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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 18:02

Paris, le jeudi 29 septembre 2011 –

 

La statistique est répétée à l’envi : les Français compteraient parmi les champions du monde de la consommation d’anxiolytiques et autres somnifères.

Douze millions de personnes auraient ainsi recours aux benzodiazépines dans notre pays, dont 30 % des personnes âgées de plus de 65 ans selon le professeur Bernard Bégaud, directeur de l’unité de recherches « pharmaco-épidémiologique et évaluation de l’impact des produits de santé sur les populations » au sein de l’INSERM (Bordeaux).

Mais plus inquiétantes encore que cette consommation dantesque sont les conditions d’usage de ces médicaments. Les recommandations et indications en la matière sont en effet très largement contournées. 


Durée de prescription : au-delà des recommandations dans 35 % des cas

Selon des arrêtés publiés en 1991 et 2001 et comme le rappelait l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) dans une mise au point datant de 2001, la durée de prescription des benzodiazépines devrait se limiter à « huit à douze semaines dans les troubles anxieux, réduction de posologie comprise » et de « deux à cinq jours en cas d’insomnie occasionnelles et de deux à trois semaines en cas d’insomnie ».

Or, il n’est pas rare, notamment chez les seniors, de constater que les prescriptions soient prolongées et perdurent pendant de nombreux mois, voire plusieurs années. Selon une enquête récemment réalisée par une équipe du centre d’addictologie du CHU de Clermont-Ferrand auprès de 175 patients sous benzodiazépine depuis plus de trois mois, « les durées de prescription dépassent les recommandations dans 35 % des cas ».

Suspicion de longue durée

Ces pratiques ne sont pas sans conséquence. L’étude clermontoise a ainsi pu noter que 36 % des patients avaient déjà été confrontés à un « syndrome de manque » et que 37 % indiquaient souffrir de troubles de la mémoire. Ces effets secondaires ne sont nullement une découverte : ils sont l’objet de surveillance et d’interrogations depuis plusieurs années.

En 2001 l’AFSSAPS notait que les « benzodiazépines peuvent entraîner un syndrome associant, à des degrés divers, une altération de l’état de conscience à des troubles du comportement et de la mémoire ».

En 2006, dans un rapport remis à l’Assemblée nationale concernant « Le bon usage des psychotropes », les auteurs rappelaient que « l’impact délétère des benzodiazépines sur les performances cognitives, et en particulier sur la mémoire à court terme, a été mis en évidence par plusieurs études, même s'il n'est actuellement pas possible de conclure à l'existence d'un lien causal entre exposition aux benzodiazépines et détérioration cognitive.

Les résultats de ces études conduites en population générale peuvent en tout cas être considérés comme un signal épidémiologique indiquant que des études complémentaires sont nécessaires ».


Un risque de maladie d’Alzheimer qui serait augmenté de 20 à 50 % en cas de consommation très prolongée

Ces essais complémentaires existent aujourd’hui et mettent en avant des résultats inquiétants.

Selon le professeur Bernard Bégaud, neuf études menées récemment vont « dans le sens d’une association entre la consommation au long cours de tranquillisants et somnifères et la maladie d’Alzheimer ».

La dernière en date a été conduite par son équipe auprès de 3 777 sujets âgés de plus de 65 ans chez lesquels une consommation de benzodiazépine a été rapportée pendant deux à plus de dix ans.

Il est apparu que ces consommateurs au longs cours présentaient « plusieurs années plus tard, un risque plus élevé de développer une maladie d’Alzheimer que ceux qui n’en ont pas consommé ».

Cette augmentation du risque (dont on ne peut affirmer la nature causale) s’élèverait de 20 à 50 % selon le spécialiste dont les résultats préliminaires sont aujourd’hui révélés par le magazine Science et Avenir.

Néanmoins, il ne faut pas occulter l’existence d’un lien possible entre dépression et Alzheimer, évoqué lui aussi par plusieurs études et qui pourrait être en germe dans cette association entre benzodiazépine et démence soupçonnée aujourd’hui.


Que font les autorités sanitaires ?

Pour Bernard Bégaud, cependant, ces résultats préoccupants et qui défraient aujourd’hui la chronique ne doivent pas inciter à une défiance complète vis-à-vis de ces médicaments, mais plus certainement à attirer l’attention sur des pratiques dangereuses.

« Ce sont de bons médicaments, utiles, mais sur des durées courtes », analyse-t-il interviewé par Science et Avenir. Il est en tout état de cause pour lui urgent que les autorités sanitaires, jusqu’alors totalement passives sur le sujet, réagissent.

Sans doute, une intervention ciblée de l’AFSSAPS est-elle indispensable pour qu’enfin un usage plus approprié des benzodiazépines soit observé dans notre pays.

 

 

Aurélie Haroche Publié le 29/09/2011

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 17:59

L'équipe danoise de Copenhague et Aarhus, qui a déjà publié sur les effets de la pollution de l’air liée au trafic routier sur le développement de la bronchite chronique obstructive, s’intéresse cette fois aux pneumonies.


La cohorte comprend 57 053 participants, âgés de 50 à 65 ans au début de l’étude (entre 1993 et 1997). Tous les sujets admis à l’hôpital entre l’entrée dans l’étude et 2010 avec le diagnostic de pneumonie ont été inclus. L’exposition à la pollution de l’air est évaluée grâce aux taux ambiants de dioxyde d’azote (NO2) relevés depuis 1971 et selon le lieu de domicile de chaque patient. L'association entre les niveaux de NO2 et les hospitalisations pour pneumonie a été modélisée à l'aide d’une régression de Cox.


Pendant la durée de l’enquête (12,7 années), 3 024 (5,7 %) des 53 239 participants ont été hospitalisés pour une pneumonie.


Au niveau de la cohorte entière, les moyennes de NO2 apparaissent significativement et positivement associées au risque d'hospitalisation pour pneumonie : hazard ratio de 1,25 et intervalle de confiance à 95 % de 1,13 à 1,35. L’analyse s’est également portée sur différents sous-groupes et une association significative du même ordre a également été retrouvée dans le groupe de participants avec affection (s) concomitante (s) (selon le Charlson comorbidity) (6 292 sujets ; 1,22 ; 1,02-1,46), et chez les sujets n’ayant jamais été hospitalisés pour pneumonie ou une comorbidité (46 462 personnes ; 1,23 ; 1,11-1,37). Mais c’est dans le sous-groupe de patients ayant déjà été hospitalisés pour pneumonie (n = 485) que le risque semble le plus élevé (1,45 ; 0,85-2,47).
 

Ainsi, vivre dans une zone à forte pollution atmosphérique liée au trafic automobile augmente le risque d'hospitalisation pour pneumonie.

 

Dr Béatrice Jourdain

Publié le 29/09/2011

Ranc K et al. : Late-breaking abstract : Pneumonia hospitalizations and long-term exposure to air pollution : A cohort study. European Respiratory Society (ERS) Annual Congress (Amsterdam) : 24-28 septembre 2011.

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 17:55

Des études menées chez l’animal suggérant un lien entre exposition à faibles doses aux perturbateurs endocriniens et obésité, des auteurs d’Harvard ont cherché à en savoir plus sur la relation, chez l’Homme, entre l’exposition au bisphénol A (BPA), largement répandue (notamment via les plastiques et résines des emballages et contenant alimentaires) et l’obésité, largement répandue elle aussi et devenue, aux États-Unis (comme dans nombre de pays industrialisés), une priorité de santé publique.


C’est à partir des données poolées intéressant la période 2003-2006 du National Heath and Nutrition Examination Survey (NHANES), que JL Carwile et coll ont examiné, transversalement, le lien entre BPA et obésité.


La concentration urinaire de BPA, prise comme indicateur d’exposition, a été mesurée, sur échantillon unique, au laboratoire des Centers for Disease Control and prevention, et les critères d’intérêt principal de ce travail, l’obésité  et l’obésité centrale, ont été déterminés par l’indice de masse corporelle (IMC) et la mesure du tour de taille.


Dans la population étudiée, comptant 2 747 adultes, âgés de 18 à 74 ans, dont la moyenne géométrique des concentrations urinaires de BPA rapportées à la créatinine était de 2,05 µg/g de créatinine, l’analyse associe à la concentration urinaire de BPA, l’obésité et l’obésité centrale.


Après ajustements (notamment sur l’âge, le sexe, la créatininurie, l’ethnie, le niveau d’éducation, le tabagisme), la probabilité d’être classé obèse (IMC > 30) était, en comparaison des sujets du quartile le plus bas de BPA urinaire (≤ 1,1 ng/ml), accrue chez ceux des quartiles plus élevés de concentration urinaire de BPA : les odds ratios étaient de 1,85 (intervalle de confiance à 95 % ; IC à 95 % : 1,22-2,79) dans le deuxième quartile (1,2-2,3 ng/ml), de 1,60 (1,05 ; 2,44) dans le troisième (2,4-4,6 ng/ml) et de 1,76 (1,06-2,94) dans le quatrième quartile (≥ 4,7 ng/ml). Les OR correspondants pour l’obésité centrale (tour de taille ≥ 102 cm chez les hommes,  ≥ 88 cm chez les femmes) étaient respectivement de 1,62 (1,11-2,36), 1,39 (1,02-1,90) et 1,58 (1,03-2,42) pour les deuxième, troisième et quatrième quartiles de concentration urinaire de BPA.


Dans un contexte d’obésité épidémique et de préoccupation quant aux effets sanitaires des expositions environnementales, cette étude, forte des données intéressant un échantillon représentatif de la population civile non institutionnalisée des États-Unis, celle du NHANES, associe obésité, et obésité centrale, et concentration urinaire de bisphénol A. De type transversal, elle ne permet pas de conclure à une relation causale (et, fondée sur un seul dosage sur échantillon urinaire, elle est peut être entachée d’erreurs de classement des expositions).

 

Des études prospectives sont nécessaires afin de préciser le lien entre BPA et obésité ; le métabolisme du BPA reste à éclaircir, le déroulement chronologique de l’exposition au BPA et du gain de poids, les mécanismes qui sous-tendent l’association observée, aussi.

 

 

Dr Claudine Goldgewicht

Publié le 29/09/2011

Carwile JL et coll. : Urinary bisphenol A and obesity : NHANES 2003-2006. Environ Res., 2011 ; 111 : 825-30.

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 17:48

Le 29 avril 2009, l’OMS  activait le niveau 5 du Plan mondial de préparation à une pandémie de grippe.

 

L’Australie, encore indemne, réagissait immédiatement : messages de prévention à l’intention des voyageurs, auto-questionnaires et déclaration obligatoire par le commandant de bord de l’état de santé de l’équipage et des passagers avant l’atterrissage.

Pour préciser le risque de transmission de la grippe pandémique A (H1N1) en vol, une étude rétrospective analyse ici ces données sur deux longs courriers atterris en Australie les 23-24 mai 2009.


Le vol Los Angeles-Sydney transportait 445 passagers dont 8 ont présenté un syndrome pseudo-grippal (SPG) avant le vol et 2 au cours du vol, six grippes étant confirmées biologiquement.


Dans la semaine suivante, 24 passagers ont présenté un SPG (la plupart dans les 3 jours) mais seulement 17 ont pu être testés avec 2 confirmations biologiques. Provenant  d’une destination où la transmission communautaire était déjà documentée, ce vol avait le plus fort potentiel pour introduire le virus dans la communauté australienne.


Le vol Singapore-Sydney provenait d’une zone indemne de transmission communautaire à cette date et transportait 293 passagers dont un seul présentait un SPG avant le vol et 2 au cours du vol, sans confirmation biologique de leur infection grippale. Dans la semaine suivante, 6 passagers ont présenté un SPG.


Au total, 13 (2 %) des 738 passagers ont présenté un SPG en cours du vol et 32 (5 %) dans la semaine qui a suivi leur arrivée.

Les passagers situés sur la même rangée ou jusqu’à 2 rangées autour d’un sujet présentant un SPG avant le vol avaient un risque accru de 3,6 % de contracter un grippe pandémique.

Si l’on réduisait la zone aux 2 sièges devant, 2 sièges derrière, et 2 sièges de part et d’autre d’un sujet symptomatique, le risque était accru de 7,7 %.

Finalement, réduire la zone définissant les passagers exposés à contacter serait plus efficace car la transmission s’effectue dans des zones limitées autour d’un patient grippé.

Les mesures draconiennes prises à l’époque (pour le vol Los Angeles-Sydney, 145 passagers contactés et 52 placés sous prophylaxie et en quarantaine !) ont peut être permis de différer l’arrivée du virus grippal sur le sol australien.

 

La réduction du trafic aérien international est un autre moyen de freiner la propagation de la grippe, comme cela avait été constaté lors de l’immobilisation de nombreux appareils aux Etats-Unis le 11 septembre 2001.

 

 

Dr Muriel Macé

Publié le 29/09/2011


 

Foxwell AR. et coll. : Transmission of influenza on international flights, may 2009.
Emerg Infect Dis., 2011 ; 17 : 1188-94.

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 16:38

UFC-Que Choisir dénonce la dangerosité des emballages alimentaires, l'association s'inquiétant des dérivés pétroliers des contenants qui migrent dans le contenu. 

 

En effet, vingt produits de consommation courante en France ont été testés : 

chez quatorze d'entre eux les dérivés pétroliers contenus dans les cartons et les encres des emballages ont été retrouvés dans la nourriture, et pour deux d'entre eux "à des niveaux qui dépassent considérablement la dose maximale recommandée". 

 

La dangerosité de ces produits ayant été montrée chez l'animal (dommages hépatiques, cardiaques, lymphatiques) l'association de consommateurs demande aux industriels qu'ils utilisent des encres végétales ou à faible migration, en attendant une nouvelle réglementation. 

 

D'autre part, hier, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) a conclu à des effets délétères de avérés chez l'animal et suspectés chez l'homme de l'exposition au bisphénol A (BPA). 

 

Elle a donc recommandé d'utiliser des produits de substitution et d'éviter en priorité toute exposition des enfants et des femmes enceintes. 

 

Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'Ecologie, s'est déclarée favorable à un étiquetage obligatoire des produits contenant du BPA. 

Si pour l'Anses, il s'agit d'un rapport d'étape, le Réseau environnement santé (RES) estime que ces résultats "devraient entrainer une extension de l'interdiction du composé chimique" et que l'Anses doit fixer une nouvelle dose journalière admissible (DJA fixée pour le moment à 0,05 mg/kg de poids corporel) qui, selon "les règles habituelles en évaluation des risques, devrait être deux millions de fois plus faible que l'actuelle DJA".

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 16:25

Les maladies cardiovasculaires sont une cause de mortalité majeure pour les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde (PR) et les dyslipidémies, un facteur de risque de ces affections cardiovasculaires. Ces dyslipidémies sont favorisées par la PR et en partie liées au syndrome inflammatoire. Il serait donc bon de recourir à des traitements efficaces à la fois sur la PR et sur les dyslipidémies. 

Or, l’hydroxychloroquine (HCQ), traitement de fond ancien de la PR semble avoir un effet favorable sur le profil lipidique des sujets lupiques, et donc pourquoi pas dans la PR, hypothèse que les auteurs examinent dans cette étude.

Il s’agit d’une étude de 1 539 patients atteints de PR recrutés et suivis entre 2001 et 2008 dont 706 disposent de dosages biologiques établissant leur profil lipidique [cholestérolémie totale (CT) et ses fractions (LDL et HDL), triglycéridémie (TG)]. 

Plusieurs dosages sont disponibles par sujet, soit 2 851 dosages au total.

Deux cent cinquante-six patients (36 %) ont reçu de l’HCQ à des doses jugées optimales (6,5 mg/kg/j). Par rapport aux malades ne recevant pas d’HCQ, il s’agit plus souvent de jeunes femmes, ayant été traitées ou encore traitées par méthotrexate, mais sans aucun profil lipidique particulier.

Après ajustements sur l’âge, le sexe, l’indice de masse corporel, l’HTA, le diabète, les traitements, l’utilisation d’HCQ est associée à une diminution du LDL de 7,55 mg/dl (<0,001), sans augmentation significative du HDL (ns, p=0,2), à une diminution du CT de 7,7 md/dl (p=0.002), sans modification des TG (10,91 mg/dl ; ns, p=0,06).
Ainsi, le rapport LDL/HDL évolue significativement favorablement (p=0,008).

Cette étude donne une piste pour utiliser de nouveau l’HCQ, longtemps prescrit en traitement de fond de la PR, mais en perte de vitesse ces dernières années, à la suite de l’apparition des biothérapies. 

Son mécanisme d’action est imparfaitement connu, passant au moins partiellement par une inhibition de la synthèse hépatocytaire du CT. 

Il faut noter qu’il n’y a pas eu de tirage au sort du traitement ou non par HCQ, ce qui peut introduire un biais. En effet, on peut supposer que les PR sous HCQ sont les moins sévères et les conclusions ne sont donc pas obligatoirement extrapolables à toutes les PR.

 

Dr Laurent Laloux

 

Morris SJ et coll : Hydroxychloroquine use associated with improvement in lipid profiles in rheumatoid arthritis patients. Arthritis Care & research. 2011; 63 : 530-534


 

Publié le 20/09/2011

 

 

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 16:22

La proline-glycine-proline (PGP) est une chimiokine puissante qui attire les polynucléaires neutrophiles et constitue un marqueur de la BPCO. 

Cette protéine est normalement dégradée par une triaminopeptidase (TAP). 

Sur des modèles animaux, l’activité de la TAP  est inhibée en présence de fumée de cigarette. 

Des investigateurs ont mesuré l’activité de cette enzyme dans le sang et les expectorations induites des fumeurs par rapport aux non-fumeurs. 

L’activité de la TAP est apparue très abaissée à la fois au niveau des voies aériennes et dans le sérum. 

Ces résultats suggèrent un nouveau mécanisme d’induction de l’inflammation neutrophilique par le tabac.

 

 

Dr Béatrice Jourdain

 

Wells J et al. : Cigarette smoking inhibits LTA4H aminopeptidase activity and contributes to chronic neutrophilic airway inflammation and COPD. European Respiratory Society (ERS) Annual Congress (Amsterdam) : 24-28 septembre 2011.

 


Publié le 28/09/2011

 

 

 

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 16:19

Si vous n’avez jamais entendu parler des propriétés de l’huile essentielle (HE) de coriandre, tel n’est sans doute pas le cas de (tous) vos patients. 

La coriandre, plante aromatique médicinale reconnue depuis l’antiquité et largement utilisée dans la cuisine méditerranéenne, est en effet prescrite par les adeptes de médecine naturelle pour ses activités digestives et carminatives mais aussi pour soigner des douleurs et crampes, convulsions, nausées diverses… et parfois des problèmes infectieux. 

Ces dernières propriétés, antifungiques et autres, ont déjà fait l’objet de quelques études publiées jusque dans les meilleures revues médicales. 

C’est encore le cas aujourd’hui, mais ces nouveaux travaux, plus aboutis, pourraient mener à une reconnaissance explicite de l’intérêt de la coriandre en la matière, et finalement –peut- être- à son utilisation pratique plus large.

Rappel donc, pour débuter, des propriétés anti infectieuses de l’HE de coriandre. 

Les chercheurs de l’Université de Beira Interior, Portugal, l’ont testée contre une douzaine d’espèces bactériennes potentiellement pathogènes à Gram positif et négatif, dont E coli, salmonelles et staphylocoques, y compris résistant aux antibiotiques, par des techniques classiques de microbiologie en concentrations inhibitrices complétées de cytométrie de flux. 

D’où il est apparu que l’HE de coriandre exerçait de fortes activités microbicides sur de nombreuses espèces de bactéries, à l’exception cependant de Bacillus cereus ou Enterococcus fæcalis. Le mécanisme en cause, selon les Portugais, serait essentiellement lié à une toxicité sur les membranes bactériennes, avec altération de leur effet barrière et inhibition des processus vitaux induits, respiratoires et autres, aboutissant finalement à la mort cellulaire. 

Pour les auteurs, c’est clair : les remarquables propriétés anti infectieuses de l’HE de coriandre en font un produit de grand avenir, adapté par exemple au contrôle des toxi infections alimentaires collectives ou des infections nosocomiales.

 

Faire entrer l’HE de coriandre à l’hôpital ? C’est ce qu’envisagent les auteurs, pour qui elle pourrait être une alternative "naturelle" à certains traitements antibiotiques et une arme contre les bactéries multi résistantes. 

Un point de vue qu’on pourrait certainement partager, au moins en partie, avec eux. Et ce d’autant plus, d’ailleurs, que quasi simultanément à cette publication dithyrambique en paraissait une autre, réalisée plus au nord de l’Europe à Freiburg, Allemagne. 

Les auteurs de ce second essai avaient de leur côté testé l’HE de coriandre en en établissant les CMIs pour différentes espèces bactériennes responsables d’infections cutanées ; eux aussi avaient détecté la forte activité du produit, notamment sur des streptocoques 

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 12:14

« l’Agence de sécurité sanitaire (Anses) lance une véritable mise en garde contre le bisphénol A (BPA). Elle a présenté hier deux rapports qui mettent en évidence «des effets sanitaires avérés chez l’animal et suspectés chez l’homme (fertilité féminine, problèmes cardio-vasculaires et diabète) même à de faibles niveaux d’exposition» ».

 

Cette substance chimique est « très largement utilisée dans la fabrication des plastiques », « est classée en tant que reprotoxique de catégorie 3 (préoccupant pour la fertilité humaine) », et note donc que « désormais, les experts de l’Anses estiment disposer de «suffisamment d’éléments scientifiques» pour que la protection des populations sensibles que sont les nourrissons, les jeunes enfants et les femmes enceintes ou allaitantes soit clairement affichée comme une priorité ».

 

« les experts suggèrent de réduire au maximum les expositions au BPA au travers notamment des emballages de denrées alimentaires «qui constituent la source principale d’exposition de ces populations» ».

 

L’Anses « réclame une nouvelle fois que tous les produits contenant du BPA soient étiquetés » et « lance un appel aux industriels pour identifier, d’ici à fin 2011, les produits de substitution existants ». Dominique Gombert, directeur de l’évaluation des risques de l’agence, précise : « À condition bien sûr que l’on puisse apporter les preuves de leur innocuité ».

 

Ce travail de l’Anses « soulève une autre question qui risque de susciter de vifs débats : l’idée selon laquelle la dose ne fait pas forcément le poison. De très nombreuses études montrent en effet que le BPA, comme beaucoup d’autres perturbateurs endocriniens, peut être plus nocif à faible dose qu’à dose plus importante. ».

« nouvelle alerte contre les dangers du bisphénol A ». 

 

L’Anses « estime nécessaire de réduire «sans tarder» l'exposition des femmes enceintes et des jeunes enfants à ce produit de synthèse utilisé par les fabricants de plastique pour le rendre plus solide. Pour ses experts, la toxicité du produit est «avérée» pour la production spermatique chez l'animal et suspecté sur la maturation ovocytaire chez la femme ».

 

« Une corrélation a également été observée entre la présence de BPA dans les urines et des pathologies cardiovasculaires et le diabète chez l'être humain ».

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 15:22

Vitamin B12 deficiency linked to memory problems

There's been a lot of buzz about vitamin B12 in recent years, and here's another reason to pay attention to it:

A new study finds that a deficiency in vitamin B12 is associated with memory and thinking problems, as well as brain shrinkage. The research is published in the journal Neurology.

Researchers did not prove that low vitamin B12 levels cause these cognitive abnormalities, but they did find a strong association with markers of deficiency, said study co-author Dr. Martha Morris of the Rush University Medical Center in Chicago.

The theory is that adequate levels of vitamin B12 is necessary for the brain's myelin sheath, an insulating layer around nerves. When the sheath gets damaged, impulses between transmitted along nerve cells slow down.

Vitamin B12 is found in meats, fish, shellfish and dairy products, and some cereals are fortified with it. People over 65 in particular may need B12 supplements because older patients' bodies have a harder time absorbing this vitamin.

Researchers looked at 121 participants in the Chicago Health and Aging Project. They looked at both serum levels of vitamin B12 and markers of vitamin B12 deficiency.

The study found that methylmalonate, a marker of vitamin B12 deficiency, is associated with a reduction of brain volume and so may contribute to cognitive problems. Homocysteine, an amino acid associated with low B12 levels as well as folate, was linked to thinking problems through a different mechanism involving abnormal white matter signals (as seen on certain kinds of MRIs).

There aren't a lot of data on using these markers clinically for the purposes of testing the health of older patients, said Dr. James Lah, neurologist at the Emory University School of Medicine in Atlanta, Georgia, who was not involved in the study. The study points to them as potentially helpful, but more research needs to be done, he said.

The study did not find an association between the serum B12 levels of participants and the likelihood of brain problems. Morris said that makes sense because while low levels negatively affect the brain, high levels above normal aren't necessarily better than adequate levels.

"There’s a level we should all have, and if you fall below that, it could cause problems," she said.

Quantifying that level is up for debate, but the National Institutes of Health offers guidelines for recommended vitamin B12 intake at various ages.

Morris and colleagues did not look at this phenomenon in Alzheimer's patients, but asmall 2010 study in Neurology found that people who tended to eat vitamin B12-rich foods are less likely to develop Alzheimer's than those who did not. Vitamin B12 deficiency has not been shown to be directly involved in the pathology of Alzheimer's in the brain, but it may aggravate the brain in other ways that could lead to Alzheimer's. "We can't discount its involvement," Lah said.

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