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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 14:06

Le grand intérêt du discours paradoxal est de capter l'attention de l'auditoire. Dans un dîner en ville, vous ne manquerez pas d'étonner ainsi votre entourage si vous affirmez, sur un ton péremptoire, qu'on peut laver autrement qu'avec de l'eau ! Effectivement, certains appareils de lavage recourent aux ultrasons pour détacher les salissures du support à nettoyer… Déjà utilisés en médecine comme technique de lithotripsie et bien sûr en échographie, les ultrasons pourraient aussi être mis un jour à contribution… contre la maladie d'Alzheimer ! Cette perspective inattendue pour « nettoyer » les neurones (souffrant des agrégats formés par les peptides β-amyloïdes et par la protéine tau) est envisagée par plusieurs chercheurs travaillant sur un modèle de maladie d'Alzheimer chez la souris.

Dans ce modèle murin de la maladie, l'application d'ultrasons correctement focalisés peut en effet « supprimer les plaques amyloïdes et restaurer la mémoire. » Ces ultrasons focalisés ouvrent « transitoirement la barrière hémato-encéphalique » (ou du moins « augmentent temporairement sa perméabilité ») pour délivrer localement des médicaments, et les expérimentateurs (dont une équipe française du CEA) ont « amélioré la technique en la couplant à l'injection de microbulles dans le sang pour limiter la puissance des ultrasons. » Les vibrations ainsi délivrées permettraient d'ouvrir provisoirement la barrière hémato-encéphalique et de contribuer à détruire les peptides β-amyloïdes pathogènes, grâce à l'activation des cellules microgliales (immunocompétentes), toujours impliquées dans l'élimination des peptides β-amyloïdes (notamment après un accident vasculaire cérébral recrutant ces cellules à cet effet « détersif », bien qu'on ignore « pourquoi elles ne les détruisent pas spontanément »).

Les recherches chez la souris se révèlent ainsi très encourageantes, avec une réduction significative des plaques amyloïdes et une restauration des capacités mnésiques sous ultrasons, mais avant toute transposition à l'homme de cette méthode de traitement prometteuse (et de surcroît non invasive), les recherches doivent être approfondies, en particulier sur l'innocuité des ultrasons et les éventuels « effets à long terme de cette activation des cellules-sentinelles » (microgliales).

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3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 19:20

Des champ magnétique de fréquence extrêmement faibles modulent le niveau des neurotransmetteurs.

Chung YH1, Lee YJ2, Lee HS2, Chung SJ2, Lim CH2, Oh KW3, Sohn UD4, Parc ES5, Jeong JH2.

J Physiol Pharmacol coréenne. 2015 Jan; 19 (1): 15-20. doi: 10,4196 / kjpp.2015.19.1.15. Epub 2014 31 décembre.

Résumé

Cette étude visait à observer si un champ magnétique d’extrêmement basse fréquence (ELF-MF) peut être pertinent quant aux changements des principaux neurotransmetteurs dans le cerveau du rat.

Après l'exposition aux ELF-MF (60 Hz, 2,0 mT) pendant deux ou cinq jours, on a mesuré les niveaux d'aminés biogéniques et leurs métabolites, les neurotransmetteurs d'acides aminés et de l'oxyde nitrique (NO) dans le cortex, le striatum, le thalamus, le cervelet et hippocampe.

L'exposition de ELF-MF pendant 2 ou 5 jours a produit des différences significatives pour la concentration en noradrénaline et en acide vanillyl mandélique dans le striatum, le thalamus, le cervelet et l'hippocampe.

Des augmentations significatives des niveaux de sérotonine et d'acide 5-hydroxyindoleacetic ont également été observées dans le striatum, le thalamus ou hippocampe.

L’ELF-MF a augmenté de manière significative la concentration de dopamine dans le thalamus.

L’ELF-MF avait tendance à augmenter les niveaux de neurotransmetteurs d'acides aminés tels que la glutamine, la glycine et l'acide γ-aminobutyrique de dans le striatum et le thalamus, alors qu'elle a diminué les niveaux dans le cortex, le cervelet et de l'hippocampe.

L’ELF-MF a augmenté de manière significative la concentration de NO dans le striatum, le thalamus et l'hippocampe.

La présente étude a montré que l'exposition aux ELF-MF peut évoquer les changements des niveaux d'aminés biogéniques, l'acide aminé et de NO dans le cerveau, bien que l'étendue et la propriété varient en fonction des zones du cerveau.

Cependant, les mécanismes restent encore à caractériser.

Texte Intégral

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4297757/

MOTS-CLÉS:
Acide aminé; Les amines biogènes; Extrêmement faible fréquence de champ magnétique; Neurotransmetteurs; L'oxyde nitrique

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3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 07:53

Tout le monde pensait que Tchernobyl était presque de l’histoire ancienne, largement devancé sur le terrain de la pollution nucléaire par Fukushima,

Mais ce serait oublier que la pollution radioactive ukrainienne est toujours là, et que l’incendie qui s’est déclaré récemment autour du site dévasté va provoquer un nouveau déplacement de la radioactivité…

En effet, pour commémorer la catastrophe d’avril 1986, les bougies du gâteau d’anniversaire semblent avoir déclenché un immense incendie de forêt, commencé le 28 avril 2015, lequel a déjà ravagé 400 hectares à proximité de la centrale dévastée.

Or le vent s’étant sérieusement renforcé, il se dirige maintenant vers le site nucléaire, et le 30 avril la surface touchée par l’incendie s’était un peu plus élargie, s’approchant dangereusement de la centrale accidentée. lien

Il faut savoir que dans une large zone autour du site on trouve du césium 137, césium dont la période (ou demie vie) est de 30 ans, ce qui signifie qu’il sera encore préoccupant pendant au moins un siècle.

Or cet élément radioactif est fortement concentré dans les aiguilles et les feuilles agglomérées au sol, mais aussi dans le bois des arbres des forêts avoisinantes, et lorsqu’un incendie important s’y déclare, la radioactivité s’échappe, et, portée par les vents, les pluies, peut se déplacer assez loin, comme on l’avait constaté lors de la catastrophe de 1986, contaminant les plantes au moins jusqu’en Corse.

Ce n’est pas une nouveauté : à trois reprises (2002, 2008, 2010) des incendies spectaculaires ukrainiens avaient provoqué une augmentation du niveau de radioactivité trois fois supérieure à la normale en France, et pas seulement en France.lien

En effet une étude menée par une équipe de chercheurs norvégiens à prouvé que les 3 feuxprécédents avaient déjà relâché entre 2% et 8% du césium présent dans le sol ukrainien, ce qui correspond à 500 000 milliards de becquerels, dispersé sur une large zone allant de la Turquie à laScandinavie. lien

Le fait est que cette zone de forêt est largement abandonnée, et comme le dit l’association « Robin des bois », « un incendie non maitrisé de forets contaminées ne serait pas comparable en terme d’impact sanitaire et environnemental à Tchernobyl 1986, ou Fukushima, mais il pourrait être considéré comme accident grave dans l’échelle internationale des événements nucléaires… »

Ajoutons pour la bonne bouche que les éléments radioactifs concernés ne se limitent pas au Césium 137, mais qu'on trouve aussi du Plutonium et de l’Américium 241, relâchés à l’époque de l’accident, ce qui est susceptible d’aggraver la situation.

Actuellement l’incendie, même s’il est maitrisé par endroits, se situe à une distance de 15 à 20 km de la centrale, donc dans des zones largement contaminées par la radioactivité. lien

Ajoutons que, s’il faut en croire Arseni Latseniouk, le premier ministre ukrainien, « il s’agit du plus grand feu de forêt depuis 1992 », et que la zone contaminée suite à la tragédie de 1986 s'étend sur 160 000 km²dans le secteur. lien

Pourtant, comme à son habitude, l’IRSN se veut rassurant, déclarant que malgré le risque de triplement de la radioactivité mesuré dans l’air : « on ne peut pas parler d’impact sur la santé publique »…(lien) ce qui nous rappelle de bien mauvais souvenirs, lorsqu’en haut lieu, on affirmait au peuple docile et naïf que la radioactivité s’était arrêtée à nos frontières. vidéo

Quoi qu’il en soit, cette hausse de la radioactivité en France ne pourra être mesurée que dans 2 ou 3 semaines…même si l’incendie finira par être maitrisé un jour ou l’autre.

Sur place, le nouveau « sarcophage » peine à se terminer faute de financements, (il manque encore 615 millions d’euros pour financer le projet) et après avoir accusé des années de retard, il est repoussé maintenant à 2017. lien

Décidément le nucléaire est fâché aussi avec les délais, et les prix, puisque chez nous, et enFinlande, l’EPR connait des soucis en cascade, qui finalement laissent planer un doute sur leurs démarrages respectifs.

En effet, d’après le cadre réglementaire du décret publié le 11 avril 2007, l’article 3 stipule que si 10 ans plus tard, jour pour jour, le chantier de l’EPR de Flamanville n’est pas terminé, l’état devrait purement et simplement clore le chantier : extrait : « le délai pour réaliser le 1er chargement en combustible nucléaire est fixé à 10 ans à compter de la publication du présent décret ». lien

C’est d’ailleurs cette procédure qu’avait utilisé l’Etat lorsqu’il avait finalement mis fin à l’erreur technologique de « super » phénix, àCreys Malville. lien

Autre mauvaise nouvelle pour les acharnés pro-nucléaires, les britanniques font marche arrière toute concernant l’EPR qu’ils envisageaient. lien

Décidément, de Flamanville à la Finlande, et deFukushima à Tchernobyl, en passant par la faillite annoncée d’Areva, de lourds nuages noirs semblent s’accumuler sur la tête des partisans de l’énergie nucléaire, au moment ou les énergies propres ont fait la démonstration qu’elles concurrençaient largement financièrement l’énergie nucléaire. lien

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2 mai 2015 6 02 /05 /mai /2015 07:52

Des recherches menées en Australie dans les années 1990 ont confirmé la fréquence importante des maladies mentales qui touchent environ une personne sur cinq, mais restent souvent non traitées.


Et malgré un renforcement de l'offre de soins en psychiatrie, on n'observe depuis vingt ans « aucune amélioration notable » dans la santé mentale des Australiens.


Le seul progrès perceptible a été obtenu dans la réduction du taux de suicide, effective dans ce pays depuis la fin du vingtième siècle.


Ce constat s'explique sans doute par le fait que l'Australie a consacré prioritairement ses ressources à la réduction de la durée des affections psychiatriques, en promouvant les traitements, mais a omis parallèlement de « réduire leur incidence en renforçant la prévention. » Cette situation incite à rééquilibrer les efforts en psychiatrie vers la prévention des troubles mentaux, plutôt que d'allouer presque tous les moyens aux seuls services de soins.


Une étude sur la santé mentale et le bien-être (réalisée en Australie en 1997) a montré que « 41% des sujets atteints de troubles affectifs ne reçoivent aucun traitement, de même que 62 % des sujets souffrant de troubles anxieux et 76 % des patients avec une addiction. » Connu sous le nom évocateur de « déficit thérapeutique », ce problème se retrouve dans tous les pays où des statistiques similaires existent, et préoccupe l'OMS qui a proposé en 2001 « dix recommandations pour réduire cet écart de traitement » dans le domaine de la santé mentale.


En parallèle à ces insuffisances dans la prévention, le dépistage, et les soins précoces, on constate un recours « dramatiquement élevé » aux médicaments psychotropes dont la fréquence augmente dans de nombreux pays, en particulier pour les prescriptions d'antidépresseurs.


L'auteur déplore que la recherche en matière de prévention ne constitue pas une priorité du gouvernement (australien), mais cette carence du secteur public pourrait être compensée par des financements privés.


Et s'il n'existe pas de « barrière technique » pour promouvoir une « stratégie nationale de prévention des maladies mentales », la fixation de cet objectif exige une « volonté politique. »


Or celle-ci semble encore faire défaut, dans la mesure où les résultats de la prévention ne surviennent qu'à long terme, alors que les décideurs privilégient au contraire les traitements curatifs aux effets plus rapides.


JIM23 avr 2015

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2 mai 2015 6 02 /05 /mai /2015 07:35

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ARTICLE 38

Après l’alinéa 16, insérer l’alinéa suivant :

« 5° Comporte, le cas échéant, un volet consacré à la mise en œuvre d’actions de sensibilisation de la population et de formation des professionnels de santé visant à limiter d’éventuelles contaminations à des maladies vectorielles à tiques. »

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement vise à consacrer, dans les zones concernées, un volet spécifique du schéma régional de santé, aux actions de prévention des maladies vectorielles à tiques. L’échelon territorial s’avère le plus pertinent pour mettre en œuvre des actions rapides et concrètes pour mieux prévenir les maladies vectorielles à tiques.

Avec le réchauffement climatique, les maladies vectorielles ont connu une nette progression en Europe et notamment en France. Dans son dernier rapport relatif à la borréliose de Lyme, le Haut Conseil de la Santé Publique rappelle que les tiques du genre Ixodes transmettent plusieurs agents pathogènes. Les agents pathogènes véhiculés par les tiques sont des bactéries ou des virus. Cinq espèces pathogènes sont présentes en Europe.

Toutefois, il convient de rappeler que la densité des tiques varie d’une région à l’autre, d’une forêt à l’autre au sein d’une même région, voire au sein d’une même forêt. En France, sa période d’activité s’étend de mai à octobre.

Il a été observé une extension progressive des zones à risque (zones où les tiques sont infectées et susceptibles de transmettre des maladies). Les maladies vectorielles à tiques peuvent être contractées sur une grande partie du territoire national, à l’exception de la haute montagne (altitude supérieure à 15001700m) et de du littoral méditerranéen (zones méditerranéennes sèches), milieux peu favorables à la survie des tiques.

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 10:28

La Taurine augmente la neurogenèse dans l'hippocampe de souris vieillissantes.


Gebara E, et al. Stem Cell Res. 2015.


Résumé


Le vieillissement est associé à une augmentation de l'inflammation et une réduction de la neurogenèse hippocampique, qui peuvent à leur tour contribuer à la déficience cognitive.


La taurine est un acide aminé libre trouvé dans de nombreux régimes, avec des propriétés anti-inflammatoires.


La Taurine est abondante dans le cerveau jeune, la diminution de la concentration de la taurine avec l'âge peut expliquer la réduction de la neurogenèse.


Ici, nous avons évalué l'effet de la taurine sur la neurogenèse hippocampique chez des souris d'âge moyen.


Nous avons constaté que la taurine augmente la prolifération cellulaire dans le gyrus denté par l'activation des cellules souches quiescentes, ce qui entraîne une augmentation du nombre de cellules souches et de cellules progénitrices neurales intermédiaires.


La taurine a eu un effet direct sur les cellules souches / progénitrices et leur prolifération, observée in vitro, et a également réduit les microglies activées.


En outre, la taurine a augmenté la survie des nouveaux neurones, résultant en une augmentation nette de la neurogenèse adulte.


Ces résultats montrent que la taurine augmente en plusieurs étapes la neurogenèse adulte et présente un rôle bénéfique de la taurine sur la neurogenèse de l'hippocampe dans le contexte du vieillissement cérébral.


Copyright © 2015. Publié par Elsevier B.V.

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 19:09

Concentrations urinaires en Bisphénol A et en métabolites des phtalates:

variabilité quotidienne au cours de la grossesse.

Journal de l'exposition Sciences et de l'épidémiologie de l'environnement (2015) 25, 231-239; doi: 10.1038 / jes.2014.65; publié en ligne le 24 Septembre 2014

Mandy Fisher1, Tye E Arbuckle1, Ranjeeta Mallick2, Alain LeBlanc3, Russ Hauser4, Mark Feeley1, Diane Koniecki1, Tim Ramsay2, Gilles Provencher3, René Bérubé3 et Mark Walker2

1Health Canada, Ottawa, ON, Canada
2Le Ottawa Hospital Research Institute, Ottawa, ON, Canada
3Centre de toxicologie du Québec (CTQ) de l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), Québec, QC, Canada
School of Public Health, Boston, MA, USA Université 4Harvard

Correspondance: Mandy Fisher, Division des études sur la population, la santé environnementale et de la sécurité des consommateurs, Santé Canada, AL 0801A, 50 Colombine Dr, Ottawa ON, Canada K1A 0K9. Tél .: 613-948-2580. Fax: 613-941-3883. E-mail: mandy.fisher@hc-sc.gc.ca

Résumé

Phtalates et bisphénol A (BPA) sont des produits chimiques omniprésents qui sont rapidement métabolisés dans le corps.

Traditionnellement, les études se sont appuyés sur la simple analyse d’urine pour évaluer l'exposition; ignorent la variabilité dans les concentrations au cours d'une journée ou sur une période de temps plus longue.

Nous avons comparé le BPA et phtalates résultats métabolites à partir d'échantillons d'urine prélevés à cinq points de temps différents.

Les participants (n = 80) ont été invités à recueillir tous les vides dans une période de 24 h en semaine, puis de nouveau sur un week-end avant 20 semaines de grossesse.

Durant les deuxième et troisième trimestres de la grossesse et la période du post-partum, les urines simples ont été recueillies.

La variabilité dans le temps des concentrations urinaires a été évaluée en utilisant des coefficients de corrélation intraclasse (CCI) et le classement unitaire de l’échantillon comme élevé ou faible par rapport à la moyenne géométrique (GM) de tous les échantillons qui ont été calculées.

Nous avons trouvé une faible reproductibilité et sensibilité de BPA et de tous les métabolites des phtalates au cours de la grossesse et dans la période post-partum de façon ponctuelle, mais une reproductibilité beaucoup plus élevée sur l’étude d’une journée.

Sur la durée de la journée l'urine recueillie était un prédicteur important de niveaux spécifiques d'exposition et de gravité.

Nous avons conclu que, si l'intérêt est d’étudier l'exposition moyenne au cours de la grossesse, l'estimation de l'exposition maternelle / fœtale peut être plus précise si plusieurs mesures sont effectuées, et recueillies dans le cadre du suivi de toute la grossesse, plutôt que d'une mesure ponctuelle peu significative.

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 11:00

Voacanga Africana, un remède contre Alzheimer ?

Voacanga Africana

Toutes les plantes sacrées ont des propriétés spécifiques de par leur histoire, dans différentes ethnies d’Afrique, et au gré des recherches des scientifiques du monde entier. La pharmacopée traditionnelle n’a pas encore livré tous ses secrets, loin de là ! Focus sur le Voacanga Africana, espoir contre la maladie d’Alzheimer.

Sao Tomé et Principe est un archipel africain peu connu du grand public, et pourtant il germe sur cette terre une plante qui s’avèrerait efficace pour lutter contre les dégénérescences à caractère neurologique, notamment la maladie d’Alzeimer : le Voacanga Africana. Cette plante possède des vertus qui, en plus de ses usages traditionnels qui restent des secrets bien gardés des sorciers et des guérisseurs africains, pourraient bien révolutionner le paysage pharmaceutique occidental.

Voacanga Africana d’un point de vue commercial

Voacanga africana est l’une des plantes médicinales les plus exportées de l’Afrique tropicale vers l’Occident. Plus de 400 tonnes de graines de Voacanga africana sont exploitées au Cameroun par les paysans et exportées vers l’Europe.

Plusieurs centaines de tonnes de graines de Voacanga africana et de certaines autres espèces de Voacanga, comme par ex. Voacanga thouarsii, sont exportées de Côte d’Ivoire, du Ghana, du Cameroun et de la R.D. du Congo à destination de firmes pharmaceutiques de France et d’Allemagne. A quoi ressemble cette plante, , pourquoi cet engouement et quelles sont les propriétés de cette plante ?

Le Voacanga africana est un petit arbre qui peut atteindre les 6 mètres. Les composés actifs de Voacanga africana sont la voacangine et la voccamine. Ces composés sont chimiquement apparentés à l’ibogaïne.

Les graines de Voacanga sont généralement ingérées pour accroître l’endurance et la résistance. Les Africains utilisent ces graines pour leurs effets stimulants et psychédéliques. Certains leurs prêtent aussi un effet aphrodisiaque...

L’écorce aurait des propriétés stimulantes et on lui prête des vertus de puissant aphrodisiaque. La sève d’écorce est utilisée pour traiter des blessures, des furoncles, des abcès, des infections fongiques et eczéma.

Une décoction des feuilles utilisée par lavement pour la diarrhée, et dans un bains pour l’oedème général, par des frottements pour la lèpre et dans des lotions pour des convulsions des enfants en bas âge.

Une stimulation cérébrale très appréciable...

L’utilisation de la plante pour des expériences visionnaires est bien connue en consommant les racines. Les racines sont ingérées par les shamanes locaux en vue d’une stimulation cérébrale. Une décoction préparée à partir de la racine bouillie est employée pour l’hernie douloureuse, la dysménorrhée, les troubles cardiaques (spasme, angine), et la blennorrhée.

Mais les effets des molécules de cette racine sur le cerveau humain pourraient surtout le préserver de la dégénérescence produite par la Maladie d’Alzheimer, que jusque là les travaux pharmaceutiques restent impuissants à juguler.

D’ores et déjà, l’espèce est répertoriée et fait l’objet d’un commerce international dynamique, le Cameroun, le Ghana, la Côte d’Ivoire et le Congo Démocratique étant les principaux pays exportateurs des produits dérivés de la plante, dans l’espace géographique ouest et centre africain.

Après des décennies de création de molécules génétiquement modifiées visant à guérir ou à traiter, le monde scientifique s’intéresse de plus en plus aux vertus médicinales des plantes africaines. Le potentiel est colossal et les espoirs suivent. Espérons que la préservation des espèces premières sera observée.

24 août 2014 / par Anne-Firmine

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 10:56

Le dépistage et l'identification de composés neuroprotecteurs pertinents pour la maladie d'Alzheimer à partir de plantes médicinales de S. Tomé e Príncipe.


Currais A1, Chiruta C2, Goujon-Svrzic M2, Costa G3, Santos T3, Batista MT3, Paiva J4, do Céu Madureira M4, Maher P2.


J Ethnopharmacol. 8 août 2014; 155 (1): 830-40. doi: 10.1016 / j.jep.2014.06.046. Epub 2014 le 24 juin.


Résumé


PERTINENCE ethnopharmacologique:
La Maladie (MA) neuropathologique d'Alzheimer est fortement associée à l'activation des voies inflammatoires, et l'utilisation à long terme de médicaments anti-inflammatoires réduit le risque de développer la maladie.

A S. Tomé e Príncipe (STP), plusieurs plantes médicinales sont utilisées à la fois pour leurs effets positifs sur le système nerveux (traitement des troubles mentaux, analgésiques) et de leurs propriétés anti-inflammatoires.

Le but de cette étude était de déterminer si un phénotype, par l'approche de criblage cellulaire peut être appliqué aux plantes choisies parmi les STP (Voacanga africana, nitiduloides Tarenna, Sacosperma paniculatum, Psychotria principensis, Psychotria subobliqua) afin d'identifier les composés naturels avec des activités biologiques multiples présentant un intérêt pour les thérapies de la MA.


MATÉRIELS ET MÉTHODES:


Des extraits hydroéthanolique végétaux ont été préparés et testés sur un panel de tests par criblage phénotypique qui reflète de multiples voies de neurotoxicité pertinentes pour la MA-oxytose dans les cellules nerveuses de l'hippocampe, avec une ischémie in vitro, la toxicité amyloïde intracellulaire, l'inhibition de l'inflammation de la microglie et la différenciation des cellules nerveuses.

Les Fractions HPLC de l'extrait qui a effectué le meilleur de tous ces essais a été testé dans un essai d’oxytose, ainsi que la fraction la plus protectrice qui a été analysée par spectrométrie de masse.

Le composé majoritaire a été purifié, son identité confirmée par spectrométrie de masse ESI et RMN, puis testé dans tous les tests de dépistage pour déterminer son efficacité.


RÉSULTATS:


Un extrait de l'écorce de Voacanga africana était plus protecteur que tout autre extrait de plante dans tous les dosages (EC50s≤2.4 pg / ml).

La fraction de HPLC de l'extrait qui était le plus protecteur contre l’oxytose contenait la voacamine, un alcaloïde (MW = 704,90) comme composé prédominant.

La Voacamine purifiée était très protectrice à des doses faibles dans tous les essais (EC50s≤3.4 um).


CONCLUSION:


Ces résultats valident l'utilisation de nos dépistages phénotypiques, les dosages à base de cellules pour identifier des composés potentiels pour traiter la MA à partir d'extraits de plantes présentant de l'intérêt ethnopharmacologique.

Notre étude identifie la voacamine comme étant un composé majeur de Voacanga africana avec des activités neuroprotectrices dans ces études.

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 07:24

Un jeûne nocturne plus long pourrait réduire le risque de cancer du sein.

APA

  • 27 avr 2015

Le risque de cancer pourrait bien ne pas être uniquement influencé par ce que nous mangeons, mais aussi par l’heure et le nombre des repas. C’est ce qu’indique une étude américaine, qui a été publiée dans la revue « Cancer Epidemiology, Biomarkers & Prevention » et présentée lors du congrès annuel de l’Association américaine pour la recherche sur le cancer (American Association of Cancer Research, AACR), à Philadelphie en Pennsylvanie. Selon cette étude, un jeûne nocturne plus long s’accompagne d’une probabilité moindre de développer un cancer du sein.

Les chercheurs de l’Université de Californie, à San Diego, ont analysé les données de l’Enquête nationale sur la santé et la nutrition (National Health and Nutrition Examination Survey, NHANES), entre 2009 et 2010. Leur analyse a montré que les femmes qui avaient jeûné plus longuement pendant la nuit avaient une meilleure glycémie après un repas. Cela réduit le risque de cancer du sang, explique l’auteure principale, Catherine Marinac.

Ainsi, la glycémie postprandiale baissait de quatre pour cent toutes les trois heures supplémentaires de jeûne nocturne. La réduction était indépendante de l’importance des repas, même si les femmes qui avaient jeûné plus longtemps pendant la nuit absorbaient habituellement moins de calories, en particulier après 22 heures.

« C’est un simple changement de régime alimentaire que la plupart des femmes devraient pouvoir comprendre et adopter. Cela pourrait avoir d’importantes répercussions sur la santé publique sans devoir recourir à un comptage complexe des calories et des nutriments », déclare Mme Marinac.

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