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13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 11:24
Schizophrénie : quid du primum movens ? Pour désigner l’affection connue désormais sous le nom de « schizophrénie », l’ancienne appellation de Kraepelin (« démence précoce ») semble exprimer l’idée que les patients schizophrènes subissent un déclin progressif de leurs facultés intellectuelles, en rapport avec des dégradations elles-mêmes progressives de l’anatomie et des fonctions cérébrales, la psychose en question relevant ainsi d’une sorte de processus neuro-dégénératif dans l’évolution inéluctable de la maladie. Mais cette conception est toutefois contestée, en raison de l’absence de confirmation histopathologique de telles anomalies du cerveau dans les études post-mortem, et de l’existence de modèles physiopathologiques attribuant l’origine des troubles psychotiques à des altérations du neurodéveloppement, préalables à l’émergence clinique de la maladie. Prouver la validité et les mécanismes précis de ces modèles de nature « progressive et neurodéveloppementale » demeure « l’un des défis majeurs » de la recherche sur la schizophrénie. Pour contribuer à ces travaux, des études longitudinales (incluant des données régulières de l’imagerie par résonance magnétique) ont été instaurées depuis plus d’une vingtaine d’années. En résumé, ces recherches visent à identifier l’éventuelle pathologie cérébrale, susceptible d’expliquer le déclin progressif des fonctions cognitives dans la schizophrénie. Mais elles rencontrent des difficultés d’ordre pratique (notamment la possibilité de maintenir concrètement l’engagement des patients et des équipes de chercheurs au fil des ans) et conceptuel (en particulier le fait d’attribuer spécifiquement les anomalies constatées, comme l’atrophie de certaines régions cérébrales, soit aux causes de la maladie, soit à ses effets propres, soit à des conséquences indésirables des traitements neuroleptiques). Le spectre de l’aporie classique sur « la poule et l’œuf » plane ainsi sur ces études. Est-ce la marche (inéluctable ?) de la psychose qui crée (ou du moins aggrave) les troubles neuro-anatomiques confirmés par les apports de la neuro-imagerie ? Ou est-ce plutôt un déficit initial du neurodéveloppement qui provoque les troubles observés cliniquement ? En d’autres termes, peut-on évoquer une sorte de « neurotoxicité de la psychose » (dans la première hypothèse), ou de « psycho-toxicité » des anomalies neurologiques préalables (dans la seconde hypothèse) ? Ou, plus vraisemblablement, d’une interaction probable de ces deux mécanismes complémentaires ? Dr Alain Cohen 12/07/2013 Sweeney JA : The long-term effect of schizophrenia on the brain: dementia praecox? Am J Psychiatry, 2013; 170:6, 571–573.
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13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 11:08
L’implantation transcathéter d’une valve aortique (TAVI) constitue aujourd’hui un traitement efficace du rétrécissement aortique sévère et symptomatique. Il arrive cependant que pendant le séjour hospitalier, la procédure soit suivie de complications infectieuses. Jusqu’alors, elles n’avaient pas fait l’objet d’études systématiques. C’est ce qui a poussé van der Boon et coll. à tenter de déterminer l’incidence, le type, les facteurs prédictifs et le pronostic des infections survenant au décours immédiat d’un TAVI. L’étude a été menée auprès de 298 patients consécutifs, issus de 2 centres, qui avaient bénéficié d’un TAVI entre novembre 2005 et novembre 2011. Pendant le séjour hospitalier, le diagnostic d’infection a été porté sur les données cliniques recueillies par le praticien en charge du patient et sur les résultats des examens complémentaires mis en œuvre pour confirmer la présence du processus infectieux. C’est ainsi qu’après TAVI, une infection est survenue pendant le séjour hospitalier chez 58 patients (19,5 %). Il s’agissait d’une infection urinaire dans 25 cas (43,1 %), d’une pneumopathie dans 12 cas (20,7 %) et d’une infection localisée au niveau du site de l’intervention dans 7 cas (12,1 %). Chez 12 patients (20,7 %) l’origine de l’infection n’a pas pu être déterminée et chez 2 patients (3,4 %), l’infection était multifocale. La voie d’abord, un facteur déterminant En analyse multivariée, il est apparu que l’abord chirurgical via l’artère fémorale était le facteur déterminant le plus important de la survenue d’une infection (odds ratio [OR] 4,18 ; intervalle de confiance [IC] 95 % [1,02 à 17,19]), immédiatement suivi par l’accident vasculaire cérébral majeur périopératoire (OR 3,21 ;IC 95 % [1,01 à 9,52]) et la surcharge pondérale (indice de masse corporelle ≥25 kg/m²; OR 2,27; IC 95 % [1,12 à 4,59]). La survenue d’une complication infectieuse a allongé significativement la durée moyenne de l’hospitalisation : 15 jours (8 à 22) vs 7 jours (4 à 10 ) en l’absence d’infection (p < 0,0001). La survenue d’une infection n’a pas modifié significativement la survie à un an ; à ce terme, selon les abaques d’estimation de Kaplan-Meier, la survie était de 76,6 % en présence d’une infection vs 74,4 % en son absence (log-rank ; p=0,61). L’étude des OR ajustés et non-ajustés a montré que la survenue d’une infection ne permettait pas de prédire la survie à 30 jours (OR 1,27 ; IC 95 % [0,49 à 3,30]) ou à un an (hazard ratio 1,24 ; IC 95 % [0,68 à 2,25]). En conclusion, dans cette étude, une complication infectieuse est survenue après TAVI chez 19,5 % des patients. Elle était associée à certaines variables concernant le patient mais également à des facteurs propres à la procédure. La prise en compte de ces données et l’amélioration des conditions de réalisation du TAVI devraient conduire à la diminution de la fréquence des complications infectieuses qui peuvent émailler l’évolution hospitalière au décours de la procédure. Dr Robert Haïat 12/07/2013 Van der Boon RMA et coll. : Frequency, Determinants and Prognostic Implications of InfectiousComplications AfterTranscatheterAortic Valve Implantation. Am J Cardiol., 2013; 112: 104-110.
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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 19:34
« Tout comprendre sur les vaccins aux sels d’aluminium » Le Parisien Le Parisien s’interroge : « Les vaccins aux sels d’aluminium, majoritairement utilisés, sont-ils dangereux pour la santé ? Une association de défense de malades l’assure. L’Académie de médecine n’est pas d’accord ». Le journal se penche ainsi sur l’association E3M, « qui fédère des patients atteints de myofasciite à macrophages, une maladie qui se traduit par des douleurs musculaires, articulaires et une fatigue chronique ». Le quotidien indique que « soutenus par plusieurs élus, certains malades ont rendu publique leur intention de porter leur combat en justice ». Le Parisien rappelle que « l’aluminium s’invite partout dans notre vie quotidienne. […] Lorsqu’il est utilisé sous forme d’adjuvant dans les vaccins, l’hydroxyde d’aluminium y pèse 0,85mg. Or depuis 2006, selon l’OMS, la dose tolérable se situe à 7,1mg par jour ». Le quotidien explique que « les trois plaignants estiment, sur la foi de travaux de quelques chercheurs, que les sels d’aluminium pourraient être à l’origine de leur pathologie. En portant plainte contre X, ils visent en fait le ministère de la Santé ». Le journal note que « Marisol Touraine s’était engagée à remettre sur le marché un vaccin DTPolio sans sel d’aluminium, retiré du marché en 2000. Mais aussi à financer les travaux du Pr Gherardi sur les liens entre aluminium et myofasciite à macrophages et enfin à installer un groupe de travail sur le sujet ». Les plaignants indiquent que « la ministre n’a pas tenu parole ». Le Parisien relève toutefois : « L’aluminium est-il impliqué dans la maladie ? Pour l’Académie de médecine, la réponse est formellement non ». Le professeur émérite de pédiatrie et vaccinologue Pierre Bégué remarque ainsi que « les sels d’aluminium peuvent, chez une infime partie de la population, provoquer une petite lésion, un granulome, que l’on détecte après biopsie. Aucune étude scientifique n’a jamais prouvé le lien entre les sels d’aluminium et cette maladie ».
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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 07:20
Une promenade en forêt ou au parc serait un excellent substitut aux antihistaminiques contre les symptômes allergiques. Une série d’études publiées récemment ont montré les bienfaits sur les fonctions immunitaires de passer quelques heures dans des endroits très boisés. Les plantes et les arbres dégagent des phytoncides, un composé chimique en suspension qui les protège contre la décomposition et les insectes, dont les propriétés profitent aussi aux humains. Au Japon, des participants ont enregistré une diminution du taux de cortisol, une hormone liée aux symptômes allergiques, un ralentissement du pouls et de la pression sanguine après leur séjour en nature. (Environmental Health and Preventive Medicine) Agence Science-Presse
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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 07:16
Trichuris suis ova: testing a helminth-based therapy as an extension of the hygiene hypothesis. AuthorsJouvin MH, et al. Show all Journal J Allergy Clin Immunol. 2012 Jul;130(1):3-10; quiz 11-2. doi: 10.1016/j.jaci.2012.05.028. Affiliation Division of Allergy and Immunology, Department of Pathology, Beth Israel Deaconess Medical Centre and Harvard Medical School, Boston, MA 02215, USA. mjouvin@bidmc.harvard.edu Abstract The hygiene hypothesis, which was put forward more than 20 years ago by Strachan, proposes that the recent increase in allergic and autoimmune diseases is due to increasing hygiene standards. Since then, numerous epidemiologic and animal studies have provided support for this hypothesis and showed that certain microorganisms, helminths in particular, have immunomodulatory effects. More recently, studies have led to the identification of some of the mechanisms underlying these immunomodulatory effects. Substances, or crude extracts, produced by worms and responsible for these effects have been analyzed. Clinical trials have been performed mainly with pig whipworm, which was chosen because it is likely to be nonpathogenic in human subjects. Eggs of the pig whipworm (Trichuris suis ova) have been shown to be safe in multiple studies. Efficacy has been demonstrated in patients with inflammatory bowel diseases and in 1 case of pecan allergy. Altogether, this information supports further investigation of T suis ova in patients with immune-mediated diseases, particularly in areas in which there is currently no therapy, such as food allergy. American Academy of Allergy, Asthma & Immunology.
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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 07:07
Helminthes pour traiter la maladie de Crohn But : Evaluer la tolérance et l’éventuelle efficacité d’un heminthe intestinal Tichuris suis (parasite du porc, non dans le traitement de la maladie de Crohn (MC) active. Matériel et méthodes :Vingt neuf patients avec une MC active définie par un CDAI ≥ 220 ont participé à cet essai ouvert. Tous les patients ont ingéré 2500 œufs vivants de T suis toutes les 3 semaines pendant 24 semaines. Une rémission était définie comme une diminution du CDAI au dessous de 150, une réponse clinique par une baisse du CDAI de 100. Résultats : A la 24ème semaine, 23/29 MC (79,3%) des MC avaient répondu, et 21/29 (72,4%) étaient en rémission. La baisse médiane du CDAI chez les répondeurs a été de 171 points. L’analyse à la 12ème semaine montre des résultats équivalent. Il n’a pas été observé d’effet secondaire. Conclusions : Pour les auteurs un traitement des maladie de Crohn active par T suis pourraient constituer une alternative d’autant que ce traitement est bien toléré. On note que les patients sous immunosuppresseurs (IS) ont eu un taux de réponse supérieur cela pourrait être lié soit à une action synergique des helminthes et des IS, soit au fait que les IS auraient favoriser l’infestation des helminthes. L’action des helminthes s’expliquerait par une atténuation de la réponse de type Th1, impliquée dans l’activité de la maladie de Crohn,. Les helminthes induiraient la production d’IL4 et d’IL12, cytokines impliquées dans les réactions de type Th2. Cette réponse de type Th2 inhiberait la production de cytokines Th1 et diminuerait la sévérité de la colite. Commentaire : L’intérêt de cet article est de rappeler la persistance d'inconnues sur les interactions entre les parasites et leur hôte. Il n’est pas certain qu’une réponse de type Th1 liée à l’infection par T suis soit suffisante pour expliquer les résultats étonnement positifs de cet essai. On peut également envisager une simple réponse anti-inflammatoire déclenchée par l’infection parasitaire. On peut également être étonné par l’absence d’effet secondaire et de mise en garde sur les risques possibles en cas d’infection du patient par Campylobacter jejuni par exemple (des septicémies ont été rapportées en cas de co-infection par Campylobacter jejuni et un helminthe). Dans tous les cas, ce travail mérite incontestablement d’être confirmé par un essai randomisé et de définir les sous-groupes de patients susceptibles de bénéficier de ce type de traitement. Dr Gilbert Tucat Référence Titre : Trichuris suis therapy in Crohn's disease Auteurs : R W Summers, D E Elliott, J F Urban Jr, R Thompson, J V Weinstock Source : Gut Ref. biblio. : 2005;54:87-90 Rédacteur en chef : Pr Louis Buscail Si vous ne souhaitez plus recevoir GastroScoop, cliquez ici Webmaster : Dr F. Tusseau GastroScoop est un service de la Société Nationale Française de Gastro-entérologie en partenariat avec
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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 07:03
L’Organisation pour la science et la société de l’Université McGill présente : Professeur Ariel Fenster Organisation pour la science et la société de l’Université McGill (514) 398-2618 Ariel Fenster, le 15 août 2011, 11h11 L’on dit que lorsqu’elle fut informée que le peuple manquait de pain, Marie‑Antoinette rétorqua: «Qu’ils mangent de la brioche». La manchette de la dernière édition du magazine New Scientist paraphrasait cette expression avec le titre: «Qu’ils mangent des vers», en référence à un article sur la thérapie helminthique qui y était publié Dans le cadre de cette approche controversée, des patients se font infecter avec des œufs ou des larves de vers parasites, appelés helminthes. Le but est de traiter des maladies auto-immunes allant de l’allergie courante, dont le rhume de foins, à des problèmes plus sérieux comme la colite ulcéreuse, la maladie de Crohn, voire la sclérose en plaques. Parmi les espèces d’helminthes les plus utilisées, mentionnons le Necator americanus (représenté ci-contre). Dans ce traitement, les larves sont appliquées sur la peau où elles pénètrent pour ensuite se loger dans l’intestin. Dans le cas du Trichuris trichiura le patient se fait infecter en avalant des œufs de l'espèce. Le Trichuris trichiura se loge également dans l’intestin, où les vers éclosent éventuellement. Très répandues aux quatre coins du monde, ces deux variétés peuvent entraîner de sérieux problèmes intestinaux. L’Organisation mondiale de la Santé estime que le Necator americanus infecte annuellement plus de 1,3 milliard d’individus et cause 65,000 décès. Le Trichuris trichiura est, quant à lui, responsable de l’infection d’un milliard de personnes et de 10,000 décès. Si, a priori, il semble paradoxal de faire appel à des organismes aussi néfastes pour traiter des problèmes de santé aussi graves, cette façon de faire est néanmoins fondée sur des arguments scientifiques. Ceux-ci sont basés sur l'observation que dans les pays où les infections helminthiques sont endémiques, les pays tropicaux par exemple, les maladies auto-immunes sont relativement rares. Une situation que certains expliquent par la théorie de l’hygiène, proposée en 1989 par le Dr David Strachan (British Medical Journal). Selon ce médecin britannique, la société occidentale est devenue «trop propre». Les normes d’hygiène des pays industrialisés –extrêmes par rapport à ce qu’elles étaient par le passé– ont eu pour effet de diminuer, voire d’éliminer, l’exposition des habitants à une variété de microorganismes et de parasites. Par conséquent, leur système immunitaire est devenu hypersensible, réagissant démesurément à des allergènes bénins, en attaquant les organes qu’il est censé protéger. Pour les adeptes de la thérapie helminthique, ces vers parasites ont développé la capacité de survivre dans le corps humain, et ce, depuis des millénaires, sans être rejetés. Ils soutiennent que ces invertébrés ont acquis les moyens de freiner l’activité du système immunitaire, ce qui est, après tout, l’approche des traitements conventionnels des maladies auto-immunes. En conséquence, le but de la thérapie helminthique est d’infecter les personnes souffrant de maladies auto-immunes avec ces parasites, à une dose suffisante pour déprimer le système immunitaire, mais pas en nombre suffisant pour causer les problèmes de santé auxquels ils sont associés. L’un des premiers chercheurs à avoir mené des travaux suggérant une validité à cet argument est le professeur Joe Weinstock. Dès 2005, ce chercheur de l’Université Tufts du Massachusetts publia une étude parue dans la revue Gastroenterolgy, à l’issue de laquelle il démontra une amélioration significative des symptômes chez les personnes souffrant de colique ulcéreuse grâce à un traitement à petites doses à l’aide d’œufs de Trichuris trichiura. Depuis, d’autres chercheurs se sont penchés, avec des résultats mitigés, sur l’utilisation de la thérapie helminthique pour le traitement d’autres maladies auto-immunes, dont la sclérose en plaques, où le système immunitaire attaque les cellules nerveuses. Divers problèmes freinent les recherches sur la thérapie helminthique. En premier lieu, la difficulté d’obtenir l’approbation des autorités médicales pour l’utilisation d’organismes susceptibles de rendre les participants gravement malades. Il y a aussi la grande variété de maladies auto-immunes, et le fait qu’elles évoluent différemment d’un individu à l’autre. Ainsi, comment s’assurer qu’un organisme particulier, efficace pour un individu, le soit d’emblée pour d’autres? Quoi qu’il en soit, beaucoup de patients atteints d’une maladie auto-immune ne veulent pas attendre. Et les traitements helminthiques n’étant pas disponibles en Amérique du Nord (en dehors des essais cliniques), certains patients préparent eux-mêmes des mixtures qu’ils espèrent efficaces. Certains élèvent des vers, avalent des œufs isolés de selles ou se les procurent auprès de compagnies mises sur pied pour répondre à la demande. L’une d’elles est Autoimmune Therapies, située à Tijuana, au Mexique. Elle exige des milliers de dollars, outre les frais de déplacement des patients, certains atteints de sclérose en plaques, en échange d’un traitement à l’aide de larves de Necator americanus. Une telle situation porte à espérer que la recherche sur la thérapie helminthique progresse rapidement. Ceci permettra d'offrir d'aux patients souffrant de maladies auto-immunes des réponses fiables et valides quant à l’efficacité de cette approche.
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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 06:54
Analysis: Cover Story - Autoimmune disease SciBX 6(26); doi:10.1038/scibx.2013.644 Published online July 11 2013 Debugging Crohn's disease University of Nantes Angers Le Mans researchers have used mannosides to directly target adherent-invasive Escherichia coli, which cause intestinal inflammation in Crohn's disease. The team is planning to test this alternative to standard-of-care TNF-lowering therapies in a mouse model for chronic CD.
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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 22:01
La presse spécialisée continue à s’interroger sur la question du traitement des dépressions pendant la grossesse ou/et la lactation : le médecin doit « peser les risques et les bénéfices » du traitement antidépresseur, rappelle ainsi l’éditorialiste de The American Journal of Psychiatry. Certaines études ont montré que « des femmes souffrant de dépression majeure durant la grossesse ont un risque accru d’avoir un enfant prématuré, ou avec un petit poids de naissance et un retard de croissance intra-utérin. » Le problème se complique en constatant que le recours aux antidépresseurs durant la grossesse se trouve, lui aussi, « associé à des résultats négatifs. » Par exemple, précise l’auteur, les femmes traitées par un inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine (ISRS) ont un risque « deux à trois fois plus élevé d’avoir un enfant prématuré ou un bébé de faible poids à la naissance » que celles non exposées à ces médicaments au cours de leur grossesse.
Heureusement, certains indices demeurent relativement positifs : la comparaison avec les mères sans état dépressif majeur ni exposition aux antidépresseurs durant la grossesse ou le post-partum a montré que chez les femmes avec dépression périnatale, « ni l’existence d’une dépression majeure non traitée, ni l’administration d’un médicament de type ISRS n’ont une incidence significative sur le poids de l’enfant, sa taille, ni son périmètre crânien jusqu’à l’âge d’un an. »
Ces données sont plutôt rassurantes car on sait en effet que, « dans les premiers stades du développement infantile du moins », un retard de croissance de l’enfant peut entraîner, à terme, des conséquences « médicales et médico-sociales » : risque de déficience ou de handicap intellectuel, répercussion sur le niveau d’éducation et le statut professionnel ultérieur, intégration socio-familiale…
Le praticien et sa patiente se trouvent donc confrontés à une problématique de type « Charybde ou Scylla » où la décision de traiter une dépression puerpérale doit être soigneusement pesée, au cas par cas, en fonction du contexte particulier et du rapport escompté bénéfices/risques.


Dr Alain Cohen Publié le 11/07/2013

Parry BL : To treat or not to treat perinatal depression with antidepressant medication:
effects on infant growth. Am J Psychiatry 2013; 170:5, 453–454.
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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 21:10
Environ un enfant sur 150 souffre de troubles du spectre autistique (TSA) dans le monde. Plusieurs études suggèrent un rôle étiologique de la réponse immunitaire dans certaines formes de TSA. Une équipe de l’Université de Californie de Davies a démontré, lors de travaux précédents, que des auto-anticorps de la mère sont associés à une exacerbation de certains troubles chez les enfants autistes et reconnaissent des antigènes détectés dans la circulation fœtale. Ces auto-anticorps pourraient avoir un rôle étiologique dans les TSA d’après des études chez les rongeurs et le primate. Les chercheurs de Davies franchissent aujourd’hui une étape importante en identifiant des antigènes cibles des auto-anticorps maternels liés à l’autisme (AMA) et en caractérisant, pour les plus fréquents d’entre eux, les troubles comportementaux observés en corrélation chez les enfants. Des auto-anticorps ciblant des protéines cérébrales chez 23 % des mères d’enfants autistes L’étude, à caractère rétrospectif, inclut 246 mères d’enfants atteints de TSA et 149 mères d’enfants contrôles issues de la cohorte CHARGE (CHildhood Autism Risks from Genetics and Environment), et leurs enfants soit 246 souffrant de TSA ou d’autisme et 149 enfants de la population générale ayant un développement typique. Les chercheurs utilisent une approche protéomique avec détermination de la séquence des protéines en spectrométrie de masse en tandem, et confirmation par transfert de protéines (western blot). Ils identifient 7 principaux antigènes cibles des AMA qui sont des protéines cérébrales fœtales, les lactate déhydrogénases A et B, la cypine, la phosphoprotéine 1 induite par le stress (STIP1), les CRMP1 et CRMP2 (collapsin response mediator proteins) et la protéine YBX1 de fixation à YB (Y box). La réactivité maternelle à ces antigènes, individuellement ou en combinaison, est associée significativement à la survenue de TSA chez l'enfant (Odds ratio [OR] individuels [sauf pour l’association avec la cypine qui n’est pas significative] de 1,57 à 2,7 ; significativités p de 0,065 à <0,0001). Au total près de 23 % des mères d’enfant atteint de TSA ont une combinaison d’auto-anticorps ciblant 2 des 7 protéines ou plus (OR 21,7 intervalle de confiance à 95 % [IC 95%] 5,2-90, p <0,0001), contre 1 % des contrôles. Les enfants ont des troubles comportementaux plus marqués en cas d’auto-anticorps chez la mère Quelques corrélations sont notées entre le statut maternel en auto-anticorps réactifs à ces protéines et le comportement des enfants autistes ou TSA. Par rapport aux enfants atteints dont les mères n’ont pas cette réactivité, on observe chez ceux dont les mères sont positives des détériorations plus importantes à la sous-échelle des comportements stéréotypés du score ABC (Autism Behavior Checklist) : LDH (P = 0,024), CRMP1 (tendance à la significativité P = 0, 055), combinaison LDH et STIP1 (P=0,015), ou LDH/STIP1/CRMP1 (P = 0,007). En outre, le score ABC total reflète une dégradation globalement accrue chez les enfants des mères réactives pour la LDH et la CRMP1 (p=0,046) ainsi que pour la combinaison LDH/STIP1/CRMP1 (tendance à la significativité P=0,06). Chacun des antigènes mis en évidence ici est connu pour avoir un rôle critique dans le cerveau en développement. Des auto-anticorps maternels contre des protéines cérébrales fœtales pourraient donc conduire à des altérations neurodéveloppementales caractéristiques des TSA dans un sous-groupe de cas. De plus, avec leur spécificité exceptionnellement élevée >99 %, plusieurs profils en auto-anticorps pourraient constituer les premiers véritables biomarqueurs du risque de TSA, avec des applications cliniques dans le diagnostic précoce. Une étude prospective est en cours pour déterminer la valeur prédictive des AMA. Dominique Monnier 10/07/2013 Braunschweig D et coll. : Autism-specific maternal autoantibodies recognize critical proteins in developing brain Transl Psychiatry 2013, e277. Publication avancée en ligne le 9 juillet. doi:10.1038/tp.2013.50
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