, anthocyanidines) est variable et peut d'ailleurs être prédite par la couleur de chacun d'entre eux ?
Une équipe néerlandaise a eu l'idée d'estimer l'impact de la couleur des fruits et légumes consommés sur l'incidence des accidents vasculaires cérébraux (AVC). Grâce à un questionnaire validé de 178 questions la consommation en fruits et en légumes a pu être évaluée dans une population de 20 069 hommes et femmes, âgés de 20 à 65 ans, suivie pendant 10 ans. Les fruits et légumes ont été classés en quatre groupes en fonction de leur couleur : verts, orange/jaunes, rouges/pourpres, blancs.
Au cours du suivi, 233 AVC ont été observés. Après ajustement selon l'âge, le sexe, le style de vie, et les habitudes diététiques, l'analyse statistique a montré qu'il y avait une diminution de l'incidence des AVC uniquement chez les consommateurs de fruits et légumes blancs. De plus on notait une corrélation négative entre l'importance de cette consommation et le risque d'accident vasculaire cérébral (plus forte consommation Q4, >171 g/d, versus plus faible consommation Q1,
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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 21:33
Selon l'éditorialiste de The American Journal of Psychiatry, les recherches actuelles sur l'origine de la schizophrénie confirment « la convergence au niveau neuronal des approches en génétique et en biologie moléculaire» et soulignent « la grande complexité de cette maladie et l'échec d'une vision étiologique, calquée simplement sur son expression clinique. » Des travaux récents mettent ainsi en évidence un dysfonctionnement de la balance physiologique entre deux neuromédiateurs (l'acide gamma-aminobutyrique -ou GABA- et le glutamate) qui présente à son tour « des effets variés sur l'activité du cortex préfrontal dorsolatéral et sur la modulation de neurocircuits impliqués dans la schizophrénie. » Même si maints phénomènes complexes concernant les fonctions corticales demeurent encore inconnus, et même si nous devons considérer cette région cérébrale comme une « boîte noire », rappelle l'auteur, il est de toute façon établi que « les neurones glutaminergiques pyramidaux y détiennent un rôle-clef. » Et dans le cadre d'un programme d'investigations sur la schizophrénie (Consortium on the Genetics of Schizophrenia), les chercheurs ont remarqué des « associations entre 96 gènes et 12 traits neurocognitifs » observés dans cette psychose, traits dont plusieurs sont « fortement influencés par les fonctions frontales.»
En tenant compte de « 16 620 essais liés à l'analyse de 1 385 polymorphismes nucléotidiques simples (single-nucleotide polymorphisms, SNP) parmi ces 12 endophénotypes, une trentaine de SNP sont considérés comme significatifs (p < 0,001).» Et parmi la centaine de gènes « candidats » à un substratum génétique de la schizophrénie, 23 semblent effectivement impliqués, « beaucoup plus que sous le seul effet du hasard.» La plupart de ces gènes seraient engagés dans le fonctionnement des neurotransmetteurs GABA et glutamate. Cette approche des processus neurocognitifs par la biologie moléculaire est probablement « critique pour des maladies comme la schizophrénie», marquées par une « importante hétérogénéité génétique» et où « les allèles à risque peuvent résider sur différents gènes.» En attirant l'attention sur la neuromédiation glutaminergique, ce type de recherches lève le voile sur une part du « mystère de la schizophrénie» et suggère l'éventualité de nouvelles pistes thérapeutiques (qui cibleraient ces « voies frontales GABA/glutaminergiques»). En outre, ce changement de paradigme (où les données de la biologie moléculaire concurrencent l'approche clinique de la psychose) offre peut-être « une meilleure description de la schizophrénie » et semble représenter certains aspects de cette maladie « demeurant les plus réfractaires aux traitements» actuels.

Goldman D : Molecular etiologies of schizophrenia: are we almost there yet? Am J Psychiatry, 2011; 168: 879-881.

28/10/11
(JIM)
Dr Alain Cohen
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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 21:16
Flore intestinale, obésité et NASH
27/10/2011
L’obésité prédispose notamment à l’hépatite stéatosique non alcoolique ou NASH (pour « non Alcoholic Stéato-Hépatitis »), caractérisée par une accumulation lipidique hépatique (stéatose) et une insulino-résistance. Or, la composition de la flore intestinale semble pouvoir avoir une influence bénéfique sur les patients atteints de NASH.
Un groupe de 48 souris conventionnelles (CV) et un autre de 24 souris microbiologiquement stériles (GF pour « Germ Free ») ont été soumises pendant 16 semaines à un régime riche en calories (HFD pour « High Fat Diet ») pour moitié d’entre elles, et à un régime standard (SD pour « Standard Diet ») pour l’autre moitié.
Les résultats montrent que les souris du groupe CV/HFD développent obésité et insulino-résistance, avec une stéatose massive (taux de triglycérides 6 fois celui du groupe témoin CV/SD), tandis que les animaux du groupe GF/HFD présentent ni obésité, ni insulino-résistance, et une stéatose intermédiaire. De plus, les GF/HFD ont des taux sériques plus faibles de leptine et d’interleukine 6 (cytokine pro-inflammatoire) que les CV/HFD, indiquant que l’absence de flore semble exercer une protection vis-à-vis des perturbations métaboliques.
En revanche, les souris GF/HFD étaient exposées à des dommages hépatiques objectivés par des taux sériques moyens de transaminase (ALAT) plus élevés que dans le groupe CV/HFD (47,6 UI/ml versus 23,3 UI/ml) et confirmés par un infiltrat hépatique inflammatoire important.
La stéatose et la perturbation du métabolisme lipidique observées chez la souris conventionnelle comme chez l’humain seraient donc des mécanismes protecteurs vis-à-vis d’un régime trop riche, en lien avec la présence d’une flore intestinale, et qui minimiseraient l’activité inflammatoire hépatique.


Dr Muriel Macé

Le Roy T et al. : Absence of gut microbiota protects against diet-induced obesity and insulin-resistance but predisposes to liver damage. 19th united European Gastroenterology Week (Stockholm) : 22 – 26 octobre 2011.
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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 21:14
Quand la flore intestinale monte à la tête !
27/10/2011
La colonisation intestinale par la flore microbienne en période néonatale joue un rôle essentiel dans le développement et la maturation du système immunitaire et endocrinien. De plus, le dysfonctionnement de l’axe cérébro-intestinal est impliqué dans des désordres fonctionnels du type syndrome de l’intestin irritable et, inversement, plusieurs études ont déjà montré des perturbations sérotononergiques liées à un dysmicrobisme intestinal au niveau du système nerveux central. Pour savoir si ces perturbations sont réversibles par des thérapies microbiennes plus tard dans la vie, des souris microbiologiquement stériles (groupe GF pour « Germ Free ») ont été comparées à des souris conventionnelles (groupe CC pour « colonisés conventionnellement ») et des souris recolonisées.
Il en ressort que les concentrations de sérotonine diffèrent significativement au niveau de l’hippocampe et du tronc cérébral dans le groupe GF, par rapport au groupe CC, et que la recolonisation ne permet pas de retrouver des concentrations normales.
Ces résultats prouvent que la neurotransmission au sein du système nerveux central peut être profondément affectée par l’absence de flore intestinale, et le rester même après sa restauration.


Dr Muriel Macé

Clarke G et al. : The brain-gut-microbiome-axis during early-life regulates the development of the adult brain serotonergic system. 19th united European Gastroenterology Week (Stockholm) : 22 – 26 octobre 2011.

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