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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 09:04

Le changement de la symptomatologie psychiatrique après le traitement par la benfotiamine (forme particulière de vitamine B1) chez les hommes est lié à la gravité de l'alcoolisme au cours d'une vie entière.

Essai contrôlé randomisé Manzardo AM et al. Drug Alcohol Depend. 2015.

L'alcoolisme sévère peut être associé à une déficience nutritionnelle et vitaminique importante, en particulier la vitamine B1 (thiamine) qui est associée à des déficits neurologiques affectant l'humeur et la cognition.

La consommation d'alcool a été réduite chez les alcooliques féminins mais non masculins après la supplémentation avec la benfotiamine analogue à la thiamine à haute puissance (BF).

Nous avons examiné la relation entre la gravité de l'alcoolisme à vie, les symptômes psychiatriques et la réponse à la BF chez les hommes dépendants de l'alcool de cette cohorte.

Méthodes: quatre-vingt-cinq hommes adultes (âge moyen = 48 ± 8 ans) répondant aux critères DSM-IV-TR pour un trouble actuel de l'alcool qui étaient abstinents

Les tests psychométriques comprenaient un score de gravité à vie (AS), la liste de vérification des symptômes 90R (SCL-90R) et l'échelle d'impulsion de Barratt (BIS) à la ligne de base et à 6 mois.

RÉSULTATS:

Les scores de l'échelle baseline SCL-90-R pour les hommes ayant une forte intensité d'alcoolisme (AS≥24; N = 46 HAS) étaient significativement plus élevés que chez les hommes à faible gravité de l'alcoolisme (AS

La modélisation MANOVA au suivi (N = 50 sujets complétés) a identifié un effet de traitement significatif (F = 2,5, df = 10, p

CONCLUSION:

BF semble réduire la détresse psychiatrique et peut faciliter la récupération chez les hommes gravement atteints avec un trouble de l'alcool à vie et devrait être considéré comme un traitement adjuvant dans la réhabilitation de l'alcool.

ENREGISTREMENT: # NCT00680121

Haute dose de vitamine B1 pour réduire l'abus d'alcool.

Copyright © 2015 Elsevier Ireland Ltd. Tous droits réservés. PMID 25908323 [PubMed - indexé pour MEDLINE] PMCID PMC4550087

Le changement de la symptomatologie psychiatrique après le traitement par la benfotiamine (forme particulière de vitamine B1) chez les hommes est lié à la gravité de l'alcoolisme au cours d'une vie entière.
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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 08:54

Cancer is widely considered a genetic disease involving nuclear mutations in oncogenes and tumor suppressor genes.

This view persists despite the numerous inconsistencies associated with the somatic mutation theory. In contrast to the somatic mutation theory, emerging evidence suggests that cancer is a mitochondrial metabolic disease, according to the original theory of Otto Warburg.

The findings are reviewed from nuclear cytoplasm transfer experiments that relate to the origin of cancer.

The evidence from these experiments is difficult to reconcile with the somatic mutation theory, but is consistent with the notion that cancer is primarily a mitochondrial metabolic disease.

Article intégral :

http://mercola.fileburst.com/PDF/SpecialReports/Seyfried-Frontiers-2015.pdf

Cell Dev. Biol., 07 juillet 2015

Https://doi.org/10.3389/fcell.2015.00043

Le cancer comme une maladie métabolique mitochondriale

Thomas N. Seyfried * Département de biologie, Boston College, Chestnut Hill, MA, États-Unis

Le cancer est largement considéré comme une maladie génétique impliquant des mutations nucléaires chez les oncogènes et les gènes suppresseurs de tumeurs.

Cette vue persiste malgré les nombreuses incohérences associées à la théorie de la mutation somatique.

Contrairement à la théorie de la mutation somatique, des preuves émergentes suggèrent que le cancer est une maladie métabolique mitochondriale, selon la théorie originale d'Otto Warburg.

Les résultats sont examinés à partir d'expériences de transfert de cytoplasmes nucléaires qui se rapportent à l'origine du cancer.

La preuve de ces expériences est difficile à concilier avec la théorie de la mutation somatique, mais est conforme à la notion selon laquelle le cancer est avant tout une maladie métabolique mitochondriale.

Article intégral :

http://journal.frontiersin.org/article/10.3389/fcell.2015.00043/full

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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 08:48

Le calcul de l'indice du rapport cétone/glucose:: un outil simple pour surveiller l'efficacité thérapeutique pour le traitement métabolique du cancer du cerveau.

Meidenbauer JJ, et al. Nutr Metab (Lond). 2015.

CONTEXTE:

La thérapie métabolique utilisant des régimes kétogènes (KD) apparaît comme une approche alternative ou complémentaire de la norme actuelle de soins pour la gestion du cancer du cerveau.

Cette stratégie thérapeutique cible la fermentation aérobie du glucose (effet Warburg), qui est la maladie métabolique commune de la plupart des cancers, y compris les tumeurs cérébrales.

Le KD cible le métabolisme de l'énergie tumorale en abaissant le glucose sanguin et en élevant des cétones sanguines (β-hydroxybutyrate).

Les cellules tumorales cérébrales, à la différence des cellules normales du cerveau, ne peuvent pas utiliser de corps cétone efficacement pour l'énergie lorsque le glucose devient limitatif.

Bien que les taux plasmatiques de corps de glucose et de cétone aient été utilisés séparément pour prédire le succès thérapeutique du traitement métabolique, les taux quotidiens de glucose peuvent fluctuer largement chez les patients atteints de cancer du cerveau.

Cela peut créer des difficultés à relier les changements dans la glycémie et les cétones à l'efficacité de la thérapie métabolique.

MÉTHODES:

Un programme a été développé (Glucose Ketone Index Calculator, GKIC) qui suit le rapport entre la glycémie et les cétones en une seule valeur.

Nous avons appelé ce ratio l'indice de la glycose cétone (GKI).

RÉSULTATS:

Le GKIC a été utilisé pour calculer le GKI pour les données publiées sur les taux de glycémie et de cétone chez les humains et les souris atteintes de tumeurs cérébrales.

Les résultats ont montré une relation claire entre le GKI et l'efficacité thérapeutique à l'aide de régimes cétogènes et de la restriction calorique.

CONCLUSIONS:

Le GKIC est un outil simple qui peut aider à surveiller l'efficacité de la thérapie métabolique dans les modèles animaux précliniques et dans les essais cliniques pour le cancer du cerveau malin et éventuellement d'autres cancers qui expriment la fermentation aérobie.

PMID 25798181 [PubMed] PMCID PMC4367849

Article intégral : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4367849/

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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 08:43

Le rôle de la thérapie métabolique dans le traitement du glioblastome multiforme.

Maroon JC, et al. Surg Neurol Int. 2015.

Le Glioblastome multiforme (GBM) est une tumeur maligne agressive du système nerveux central et presque uniformément fatale .

En dépit d'études approfondies et d'essais cliniques au cours des 50 dernières années, très peu de progrès ont été réalisés pour modifier de manière significative son pronostic létal.

La norme actuelle de soins (SOC) comprend la résection chirurgicale maximale, la radiothérapie et la chimiothérapie et le temozolomide (TMZ), y compris l'utilisation sélective des glucocorticoïdes pour le contrôle des symptômes.

Ces mêmes traitements, cependant, ont le potentiel de créer un environnement qui peut réellement faciliter la croissance et la survie des tumeurs.

La recherche portant sur les besoins métaboliques spécifiques des cellules tumorales a conduit à la proposition d'un nouveau traitement métabolique pour différents cancers, y compris les GBM qui peuvent améliorer l'efficacité du SOC.

Le but du traitement du cancer métabolique est de restreindre les cellules GBM du glucose, leur principal substrat énergétique.

En reconnaissant les exigences de production d'énergie sous-jacentes des cellules cancéreuses, le traitement métabolique récemment proposé est utilisé comme complément aux thérapies GBM standard.

Cet aspect traitera du régime kétogène calcique restreint (CR-KD) comme une thérapie métabolique adjuvante potentielle prometteuse pour les patients atteints de GBM.

L'efficacité du CR-KD est basée sur l'effet "Warburg" du métabolisme du cancer et le microenvironnement des tumeurs GBM.

Nous examinerons les rapports de cas récents, les études cliniques, les articles de révision et les recherches sur les modèles animaux en utilisant le CR-KD et expliquer les principes de l'effet Warburg en ce qui concerne le CR-KD et les GBM.

PMID 25949849 [PubMed] PMCID PMC4405891

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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 08:29

Le régime kétogène et l'oxygénothérapie hyperbare prolongent la survie chez la souris avec un cancer métastatique systémique.

Poff AM et al. PLoS One. 2013.

INTRODUCTION:

Le métabolisme cancéreux anormal crée une dépendance glycolytique qui peut être exploitée en réduisant la disponibilité de glucose à la tumeur.

Le régime kétogène (KD) est un régime à faible teneur en glucides et à forte teneur en matière grasse qui diminue la glycémie et élève les cétones sanguines et a montré que la progression du cancer chez les animaux et les humains ralentit la progression du cancer.

La vascularisation vasculaire anormale crée des poches hypoxiques qui favorisent la progression du cancer et augmentent encore la dépendance glycolytique des cancers.

L'oxygénothérapie hyperbare (HBO₂T) sature les tumeurs avec de l'oxygène, renversant les effets favorisant le cancer de l'hypoxie tumorale.

Étant donné que ces thérapies non toxiques exploitent les déficiences métaboliques qui se chevauchent, nous avons testé leurs effets combinés sur la progression du cancer dans un modèle naturel de la maladie métastatique.

MÉTHODES:

Nous avons utilisé le modèle de souris MMC VM-M3 marqué par luciférase pour luciférase pour comparer la progression et la survie de la tumeur chez les souris alimentées standard ou KD ad libitum avec ou sans HBO₂T (2.5 ATM absolu, 90 min, 3x / semaine).

La croissance tumorale a été contrôlée par une imagerie bioluminescente in vivo. RÉSULTATS: le KD seul a considérablement diminué la glycémie, a ralenti la croissance de la tumeur et a augmenté le temps de survie moyen de 56,7% chez les souris atteintes de cancer métastatique systémique.

Alors que HBO₂T seul n'a pas influencé la progression du cancer, la combinaison du KD avec HBO₂T a entraîné une diminution significative de la glycémie, du taux de croissance de la tumeur et une augmentation de 77,9% du temps moyen de survie par rapport aux témoins.

CONCLUSIONS:

KD et HBO₂T produisent d'importants effets anticancéreux lorsqu'ils sont combinés dans un modèle naturel de cancer métastatique systémique.

Nos preuves suggèrent que ces thérapies devraient faire l'objet d'une enquête approfondie en tant que traitements potentiels non toxiques ou thérapies adjuvantes aux soins standard pour les patients atteints d'une maladie métastatique systémique.

PMID 23755243 [PubMed - indexé pour MEDLINE] PMCID PMC3673985

Le régime kétogène et l'oxygénothérapie hyperbare prolongent la survie chez la souris avec un cancer métastatique systémique.

Article intégral :

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3673985/

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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 21:12

La maladie de Lyme, un calvaire aussi pour les médecins qui tentent un traitement long

Respecter les règles et ne pas soigner les malades ou les enfreindre et risquer la sanction, c’est le dilemme imposé aux médecins français face à la maladie de Lyme.

Un plan d’action a été lancé par le ministère de la Santé pour mettre à jour les pratiques de soin de cette pathologie difficile à détecter.

« La grande simulatrice ».

C'est ainsi qu'est surnommée la maladie de Lyme, coupable de présenter les mêmes symptômes que beaucoup d’autres pathologies.

Conséquence, pour les patients qui en souffrent et les médecins qui voudraient les soigner, résumée par l'un de ces derniers :

« Si un patient présente toujours des symptômes après plusieurs mois et qu’on lui donne un traitement, la Caisse primaire d'assurance maladie considère que l’on soigne des gens qui ne sont pas malades ».

La maladie de Lyme cristallise ainsi des tensions entre les médecins, leur hiérarchie et la communauté scientifique.

Principalement transmise par les piqûres de tiques et considérée jusqu’à il y a peu comme une maladie rare, elle touche en fait des millions de personnes dans le monde.

Atteints de maux de tête, de fièvre et de troubles bénins au premier abord, les malades de Lyme peuvent ensuite subir des douleurs articulaires atroces voire, à terme, des paralysies.

La maladie de Lyme souvent considérée comme psychiatrique

Si des découvertes récentes ont permis d’élaborer de nouveaux traitements, en France, les médecins sont toujours tenus de respecter les dispositions prévues par un protocole établi… en 2006.

Un protocole dont beaucoup pointent aujourd’hui l'obsolescence, principalement parce qu'il ne reconnaît pas le caractère chronique de la maladie de Lyme.

C’est là tout le nœud du problème : passé un certain délai, on considère bien souvent la maladie comme psychiatrique et non infectieuse.

Et ce, en dépit des conclusions de plusieurs études scientifiques internationales.

Outrepassant les règles françaises, des médecins décident de faire suivre à leurs patients des traitements antibiotiques plus de trois semaines après le début des symptômes.

Au risque d’être lourdement sanctionnés car ce protocole n’est pas autorisé par la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM).

C’est le cas du docteur Philippe Bottéro, médecin généraliste à Nyons, dans la Drôme :

« On m’accuse d’être un médecin dangereux, d’être un idéologue.

On me dit que si mes patients vont mieux, c’est juste dans leurs têtes ».

Condamné en janvier 2016 par la CPAM de Rhône-Alpes à six mois d’interdiction d’exercer, dont quatre avec sursis, le docteur Bottéro est toujours dans l’attente de la décision définitive :

« J’ai fait appel. Il est suspensif donc je vais être rejugé devant l’Ordre national des médecins à Paris mais je ne sais pas encore quand je serai convoqué ».

"80% des malades se sentent mieux"

En tout, six professionnels sont actuellement poursuivis dans le pays.

Les conseils de l’Ordre des médecins, saisi par les CPAM, leur reprochent d’avoir prescrit des traitements antibiotiques injustifiés, voire d’être des charlatans.

« Dès que quelqu’un sort des clous, il est sanctionné », nous résume un médecin.

Certains vont même jusqu’à parler de « chasse aux sorcières ».

A la lecture de leurs états de service, les praticiens condamnés n'ont pourtant guère le profil d'imposteurs.

Le docteur Bottéro, qui exerce depuis 34 ans, est un pionnier dans le domaine des maladies infectieuses, auteur de publications internationales.

Il a également cofondé Chronimed, groupe scientifique spécialisé sur cette question, en collaboration avec le prix Nobel de médecine Luc Montagnier, découvreur du virus du Sida.

« J’ai traité mon premier cas en 1979, indique-t-il.

Les poursuites sont assez récentes : depuis 2005, il y a une controverse au niveau international sur ce sujet.

Des statistiques démontrent pourtant que le bénéfice risque de certains traitements antibiotiques prolongés est positif ».

Si les mentalités évoluent à l’étranger, le blocage est encore total en France.

Pour preuve, le déroulé ubuesque de l’enquête qu’a subie le médecin drômois :

« Les médecins-conseils, qui enquêtent pour le compte des CPAM, ont interrogé seize patients que je suivais, tous atteints de la maladie de Lyme.

Ils se sont évidemment rendus compte que je leur avais prescrit des traitements supérieurs à la moyenne.

Mais ils ont eux-mêmes reconnu que la majorité d’entre eux se sentaient nettement mieux aujourd’hui ! ».

Un constat qui n’empêchera pourtant pas sa condamnation quelques semaines plus tard :

« Lorsque j’ai été convoqué fin 2015 devant la caisse départementale à Valence, les médecins-conseils n’ont curieusement pas fait mention de l’étude statistique qui démontre que 80% des malades se sentent mieux après un traitement antibiotique prolongé.

Ils n’ont pas non plus tenu compte des études américaines et allemandes publiées récemment, ni de celles du professeur Perronne ».

"Arrêter de persécuter les médecins"

Figure de la recherche scientifique dans le domaine des maladies infectieuses, le professeur Christian Perronne était venu en personne défendre le docteur Bottéro.

Depuis plusieurs semaines, avec des associations de malades et des médecins-chercheurs, il travaille, au sein d'un plan d’action initié par le ministère de la Santé, à l’actualisation des connaissances et à la généralisation de certaines pratiques.

« Il n’y a pas de position au niveau national.

Des médecins libéraux n’osent pas traiter les malades, d’autres sont poursuivis alors que même les autorités de santé semblent assez convaincues aujourd’hui de la chronicité de la maladie de Lyme ».

Le professeur Perronne fait de l’arrêt des poursuites contre les médecins l’une des priorités du plan d’action :

« On ne réglera pas le problème dans son entier en cinq minutes mais arrêter de persécuter les médecins, cela peut être fait dès maintenant ».

Autre point à faire évoluer pour le professeur Perronne, la détection même de la pathologie.

« Il n’y a jamais eu de tests fiables.

Le péché originel, c’est la sérologie.

On l’a calibrée en se basant sur des donneurs de sang en bonne santé.

Le test de référence, appelé test Elisa, est non seulement peu fiable mais il est incapable de détecter les autres microbes souvent associés à celui de la maladie de Lyme.

Aujourd’hui, il est bon à jeter à la poubelle ».

De plus, ces tests ont été élaborés à partir de souches américaines.

Or, les bactéries européennes ne présentent pas exactement les mêmes caractéristiques que leurs cousines d’outre-Atlantique.

« Un médecin écossais a démontré que les souches britanniques étaient différentes et n’étaient donc pas détectées par le test, précise le professeur Perronne.

Suite à cette découverte, des patients envoyés en soins psychiatriques ont enfin pu être considérés comme des vrais malades ».

Des malades doivent se faire passer pour des chiens ou des chats

Prouver qu’un malade est bel et bien infecté par une borrélie, la bactérie vectrice de la maladie de Lyme, n’est pas chose aisée mais le professeur Perronne se désespère que l’on ne fasse pas appel à des tests plus fiables.

« Il y a des tests performants dans les laboratoires vétérinaires.

Des malades doivent se faire passer pour des chiens ou des chats afin d'y avoir accès !

Cela a été remarqué et dénoncé, alors qu’il faudrait simplement adapter ces tests à des laboratoires de biologie humaine ».

Selon des chiffres confirmés par les médecins, environ 100 à 200 généralistes soigneraient en France les malades de Lyme en-dehors du cadre prévu par le protocole de 2006.

Un nombre auquel il faut associer six infectiologues exerçant en milieu hospitalier.

Parmi ces derniers, le docteur Raouf Ghozzi, bras droit du professeur Perronne et rattaché au centre hospitalier de Lannemezan, dans les Hautes-Pyrénées.

Bien que connu « comme le loup blanc » dans sa région, lui non plus n’a jamais été inquiété.

« En médecine hospitalière, il est plus difficile d’accéder aux prescriptions que l’on donne, nous explique-t-il.

Mais depuis mai 2016, on nous demande de faire une déclaration supplémentaire pour toute médication donnée en perfusion.

On peut largement penser que c’est un moyen détourné pour nous surveiller… ». Arrivé en 2011 à Lannemezan, le Dr. Ghozzi est convaincu des bienfaits des traitements antibiotiques prolongés.

« Quand je suis arrivé au centre, ma direction m’a demandé de m’occuper des cas de Lyme classique.

En donnant des traitements plus longs, j’ai été très favorablement surpris par les résultats.

Et ce n’est qu’une porte ouverte vers de nouvelles connaissances dans le domaine médical ».

Mais si l’infectiologue bénéficie de la confiance de sa direction, ce n’est pas le cas de ses collègues.

« Il y a aussi des sanctions en interne.

Je me souviens de l’expérience vécue par une de mes consœurs qui exerce dans un CHU de la région Rhône-Alpes.

Elle suivait un patient victime de douleurs intenses et chez qui l’on soupçonnait une maladie de Lyme.

Le test Elisa s’est avéré positif, on a pratiqué une ponction lombaire mais les résultats définitifs n’ont rien pu prouver définitivement.

Sa hiérarchie l’a obligée à en rester là ». Des spécialistes débordés et des malades au désespoir

Le docteur Raouf Ghozzi attend lui aussi beaucoup des conclusions du plan d’action en cours d'élaboration.

La mise à jour des connaissances est indispensable car selon son estimation, « 60 à 70 % des infectiologues français sont en questionnement sur le sujet et attendent des résultats scientifiques ».

Pendant ce temps, les médecins qui comme lui traitent la maladie de Lyme sont submergés par les demandes de patients :

« En général, un médecin hospitalier effectue 500 consultations par an. J’en réalise environ 1.900 dont 80% concernent la maladie de Lyme ».

Le professeur Perronne décrit la même situation : « Je reçois entre 25 et 30 demandes par jour, venant du monde entier.

En seulement deux mois, j’ai rempli une étagère de trois mètres de large et ça déborde.

Je n’ai même pas le temps d’ouvrir tous les courriers recommandés que je reçois ».

"Je reçois entre 25 et 30 demandes par jour" Car les patients se trouvent parfois dans le désespoir le plus total. En moyenne, un malade de Lyme tenterait ainsi de se suicider par semaine, selon l’association le Droit de guérir.

Le faible nombre de médecins qui recourent aux traitements de longue durée les pousse bien souvent à devoir parcourir des centaines de kilomètres pour être soignés.

Selon les régions ou les départements, la sévérité de la CPAM ne semble en effet pas la même.

Cette impression, le professeur Christian Perronne la partage et il n’est pas le seul :

« Certaines caisses départementales sont plus rigides que d’autres.

En général celles où il y a le plus de cas, en Auvergne-Rhône-Alpes et en Alsace surtout ».

De fait, trois des six médecins actuellement poursuivis exercent en Rhône-Alpes.

En Alsace, où se trouve le centre français de référence sur les maladies auto-immunes, partisans du statu quo et scientifiques en quête de nouveaux traitements s’opposent.

Le procès de la biologiste Viviane Schaller et du pharmacologue Bernard Christophe, en décembre 2016, en est l’illustration. Viviane Schaller avait mis au point des tests pour détecter la maladie de Lyme en se basant sur des travaux reconnus en Allemagne.

Elle a été condamnée à neuf mois de prison avec sursis, pour « escroquerie » au préjudice de l’Assurance maladie.

Une peine particulièrement lourde qui avait surpris beaucoup d’observateurs, à commencer par le professeur Perronne.

Quant à Bernard Christophe, décédé trois jours avant son procès, il avait mis au point un produit à base d’huiles essentielles, le Tic-Tox, pour soigner les malades.

Ce produit a été considéré comme dangereux, à cause d’un taux beaucoup trop élevé de sauge, une plante potentiellement toxique.

Pourtant selon le professeur Perronne, « l’expert aurait fait une erreur dans son rapport.

Le taux de sauge aurait été largement surévalué, on a peut-être cherché un prétexte…

En attendant, le Tic-Tox est toujours vendu à l‘étranger ».

Et de nombreux malades français traversent le Rhin pour s'en procurer en Allemagne.

Un plan d’action qui n’a pas le droit d’échouer Sous la pression d’association de malades et de la Fédération française contre les maladies vectorielles à tiques (FFMVT), le ministère de la Santé a enfin décidé de faire avancer le dossier.

Vice-président de France Lyme, Pierre Hecker souligne la nécessite de mettre en place ce futur plan d’action :

« On a demandé aux associations de faire beaucoup d’efforts, de travailler en lien avec des médecins, de ne pas être dans l’opposition mais dans la participation.

Nous l’avons fait, maintenant il faut arriver au consensus ». Plus récente, l’association le Droit de Guérir, présidé par Matthias Lacoste, ne fonde toutefois aucun espoir dans cette initiative.

Début avril, des membres du collectif ont tenté, sans succès, de planter des tentes devant le ministère pour faire valoir son point de vue :

« On ne parle pas des autres modes de transmission, on veut mettre en place des traitements généralisés alors que ce n’est pas possible, rien n’a été fait à ce jour pour la formation des médecins… ».

Matthias Lacoste souffre de la maladie de Lyme mais dans son cas, ce n’est en effet pas à cause d’une tique.

Contaminé dans le ventre de sa mère, il souffre depuis sa naissance.

« On m’avait d'abord diagnostiqué une 'spondylarthrite ankylosante'.

J’ai vécu treize années d’errance médicale avant de rencontrer un médecin qui a su détecter la maladie de Lyme.

Quand il a lu mon dossier, il m’a dit que les médecins qui m’avaient traité jusque-là étaient fous ! ».

Il y a quelques années seulement, Matthias Lacoste a enfin pu se voir prescrire un traitement adapté.

Après des mois plus que difficiles, il commence enfin à sentir de nettes améliorations.

Au-delà du plan d’action, le professeur Christian

Perronne est fermement convaincu qu’un pas a été franchi ces dernières années dans la reconnaissance de la maladie de Lyme.

Reste à savoir combien de temps cela prendra pour que la prise de conscience se transforme en actes :

« Le processus ne pourra plus s’arrêter, maintenant.

On commence à vraiment investir de l’argent, aux Etats-Unis notamment.

Il faut réussir à convaincre les collègues les plus rigides avec un débat constructif ».

Associations et médecins impliqués veulent se montrer confiants mais redoutent la déception, un point sur lequel insiste Pierre Hecker :

« L’annonce du plan d’action a suscité beaucoup d’espoir mais si en septembre, les avancées ne nous conviennent pas, cette fois nous irons dans la rue ».

Aux Etats-Unis, les médecins qui étaient encore récemment poursuivis sont devenus en quelques mois des références… leurs homologues français connaîtront-ils bientôt le même retournement de situation ?

Par Pascal Marie Publié le 13/05/17.

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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 11:21

Maladie de Parkinson : la doxycycline comme futur traitement ?

Par Mme Aude Rambaud (Boulogne)[Déclaration de liens d'intérêts]

La doxycycline modifie la conformation de l’α-synucléine et l’empêche de se transformer en agrégats toxiques, protégeant de la neuro-dégénérescence dans des modèles animaux de maladie de Parkinson.

Une découverte qui suggère un effet thérapeutique possible de cette molécule chez l’homme.

Ces travaux sont parus dans Scientific Reports.

Traitera-t-on bientôt les synucléinopathies, maladie de Parkinson ou encore démence à corps de Lewy, à coup d’antibiotique ?

Une étude parue dans Scientific reports montre en tout cas que la doxycycline présente un intérêt certain face à la menace d’agrégats pathogènes de protéine synucléine dans les cellules nerveuses.

Les chercheurs montrent en effet que dans un modèle animal de maladie de Parkinson, le médicament freine la neuro-dégénérescence de neurones dopaminergiques en modulant l’inflammation.

Ils décrivent notamment de nouvelles cibles de l’antibiotique et les mécanismes associés à cette activité neuroprotectrice à des doses faibles.

Leur travail montre que la doxycycline modifie la conformation des oligomères d’α-synucleine pour leur donner une forme inactive : ils deviennent des espèces de haut poids moléculaires incapables de s’associer en fibrilles toxiques.

Cette transformation prévient les dommages membranaires et cellulaires associés à ces agrégats et préserve les neurones.

Une découverte initialement liée au hasard mais qui s’inscrit dans la recherche de nouvelles propriétés de molécules déjà utilisées dans d’autres indications et dont le profil de sécurité a déjà été éprouvé par une utilisation en routine.

Un essai clinique pourrait débuter prochainement.

Référence : Florencia González-Lizárraga et al. Repurposing doxycycline for synucleinopathies: remodelling of α-synuclein oligomers towards non-toxic parallel beta-sheet structured species Scientific Reports 7, Article number: 41755 (2017)

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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 11:18

Effet de Warburg: un traitement efficace contre le cancer ciblant le métabolisme spécifique de la tumeur et le pH dysrégulier.

Article de Schwartz L et al. Semin

Cancer Biol. 2017.

Comme l'a déclaré Otto Warburg il y a près d'un siècle, le cancer est une maladie métabolique, une fermentation causée par des mitochondries défectueuses, entraînant une augmentation de l'anabolisme et une diminution du catabolisme.

Le traitement devrait donc viser à restaurer le rendement énergétique.

Pour diminuer l'anabolisme, l'absorption de glucose devrait être réduite (régime kétogène).

Pour augmenter le catabolisme, la phosphorylation oxydante doit être restaurée.

Le traitement avec une combinaison d'acide α-lipoïque et d'hydroxycitrate s'est révélé efficace dans de multiples modèles animaux.

Ce traitement, combiné à une chimiothérapie conventionnelle, a donné des résultats extrêmement encourageants au glioblastome, aux métastases cérébrales et au cancer du poumon.

Des essais randomisés sont nécessaires pour confirmer ces données préliminaires.

La principale limitation est le fait que la combinaison de l'acide α-lipoïque et de l'hydroxycitrate ne peut être efficace que si les mitochondries sont encore présentes et / ou fonctionnelles.

Ce n'est peut-être pas le cas dans les tumeurs les plus agressives.

L'augmentation de l'alcalose intracellulaire est un signal mitogène fort, qui contourne la plupart des signaux inhibiteurs.

La correction concomitante de cette alcalose peut être un traitement très efficace en cas d'échec mitochondrial.

© 2017

PMID 28122260 [PubMed - fourni par l'éditeur]

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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 11:09

Press-pulse: une nouvelle stratégie thérapeutique pour le traitement métabolique du cancer.

Seyfried TN, et al. Nutr Metab (Lond). 2017.

CONTEXTE:

Un passage de la respiration à la fermentation est une marque métabolique commune des cellules cancéreuses.

En conséquence, le glucose et la glutamine deviennent les principaux carburants pour assurer la croissance dysrégulière des tumeurs.

L'apparition simultanée de perturbations «Press-Pulse» a été considérée comme le mécanisme responsable de la réduction des populations organiques lors d'époques évolutives antérieures.

Les perturbations de press produisent un stress chronique, tandis que les perturbations de l'impulsion produisent un stress aigu sur les populations.

Ce n'est que lorsque les deux perturbations coïncident que la réduction de la population s'est produite.

Méthodes:

Ce concept général peut être appliqué à la prise en charge du cancer en créant des contraintes métaboliques chroniques sur le métabolisme de l'énergie des cellules tumorales (perturbations de la presse) qui sont couplées à une série de facteurs de stress métaboliques aigus qui limitent la disponibilité de glucose et de glutamine tout en stimulant l'oxydation spécifique du cancer Le stress (perturbations de l'impulsion).

L'élévation des corps de cétone non fermentesibles protège les cellules normales du stress énergétique tout en améliorant encore le stress énergétique dans les cellules tumorales qui n'ont pas la souplesse métabolique pour utiliser les cétones comme source d'énergie efficace.

Les anomalies mitochondriales et les mutations génétiques rendent les cellules tumorales vulnérables au stress métabolique.

RÉSULTATS:

La stratégie thérapeutique de l'impulsion de press pour la prise en charge du cancer est illustrée par des régimes kétogènes calories (KD-R) utilisés conjointement avec des médicaments et des procédures qui créent un stress aigu et chronique et intermittent sur le métabolisme de l'énergie des cellules tumorales tout en protégeant et améliorant le métabolisme énergétique Des cellules normales.

CONCLUSIONS:

L'optimisation du dosage, du chronométrage et de l'ordonnancement de la stratégie thérapeutique de l'impulsion de press facilitera l'éradication des cellules tumorales avec une toxicité minimale du patient.

Cette stratégie thérapeutique peut être utilisée comme cadre pour la conception d'essais cliniques pour la gestion non toxique de la plupart des cancers.

PMID 28250801 [PubMed - en cours] PMCID PMC5324220

Article intégral

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5324220/

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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 08:07

PUBLIÉ HIER À 17H19

Le virus Ebola détecté en République démocratique du Congo

Le Monde avec AFP et Reuters

Selon l’OMS, l’épidémie touche une zone de forêt équatoriale dans la province du Bas-Uélé, voisine de la République centrafricaine, dans une zone difficile d’accès.

La dernière épidémie de virus Ebola en République démocratique du Congo remonte à 2014.

Rapidement circonscrite, elle avait fait officiellement 49 morts.

Une épidémie de fièvre hémorragique Ebola s’est déclarée dans le nord-est de la République démocratique du Congo, où elle a fait trois mort depuis le 22 avril, a annoncé l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans un communiqué, vendredi 12 mai.

Dans une déclaration faite à la télévision publique, le ministre de la santé congolais,

M. Ilunga Kalenga, a confirmé la survenue de la maladie tout en appelant la population « à ne pas céder à la panique ».

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