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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 11:40

Jusqu'à aujourd'hui la pierre angulaire du traitement de l'hépatite C est l'association interféron alpha et ribavirine, qui expose à de nombreux effets indésirables au premier rang desquels on retrouve le syndrome pseudo-grippal.

Cependant, de nouveaux protocoles thérapeutiques sont actuellement en cours de développement, qui n'incluent pas l'utilisation d'interféron ou de ribavirine.

Cet article présente les résultats d'une étude visant à évaluer l'efficacité antivirale d'une combinaison d'un inhibiteur de la protéase NS3/4A (le BI 201335) et d'un inhibiteur de la polymérase non nucléosidique NS5B (le BI 207127) en association avec de la ribavirine.

Cette étude a inclus 32 patients infectés par un virus C de génotype 1, et naïfs de traitement, qui ont été randomisés pour recevoir une combinaison de BI 207127, 400 mg ou 600 mg trois fois par jour, plus 120 mg de BI 201335 une fois par jour et 1 000 ou 1 200 mg/jour de ribavirine, pendant quatre semaines.

Le critère d'efficacité principal était la réponse virologique (ARN du VHC < 25 UI/mL à la quatrième semaine). Sur les 32 patients inclus, 31 ont complété les quatre semaines initialement prévues.

Dans le groupe de malades ayant reçu 400 mg de BI 207127 trois fois par jour, les taux de réponse virologique ont été respectivement de 47 %, 67 % et 73 % aux jours 15, 22 et 29 ; un taux de réponse plus élevé a été observé chez les patients ayant un génotype-1b comparativement au génotype-1a.
Dans le groupe recevant 600 mg trois fois par jour de BI 207127, les taux de réponse virologique ont été respectivement de 82 %, 100 % et 100 %, et ne différaient pas en fonction du génotype.

Un patient du groupe 400 mg trois fois par jour a présenté un échappement virologique (remontée ≥ 1 log10 de l’ARN du VHC) au 22e jour de traitement ce qui a conduit à l’arrêt du traitement.

Les événements indésirables les plus fréquents ont été des troubles gastro-intestinaux d'intensité modérée, des éruptions cutanées et une photo sensibilisation.
Il n'y a pas eu d'événements indésirables sévères et aucun patient n’a interrompu son traitement de façon prématurée pour cette raison.

Cette étude préliminaire suggère donc que la combinaison d'un inhibiteur de protéase, le BI 201335, d'un inhibiteur de polymérase BI 207127, et de ribavirine possède une activité antivirale rapide et puissante contre le virus C de génotype 1, et ce sans entraîner d'événements indésirables sérieux ou graves.

Il conviendra bien entendu de confirmer ces résultats sur une échelle plus large, d'évaluer le caractère soutenu de la réponse virologique et de tester cette association sur d'autres génotypes.

 

 

Pr Marc Bardou

 

Zeuzem S et coll. : Efficacy of the Protease Inhibitor BI 201335, Polymerase Inhibitor BI 207127, and Ribavirin in Patients With Chronic HCV Infection. Gastroenterology 2011; 141: 2047-2055

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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 00:11
Alors qu’il n’a jamais été aussi facile de se soigner soi-même, la prudence reste de rigueur, même avec des médicaments sur lesquels on croit

« Attention au surdosage de paracétamol »

« selon une étude qui vient d’être publiée dans le British Journal of Clinical Pharmacology, si la dose maximale de 4g par jour chez les adultes n’est pas respectée, le paracétamol peut être à l’origine de graves lésions hépatiques ».

En France, « l’intoxication au paracétamol a été responsable de 64 greffes [de foie], dont une grande partie pour un surdosage modéré (parfois seulement 5g, plusieurs jours d’affilée) ».

En outre l’aspirine n’est pas un remède miracle » et « augmente le risque hémorragique », et conseille « le moins d’ibuprofène possible pour les enfants".
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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 23:32
Acta Pharmacologica Sinica 32, 1431-1432 (December 2011) | doi:10.1038/aps.2011.154

Cell adhesion, inflammation and therapy: Old ideas and a significant step forward

Roberto González-amaro

Abstract
Cell-to-cell adhesion as well as the interaction of cells with the extracellular matrix are key phenomena in different physiological and pathological conditions, including embryogenesis, blood coagulation, lymphocyte homing, immune response, angiogenesis, metastasis, thrombosis and inflammation1, 2. Thus, it has been widely proposed that cell adhesion molecules are an important therapeutic target in a wide array of diseases with high impact on public health, including atherosclerosis, thromboembolic disorders, cancer, graft rejection and autoimmune inflammatory conditions1, 2.
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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 16:59
Longtemps considéré comme une maladie psychique, l’autisme s’est imposé comme pathologie neurologique grâce à l’imagerie médicale. 

Une équipe de chercheurs du CEA/I2BM1, de l’Inserm et de l’Assistance publique - Hôpitaux de Paris montre, de plus, qu’une technique d’imagerie améliorerait le diagnostic et la prise en charge de ce syndrome touchant une personne sur 200. 

Ils ont soumis à des observations par imagerie par résonance magnétique (IRM) deux groupes de 77 enfants ; 
le premier sain, 
le second atteint d’une forme d’autisme. 
Résultat : 40 % des enfants malades présentent des anomalies cérébrales, non visibles chez le groupe témoin. 
Ces altérations sont situées dans la substance blanche et au niveau du lobe temporal du cerveau, zone essentielle pour le langage et la perception sociale. 

Elles indiquent également que l’enfant risque de souffrir de pathologies associées à l’autisme, comme l’épilepsie ou les troubles métaboliques. 

Leur détection précoce est alors cruciale pour soigner ces pathologies et améliorer le développement de l’enfant.

La découverte de cette voie de diagnostic est une première mondiale. 

Elle pourrait conduire à revoir les recommandations internationales en la matière : « La prochaine fois que des médecins se réuniront pour les réviser, ils auront des éléments tangibles pour prendre en compte l’IRM dans le bilan des autistes », se réjouit Monica Zilbovicius, psychiatre au CEA et spécialiste de ce syndrome. 

Outre l’application clinique, ces résultats doivent contribuer à faire progresser la recherche sur cette maladie encore mystérieuse.
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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 12:15
1,25-dihydroxyvitamin D(3) ameliorates Th17 autoimmunity via transcriptional modulation of interleukin-17A. Mol Cell Biol. 2011 Sep;31(17):3653-69. Epub 2011 Jul 11. Joshi S, Pantalena LC, Liu XK, Gaffen SL, Liu H, Rohowsky-Kochan C, Ichiyama K, Yoshimura A, Steinman L, Christakos S, Youssef S. Department of Biochemistry and Molecular Biology, University of Medicine and Dentistry of New Jersey, New Jersey Medical School, Newark, NJ 07103, USA. Abstract A new class of inflammatory CD4(+) T cells that produce interleukin-17 (IL-17) (termed Th17) has been identified, which plays a critical role in numerous inflammatory conditions and autoimmune diseases. The active form of vitamin D, 1,25-dihydroxyvitamin D(3) [1,25(OH)(2)D(3)], has a direct repressive effect on the expression of IL-17A in both human and mouse T cells. In vivo treatment of mice with ongoing experimental autoimmune encephalomyelitis (EAE; a mouse model of multiple sclerosis) diminishes paralysis and progression of the disease and reduces IL-17A-secreting CD4(+) T cells in the periphery and central nervous system (CNS). The mechanism of 1,25(OH)(2)D(3) repression of IL-17A expression was found to be transcriptional repression,mediated by the vitamin D receptor (VDR). Transcription assays, gel shifting, and chromatin immunoprecipitation (ChIP) assays indicate that the negative effect of 1,25(OH)(2)D(3) on IL-17A involves blocking of nuclear factor for activated T cells (NFAT), recruitment of histone deacetylase (HDAC), sequestration of Runt-related transcription factor 1 (Runx1) by 1,25(OH)(2)D(3)/VDR, and a direct effect of 1,25(OH)(2)D(3) on induction of Foxp3. Our results describe novel mechanisms and new concepts with regard to vitamin D and the immune system and suggest therapeutic targets for the control of autoimmune diseases. Bradstreet on the Vitamin D issue http://drbradstreet.org/2011/04/16/continuing-our-discussion-of-the-vitamin-d-viral-persistence-and-gut-dysbiosis-model-of-autism/ Vitamin D: the alternative hypothesis. Autoimmun Rev. 2009 Jul;8(8):639-44. Epub 2009 Feb 12. Albert PJ, Proal AD, Marshall TG. Weill Cornell Medical College, New York, NY 10065, USA. paa2013@med.cornell.edu Abstract Early studies on vitamin D showed promise that various forms of the “vitamin” may be protective against chronic disease, yet systematic reviews and longer-term studies have failed to confirm these findings. A number of studies have suggested that patients with autoimmune diagnoses are deficient in 25-hydroxyvitamin D (25-D) and that consuming greater quantities of vitamin D, which further elevates 25 D levels, alleviates autoimmune disease symptoms. Some years ago, molecular biology identified 25 D as a secosteroid. Secosteroids would typically be expected to depress inflammation, which is in line with the reports of symptomatic improvement. The simplistic first-order mass-action model used to guide the early vitamin studies is now giving way to a more complex description of action. When active, the Vitamin D nuclear receptor (VDR) affects transcription of at least 913 genes and impacts processes ranging from calcium metabolism to expression of key antimicrobial peptides. Additionally, recent research on the Human Microbiome shows that bacteria are far more pervasive than previously thought, increasing the possibility that autoimmune disease is bacterial in origin. Emerging molecular evidence suggests that symptomatic improvements among those administered vitamin D is the result of 25-D’s ability to temper bacterial-induced inflammation by slowing VDR activity. While this results in short-term palliation, persistent pathogens that may influence disease progression, proliferate over the long-term. I will post more on this soon as I develop this line of reasoning. But Vitamin D is only part of the issue and there are cofactors we will need to discuss to make sense of this subject.
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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 11:43
La recherche sur les cellules souches embryonnaires pourrait aboutir, selon ses partisans, à des traitements contre des pathologies comme la maladie d'Alzheimer ou de Parkinson. AFP Capables de se différencier en cellules adultes spécialisées et donc de former des tissus (coeur, pancréas, tissu cérébral, foie...), les cellules souches sont aptes à remplacer des organes défaillants. Schématiquement, il en existe trois types : les cellules souches provenant d'embryons surnuméraires, qui ont un pouvoir régénérateur maximal ; les cellules souches existant chez l'adulte qui ont des potentialités plus limitées ; enfin, les IPS (induced pluripotent stem), produites à partir de cellules humaines banales et reprogrammées par ingénierie génique. Les potentialités des cellules souches alimentent l'espoir de faire passer la démarche médicale de la réparation à la régénération. La création en éprouvette d'une rétine complète à partir de cellules souches a, par exemple, été réussie au printemps. Les fléaux médicaux comme le diabète, les maladies neurodégénératives et cardio-vasculaires pourraient trouver une réponse radicale. Au regard de ces immenses espoirs, trois articles publiés dans la revue scientifique Nature de mars, sous le titre "Cellules souches : la face sombre", ont été un coup de tonnerre. La reprogrammation des cellules souches, principalement des IPS, s'accompagne d'anomalies génétiques multiples. Ces mutations induites par l'ingénierie cellulaire sont préoccupantes puisqu'elles concernent préférentiellement des gènes impliqués dans la cancérogénèse. Autrement dit, la reprogrammation des cellules souches peut détruire les mécanismes génétiques de protection contre le cancer qu'elles contenaient et favoriser la croissance tumorale. Renforcer la sécurité Ces découvertes récentes bouleversent l'agenda de généralisation des cellules souches. Après l'affaire du Mediator (ce médicament du laboratoire Servier accusé d'avoir causé la mort de 500 à 2 000 personnes), aucun ministre de la santé n'acceptera la responsabilité d'une "épidémie de cancer" due à une commercialisation trop précoce des thérapies cellulaires. Les effets d'annonce doivent plus que jamais être évités : une technique prometteuse ne devient réalité qu'après un long processus de validation. Pour les cellules souches, dont beaucoup d'indications concernent des maladies dégénératives touchant des enfants ou des adultes jeunes, il faut pouvoir garantir qu'elles ne généreront pas de cancer pendant de nombreuses décennies. La diffusion des thérapeutiques à base de cellules souches exigera une ingénierie des génomes extrêmement subtile, bien loin des bricolages de première génération. La plupart des entreprises spécialisées ne survivront pas à l'inévitable renforcement des exigences de sécurité. Le développement des cellules souches s'éloigne ainsi du monde des start-up, mal armées pour financer des développements plus complexes que prévu. Les sommes en jeu, les complexités réglementaires sont plus à la portée de géants comme Sanofi que de PME. La tension entre les exigences de sécurité et les attentes des patients va être énorme. Les parents d'enfants atteints de rétinopathie, de myopathie, de neuropathie dégénérative ne comprendront pas les retards de diffusion de la médecine régénérative, fût-ce au nom de légitimes exigences de sécurité. Déjà, un marché noir de cellules souches se développe sur Internet. Il va devenir essentiel de protéger les familles contre les charlatans qui vont pulluler, en faisant admettre aux patients que la révolution des cellules souches est pour 2020, et non pour 2012. Laurent Alexandre
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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 13:20
un échantillon de sang de dindon en Roumanie, REUTERS/Bogdan Cristel

Des recherches en laboratoire sur des virus inconnus et hautement pathogènes tournent mal provoquant une pandémie meurtrière qui décime l'humanité. C'est là un scénario bien connu des fans de films d’anticipation et autres films catastrophes.

C'est précisément pour éviter un tel scénario qu’un comité sur la biosécurité américain est en train d’évaluer si des recherches sur le virus A(H5N1), responsable de la «grippe aviaire», devraient être ou non publiées, rapporte le magazine New Scientist.

Les travaux de Ron Fouchier du centre médical Erasmus à Rotterdamont en effet identifié des mutations spécifiques du virus qui le rendraient beaucoup plus contagieux et dangereux pour l'espèce humaine.

Aujourd'hui le A(H5N1) tue plus de la moitié des personnes qu’il infecte mais ne se transmet pas facilement d'une personne à une autre. Ron Foucher a toutefois expliqué dans le cadre d'une conférence scientifique sur la grippe organisée à Malte en septembre qu’en effectuant deux mutations sur le virus pour l’«adapter» aux mammifères (en infectant à plusieurs reprises des furets, un très bon modèle expérimental) il obtenait une nouvelle souche virale. Une souche toujours aussi mortelle, mais désormais capable de se transmettre aisément d'homme à homme via de simples gouttelettes en suspension dans l’air.

Les travaux ont été soumis pour publication à la prestigieuse revue scientifique américaine Science, mais le manuscrit est maintenant entre les mains du National Science Advisory Board for Biosecurity, un comité de chercheurs qui donne des avis non contraignants mais influents sur les possibles «menaces biologiques» soulevées par de telles recherches.

Pour Thomas Ingelsby du centre de biosécurité de l’université de Pittsburgh, publier ces travaux comporte plus de risques que de bénéfices: quelqu’un pourrait par exemple les détourner pour en faire une arme biologique. Autre scénario, encore plus probable selon lui: d’autres scientifiques se mettraient à travailler avec le virus ainsi modifié, ce qui augmenterait les risques d’un accident qui verrait le virus sortir d’un laboratoire. Il existe des précédents: un virus grippal bénin A(H1N1) s’est échappé d’un laboratoire (russse ou chinois) en 1977.

Mais tous les chercheurs ne sont pas de cet avis. Pour Daniel Perezde l’université du Maryland, publier les travaux entraînera au contraire plus de biosécurité: cela fera avancer les connaissances sur le A(H5N1). Le blog Science Insider de la revue Science rapporte les propos de Michael Osterholm, directeur du Centre de recherche sur les maladies infectieuses de l’université du Minnesota:

«Ces recherches sont très importantes. [Elles] ont le soutien total de la communauté des chercheurs sur la grippe.»

Selon lui, les résultats montrent notamment qu’il faut arrêter de sous-estimer les risques d’une pandémie qui naîtrait de l'actuelle épizootie de «grippe aviaire».

Photo: un échantillon de sang de dindon en Roumanie, REUTERS/Bogdan Cristel
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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 10:02
J Clin Endocrinol Metab. 2011 Nov;96(11):3525-32. Epub 2011 Aug 31.

Incidence of Venous Thromboembolism in Patients with Cushing's Syndrome: A Multicenter Cohort Study.

Source

Department of Internal Medicine, Slotervaart Hospital, Louwesweg 6, 1066 EC, Amsterdam, The Netherlands.d.j.stuijver@amc.uva.nl.

Abstract

Context: Venous thrombosis has frequently been reported in patients with endogenous Cushing's syndrome (CS). Objective: The aim of this study was to evaluate the incidence of venous thromboembolism (VTE) in patients with CS prior to treatment and after surgery. Design and Setting: We conducted a multicenter cohort study at all university medical centers in The Netherlands. Patients: Consecutive patients diagnosed with endogenous CS of benign origin between January 1990 and June 2010 were eligible for inclusion. Patients surgically treated for nonfunctioning pituitary adenoma served as controls for the incidence of postoperative VTE in ACTH-dependent CS. Main Outcome Measures: We documented all objectively confirmed VTE during 3 yr prior to, and 3 yr after treatment onset. The incidences of VTE were expressed as incidence rates. Results: A total of 473 patients (mean age 42 yr, 363 women) were included (360 ACTH-dependent pituitary CS). The total number of person-years was 2526. Thirty-seven patients experienced VTE during the study period, resulting in an incidence rate of 14.6 [95% confidence interval (CI) 10.3-20.1] per 1000 person-years. The incidence rate for first-ever VTE prior to treatment was 12.9 (95% CI 7.5-12.6) per 1000 person-years (17 events). The risk of postoperative VTE, defined as risk within 3 months after surgery, was 0% for ACTH-independent and 3.4% (95% CI 2.0-5.9) for ACTH-dependent CS (12 events in 350 patients); most events occurred between 1 wk and 2 months after surgery. Compared with the controls, the risk of postoperative VTE in patients undergoing transsphenoidal surgery was significantly greater (P = 0.01). Conclusions: Patients with CS are at high risk of VTE, especially during active disease and after pituitary surgery. Guidelines on thromboprophylaxis are urgently needed.

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 08:22
Paris, le jeudi 17 novembre 2011 - La détection dans les jouets d'éventuelles substances chimiques potentiellement dangereuses pour la santé est devenue à l'approche de Noël un rituel presque aussi important que la décoration de la crèche ou l'achat d'un calendrier de l'avent. Les responsables de l'organisation Women in Europe for a Common Future (WECF) jouaient ainsi hier sur le parvis du centre Georges Pompidou le rôle de mère fouettarde face aux polluants et autres allergisants contenus dans les peluches et poupées que l'on confie innocemment à nos enfants. Tissu d'inquiétudes autour des poupées Parallèlement au test grandeur nature organisé par différents spécialistes et militants, consistant à alerter les parents venus se renseigner sur la composition de tel ou tel jouet, une brochure était distribuée aux badauds. Elle revient sur les différentes substances retrouvées dans les objets préférés des enfants. Quid par exemple des poupées ? Souvent en plastique, elles ne sont donc pas à l'abri de contenir multiples substances toxiques. En 2008, l'association de consommateurs allemande (Oekotest) avait estimé que douze des treize poupées les plus vendues paraissaient au regard des risques chimiques « insatisfaisantes ». Le guide de WECF recommande donc de préférer les poupons en tissu et de se méfier des poupées miniatures. Pourtant, les expériences réalisées hier à Beaubourg se sont révélées plutôt rassurantes : la célèbre poupée Barbie n'empoisonnerait ainsi guère nos petites filles ! Des cosmétiques pas comestibles Ces jeunes demoiselles seraient d'ailleurs bien inspirées de préférer le jouet vedette de Mattel plutôt que les bijoux et palettes de maquillage riches en plomb, nickel et autres métaux plutôt déplaisants. WECF relate à titre d'exemple qu'un rouge à lèvres pour petite fille commercialisé en France a révélé la présence de benzophenone-3, considéré comme un perturbateur endocrinien probable et dont l'utilisation dans les cosmétiques destinées aux enfants de moins de dix ans est fortement déconseillée par l'AFSSAPS. Phtalates aux abonnés absents Mais au-delà de ces données, les tests et les observations de la WECF ne sont pas dénuées de contradictions et se heurtent à certaines limites. Par exemple, elle n'a quasiment jamais retrouvé de phtalate dans les jouets. Aux Pays Bas, un test grandeur nature similaire à celui réalisé hier en France n'a ainsi pu détecter cette substance que dans un kit de peinture. Par ailleurs, concernant le formaldéhyde qui fait si peur aux représentants de WECF, on pourra rappeler les données rassurantes de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) publiées en septembre dernier. Non seulement la dangerosité du formaldéhyde paraît difficile à certifier, mais surtout les jouets présents sur le marché français semblent contenir des niveaux si faibles de cette substance que tout danger semble écarté ! Enfin, alors que souvent, les groupes tels que WECF recommandent de s'orienter plutôt vers des jouets en bois, les expériences menées par ce groupe ont constaté qu'ils n'étaient pas exempts de formaldéhyde ! Ces observations éparses témoignent des limites nombreuses de la traque des produits polluants dans les jeux pour enfant. Présents dans des quantités souvent faibles (inférieures aux seuils autorisés même si ces seuils sont contestés), ils n'ont en outre pas toujours fait la preuve de leur réelle dangerosité (en tout état de cause à des teneurs si limitées). De plus, les solutions proposées pour les éviter ne se révèlent pas toujours infaillibles, à moins de priver ses enfants de cadeaux à Noël ou de choisir des jouets des années 30... Le risque étant alors de s'exposer à des conséquences également toxiques ! Il n'en reste pas moins qu'aujourd'hui l'étiquetage de l'Union européenne manque fortement de transparence et ne permet pas toujours aux parents d'exercer librement leur choix. Aurelie Hariche
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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 21:19
Il est une introduction à laquelle il est difficile d’échapper en matière de paludisme : celle du rappel de l’importance épidémiologique mondiale de la parasitose. Pour constater, d’ailleurs, une nette et récente amélioration : actuellement « seulement » 781 000 personnes –pour la plupart des enfants Africains- meurent de l’infection chaque année. Vient ensuite à l’esprit le problème, récurrent, de la vaccination : après tant d’espoirs déçus, quand disposera-t-on enfin d’un produit réellement efficace ? Il se pourrait, cependant, qu’on touche enfin, avec RTS,S/AS01 au but, l’OMS ayant pris l’initiative, très inhabituelle pour elle, de préciser qu’une recommandation de vaccination pourrait être émise dès 2015, après publication des résultats définitifs d’un essai de phase 3 actuellement en cours. Une étude de phase 3 dont, justement, les premiers résultats, partiels par obligation, viennent d’être publiés dans le New England Journal of Medecine…
Etude, donc, de l’efficacité, innocuité et immunogénicité sur le terrain africain d’un candidat vaccin adjuvé anti circum sporozoïte par ailleurs connu de longue date. Entre mars 2009 et janvier 2011, 15 460 enfant de 7 pays ont été recrutés par 11 centres d’étude et séparés en 2 groupes d’âge, les 6-12 semaines et les 5-17 mois, puis vaccinés par 3 doses de RTS,S/AS01 ou un comparateur sans rapport.
L’efficacité du vaccin était analysée sur 12 mois et, au 250e épisode de forme sévère, les groupes étaient comparés pour l’item.
Il est apparu, dans ces conditions, que l’incidence des 1ers épisodes cliniques chez 6 000 enfants « âgés » était de 0,32/ personne/an pour les immunisés, versus 0,55 pour les autres, soit une efficacité de 50,4 % (intervalle de confiance IC à 95 % : 45,8-54,6) en intention de traiter et de 55,8 % (IC 97,5 % : 50,6-60,4) en per-protocole. L’efficacité contre les formes sévères était de 34,8 % -tous âges combinés- en per-protocole sur 11 mois. L’apparition plus fréquente de crises convulsives pour les sujets sous RTS,S/AS01 (1,04/1 000 versus 0,57), considérée comme un effet secondaire grave, était relevée dans les 2 groupes d’âge. Les auteurs terminent leur rapport sur une note optimiste, en écrivant que le vaccin RTS,S/AS01 apporte une double protection contre le paludisme (formes clinique, formes sévères).
Alors, peut-on enfin crier victoire ? Ces résultats partiels et intermédiaires sont globalement ceux que l’on pouvait espérer au vu des phases antérieures, avec une protection globale d’un peu plus de 50 % et une réduction des épisodes sévères du tiers. Peut-être de quoi réjouir un malariologue, mais sans doute pas un médecin vaccinateur habitué au tétanos… Plusieurs points restent en suspens, dont des cas de méningites (11/5 949 chez les vaccinés contre 1/2179) et surtout ce risque apparemment augmenté de réactions fébriles et crises convulsives Il faudra aussi savoir situer le vaccin dans le contexte actuel d’éradication, en route sans lui dans plusieurs pays, Afrique comprise. On peut cependant, quoi qu’il en soit et à l’instar de NJ White, dans un éditorial joint de la même revue, féliciter les investigateurs de cet essai préliminaire tout en soulignant qu’il leur reste du pain sur la planche, et qu’on ne sait pas encore, par exemple, quelle est la durée de la protection apportée par le vaccin…


Dr Jack Breuil

Agnandji ST et coll. : First results of phase 3 trial of RTS,S/AS01 malaria vaccine in african children. N ENgl J Med., 2011 ; 20 : 1863-1875

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