Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 06:25
D’après une étude publiée dans le dernier numéro de la revue PLoS One, des chercheurs américains ont montré que la présence en faible quantité d'antidépresseurs et autres médicaments psychotropes dans l’eau du robinet déclenchait, chez les poissons, l’expression de gènes directement associés à l'autisme. Cette découverte, qui confirme la pollution médicamenteuse de l’eau que nous consommons, pourrait entraîner des mesures sanitaires importantes quant aux contrôle de la qualité de celle ci. Des études récentes ont montré que les femmes prenant des antidépresseurs pendant la grossesse augmentaient par 4 les risques d’autisme chez leurs enfants. Face à ce constat, Michael Thomas et ses collègues de l'Université d'État de l'Idaho à Pocatello ont souhaité savoir si une faible concentration de psychotropes et d’antidépresseurs dans de l’eau potable pouvait avoir un impact sur le développement du fœtus. Pour cela, ils ont décidé de plonger des poissons d’eau douce dans un environnement aquatique contenant un mélange de médicaments en très faibles quantités (Prozac® et Effexor®). Après un temps certain, les chercheurs ont analysé le génome de ces poissons et de leurs descendants. Ils ont ainsi constaté des altérations sur pas moins de 324 gènes, tous associés à l’autisme humain. D’après les observations comportementales, un certain nombre de ces animaux aquatiques avaient une tendance importante à paniquer et n’avaient clairement pas les mêmes agissements que les poissons témoins. Les résultats de ces travaux pourraient avoir des conséquences sur la gestion de l’eau et notamment en France. En effet, une étude récente avait montré que 25 % des eaux de robinet analysées contenaient des traces de médicaments, résultant le plus souvent des eaux usagées (eaux domestiques, rejets des industries chimiques et pharmaceutiques et des hôpitaux) traitées dans les stations d’épuration. Actuellement ces dernières n’ont pas les moyens ni les structures permettant une élimination totalement efficace de ces produits pharmaceutiques. Si l’hypothèse que même de faibles doses de psychotropes et d’antidépresseurs pourraient affecter un fœtus en développement, cela pourrait permettre de mieux comprendre l’augmentation du nombre de cas d’autisme et expliquer en partie une origine environnementale de ce trouble du comportement. La découverte des chercheurs américains pourrait impacter sur certaines décisions des autorités sanitaires qui pourrait à terme vouloir modifier les contraintes sur la qualité de l’eau du  robinet.  http://www.informationhospitaliere.com/actualite-20802-autisme-antidepresseurs-en-cause.html
Repost 0
Published by Chronimed - dans Infections froides
commenter cet article
15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 07:32
La première victime de l’épidémie de grippe A(H1N1) demeure toujours, trois ans plus tard, la vaccination saisonnière contre la grippe. Alors que depuis la fin des années 90, le taux de personnes s’immunisant chaque année contre les virus grippaux ne cessait, lentement, mais sûrement, de progresser passant ainsi de 20 à 26 % en 2009, une diminution « significative » selon le mot du professeur Bruno Lina, président du conseil scientifique du Groupe d’expertise et d’information sur la grippe (GEIG) s’observe depuis deux ans. Baisse de 25 % chez les sujets atteints de maladies chroniques Les chiffres présentés hier par le GEIG sur la base d’une enquête réalisée auprès de 6000 personnes de plus de 15 ans par l’institut Kantar Health révèle en effet que seuls 23,4 % des Français se sont fait vacciner contre la grippe cet hiver, contre 26 % il y a deux ans. Certaines régions accusent des résultats plus décevants encore, tels que le quart sud ouest où à peine plus de 20 % des plus de 15 ans se sont protégés contre le virus grippal cet hiver. Toutes les catégories de population sont concernées, y compris celles qui font l’objet de recommandations de vaccination spécifiques. Ainsi, seuls 62 % des plus de 65 ans se sont vaccinés contre la grippe cette année contre 69 % l’année dernière et 71 % il y a deux ans. De même, chez les patients atteints de maladies chroniques, la couverture vaccinale ne dépasse pas les 49 %, voire même les 43 % chez ceux atteints de broncho-penumopathie chronique obstructive (BPCO), soit une baisse vertigineuse de 25 % par rapport à 2009-2010. Chez les enfants, les résultats sont plus accablants encore : 11 % des petits à risque ont été vaccinés cette année contre 21 % il y a deux ans. Enfin, on compte seulement 3 % de parents de nourrissons protégés contre la grippe en 2011, contre 15 % en 2009-2010. Le mauvais exemple Bien sûr, en guise d’explication, les retombées du « fiasco » de la campagne de vaccination contre l’épidémie de 2009 sont citées en priorité. Le professeur Bruno Lina suggère également que le fait que le vaccin de cette année ait été le même que celui de l’année dernière a peut-être incité certains à penser qu’une nouvelle injection n’était pas nécessaire. Un tel état d’esprit confirme le défaut d’information des populations sur la vaccination et sur la grippe en général. Un manque de connaissance probablement directement lié à l’attitude même des professionnels de santé. Si l’on devait leur reconnaître un rôle d’exemplarité en la matière, les raisons des très faibles couvertures vaccinales contre la grippe seraient alors facilement élucidées. L’étude du GEIG révèle en effet qu’en 2011, seuls 60 % des médecins généralistes, 40 % des hospitaliers, 11 à 12 % des infirmières salariées et 3 % des infirmières libérales ont accepté de se vacciner contre la grippe. Des résultats en forme de messages particulièrement contre productifs à l’intention des patients. Il est en tout cas certain d’une chose, les conséquences du recul de la vaccination contre la grippe ne se sont pas faites attendre. Cette année, la mortalité a été plus importante qu’en 2010-2011. Aurélie Haroche
Repost 0
Published by Chronimed - dans Concept
commenter cet article
15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 07:28
Pas d’équivoque : le cancer est une maladie qui fait peur. Elle est même celle qui est considérée la plus grave par une majorité de Français (71 %), loin devant le Sida (49 %) et les maladies cardiovasculaires (30 %), nous révèle la deuxième édition du Baromètre Cancer réalisée par l’Institut national de prévention et d’éducation à la Santé (INPES) et l’Institut national du cancer (INCA) auprès de 4 000 personnes en 2010. Et la grande confiance des Français dans les traitements actuels (90 % pensent aujourd’hui que l’on peut guérir de nombreux types de cancers) ne change rien à l’affaire : la proportion de personnes considérant les cancers comme les pathologies les plus redoutables ne cessent de s’accroître (71 % contre 64 % en 2005). Devenir aigri : un risque pour la moitié des Français ! Inquiets, les Français ne sont pour autant pas fatalistes : ils sont 75 % à ne pas être d’accord avec l’assertion selon laquelle on « ne peut rien faire pour éviter le cancer ». Ils identifient d’ailleurs assez facilement les principaux comportements à risque susceptibles de favoriser l’apparition d’un cancer. Ils sont ainsi 98 % à citer le tabagisme et 97 % l’exposition au soleil sans protection. Mais à côté de ces vérités bien enregistrées, d’autres « rumeurs » semblent s’être imposées dans l’esprit des Français comme des certitudes bien établies. Ils sont ainsi 69 % à être convaincus que le fait de vivre auprès d’une antenne relais augmente le risque d’être victime d’un cancer, contre 49 % il y a cinq ans ! On trouve en outre 75,7 % de Français persuadés que le fait de subir le stress de la vie moderne est une situation à risque (contre 68,2 % il y a cinq ans) et 51,2 % qui sont pareillement convaincus que le fait d’être « devenu aigri à cause de déceptions affectives ou professionnelles » est « cancérigène » ! Les fumeurs se rassurent comme ils peuvent Si on le voit, la perception des risques est encore sujette à de très nombreuses idées reçues et fortement influencée par les polémiques les plus bruyantes, le baromètre cancer révèle en outre que les risques les mieux identifiés sont également souvent relativisés. D’abord, sans grande surprise, l’enquête met en évidence la tendance (plutôt humaine) des fumeurs à minimiser les dangers auxquels ils s’exposent. Ainsi sept non fumeurs sur dix sont d’accord pour affirmer que certains peuvent fumer toute leur vie sans être touchés par un cancer du poumon tandis qu'ils sont huit sur dix à faire leur cette assertion chez les fumeurs ! A quoi bon arrêter de fumer, puisque la pollution est pire ! Mais au-delà même de cette différence entre fumeurs et non fumeurs, beaucoup sont convaincus (70 % de l’ensemble des personnes interrogées) que les dégâts du tabac peuvent être compensés par la pratique d’une activité physique ! « Or si la pratique régulière d’une activité physique est en effet un facteur de protection du cancer du sein et du cancer colorectal, les résultats sur le cancer du poumon ne sont pas avérés » rappelle l’INPES. De même, demeure ancrée chez beaucoup l’idée que le tabac n’est pas le pire des maux. « Respirer l’air des villes est aussi mauvais pour la santé que de fumer des cigarettes » assure ainsi 65 % des Français (et jusqu’à 69 % des fumeurs invétérés). D’accord, mais pas le vin ! Sur les méfaits de l’alcool, même relativisme. Ainsi, une personne interrogée sur deux estime que seuls les alcools forts sont dangereux pour la santé. Toujours, par ailleurs, les risques environnementaux sont surestimés par rapport à la menace représentée par l’alcool : ainsi 57,6 % des Français font leur l’assertion selon laquelle « la pollution provoque aujourd’hui plus de cancers que l’alcool ». Enfin, la proportion de personnes qui sont convaincues que le fait de boire de l’alcool est mauvais pour la santé uniquement en cas d’ivresse atteint encore aujourd’hui 22,5 %. Sur l’ensemble de ces points, de grandes différences sociales apparaissent. Ainsi « un enquêté qui a un niveau de diplôme inférieur au baccalauréat, qui se trouve au chômage et qui appartient à un ménage moins aisé a environ cinq fois plus de chances de penser que l’alcool, excepté en cas d’ivresse, n’est pas mauvais pour la santé ». Des disparités sociales qui n’ont pas évolué ces cinq dernières années. Illustration : protestation anti-pollution à Mexico, ville la plus polluée au monde Aurélie Haroche
Repost 0
Published by Chronimed - dans Concept
commenter cet article
15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 07:26
Etre médecin c’est souvent être confronté à des dilemmes dignes de Pierre Corneille. Faut-il demeurer absolument fidèle aux méthodes pour l’heure le plus solidement évaluées, surtout lorsqu’on connaît les conséquences potentiellement néfastes des autres voies ou accepter de transiger pour répondre à l’imperfection inhérente de toute vie humaine ? Telle est la question presque tragique qui semble se poser lorsqu’on s’interroge sur la prophylaxie pré exposition (Prep) du VIH. Doit-on en l’état actuel de la science rejeter un traitement qui risque de favoriser les pratiques à risque ou au contraire préférer de recommander une telle stratégie préventive à ceux dont on sait que très probablement ils failliront de toute manière aux règles classiques de protection par le préservatif ? Perplexité Le débat aujourd’hui n’est nullement tranché chez les professionnels de santé comme le démontrent les résultats du sondage réalisé sur notre site du 16 mai au 7 juin qui révèlent une égalité parfaite (47 %) entre la proportion de professionnels favorables à l’autorisation d’un traitement médicamenteux préventif de l’infection à VIH et celle de praticiens opposés aujourd’hui à une telle idée. La perplexité avec laquelle les médecins, pharmaciens et infirmiers français analyse ce sujet s’observe également dans l’importante part de répondeurs ayant indiqué ne pas pouvoir se prononcer (7 %). Ainsi, il apparaît que les études d’évaluation de la Prep publiées à ce jour n’ont pas permis d’emporter majoritairement la conviction des professionnels sur la pertinence (ou à l’inutilité) d’une telle stratégie. Soit parce qu’elles n’interrogent pas suffisamment la question des effets secondaires (individuels ou collectifs [résistance]), soit parce qu’elles ne permettent pas de rendre compte des conséquences de l’autorisation de traitements préventifs sur les pratiques adoptées dans l’ensemble de la population, ou soit parce qu’elles ne mettent pas en évidence de protection absolue à l’instar du préservatif. Des avis pas si tranchés Si les essais réalisés jusqu’alors n’ont pas contribué à influencer significativement l’opinion d’une majorité de professionnels (dans un sens ou dans l’autre), les recommandations des sociétés savantes et des autorités sanitaires pourraient ne pas leur offrir non plus de base solide pour asseoir leur jugement. En effet, si l’on a assisté ces dernières semaines à plusieurs prises de position en faveur de l’autorisation de la Prep, les précautions et les polémiques qui ont entouré la publication de ces avis altèrent un peu leur force de conviction. Ainsi, l’avis début mai d’un comité d’expert proche de la Food and Drug Administration (FDA) appelant à l’autorisation à titre préventif du Truvada (Ténofovir + FTC) a été précédé aux Etats-Unis d’un vaste débat au sein même des personnalités scientifiques auditionnées par ce groupe d’experts. Par ailleurs, aujourd’hui la FDA pourrait repousser sa décision définitive au mois de septembre, alors qu’elle était initialement prévue pour le 15 juin, signe que le sujet continue d’alimenter les interrogations. Traitement préventif avant l’heure : à quoi s’exposeraient les médecins ? En France, le groupe chargé des recommandations pour la prise en charge des personnes séropositives et le Conseil national du Sida (CNS) ont tous deux également récemment émis des recommandations positives sur la Prep. Cependant, de son côté, la Direction générale de la Santé (DGS) a tenu à rappeler fermement que la Prep n’est aujourd’hui pas un outil de prévention recommandé et qu’une prescription d’ARV doit se faire dans le cadre strict de l’autorisation de mise sur le marché (AMM). Un message assez clair pour dissuader les médecins français de s’orienter vers une stratégie pas encore officialisée en France. Ipergay, fini avant de commencer ? Néanmoins, les récentes prises de position de la FDA et du CNS pourraient avoir au moins un effet immédiat en France : sur la réalisation de l’étude IPERGAY lancée en France en janvier et destinée à évaluer contre placebo chez des homosexuels français non en couple l’efficacité d’une stratégie de prévention basée sur l’administration ponctuelle de Truvada. La semaine dernière le président de l’Agence nationale de recherche contre le Sida (ANRS), Jean-François Delfraissy a en effet lancé une consultation auprès des trois comités impliqués dans l’essai afin qu’ils répondent à une question sans appel : « L’étude pilote ANRS-IPERGAY (…) doit-elle se poursuivre ? ». En cause notamment la pertinence de la stratégie de l’essai incluant un bras placebo au vu de la prise de position des experts de la FDA. Mais en filigrane se pose également la question de la faisabilité de l’étude alors que seuls 65 participants ont pu être recrutés à ce jour (contre 200 prévus pour la phase initiale), en raison notamment des interrogations nourries par certaines associations d’homosexuels ou de lutte contre le Sida face à cet essai. Aurélie Haroche 11/06/2012
Repost 0
Published by Chronimed - dans Infections froides
commenter cet article
15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 06:58
Le microbiote se construit à partir de la naissance jusqu'aux alentours de 36 mois © Sipa La flore intestinale qui tapisse notre système digestif pourrait être à l’origine du développement de l’autisme. Ce soir à 22h25 sur Arte. A propos de l’autisme, maladie présumée psychique, c’est le microbiote intestinal qui est mis ici en vedette. Autrefois, on parlait de flore intestinale : un ensemble de bactéries complices qui tapissent notre système digestif et sont indispensables à la digestion. Aujourd’hui, on admet qu’il s’agit d’un véritable organe, lequel n’a rien de banal puisqu’il contribue – tout autant que le génome – à la définition de notre personnalité biologique, et participe à de multiples interactions avec le reste de l’organisme, dont le cerveau. Spécifique à chaque individu, ce microbiote se construit à partir de la naissance, et jusqu’aux alentours de 36 mois, au hasard des microbes rencontrés. Il est constitué d’environ 100 000 milliards de microorganismes, soit dix fois plus que le nombre total de nos cellules. Il aurait donc été étonnant qu’il se contente d’un rôle banal et subalterne, limité à de vulgaires fonctions digestives. Des travaux récents montrent que, par la façon dont il métabolise les aliments, il s’avère déterminant dans la maladie de Crohn, le diabète ou la tendance à l’obésité : ces bactéries, dit un spécialiste, “peuvent agir sur nos gènes, les activer ou les désactiver, avec d’éventuelles répercussions sur le cerveau”. Alors, pourquoi pas dans le cas de l’autisme ? Plutôt révolutionnaire, la “piste bactérienne” présentée ici mérite en tout cas d’être étudiée en profondeur. D’autant plus que cette maladie, jadis considérée comme rare, connaît de nos jours une véritable explosion (+ 600 % en vingt ans dans les pays industrialisés !). Or cette augmentation affecte d’abord “les communautés migrantes issues de pays non industrialisés”, comme par exemple les Somaliens de l’Ontario (Canada), qui font l’objet de nombreuses investigations scientifiques. Pourquoi ne pas supposer, en effet, que ces migrants, dont la flore intestinale – pardon, le microbiote – résulte d’une longue accoutumance aux aliments traditionnels de chez eux, sont inadaptés aux nourritures consommées à Toronto ? De telles recherches concernent tout le monde, y compris les Occidentaux, dont l’alimentation – de plus en plus industrielle – subit des mutations non prévues par notre “microbiote”. Fabien Gruhier
Repost 0
Published by Chronimed - dans Infections froides
commenter cet article
13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 07:32
Deux études très inquiétantes viennent de paraître : La première, publiée dans la revue Nature, indique qu'une grande majorité des études sur le cancer sont inexactes et potentiellement frauduleuses. Ce qui inquiète particulièrement les chercheurs, c'est qu'ils n'arrivent que rarement à répliquer les résultats des grandes études « de référence ». Parmi 53 études importantes sur le cancer, pourtant publiées dans des revues scientifiques de haut-niveau, 47 n'ont jamais pu être reproduites avec des résultats semblables. Ce n'est pas une nouveauté d'ailleurs, puisque, en 2009, des chercheurs du University of Michigan's Comprehensive Cancer Center avaient également publié des conclusions comme quoi beaucoup d'études célèbres sur le cancer sont en fait biaisées en faveur de l'industrie pharmaceutique (étude publiée sur la revue CANCER en ligne). Des médicaments contre le cancer qui provoquent des métastases. Encore plus inquiétant sans doute, des chercheurs de la Harvard Medical School à Boston (USA), ont constaté que deux médicaments utilisés en chimiothérapie provoquent le développement de nouvelles tumeurs, et non pas le contraire ! Il s'agit de ces nouveaux médicaments, qui bloquent les vaisseaux sanguins qui « nourrissent » la tumeur. Les spécialistes les appellent traitements « anti-angiogénèse ». Ces médicaments, le Glivec et le Sutent (principes actifs, imatinib et sunitinib), ont un effet démontré pour réduire la taille de la tumeur. Mais ce faisant, ils détruisent de petites cellules peu étudiées jusqu'à présent, les péricytes, qui maintiennent sous contrôle la croissance de la tumeur. Libérée des péricytes, la tumeur a beaucoup plus de facilité à s'étendre et à « métastaser » dans d'autres organes. Les chercheurs de Harvard considèrent donc maintenant que, bien que la tumeur principale diminue de volume grâce à ces médicaments, le cancer devient aussi beaucoup plus dangereux pour les patients ! Le Professeur Raghu Kalluri, qui a publié ces résultats dans la revue Cancer Cell, a déclaré : « Si vous ne prenez en compte que la croissance de la tumeur, les résultats étaient bon. Mais si vous prenez du recul et regardez l'ensemble, inhiber les vaisseaux sanguins de la tumeur ne permet pas de contenir la progression du cancer. En fait, le cancer s'étend. » Article publié le 11 juin 2012
Repost 0
Published by Chronimed - dans Concept
commenter cet article
13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 07:28
Cette somme astronomique sera la compensation des coûts passés et futurs du tabagisme pour le système de santé du Québec. Une requête a été déposée devant la Cour supérieure du Québec à Montréal à l’encontre de l’industrie du tabac. Le gouvernement de la province canadienne réclame aux fabricants canadiens et étrangers plus de 60 milliards de dollars. Cette somme serait une compensation des coûts passés et futurs du tabagisme pour le système de santé québécois. Elle tient compte des coûts assumés par la province depuis 1970 et de ceux d'ici 2030, a déclaré vendredi le ministre de la Justice du Québec Jean-Marc Fournier. Le fabricant canadien Imperial Tobacco Canada Ltée a aussitôt réagi en dénonçant “l'hypocrisie” du gouvernement du Québec et l'accusant de chercher “à se faire du capital politique tout en oubliant qu'il a été un partenaire principal de l'industrie du tabac pendant des décennies”. Le Québec n’est pas la première province canadienne à poursuivre l’industrie du tabac à titre de compensation des coûts du tabagisme. La Colombie-Britannique, le Nouveau-Brunswick, Terre-Neuve et l'Ontario l’on précédé. Cependant les 60 milliards réclamés sont une somme record. "Nous sommes très préoccupés des effets du tabagisme sur la population du Québec et des coûts qu'il engendre pour l'État québécois. Il est temps que les fabricants des produits du tabac assument leurs responsabilités", a expliqué Jean-Marc Fournier. La Société canadienne du cancer s'est dite "soulagée que le gouvernement du Québec intente enfin un procès aux fabricants de produits du tabac", précisant que l'impact du tabagisme est de 4 milliards de dollars par année en coûts directs et indirects, alors que les taxes ne rapportent au coffre québécois que 850 millions de dollars.
Repost 0
Published by Chronimed - dans Concept
commenter cet article
13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 07:25
Source : Agence nationale de sécurité du médicament (Ansm) http://www.afssaps.fr/S-informer/Actualite/Minocycline-restriction-d-utilisation-en-raison-d-un-risque-de-syndromes-d-hypersensibilite-graves-et-d-atteintes-auto-immunes-Lettre-aux-professionnels-de-sante L’Agence nationale de sécurité du médicament (Ansm) a décidé de modifier les indications des spécialités à base de minocycline. Antibiotique de la famille des cyclines, principalement prescrites dans le traitement de l’acné, ces spécialités doivent être réservées désormais "à l’adulte ou l’enfant de plus de 8 ans, dans le traitement des infections microbiologiquement documentées des souches bactériennes résistantes aux autres cyclines et sensibles à la minocycline et pour lesquelles aucun autre antibiotique par voie orale ne paraît approprié". Elles sont, de plus, soumises à une prescription uniquement hospitalière. Cette décision fait suite au décès d’une jeune femme traitée par minocycline et ayant présenté un syndrome d’hypersensibilité. Une réévaluation du rapport bénéfice/risque a donc été menée par l’Ansm. "L’analyse des données disponibles a montré, qu’en comparaison aux autres cyclines disponibles, la minocycline présente un profil de risque défavorable avec notamment le risque de survenue d’atteintes autoimmunes et de manifestations d'hypersensibilité médicamenteuse" explique l’agence. Elle considère cependant que le rapport bénéfice/risque de ce produit reste favorable dans ces nouvelles conditions de prescription ; la minocycline présentant l’intérêt d’être efficace sur certaines souches bactériennes résistantes aux autres cyclines. par Marielle Ammouche le 12-06-20122
Repost 0
Published by Chronimed - dans Concept
commenter cet article
13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 07:17
Tee-shirt au formaldéhyde, imper aux phtalates et aujourd'hui maillot de l'Euro 2012 au plomb ! S'habiller devient décidément périlleux... Les supporteurs n'ont qu'à se rhabiller ! Sur les neuf maillots officiels de l'Euro 2012 testés, tous contiendraient des niveaux inquiétants de produits chimiques, selon le Bureau européen des associations de consommateurs (BEUC). Excès de plomb dans les maillots espagnols et allemands, anti-sueur nocif pour le système nerveux dans les maillots polonais, perturbateur endocrinien notoire pour les maillots espagnols et italiens... Scandaleux ? Pourtant rien n'est vraiment illégal de la part des fabricants, mais la législation est dépassée par le déferlement actuel de produits chimiques, dont 8 000 interviendraient dans la seule fabrication des vêtements ! Alors que certaines substances sont carrément interdites pour l'environnement, comment croire qu'elles puissent être inoffensives pour notre peau, via les vêtements qui les contiennent ? Après l'alimentation, les vêtements sont-ils devenus la deuxième catégorie de produits dangereux des pays occidentaux ? Formaldéhyde, phtalates... C'est ce que pensent les docteurs américains Anna Maria et Brian Clement, dans leur livre Ces vêtements qui nous tuent (éd. Tredaniel). "Les vêtements synthétiques contiennent souvent des toxiques comme le formaldéhyde, expliquent-ils, des produits ignifuges bromés, ainsi que des produits chimiques perfluorés comme les fibres téflon qui donnent aux pantalons, jupes et autres vêtements leurs qualités sans repassage et infroissables." Pour l'instant, seulement quelques substances ont été étudiées et font l'objet d'un début de surveillance en Europe. Parmi elles, les phtalates (présents dans les tissus synthétiques, les housses, les rideaux de douche, par exemple) concentrent toutes les inquiétudes. Leur toxicité sur les testicules est d'ailleurs connue depuis... 1935 ! À leur contact, les taux de spermatozoïdes des hommes chutent et un nombre croissant de bébés garçons sont touchés par le "syndrome phtalates" : à savoir un plus petit pénis et des testicules non descendus... Ne comptez pas être épargné la nuit en dormant tranquillement dans vos draps, puisque les retardateurs de flammes sont présents dans les pyjamas et les matelas. Ils résistent aux lavages et perturbent, entre autres, le développement neurologique et la fertilité - l'Europe commence d'ailleurs à en interdire certains. Le formaldéhyde (le formol) est une autre substance souvent pointée du doigt. On le retrouve dans une majorité de tissus comme les vêtements infroissables, résistants ou hydrofuges et aussi les oreillers, draps, rideaux... Même à faible dose, il pourrait induire des irritations de la peau, des yeux et des troubles respiratoires. Gestes simples pour se protéger Quant aux colorants, ils peuvent provoquer des réactions cutanées allergiques (dermatite de contact), des dommages au foie et aux reins, voire des cancers. Enfin, le coton lui-même serait dangereux à cause des résidus d'herbicides et des traitements divers (sa culture absorbe 25 % des pesticides dans le monde), sans compter les ajouts ultérieurs et multiples de produits chimiques lors de sa transformation. Et comme on n'arrête pas le progrès, les scientifiques devront aussi se pencher sur les effets des nanoparticules d'argent présentes dans les vêtements high-tech (antitaches, antibactériens...), dont les premières études sont alarmistes et font craindre des effets sur notre cerveau ! En réalité, c'est toute l'industrie textile qui est à remettre en cause. En effet, d'après des études américaines, fibres naturelles et synthétiques sont toutes deux abusivement traitées ; sauf que les synthétiques, en plus d'être toxiques par la chimie qu'elles dégagent, empêchent également notre peau de respirer et donc d'évacuer nos toxines - une peau en bonne santé en élimine près de 500 grammes par jour. Les toxines ainsi piégées s'accumulent alors dans nos graisses et dans nos organes, et sont susceptibles alors de provoquer des maladies. Pour se protéger, quelques gestes simples existent : privilégier les fibres naturelles avec des labels écologiques "sans solvant" ou "Oeko-Tex" (une instance de contrôle sur les substances nocives), nettoyer toujours les vêtements neufs avant utilisation, proscrire ceux qui portent des motifs en plastique et éviter les vêtements foncés ou trop colorés qui ont nécessité forcément plus de chimie pour leur fabrication. Le Point.fr - Publié le 07/06/2012
Repost 0
Published by Chronimed - dans Concept
commenter cet article
13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 07:11
Des résidus de psychotropes présents dans l'eau du robinet pourraient être responsables du déclenchement de la maladie. Prendre des antidépresseurs durant la grossesse multiplierait par quatre les risques d'autisme chez les enfants. Partant de cette récente étude, des chercheurs américains ont voulu savoir si les très faibles concentrations de psychotropes retrouvés dans l'eau potable pouvaient aussi affecter le développement du foetus. Ils ont ainsi soumis des poissons d'eau douce à un mélange d'anti-épileptiques et d'antidépresseurs courants à de très faibles doses (Prozac et Effexor). À l'issue de l'expérience, ils ont constaté que pas moins de 324 gènes, associés à l'autisme humain, étaient altérés par ces petites doses de médicaments ! Les poissons exposés aux antidépresseurs avaient aussi tendance à paniquer et se comportaient différemment des poissons témoins non exposés. En France, 25 % de l'eau du robinet contient des résidus de médicaments La France reste l'un des plus gros producteurs de médicaments en Europe et 20 millions de Français consomment des antidépresseurs. Il était donc logique que l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire) réalise une vaste enquête pour faire le point sur la présence de résidus de médicaments dans l'eau. Les chiffres sont édifiants et montrent que 25 % des eaux analysées contiennent des traces de médicaments. Les psychotropes sont très nettement présents avec notamment la carbamazépine, molécule utilisée pour traiter l'épilepsie et la régulation de l'humeur, dont la France produit 40 tonnes par an ! Un peu anxieux ? Vous pourrez aussi trouver votre remède dans l'eau courante avec l'oxazépam, une molécule utilisée dans des anxiolytiques commercialisés sous les noms de Seresta® ou Sigacalm® et Serax®) ! Mais comment ces charmantes molécules arrivent-elles jusqu'à notre robinet ? Tout simplement via les urines ou les selles humaines évacuées dans les eaux domestiques ou à travers les rejets de l'industrie chimique et pharmaceutique ou encore les hôpitaux (qui sont paradoxalement la source la plus importante de pollution). Malheureusement, les stations de traitement ne sont souvent pas assez efficaces pour l'élimination totale de ces résidus. Aujourd'hui, les femmes enceintes ont donc tout intérêt a être prudentes dans le choix de leur boisson en se renseignant sur la qualité de l'eau dans leur région, en optant pour des systèmes de filtres efficaces ou en choisissant une eau en bouteille (idéalement sous verre en raison des polluants présents dans le plastique). L'autisme, nouvelle maladie de la pollution ? Les cas d'autisme et les troubles du comportement de l'enfant ne cessent d'inquiéter. Combien sont réellement touchés ? Difficile d'avoir une estimation exacte car les critères d'évaluation varient d'un pays à l'autre. Alors qu'en France on évoque une prévalence de l'autisme chez 2 enfants sur 1 000, aux États-Unis ce serait 1 enfant sur 100, tandis que les Coréens évoquent même un enfant sur 38 ! Une chose est certaine, l'ampleur de la maladie devient inquiétante et les cas auraient été multipliés par trente entre 1980 et 2000 aux États-Unis et en Grande-Bretagne. Cette maladie débute vers l'âge de deux ans avec une absence ou un retard du développement du langage parlé, avec souvent des mouvements répétitifs, une absence de contact visuel et un isolement social. Plus largement, les troubles du comportement de l'enfant englobent aussi l'hyperactivité, la dysphasie, la dyslexie, l'épilepsie, l'anorexie, la boulimie, les troubles obsessionnels compulsifs. Si les études se multiplient pour mieux comprendre l'autisme, celles pointant du doigt des causes environnementales sont de plus en plus nombreuses : pesticides, mercure, dioxines, PCB, vaccination sont ainsi tour à tour évoqués. L'explosion des cas d'autisme coïncide étrangement avec la montée en flèche de la pollution environnementale. L'autisme pourrait bien être finalement une maladie de notre siècle. Et sans doute une maladie environnementale. Le Point.fr - Publié le 12/06/2012
Repost 0
Published by Chronimed - dans Concept
commenter cet article