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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 23:01

Le vaccin contre le diabète est devenu une réalité !

Officiellement annoncé, le monde entier célèbre la nouvelle qui changera la vie de millions de personnes partout dans le monde !

Le vaccin contre le diabète promet d’être la solution contre l’avance de la maladie et même inverser ses effets.

Salvador Chacón Ramirez, président de la Fondation «Vive votre diabète» et Lucina Zárate Ortega, présidente de l’Association mexicaine pour le diagnostic et le traitement des maladies auto-immunes, ont organisé une conférence de presse pour préciser que le vaccin ne peut pas guérir le diabète, mais il a pu réaliser une nette amélioration de l’état de cette maladie chronique.

Chacón Ramirez a expliqué que chaque patient nécessitait une attention particulière car le diabète peut causer de nombreuses complications s’il n’est pas contrôler dès son apparition.

Le Docteur Jorge González Ramirez est le créateur de cette auto-chimiothérapie. «Pour la première fois, nous avons réussi à normaliser une solution saline pour tout type de diabète, que ce soit le diabète type 1, type 2, le diabète gestationnel et même le Dr Ramirez a simplifié l’action de la nouvelle procédure comme suit :

Environ 5 cm de sang ont été extraits pour chaque patient.

Ensuite, le sang sera réfrigéré à cinq degrés centigrades. Puis les patients ont été injectés avec 55 millilitres de la solution sanguine.

A ce stade, des changements de température se produisent en créant un choc. En fait, la faille génétique et métabolique est corrigée ou inmuno-métabolisée dans le vaccin lors de la réfrigération. L’action du vaccin dure 60 jours et le traitement est d’environ un an.

Ce vaccin est beaucoup plus qu’un médicament. Il est une pratique médicale qui s’est transformée en une alternative, une solution possible pour arrêter les complications chroniquement dégénérative notamment l’embolie, la perte de l’oreille, l’amputation, l’insuffisance rénale et la cécité .

Mme Lucina a expliqué que les patients doivent encore visiter les médecins de l’Association mexicaine pour le diagnostic et le traitement des maladies auto-immunes en vue de prévenir les conséquences de la nouvelle procédure qui restent encore non prévisibles. «Ils ont besoin d’aide.

« C'est un traitement, pas un miracle. Ils doivent le combiner avec des exercices, des médicaments, un régime alimentaire et ensuite commencer l’auto-chimiothérapie. » a enfin ajouté Mme Lucina

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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 08:20

La maladie de Parkinson peut provenir des microbes de l' l'intestin *

Au lieu d'être localisée au seul cerveau, de nouvelles preuves chez la souris suggèrent que la maladie de Parkinson pourrait effectivement commencer dans l'intestin.

* L'étude pourrait aider à trouver la guérison de la maladie de Parkinson, une maladie neurodégénérative touchant environ 10 millions de personnes dans le monde.

LA CAUSE-RACINE ?

Dans les nombreuses études qui cherchent à décoder le mystère de la maladie de Parkinson, les scientifiques ont limité leur recherche au cerveau.

Cependant, de nouvelles recherches suggèrent que la maladie neurodégénérative peut réellement naître dans l'intestin.

L'étude est détaillée dans la revue Cell. Les chercheurs ont remarqué que les personnes atteintes de la maladie de Parkinson signalent souvent une constipation, ainsi que d'autres problèmes digestifs, jusqu'à dix ans avant que les tremblements (les symptômes habituels de la maladie de Parkinson) ne se produisent.

L'étude en a attribué la cause à un microbe de l'intestin provoquant les mutations de protéines dans le cerveau, connue pour causer la maladie de Parkinson. Les souris élevées pour développer la maladie de Parkinson ont été mises dans des cages stériles ou non stériles.

Les souris dans les cages sans germes manifestent moins de dégénérescence motrice, et leurs cerveaux ont une mutation réduite en protéine α-synucléine. Elles avaient «une performance presque normale» dans les tâches motrices.

Les chercheurs ont injecté des bactéries intestinales de patients atteints de la maladie de Parkinson chez ces souris, et elles se sont détériorés rapidement.

Cet effet ne s'est pas produit avec des bactéries prises chez des humains en bonne santé. Les souris dans les cages normales non stériles ont développé les symptômes attendus de la maladie de Parkinson.

Lorsqu'ils sont traités avec des antibiotiques, leurs symptômes ont été réduits, ce qui suggère l'efficacité dans une approche microbienne de la maladie.

Les bactéries intestinales prises chez des personnes en bonne santé n'ont pas eu le même effet.

ESPOIR POUR UNE CURE

"Nous avons découvert pour la première fois un lien biologique entre le microbiome intestinal et la maladie de Parkinson", a déclaré Sarkis Mazmanian, chercheur principal.

Essentiellement, les scientifiques pensent que les bactéries intestinales pourraient libérer des produits chimiques qui sur-activent des parties du cerveau, menant aux dommages.

La prochaine étape pour les chercheurs est d'identifier spécifiquement qui parmi le cocktail des microbiomes intestinaux qui est à l'origine de la maladie.

Si ces souches pouvaient être identifiées, les scientifiques pourraient trouver un moyen de dépister la maladie avant que les symptômes n'apparaissent et que le cerveau ne soit endommagé.

. «Comme tout autre processus de découverte de médicaments, la traduction de ce travail novateur de la souris à l'homme prendra de nombreuses années», a déclaré Mazmanian. "Mais c'est un premier pas important."

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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 16:22

Le 19 novembre 2014, Willy Burgdorfer s’éteignait à l’hôpital d’Hamilton, dans le Montana, à 89 ans. Ce scientifique a donné son nom à une bactérie, qu’il a identifiée en 1982, Borrelia burgdorferi (Bb). Cet agent pathogène transmis par les tiques est responsable de la borréliose de Lyme, caractérisée aux États-Unis dans les années 1970 dans la ville de Lyme (Connecticut). Extrême fatigue, douleurs articulaires, paralysie faciale, voire perte de l’usage des membres dans les cas les plus graves figurent dans le tableau clinique.

L’incidence de l’infection croît partout dans le monde. En France, elle toucherait plus de 35 000 personnes supplémentaires chaque année, selon un réseau sentinelle de médecins généralistes. Mais le nombre réel de cas pourrait être bien plus élevé – l’association de malades France Lyme évalue à 650 000 les cas chroniques en France. Car la maladie est au centre d’une vive controverse. Pour les uns, elle reste très peu connue des médecins, mal prise en charge, et son incidence est sous-estimée ; pour les autres, elle est diagnostiquée à tort et à travers en dehors des recommandations officielles. Mais les lignes commencent à bouger. En 2012, la Direction générale de la santé a ainsi saisi le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) pour qu’il produise un état des connaissances actualisé sur la borréliose de Lyme. Le rapport, assorti d’un avis, publié le 4 décembre, dresse l’état des lieux d’une situation complexe et émet des recommandations, notamment pour améliorer les performances des outils diagnostiques actuels et la prise en charge des personnes atteintes.

Actualité parlementaire

C’est un combat parlementaire perdu d’avance, puisque le texte déjà rejeté en commission ne devrait pas être adopté dans l’hémicycle jeudi prochain. En déposant cette proposition de loi UMP visant à mieux diagnostiquer, soigner et prévenir la maladie de Lyme, les députés UMP François Vannson (Vosges) et Marcel Bonnot (Doubs) semblent surtout avoir pour objectif de mobiliser urbi et orbi sur la maladie. Leur texte, vise à améliorer la connaissance du nombre, des besoins et des modalités de prise en charge des personnes atteintes par la maladie de Lyme, et prévoit la publication d’un rapport par le gouvernement dans un délai de deux ans. Il vise aussi à améliorer la formation des professionnels en en faisant un thème prioritaire de FMC (Formation Médicale Continue). Enfin, leur proposition de loi prévoit un plan quinquennal pour lutter contre une maladie en pleine expansion.

François Lallemand, très investi dans la lutte contre la maladie raconte : « Comme je suis à la frontière je me forme depuis plus de 20 ans en Allemagne, plus avancée qu’en France sur la maladie de Lyme » explique-t-il. Comme d’autres, le Dr Lallemand remet en cause la fiabilité du test de diagnostic Elisa, préconisé en France : « Depuis 2008, je fais pratiquer le test Western Blot utilisé en Allemagne ». Il a également rencontré des problèmes pour traiter les patients atteints de la maladie. Attaqué par l’Ordre pour la prescription du Tic Tox, une huile essentielle , il s’en sort avec un blâme : « Nous sommes très peu à traiter la maladie de Lyme, et les médecins qui le font sont harcelés. Plusieurs procès doivent encore avoir lieu dans les prochains jours » confie-t-il. Même si la proposition de loi a été rejetée, le Dr Lallemand continue son combat « Il y a une véritable révolte chez les malades, on ne peut pas baisser les bras ». Les partisans de cette proposition de loi s’inquiètent de la progression de la maladie, mais aussi de sa probable sous-déclaration dans l’hexagone (5 000 cas recensés en 2012 contre 1 million en Allemagne !), du déni qui l’entoure et de l’inadapation du test de dépistage en usage en France.

La maladie de Lyme

Dans les cabinets et les laboratoires, une guerre particulière fait rage. Année après année, des tiques transmettent Borrelia burgdorferi à 200 000 personnes, il n’y a pas de vaccin. Les tests ont des défauts plus ou moins importants – et ainsi beaucoup d’infections passent inaperçues pendant des années. Son et lumière : les 10 et 11 mai, les chutes du Niagara et la Tour CN brilleront de manière inaccoutumée, des actions sont aussi prévues á Berlin. Derrière tout cela ne se cache pas une action artistique – plutôt des patients à travers le monde qui essaient de faire réagir les médecins et les politiciens sur la maladie de Lyme. L’activisme peut paraître surprenant, mais il a un fond sérieux. La détection à temps des infections sans complication peut ainsi permettre de les traiter avec des antibiotiques. Sans traitement adéquat, cela conduit souvent à de la fatigue, des douleurs articulaires et musculaires, et des déficits cognitifs. Après ce stade, le système nerveux central et périphérique souffre encore plus (neuroborréliose).

La maladie commence après une morsure de tique par une infection locale, avec une éruption cutanée (érythème migrant), et des symptômes ressemblant à la grippe et parfois à des maladies gastro-intestinales. En cas de suspicion, des laboratoires spécialisés analysent les échantillons de sang par l’Enzyme Linked Immunosorbent Assays (ELISA). La méthode présente plusieurs inconvénients : la sensibilité, la spécificité et la normalisation ne répondent pas aux attentes des médecins. Selon le Dr Armin Schwarzbach du Borreliose Centrum Augsburg, jusqu’à 70 pour cent de tous les tests ELISA restent négatifs malgré l’infection. « Les médecins en cabinet qui demandent les examens, souvent, ne le savent pas. » Selon la publication, la sensibilité du test est de 30 à 60 pour cent. Ce n’est qu’après des résultats ELISA positifs ou au moins limites que les échantillons doivent être vérifiées par un immunoblot, sinon les caisses de sécurité sociale ne prennent pas les frais en charge. « Les Immunoblots sont en effet plus sensibles que l’ELISA, mais ils n’excluent pas une infection. Ainsi le GKV(système de sécurité sociale allemand) rembourse seulement le « jeu de hasard » ELISA et laisse donc le sort du patient entre les mains du fabricant du test utilisé », critique notre collègue.

Le scandale

Viviane Schaller, 66 ans, docteur en pharmacie, et ancienne gérante d’un laboratoire d’analyses biologiques à Strasbourg, et Bernard Christophe, 65 ans, diplômé en pharmacie mais non inscrit à l’Ordre des pharmaciens, ont été condamnés à 9 mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Strasbourg, pour escroquerie à l’assurance-maladie, pour la première, et exercice illégal de la pharmacie, pour le second. Ils se présentent comme « lanceurs d’alerte » face à une épidémie sous-estimée selon eux. Ils ont été lourdement condamnés par la justice. Viviane Schaller a été reconnue coupable d’avoir appliqué pendant des années un protocole de dépistage de la maladie non homologué par les autorités sanitaires. Elle a ainsi annoncé à des milliers de patients, dans toute la France, qu’ils étaient bel et bien porteurs de cette affection pouvant provoquer des troubles invalidants et douloureux, notamment neurologiques, articulaires et musculaires, et ce alors que les tests « officiels » affirmaient le contraire. « J’ai mis le doigt sur une anomalie, ça dérange », a commenté Viviane Schaller, tandis que Bernard Christophe a fustigé « l’industrie pharmaceutique qui continue de vendre des tonnes de médicaments pour soigner les centaines de symptômes induits par Lyme ».

Pour la Sécurité sociale, Viviane Schaller a gonflé les recettes de son laboratoire, et creusé le trou de la Sécu, en réalisant systématiquement deux tests de détection de la maladie de Lyme, le test Elisa et le test Western-Blot, au lieu de suivre le protocole réglementaire, qui ne prévoit un second test qu’en cas de résultat positif ou douteux du premier. Oui mais voilà, pour Viviane Schaller, pharmacienne strasbourgeoise de 66 ans, le test Elisa des laboratoires bioMérieux (groupe Sanofi) n’est pas fiable, et seul le test Western Blot le serait. Se baser sur un résultat négatif d’Elisa pour ne pas soigner contre la borréliose de Lyme un patient serait risqué, selon elle, d’autant plus que cette maladie requiert un traitement rapide sous peine de complications. Mais rien à faire, le dialogue tourne court entre Viviane Schaller, la CPAM et l’Agence régionale de santé qui ferme le laboratoire en février 2012 pour « non respect des bonnes pratiques de santé ». Viviane Schaller ne peut s’opposer à cette décision et doit revendre son cabinet.

Bernard Christophe, 65 ans, a été condamné pour avoir fabriqué et commercialisé hors du cadre réglementaire un remède à base d’huiles essentielles contre la maladie de Lyme, baptisé « Tic Tox », pour soulager les personnes victimes d’une borréliose de Lyme. Mais en janvier 2012, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ASNM) pense que le Tic Tox est présenté comme un médicament, qu’il n’y a pas d’autorisation de mise sur le marché et décide d’en interdire la vente. Bernard Christophe doit cesser son activité et se retrouve accusé d’exercice illégal de la pharmacie. Selon Maître Catherine Faivre, son conseil , « Bernard Christophe est convaincu d’avoir agi dans l’intérêt des malades. C’est un lanceur d’alerte qui a lourdement payé son engagement. L’ASNM se trompe quand elle assimile le Tic Tox à un médicament, il n’en a jamais été question, elle n’avait pas à en interdire sa consommation d’autant qu’en quinze années de commercialisation, aucune plainte n’a été déposée, aucune intoxication n’a été recensée. Aujourd’hui retraité, Bernard Christophe espère bien faire comprendre que la maladie de Lyme peut être une affection chronique et qu’il y a des alternatives aux antibiotiques. »

Car une controverse secoue la médecine et les institutions en charge de la santé publique : la maladie de Lyme serait-elle infiniment plus répandue qu’on ne le croit en France ? De nombreux malades, notamment l’association « Lyme sans frontières », soutiennent les praticiens, ainsi que quelques médecins, comme le Pr Christian Perronne, chef de service en infectiologie à l’hôpital universitaire Raymond Poincaré de Garches et président de la Commission spécialisée Maladies transmissibles (CSMT) du Haut Conseil de santé publique, qui dénonce une « sous-estimation dramatique de cette maladie ». C’est un nouvel avatar de la controverse qui oppose des patients en colère aux autorités sanitaires accusées de s’accrocher à un « dogme de la rareté de la maladie ». Plusieurs médecins se sont succédés à la barre, sur demande de la défense, pour fustiger le manque de prise en compte de cette pathologie. « Il y a en France une sous-estimation dramatique de cette maladie », a commenté le Pr Christian Perrone.

Il a déploré que les tests de détection approuvés aient été calibrés « il y a 30 ans ». Pour sa part, la présidente de l’association « Lyme sans frontière », Judith Albertat, a estimé que « des milliers de malades vivent un enfer, car ils sont bafoués, confrontés à un déni, une omerta ».

2ccr.wordpress.com

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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 10:54
 
L'amélioration de l'homéostasie du glucose chez les souris obèses traitées par resvératrol est associée à des modifications du microbiome intestinal.
 

De Sung MM1, de Kim TT1, de Denou E2, de Soltys CM1, de Hamza SM1, de Byrne NJ1, de Masson G1, de Park H3, de Wishart DS4, de Madsen KL3, de Schertzer JD2 et de Dyck JR5.

L'administration orale de resveratrol est capable d'améliorer l'homéostasie du glucose chez les personnes obèses.


Ici, nous montrons que l'ingestion de resveratrol produit des modifications fonctionnelles taxonomiques et prédites par le microbiome intestinal des souris obèses.


En particulier, les changements dans le microbiome de l'intestin ont été caractérisés par une diminution de l'abondance relative de Turicibacteraceae, Moryella, Lachnospiraceae et d'Akkermansia et par une augmentation de l'abondance relative de Bacteroides et Parabacteroides


De plus, le transfert de matières fécales à partir de souris saines recevant du resvératrol est suffisant pour améliorer l'homéostasie du glucose chez les souris obèses, ce qui suggère que les modifications du microbiome intestinal peuvant jouer un rôle important dans le mécanisme d'action du resvératrol.


© 2016 par l'American Diabetes Association.

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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 10:51

Une protéine purifiée de la membrane d'Akkermansia muciniphila pasteurisée améliore le métabolisme chez les souris obèses et diabétiques.

Plovier H1, Everard A1, Druart C1, Depommier C1, Van Hul M1, Geurts L1, Chilloux J2, Ottman N3, Duparc T4, Lichtenstein L4, Myridakis A2, Delzenne NM1, Klievink J5, Bhattacharjee A5, van der Ark KC3, Aalvink S3 , Martinez LO4, Dumas ME2, Maiter D6, Loumaye A6, Hermans MP6, Thissen JP6, Belzer C3, de Vos WM3,5, Cani PD1.

L'obésité et le diabète de type 2 sont associés à une inflammation de bas grade et à des changements spécifiques dans la composition du microbiote de l'intestin.


Nous avons déjà démontré que l'administration d'Akkermansia muciniphila à des souris empêche le développement de l'obésité et des complications associées.


Cependant, les mécanismes sous-jacents de cet effet protecteur demeurent obscurs.

 

De plus, la sensibilité de A. muciniphila à l'oxygène et à la présence de composés dérivés d'animaux dans son milieu de croissance limitent actuellement le développement d'approches translationnelles en médecine humaine.

 

Nous avons abordé ces questions en montrant que A. muciniphila conserve son efficacité lorsqu'elle est cultivée sur un milieu synthétique compatible avec l'administration humaine.

 

De façon inattendue, nous avons découvert que la pasteurisation de A. muciniphila augmentait sa capacité à réduire le développement de masse grasse, la résistance à l'insuline et la dyslipidémie chez la souris.

 

Ces améliorations sont notamment associées à une modulation du profil métabolomique urinaire de l'hôte et à l'absorption de l'énergie intestinale.

 

Nous avons démontré que Amuc_1100, une protéine spécifique isolée de la membrane externe de A. muciniphila, interagit avec le récepteur Toll-like 2, est stable aux températures utilisées pour la pasteurisation, et améliore la barrière intestinale. Cette protéine pasteurisée récapitule en partie les effets bénéfiques de la bactérie.

 

Enfin, nous avons montré que l'administration d'A. muciniphila vivante ou pasteurisée cultivée sur le milieu synthétique est sans danger chez l'homme.

 

Ces résultats appuient l'utilisation de différentes préparations d'A. Muciniphila comme options thérapeutiques pour cibler l'obésité humaine et les troubles associés.

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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 20:28

L'aspartame fait grossir, pas maigrir

Lorsqu'il se dissout dans l'estomac, l'édulcorant produit de la phénylalanine, susceptible d'inhiber l'action d'une enzyme protectrice contre le syndrome métabolique –et, à terme, d'augmenter le risque de diabète et de maladie cardiovasculaire.

Pendant longtemps, on a cru que l'aspartame permettait de profiter du goût sucré si cher à notre cerveau, sans les calories menant à l'obésité et aux troubles métaboliques associés. Sauf que, depuis quelques années, les travaux semblant établir un lien entre consommation d'aliments contenant de l'aspartame, prise de poids et développement de maladies chroniques se multiplient, sans que l'on sache réellement décrypter le phénomène.

Une énigme qui pourrait être en voie de résolution grâce à une étude menée sur des souris par quinze chercheurs, principalement affiliés au Massachusetts General Hospital de Boston, le CHU de Harvard.

Selon les scientifiques, la faute reviendrait à un produit de la désintégration de l'aspartame durant la digestion, la phénylalanine, qui semble interférer avec une enzyme protectrice du syndrome métabolique –un ensemble de signes physiologiques augmentant significativement les risques de diabète de type 2 ou de maladies cardiovasculaires.

Leur étude montre également que les souris auxquelles ils avaient donné à boire de l'eau édulcorée à l'aspartame prenaient davantage de poids que les animaux qui n'en absorbaient pas. En proportions humaines, les souris buvaient l'équivalent de trois canettes de soda par jour. Interférences

En d'autres termes, la phénylalanine semble interférer avec des processus qui, sans cela, neutralisent des toxines nocives produites par les bactéries vivant dans notre système digestif.

Des toxines qui risquent ensuite de s'accumuler et d'irriter la paroi intestinale, une inflammation chronique elle-même responsable de troubles métaboliques comme le diabète de type 2. L'action de l'enzyme en question, la phosphatase alcaline intestinale, a été découverte en 2013 par une partie des chercheurs ayant participé à l'étude sur l'aspartame.

Dans ce précédent travail, les scientifiques avaient observé que des souris recevant une alimentation riche en calories ne prenaient pas autant de poids que les autres si on les supplémentait en phosphatase alcaline intestinale, directement injectée dans leur intestin grêle. «Les gens ne comprennent pas bien pourquoi ces édulcorants artificiels ne fonctionnent pas.

La littérature scientifique laisse entendre qu'ils pourraient augmenter votre faim, et dès lors vous pousser à consommer davantage de calories», explique Richard A. Hodin, professeur de chirurgie à la faculté de médecine de Harvard et auteur principal de l'étude. «Nos observations concernant l'inhibition de la phosphatase alcaline intestinale par l'aspartame pourrait expliquer pourquoi son usage est contre-productif.»

Prochaine étape: voir si une supplémentation en phosphatase alcaline intestinale permet de soigner le diabète et les maladies métaboliques chopées par abus d'aspartame.

Science & santéBoire & manger | Repéré par Peggy Sastre 05.12.2016 -

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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 19:51

Lanceuse d’alerte starifiée, le Dr Irène Frachon n’est pas la première à s’attaquer en solitaire à la toute puissance de l’industrie pharmaceutique.

Il y eut aussi le Dr Pradal.

Portrait d’un médecin hors norme qui marqua son époque en libérant la parole publique sur les médicaments.

C’était une époque en noir et blanc.

La pilule contraceptive venait d’être autorisée mais l’avortement n’était pas encore dépénalisé.

Le ministère de la Santé était impuissant face aux géants de l’industrie pharmaceutique.

Personne, en France, n’avait encore entendu parler de l’affaire du Distilbène, spécialité qui continuait d’être prescrite aux femmes enceintes.

Les laboratoires Servier s’apprêtaient à mettre le Mediator sur le marché français. Octobre 1974.

Paraît au Seuil le Guide des cent médicaments les plus courants du Dr Henri Pradal spécialiste de toxicologie qui avait travaillé douze ans au sein de l’industrie pharmaceutique.

C’est, d’emblée un événement polémique. Un spécialiste ose parler ouvertement des médicaments et ce sous leur nom de marque: Acti 5, Hépatoum, Solutricine, Amplivix, Librium Supponeryl, Aspirine, UPSA, Lipavlon, Tandéril, Bismufilm, Mandrax, Théralène, Cogitum, Optalidon, Ultra-levure, Daflon, Phosphalugel, Valium, Dragées Fuca, Praxilène, Véganine, Fluocaril, Rhinathiol, Vitascorbol, Gérontix, Salgydal, etc.

Les noms de marques, alors, étaient interdites aux journalistes.

En user, c’était recevoir, par lettre recommandée, un courrier du fabricant qui redoutait de voir sa spécialité déremboursée par la sécurité sociale au motif d’une publicité déguisée.

Le Dr Pradal, lui, ne redoutait pas le scandale: «Quelle est l'efficacité réelle des médicaments que nous consommons avec ou sans prescription médicale?

Quels sont les inconvénients de ces substances dont certaines sont extraordinairement puissantes?

Cent médicaments, parmi les plus courants, font l'objet d'une fiche précise et documentée.

Du fait des analogies, ce sont en fait les cinq cents principaux médicaments qui sont ainsi analysés.

Pourquoi ne pas compléter votre armoire à pharmacie familiale par cet ouvrage que vous pourrez consulter en cas de besoin?» La presse prend le relais Au 5-7 de la rue des Italiens, siège du Monde, le Dr Claudine Escoffier-Lambiotte, responsable de la rubrique médicale, recense l’ouvrage du Dr Pradal sous l’angle des toniques et reconstituants:

«Systématiquement rejetés par les services de santé étrangers, les toniques et reconstituants atteignent en France des chiffres d'affaires de l'ordre de plusieurs milliards anciens.

La plupart sont remboursables bien que la preuve de leur activité thérapeutique n'ait jamais été apportée. [...] Le C... est un de ces innombrables médicaments destinés à mettre un tigre dans votre cerveau.

Si l'on est médecin, on y croit ou on n'y croit pas, mais on en prescrit.

Quand on est malade, ou on s'en trouve bien, ou ça ne fait rien du tout, et on se dit “c'est la vie”.

La France est le pays où personne n'a honte de consommer des médicaments inutilement.» Le Monde observe aussi alors que l'auteur de ce dictionnaire original «a pris le risque d'informer».

Le Dr Pradal estime que «la vérité entière et sans camouflage sur l'objet consommé est un droit imprescriptible du consommateur».

Il ose répondre, à l'avance, aux critiques de ses confrères «qu'il est plus facile de traiter un malade informé qu'un malade qui ne l'est pas».

Et Le Dr Escoffier-Lambiotte de poursuivre son analyse prophétique: « Mais que répondra le Dr Pradal à l'avalanche de sommations que ne manqueront pas de lui adresser les firmes productrices mises en cause ?

Non pour les critiques... auxquelles elles doivent être habituées et qui paraissent, hélas!, sans grand effet sur les pouvoirs publics et la Sécurité sociale responsables de certains remboursements scandaleux...

Mais la citation publique du nom “commercial” des médicaments agréés par la Sécurité sociale est interdite, car leur publicité obéit, en effet, à des règles restrictives rigoureuses.»

Attaques judiciaires La suite fut sans surprise.

Le 5 novembre les Éditions du Seuil informent la presse, des actions judiciaires intentées contre le «guide contestataire».

Une première saisie avait été ordonnée par un jugement en référé rendu le 15 octobre.

Ce jugement ordonnait la suppression de la phrase (citée par Le Monde) concernant un célèbre dentifrice fluoré vendu uniquement en pharmacie:

«Ce n'est ni plus ni moins qu'une pâte destinée à laver les dents et la bouche.

Prétendre qu'un produit de cet ordre prévient la carie n'est pas honnête.»

Le 23 octobre, deux laboratoires assignaient à leur tour le Seuil en référé et l’avocat de l’éditeur faisait savoir, le 5 novembre qu’au moment «où a débuté la grève des P.T.T», cinquante-sept laboratoires avaient adressé des lettres recommandées de protestation.

Peine perdue: le 20 décembre la cour d'appel de Paris autorisait la diffusion en librairie de l’ouvrage contesté.

C’est là, de l’avis général, une date capitale dans l'histoire du droit de la consommation et de l’information sur le médicament.

Concurrent direct du Dictionnaire Vidal, bible rouge réservée au corps médical? le «Pradal» est un gros succès avec plus de 300.000 exemplaires vendus en trois mois, 700.000 au total.

L’auteur publiera des déclinaisons, créera sa propre maison d’édition.

Des journalistes (que l’on ne dit pas encore d’investigation) commencent à enquêter sur le sujet.

Ainsi Pierre-Marie Doutrelant, dans Le Monde: «Des excès? Le mot est faible quand le même laboratoire “oublie” de mentionner dans le Vidal 1974, dictionnaire rouge du médecin, à la fois les accidents de la vue causés par le Practolol et les infarctus provoqués par un arrêt brutal de la prise de Propanolol.

Quand, par exemple, des dirigeants d'une société anciennement française multiplient les pressions jusque dans les bureaux ministériels pour empêcher l'inscription de M... au tableau des stupéfiants...

Or, M..., associé à l'alcool, palliait chez les intoxiqués l'absence de drogue et était à la mode pour les tentatives de suicide.

En dépit de quoi, le groupe pharmaceutique osait encore plaider que la mise au tableau B allait casser les ventes de M..., excellentes en 1974 (13,7 millions de francs).» Interdiction d'exercice

Il y quarante ans, on ne parlait pas de lanceurs d’alerte.

En 1977, la revue Autrement consacre un numéro aux «francs-tireurs de la médecine» qui «mettent l'accent sur le bouleversement nécessaire à leurs yeux de l'état d'esprit du corps médical».

Parmi eux, en bonne place, Pradal.

La même année, il signe un nouvel ouvrage, toujours au Seuil: Le Marché de l’angoisse.

On cite à cette occasion Guy Debord: «Le spectacle est le moment où la marchandise est parvenue à l'occupation totale de la vie sociale.» Henri Pradal est dans cette veine qui dénonce, avec le marché du médicament, l'angoisse devenue valeur marchande et qui rapporte, gros.

L’auteur est vu dans «Apostrophes», l’émission de Bernard Pivot, suscite une nouvelle polémique dans le champ de la cancérologie via l’affaire du Dr Jean Solomidès .

Est-il marginalisé? Radicalise-t-il sa réflexion?

En 1980, le conseil de l’Ordre des médecins le condamne à trois mois d’interdiction d’exercice.

Ses pairs lui reprochent d'avoir diffusé auprès du public (dans un numéro de la revue L’Impatient, dont il était à l'époque directeur de la publication), «une méthode de traitement de la poliomyélite dont l'efficacité n'est pas prouvée en y dénigrant la vaccination antipoliomyélitique et en faisant l'apologie de traitements charlatanesques».

Sans en être l’auteur, il cautionnait la publication de ce texte dans ce «mensuel de défense et d'information des consommateurs des soins médicaux».

Peu de temps auparavant, la France l’avait découvert dans une Radioscopie de Jacques Chancel.

Quelle relève? L’homme meurt deux ans plus tard, à l'âge de 51 ans.

Isolé au sein du corps médical, vivement critiqué dans les milieux de l'industrie pharmaceutique, qui lui reprocheront toujours d'avoir bâti sa notoriété en «crachant dans la soupe», mais également désavoué par certains animateurs des courants de l’«anti-médecine officielle», le docteur Pradal apparaissait, en dépit de ses succès de librairie, comme un homme seul.

Il restait avant tout celui qui prit le risque de vulgariser une information contradictoire sur les médicaments.

Cette information ouverte et critique fut par la suite diffusée par de rares canaux, au premier rang desquels le mensuel Prescrire, mensuel indépendant mais dont le caractère spécialisé fait que sa lecture est réservée aux professionnels, médecins et pharmaciens.

Plus récemment quelques personnalités du monde médical tentèrent de reprendre le flambeau du Dr Pradal.

Ce fut notamment le cas des Pr Philippe Even et Bernard Debré.

Ils suscitèrent, délibérément, des polémiques sans véritablement éclairer leurs lecteurs.

Irène Frachon et la «Fille de Brest»

C’est dans ce contexte que, quarante ans plus tard, le Dr Irène Frachon mène et développe un combat qui n’est pas sans similitudes à celui de la fin des années 1970.

Toutefois, à la différence d’Henri Pradal, elle est amplement soutenue par les médias généralistes –une situation qui lui notamment a permis de résister aux attaques de sa cible principale: les Laboratoires Servier, producteur du Mediator, qui cherchèrent à la censurer.

Traitant de la question, essentielle, de la formation pharmacologique des futurs médecins elle se refuse à aborder la question politique de fond: celle des secrets qui entourent la fixation, par l’État, des prix parfois faramineux des nouveaux médicaments.

Elle préfère, non sans raison, expliquer la réalité qu’elle connaît via le prisme presqu’exclusif du conflit d’intérêts et de la soumission d’une large fraction du corps médical à la puissance financière de Big Pharma.

Peut-être élargira-t-elle, demain, sa meurtrière.

Courageuse et passionnée lanceuse d’alerte, ayant pleinement atteint (avec Servier et le Mediator) son cœur de cible, elle prend aujourd’hui, avec un film au premier degré à la gloire de son combat, le risque des vertiges inhérents à la mise en abyme de sa propre histoire.

Or, ce sont là de lourds combats qui ne sont pas anodins. On se souvient qu’il arrivait parfois au Dr Henri Pradal de parler de lui à la troisième personne du singulier.

Science & santéHistoire | Par Jean-Yves Nau.

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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 19:29

À tout ceux qui cherchent une bonne excuse de ne pas aller courir ce week end.

Courir n'a jamais été aussi tendance.

Et pour cause, la course est l'une des activités sportives les plus pratiquées au monde.

Soucieux de trouver un bon équilibre, une bonne hygiène de vie, mais aussi d'entretenir leur corps et d'aérer leur esprit, nombreux sont ceux qui s'infligent chaque semaine, voire chaque jour, le douloureux plaisir d'aller courir.

Sauf que d'après le site Vice, courir n'est en réalité pas une si bonne idée qu'il n'y paraît. Surtout si vous avez en tête de garder la ligne. À en croire Lee Boyce, coach sportif de haut niveau à Toronto interrogé par le magazine, la course n'est pas le meilleur moyen de perdre du poids.

Pire, de longs footings peuvent même rapidement vous causer des douleurs chroniques, notamment au niveau des articulations, et des déséquilibres musculaires.

Ce n'est pas un hasard si chaque année, 79% des coureurs sont mis à l'écart d'une compétition du fait d'une mauvaise blessure.

La solidité et le bon état de votre corps sont vos piliers indispensables, si vous souhaitez avancer vers la vieillesse en toute sérenité.

Alors pourquoi risquer de vous faire mal? Il est donc inutile de vous faire souffrir durant de longues foulées.

Un effort puissant et court, tel est selon ce coach la recette minceur idéale.

La clé, c'est la corde à sauter

Pour les accros au cardio, l'entraîneur suggère en toute simplicité des exercices de corde à sauter.

Le rythme cardiaque est pleinement sollicité, de même que la coordination des mouvements et le gainage des muscles.

On sautille, on mobilise l'ensemble du corps en gardant l'équilibre et on entretient un rythme d'effort soutenu, même si cela dure moins longtemps.

D'après Lee Boyce, la corde à sauter est d'ailleurs bien plus efficace si l'on souhaite perdre au niveau du ventre, puisque l'on doit gainer l'ensemble du corps.

C'est un excellent exercice afin d'améliorer son métabolisme, utile pour l'élimination des graisses, le maintien du corps à bonne température, la production d'énergie positive et même, la libido.

Des études publiées par le Centre américain d'information sur la biotechologie démontrent également que des sprints renforcés de quelques minutes seulement étaient plus efficaces pour cibler l'élimination des graisses du ventre et favoriser un bon environnement hormonal. De la sorte, on chauffe ses muscles, on les gaine, on les pousse.

Une expérience publiée dans le Journal of Strength and Conditioning Research avance même que faire dix séries de sprints de dix secondes chacun est plus efficace pour la contraction globale et rapide de vos muscles, qu'un entrainement d'intensité moyenne qui durerait 20 à 25 minutes.

Il ne vous reste donc plus qu'à monter vos escaliers à toute allure plusieurs fois par jour, et à emprunter la corde à sauter des cours de récré pour vous sculpter!

Science & santé | Repéré par Alix Fieux

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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 19:18

L'élection de Trump annonce-t-elle la victoire prochaine des anti-vaccins?

Le président-élu est un fervent croyant du lien vaccin-autisme.

Et c’est l’un des rares sujets dont il ne démord pas.

Méthode Coué, optimisme ou simple sang-froid, l’heure est désormais à l'attentisme.

Trump sera-t-il l’ignoble chef d’État que son programme et ses propos laissaient imaginer ou reniera-t-il la plateforme qui l'a fait élire?

Il faut dire que le président élu a enclenché la marche-arrière sur quelques-unes de ses promesses: il laisse finalement entendre qu’il ne poursuivra pas Hillary Clinton en justice et qu’il n'exclut pas de maintenir l'accord de Paris concernant le changement climatique.

Dans une interview au New York Times, il a également pris ses distances avec l’alt-right. Il dit enfin qu'il pense «clôture» plutôt que «mur» anti-migrants et rétropédale sur l’usage de la torture.

Ouf?

Pas si sûr. D’abord parce les incohérences de Trump enjoignent à attendre avant de se rasséréner totalement.

Mais surtout, parce qu’il y a un sujet, pas moins crucial, sur lequel il semble ne pas avoir évolué d’un pouce.

«À l'ancienne» Donald Trump est un anti-vaccin, qui a fait avancer sa cause dans le camp républicain.

Il le martèle depuis dix ans déjà et c’est très probablement le seul propos qu’il a tenu avec autant de constance: selon lui, il y a un lien entre vaccins et autisme.

Et il n’en a pas démordu même quand la corrélation a été scientifiquement infirmée. Comme à son habitude, il avait alors injecté une grosse dose de vie privée dans son propos en expliquant avoir fait vacciner son fils Barron, alors âgé de 22 mois, à «l’ancienne»: «Avec Barron, nous avons fait les choses très lentement. Il reçoit une seule injection à la fois, puis nous attendons quelques mois et lui en donnons une autre, à l'ancienne.

Mais aujourd'hui, on injecte trop de choses aux enfants et quand ils sont trop jeunes. Nous le faisons d’une façon très très conservatrice.» Façon alambiquée de laisser entendre qu’il n’a pas respecté à la lettre les règles et recommandations.

Il n’en fallait pas plus pour que les anti-vaccins les plus radicaux, les sites complotistes et/ou d’extrême droite fassent de Trump et de son épouse les hérauts du mouvement anti-vaxx, louant le «courage de Melania Trump» qui fait «trembler les lobbies».

Ces propos, Trump va les répéter à loisir au fil des ans.

Un engagement L’ironie du sort veut que les mêmes relents complotistes émanent aujourd’hui d’une vidéo qui cherche à prouver que Barron Trump, âgé de 10 ans, souffre de troubles autistiques.

Et laisse entendre que si Trump a si fermement défendu l’existence d’un lien entre autisme et vaccins, c’est parce que son fils en souffrirait lui-même.

Les conséquences de cette obsession pour cette origine supposée de l’autisme se sont largement fait ressentir dans l’électorat républicain.

En mai 2016, une étude menée par un chercheur de l’université de Washington pour Daily Beast avait révélé, pour la première fois, un lien entre le scepticisme à l’endroit de la vaccination et l’affiliation au parti républicain.

Les participants ayant affirmé être réticents à se faire vacciner ou à vacciner leurs enfants citant Trump comme figure politique partageant leurs doutes.

Ce qui est inquiétant, c’est que les propos anti-vaccins de Trump ne sont pas à ranger dans la catégorie des simples saillies délirantes.

Ils ont été assortis d’engagement, alors que Trump participait à une levée de fonds à laquelle assistait également Andrew Wakefield, le médecin responsable de la première étude établissant un rapport (fallacieux et frauduleux) entre vaccin combiné ROR et autisme, qui fut ensuite radié du registre médical (l’équivalent de l’ordre des médecins) et interdit d’exercer la médecine au Royaume-Uni.

«Donald, vous êtes le seul à pouvoir résoudre ce problème»

Trump s’y serait entretenu avec les nombreux anti-vaccins présents.

C’est ce que révèle un post Facebook publié par la directrice d’un centre de recherche sur l’autisme, relayé par Slate.com «Maintenant que Trump a gagné, nous pouvons tous nous sentir en sécurité.

Il nous a accordé un entretien de quarante-cinq minutes et était extrêmement bien informé de nos problèmes.

Mark lui a dit: “Vous ne pouvez pas rendre sa grandeur à l’Amérique avec tous ces enfants malades et ceux à venir”.

Trump a acquiescé.

Andy lui a parlé du Dr Thompson et lui a donné Vaxxed [un célèbre documentaire anti-vaccins chers aux complotistes de tous poils, ndlr].

Le Dr Gary a terminé la réunion en disant: “Donald, vous êtes le seul à pouvoir résoudre ce problème.”

Il a dit: “Je le veux.” Nous sommes partis plein d'espoir.»

Cet entretien chaleureux entre Trump et des activistes anti-vaccin avait été aussi rapporté en détail par le magazine Science, qui rappelait alors qu’en tant que président, Trump aurait le pouvoir de nommer qui il veut à la tête du Centres pour le contrôle et la prévention des maladies, et de l'Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux, et donc d’influer sur la politique vaccinale aux États-Unis.

Rapport de force défavorable?

Surtout que les anti-vaxx sont également présents au Congrès, notamment en la personne de Rand Paul.

Ce sénateur républicain avait affirmé que les enfants pouvaient être atteints de «troubles mentaux» après avoir été vaccinés.

On est aussi peu enclin à imaginer qu’une politique vaccinale au minimum sceptique ne sera pas du goût de la population eu égard à la résurgence spectaculaire de certaines maladies, comme la rougeole, grâce aux efforts démesurés des anti-vaccins.

Il est également difficile de savoir si ce problème de santé majeur bénéficierait d’une levée de bouclier des stars américaines, habituellement promptes à se mobiliser contre Trump.

Le magazine Hollywood Reporter avait révélé que dans les écoles des enfants de stars, près de la moitié des élèves de sont pas vaccinés, les parents-people ayant de plus en plus souvent pour bible The Vaccine Book, un ouvrage qui encourage à vacciner les enfants le plus plus tard possible et moins souvent que recommandé.

Comme Trump l’a lui-même fait pour son fils.

Science & santéMonde | Par Nadia Daam

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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 09:26

Dépression : la possibilité d’un futur vaccin ?

S’intéressant aux liens entre système immunitaire et maladies mentales, l’immuno-psychiatrie engrange des résultats prometteurs dans la lutte contre la dépression.

Trouble mental le plus répandu dans les sociétés occidentales, étroitement lié à la précarité et à la solitude de la vie moderne, la dépression peut, à bon droit, être qualifié de « mal du siècle ».

Et pourtant, face à ce fléau dont les ravages vont sans cesse croissant, la recherche en psychiatrie semble faire du surplace "

Depuis la découverte des premiers antidépresseurs, au début des années 1950, les effets secondaires de cette classe de médicaments ont été sensiblement maîtrisés, mais sans ou avec peu de progrès en termes d'efficacité", observe Raphaël Gaillard, professeur de psychiatrie à l'université Paris Descartes et chef de pôle à l'hôpital Sainte-Anne.

LA DÉPRESSION, MAL DU SIÈCLE

A l'échelle planétaire, près de 350 millions de personnes de tous âges souffrent de dépression. Les femmes sont deux fois plus touchées que les hommes. Les psychiatres estiment qu'une personne sur cinq fera, à un moment ou un autre de sa vie, un épisode dépressif caractérisé.

Les personnes atteintes de dépression grave (comme celles souffrant de schizophrénie) ont de 40 à 60 % plus de risques que la population générale de mourir prématurément, du fait de problèmes de santé physique qui, souvent, ne sont pas soignés, et par suicide.

Celui-ci est la deuxième cause de mortalité chez les jeunes à l'échelle mondiale.

La dépression devrait devenir d'ici à 2020 la deuxième cause de mortalité et de handicap dans le monde, estime l'OMS qui en a fait le thème de la prochaine Journée mondiale de la santé, le 7 avril 2017.

Pratiquement toutes les molécules développées par l'industrie pharmaceutique jusqu'ici ont visé à augmenter dans le cerveau le taux d'un seul et unique neurotransmetteur (notamment impliqué dans la régulation de notre horloge biologique interne), la sérotonine.

Or les médecins constatent qu'un tiers des malades ne répondent tout simplement pas à cette classe de psychotropes développée et proposée par tous les laboratoires.

Et, d'année en année, cette proportion ne diminue pas. « Il semble qu'on soit arrivé au bout de la logique du "tout-sérotonine" », conclut le psychiatre de Sainte-Anne. Mais les lignes sont peut-être en train de bouger.

Car, depuis quelques années, un secteur de la psychiatrie encore très largement méconnu (et sous-financé), l'immuno-psychiatrie, est en train d'accumuler les résultats prometteurs.

Les liens entre système immunitaire et maladies psychiatriques à la base de l'immuno-psychiatrie sont connus depuis longtemps.

Depuis les travaux précurseurs, en France, du neurobiologiste Robert Dantzer sur la souris, il est désormais quasiment sûr que certaines dépressions sont liées à une réaction de défense immunitaire bien connue : l'inflammation.

A ceux que cette relation pourrait étonner, Raphaël Gaillard cite en exemple le cas de la grippe : « Quand celle-ci vous cloue au lit et que l'inflammation est maximale, la personne grippée développe ce que nous appelons un "comportement-maladie" ("sickness behavior" en anglais), qui se caractérise par un certain nombre de symptômes communs avec la dépression : elle n'a plus envie de rien, n'éprouve plus aucun plaisir aux choses qui normalement lui en procurent, est globalement ralentie, etc. » Bientôt un vaccin ?

Pendant longtemps, ce lien entre inflammation et dépression est resté ignoré, car l'inflammation dont il s'agit ici n'a rien à voir avec celle, courte mais spectaculaire, de la grippe : il s'agit d'une inflammation de très faible intensité - les spécialistes disent « de bas grade » -, peu virulente donc, mais persistante (elle peut durer toute une vie, avec des pics et des creux).

Il a fallu attendre que l'on soit capable de la détecter, par exemple en mesurant de très fines variations de ce marqueur de l'inflammation qu'est la protéine C réactive (ou CRP), pour pouvoir bâtir des hypothèses solides.

Les récentes avancées techniques ont rendu cela possible, et les processus biochimiques à la base de l'association inflammation-dépression sont de mieux en mieux connus.

Or - et c'est bien là que se situe l'espoir pour les dépressifs que ne soulagent pas les antidépresseurs habituels -, ces processus biochimiques ne portent pas sur la sérotonine, ni sur aucun autre neurotransmetteur.

Plutôt qu'aux neurones, qui en constituent le « processeur », l'immuno-psychiatrie s'intéresse au « système de sécurité » du cerveau, c'est-à-dire à ses cellules immunitaires.

Dans une étude récente publiée dans « Molecular Psychiatry », Raphaël Gaillard et son équipe, dont les travaux sont soutenus par la Fondation Pierre Deniker et par le fonds Entreprendre pour aider, se sont intéressés à la mastocytose, une maladie orpheline qui consiste en la prolifération de cellules immunitaires jouant un rôle important dans l'allergie, les mastocytes.

Une étude précédente avait montré que 50 % des malades de la mastocytose souffrent également de dépression.

Ce n'est nullement un hasard. L'article de « Molecular Psychiatry » établit clairement le lien entre l'hyperactivité des mastocytes et les symptômes dépressifs en mettant en évidence, chez les malades présentant ces symptômes, un taux élevé d'acide quinolinique, un composé organique neurotoxique.

Il a également été montré que si l'on administrait à ces patients de la kétamine, un anesthésique diminuant les effets délétères de l'acide quinolinique sur le cerveau, les symptômes dépressifs s'estompaient.

Ce n'est là qu'un exemple des nombreux processus biochimiques pouvant expliquer les « dépressions inflammatoires ».

Parmi les cellules du système immunitaire auxquelles s'intéressent de près les psychiatres figurent les cytokines.

Ce sont les messagères du système immunitaire, certaines servant à déclencher l'alarme qui conduira à l'inflammation (cytokines pro-inflammatoires), d'autres à stopper cette même alarme (cytokines anti-inflammatoires).

Il en existe quatre sortes principales : l'interféron, le facteur de nécrose tumorale ou TNF, l'interleukine 1 béta (IL1 béta) et l'interleukine 6 (IL6). Une méta-analyse parue le mois dernier dans « Acta Psychiatrica Scandinavica » a repassé au peigne fin toutes les études existantes au sujet de l'IL1 béta, qui est le premier signal déclencheur de l'inflammation au niveau cérébral. Ses conclusions ne laissent aucun doute : il existe des liens très étroits entre des taux augmentés d'IL1 dans le sang et le déclenchement d'une dépression.

Traquer les traces d'une éventuelle inflammation de bas grade chez les dépressifs venant consulter un psychiatre ne constitue pas encore un examen de routine, mais on peut espérer que ce sera le cas dans un proche avenir.

Tout comme on peut espérer que de nombreux médicaments connus - à commencer par de simples anti-inflammatoires tels que l'aspirine, mais aussi des anticorps anticytokines - se verront délivrer une autorisation de mise sur le marché pour le traitement de la dépression.

En attendant le jour où sera développé un premier vaccin préventif contre la dépression - une idée récemment émise par Robert Dantzer lui-même -, tout ou partie des 30 % de laissés-pour-compte de cette terrible maladie pourraient bientôt connaître à leur tour un soulagement à leurs maux.

IMMUNO-PSYCHIATRIE : SCHIZOPHRÈNES, BIPOLAIRES ET AUTISTES SONT AUSSI CONCERNÉS

La dépression n'est pas la seule maladie psychiatrique pour laquelle des liens étroits avec l'activité du système immunitaire et une éventuelle inflammation sont suspectés.

A la Fondation FondaMental que dirige Marion Leboyer, responsable du pôle de psychiatrie et d'addictologie à l'hôpital Henri-Mondor de Créteil, ces liens sont étudiés dans le cas de la schizophrénie, des troubles bipolaires et de l'autisme.

« Ces maladies ne sont plus considérées comme étant exclusivement des maladies mentales, souligne Marion Leboyer.

Les patients qui en souffrent développent souvent des pathologies associées.

» Les statistiques montrent par exemple que, alors que 10 % de la population générale souffre d'un syndrome métabolique (obésité, hypertension, diabète, maladies cardiovasculaires, etc.), cette proportion passe à 20 % chez les bipolaires et 30 % chez les schizophrènes.

Or, explique la psychiatre de l'hôpital Henri-Mondor, l'inflammation entraînant une grande variété d'anomalies biologiques (dans le cerveau, mais pas seulement), il est plus que probable qu'elle joue un rôle dans ces pathologies associées à la pathologie principale, qu'il s'agisse de troubles métaboliques ou de maladies auto-immunes.

Yann Verdo @verdoyann

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/idees-debats/sciences-prospective/0211556673527-depression-la-possibilite-dun-futur-vaccin-2047599.php#xtor=EPR-3-%5Benvoi-ami%5D#DPigYMRToYOoYE7z.99

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