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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 07:06

«Pourquoi la calorie est cassée?»

C’est le titre d’un article du très sérieux site Mosaic spécialisé dans la médecine et la biologie.

Selon plusieurs études récentes de nutritionnistes et contrairement à une idée bien ancrée, les calories ne permettent pas de réellement mesurer la quantité d’énergie que nous procurent les aliments.

Ainsi, utiliser le nombre de calories théoriquement contenues dans les aliments et donc théoriquement consommées pour faire un régime et perdre du poids ne fonctionne pas.

Bon nombre de personnes qui suivent un régime construit à partir du nombre de calories absorbées et dépensées peuvent en témoigner.

La calorie est une unité de mesure physique qui détermine la quantité de chaleur émise par un aliment pendant sa combustion.

Elle a été découverte en 1848 par un chimiste irlandais Thomas Andrews.

Brûler la nourriture est chimiquement comparable à ce que fait notre corps quand il la digère même si c’est évidemment plus lent et plus contrôlé dans notre corps. Le problème c’est «qu’une calorie n’est pas seulement une calorie».

En clair, la capacité de l’organisme à assimiler ou non cette calorie joue un rôle majeur qui n’est pas pris en compte.

Cela signifie que les calculs de calories qui figurent sur les emballages des produits alimentaires industriels sont inutilisables.

Comme l’explique Techinsider, «la nourriture à un potentiel théorique d’énergie, mais vous ne l’utilisez pas en totalité.

Plus la nourriture est destructurée, plus elle est cuisinée et industrialisée, plus son énergie est consommée par votre corps…

Ainsi, cuire les aliments libère les structures microscopiques qui retiennent l’énergie dans la nourriture facilitant le travail que notre système digestif doit faire».

L’évolution a accompli un progrès majeur quand l’homme a appris à chauffer ses aliments ce qui facilite grandement leur digestion et donc notre capacité à absorber de l’énergie.

Pour en revenir à nos régimes, cela se traduit par le fait que consommer des aliments naturels réduit considérablement le nombre de calories réellement absorbées.

Des noix qui n’ont pas été préparées industriellement ont un apport de calories inférieur de 33% à ce qui est indiqué dans les guides de nutrition qui s’appuient sur le calcul calorique.

«Tous les nutriments, les graisses et les protéines, se trouvent derrières les barrières cellulaires des aliments», explique David Baer, chercheur du ministère américain de l’agriculture (USDA).

Lors de la digestion, il nous faut briser ces barrières, ce que nous ne faisons pas avec une efficacité totale.

Sauf quand la nourriture est cuisinée et plus encore industrielle et que nous absorbons alors le maximum de calories potentielles.

Il y a enfin un autre facteur important qui explique le fait que la construction d’un régime alimentaire à partir des calories est souvent inefficace, c’est le fait qu’il y a des variations considérables selon les personnes sur la façon dont elles métabolisent la nourriture.

C’est notamment lié au fait que nous avons tous un système digestif spécifique et nos propres bactéries qui contribuent à la digestion de ce que nous mangeons.

Pour perdre du poids, la première chose à faire est donc de se connaître.

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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 10:23

Au moins 27 000 personnes seraient touchées par la maladie de Lyme, transmise par la tique, chaque année en France. PODCAST Pr Perronne.

 

La maladie de Lyme : une maladie protéiforme dont le diagnostic est compliqué et du coup le traitement aléatoire et parfois mal ciblé.

Après les Etats-Unis, la France promet un plan national de lutte contre la maladie qui devrait être opérationnel d’ici l’été prochain. Des centres régionaux spécialisés devraient voir le jour, ainsi qu’un protocole national de diagnostic et de soin.

Ces annonces clarifient un peu une vive controverse scientifique. Sur la maladie de Lyme, le corps médical est divisé entre orthodoxes et hétérodoxes, les associations de malades sont exaspérées. Pour quelles raisons ? On ouvre le débat dans le téléphone sonne !

Les invités

Chef du service des maladies infectieuses de l'hôpital de la Pitié Salpêtrière

Chef de service en infectiologie à l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches

Journaliste

 

PODCAST :

https://www.franceinter.fr/emissions/le-telephone-sonne/le-telephone-sonne-10-janvier-2017

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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 09:40

Les maladies auto-immunes des articulations sont liées à la maladie de Lyme.

 

Arthritis Rheumatol; ePub 2016 Dec 28; Arvikar, et al

January 9, 2017

Rheumatoid Arthritis for January/February 2017

 

Les maladies auto-immunes systémiques des articulations ( p. ex. arthrite rhumatoïde [AR], arthrite psoriasique [PSA], spondyarthrite périphérique [SpA]) peuvent suivre la maladie de Lyme, selon une étude récente.

 

Les chercheurs ont examiné les dossiers de tous les patients adultes suivis dans une clinique d'arthrite de Lyme (LA) sur une période de 13 ans, dans lesquels il y avait une maladie systémique auto-immune diagnostiquée et touchant les articulations après la maladie de Lyme.

Ils ont trouvé:


• 30 patients qui ont été identifiés qui avaient développé un nouveau syndrome de maladie  auto-immune systémique des articulations avec une médiane de 4 mois après la maladie de Lyme (habituellement manifestée par l'érythème migrant [EM]).
• 15 souffraient d'arthrite rhumatoïde (RA), 13 souffraient d'arthrite psoriasique (PsA) et 2 souffraient de spondyarthrite périphérique (SpA).
• Les 30 patients présentaient généralement une polyarthrite, et ceux qui avaient une PsA ou une SpA avaient souvent un psoriasis, une atteinte axiale ou une enthésite antérieures.
• La plupart des patients présentant des troubles systémiques auto-immuns des articulations étaient positifs pour les anticorps IgG de B burgdorferi, détectés par dosage immunoenzymatique, mais avaient des titres significativement plus faibles et des fréquences inférieures d'auto-anticorps associés à la maladie de Lyme que les patients atteints de LA.

 

 

Citations:

Arvikar SL, Crowley JT. Sulka KB, Steere AC. Autoimmune arthritides, rheumatoid arthritis, psoriatic arthritis, or peripheral spondyloarthritis following Lyme disease. [Published online ahead of print December 28, 2016]. Arthritis Rheumatol. doi:10.1002/art.39866.

 

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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 15:51

Bruxelles enregistre une initiative citoyenne européenne contre le glyphosate

Herbicide commun mais controversé, le glyphosate a fait l’objet d’une longue bataille autour du renouvellement de sa licence dans l’Union européenne en 2016.

 

image: http://s2.lemde.fr/image/2017/01/10/534x0/5060456_6_e356_une-bouteille-de-l-herbicide-roundup-dans-un_7819154588cb48101a51c32c468d2f1a.jpg

Une bouteille de l’herbicide Roundup dans un magasin de jardinage, à Lille, le 15 juin 2015. Le glyphosate est un principe actif présent dans le Roundup.

Une initiative citoyenne européenne (ICE) visant à interdire le glyphosate a été validée, mardi 10 janvier, par la Commission européenne. En cas de succès de cette démarche, l’UE serait forcée de se prononcer sur la question de cet herbicide commun mais controversé.

Cette ICE, qui sera officiellement enregistrée le 25 janvier, a précisé la Commission, appelle à « proposer aux Etats membres une interdiction du glyphosate, à réformer la procédure d’approbation des pesticides et à fixer des objectifs obligatoires à l’échelle de l’UE en ce qui concerne la réduction de l’utilisation des pesticides ».

« La décision d’enregistrement prise par la Commission ne concerne que la recevabilité juridique de la proposition », souligne l’institution dans son communiqué. « A ce stade, le collège (des commissaires européens) n’a pas analysé l’initiative sur le fond », ajoute-t-elle. L’exécutif européen peut décider de donner suite et déclencher une procédure législative, ou non, mais dans tous les cas, il doit motiver sa décision.

Prolongation temporaire

Substance active utilisée dans les pesticides et herbicides les plus communs et dont les effets sur la santé sont controversés, le glyphosate a fait l’objet d’une longue bataille autour du renouvellement de sa licence dans l’Union européenne en 2016.

Bruxelles s’était finalement résolu à la fin juin 2016 à prolonger temporairement son autorisation jusqu’à la publication d’un nouvel avis scientifique au plus tard à la fin de l’année 2017, tout en restreignant ses conditions d’utilisation.

L’initiative citoyenne européenne est une procédure instituée dans le traité de Lisbonne (2009). Si, en l’espace d’un an, une ICE recueille au moins un million de soutiens de citoyens au sein d’au moins sept Etats membres différents, la Commission est obligée de réagir dans les trois mois.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/01/10/bruxelles-enregistrement-une-initiative-citoyenne-europeenne-contre-le-glyphosate_5060458_3244.html#CmoXQzCvJJtuXTXX.99

 

LE MONDE |

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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 08:15

Un stress intense ou traumatisme entraîne aussi des effets à retardement sur le cerveau, que des chercheurs indiens ont identifié.

C'est un traumatisme que Mme M. n'oubliera jamais : ce jour-là, elle se rend au marché et arpente les stands situés le long d'une route très fréquentée, lorsqu'un cycliste saisit soudainement la chaîne qu'elle porte autour de son cou.

Elle trébuche et tombe à genoux, la chaîne se casse presque immédiatement.

Heureusement, elle ne souffre pas de séquelles physiques, hormis une légère blessure au cou.

Toutefois, cet épisode de stress intense laissera chez elle des traces psychiques qui dureront plusieurs mois, mais qui ne débuteront pas immédiatement, seulement au bout de dix jours environ.

D'où provient cet effet à retardement dans le cerveau ?

C'est ce qu'ont voulu déterminer des chercheurs indiens du Centre national des sciences biologiques de Bangalore, dans la revue Physiological Reports.

Une hausse de l'activité électrique dans l'amygdale

Pour Mme M., le traumatisme s'est matérialisé sous forme de cauchemars quotidiens dix jours après l'incident : dans son sommeil, elle luttait en hurlant contre des voleurs sous formes de fantômes attachés à des chaînes.

Chaque combat la nuit la rendait en colère et déprimée le jour.

Chez le rat, les chercheurs indiens ont constaté qu'une dizaine de jours après le traumatisme, une région du cerveau commence à enregistrer une augmentation de son activité électrique : l'amygdale, connue pour jouer des rôles clés dans les réactions émotionnelles, la mémoire et la prise de décisions.

Ce changement d'activité est lié à la surexpression d'une protéine dès le moment de la période stressante, le récepteur NMDA (N-méthyl-D-aspartate), située au niveau des neurones et cruciale pour la mémorisation.

Il était déjà connu que les changements dans l’amygdale étaient liés au développement du syndrome de stress post-traumatique (SSPT), un trouble qui se développe de manière différée après une expérience angoissante.

"Nous savons que l'amygdale est hyperactive chez les patients souffrant de SSPT, mais l'on ne connait pas précisément le mécanisme entrant en jeu", précise dans un communiqué Sumantra Chattarji, principal auteur de l'étude.

Grâce à cette expérience, le processus s'éclaire : le stress intense a induit chez le rat non seulement une hausse de l'activité électrique mais également la formation de nouvelles connexions nerveuses ou synapses dans l'amygdale.

Lorsque les chercheurs ont induit le blocage du récepteur NMDA au cours de la période stressante, ils sont parvenus à empêcher la formation de ces nouvelles synapses et à stopper l’augmentation de l’activité électrique dans cette région du cerveau.

Une piste de traitement pour bloquer les effets du stress post-traumatique ?

"Nous devons notamment déterminer combien de temps après le stress il est nécessaire de maintenir le blocage du récepteur pour établir une thérapie efficace", conclut Sumantra Chattarji.

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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 22:43

Pesticides : du poison dans nos assiettes ?

Le glyphosate est le pesticide le plus utilisé au monde.

D’après l’OMS, il pourrait être cancérigène.

La Commission européenne ne semble pourtant pas décidée à l’interdire.

Faut-il craindre cette substance que l’on retrouve dans la plupart de nos aliments ?

L’évolution fut lente depuis les premiers signes jusqu’à ce constat : “Sven, ton troupeau a un problème.” Sven Krey, 34 ans, la mine rose et ronde, est assis dans sa cuisine.

Une douce lumière pénètre par la fenêtre, pourtant il a la chair de poule en se souvenant comment l’horreur s’est installée dans sa ferme, près de la mer du Nord [en Allemagne].

Un lieu idyllique, où le mot “horreur” paraît déplacé. Les Krey prennent si bien soin de l’allée que leurs deux enfants vont jusqu’à l’étable en chaussons.

C’est cette même allée qu’ont empruntée ces cinq dernières années vétérinaires, agronomes et spécialistes des bovins.

Au début, raconte Sven Krey, la production de lait de ses 150 vaches a baissé.

Ensuite, elles ont perdu du poids : 30, 40 kilos. Puis sont venus les diarrhées, les ulcères de la taille d’une main sur le pis, les jambes paralysées. L’année 2014 fut la plus noire.

Six bêtes abattues en urgence. Le reste du troupeau était en si piteux état que l’agriculteur ne savait plus où donner de la tête.

Il en est presque arrivé à préférer une vache morte à une vache vivante, car les animaux malades lui coûtent cher – nourriture, vétérinaire, nerfs.

Sven Krey s’est longtemps demandé s’il devait parler de son histoire.

Il veut, raconte-t-il, exprimer tout ce qu’il a sur le cœur.

L’immense désespoir.

Mais aussi le soulagement quand quelqu’un, enfin, a donné à l’horreur une raison possible.

Il y a un peu plus d’un an, Achim Gerlach, un vétérinaire de la commune de Burg, dans le Schleswig-Holstein [un Land du nord de l’Allemagne], vient pour la première fois à la ferme des Krey.

Il diagnostique les signes d’une intoxication chronique chez ses vaches : tissus nécrosés au niveau des mamelles, de la queue, des oreilles, problèmes à l’estomac et aux pattes.

Depuis quelque temps, ce sont des syndromes que le Dr Gerlach rencontre souvent. Il semble y avoir quelque chose dans la nourriture des vaches qui les rend malades.

Le vétérinaire fait analyser leur urine.

Tous les échantillons présentent d’importantes quantités de résidus de la même substance : le glyphosate.

Une nouvelle époque Il existe bien des manières de qualifier l’époque actuelle.

Nous nous disons à l’ère du numérique, ou encore du terrorisme ou des réfugiés.

Sans tambour ni trompette, il y a quelques dizaines d’années, une autre époque s’est ouverte sur notre planète : celle du glyphosate.

Le glyphosate est le pesticide le plus utilisé et le plus vendu au monde.

Commercialisé en 1974 aux Etats-Unis par le groupe agro-industriel américain Monsanto sous le nom de Roundup,

il est aujourd’hui employé tout autour du globe. Producteurs de maïs américains, cultivateurs de coton indiens, barons du soja argentins et céréaliers allemands, tous traitent leurs champs au glyphosate.

Une substance qui tue presque toutes les espèces de mauvaise herbe dans le monde entier.

Et parfois pas seulement la mauvaise herbe.

Cela fait longtemps que l’on entend dire que le glyphosate nuit aussi aux animaux et aux hommes.

Comme dans le cas des vaches de Sven Krey.

Et cette éventuelle dangerosité a déclenché une guerre idéologique.

Le glyphosate tue !

Il faut immédiatement l’interdire !

Voilà ce que répètent les écologistes. Le glyphosate sauve des vies, il augmente les rendements agricoles et nourrit la population mondiale !

Voilà ce que répondent les responsables agricoles et les organisations du secteur agro-industriel.

Ce qui a longtemps manqué dans cette guerre entre écologistes et tenants de l’agriculture conventionnelle, c’est une instance scientifique qui émette un avis exempt de toute propagande.

Monsanto fait main basse sur les Big Data pour conquérir le monde

Un jour du mois de mars 2015, le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a rendu un avis.

Après un examen approfondi des études scientifiques existantes, il est arrivé à la conclusion que le glyphosate était “probablement cancérigène!

Il se trouve que la Commission européenne [doit] se décider sur l’autorisation d’utilisation du glyphosate en Europe [l’autorisation de l’utilisation du pesticide expirant à la fin du mois de juin 2016, la Commission doit se prononcer sur son renouvellement dans les prochaines semaines; le 13 avril les députés européens ont voté une résolution non contraignante réclamant une remise

Anke Sparmann

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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 22:34

Deux pavés de saumon bio aux métaux lourds, s’il vous plaît !

“L’élevage de saumons bio ressemble de plus en plus à une industrie comme une autre, dont l’objectif est d’optimiser un maximum les rendements pour répondre à une consommation en pleine explosion”, écrit la Tribune de Genève.

L’article rapporte les résultats d’une enquête réalisée par Thalassa et le magazine français 60 millions de consommateurs.

Dans le cadre de ce travail, les journalistes ont fait analyser des produits saumonés bio et non bio disponibles dans le commerce.

“La conclusion est étonnante, rapporte la Tribune de Genève. Les saumons bio sont contaminés en métaux lourds, en mercure ou encore en PCB (interdits pourtant depuis des décennies), et cela de manière bien plus importante que leurs congénères élevés dans des conditions normales.”

En cause : l’alimentation imposée aux saumons bio.

Comme elle doit se rapprocher de celle des saumons sauvages, elle contient des rations plus riches en huile et farine de poisson, alors que les saumons normaux absorbent une nourriture essentiellement composée de végétaux.

Le quotidien suisse précise que “la nourriture des élevages bio contient majoritairement des huiles et des déchets de petits poissons… tous issus de la pêche durable.

Le souci est qu’aujourd’hui, les océans sont pollués.

Conclusion : cette pollution remonte logiquement la chaîne alimentaire pour finir dans notre assiette”.

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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 22:17

Nos bonnes résolutions pour notre santé ne serviront à rien si nous ne changeons pas d'agriculture

Fermes d'Avenir lance une pétition pour une agriculture libérée des produits chimiques, des OGM et des lobbies, en harmonie avec l'Homme et la Nature, réconciliant notre alimentation et notre santé.

il y a 15 heures Maxime de Rostolan Fondateur de l’association Fermes d’avenir et de Blue Bees Tristan Lecomte Président de Fermes d'Avenir

Fermes d'Avenir lance une pétition pour une agriculture libérée des produits chimiques.

Le début d'année est une période propice aux bonnes résolutions, au premier rang desquelles on place en général celle d'adopter un style de vie plus sain: faire du sport, mieux s'alimenter et éviter les excès en tous genres.

Ceci est tout à fait noble et utile, si l'on se tient à ces vœux pieux.

Mais ce n'est certainement pas suffisant et cela n'aura pas d'impact réel sur notre santé et notre vie, si on ne s'attaque pas en premier lieu à l'une des causes majeures du développement des maladies et de la malbouffe en France: notre agriculture.

Aujourd'hui, la grande majorité des aliments que nous consommons, plus de 95% en moyenne, sont contaminés avec un nombre croissant de produits phytosanitaires.

Un fruit aussi simple qu'une pomme subit en moyenne 36 traitements chimiques, nous rappelle l'INRA.

Le problème est que ces produits synthétiques sont des perturbateurs endocriniens, qui, même ingérés à faibles doses mais sur de longues périodes, peuvent générer chez les consommateurs, génération après génération, des maladies comme le cancer, des malformations congénitales, des problèmes d'infertilité, des problèmes neurologiques et globalement un système immunitaire affaibli.

Le problème de l'utilisation des pesticides ne se limite donc pas aux agriculteurs qui les utilisent.

Eux sont touchés de plein fouet par la toxicité de ces produits comme le révèlent toutes les études épidémiologiques (notamment celle publiée par l'Association de Recherche sur le Cancer en France et qui a démontré que les agriculteurs et viticulteurs avaient 2.6 fois plus de risques d'être victimes d'une tumeur cérébrale par exemple).

Plus largement, l'utilisation de ces produits chimiques pollue de manière chronique notre environnement, ces produits de synthèse étant persistants, c'est-à-dire qu'ils ne se dissolvent pas dans la nature comme les composants naturels.

Ils sont à l'origine des algues vertes par exemple, via le phénomène d'eutrophisation, c'est-à-dire d'asphyxie de toute forme de vie dans l'eau, quand on utilise trop de fertilisants azotés, par exemple.

Avec l'agriculture chimique, que l'on appelle poliment "l'agriculture conventionnelle", on est ainsi en train de s'empoisonner en contaminant tous les milieux naturels, et en hypothéquant l'avenir des générations futures, qui naîtront dans un écosystème déjà totalement pollué et infertile.

Ainsi, pour 2017, si l'on veut agir très concrètement pour sa santé, celle de nos agriculteurs, et plus largement les générations futures et toute forme de vie sur Terre,

il est grand temps de se mobiliser pour une autre agriculture.

Une agriculture biologique, agro-écologique, tout aussi productive et bien plus savoureuse, saine et sûre que la "conventionnelle".

Cette agriculture existe déjà à travers de multiples fermes dans toute la France, mais celles-ci couvrent à ce jour moins de 5% des terres agricoles.

La pétition lancée par l'association Fermes d'Avenir a l'ambition de nous mobiliser pour plébisciter cette forme d'agriculture, celle de demain.

Libérée des produits chimiques, des OGM et des lobbies en tous genres, une agriculture qui travaille en harmonie avec l'Homme et la Nature, et réconcilie notre alimentation avec notre santé.

Le mouvement de fond pour une agriculture et une alimentation saines est déjà en marche, il nous suffit à présent de le soutenir par ce genre de pétitions pour le développer à une échelle bien plus significative.

Nous avons le pouvoir de réellement changer l'agriculture et le monde, c'est la bonne nouvelle de ce début d'année.

Prenons nos responsabilités et signons, l'association Fermes d'Avenir emploiera toute son énergie pour porter le message aux élus et... futurs élus !

La pétition défend 10 propositions de lois soutenues par un plaidoyer très complet qui argumente chacune de ces avancées pour une agriculture d'avenir.

Si vous en êtes convaincu, vous êtes invités à signer cette pétition et la faire circuler, au nom de votre santé, de vos papilles, des agriculteurs et des générations futures.

Une autre agriculture est possible et souhaitable, il faut l'encourager en se mobilisant et en mobilisant des fonds, des formations et en réorientant les dispositifs d'aides agricoles vers l'agriculture de demain, qui nourrit proprement la Terre et les Hommes, face à une agriculture chimique d'aujourd'hui, qui détruit nos écosystèmes et notre sante.

A tous donc, pour bien démarrer l'année sous le signe d'une santé retrouvée, nous vous donnons rendez-vous sur

www.changeonslagriculture.org.

( Et Voir la présentation vidéo de la pétition).

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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 16:40

Un surdosage en paracétamol conduit à une saturation des deux voies principales de métabolisation (glucurono- et sulfoconjugaison).

Il s’ensuit une hyperproduction de NAPQI (N-Acetyl-P-BenzoQuinone-Imine) par la voie du cytochrome P450.

Si dans des conditions normales, la NAPQI est entièrement liée au glutathion et n’est alors pas toxique, son excès de production conduit à une saturation du glutathion et la NAPQI libre présente une toxicité hépatique.

La N-acétylcystéïne (NAC) permet de restaurer les réserves de glutathion qui peut ainsi fixer l’excès de NAPQI et neutraliser sa toxicité.

De plus, la NAC aurait un effet sur la régénération hépatique et sur une réduction d’un éventuel œdème cérébral.

Pour ces raisons, l’administration de NAC reste utile même 24 heures après l’ingestion.

La sévérité de l’atteinte hépatique dépend de différents facteurs tels que la quantité ingérée, une atteinte hépatique préalable, la réserve de glutathion et sa capacité de renouvellement, la sévérité de la réaction inflammatoire au niveau des lésions hépatiques, etc.

Cela explique la grande variabilité individuelle des réactions toxiques à une même dose de paracétamol.

Très exceptionnellement, on a pu observer des lésions hépatiques sévères après ingestion d’une dose normale de paracétamol, parfois avec issue fatale.

En l’absence d’explication satisfaisante, ces réactions sont à ce jour considérées comme idiosyncrasiques.

RESUME Il n’existe pas de recommandation unique internationale pour les modalités de traitement par N-acétylcystéine (NAC) des intoxications au paracétamol.

Des nomogrammes existent qui permettent de déterminer à partir de quels taux sanguins l’on doit débuter un traitement. Le traitement sera initié si le résultat du dosage de paracétamol se situe au-dessus de la ligne qui détermine les seuils de concentrations toxiques.

Cette ligne débute à la 4ème heure suivant l’ingestion, car la distribution du paracétamol est complète à ce moment, et se poursuit jusqu’à la 24ème heure post ingestion.

Les nomogrammes les plus utilisés sont ceux pour lesquels on initie le traitement à partir d’un taux de 200 mg/L de paracétamol mesuré 4 h. après la prise (UK) (1) et ceux pour lesquels on débute à 150 mg/L (USA, Australie, Nouvelle-Zélande…) (2).

Nous suggérons d’utiliser ce dernier (graphique 1). Ces nomogrammes ne sont valables qu’en cas de prise unique. En présence de facteurs de risque (voir tableau 1), il est suggéré de diminuer de moitié les valeurs du graphique.

On débutera dès lors le traitement pour des concentrations de 75 mg/L à la 4ème heure post-ingestion. L’alcoolisme chronique comme facteur de risque fait encore l’objet de discussion (3,4).

Les attitudes des différents centres varient également en ce qui concerne les quantités prises.

Au Royaume-Uni, le traitement est initié à partir de 150 mg/kg (75 mg/kg en présence de facteurs de risque), alors que la plupart des autres pays utilisent la dose de 200 mg/kg (100 mg/kg si facteurs de risque) comme seuil d’intervention.

Nous suggérons d’utiliser le seuil de 150 mg/kg (75 mg/kg en présence de facteurs de risque). Par contre, il y en général consensus quant au moment d’initiation du traitement.

On dispose jusqu’à 8 heures après une prise (unique) pour initier le traitement.

Après ce délai de 8 heures, le risque d’altération sévère du foie débute et s’accroît rapidement.

 

 

Aurélie Rignon
Marseille

Poso de NAC si intoxication au paracétamol (paracétamolémie à confronter au diagramme de Prescott):

- en IV (dans du G5%): dose de charge 150 mg/kg sur 1h, puis 50 mg/kg sur 4h puis 100 mg/kg sur 16h
- en Per Os: dose de charge 140 mg/kg, puis 70 mg/kg toutes les 4h pendant 72 heures

Mode d'action: la NAC neutralise le métabolite hépatotoxique du paracétamol (la N acétyl-p-benzoquinone imine) en prenant la place du glutathion qui, en temps normal, sert à détoxifier le foie en captant les radicaux (action anti-ox).

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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 12:12

Doliprane®, Dafalgan®, Efferalgan® sont les spécialités les plus répandues.

Le paracétamol est un antalgique antipyrétique non salicylé.

À forte dose il pos- sède une toxicité hépatique, qui s’accompagne cliniquement de douleurs abdo- minales, de nausées, de vomissements, d’anorexie et de pâleur.

Ces signes sont d’apparition tardive et un examen clinique trop précoce peut s’avéré faussement rassurant.

Le risque d’atteinte hépatique est important en cas de dose supposée ingérée (DSI) entre 10 et 15 g chez l’adulte.

Le dosage sanguin du paracétamol doit être fait en urgence du fait de sa valeur diagnostique et pronostique.

La surveillance biologique (Paracétamolémie, bilan hépatique et bilan d’hémos- tase) doit être répétée régulièrement (H0, H4 puis H12.

Sur le plan thérapeuti- que, Il existe un antidote au paracétamol, le N-acétyl-cystéine : Fluimucil® à débuter dès la suspicion d’intoxication au paracétamol avant même l’apparition des signes cliniques).

Le Fluimucil® sera stoppé à la négativation de la Paracéta- molémie.

L’hospitalisation en gastroentérologie peut s’avérer nécessaire en cas d’atteinte hépatique. Une intoxication grave au paracétamol pouvant aboutir à une hépa- tite fulminante et à la greffe.

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