Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
25 juillet 2017 2 25 /07 /juillet /2017 06:42

Mais quel est donc ce médicament qui permettrait un tel miracle?

Il s'agit d'un antidiabétique tout simple connu sous le nom de Metformine commercialisée depuis les années 50 aux Etats-Unis.

Elle permet de réguler le niveau de sucre chez les personnes atteintes de diabète de type 2 (85% des diabètes dans le monde).

Comment un médicament contre le diabète pourrait permettre de ralentir le processus de vieillissement ?

Le principal ennemi n’est rien d’autre que l’oxygène, puisqu’il crée des radicaux libres lors de la respiration cellulaire.

La metformine stimule le nombre de molécules d'oxygène libérées dans les cellules, permettant, ainsi, d’accroître leur force et leur capacité à survivre plus longtemps.

Or, en améliorant la longévité des cellules, on freine le développement des pathologies liées à l’âge.

Aux dires des scientifiques, cette vertu est révolutionnaire.

En retardant le vieillissement, nous retardons tous les maladies.

Des essais effectués sur des animaux avaient eu des résultats prometteurs sur la longévité.

Si les effets sur les humains sont les mêmes que ceux révélés dans les études animales, il sera peut-être possible d'atteindre les 120 ans en bonne santé.

Il suffit simplement d’attendre

http://www.institutdejaeger.com/

Un antidiabetique contre le vieillissement. Redécouverte de la Metformine.
Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
commenter cet article
24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 22:20

«L’obligation vaccinale est une mauvaise solution»

Vincent Renard et Olivier Saint Lary .

Parce qu'ils sont convaincus de l'utilité des vaccins, les enseignants-chercheurs du Collège national des généralistes enseignants (CNGE) prennent position contre l'obligation vaccinale, méthode jugée contre-productive dans la perspective de restaurer un climat de confiance.

Le Premier ministre a annoncé, le 4 juillet, son intention de rendre obligatoires onze vaccins pour la petite enfance –trois d’entre eux l’étant déjà.

Il a ainsi entériné les propositions émises par la ministre de la Santé.

Un texte de loi doit être présenté dans ce sens devant le Parlement à la fin de l’année. Les universitaires de médecine générale, par la voix du Collège national des généralistes enseignants (CNGE) regroupant 8.500 médecins enseignants et maîtres de stage, prennent position contre cet élargissement de l’obligation vaccinale.

Avec le conseil scientifique du CNGE, nous estimons qu’il s’agit d’une mauvaise solution, inapte à régler le problème de l’insuffisance de la couverture vaccinale en France.

En effet, l’obligation, qui peut être perçue par les citoyens comme une réaction autoritariste, risque d’être contre-productive.

Cette stratégie est de nature à renforcer la défiance d’une partie de la population, en plus d’apparaître décalée par rapport aux évolutions sociétales allant dans le sens d’une plus grande autonomie des patients. BCG facultatif, pas de recrudescence des tuberculoses Aucun élément scientifique ne plaide en faveur d’une efficacité de l’obligation.

D’autres pays européens comparables à la France ont, sans cette contrainte, des taux de couverture vaccinale équivalents ou supérieurs.

Quant à l’option inverse, une levée totale de l’obligation, elle ne semble pas comporter de risque particulier. Il existe un précédent encourageant en France avec le vaccin contre la tuberculose, le BCG, rendu facultatif en 2007.

Ce changement ne s’est pas accompagné d’une recrudescence des tuberculoses graves chez l’enfant.

Historiquement, la vaccination a permis des succès considérables.

On peut lui attribuer l’éradication de la variole dans le monde, la quasi disparition de la poliomyélite, la régression spectaculaire du tétanos, de la diphtérie mais aussi de la rougeole et de la coqueluche, maladies infectieuses aux bilans autrefois effrayants en termes de morbidité et de mortalité. La vaccination bénéficie d’une aura considérable dans le corps médical en France, pays de Louis Pasteur. Les médecins généralistes sont attachés de manière ultra majoritaire aux vaccinations recommandées et au respect du calendrier vaccinal.

Quant aux patients, ils accordent une grande confiance à leurs médecins traitants.

Un contexte plutôt favorable, a priori, à une bonne couverture vaccinale. Le vaccin contre l’hépatite B accusé, à tort, d’effets indésirables graves Cependant, une partie de la population manifeste depuis plusieurs années une défiance vis-à-vis des vaccins.

Ce sentiment complexe trouve ses racines dans des phénomènes d’origines variées. Il y a d’abord l’héritage de la campagne de vaccination systématique contre l’hépatite B en milieu scolaire menée de 1994 à 1997.

Abandonnée après de longues polémiques sur son innocuité, elle s’est soldée par un doute durable vis-à-vis de ce vaccin accusé, à tort, d’une pléiade d’effets indésirables graves.

Ensuite, les principes vaccinaux en vigueur sont difficilement compréhensibles car déconnectés de l’utilité réelle de chacun des vaccins. Les trois vaccins «historiques», contre le tétanos, la polio et la diphtérie, sont obligatoires.

Les autres, plus récents, sont seulement recommandés alors qu’ils sont les plus importants durant la petite enfance.

Il s’agit des vaccins anti pneumocoque, hémophilus, coqueluche, méningocoque et rougeole. La campagne de vaccination contre la grippe H1N1, en 2009 et 2010, est venue elle aussi alimenter la défiance. Anxiogène et inadaptée, cette opération a déconsidéré la parole d’institutions qui avaient surestimé la gravité de l’épidémie.

Enfin, la révélation de liens d’intérêts entre certains promoteurs de la vaccination et les industriels du secteur, par exemple pour le vaccin contre le papillomavirus, responsable de cancers du col de l’utérus, est venue aggraver la défiance. La France, la plus méfiante parmi 67 pays Les mouvements anti-vaccinaux se sont nourris des erreurs précédemment citées, faisant basculer dans le doute une part croissante de la population au cours des quinze dernières années.

Aujourd’hui, la France est le pays où le doute sur la vaccination est le plus important au monde, selon l’étude portant sur 67 pays publiée en 2016. Cette situation aboutit à une couverture vaccinale que les autorités sanitaires estiment insuffisante.

Pour obtenir un effet protecteur généralisé à l’échelle d’un pays, l’objectif –validé par la communauté scientifique– est de vacciner plus de 95% de la population cible. Examinons les chiffres les plus récents, ceux de 2015.

En France, ils sont de 98,9% pour la primovaccination obligatoire anti-tétanos, diphtérie, polio et de 96,7% pour le rappel.

Ils sont équivalents pour la coqueluche, 98,6% et 96,3%.

Ils sont moins importants pour le vaccin anti-pneumocoque, avec une population vaccinée à 91,4%, et à 90,5% pour le vaccin anti rougeole/rubéole/oreillons.

Mais ces vaccins sont plus récents et leur taux de couverture croît d’année en année en dépit du contexte difficile énoncé plus haut –même si cette croissance est maintenant très lente. La dramatisation autour de l’enjeu d’une couverture supérieure à 95% de la population peut sembler surprenante.

Le Premier ministre a évoqué, dans son discours de politique générale, la situation de la rougeole, considérant celle-ci comme inadmissible.

Il faut préciser que l’épidémie de rougeole a été à l’origine ces dix dernières années, en moyenne, d’un cas de décès par an sur toute la France.

De plus, la majorité des victimes étaient des enfants souffrant déjà d’un déficit immunitaire contre indiquant de fait cette vaccination –qui, par ailleurs, ne protège pas parfaitement les enfants vaccinés. Un rapport bénéfices-risques favorable pour l’ensemble des vaccins de la petite enfance Les vaccins conseillés dans la petite enfance ont tous un rapport favorable entre leurs bénéfices et leurs inconvénients, même si celui-ci s’avère plus ou moins élevé selon le vaccin.

Les données actuelles de la science plaident clairement pour l’utilisation de l’ensemble d’entre eux. Ils permettent d’éviter des évolutions plus sévères, plus ou moins fréquentes selon les maladies ciblées, ou la réémergence de maladies gravissimes disparues en France.

Ainsi, notre prise de position contre l’obligation vaccinale ne tient pas à un jugement négatif sur le fond (l’utilité des vaccins) mais sur la méthode (la coercition). Le Premier ministre, donc, a déclaré vouloir rendre obligatoires onze vaccins pour les enfants de moins de deux ans.

Sa proposition s’appuie sur l’avis du Comité d’orientation chargé de rédiger la synthèse de la concertation citoyenne qui s’est tenue sur la vaccination l’an dernier.

A ce stade, il paraît utile de rappeler que ce n’est pas l’extension de l’obligation vaccinale, mais au contraire sa levée, qui avait été privilégiée par le jury réunissant des professionnels de santé et par la moitié du jury des citoyens, comme indiqué dans le rapport. Mais pourquoi donc, au fond, les citoyens acceptent-ils les vaccinations?

Pour deux raisons principales, selon une synthèse internationale récente: parce que celles-ci figurent dans les recommandations officielles, et parce qu’elles leur sont conseillées par un professionnel de santé.

C’est donc la confiance des citoyens envers les autorités de santé qu’il faut se préoccuper de rétablir.

On manque d’une politique publique d’ensemble en faveur des vaccinations, en particulier d’une campagne d’information et d’incitation pour les vaccins de la petite enfance.

Les médecins se retrouvent en effet bien seuls au moment de les proposer aux parents…

C’est une explication, pour partie, à la faible couverture des vaccins recommandés ces dernières années, comme le vaccin anti-méningocoque C. Rétablir la confiance par la contrainte? La ministre de la Santé manifeste maintenant la volonté de promouvoir la vaccination et nous saluons cet engagement.

Cependant, il est pour le moins paradoxal de prétendre rétablir la confiance de la population par la contrainte.

D’autant que le citoyen a pris au fil des ans une place croissante dans la gestion de sa propre santé, encouragé par le principe d’autonomie inscrit dans la loi de 2002 relative aux droits des patients.

La décision partagée entre médecin et patient, comme la démarche de soins centrée sur le patient, sont maintenant largement promues dans la littérature scientifique et par la Haute autorité de santé (HAS).

Une exception à ces principes gravés dans la loi pourrait toutefois se justifier s’il existait une crise sanitaire ou un risque épidémiologique important.

Ce qui n’est pas le cas. D’autres situations sanitaires pourtant bien plus dangereuses n’entraînent pas, et ce à juste titre, une posture aussi autoritaire que l’obligation vaccinale. Un exemple?

Plus de 25.000 personnes en France sont porteuses du virus du SIDA sans le savoir.

Elles peuvent donc éventuellement contaminer d’autres personnes, notamment par voie sexuelle.

Pourtant, les autorités sanitaires n’envisagent pas de mettre en place un dépistage obligatoire du VIH pour toute la population, ni une injonction de soins pour les personnes concernées.

Un autre exemple?

Près de 80.000 morts par an sont liés au tabagisme, avec une nocivité reconnue pour l’entourage des fumeurs notamment les jeunes enfants.

Là non plus, l’urgence n’a pas conduit les autorités à imposer l’arrêt définitif et généralisé de la consommation de tabac.

On le comprend, car de telles mesures seraient synonymes de la fin du libre arbitre des citoyens.

Elles seraient considérées, avec raison, comme une dérive répressive sous couvert de santé publique. La mort subite, l’autisme, les allergies risquent d’être attribués aux vaccins Les effets contre-productifs d’un élargissement de l’obligation vaccinale sont prévisibles.

Les maladies et les accidents qui surviennent ou se révèlent habituellement entre 0 et 2 ans, par exemple la mort subite, l’autisme, les allergies ou les maladie rares, risquent d’être attribués aux vaccins.

Et quand une affaire sera portée en justice, au niveau français ou au niveau européen, la jurisprudence permet de prédire que l’Etat (toujours solvable) sera condamnéen dépit de l’absence de lien de cause à effet, induisant toujours plus de confusion dans l’esprit des citoyens. Aux yeux des médecins généralistes universitaires, il paraît logique de lever l’obligation vaccinale pour mettre fin à un héritage historique qui n’a plus de légitimité.

La vaccination entrerait ainsi dans le droit commun de la santé.

La vaccination étant une priorité de santé publique, il serait souhaitable d’organiser une grande campagne d’information associée à une formation des professionnels de santé.

Mesures qui ont montré, avec les antibiotiques en 2012, qu’elles pouvaient induire un réel changement de comportement.

Il nous semble que cette voie est celle de la raison et du progrès. L’obligation ne peut que renforcer les postures anti vaccination.

L’annonce des intentions du gouvernement entraîne déjà réactions et pétitions de mouvements anti-vaccins qui profitent de cette erreur tactique pour donner plus d’importance à leurs croisades idéologiques.

Demain, si l’obligation doit entrer en vigueur, certains parents chercheront à la contourner par tous les moyens.

Les médecins de premier recours, bien souvent des généralistes, seront mis en position difficile avec des demandes de certificats de contre-indication ou de mention de vaccinations dans les carnets de santé alors que celles-ci n’ont pas été réalisées. Des familles préféreront sortir leur progéniture du système scolaire classique Les directeurs d’établissements scolaires se trouveront eux aussi sous la pression de parents demandant des exemptions de vaccination pour que leurs enfants puissent être inscrits à l’école.

Certaines familles préféreront sortir leur progéniture du système scolaire classique pour échapper à l’obligation vaccinale.

Est-ce que cette obligation dont les bénéfices sont, au mieux, hypothétiques, vaut vraiment tous ces risques?

Obtenir une bonne couverture vaccinale est un objectif important.

Il mérite mieux que l’affrontement annoncé d’une vision dirigiste et paternaliste de la santé avec les thèses complotistes anti-vaccinales.

Dans une vision éthique et progressiste, l’information délivrée par les tutelles et les professionnels devrait être cohérente.

Elle devrait s’appuyer sur une évaluation scientifique indépendante des bénéfices et risques de chaque vaccin, qui reste à produire.

C’est à cette condition que nous pourrons, ensemble, convaincre l’immense majorité des citoyens du bien fondé d’une politique vaccinale protectrice de la santé de chacun. La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

«L’obligation vaccinale est une mauvaise solution».
Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
commenter cet article
24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 15:53

Pourquoi je vais continuer à défriser un certain nombre de médecins - par Martin Winckler

 




J'écris des textes critiques à l'encontre des institutions médicales françaises depuis le début des années 70. (Je n'étais pas "connu", à l'époque, mais j'écrivais déjà et j'étais parfois publié. Pour celles et ceux que ça intéresse, un certain nombre de textes rédigés entre 1975 et le début des années 2000 ont été recueillis dans En soignant, en écrivant.)

Par le terme "institutions médicales" j'entends en particulier (la liste n'est pas exhaustive) :
- l'Ordre des médecins (certains de ses membres sont probablement des gens biens, mais l'Ordre lui-même... Oh, il y aurait tant à en dire...)
- les syndicats et groupes d'intérêts de médecins
- les facultés de médecine, CHU et structures hospitalières
- les réunions (formelles ou non) médicales à visées corporatistes (elles ne le sont pas toutes)
- les congrès, symposiums, revues et organismes de formation médicale continue financés par l'industrie (elles ne le sont pas toutes).

En dehors des (rares) moments ou je cite une personne condamnée par la justice ou dont les propos discutables ont été diffusés par des médias publics ou professionnels, mes critiques visent toujours ces institutions et leur "culture d'entreprise", non les personnes elles-mêmes.

Face à un texte ou à un livre attaquant un groupe constitué ou une institution, les membres de cette institution ont plusieurs possibilités de réagir. L'une d'elles - c'est la plus légitime - consiste à lire le livre, à l'analyser et à répondre aux critiques l'une après l'autre. (Evidemment, ils peuvent le passer sous silence, ce qui est leur droit absolu ; et du silence... il n'y a rien à dire.)

Pourtant, un certain nombre de médecins se sentent personnellement visés par mes propos sans avoir été explicitement nommés - et parfois même sans m'avoir lu... Ils devraient peut-être s'interroger sur leurs propres tendances paranoïaques (nous y reviendrons) mais, comme ils ne le font pas, je reçois régulièrement des accusations surprenantes.

J'énumère ci-après ces différentes réactions pour montrer ce qu'elles ont de fallacieux.

Ce billet vise avant tout à encourager les citoyen.ne.s qui luttent contre la maltraitance médicale à ne pas se laisser abattre (ou museler) par des "arguments" qui n'en sont pas - et qui, on le verra, leur sont parfois adressés. 
 
***

Depuis vingt ans, les réactions négatives qu'on m'a le plus souvent décochées, de La Maladie de Sachs (* - voir note en fin d'article) aux Brutes en blanc - sont toujours les mêmes :

"Vous inventez ! Mon expérience personnelle a été tout autre/J'ai jamais entendu ça pendant ma formation. " 

Ce motif est aussi irrecevable - et irrationnel - que de dire (par exemple)
"La violence conjugale n'existe pas ; mon/ma conjoint.e et moi, on s'entend parfaitement bien".
ou encore
"La gravité n'existe pas : je ne suis jamais tombé."

C'est une posture égocentrique et pas scientifique du tout : l'expérience d'un médecin n'englobe pas la totalité de l'exercice ou de la formation médicale.

Le fait d'apprendre que quelque chose existe devrait déclencher la curiosité ("Ah bon ? Dites-m'en plus !") et non le rejet. L'exemple le plus parlant est celui des médecins qui, à un article de 2003 où je déclarais qu'on pouvait laisser en place un DIU au cuivre pendant 10 ans et plus, ont répliqué : "Mensonge ! Vous êtes irresponsable !" Or, je m'appuyais sur des essais anglo-saxons relayés par toutes les ONG de santé du monde, et par l'OMS... Mais ils ne les avaient pas lus.

Quand je parle de maltraitance médicale, je m'appuie sur un grand nombre d'autres ouvrages, des enquêtes, des articles, etc mais aussi de témoignages individuels : je reçois plusieurs dizaines de messages de citoyen.ne.s par jour depuis 1998.

Ces citoyen.ne.s sont des patient.e.s, des étudiant.e.s en santé, des professionnel.le.s de santé, des chercheur.e.s. Et je ne suis pas moins "légitime" à m'en faire l'écho qu'un volontaire de MSF qui parle de la violence dans un pays en développement, qu'un avocat qui parle des dénis de justice infligés aux prévenus, qu'un enseignant qui parle des abus de pouvoir dans un établissement scolaire.

Ce n'est pas parce que quelque chose vous est inconnu que ça n'existe pas. 
 
*
"Le monde médical - et en particulier hospitalo-universitaire - est irréprochable et les médecins sont formés de manière parfaite." 

Ce qui équivaut à entendre un policier, un magistrat, un enseignant ou un énarque dire que tous les membres de la police, la magistrature, le corps enseignant ou l'ensemble des fonctionnaires issus de l'ENA sont irréprochables...

C'est une posture de caste, consistant à refuser toute remise en cause du groupe dont on fait partie.

"Vous parlez d'un temps révolu. La pratique médicale a changé." 

Les théories sur l'inégalité des races n'ont plus cours, mais les racistes existent encore.
L'idée que les femmes ne sont pas des êtres humains à part entière n'est plus dominante, mais la misogynie et le sexisme sont encore présents (y compris dans le monde médical).
Le fait que la violence conjugale soit criminalisée (et encore, pas toujours) n'empêche pas, malheureusement, qu'il y ait encore des hommes qui assassinent des femmes.
Le fait que le harcèlement moral soit pénalisé (et encore, pas toujours) n'empêche pas que le harcèlement soit encore monnaie courante.
Le fait que le viol soit puni (et encore pas toujours)....

De même, le fait que la formation médicale soit différente aujourd'hui de ce qu'elle était en 1977 ne signifie en rien que tous les médecins en exercice aujourd'hui se comportent de manière plus éthique, ni que la maltraitance médicale a disparu. La marchandisation, l'hypertechnologisation, l'hyperspécialisation de la santé sont toutes des facteurs allant dans le sens d'une maltraitance accrue.
Bien sûr, encore faut-il admettre que les études de médecine étaient déjà violentes il y a quarante ans. Certains médecins de ma génération affirment mordicus que c'est faux...

De toute manière, même si on en a conscience, il faut plusieurs générations pour changer des valeurs et des mentalités, a fortiori des comportements. Et cela, quand les conditions socio-économiques le permettent ! 

"On n'enseigne plus la médecine comme ça." 

C'est certainement vrai dans de nombreux endroits et pour de nombreux enseignants, mais il s'en faut de beaucoup que ce soit vrai partout - voir le débat récent sur les examens gynécologiques sous AG, (qui a suscité des cris d'orfraie de nombreux professionnels hurlant à la calomnie en dépit des rapports officiels accablants) ; ou encore les constatations tout à fait actuelles du livre de Valérie Auslender, Omerta à l'hôpital concernant la maltraitance subie par les étudiants en santé.

Le livre de V. Auslender n'a pas été (que je sache) voué aux gémonies, et c'est heureux. Ce qui me surprend plus, c'est que l'on n'en tire pas les conclusions logiques : si tant d'étudiants en santé sont maltraités (par leurs formateurs, autant que par le système), comment ne pas craindre que leur capacité à soigner en soit altérée ? Et quand on sait que cette maltraitance est identique à celle que l'on décrivait (et que mes camarades et moi avons subie) il y a quarante ans, comment prétendre qu'on "n'enseigne plus comme ça" ?

Depuis la PACES jusqu'aux ECN, la médecine française est fondée sur une sélection élitiste et sur l'enseignement par argument d'autorité. 

Non seulement ça ne s'est pas arrangé depuis quarante ans, mais ça s'est encore aggravé. Ceux qui ne le voient pas sont aveugles ou stupides, ou les deux.

De plus, l'enseignement actuel de la médecine comporte plusieurs volets : l'enseignement théorique préclinique (qui comprend des sciences humaines, entre autres) et l'enseignement clinique - qui se déroule sous la supervision de professionnels exerçant parfois depuis des décennies.

Or, comme on l'a constaté ailleurs qu'en France, le passage à l'hôpital tend à faire diminuer l'empathie des étudiants, et non l'inverse. (Si c'est vrai aux Etats-Unis, en Angleterre ou au Canada, c'est aussi probablement vrai en France, même si aucune étude n'a été publiée à ce sujet jusqu'ici. Et comment s'en étonner puisque les étudiant.e.s sont maltraité.e.s ?)

Autrement dit : selon toutes probabilités, l'apprentissage de l'éthique en première partie de formation, très louable, est contrecarré par l'exposition à certains des cliniciens que les étudiants rencontrent dans la suite de leur formation. Car pour former des étudiants à un comportement éthique il faut d'une part le faire pendant tout leur parcours, d'autre part s'assurer que les enseignants ont eux-mêmes un comportement éthique et le donnent en exemple...

Les médecins hospitaliers transmettent en effet aux étudiants ce qu'on appelle dans les pays anglo-saxons un "curriculum caché" (hidden curriculum) - un enseignement à partir des attitudes, des postures, des gestes, des points de vue qui sont le reflet de leurs propres valeurs. Ces attitudes, ces paroles ne sont, le plus souvent, pas discutables/questionnables par les étudiants car on ne peut pas apprendre et en même temps questionner l'enseignement du mentor à moins que le questionnement réciproque ne fasse partie intégrante de la démarche d'enseignement.

Mais il s'agit de la France, où l'échange "horizontal" entre enseignants et étudiants reste encore très insuffisant (euphémisme) dans beaucoup de situations d'apprentissage.

Ainsi, quand une figure d'autorité déclare : "Au moment de l’accouchement, tout le sang est drainé vers l’utérus, au détriment du cerveau. La manière dont on vit et décrit a posteriori son accouchement peut ne pas correspondre complètement à la réalité"quel.le étudiant.e osera mettre en question les connotations sexistes de cette affirmation ?

Il ne fait aucun doute que certains enseignants en France pratiquent une pédagogie bienveillante, incluant le questionnement et le doute. Est-ce pour autant le cas de tous ? 

J'ai entendu beaucoup d'enseignants déclarer "Je le fais", mais aucun dire "Tout le monde le fait". Car ils savent que tout le monde ne le fait pas. Affirmer par conséquent "On n'enseigne plus la médecine comme ça" n'est pas seulement inexact, c'est aussi se fourrer le doigt dans l'oeil jusqu'au coude. Le biologiste Robert Trivers appelle ça Self Deception et a écrit un livre passionnant sur le sujet. (Traduit en espagnol, en italien et en allemand.)

La digitoendooculopraxie (activité consistant à se fourrer le doigt dans l'oeil) est un acquis évolutif indispensable à notre survie : mieux vaut croire que le bruit dans le buisson est produit par un lion plutôt que par le vent. Dans le premier cas on s'écarte pour rien ; dans le second on risque de servir de repas.

Mais elle contribue aussi - et c'est plus regrettable - à la survie des systèmes de pensée les plus arbitraires. Il est très difficile d'admettre que la personne à qui on fait confiance est une brute. C'est pour cela que beaucoup d'enfants battus ne luttent pas contre, voire défendent leur parents batteurs. Il en va de même pour les médecins éduqués violemment par leurs maîtres. Reconnaître qu'ils ont été violentés ça peut être très déstabilisant : ça veut dire qu'on a respecté des brutes et qu'on a appris son métier de ces brutes.

Il est de plus très périlleux de remettre en question l'institution dont on fait partie. J'ai rencontré un certain nombre de profs de faculté rebelles (y compris pendant mes études) mais aucun n'avait la vie facile. Et ils étaient une minorité. Critiquer l'institution c'est en être éjecté ou rester marginalisé.

L'absence d'esprit critique concerne les membres de toutes les institutions élitistes : les grandes écoles, l'armée, l'Eglise, les sectes, les clubs exclusifs... Et les institutions fermées ont furieusement tendance - et intérêt - à se reproduire.

Alors, prétendre que les facultés de médecine françaises ne sont pas (plus) élitistes et se sont transformées en parangon de bienveillance au cours des quarante dernières années, c'est... désarmant. 
 
*

"Les patients qui se plaignent ne comprennent pas ce qu'est être médecin ; leurs plaintes ne sont pas fondées." 

Cette "objection" est si paternaliste qu'elle se disqualifie au moment même où on la formule. Les patients n'ont pas besoin de savoir ce qu'est d'être médecin pour dire s'ils sont soignés ou s'ils sont maltraités. Personne n'a besoin de savoir ce que vivent un parent maltraitant ou un militaire brutal pour condamner leur violence.

De même qu'un symptôme ("J'ai mal") est indiscutable, le sentiment ou la sensation d'être maltraité.e ne peuvent pas être disqualifiés par celui ou celle qui les provoque. Tout ce qu'il ou elle devrait faire, c'est entendre et y remédier.

Car soigner impose aussi de soigner le mal qu'on peut être amené (à tort ou à raison) à provoquer soi-même. Ca s'appelle la iatrogénie - les maux provoqués par les traitements médicaux - , et c'est bien étudié depuis longtemps, mais très peu enseigné aux premiers concernés.

Soigner, ça consiste d'abord à écouter les plaintes des patients. Et à les croire. Et à prendre leur parti. Disqualifier leurs perceptions de la brutalité des médecins, c'est crapuleux. Car ces perceptions font précisément partie des outils qui doivent permettre d'améliorer les comportements. 

 
*
 
"Tout le monde n'est pas comme ça, et en attirant l'attention sur les quelques moutons noirs, vous diabolisez ceux qui font bien leur métier." 

Là encore, il s'agit d'une défense du groupe, qui ne résiste pas à la réflexion.

Pourquoi quelqu'un qui n'est pas maltraitant se sentirait-il visé ? Peut-être parce qu'on a passé toute sa formation à lui faire sentir à quel point il était "mauvais". Quand il entend de nouveau dire que des médecins sont "mauvais", il le prend pour lui. C'est un symptôme typique de maltraité culpabilisé : il se sent agressé parce qu'on ne lui a jamais parlé autrement.

En ce sens, il n'est pas surprenant que mon livre ou mes articles réveillent des réactions violentes.
Ces réactions illustrent précisément ce que je dénonce : la formation médicale produit très souvent des médecins défensifs, phobiques, soupçonneux, paranoïaques, victimisés - et qui, de ce fait, réagissent de manière épidermique, au quart de tour, en prenant les critiques systémiques pour des attaques personnelles. Ce mécanisme de défense - si j'en crois la manière dont ces médecins l'énoncent - découle de leur intolérance à ce qu'on dise du mal d'une profession dont ils ont intégré les valeurs... comme les otages souffrant d'un syndrome de Stockholm.

Or, les étudiant.e.s en médecine ne sont-ils pas les otages du CHU, de leur chef de service, de leur cursus abrutissant ? Et beaucoup de médecins en activité (en particulier des généralistes et des spécialistes de ville) ne sont-ils pas eux aussi les otages d'un système qui les opprime et les dénigre ?

Par ailleurs, quand bien même n'y aurait-il dans tout le corps médical qu'un seul médecin violeur (par exemple), le dénoncer haut et fort en appelant tous ses confrères à se désolidariser de lui équivaut-il à condamner la profession ? Il me semble au contraire que ça l'invite à balayer devant sa porte pour garder son intégrité.

Mais non, on voit un certain nombre de médecins (Ordre en tête) réagir aux critiques comme l'Eglise Catholique devant les accusations de pédophilie... En serrant les rangs.

Je conçois que prendre position sur le comportement d'un confrère n'est pas facile, et représente un risque réel. Si l'on défend l'institution, on peut être soupçonné (à raison ou à tort) de complicité avec les médecins maltraitants ; si l'on prend parti pour les patients, on peut être perçu par ses collègues comme "traître" à la corporation.

On peut, bien sûr, choisir de ne rien dire et continuer sa vie comme si de rien n'était. Se taire est aussi une prise de position. Pour être tout à fait tranquille, mieux vaut d'ailleurs ne pas chercher à savoir ; et, si jamais on entend parler d'un "problème", de ne pas y croire. Comme ça, on est parfaitement tranquille.

Mais ça ne change rien à la réalité : quand on voit quelqu'un commettre une mauvaise action, détourner les yeux, ne pas l'empêcher ni la dénoncer, c'est s'en faire complice. 
 
*
 
"Vous n'êtes pas/plus médecin en exercice. Vous ne savez pas de quoi vous parlez.

Là encore il s'agit d'une posture de caste (ou de classe, ou les deux) : elle sous-entend que les seules personnes habilitées à critiquer le corps médical doivent en faire partie. Ce qui équivaut à dire qu'on ne peut critiquer que "de l'intérieur". C'est évidemment fallacieux : il n'est pas nécessaire d'être policier pour critiquer le comportement d'un officier de police, ni enseignant pour critiquer l'attitude d'un enseignant, ni même d'avoir fait son service militaire pour critiquer le comportement de l'armée.

Dans un pays qui se dit démocratique, tout.e citoyen.ne est habilité.e à interpeller ou critiquer une institution chargée de servir les intérêts des citoyen.ne.s. Et une institution publique a pour obligation d'entendre ces points de vue et d'en tenir compte. 

 
*

"Votre propos est manichéen." 

Ce n'est pas un argument, c'est juste une invective. En se focalisant sur la "nature" supposée de mes propos, on évite d'avoir à en discuter la teneur. C'est du même ordre que le psychanalyste qui accuse une mère d'être responsable de l'autisme ou de la schizophrénie de son enfant. C'est gratuit, infondé et juste malveillant.

Ca marche avec les individus déjà culpabilisés. Heureusement, tout le monde n'est pas sensible à la culpabilisation. Ni aux "objections" creuses.
 
*
 

"Vous contribuez à détruire une profession déjà trop fragilisée/Vous faites du médecin-bashing". 

Ici, on est dans la moins défendable des manoeuvres : se présenter en victime.

Laisser entendre qu'un individu qui s'exprime par écrit (sur papier ou en ligne) peut à lui/elle seul.e "détruire" une profession est risible.

Je me souviens de plusieurs autres reproches du même genre - en particulier de la part du LEEM qui, après mes chroniques sur France Inter, déclarait : "Ces accusations introduisent donc le doute et la suspicion sur la prescription des médecins, sur les médicaments prescrits, ou sur la réalité de certaines maladies, risquant ainsi de mettre en danger la santé des malades." 

C'était me prêter beaucoup de pouvoir. Beaucoup plus que le pouvoir de malfaisance des labos ou des médecins maltraitants. J'aimerais bien avoir autant de pouvoir que ça. Je pourrais, à mon tour, faire de vrais dégâts chez ceux qui en commettent. Mais heureusement pour tout le monde (à commencer par ma pomme), je ne suis ni Voldemort, ni Robespierre...

Accuser des individus, ça permet de ne pas examiner la réalité. Et celle de la "destruction" de la profession est tout autre. Elle ne date pas d'hier : dès les années 70 la marchandisation de la santé était décrite par Ivan Ilich ; sa déshumanisation par Jean Carpentier ; son hyperspécialisation
- et la nécessité de préserver la relation entre soignant et soigné -
par Norbert Bensaïd.

Les attaques sont réelles, mais elles concernent essentiellement les pratiques méprisées - à commencer par la médecine générale. Elles sont favorisées et entretenues par l'absence totale de solidarité dans la profession. Depuis cinquante ans, les syndicats médicaux défendent avant tout les intérêts des spécialités les plus rémunératrices aux yeux des médecins et de l'industrie.

A l'opposé, la médecine générale continue à être traitée par le mépris tout au long des études de médecine - ce qui contribue à la désaffection des étudiants. Par la suite, les généralistes en exercice sont harassés et maltraités par l'administration (et exploités ou abandonnés par les syndicats médicaux), ce qui contribue à ce qu'ils dévissent leur plaque.

Toutes ces maltraitances de soignants, je fais partie de ceux qui les décrivent depuis... quarante ans. Il est vrai que la plupart des hurleurs d'aujourd'hui ne me lisaient pas quand j'écrivais dans Prescrire ou Pratiques au cours des années 80. Ils s'en souviendraient peut-être.

Mais la violence médicale des années 70 et 80 était également décrite de manière spectaculaire par d'autres - en particulier par une soignante non-médecin, Victoria Thérame, dans un livre époustouflant intitulé Hosto-Blues. Je l'ai relu ces jours-ci. Quand on lit des blogs comme "Une patiente impatiente" ou celui de Florence Braud, on voit que rien n'a vraiment changé...

La particularité de ces militants/écrivants du soin qu'étaient Carpentier, Bensaid et Thérame, c'est qu'aucun d'eux ne se posait en victime. Ils n'oubliaient pas que les patient.e.s dont ils s'occupaient étaient bien plus à plaindre qu'eux.

La présentation de la profession comme "victime" n'est pas seulement crapuleuse, elle est indécente. Certains médecins sont, effectivement, en mauvaise posture. Gravement. (Parfois parce qu'ils ont, depuis le début de leurs études, été victimisés, comme je le dis plus haut.)

D'autres ne sont pas du tout des victimes, comme en témoignent les chiffres annuels de l'INSEE. Dans un contexte économique comme celui de 2017, il n'est pas inutile de le rappeler.
Que des médecins se suicident en grand nombre, ça veut dire que beaucoup souffrent. (Ici, le billet de Théo Mood sur le sujet : "Pourquoi l'interne se suicide.").

Ca ne veut pas dire que l'ensemble de la profession et de ses institutions est en danger.

Présenter "la profession" comme "fragile" est donc doublement crapuleux. A l'égard des patients d'abord, mais aussi à l'égard des professionnels de santé qui sont vraiment en difficulté - aide-soignants, infirmier.e.s, sages-femmes, médecins, etc. 
 
*

"Vous écrivez ça pour vous faire connaître/par démagogie/par esprit de revanche/etc".
L'un des derniers en date, sur Twitter : "Vous racolez pour faire du fric."

Ce n'est pas un argument, c'est - encore une fois - juste une attaque ad hominem. Ca évite d'aborder le fond, de lire, de réfléchir et de contre-argumenter.

Et encore une fois, ça équivaut à dire que toute expression écrite est purement destinée à se faire valoir. Si tel est le cas, il faut mettre tous les interviews de médecins, toutes les autobiographies de grands professeurs et toutes les émissions de télé vantant tel ou tel service dans le même sac.

(Soit dit en aparté, l'accusation d' "écrire des livres qui se vendent" m'a toujours fait rigoler. Je me souviens qu'un journaliste français demandait à John Ford - qu'il révérait comme un artiste - s'il regrettait de devoir tourner des films "commerciaux". Ford lui a répondu : "J'espère bien qu'ils sont commerciaux et que le public ira les voir ! C'est grâce à ça que je pourrai tourner les suivants !" Alors oui, j'espère bien que mes livres se vendront, assez pour que je puisse continuer à publier. Car peu d'éditeurs publient les auteurs dont les livres ne se vendent pas du tout. Mais quant à devenir riche en écrivant des livres, faut pas rêver... Seuls ceux qui n'ont jamais écrit de manière professionnelle fantasment sur la richesse des écrivants.)
 
*

Tous ces arguments n'ont aucune importance : nous sommes désormais nombreux/ses à exiger une plus grande éthique de la part de la profession médicale - à l'égard des patients et à l'égard des soignants - comme en témoigne la multiplication des blogs de témoignages et de critiques rédigés par les uns et les autres. 

Cela devrait faire bouger les choses. Ca commence à être le cas, et j'en suis très heureux. Je pense depuis toujours qu'il y a plus de soignant.e.s soucieux d'intégrité et d'éthique que de soignant.e.s sans scrupules. Reste qu'il y a encore beaucoup à faire pour que la bienveillance et la vigilance des un.e.s l'emportent sur les méfaits des autres.

Autant dire que (si le sort me prête vie) je ne suis pas près de lâcher mon clavier.
Ni, pour certains, leurs fers à friser.

Marc Zaffran, alias Martin Winckler
(citoyen, écrivant, médecin)



---------------------
(*) La Maladie de Sachs a été considéré à sa sortie par de nombreux généralistes comme l'un des livres qui décrivaient le mieux leur métier. J'y décrivais aussi, déjà, l'élitisme, la hiérarchie et la maltraitance médicale, en parlant des médecins qui se comportent comme des Docteurs et de ceux qui agissent comme des soignants.

C'était il y a vingt ans.

Aujourd'hui, singulièrement, certains médecins (parfois les mêmes) me reprochent , dans Les Brutes en blanc, des critiques déjà présentes dans Sachs et reprises depuis dans Nous sommes tous des patients,  Les Trois Médecins, Le Choeur des femmes, En souvenir d'André, Le Patient et le médecin. 

Comme si ces propos étaient nouveaux.

Comme quoi, on lit ce qu'on veut... et la mémoire est courte. Ou alors, c'est que les temps ont changé.
Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
commenter cet article
24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 15:40

Vaccinations pédiatriques et « autisme » : la justice française va bientôt devoir trancher

 

La guerre des vaccins est déclarée.

C’est une information du Parisien (Elsa Mari) : pour la première fois en France une action de groupe sera introduite en septembre par l’association Autisme Vaccinations.

L’action sera conduite devant le tribunal de grande instance (TGI) de Paris contre quatre géants pharmaceutiques français, américain et anglais (Sanofi, Pfizer, Eli Lilly et GlaxoSmithKline).

Près d’une centaine de familles entendent « demander réparation des dommages causés par la vaccination pédiatrique », responsable selon elles d’une recrudescence des cas d’autisme chez les jeunes enfants.

Cette « première française » est aussi dernier rebondissement en date d’une vieille affaire, celle des liens supposés (et jamais scientifiquement démontrés) entre certaines vaccinations et certains syndromes autistiques.

Anti-vaccins américains

« Derrière cette action en justice d’envergure, une femme : Martine Ferguson-André, militante acharnée, membre de la commission de santé d’Europe Ecologie-les Verts (EELV), précise Le Parisien.

Elle affirme que son fils, Tom, est devenu autiste après avoir reçu cinq vaccins à l’âge de dix mois. Principale cause, le thiomersal, qui aurait été détecté dans le sang de l’enfant.

Ce composé contenant du mercure, utilisé comme conservateur, a été retiré par précaution des vaccins en 2000 à la demande des autorités de santé.

A l’époque, les études réalisées n’avaient pas permis de conclure à un risque potentiel. »

Mme Ferguson-André explique qu’elle va attaquer en justice « pour connaître la vérité ».

Elle est soutenue dans son combat par Marie-Odile Bertella-Geffroy, célèbre ancienne juge d’instruction du pôle santé publique du TGI de Paris, désormais avocate, qui aura un rôle de conseiller.

Ce qui pourrait, qui sait, soulever la question hypothétique du conflit d’intérêts.

Mme Ferguson-André est d’autre part proche du courant anti-vaccins américain.

Elle affirme que son action de groupe est soutenue par Robert Kennedy Junior, un neveu de l’ancien président.

« Il a été nommé à la commission sur la sécurité de la vaccination par Trump et sera présent à Paris en septembre à nos côtés » dit-elle.

Onze vaccinations obligatoires

Depuis le diagnostic de son fils Mme Ferguson-André se présente comme une lanceuse d’alerte, « qui met sa vie en jeu ».

Ses propos sont parfois teintés d’angoisse, observe Le Parisien.

« J’ai de la chance d’être encore vivante, je reçois des lettres anonymes de menace de mort, mon appartement a aussi été fouillé. »

Cette action en justice coïncide avec la décision gouvernementale de rendre obligatoires onze vaccinations pédiatriques.

Elle fait suite à une récente décision de la Cour de justice de l’Union européenne de Luxembourg :

« En l’absence de consensus scientifique, le défaut d’un vaccin et le lien de causalité entre celui-ci et une maladie peuvent être prouvés par un faisceau d’indices graves, précis et concordants ».

Il s’agissait alors des liens hypothétiques (et jamais scientifiquement démontrés) entre la vaccination contre l’hépatite B et la sclérose en plaques.

La prochaine action en justice devant le TGI de Paris fait partie, dit Le Parisien, de la « stratégie de la mouvance opposée à la vaccination ». La guerre des vaccins commence bel et bien.

Vaccinations pédiatriques et « autisme » : la justice française va bientôt devoir trancher.
Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
commenter cet article
23 juillet 2017 7 23 /07 /juillet /2017 20:36

Que se passe-t-il réellement quand les gens font l'expérience de la transcendance?

Repéré par Rodrigue Arnaud Tagnan — 03.07.2017

Et surtout, celle-ci peut-elle nous aider à dépasser notre angoisse de la mort?

En 2005, Janeen Delaney a été disgnostiquée comme souffrant d'un cancer en phase terminale.

Effrayée à l'idée de la mort, selon le site Science of US, elle a voulu donner un sens à son existence en faisant l'expérience de la transcendance.

Car en l'absence d'une vie spirituelle, la mort représentait pour elle la fin absolue. En 2008, elle s'inscrit à l'université Johns Hopkins pour expérimenter l'auto-transcendance pratiquée par le psychiatre Roland Griffiths sur des personnes qui se savaient condamnées d'avance.

L'équipe de chercheurs voulait savoir si la prise de psilocybine, une sorte de champignon magique connu pour ses effets psychotropes, aiderait des gens comme Janeen Delaney à aborder la mort avec sérénité.

Se sentir en harmonie avec l'univers L'auto-trascendance est un moment transitoire où l'on se sent connecté à quelque chose de plus grand: l'univers, la nature, Dieu…

Grâce à la psilocybine, Janeen était plus détendue. Allongée sur un canapé, elle écoutait une bande sonore conçue par les chercheurs. Selon David Yaden, psychologue à l'université de Pennsylvanie et auteur principal de The Varieties of Self-Transcendent Experience, la prise de psilocybine dans ce cas précis a bien eu un effet positif sur la pyschée humaine.

Contrairement à ce que croyait Freud, les sentiments que la transcendance procure ne sont pas les signes d'un esprit dérangé.

D'ailleurs, les substances comme la psilocybine qui modifient l'esprit ne sont qu'un moyen parmi tant d'autres de faire l'expérience de la transcendance. «Il existe des expériences transcendantales majeures où votre sens de soi se dissout complètement et vous vous sentez en harmonie avec l'univers.

Il y a aussi celles quotidiennes, par exemple lorsque vous écoutez une belle mélodie ou que vous prenez part à un office religieux», explique David Yaden.

«Quand la conscience disparait, les craintes et les angoisses le sont également»

Ces expériences peuvent changer l'être de façon durable.

Dans une étude de 2014, des étudiants en avaient fait l'expérience en regardant un bosquet d'eucalyptus de 200 pieds de hauteur durant une minute seulement.

Ils avaient par la suite déclaré se sentir moins autocentrés et se sont même comportés plus généreusement.

D'autres recherches montrent aussi qu'après des expériences transcendantales, les gens paraissent plus satisfaits de leur existence.

Dans la plupart des cas, cette étape transitoire nous éloigne de nos petits soucis liés au quotidien.

«Quand la conscience disparaît temporairement, estime Yaden, les craintes et les angoisses disparaissent aussi.»

L'expérience de la transcendance apporte une perspective à l'existence.

C'est ce qui s'est passé avec Janeen. Détendue sur un canapé, elle avait retrouvé la paix de l'esprit.

Et lorsque son heure a sonné, elle a tout simplement cessé de respirer. Janeen est morte en 2015.

Faire l'expérience de la transcendance pour lutter contre l'angoisse de mort. Soins palliatifs.
Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
commenter cet article
23 juillet 2017 7 23 /07 /juillet /2017 15:56

ECOLOGIE

Perturbateurs endocriniens : Hulot signe l’accord au service des lobbies de l’industrie

Les différents Etats européens ont adopté le 4 juillet une définition commune des perturbateurs endocriniens.

Après que Ségolène Royal ait prétexté un texte aux garanties insuffisantes,

Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, a signé le texte. Elise Duvel 43 Nicolas Hulot, "figure écologiste" a salué comme "une avancée considérable" l’adoption, le 28 juin 2017, par les représentants des Etats membres de la définition réglementaire proposée par la commission européenne depuis 2013 pour les perturbateurs endocriniens (PE), ces substances chimiques présentes dans l’environnement et l’alimentation, qui interfèrent avec l’action des hormones.

On les retrouve dans beaucoup d’objets du quotidien : plastiques, cosmétiques, jouets, alimentation, pesticides...

Selon de nombreuses études, ils contribuent à l’augmentation de nombreuses maladies comme les cancers, l’infertilité, le diabète ou encore de problèmes de comportement chez les enfants (trouble de l’attention, hyperactivité et même autisme)... L’adoption de cette définition réglementaire met fin au blocage.

L’Allemagne était pour, mais la France, le Danemark et la Suède s’y sont longtemps opposés notamment en raison de rivalité avec l’Allemagne, sous le prétexte d’un texte trop peu protecteur de la santé publique et de l’environnement.

Ce mardi 4 juillet, c’est le vote de Nicolas Hulot qui a permis l’adoption de ce texte. Le même qui déclarait encore fin juin qu’il ne cèderait pas.

Aujourd’hui, Hulot s’en félicite et revendique avoir « gagné une bataille ».

Un revirement rapide et en rien étonnant pour celui qui participe pleinement au gouvernement Macron, destructeur à tous les niveaux.

Pourtant, les ONG internationales comme Générations futures ou EDC Free Europe (coalition de 70 ONG) mais aussi les sociétés savantes représentant des milliers de chercheurs et de cliniciens ont adressé, jeudi 15 juin, une lettre aux vingt-huit ministres européens chargés de l’environnement pour les mettre à nouveau en garde contre la faiblesse du projet de réglementation des perturbateurs endocriniens (PE) proposé par la Commission européenne.

Les scientifiques reprochent au texte de poser des exigences de preuves scientifiques bien trop élevées pour que des PE soient effectivement identifiés comme tels et soumis à des restrictions ou à des interdictions.

Les critères ne sont pas « fondés sur la science ».

Elles contestent l’exemption accordée aux pesticides ayant justement pour mode d’action la perturbation endocrinienne.

« C’est précisément cette disposition qui permettrait d’exclure le glyphosate de la liste des pesticides perturbateurs endocriniens », dit à Reporterre François Veillerette, porte-parole de Générations futures.

Par ailleurs, le communiqué de l’Etat français à ce sujet indique que « les ministres de la Transition écologique et solidaire, des Solidarités et de la Santé, et de l’Agriculture et de l’Alimentation, saisiront l’Anses [Agence nationale de sécurité sanitaire] pour mener une évaluation des risques des produits les plus utilisés contenant ces substances. » Une phrase qui en dit long sur le texte voté par le ministre de la Transition écologique et solidaire.

Premièrement, seuls les produits « les plus utilisés » seront soumis à une évaluation.

Ensuite, c’est une évaluation des risques. François Veillerette confie au Reporterre que "cela signifie que l’on peut tolérer un produit dangereux s’il est peu présent dans l’environnement.

Mais cette méthode ne fonctionne pas pour les PE, car leur impact n’est pas lié à la quantité, mais au moment d’exposition - la grossesse par exemple -, à l’effet cocktail - la plupart du temps on est exposé à plusieurs PE en même temps et leur impact est décuplé -, sans compter qu’ils ont un effet transgénérationel.

» Ce vote révèle bien que l’écologie prônée par Hulot n’est en rien opposée au néo-libéralisme défendu par Macron.

Car s’il cherche à « interpeller » sur les dangers du réchauffement climatique, il se garde bien de taper trop fort sur les grands groupes capitalistes dont les modes de production détruisent la planète à petit feu.

Comme l’a révélé le Canard Enchaîné, Nicolas Hulot a pu se verser 290.000 euros de salaire en 2013, complété par un dividende de 66.000 euros, grâce à sa société Eole Conseil.

Créée en 1990, Eole Conseil est principalement alimentée par les royalties touchées sur les ventes de shampoings et gels douches de la marque Ushuaïa, qui appartient à TF1.

Cerise sur le gâteau, sa société est financée par des mécènes de haut rang parmi lesquels EDF, Veolia ou Vinci. Bref, Mr. Ushuaïa Nature est bien plus proche des élites que des plus précaires, qui sont les premiers touchés par les catastrophes écologiques et les principales victimes des maladies liées aux PE et autres pesticides.

ECOLOGIE Perturbateurs endocriniens : Hulot signe l’accord au service des lobbies de l’industrie .
Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
commenter cet article
23 juillet 2017 7 23 /07 /juillet /2017 15:29

Pendant 1 mois, il a vécu sans sucre ajouté, ni graisse saturée, ni alcool… Résultat ? Édifiant.

On nous le répète sans cesse : pour garder la ligne et rester en forme, il faut manger sainement.

Mais en est-on vraiment certain ?

Pour en avoir le coeur net, un jeune Hollandais s’est livré à une expérience pas ordinaire… et le résultat est sans appel !

Sacha (c’est le nom de notre cobaye) s’est volontairement privé de tout ce qui était nourriture transformée, sucres ajoutés, graisse saturée et alcool.

Compte tenu de nos habitudes alimentaires contemporaines, un tel régime équivaut à un véritable sevrage : notre corps est si habitué à ces « ingrédients » que ne plus en avaler vous fait aussitôt ressentir une sensation de manque semblable à celle du drogué soudainement privé de ses substances !

Pour Sacha, c’est précisément ce manque qui a été le plus dur à supporter.

Du moins, au cours des deux premières semaines. Car, au delà, l’expérience a pris un tournant franchement plus agréable. Regardez, et voyez le résultat final : c’est très instructif !

Avant même de se mettre au sport, de manger moins ou d’avaler des produits « light », le plus sûr moyen de perdre du poids et de gagner en force est de commencer par éliminer un maximum l’alimentation transformée par l’industrie, celle-là même qui est saturée de graisse et de sucre (sans même parler des produits chimiques…)

Dit comme ça, ça semble évident mais, au quotidien, ça nécessite un véritable courage.

Surtout les premiers jours, quand le manque est fort et que la tentation est grande, surtout dans un univers où la la malbouffe a pignon sur rue !

https://twitter.com/intent/tweet?text=1+mois+sans+sucre+et+sans+alcool+par+%40thepositivr+-&url=http%3A%2F%2Fwww.dailymotion.com%2Fvideo%2Fx47bkeq&via=Dailymotion&hashtags=

Pendant 1 mois, il a vécu sans sucre ajouté, ni graisse saturée, ni alcool… Résultat ? Édifiant.
Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Nutrition
commenter cet article
23 juillet 2017 7 23 /07 /juillet /2017 11:49

Répulsif moustiques

Le baume du tigre est également un répulsif contre les moustiques et autres insectes (comme les tiques?).

Aussi, dès les premières vagues de moustiques, n'hésitez pas à vous passer un peu de baume du tigre sur les bras et les jambes.

Grâce aux ingrédients qu'il contient - camphre, menthol, eucalyptus - les moustiques resteront à distance de vous et vous ne serez plus piqué !

Si toutefois, certains sauront se montrer coriaces, vous pourrez utiliser le baume du tigre pour soulager vos démangeaisons.

Afin de soulager vos piqures, massez la zone concernée avec un peu de baume du tigre et la chaleur du produit anihilera rapidement toute envie de se gratter.

Le baume du tigre sera votre allié de taille pendant les périodes où sévissent moustiques et insectes.

Un répulsif contre insectes et moustiques. Le baume du tigre .
Repost 1
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Infections froides
commenter cet article
23 juillet 2017 7 23 /07 /juillet /2017 07:43

La cétose peut favoriser la macroatophagie du cerveau en activant Sirt1 et le facteur 1 inducible à l'hypoxie.

McCarty MF, et al.

Hypothèses Med. 2015.

Les régimes kétogènes sont nettement neuroprotecteurs, mais la base de cet effet est encore mal comprise.

Des études récentes démontrent que les corps de la cétone augmentent les niveaux neuronaux du facteur 1 inducible à l'hypoxie (HIF-1α), éventuellement en raison de l'inhibition de l'activité de la prolyl hydroxylase par le succinate.

De plus, il y a lieu de soupçonner que les cétones peuvent activer Sirt1 dans les neurones, en partie en augmentant les niveaux cytoplasmiques et nucléaires du cofacteur obligé de Sirt1 NAD (+).

Une autre étude récente a observé une activité réduite de mTORC1 dans l'hippocampe de rats alimentés par un régime kétogène - un effet plausible attribuable à l'activation de Sirt1.

Des activités accrues de HIF-1 et Sirt1, et une diminution de l'activité de mTORC1, pourraient s'attendre à collaborer à l'induction de la macroautophagie neuronale.

Des signes considérables indiquent une régulation modérée de l'autophagie neuronale en tant que stratégie rationnelle pour la prévention des troubles neurodégénératifs;

L'élimination des mitochondries endommagées qui surproduisent le superoxyde, ainsi que la clairance des agrégats de protéines qui médient la neurodégénérolat, contribuent vraisemblablement à cette protection.

Par conséquent, l'autophagie peut méditer certains des avantages neuroprotecteurs des régimes cétogènes.

Les agents perméables aux cerveaux qui activent la kinase activée par AMP, comme la metformine et la berbérine, ainsi que le riboside de nicotinamide activateur Sirt1, peuvent également stimuler l'autophagie neuronale et peuvent avoir un potentiel pour amplifier l'impact de la kétogenèse sur ce processus.

Étant donné qu'il n'est peut-être pas pratique pour la plupart des personnes d'adhérer à des régimes kétogènes continuellement, des stratégies alternatives sont nécessaires pour exploiter le potentiel de protection du cerveau des corps cétonaux.

Il peut s'agir de l'ingestion de triglycérides à chaîne moyenne ou d'huile de noix de coco, d'un régime kétogène intermittent et éventuellement de l'utilisation de suppléments qui favorisent la kétogénèse hépatique - notamment la carnitine et l'hydroxycitrate - en conjonction avec des régimes alimentaires caractérisés par de longs épisodes quotidiens de jeûne ou d'évitement des glucides.

Copyright © 2015 Elsevier Ltd. Tous droits réservés. PMID 26306884 [PubMed - indexé pour MEDLINE]

Texte intégral Http://www.medical-hypotheses.com/article/S0306-9877(15)00306-0/abstract

La cétose favorise la macro-autophagie dans le cerveau. Intérêt pour les victimes de l'aluminium et particules toxiques dans le cerveau. Neurolyme.
Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Nutrition Infections froides
commenter cet article
23 juillet 2017 7 23 /07 /juillet /2017 06:23

Moins de 6 Heures de Sommeil par Nuit ? Cela Affecte Votre Corps !

Le fait d’infliger à votre corps moins de six heures de sommeil chaque nuit pendant plusieurs années d’affilées affecte t-il une personne ?

D’après des études, il semblerait que oui. Le manque de sommeil dans les maisons de retraite.

Une publication a mis le doigt sur ce qui se passe du côté des personnes âgées vivant en maison de retraite.

Les chercheurs ont fait les découvertes suivantes:

Les personnes âgées ont besoin de 7 à 8 heures de sommeil par nuit, pas moins, contrairement à ce que l’on pensait jusque-là.

Il faut laisser les pensionnaires dormir la nuit, afin qu’ils aient un sommeil non perturbé.

La pratique de les réveiller toutes les deux heures n’est pas nécessaire et est incompatible avec un sommeil reposant, lequel doit comporter un nombre d’heures normal de sommeil paradoxal.

La couleur de la lumière importe: la lumière de couleur bleue/violette provenant des écrans de télévision, des iPod, des ordinateurs et des portables stimule la production de sérotonine, qui réveille.

En opposition à cela, la lumière orange/rouge stimule la production de mélatonine, qui facilite le sommeil.

Le propriétaire d’une maison de retraite s’est exprimé ainsi: “Nous avons décidé de tamiser la lumière la nuit.

La lumière que nous avons à présent est orange/ambre/rouge, et les résultats obtenus sont phénoménaux.”

Le sommeil, l’exercice et l’alimentation sont les composantes les plus importantes de la santé.

Les travailleurs de nuit.

L’une des préoccupations scientifiques de l’année 2016 portait sur les risques de santé impliqués par le travail de nuit.

Le Bureau of labor statistics (lié au Département du travail des Etats-Unis) reportait en 2000 que 15 millions de travailleurs (soit 16.8% de la population active) effectuaient des heures de travail de nuit et de jour, alternant les deux types de service.

En 2016 ce pourcentage est passé à 14.8%.

Parmi les communautés noire, asiatique et sud-américaine, le pourcentage de personnes travaillant de nuit et de jour alternativement était plus élevé, à savoir 20.8%, 15.7% et 16% respectivement.

Votre corps vous récompense lorsque vous dormez 7-8 heures par nuit, mais il vous pénalise sévèrement si vous dormez bien moins.

La raison à cela se trouve dans le rythme de l’hormone diurne que nous avons tous dans le corps.

Le sommeil est régulé par la mélatonine pendant la nuit, laquelle est libérée par la glande pinéale.

L’éveil pendant la journée est régulé par le cortisol, provenant des glandes surrénales.

Ces deux hormones s’inhibent l’une et l’autre.

Toutes les autres hormones sont également régulées selon le rythme diurne: la testostérone, par exemple, est plus élevée le matin, et l’hormone de la croissance est elle plus élevée entre minuit et trois heures du matin.

Voici des exemples de ce qui arrive lorsque l’on travaille par roulement (en alternant le service de nuit et le service de jour) pendant plusieurs années:

A) Une étude suédoise a permis de découvrir que les cols blancs travaillant sur ce mode avait un taux de mortalité plus élevé de 260% comparé à un groupe de cols blancs travaillant de jour.

B) Une autre étude a comparé les travailleurs de nuit d’un groupe de personnes âgées de 45 à 54 ans à un groupe de travailleurs de jour et a découvert un taux de mortalité supérieur de 147% chez les travailleurs de nuit.

Les travailleurs de nuit dorment dans la journée: cela va contre la physiologie du corps.

La mélatonine ne fait pas que réguler le sommeil, elle est aussi l’une des principales hormones stimulantes du système immunitaire.

Si vous chamboulez votre rythme hormonal diurne en restant éveillé pendant la nuit et en dormant pendant la journée, vous vous exposez à un risque plus élevé de mortalité.

La longueur des télomères et le manque de sommeil.

Il est vrai qu’une personne peut souffrir de multiples problèmes de santé du fait d’un sommeil insuffisant, puisque c’est pendant le sommeil le plus profond, entre deux heures et quatre heures du matin, que les hormones se réajustent, grâce notamment à l’hormone de nuit qu’est la mélatonine.

Les télomères eux-mêmes peuvent être raccourcis sous le coup d’un stress trop intense et d’un manque de sommeil.

La longueur des télomères a un impact sur la durée de vie.

Les personnes présentant des télomères raccourcis font des crises cardiaques, des AVC et développent des cancers.

Comment éviter cela ?

En s’astreignant à des habitudes de sommeil saines.

Il est préférable d’aller se coucher entre 22 et 23 heures et de dormir pendant sept ou huit heures.

MOSCOW, RUSSIA - DECEMBER 7, 2016: A foresight session titled "5th Element of the innovative development: technologies in education" as part of the 3rd Innovative Practice: Science Plus

Business international congress at Lomonosov Moscow State University. Artyom Geodakyan/TASS (Photo by Artyom GeodakyanTASS via Getty Images) Forbes

Moins de 6 Heures de Sommeil par Nuit ? Cela Affecte Votre Corps, et réduit les télomères.
Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
commenter cet article