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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 10:21

Maladie de Lyme : et si la première plainte déposée par une victime était sur le point de mettre à jour un scandale sanitaire de grande ampleur ?

Le test ELISA, utilisé dans le diagnostic de la maladie de Lyme, est notoirement insuffisant en raison de sa faible sensibilité. Malgré cela, les autorités françaises continuent d'y avoir recours, par crainte que l’autorisation d’un test plus sensible n’entraîne un important flux de diagnostics positifs de la maladie.

La face cachée de l'iceberg

 

Atlantico : Ce mercredi, une personne atteinte de la maladie de Lyme a porté plainte contre X pour tromperie aggravée. Comment se déroule actuellement en France le dépistage de cette maladie ? Quel est le niveau d'efficacité réelle du test ELISA utilisé pour le diagnostic de cette maladie ?

Stéphane Gayet : Le diagnostic de maladie de Lyme est évoqué devant des signes généraux, tels qu’une fièvre modérée, une fatigue (asthénie), des douleurs articulaires (arthralgies) et musculaires (myalgies). L’interrogatoire recherche alors un passé récent (3 à 30 jours plus tôt) de morsure de tique, elle-même suivie d’une atteinte cutanée bien particulière, centrée sur la zone de morsure : il s’agit d’un cercle rose ou rouge pâle en léger relief, ne démangeant pas, et s’élargissant progressivement en quelques jours.

Le cercle rose ou rouge-pâle, la surface cutanée pâle à l’intérieur du cercle et la petite zone centrale rouge au milieu du cercle correspondant à la morsure de tique, réalisent typiquement un aspect en œil de bœuf. Cette atteinte cutanée particulière appelée "érythème migrans" (EM) peut souvent passer inaperçue.

En réalité, la maladie de Lyme évolue en trois phases : la phase primaire est constituée de l’EM et ne comporte pas de fièvre ; la phase secondaire peut comporter des rougeurs sur différentes parties du corps, des nodules cutanés (indurations) en particulier sur le lobe de l’oreille, des arthralgies, myalgies et divers troubles neurologiques, avec de la fièvre et une asthénie ; la phase tertiaire comporte surtout des manifestations neurologiques : fourmillements (paresthésies), troubles de la sensibilité, décharges électriques et douleurs dans les muscles, tremblements, paralysies, maux de tête (céphalées), troubles de la mémoire et de l’attention, ainsi qu’une asthénie marquée. Le cœur peut également être atteint.

Les personnes souffrant de la maladie de Lyme (cette maladie infectieuse est due à une bactérie appelée scientifiquement Borrelia burgdorferi, bactérie pas très éloignée du tréponème de la syphilis, donnant également une maladie en trois phases) vont consulter un médecin à différentes phases de la maladie.

En France, on doit commencer par le test sanguin ELISA. S’il est négatif, la maladie est écartée. Mais s’il est positif, on fait le test Western Blot, plus précis, mais aussi plus sensible. Le problème est qu’en France beaucoup de malades ont un test ELISA négatif. C’est déjà parce que les tests français n’utilisent qu’une seule souche de Borrelia burgdorferi, une souche américaine. C’est lié au fait que ces tests sont d’origine américaine. Or, cette souche américaine diffère des souches les plus fréquentes en France. En Europe d’une façon plus générale, il y a plusieurs souches de Borrelia burgdorferi qui circulent (quatre ou cinq), et, en ne recherchant que la souche officielle, il n’y a que 20 % des malades qui sont diagnostiqués. C’est dire que le test officiel français est faussement négatif pour 80 % des personnes souffrant de maladie de Lyme. De plus, beaucoup de tests ELISA sont de mauvaise qualité et manquent de fiabilité. De nombreuses études scientifiques l’ont bien montré. C’est vraiment plus que révoltant.

Face à l'inefficacité de ce test dans le diagnostic de la maladie de Lyme, pour quelles raisons les autorités sanitaires françaises continuent-elles d'y avoir recours ? Quelles sont les autres alternatives existantes ?

Le test officiel de première intention est le test ELISA. Une personne ne peut pas obtenir un test Western Blot en France si son test ELISA est négatif. Il y a certainement plusieurs raisons à cela. Il est difficile de savoir quelle est exactement l’influence des laboratoires fabriquant et commercialisant les tests diagnostiques ELISA sur les autorités sanitaires, dont l’Assurance maladie. Mais il est très probable qu’elle existe. La deuxième raison est essentielle. Officiellement, avec comme référence le test ELISA, il y aurait entre 25 000 et 30 000 nouveaux cas de maladie de Lyme chaque année en France. Si la France adoptait officiellement un test beaucoup plus performant, on diagnostiquerait au moins cinq fois plus de malades et peut-être même dix fois plus. Les conséquences en seraient importantes.

À la phase primaire de la maladie, il faut de l’ordre de deux semaines d’antibiotiques. À la phase secondaire, il en faut trois semaines. Mais à la phase tertiaire, il en faudrait plusieurs mois et le recours à des antibiotiques par voie injectable. Or, il y a un bon nombre de malades qui ne sont diagnostiqués qu’en phase tertiaire.

Pour arriver à contourner la réglementation concernant les tests diagnostiques, certains patients vont à l’étranger. Par exemple, en Allemagne, on dispose de tests vis-à-vis de cinq souches - au lieu d’une seule en France - et les médecins ont toute latitude pour recourir au test diagnostique qui leur paraît adapté à la situation et pour traiter les malades comme ils l’entendent. En France, outre la question des tests diagnostiques, les médecins ne peuvent pas traiter les patients comme ils le veulent. L’existence même de formes chroniques de maladie de Lyme est très contestée. Il en résulte qu’un grand nombre de malades présentant une histoire et un tableau clinique compatibles avec une forme prolongée de maladie de Lyme vont de médecin en médecin, d’hôpital en hôpital, jusqu’à ce qu’ils soient enfin vus par un médecin connaissant vraiment bien la maladie – il y en a à dire vrai relativement peu en France - et ayant accès à des tests diagnostiques performants.

Certains patients sont du reste suivis longtemps en neurologie ou en psychiatrie, avant que ne soit posé le diagnostic de maladie de Lyme. C’est quand même révoltant.

Il existe une autre alternative diagnostique, que celle du recours à un laboratoire étranger : celle du recours à un laboratoire d’analyses vétérinaires. Car les animaux sont également victimes de maladies apparentées à la maladie de Lyme, et les laboratoires d’analyses vétérinaires sont très performants pour les diagnostics. C’est précisément ce qu’a fait la patiente qui vient de déposer une plainte.

Quel regard peut-on porter sur la prise en charge, en l'état, des malades de Lyme en France ? Dans quelle mesure peut-on parler de "scandale sanitaire" ?

Outre les difficultés diagnostiques déjà abordées, il existe des difficultés thérapeutiques en France. Les recommandations officielles stipulent qu’un traitement antibiotique de plus de trois semaines n’apporte pas de bénéfice. C’est vrai pour les formes primaires et secondaires. Mais pour les formes tertiaires, c’est-à-dire prolongées et même chroniques, c’est très probablement bien insuffisant. Des traitements antibiotiques de plusieurs mois ont permis d’obtenir de spectaculaires améliorations chez ce type de malades (certains étaient paralysés et leurs paralysies ont régressé). Il apparaît donc qu’il y a un sérieux problème avec la maladie de Lyme en France. Plusieurs associations de patients se sont constituées et mènent différentes actions. Un collectif a poursuivi le laboratoire commercialisant le test ELISA. La moitié des tests commercialisés en France ne seraient pas performants. Un laboratoire d’analyses médicales qui utilisait un test non reconnu en France a été condamné en justice. Même l’Académie de médecine française a reconnu que les tests français étaient "imparfaits". Une centaine de médecins a lancé un appel dans L’Obs pour dénoncer la prise en charge très insuffisante de la maladie de Lyme en France. La situation est prête à exploser en France. Nous ne sommes pas loin d’un scandale sanitaire.

Voyant le mouvement protestataire prendre de plus en plus d’ampleur, le ministère chargé de la santé a élaboré un plan gouvernemental anti-Lyme qui a été présenté fin septembre 2016. Ce plan prévoit en particulier le développement de nouveaux outils diagnostiques et l’arrêt des poursuites des médecins qui ne respecteraient pas les recommandations diagnostiques ou thérapeutiques. Mais actuellement, il n’y a pas beaucoup de changement. Si ce plan anti-Lyme tarde trop à entrer en action, c’est peut-être véritablement un nouveau scandale qui se prépare.

Publié le 6 Février 2017 Atlantico

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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 09:39

La grippe : réflexions d'un médecin généraliste.

Une fois de plus le sujet de la vaccination se trouve instrumentalisé.

 

Suite à l'encombrement des services d'urgence, et aux décès survenus dans une EHPAD de Lyon, nous avons assisté à un festival d'interventions assez tristes : M. Valls indique que l'encombrement des services d'urgence serait en autres lié aux vacances prises par les médecins de ville ; et un certain nombre de réactions accréditent l'idée que l'épidémie serait liée à la faible vaccination des soignants.

 

Les échos qui nous parviennent des urgences décrivent en fait un assez faible impact lié à la grippe, mais un encombrement chronique aggravé par l'ensemble des pathologies hivernales chez des patients âgés polypathologiques (cf l article de Christian Lehmann) ; encombrement lié au manque de lits d'aval en particulier, et certainement plus lié au plan d'économie hospitalier 2015/2017 (3 milliards d'euros, 16000 lits supprimés ?) , qu'aux vacances ou à la grippe....

 

J 'ai été amené à travailler sur la grippe pour l'URPS Bretagne, effectuant une veille scientifique durant toute l'épidémie H1N1 2009.

 

Je n'ai jamais publié certaines notions qui me semblaient récupérables et déformables par les groupes anti vaccins , la politique de vaccination me semblant conforme aux données que j'ai pu explorer (vaccination des groupes à risque).

 

L' éventuel changement envisagé de politique vaccinale m'amène donc a rassembler certains éléments qui interrogent.

 

On trouve trâce de ces interrogations dans l article publié par Dominique Dupagne.

 

LA COCHRANE COLLAB. et  "l'effectiveness" 

 

La Cochrane est souvent citée comme référence dans l 'étude d'efficacité du vaccin grippal.

 

Ses conclusions sont assez peu encourangeantes concernant son efficacité ; a tel point que le HCSP a été saisi par le DGS en 2014 pour réévaluer les études Cochrane.

 

Un point important de sémantique : en littérature anglosaxonne, il y a trois termes qui définissent l'efficacité d une thérapeutique : 

 

- efficacity , qui est l efficacité constatée lors de l'étude d'un produit

- effectiveness , qui est l'efficacité "dans la vraie vie"

- efficiency, qui est l'efficience, intégrant des données médico économique.

 

Il me semble qu'une grande partie des confusions à propos de la Cochrane prend son origine dans le fait que nous traduisons les deux termes "efficacity" et "effectiveness" par un seul en français : l 'efficacité.

 

Nous sommes toujours très vigilants concernant les biais lors de l'étude de l'efficacité d'un produit, et nous interrogeons plus rarement sur la transposition des résultats dans la vraie vie ; la cour des comptes a relevé avec raison la faiblesse des études post AMM (suivi après la mise sur le marché).

Dans l 'étude Cochrane, les résultats d'efficacité du vaccin grippe ne sont pas remis en cause, mais dans la vraie vie, les syndromes grippaux hivernaux sont liés à de multiples virus (environ 200) , provoquant les ILI "influenza like illness". Ce qui explique la faiblesse des résultats obtenus par le vaccin grippe dans la prévention globale de l'ensemble de ces ILI. 

 

Ceci ne retire toutefois en rien son "efficacity" au vaccin grippe sur des virus grippaux, a partir du moment ou le vaccin cible le bon virus.

 

En lisant la version anglaise et la traduction française de la revue Cochrane, on s'aperçoit que le terme effectiveness a été traduit par le mot efficience, qui en français correspond à l'inclusion de critères d'évaluation économiques ; il manque donc un mot pour traduire effectiveness.

 

Cette notion me semble très importante, elle explique par exemple les accidents survenus avec le VIOXX (40000 morts aux usa ?) : lors des études avant commercialisation, les patients ayant des facteurs de risque cardio vasculaires avaient été exclus. Une fois commercialisé, les patients avec facteurs de risque cardio vasculaires ont été massivement exposés à un sur risque cardiaque.

 

Le terme efficacité regroupe donc "efficacity" et "effectiveness", quand on nomme les choses, on peut les concevoir, et comprendre pourquoi les résultats de la Cochrane divergent à ce point des résultats d'efficacité vaccinale, et pourquoi certains voient une efficacité du vaccin de 60% voire plus, quand d'autres parlent d'une efficacité non mesurable : ils ne parlent pas de la même chose.

 

QUELQUES ENSEIGNEMENTS DE LA PANDEMIE 2009 H1N1

 Cette pandémie est intéressante, car le virus n'a quasiment pas circulé pendant 52 ans, et plusieurs études nous permettent d'appréhender certains phénomènes qui concernent le H1N1.

 

Première surprise : le taux de personnes infecté a été beaucoup plus important que ce que laissait supposer la seule appréciation clinique : un enfant sur trois a été touché par le virus selon  cette étude sérologique. Près de 80% des personnes infectées n'ont pas été malades. On retrouve celà dans dans une autre étude : 

Ici une étude montrant une séroconversion asymptomatique chez 41 personnes dans un groupe étudié de 380 personnes.

En france , cette étude considère que 57% de la population a été touchée et a développé une immunité.

 

Cette notion de portage sain est primordiale, variable selon les années, les virus en cause , mais également d'autres facteurs à un niveau individuel. Il me semble que ce portage sain est rarement inférieur à 50% , et que donc le risque d'être malade de la grippe avec les virus habituels est au plus de un sur deux, mais différent à un niveau individuel selon d autres facteurs.

 

Ces facteurs sont multiples et pour certains très mal connus , on peut citer :

 

- Les comorbidités et l'âge 

- La pression d'infection : être dans un environnement ou beaucoup d individus excrètent le vaccin fait courrir le risque d'être exposé à une dose contaminante plus forte, le log de particules au mètre cube d air est bien identifié comme facteur de risque ; à ce sujet on peut noter que la ventilation joue un rôle important dans la prévention des épidémies . Plus connues, les mesures barrières sont ici primordiales , et l'isolement des individus excrétants semble fondamentale. 

- les mutations virales : lors de l 'épidémie de 2009, une mutation a été identifiée sur certains H1N1 qui semble en lien avec un taux de complications plus élévées.

- l'immunité de l 'hôte : le grand âge diminue l'agilité immunitaire (y compris chez les patients vaccinés) , mais cette agilité peut sans doute varier pour d'autres raisons : spécificités génétiques de l'hôte, exposition antérieure à d'autres virus pouvant moduler positivement ou négativement l'adaptation, et co infections concomitantes ( cet item a été étudié en pathologie vétérinaire, l association mycoplasme / pasteurella induit par exemple une suceptibilité au virus de la grippe porcin). Notons ici une piste expliquant peut être au moins partiellement la morbidité observée chez des patients non âgés lors de l épidémie H1N1 ; cette piste explique  au moins en partie les cas sévère lors de l ’épidémie H1N1.

 

Cette notion de portage sain est importante : au cours d'un épisode de ce type la personne infectée acquiert une immunité naturelle hétérosubtypique, différente de celle conférée par le vaccin. Cette immunité est dans certains cas très longue et performante, permettant une cross protection contre des virus différents. C'est actuellement une voie de recherche prometteuse pour un vaccin "universel" , permettant d'acquérir une immunité portant sur des portions non sujettes aux mutations annuelles.

 

On voit ici que lors de la pandémie H1N1 2009, les personnes nées avant 1957 bénéficiaient dans une proportion non négligeable d'une protection acquise 52 ans auparavant ; ceci explique la sous représentation de cette population dans le nombre de cas d'infections ; inversement le nombre de complication étaient plus élevées (co morbidités). Ceci est visible également dans cette étude sérologiques avant/après la première vague pandémique 2009.

 

La non acquisition de cette immunité hétérosubtypique à la suite de la vaccination peut t elle poser problême ?

 

Lors de l'épidémie H1N1 2009, au Canada s’est posé la question de la vaccination saisonnière, devant le constat d'un effet inattendu et négatif de cette vaccination.

 

Les études a postériori confirment cet effet : la vaccination saisonnière a augmenté le risque de déclarer une infection H1N1 par un facteur 1,4 à 2,5 sans impact toutefois sur le nombre d'hospitalisations. Cette étude pose des questions mais n'apporte pas de réponse sur le mécanisme en cause (modulation de l'immunité hétérosubtypique?). 

Autre étude confirmant cette problématique ici.

 

 

Autre fait intéressant concernant l'immunité hétérosubtypique : dans le modèle animal de la grippe humaine, l infection préalable par le H1N1 confère une protection contre le très mortel H5N1. Importante étude, car tous les furets exposés au H5N1 meurent ; alors que tous ceux qui ont préalablement été infectés par le H1N1 survivent.

 

Et cet article , toujours dans le modèle expérimental, démontre qu'une infection préalable par le virus H3N2 confère une protection hétérosubtypique contre le virus H5N1, protection qui est altérée par la vaccination H3N2 :   Vaccination against Seasonal Influenza A/H3N2 Virus Reduces the Induction of Heterosubtypic Immunity against Influenza A/H5N1 Virus Infection in Ferrets

 

QUELQUES ELEMENTS SUR LA GRIPPE 2014/2015 

 

Cette saison grippale est intéressante car le vaccin a été reconnu comme étant moins efficace car ciblant un virus H3N2 qui a muté.

 

Un excès global de mortalité de 18000 a été avancé, mais  ces chiffres peuvent aussi donner lieu à discussion.

 

Le nombre de morts/cas graves en EHPAD a peu varié , même en cas d 'inefficacité relative du vaccin (saison 2014/2015) : cette très interessante étude de l ’INVS dans les pays de la Loire nous remonte plusieurs informations :

 

Capture d’écran 2017-01-17 à 11.17.24.png

 

 

 

 

 On y découvre que dans une population EHPAD vaccinée à 82%, le nombre de malades a été multiplié par 4,9 , mais que le nombre de cas graves et de décès n'a pas varié versus les années ou le vaccin est plus efficace.

 

Ceci pose certaines questions et impose certains constats :

 

- en EHPAD, une couverture vaccinale maximale ne protège pas tous les ans (et donc l'application de mesures barrières adéquates reste primordiale et à optimiser).

- l'efficacité du vaccin sur le nombre global de malades semble peu impacter le nombre de cas graves, même quand le vaccin est efficace : il est probable que la seule utilisation du vaccin sans se poser de questions sur les mesures barrières ne permettra pas de progresser.

 

Ceci doit aussi inviter à la prudence en ce qui concerne les décès survenus à l EHPAD de Lyon (dont six sur treize étaient vaccinés semble t il, avec un vaccin plus efficace qu'en 2014 ).

 

 

POUR CONCLURE :

- Les études Cochrane accordent peu d'efficacité (effectivness) au vaccin grippe quelque soit le groupe considéré, car la grippe saisonnière est noyée dans un flot de virus pathogènes en particulier pour les personnes ayant des co morbidités.

 

- Les études a postériori (INVS/BEH) en réanimation nous montrent la dangerosité des virus grippaux , et doivent inciter à la vaccination des personnes à risque, même si la protection est relative.

 

- le travail de compréhension et d'analyse de l'épisode grippal 2014/2015 concernant la vaccination saisonnière hivernale itérative pourrait apporter des éléments intéressants concernant un éventuel effet délétère de cette vaccination sur la cross protection que confère l'immunité hétérosubtypique.

 

- le risque d'épidémie H5N1 ou d'un virus hautement pathogène doit faire sérieusement réfléchir à l 'opportunité de vacciner des groupes non à risque, dont les professionnels de santé : il semble souhaitable de prendre en compte le risque possible en cas de grande pandémie mortelle ; un certain nombre de signaux scientifiques doivent alerter sur l 'absence d'acquisition d'immunité hétérosubtypique du fait de la vaccination , et du risque d'indisponibilité des personnels médicaux dans ce cadre.

 

 - de même , et dans l'attente de vaccins plus polyvalents (ciblant des sites non sujets à mutations annuelles) , il faut s'interroger sur la pertinence de la vaccination grippe dans les populations non à risque.

 

- Il nous manque de nombreuses données sur cette vaccination en terme d'effet préventif de groupe ; en particulier je n'ai pas trouvé d 'étude sur l excrétion virale des sujets vaccinés / non vaccinés / immunisés en cas de contage. Une immunisation antérieure, quelle que soit son origine, diminue probablement la durée et le niveau d'excrétion virale, mais dans quelle proportion ? ( une vaccination ne met pas forcément à l’abri d’être vecteur/réplicateur ).

 

- le travail sur les mesures barrières en milieu de prolifération hivernal semble devoir être fortement renforcé (EHPAD mais aussi écoles qui constituent l 'hiver de véritables "réacteurs" à partir desquels les épidémies diffusent) ; Il est probablement nécessaire dans les EHPAD d'assurer dès l'arrivée des premiers cas de grippe signalés par les réseaux d'alerte, une détection proactive des cas sporadiques (surveillance de la température) et un isolement ne permettant pas de se rendre aux réunions de groupe ; les mesures  barrière actuelles semblent assez limitées, laissant des patients excréteurs se mélanger aux groupes non atteints.

La qualité de l'air joue aussi probablement un rôle important dans la pression d'infection, et aucune préconisation n'existe à ce sujet, que ce soit dans les EHPAD ou les écoles ( pourtant ce sujet est probablement crucial).

 

Au final et après ce tour d'horizon de données assez méconnues sur la grippe, l'élément qui a mis fin à ma longue procrastination sur le sujet est l'éventuelle mise en place d'une obligation vaccinale pour les soignants ; il me semble en effet important de prendre en considération le risque d'exposition des personnels soignants à une pandémie hautement pathogène : plusieurs éléments scientifiques laissent entrevoir un risque de diminution de l'immunité hétérosubtypique et de la capacité de réaction de personnels indispensables dans ce contexte ; les éléments disponibles en faveur de cette vaccination sont bien résumés dans le document d'expertise du HCSP et sont suffisamment ténus pour que se pose la question du bénéfice/risque (dans les groupes non à risque).

Il existe d'autres voies d'action immédiates dont l'efficacité est clairement indiscutable et qui n'ont pas été optimisées (mesures barrières , évictions en particulier).

 

Dr Y Le Flohic 

 

Merci aux chercheurs de l ANSES et de l 'AFSSAPS , qui adorent discuter de bactériologie en consultation et m'ont beaucoup appris.

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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 08:21

Le test analyse les échantillons de la tumeur prise pendant la chirurgie.

Après avoir utilisé le test, 63 pour cent des femmes ont été avisés qu'ils n'auraient pas à avoir la chimiothérapie - des conseils qui a été accepté par 98 pour cent.

Cela comprenait 60 pour cent dont le cancer du sein n'avait pas encore propagé à leurs ganglions lymphatiques - le groupe pour lequel NICE recommande déjà le test.

Mais les scientifiques ont constaté que la chimiothérapie pourrait également être évitée chez 69 pour cent des femmes qui avaient déjà des cellules cancéreuses dans les ganglions lymphatiques, ce qui suggère l'utilisation de l'essai pourrait être prolongée.

Le cancer du sein est le cancer le plus commun de Grande-Bretagne, avec 55 000 femmes diagnostiquées avec la maladie chaque année, 43 000 d'entre eux ont une chirurgie pour enlever leur tumeur.

Environ 41 pour cent de ces femmes - environ 18 000 par an - reçoivent une chimiothérapie pour réduire le risque de retour du cancer du sein à un stade précoce après la chirurgie, les médicaments puissants détruisant les cellules cancéreuses microscopiques qui ont échappé au couteau du chirurgien.

Mais la chimiothérapie peut causer des effets secondaires éprouvants, y compris la nausée, la perte de cheveux et l'épuisement.

Le test pourrait être utilisé pour environ la moitié de ces femmes - celles ayant la forme négative ER positive HER2. Si les résultats de Manchester ont été reproduits à l'échelle nationale, environ 6000 femmes en Grande-Bretagne pourraient éviter la chimiothérapie chaque année.

Voir la vidéo :

Https://youtu.be/5v-D07GW9Jo

Test = Oncotype DX

Le test Oncotype DX pour le cancer du sein, créé par Genomic Health Inc., est un test diagnostique qui quantifie la probabilité de récidive (importance pronostique), pour des patientes atteintes d’un cancer du sein en phase précoce ayant des récepteurs hormonaux positifs et évalue le bénéfice anticipé de la chimiothérapie (importance prédictive). Le test Oncotype DX a été validé et est approprié pour des patientes qui ont un cancer du sein nouvellement diagnostiqué sans envahissement ganglionnaire, au statut HER2 négatif, ayant des récepteurs d’œstrogène (ER) ou progestérone (PR) positifs. Normalement dans ces cas, un traitement avec une thérapie hormonale, comme le tamoxifène ou un inhibiteur de l'aromatase est planifié mais une proportion de patientes bénéficieront également de la chimiothérapie. Il y a aussi un ensemble croissant de recherches soutenant l’usage du test Oncotype DX chez une population de patientes atteintes d’un cancer du sein avec 1-3 ganglions lymphatiques envahis. Le test Oncotype DX n’est pas approprié pour les patientes avec un cancer du sein métastatique. Le test Oncotype DX analyse l’expression de 21 gènes dans la tumeur pour déterminer un Recurrence Score. Ce « Recurrence Score » (RS) est un chiffre entre 0 et 100 qui correspond à une probabilité spécifique de récidive d’un cancer du sein dans les 10 ans du diagnostic initial. Trois groupes de risque ont été identifiés : un groupe à risque faible (Recurrence Score

Êtes vous éligible au test Oncotype DX (?)

http://breast-cancer.oncotypedx.com/fr-FR/Patient-Invasive/GettingTested/TalkingWithYourDoctorAboutTheTest.aspx?gclid=CNK9wcz6-tECFYky0wodYdoFbg

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 23:15

Transplantation de cellules souches embryonnaires humaines chez des patients atteints de sclérose en plaques et de maladie de Lyme.

Shroff G. Am J Case Rép. 2016.

CONTEXTE

La sclérose en plaques (MS) est une maladie inflammatoire et neurodégénérative dans laquelle la gaine de myéline des cellules nerveuses est endommagée. Elle peut provoquer des symptômes neurologiques retardés semblables à ceux observés chez les patients atteints de la maladie de Lyme (LD).

Les cellules T dérivées du thymus (réactif à la myéline) migrent vers la barrière hémato-encéphalique et stimulent une cascade inflammatoire dans le système nerveux central.

Les thérapies à base de cellules jouent un rôle important dans le traitement des maladies neurologiques telles que la SEP et la LD.

Le traitement des cellules souches embryonnaires humaines (hESC) a été utilisé pour traiter deux patients atteints de SP et de LD.

Les hESCs ont été administrés par différentes voies comprenant des voies intramusculaires, intraveineuses et complémentaires (par exemple, une colonne vertébrale profonde, caudale, intercostale par des gouttes oculaires) pour régénérer les cellules blessées.

Les deux patients ont montré une amélioration remarquable dans leurs compétences fonctionnelles, l'endurance globale, les capacités cognitives et la force musculaire.

De plus, l'amélioration de la condition des patients a été évaluée par tractographie par résonance magnétique et tomographie par émission de photons (SPECT).

CONCLUSIONS

La thérapie avec les hESC pourrait apparaître comme un traitement efficace et sûr pour les patients atteints de SEP et de LD.

Des essais cliniques bien conçus et des études de suivi sont nécessaires pour prouver l'efficacité à long terme et la sécurité du traitement par hESC dans le traitement des patients atteints de SEP et de LD.

PMID 27956736 [PubMed - en cours] PMCID PMC5156555

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 21:10

Protocole de recherche pour une étude diagnostique de l'analyse non invasive grâce à l'air expiré pour la prédiction du cancer oesophago-gastrique.

Markar SR, et al. BMJ . 2016.

INTRODUCTION: En dépit des améliorations apportées à une gamme de chimiothérapies, de radiothérapies et de traitements chirurgicaux, la survie globale à 5 ans du cancer oesophago-gastrique demeure médiocre et varie de 10% à 30%.

Le diagnostic précoce est une stratégie clé pour améliorer la survie, mais stade de la maladie précoce a des symptômes non spécifiques qui sont très fréquents, tandis que le tableau clinique d'avertissement indique souvent une maladie avancée. Le but de cette recherche est de valider un test respiratoire pour prédire le cancer oesophago-gastrique, permettant ainsi le diagnostic précoce et l'introduction du traitement.

MÉTHODES ET ANALYSE: L'étude a compris 325 patients et sera menée à travers quatre centres oesophago-gastriques majeurs cancer à Londres, Royaume-Uni. Cette recherche utilisera une analyse par spectrométrie de masse à flux d'ions choisis (SIFT-MS), pour la comparaison du risque de cancer prédit selon le modèle d'haleine expiratoire de composés organiques volatils précédemment développé, avec des résultats endoscopiques et des biopsies histologiques. Ceci déterminera l'exactitude diagnostique globale pour le test non invasif de l'haleine pour le diagnostic du cancer oesophago-gastrique. ÉTHIQUE ET DIFFUSION: Le Comité NRES Londres, le 16 juillet 2014 (REC référence 14 / LO / 1136) a approuvé l'achèvement de cette étude.

Différentes méthodes de dissémination seront utilisées, y compris des présentations cliniques et des groupes de patients internationaux, et la publication des résultats de la recherche dans un journal clinique à fort impact.

Il s'agit de s'assurer que les conclusions de cette recherche atteindra les patients, les praticiens des soins primaires, les scientifiques, les spécialistes hospitaliers en gastroentérologie, en oncologie et de la chirurgie, les décideurs en matière de santé et les commissaires ainsi que les organismes de réglementation NHS.

NUMÉRO D'ENREGISTREMENT DES ESSAIS: UKCRN18063; Pré-résultats. Publié par le BMJ Publishing Group Limited. Pour obtenir une autorisation d'utilisation (si elle n'est pas déjà accordée en vertu d'une licence), veuillez consulter

http://www.bmj.com/company/products-services/rights-and-licensing/

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 17:13

Le diagnostic du paludisme au bout du doigt

Des chercheurs américains ont mis au point un dispositif au laser permettant de détecter en quelques secondes à travers la peau, un patient infecté par le paludisme.

Ce petit boitier sur lequel le patient pose son doigt envoie des impulsions laser qui provoque des nanobulles de vapeur transitoires qui se déposent autour de nanoparticules d’hémozoïne, un pigment présent uniquement dans les globules rouges infectés par le plasmodium.

Ces nanobulles produisent un signal optique et accoustique, qui peut être détecté avec une très grande précision, et très rapidement (en quelques secondes) par le dispositif mis au point par les chercheurs: une seule cellule infectée serait repéré parmi un million de cellules saines !

Cette technologie présenterait donc de multiples avantages (rapidité, sensibilité, et faible coût) pour améliorer le traitement de cette maladie responsable de 600 000 décès chaque année dans le monde.

Le dispositif a pour l’instant été testé sur des animaux.

Sources : Pnas.

Par Dr Marielle Ammouche le 10-01-2014

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 16:41

PHAGOTHERAPIE

Soigner un staphylocoque doré résistant

Traiter une infection bactérienne résistante

Traiter une infection nosocomiale

Pour soigner des infections dues à des bactéries multi résistantes telles que staphylocoque doré, pseudomonas, escherichia coli, streptocoques, entérocoques, proteus, salmonella, Klebsiella, ..

Il existe une alternative aux antibiotiques des plus puissantes et des plus efficaces, plus efficace que les antibiotiques, sans aucun effet secondaire:

LA PHAGOTHERAPIE.

Cette technique éprouvée, découverte en france en 1917 à l'Institut Pasteur, est tombée en désuétude avec l'arrivée des antibiotiques.

Il s'agit de virus bactériophages, que l'on appelle simplement "bactériophages" ou même "phages" lytiques, présents dans la nature (1 million dans une goutte d'eau de mer), qui sont recherchés et appliqués. Ces soins sont très naturels.

Le bactériophage est le prédateur de la bactérie.

A chaque type de bactériophage est alloué un type bien précis de bactérie à détruire.

C'est la raison pour laquelle, contrairement aux antibiotiques qui attaquent un spectre de bactéries sans faire de distinction entre les bonnes et les mauvaises bactéries, le bactériophage (ou phage) ne va détruire que la bactérie incriminée sans faire aucun autre dommage.

C'est pourquoi il n'y a pas d'effets secondaires à cette thérapie et son incroyable efficacité. Elle est aujourd'hui la seule solution connue pour soigner des bactéries multi résistantes.

http://www.sesoignerengeorgie.com/page10.html

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 16:03

VIH : Un nouveau traitement utilise la mutation du virus jusqu’à sa destruction.

Des chercheurs de l'Université du Minnesota ont identifié deux médicaments qui, combinés, peuvent constituer un traitement efficace pour le VIH.

Ces deux médicaments, la décitabine et la gemcitabine sont utilisées actuellement pour le traitement du cancer.

Les scientifiques viennent de démontrer, qu’utilisés en association sur la souris, ils permettent d’éliminer l'infection au VIH en poussant le virus à muter jusqu’à sa destruction :

C’est le principe de la mutagenèse létale.

L'étude, publiée en ligne dans le Journal of Virology, est une collaboration entre virologistes moléculaires, Louis Mansky et Christine Clouser, de l'Institut de virologie moléculaire et de l'École de médecine dentaire, ainsi que Steven Patterson, du Center for Drug Design.

Les deux médicaments, la décitabine et la gemcitabine, utilisés actuellement pour le traitement du cancer, éliminent le VIH chez la souris en poussant le virus à jusqu'à sa destruction selon le principe de la mutagenèse létale.

Les premiers résultats confirment que les médicaments représentent un traitement antiviral efficace contre le VIH non toxique et causant très peu d’effets secondaires.

Le VIH mute et évolue rapidement.

Les médicaments anti-VIH actuels, empêchent la réplication du virus, cette nouvelle combinaison de médicaments force le virus à faire exactement le contraire jusqu'au point d'extinction.

Les chercheurs espèrent accélérer l'essai clinique de cette combinaison de médicaments chez l'homme et avoir une autorisation rapide de la FDA puisque les profils de sécurité des deux médicaments sont connus.

L'étude a été financée par le Center for Drug Design, Academic Health Center et le National Institutes of Health.

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 16:00

VIH-SIDA: Traitement par les cellules souches

La voie vers un nouveau traitement contre le vih est ouverte.

John Rossi et ses collègues de l'Université du Colorado à Fort Collins, ont associé deux molécules d'ARN pour tester le VIH dans les cellules infectées.

Chacune des deux molécules joue un rôle clé.

La première molécule guide la seconde vers les cellules infectées et cette dernière attaque le virus.

Une approche qui, pour l'instant, a été testée sur des souris sur lesquelles ont été implantées des cellules souches du sang humain.

Les aptamères sont de petites molécules d'ARN qui jouent le rôle de guide pour conduire les ARNsi ( d'autres molécules d'ARN ) jusqu'aux cellules infectées. Jusqu'à présent, "le plus grand obstacle dans l'utilisation des ARNsi seules était de les protéger et de ne pas les faire pénétrer dans les cellules non ciblées", explique le Dr Monsef Benkirane, du laboratoire de virologie moléculaire de l'Institut de génétique humaine de Montpellier.

L'association des aptamères à ces molécules "très puissantes une fois à l'intérieur de la cellule," épargne les cellules saines.

Une fois dans les cellules infectées, l'ARNsi bloque la réplication virale. Résultat: la production de virus dans les cellules infectées est inhibée.

L'équipe de John Rossi a essayé ce traitement des souris porteuses de cellules souches de sang humain.

Leur système immunitaire a été donc câblé sur celui de l'homme et les résultats ont été prometteurs.

Un traitement par injection unique a permis de causer la chute de la concentration du VIH ".

"Dans certains cas, cependant, ces molécules ne peuvent pas totalement éliminer le virus de la cellule."

"Si cette méthode était développée pour les humains, ce serait une solution révolutionnaire.

On peut en effet imaginer son utilisation dans le traitement d'autres maladies, telles que certaines formes de cancer ou d'infection génétiques ".

Pour le moment, l'objectif est d'établir un dosage tel qu'une seule injection par mois soit suffisante pour traiter les patients qui ne répondent plus aux traitements ".

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 15:46

PIED DIABÉTIQUE: Le nouveau traitement par injection qui réduit le risque d'amputation –

Medicc Review Avr 30, 2016 @

Ce traitement, encore largement inconnu en France et révolutionnaire dans le traitement de l’ulcère du pied diabétique a pour nom Heberprot-P.

Développé par des chercheurs cubains, enregistré à Cuba dès 2006 et dans 15 autres pays, aurait déjà permis le traitement et la cicatrisation e plus de 200.000 patients, leur évitant l’amputation.

Une étude d’évaluation de l’Agence américaine la Food and Drug Administration devrait bientôt trancher sur son autorisation de mise sur le marché américain.

Ce produit, mis au point par des chercheurs Cubains, directement injecté dans la plaie et qui permet d’éviter l’amputation, dans 75 % des cas, répond, en regard de l’épidémie mondiale de diabète, à un énorme besoin médical non satisfait.

Un point avec Medicc Review, la revue des médecins cubains. Les patients diabétiques ont un risque 8 fois plus élevé de subir une amputation par rapport à la population non diabétique.

Un patient sur quatre présentera une plaie au cours de sa vie et 85 % des amputations seront précédées par une plaie de pied.

L’ulcère du pied diabétique qui touche 25% des patients diabétiques est directement associé à des infections des tissus et des os et peut ainsi conduire à l’amputation.

En France, on recense entre 8 et 10.000 amputations par an à cause du diabète, 50.000 aux Etats-Unis.

Au-delà de ce risque extrême, l’ulcère du pied diabétique est douloureux et handicapant, empêchant la marche et d’autres activités quotidiennes.

Il a été démontré que les patients diabétiques ont des concentrations de facteurs de croissance réduites dans les tissus, en particulier de facteur de croissance épidermique.

Cette carence affecte la cicatrisation des plaies, entraîne leur développement chronique et le risque d’amputation.

L’ulcère du pied diabétique ischémique est le plus difficile à traiter et est associé au risque d’amputation le plus élevé.

Heberprot-P comprend ce facteur de croissance épidermique déficient.

Développé pour être injecté autour de la plaie (dans la zone péri-lésionnelle) et directement dans e lit de la plaie, il favorise une réponse pharmacodynamique efficace, en boostant l’épithélialisation et la fermeture de la plaie. En association avec des protéines de la matrice extracellulaire, le facteur de croissance épidermique injecté dans la matrice de l’ulcère contribue à améliorer la prolifération et la migration cellulaires.

Cette étude apporte la preuve de son effet d’accélération de la cicatrisation des ulcères profonds et complexes, à la fois ischémiques et neuropathiques, et, finalement, de sa capacité à réduire les taux d’amputation liés aux pieds diabétiques.

Et cela, en toutes sécurité et efficacité. En conclusion, l’injection locale dans les plaies diabétiques complexes de ce nouveau médicament innovant, démontre un rapport bénéfice-risque positif.

La nouvelle étude en cours par l’Agence américaine FDA devrait accélérer son déploiement mondial pour le plus grand bénéfice des patients diabétiques porteurs de plaies chroniques.

Source: MEDICC Review – The International Journal of Cuban Health and Medicine 2013 DOI: 10.1590/S1555-79602013000100004 Heberprot-P: a novel product for treating advanced diabetic foot ulcer (Visuel@Roberto Morejón Guerra)

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