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1 septembre 2017 5 01 /09 /septembre /2017 09:59

Fipronil : le chaos s'installe Minimisés par les pouvoirs publics, les dégâts du fipronil retrouvé dans des œufs deviennent un sujet de santé publique et inquiètent les industriels.

PAR LE DOCTEUR LAURENT CHEVALLIER

Le fipronil est une substance extrêmement dangereuse puisque tous les animaux soumis à des doses supérieures à 0,02 mg/kg peuvent convulser.

Il s'agit d'un neurotoxique puissant qui est suspecté en plus d'être un perturbateur endocrinien (effet sur les récepteurs hPXR), chez le rat, expérimentalement, c'est également un promoteur des cancers de la thyroïde selon les doses.

On a appris hier que des œufs et divers produits dérivés (certaines gaufres, pâtes…) sont potentiellement contaminés depuis septembre 2016, pour une substance très problématique car pouvant s'accumuler et s'éliminer difficilement chez l'homme de par sa diffusion dans les graisses et le foie.

Là-dessus, un autre pesticide, l'amitraze, pourrait également être présent dans certains cas.

Le ministère de l'Agriculture a bien martelé à longueur de communiqués qu' « il n'y a pas de risque pour la santé publique », rappelons-le, sans réelle preuve ou avec des interprétations discutables sur les effets à long terme.

Va-t-il maintenir sa position ?

Le chaos s'installe, la grande distribution, désorientée par les retraits massifs de nombreux produits, accuse les industriels, ainsi Michel-Édouard Leclerc, le président du groupement des centres E.Leclerc, écrit : « Il n'empêche qu'on est face à un vrai problème qui est celui de la difficulté incompréhensible qu'ont certains industriels à tracer correctement et facilement leurs approvisionnements. »

Et d'ajouter : « Un système assez opaque est ainsi pointé du doigt, que les lobbies industriels ont réussi à masquer jusqu'à présent en obtenant des politiques une exigence de transparence bien moins stricte que celle imposée aux distributeurs » .

Fipronil, on vous ment !

Exigeons le retrait des produits pouvant contenir du fipronil

Qu'ont répondu à ce jour les autorités en charge de la protection des consommateurs ?

Rien à notre connaissance.

Le PDG de Nestlé pour sa part a répliqué :

« Cette forme de leçon est des plus malvenues de la part d'un distributeur qui, pour acheter toujours moins cher, pousse ses fournisseurs à la faute en s'exonérant lui-même des contraintes du droit français. »

Sont dévoilées au grand jour les pratiques acceptées ou tolérées par les pouvoirs publics.

Qui vous protège ?

Le chaos est là, et il risque de s'amplifier.

Exigeons que l'ensemble des produits pouvant contenir du fipronil et d'autres substances indésirables soient retirées du marché et ce quelle que soit leur concentration dans les aliments.

Exigeons que la priorité absolue des travaux des états généraux de l'agriculture et de l'alimentation portent sur la mise en place de bases réglementaires de protection efficace des Français et Européens, ce qui n'est malheureusement pas suffisamment le cas aujourd hui.

Exigeons que les agriculteurs ne soient pas non plus les premières victimes de la manipulation de produits potentiellement fort dangereux par des mesures adaptées.

Fipronil : le chaos s'installe Minimisés par les pouvoirs publics, les dégâts du fipronil retrouvé dans des œufs deviennent un sujet de santé publique et inquiètent.
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1 septembre 2017 5 01 /09 /septembre /2017 06:13

Mambo, chachacha, tango... pour garder un cerveau en pleine forme, même en prenant de l'âge, dansez !

Telle est la nouvelle réjouissante que révèle l’étude d’une équipe de l’Université de Madgebourg (Allemagne).

On le sait hélas, en vieillissant le cerveau s'altère lentement.

Notamment certaines structures comme l’hippocampe, impliqué dans la mémorisation et la navigation spatiale perdent de la matière grise (neurones). Les études en imagerie cérébrale sont implacables :

le volume hippocampique se réduit de 2 à 3% par décennie, puis de 1% par an à partir de 70 ans...

Mais, bonne nouvelle, c’est précisément dans cette zone que l’on a découvert la production de nouveaux neurones (neurogenèse), tout au long de la vie.

Et l'on sait désormais comment favoriser ce phénomène.

Une des méthodes est l’exercice physique. «De nombreuses études ont montré que l’activité physique stimule la formation de nouveaux neurones, explique ainsi le Pierre-Marie Lledo, professeur de l’Institut Pasteur, le spécialiste français de la neurogenèse.

En se contractant, les muscles libèrent notamment des protéines (myokines).

Via la circulation sanguine, celles-ci vont activer la libération dans le cerveau de facteurs nutritifs (trophiques) comme le BDNF (brain-derived neurotrophic factor) qui stimule la prolifération de bébés neurones et augmente leur survie."

A court terme, l’activité physique modifie aussi le métabolisme de l’organisme : le rythme respiratoire et cardiaque augmente, améliorant le flux sanguin du cerveau.

Résultat :

Les niches de cellules souches situées près de zones richement vascularisées sont plus actives.

A long terme, l’activité physique augmente par ailleurs la taille et nombre des micro-vaisseaux du cerveau.

Ce qui apporte plus d’éléments nutritifs et d’oxygène notamment aux cellules souches.

L'équipe de Notger Müller a entrepris de comparer les effets de la danse à ceux du sport aérobique sur la structure du cerveau

Faites donc du sport, cure de jouvence pour les neurones ! Oui mais lequel ?

"Pour obtenir ce bénéfice, l’activité physique doit être aérobie, c’est-à-dire un exercice soutenu de longue durée (plus de vingt minutes) provoquant une hausse du rythme cardiaque et respiratoire (vélo, jogging, natation…).", répond Pierre-Marie Lledo.

Et si une autre forme de sport était aussi bénéfique ?

C'est la question que l’université de Madebourg s'est posée.

L'équipe de Notger Müller a ainsi entrepris de comparer les effets de la danse (qui fait intervenir en plus de l'exercice physique des aspects multisensoriels) à ceux du sport aérobique, sur la structure du cerveau.

52 personnes en bonne santé âgées de 63 à 80 ans ont été divisées en deux groupes.

Pendant 6 mois, elles ont reçu deux cours hebdomadaires de 90 minutes, soit de fitness classique (endurance, étirements...) soit de danse, puis une séance par semaine pendant 12 mois.

Le contenu du cours de danse comprenait l'apprentissage de nombreuses chorégraphies variées, avec différents pas empruntés au chachacha, mambo... et de nombreuses positions d'équilibre.

Le volume de l'hippocampe a été mesuré par imagerie à résonance magnétique avant, après et en cours d’étude.

Observation : les deux groupes voient l'augmentation du volume de l’hippocampe, surtout dans les sous-structures de l'hippocampe gauche.

Mais dans le groupe "danse" on note l’augmentation de deux zones en plus, le girus denté (où sont produits les nouveaux neurones) et dans le subiculum.

Par ailleurs, d'autres tests ont révélé que le groupe de danseurs avaient au final de meilleurs scores aux tests d'équilibre.

"Ceci indique que, mis à part l’entrainement physique, les autres facteurs inhérents à la danse contribuent aux changements de volume de l’hippocampe aussi, assurent les auteurs, qui concluent : par conséquent, la danse constitue un candidat prometteur pour contrer le déclin lié à l'âge des capacités physiques et mentales."

La danse augmente le volume de l'hippocampe impliqué dans la mémorisation et la navigation spatiale.l’on a découvert la production de nouveaux neurones (neurogenèse), tout au long de la vie.
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1 septembre 2017 5 01 /09 /septembre /2017 05:38

L’environnement, autre victime de l’ouragan Harvey

Endommagées par les inondations sur la côte texane, les raffineries, les usines de produits chimiques et les sites pollués de la région présentent des menaces majeures pour l’environnement.

Sur la tweetosphère, les habitants de Houston ont signalé des odeurs chimiques anormalement fortes dans certains quartiers pendant les jours qui ont suivi le passage de l’ouragan Harvey.

Et pour cause, d’après le magazine Politico, des raffineries et des usines de carburant endommagées par les inondations ont répandu d’énormes quantités de produits chimiques dangereux dans l’atmosphère.

“La quantité de produits chimiques émise cette semaine suite à des ‘évènements imprévus’, ce qui exclut typiquement les opérations normales quotidiennes, est équivalente à la quantité moyenne mesurée sur une période de trois mois l’année dernière,” souligne l’article.

Explosions

La moitié des usines de produits chimiques aux États-Unis se trouve sur le golfe du Mexique, rappelle Politico, et la menace environnementale qu’elles représentent n’a pas tardé à se concrétiser.

Jeudi matin, deux explosions ont eu lieu dans l’usine d’Arkema à Crosby, ville située à une quarantaine de kilomètres au nord-est de Houston.

“L’entreprise a été informée de deux explosions et d’une fumée noire provenant de son usine”, signale le Wall Street Journal.

Plus tôt dans la semaine, l’usine avait évacué son personnel, et déclaré qu’elle n’avait “aucun moyen d’empêcher” une explosion ou un incendie sur son site.

Selon le Washington Post, la compagnie pétrolière ExxonMobil a aussi annoncé mardi que “deux de ses usines ont été endommagées, provoquant des fuites de polluants dangereux”.

L’entreprise a notamment expliqué que le couvercle d’un réservoir de pétrole et d’autres produits avait sombré à cause des pluies torrentielles.

Des sols déjà pollués

Par ailleurs, les dangers sur l’environnement viennent aussi des sols, avec les sites dits “Superfund”.

Ces sites sont des portions de territoire polluées par des matériels dangereux que le gouvernement américain prévoit de nettoyer (dans le programme fédéral “Superfund”).

Un article du site The Verge souligne que le comté de Harris, où se trouve Houston, compte plus de douze sites Superfund, plus que dans n’importe quel comté de l’État.

“Les fortes inondations pourraient répandre dans l’eau des substances chimiques à partir de ces sites fortement pollués, et les déposer là où les gens vivent”, précise The Verge.

Mathy Stanislaus a supervisé le programme Superfund sous l’administration Obama.

Cité dans un autre article du Washington Post, il confirme que “la ville de Houston, qui fait partie de la ‘Côte Chimique’, représente un grand défi en cas d’inondations massives”.

Climat :L’environnement, autre victime de l’ouragan Harvey.
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1 septembre 2017 5 01 /09 /septembre /2017 05:34

Climat. L’Amérique a un problème…

“Allô Houston, on a eu un problème…”

Cette phrase célèbre de l’astronaute Jack Swigert, pour signaler au centre de contrôle de Houston une panne sur la mission Apollo 13, a inspiré plus d’un dessinateur évoquant les inondations destructrices qui ont touché la ville.

Ici, le centre spatial et une navette sont représentés comme des symboles d’une Amérique sous l’eau, menacée par des catastrophes naturelles de plus en plus fréquentes auxquelles elle n’est pas parfaitement préparée, causées par un changement climatique que l’actuelle administration refuse d’affronter.

L’enjeu est pourtant de taille, notamment sur le plan économique.

Une étude parue en juin dans la revue Science montrait que les régions les plus vulnérables (notamment en Arizona ou au Texas) risquent une perte de 10 à 20 % de leur PIB à l’horizon 2080 si des mesures ne sont pas prises pour limiter les émissions de gaz à effet de serre.

Houston et Climat: L’Amérique a un problème…
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31 août 2017 4 31 /08 /août /2017 19:18

Une vaste étude portant sur 18 pays suggère que ce sont les glucides, plus que les graisses, qui sont dangereux pour la santé.

Les auteurs souhaiteraient que certaines recommandations officielles soient réévaluées afin d’inciter les populations à manger moins de glucides.

L’alimentation est l’un des facteurs de risque qu’il est le plus simple de modifier pour prévenir certaines maladies chroniques comme les maladies cardiovasculaires.

Nos aliments contiennent trois grandes familles de nutriments : les glucides, les protides et les graisses.

En quelles proportions faut-il les consommer pour être en bonne santé ?

Pour le savoir, des chercheurs ont étudié l'alimentation et la santé de plus de 135.000 personnes âgées de 35 à 70 ans dans 18 pays du monde, dans le cadre de l’étude Pure (Prospective Urban Rural Epidemiology).

Le suivi a duré environ sept années.

Les chercheurs ont trouvé que les régimes riches en glucides étaient courants : plus de la moitié des gens obtenaient leurs calories avec au moins 60 % de glucides, et un quart avec au moins 70 % de glucides.

En Chine, en Asie du Sud et en Afrique, les apports glucidiques étaient élevés par rapport à d’autres régions du monde.

Au cours du suivi, il y a eu 5.796 décès et 4.784 évènements cardiovasculaires.

Les chercheurs ont séparé les participants en cinq groupes selon leur consommation de glucides et comparé les 20 % qui en consommaient le plus aux 20 % qui en consommaient le moins.

Ils ont ainsi vu que des apports élevés en glucides augmentaient le risque de décès de 28 %. Inversement, les 20 % de personnes qui consommaient le plus de graisses (plus de 35 % de leurs apports énergétiques) réduisaient de 23 % leur risque de décès par rapport aux 20 % qui en consommaient le moins.

Une consommation élevée de graisses saturées réduisait de 21 % le risque d’AVC.

Les graisses totales, saturées ou pas, n’étaient pas associées de manière significative au risque d’infarctus ou de mortalité cardiovasculaire.

Les chercheurs ont aussi noté que de très faibles apports en graisses saturées (moins de 3 %) sont associés à un risque plus élevé de décès.

En Chine et en Asie du Sud, les apports en glucides étaient plutôt élevés.

Une mortalité élevée avec des apports en glucides importants

Les auteurs concluent que des apports élevés en glucides sont associés à un risque élevé de mortalité, alors que les graisses sont liées à une mortalité plus faible.

Les auteurs suggèrent que les recommandations alimentaires officielles soient reconsidérées au vu de ces résultats.

Pour Mahshid Dehghan, de l’université McMaster (Ontario, Canada), qui s’exprime dans CBS News, « l'étude a montré que, contrairement à la croyance populaire, la consommation accrue de graisses alimentaires est associée à un risque de mort moins élevé ».

Elle ajoute : « Nous n'avons trouvé aucune preuve [qu'un apport de] moins de 10 % [en] énergie par les graisses saturées est bénéfique, et aller en dessous de 7 % peut même être nocif.

Les quantités modérées, en particulier lorsqu'elles sont accompagnées d'un apport en glucides plus faible, sont probablement optimales ».

En France, les recommandations sont que les glucides couvrent environ 55 % des apports nutritionnels quotidiens, les lipides 30 à 35 %, et les apports protéiques 10 à 15 %. Mais l’OMS recommande que les graisses ne dépassent pas 30 % de l’apport énergétique total.

Pour la chercheuse, « les meilleurs régimes incluent un équilibre des glucides et des graisses, avec environ 50 à 55 % de glucides et environ 35 % de graisse totale, y compris les graisses saturées et insaturées ».

Des valeurs proches des recommandations françaises en somme…

Cette recherche paraît dans la revue The Lancet.

Pour maigrir, la restriction des glucides primerait sur celle des graisses Article de Relaxnews paru le 6 septembre 2014

Un régime pauvre en glucides serait plus efficace pour perdre du poids et prévenir les maladies cardiovasculaires, selon des chercheurs de l'université de Tulane, l'université Johns Hopkins et du Kaiser Permanente.

Un temps très en vogue chez les Anglo-Saxons, le régime « low carb » (pauvre en glucides) a toujours eu ses détracteurs parmi les professionnels de la santé, surtout parce qu'il permet de consommer sans regarder des aliments gras longtemps déconseillés à ceux qui tentent de maigrir.

Mais la situation semble évoluer, surtout suite à une étude récente sur la question publiée dans le journal Annals of Internal Medicine.

Un groupe de chercheurs a voulu déterminer les effets d'un régime pauvre en glucides sur la prévention des maladies cardiovasculaires.

Cette efficacité restait jusqu'alors inconnue, puisque peu de tests, voire aucun, n'ont été réalisés sur un groupe de participants assez variés.

Pour l'étude, les chercheurs ont travaillé avec 148 hommes et femmes, dont une moitié de noirs et une moitié de blancs.

Tous étaient considérés comme obèses selon leur indice de masse corporelle (IMC).

De manière aléatoire, les chercheurs ont assigné à chaque participant soit un régime pauvre en glucides (moins de 40 g par jour), soit un régime pauvre en graisses (moins de 30 % des calories journalières provenant des matières grasses).

Les deux groupes étaient soumis à un suivi diététique régulier, et aucun objectif n'a été fixé quant au nombre de calories consommées par jour, ni quant à l'activité physique.

Les chercheurs notent néanmoins que le niveau d'activité physique était assez similaire entre les deux groupes pour ne pas avoir d'incidence sur les résultats.

Le régime méditerranéen, encore appelé le régime crétois, est considéré comme un des meilleurs qui soit.

On peut le caractériser par une consommation en abondance de fruits, légumes, céréales et huile d'olive, et une consommation faible de viande et de produits laitiers.

Moins de sucre, c'est 3,5 kg de moins qu'avec moins de gras

Ayant enregistré des données sur le poids et d'autres facteurs de risque cardiovasculaire au début de l'étude, les chercheurs ont convoqué les participants à intervalles réguliers (après 3, 6 et 12 mois) afin de prendre des mesures et vérifier le maintien continu du régime.

Les chercheurs ont éliminé les données des participants qui ont abandonné le programme avant la fin des 12 mois.

Au final, le régime pauvre en graisses a été suivi jusqu'au bout par 60 participants (82 %).

Résultat similaire pour le régime pauvre en glucides, suivi pendant l'année entière par 59 participants (79 %).

Mais parmi ces participants restants, ceux qui ont évité les glucides ont perdu 3,5 kg de plus en moyenne comparés aux adhérents au régime pauvre en lipides.

Les premiers ont également démontré des baisses plus significatives de leurs indices de masse grasse et d'autres facteurs de risque de maladie cardiovasculaire.

En plus, les taux sanguins de certains lipides pouvant indiquer un risque accru de maladie cardiovasculaire étaient moins élevés chez le groupe « low carb ».

Conclusion plus curieuse de l'étude : la réduction du tour de taille était plus importante chez les adhérents au régime pauvre en graisses lors des contrôles à 3 mois et à 6 mois, bien que cette différence se soit nivelée à la fin de l'étude.

Le sucre est l'ennemi: Une vaste étude portant sur 18 pays suggère que ce sont les glucides, plus que les graisses, qui sont dangereux pour la santé.
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31 août 2017 4 31 /08 /août /2017 19:08

La FDA, l'agence américaine qui donne les autorisations pour les médicaments, a approuvé la mise sur le marché de la première thérapie génique dans le monde contre la leucémie.

Le traitement baptisé Kymriah utilise des globules blancs du patient qui sont génétiquement modifiés.

La Food and Drug Administration (FDA) vient d'ouvrir une nouvelle ère pour traiter, et potentiellement guérir, de nombreuses maladies incurables.

Elle a en effet approuvé la mise sur le marché de la première thérapie génique dans le monde contre la leucémie, entérinant ainsi les recommandations de juillet d'un groupe consultatif d'experts indépendant.

Ce traitement, le Kymriah (tisagenlecleucel), a été développé par un chercheur de l'université de Pennsylvanie et breveté par les laboratoires helvétiques Novartis pour traiter la leucémie lymphoblastique aiguë.

Cette dernière progresse rapidement ; elle est le cancer du sang pédiatrique le plus fréquent aux États-Unis, avec environ 3.100 nouveaux cas diagnostiqués annuellement chez les moins de 20 ans, selon l'Institut national du cancer (NCI).

Le Kymriah est destiné aux enfants et jeunes adultes jusqu'à 25 ans ayant résisté aux autres thérapies contre cette leucémie ou ayant fait une rechute, ce qui se produit dans 15 à 20 % des cas.

Selon Novartis, 600 malades seraient éligibles tous les ans aux États-Unis pour ce traitement.

« Nous entrons dans une nouvelle ère de l'innovation médicale avec la capacité de reprogrammer les cellules immunitaires d'un malade pour qu'elles puissent détruire les cellules cancéreuses mortelles », a souligné le docteur Scott Gottlieb, patron de la FDA.

« De nouvelles technologies telles les thérapies géniques et cellulaires ont le potentiel de transformer la médecine en rendant possible le traitement et même la guérison de nombreuses maladies [jusque-là] incurables », a-t-il estimé. «

Cette décision marque la première commercialisation dans le monde d'une thérapie génique... fondée sur une nouvelle approche entièrement personnalisée qui utilise les propres cellules immunitaires du malade », s'est quant à lui félicité le PDG de Novartis, Joseph Jimenez, lors d'une conférence de presse téléphonique.

Les cellules immunitaires du patient sont prélevées, modifiées et réinjectées.

Des cellules immunitaires du patient sont génétiquement modifiées

L'innocuité et l'efficacité du Kymriah ont été démontrées par un essai clinique mené avec 63 malades pédiatriques et de jeunes adultes qui n'avaient pas répondu aux autres traitements ou avaient rechuté.

Selon cette technique, un traitement est créé pour chaque patient dont des cellules immunitaires sont prélevées et congelées avant d'être acheminées dans un laboratoire, où elles sont modifiées génétiquement (cellules CAR-T) pour attaquer la leucémie.

Le taux de rémission a atteint 83 % dans les trois premiers mois du traitement qui a consisté en une seule dose de cellules immunitaires modifiées, précise la FDA.

Le coût d'un traitement avec le Kymriah est de 475.000 dollars (environ 400.0000 euros au cours actuel), a indiqué Bruno Strigini, responsable du département de cancérologie à Novartis, lors de la conférence de presse.

Les malades ne répondant pas pendant le premier mois ne paieront pas pour le traitement, a-t-il promis. Il a souligné que des thérapies actuelles contre la leucémie, comme la greffe de moelle osseuse, peuvent coûter jusqu'à 800.000 dollars (675.0000 euros) aux États-Unis.

La plupart des patients qui seront traités avec le Kymriah seront probablement couverts par leur assurance médicale ou le Medicaid, l'assurance maladie des personnes à bas revenus, selon Novartis.

Le Kymriah peut avoir des effets secondaires sévères, dont de graves infections, de fortes fièvres, de l'hypotension artérielle, des problèmes rénaux et une diminution de l'oxygène dans le sang.

Au vu du succès de l'essai clinique avec les 63 patients, la FDA avait, en 2014, attribué à cette thérapie génique le statut « d'avancée thérapeutique », qui permet d'accélérer les procédures de mise sur le marché.

Novartis et d'autres laboratoires travaillent activement au développement de traitements similaires pour le myélome multiple, une autre forme de leucémie et une tumeur agressive du cerveau.

Bientôt une thérapie génique efficace contre la leucémie ?

Article d'Agnès Roux

En reprogrammant des lymphocytes T par génie génétique, le procédé UCart 19, présenté par l'entreprise Cellectis, les rend capables de s'attaquer aux lymphocytes B cancéreux.

Cette thérapie génique a montré son efficacité chez la souris pour traiter certains types de leucémie.

Comme toute cellule de l’organisme, les cellules contenues dans le sang peuvent devenir cancéreuses et provoquer des leucémies.

Ces maladies graves sont classées en fonction du type de cellules qu’elles impactent et de leur vitesse d’évolution.

Les leucémies les plus fréquentes se caractérisent par la prolifération anormale des lymphocytes B, qui sont les cellules immunitaires à l’origine de la production des anticorps.

Différents traitements existent pour soigner les leucémies, comme la chimiothérapie, la radiothérapie et la greffe de moelle osseuse.

Cependant, ces méthodes s’accompagnent de lourds effets secondaires et ne sont pas toujours efficaces.

La thérapie génique fait peu à peu son chemin comme solution pour venir à bout des leucémies.

Récemment, une petite fille et trois adultes ont pu être sauvés grâce à cette méthode de soin.

Le succès de cette technologie n’est pourtant pas toujours garanti, comme en témoigne la mort de deux patients ayant subi ce traitement.

Ces cellules, des précurseurs des lymphocytes B, sont issues d'un patient atteint de leucémie.

Elles prolifèrent de manière anormale et sont la cause de la maladie.

La thérapie génique repose sur l’introduction de gènes dans les cellules afin de traiter une maladie.

Dans le cas des leucémies à lymphocytes B, la stratégie consiste à reprogrammer les lymphocytes T pour les transformer en cellules tueuses de lymphocytes B cancéreux.

La société Cellectis vient récemment de mettre au point une méthode de thérapie génique pour traiter la leucémie de manière efficace chez la souris.

Des lymphocytes T tueurs de tumeurs Le procédé est appelé UCart 19. Le principe repose sur la production par les lymphocytes T d’anticorps appelés récepteurs d’antigènes chimériques (CAR), qui ciblent et détruisent les lymphocytes B cancéreux.

« Les CAR sont conçus pour se lier sur les récepteurs CD19 qui sont présents uniquement à la surface des lymphocytes B », explique Jennifer Moore, directrice de la communication de Cellectis.

Le gène responsable de la synthèse des CAR est intégré dans le génome des lymphocytes B grâce à un lentivirus, un virus à ARN de la famille des rétrovirus.

En pénétrant dans la cellule, le lentivirus peut convertir son ARN en ADN, puis intégrer celui-ci dans le génome de la cellule.

Les chercheurs ont ainsi pu utiliser un lentivirus modifié comme véhicule de livraison du gène codant pour les CAR.

Une technologie qui fonctionne chez la souris

Pour tester cette technologie, les scientifiques ont utilisé des souris immunosupprimées, donc dépourvues de défenses immunitaires.

Ils ont ensuite introduit dans ces rongeurs des lymphocytes B cancéreux humains. « Par cette approche, les chercheurs ont pu recréer un modèle de leucémie à lymphocytes B chez la souris », indique Jennifer Moore.

Après quelques jours, des lymphocytes T modifiés génétiquement qui produisent les anticorps dirigés contre les lymphocytes B cancéreux ont été injectés.

Les résultats montrent que les lymphocytes T producteurs de CAR sont capables de détruire les cellules cancéreuses chez la souris.

Bien que ce nouveau traitement soit prometteur, de nombreuses études sont encore nécessaires pour tester son efficacité chez l’Homme.

Première thérapie génique approuvée. Globules blancs génétiquement modifiés pour traiter la leucémie.
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31 août 2017 4 31 /08 /août /2017 06:58

Courrier international - 18 août 2017,

Terrorisme.

Anatomie de la terreur

“Si vous voulez comprendre l’extrémisme, lisez ce dossier”, propose le New Scientist en une de son édition datée du 19 août, parue juste avant les attentats qui ont frappé Barcelone et Cambrils, en Espagne, le 17 août.

Pour l’hebdomadaire scientifique, le fanatisme religieux ou la haine ne sont pas suffisants pour expliquer qu’une personne puisse ôter la vie à autrui.

Les racines du mal qu’est le terrorisme sont complexes.

Pour tenter d’en faire le tour, l’article alterne enquête sur les ouvrages, les études et les données disponibles et reportage à Mossoul, aux côtés de Vera Mirnonova. Membre de la Harvard Kennedy School, la chercheuse étudie “comment les motivations individuelles des combattants [de Daech] impactent les comportements du groupe et vice versa”.

Des sources imparfaites, des stratégies controversées

Selon les modèles qu’elle a développés à partir de ses études de terrain, “le comportement [des groupes djihadistes] est déterminé par les contraintes de ressources, tout comme les entreprises capitalistes prospèrent et meurent, écrit Peter Byrne du New Scientist.

Ceux qui ont un budget limité peuvent choisir une ligne religieuse radicale pour attirer des fanatiques étrangers qui ne sont pas aussi professionnels que les combattants motivés par l’argent, mais qui accepteront de travailler en échange du gîte et du couvert”, détaille-t-il.

De son côté, le chercheur Scotte Allan “a constaté que les personnes qui ont des valeurs sacrées sont perçues par les membres de leur groupe de combat comme ayant une force spirituelle qui compte plus que leur force physique”, écrit Laura Spinney en complément de l’article de son confrère.

Par ailleurs, souligne le magazine britannique, de nombreuses données utilisées notamment pas les services antiterroristes sont très imparfaites, “ce qui peut obscurcir les motivations réelles et les causes profondes des événements”.

Par ailleurs, selon une étude de Jennifer Varriale Carson, de l’université de Central Missouri, la stratégie qui consiste à éliminer des terroristes de premier plan serait “contre-productive”.

Comprendre mieux la radicalisation islamiste: le dossier scientisme du New Scientist.
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31 août 2017 4 31 /08 /août /2017 06:47

L'hypoxie cérébrale induite par le fentanyl déclenche l'hyperglycémie cérébrale et les changements biphasiques dans la température du cerveau.

Solis E, et al. Neuropsychopharmacologie. 2017.

Le fentanyl est un opioïde synthétique puissant utilisé largement chez les humains pour anesthésie générale et analgésie.

Le fentanyl est apparu comme un médicament récréatif, souvent associé à de l'héroïne, et peut entraîner une létalité pendant un surdosage.

Le fentanyl est bien caractérisé comme anesthésique, mais les effets physiologiques basiques du fentanyl dans le cerveau lorsqu'il est pris comme drogue sont en grande partie inconnus.

Nous avons utilisé de l'ampérométrie à grande vitesse chez des rats en mouvement libre pour examiner les effets du fentanyl par voie intraveineuse à des doses comprises dans la gamme d'apport humain possible (3-40 μg / kg) sur les niveaux d'oxygène et de glucose dans le noyau accumbens (NAc).

Le fentanyl a induit une diminution rapide et dose-dépendante de l'oxygène NAc suivi d'une augmentation plus tardive et prolongée du glucose NAc.

Le fentanyl a induit des diminutions d'oxygène similaires dans l'amygdale basolatérale, indiquant que l'hypoxie du cerveau pourrait être un phénomène généralisé.

Nous avons utilisé des enregistrements d'oxygène dans l'espace sous-cutané pour confirmer que l'hypoxie du cerveau induite par le fentanyl résulte d'une diminution des niveaux d'oxygène dans le sang causée par une dépression respiratoire induite par un médicament.

Les enregistrements de température dans la NAc, les muscles et la peau ont montré que le fentanyl induit des changements biphasiques dans la température du cerveau, avec une diminution initiale découlant principalement de la vasodilatation périphérique et une augmentation ultérieure entraînée par l'activation du cerveau métabolique.

La vasodilatation initiale est causée par une hypoxie induite par la dépression respiratoire et une augmentation subséquente du CO2, qui entraîne des augmentations induites par le fentanyl dans le glucose NAc.

Ensemble, ces données suggèrent que la dépression respiratoire induite par le fentanyl déclenche une hypoxie cérébrale et une hyperglycémie subséquente, qui précèdent les changements plus lents de la température du cerveau et de l'activité cérébrale métabolique.

La neuropsychopharmacologie a accepté l'article en ligne le 29 août 2017.

doi: 10.1038 / npp.2017.181.

PMID 28849778 [PubMed - fourni par l'éditeur]

Drogue : l'overdose de Fentanyl produit une hypoxie cérébrale.
Drogue : l'overdose de Fentanyl produit une hypoxie cérébrale.
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31 août 2017 4 31 /08 /août /2017 06:40

Des milliers de décès d'overdose urbaine liés à une augmentation choquante du fentanyl dans son utilisation comme drogue.

Dans deux douzaines des plus grandes villes des USA, les décès liés au surdosage liés au fentanyl ont grimpé à plus de 600 pour cent au cours des trois dernières années, ce qui fait partie de la crise nationale des opioïdes.

https://www.washingtonpost.com/classic-apps/thousands-of-urban-overdose-deaths-linked-to-shocking-increase-of-fentanyl-in-drug-supply/2017/08/15/3fab28c4-7092-11e7-9eac-d56bd5568db8_story.html

Des milliers de décès d'overdose urbaine liés à une augmentation choquante du fentanyl dans son utilisation comme drogue.
Des milliers de décès d'overdose urbaine liés à une augmentation choquante du fentanyl dans son utilisation comme drogue.
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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Métabolisme
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31 août 2017 4 31 /08 /août /2017 06:28

De plus en plus de gens qui cherchent à coller des termes psychiatriques sur des enfants qui sortent du moule de "citoyen bien sage" qui obéit sans poser de questions, voire qui cherchent directement et au plus vite un traitement médicamenteux chimique, quand la première chose à faire serait de parler...

Se garder des excès de langage: a priori l'enfance n'est pas une maladie ...
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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Psychologie
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