Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 16:43
Le bilan concernant les résidus médicamenteux qui pourraient se retrouver dans nos carafes d'eau a de quoi inquiéter.

Les médecins de l'Association santé environnement France (Asef) tirent le signal d'alarme à l'occasion de la Journée mondiale de l'eau qui aura lieu demain, vendredi 22 mars. Car l'augmentation régulière de la prise de médicaments - rien qu'en France, nous en avons consommé 3,12 milliards de boîtes en 2011 - ne serait pas sans risques pour notre environnement et pour notre santé. "Aujourd'hui, certaines études font le lien entre la présence de résidus médicamenteux dans l'eau potable, l'autisme et des troubles du comportement. D'autres ont montré des effets sur l'hermaphrodisme dans l'écosystème, les troubles de la reproduction ou encore la résistance bactérienne", affirme le Dr Pierre Souvet, le président de l'Asef. C'est pourquoi son association a voulu mesurer les dégâts réels liés à ce type de pollution et le faire savoir dans un livret qui sera diffusé demain. Leur but est, évidemment, de préserver la qualité de notre eau, si précieuse à la vie de toutes les espèces.

Ces spécialistes ont identifié plusieurs coupables. Car, de sa fabrication à sa destruction en passant par son utilisation, le médicament a maintes occasions de s'immiscer dans l'environnement. Il n'empêche, la première source de contamination viendrait de la population... Après avoir été ingéré, le produit se retrouve dans nos selles et nos urines pour aller ensuite dans les stations d'épuration. Malheureusement, ces dernières n'ont pas été conçues pour traiter ce type de pollution. Elles ne dégradent pas totalement ces molécules thérapeutiques, dont une partie rejoint nos rivières.

Conditionnement

Cependant, le véritable problème ne viendrait pas tant des médicaments ingérés que de ceux que l'on ne consomme pas... "En France, chaque année, sur des dizaines de milliers de tonnes de médicaments non utilisés, moins d'un quart est recyclé. Le reste est jeté à la poubelle, dans les éviers et même dans les toilettes !" regrette le Dr Patrice Halimi, secrétaire général de l'Asef. Parmi eux, on retrouve des antibiotiques, des antidépresseurs, des bêtabloquants, des anti-inflammatoires, des produits de contraste (utilisés en imagerie médicale) ou encore des contraceptifs.

Mais ce type de pollution n'est pas une fatalité, et tous les acteurs de la chaîne peuvent - doivent - agir. "Les médecins pourraient prescrire uniquement les produits nécessaires, les patients pourraient davantage ramener leurs médicaments en pharmacie, les stations d'épuration pourraient améliorer les procédés de traitement, et nous pourrions faire bien d'autres choses encore", explique le Dr Jean Lefèvre, membre actif de l'association. "Mais nous devons surtout réfléchir à une nouvelle façon de consommer pour traiter le problème à la source, en d'autres termes pour réduire le nombre de médicaments non utilisés." Cela pourrait passer, par exemple, par un conditionnement à l'unité pour que le pharmacien puisse délivrer le nombre exact de pilules, comprimés ou gélules. Une chose est sûre : il faut repenser notre mode de consommation de médicaments pour limiter la pollution.
Repost 0
Published by Chronimed
commenter cet article
23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 16:11
L’administration d’antipsychotiques (AP) atypiques chez des patients déments doublerait presque leur risque de mortalité. Quels sont les effets des AP chez les sujets entrant en institution avec une fracture de hanche, fréquemment compliquée d’un syndrome confusionnel ? Entre 2000 à 2007, 77 759 sujets de 65 ans et plus, bénéficiaires de Medicare ont quitté un service de soins aigus pour un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (11 119 EHPAD américains concernés) avec un diagnostic de fracture de hanche sans comorbidité. Le diagnostic de confusion éventuelle a été fait par une version du CAM (Confusion Assessment Method) adapté aux EHPAD, renseignée par 9 données du dossier médical. Les activités de la vie quotidienne (AVQ) et la prise d’AP dans les 7 jours précédant l’enquête ont été évaluées. Les hommes et les résidents cognitivement plus atteints se sont révélés plus à risque de prescription d’AP. Les résidents sous AP présentaient plus de difficultés dans les AVQ et recevaient davantage de médicaments. Une confusion ou un syndrome confusionnel incomplet ont été diagnostiqués chez environ 10 % des sujets de la cohorte. Cinq pour cent des sujets indemnes de signes de confusion recevaient un AP : leur risque de réhospitalisation et de décès était accru (odds ratio 1,28), leur durée de séjour augmentée, leur récupération fonctionnelle réduite, leur chance de réintégrer leur domicile diminuée de 32 %. Les différences d’évolution en fonction de la prise d’AP ou non s’estompaient avec l’augmentation du score de confusion. En cas de « sub syndrome », l’utilisation d’AP était associée avec une moindre probabilité de retour à domicile. Dans les confusions avérées l’évolution n’était pas influencée par l’administration d’AP : cette prise en charge ne procurait donc pas de bénéfice. Les modalités de l’étude n’ont n’a pas permis de déterminer si certaines molécules, dosages ou durées de traitement avaient un impact particulier et l’influence d’un état prédémentiel n’a pu être complètement exclue. Cependant, il semble que l’emploi d’AP est associé à une issue moins favorable chez les sujets institutionnalisés non confus souffrant d’une fracture de hanche. Le traitement par AP des sujets confus ne génère, lui, pas d’amélioration. La responsabilité des AP dans les conséquences néfastes constatées doit être précisée. Dr Anne Bourdieu Jung HY et coll. : Antipsychotic use in nursing home residents admitted with hip fracture. J Am Geriatr Soc., 2013; 61: 101-106
Repost 0
Published by Chronimed
commenter cet article
23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 16:09
Le cancer du sein est le plus fréquent des cancers féminins et la première cause de mortalité spécifique. L'appréciation de son évolutivité et de la réponse aux traitements anti tumoraux est fondamentale. Elle passe habituellement par l'imagerie médicale et le suivi de marqueurs bio tumoraux, notamment du CA 15-3 dont la sensibilité n'excède pas 60 à 70 % en cas d'évolution métastatique. De pratique plus récente, la numération des cellules tumorales circulantes (CTC), en règle par Cell Search System, apporte une sensibilité de 65 %; un taux élevé de CTC étant, par ailleurs, un facteur de mauvais pronostic. Des fragments d'ADN circulant porteurs d'altérations séquentielles spécifiques, ou ADN tumoral circulant (ADN tc) peuvent être décelés dans la fraction acellulaire du sang. De fait, les techniques modernes de séquençage permettent l'identification rapide d'altérations génomiques chez un individu donné, rendant possible une surveillance spécifique de l’ADN tc. De L’ADN tumoral circulant détecté chez 30 patientes Dans un travail publié récemment dans le New England Journal of Medecine, S J Dawson et collaborateurs se sont attachés à corréler l'évolution de la masse tumorale appréciée à l'aide du dosage de l'ADN tc aux renseignements fournis par les autres biomarqueurs (CA 15-3 et CTC) et aux données de l'imagerie médicale, essentiellement scannographiques. Il s'agit d'une étude prospective mono centrique auprès de patientes porteuses d'un cancer du sein en progression métastatique, sous chimiothérapie, qui, toutes, avaient donné leur consentement écrit. Sur un collectif de 52 malades, il a été possible chez 30 d'entre elles de mettre en évidence des altérations génomiques, permettant un suivi de l'ADN tc. Le séquençage tumoral, à partir de biopsies mammaires, a été réalisé par amplification de séquences profondes de mutations ponctuelles portant sur les gènes PIK3CA et TP 53 ou par étude de l'ensemble du génome avec analyse des réarrangements non présents sur l'ADN constitutif. Parallèlement était pratiqué un dosage du CA 15-3 et une numération des CTC. La sensibilité de chacune des 3 techniques a été appréciée à l'aide d'une méthode de ré échantillonnage, dite méthode boot strapping modifiée. Les données biologiques étaient également confrontées à celles fournies par l'imagerie. Chez 25 des 52 patientes, la technique utilisée a été celle du séquençage profond des mutations ponctuelles de PIK3CA et de TP53. Chez 9 autres, ce fut celle de l'ensemble du génome permettant, dans 8 cas sur 9, d'identifier des variants somatiques structurels. Ceux-ci ont été isolés 5 fois, sans mutations profondes simultanées. Chez les 3 autres, la détection conjointe de mutations profondes et de variants structurels a permis une comparaison entre les 2 méthodes Dix-neuf fois sur 30, un test par PCR digitale a été effectué, à partir de 97 échantillons plasmatiques. De l'ADN tc a été détecté chez 95 % des malades (18/19) et dans 82 % des échantillons (80/97). La technique de séquençage ciblé a été utilisée chez les 11 autres patientes avec un taux de réussite sur les prélèvements de 80 % (35/44). Lorsque les 2 techniques étaient possibles chez une même femme, la concordance a été excellente. Globalement, l'extraction d'ADN tc a été possible chez 29 des 30 patientes du collectif (97 %), à partir de 115/141 échantillons (82 %). Le taux moyen était de 150 copies amplifiées par millilitre de plasma. Chez une seule malade, il a été impossible de mettre en évidence de l'ADN tc. Il s'agissait d'une patiente dont la masse tumorale était très faible, constituée d'une seule adénopathie médiastinale de petit volume et non évolutive. Lorsque les 2 techniques ont été réalisées chez une même femme, la cinétique de réponse sous traitement a été identique, même s'il existait des évolutions clonales hétérogènes avec présence, dans le plasma, de mutations dominantes. Il a aussi été noté des mutations nouvelles, inconnues des archives d'ADN tumoral mammaire. Une meilleure sensibilité que le taux de CA 15-3 et le nombre de cellules tumorales circulantes Chez 27 patientes, totalisant 114 échantillons, on a pu comparer les taux de CA 15-3 et d'ADN tc. Le CA 15-3 était élevé chez 21 des 27 malades (78 %) pour une positivité de 62 % des dosages (71/114). Dans le même temps, on notait une positivité dans 26/27 cas (96 %) pour l'ADN tc, avec 82 % sur les échantillons (96/114). Dans 23 des 43 résultats négatifs avec une élévation du CA 15-3 non significative, la présence d'ADN tc a été retrouvée. La sensibilité de son dépistage est donc de 85 %, face à 59 % pour le CA 15-3, soit une différence très significative de 26 % (CI allant de 11 à 37 pour un p< 0,001). La comparaison ADN tc vs CTC a été possible dans 30 observations, totalisant 126 échantillons de plasma. La présence de CTC à un taux > 1 cellule/7,5 ml de sang, était notée dans 87 % des cas (20/30). Pour 60 % de ceux-ci, le taux était supérieur à 5 cellules/7,5 ml. Pour l'ADN tc, le taux de détection s'est élevé à 97 % (29/30) et à 84 % dans les échantillons (106/126). Dans 66 % des cas où la recherche de CTC était négative, on a retrouvé néanmoins de l'ADN tumoral. Ainsi, la sensibilité du dosage d'ADN tc a été de 90 % vs 65 % pour la numération des CTC, soit un gain de sensibilité de 25 % (intervalle de confiance : 13-37, p < 0,002). En moyenne, le nombre de copies d'ADN a été 133 fois plus élevé que celui des CTC. Sous chimiothérapie, la concordance entre évolution de l'ADN plasmatique et réponse thérapeutique a été jugée très bonne dans 95 % des cas avec une réactivité également supérieure à celle des autres biomarqueurs. Dans le cas contraire de progression néoplasique, la corrélation a été de 85 %, face à 37 % pour le comptage des CTC et de 50 % pour le dosage du CA 15-3. Chez seulement 2 patientes du collectif, il a été impossible de retrouver une corrélation entre taux d'ADN circulant et progression du cancer. Sur le plan pronostique, un taux élevé d'ADN tc a été corrélé de manière très significative (p < 0, 001) à une évolution péjorative. Cette corrélation a été plus lâche pour les CTC (p =0,03) et non retrouvée pour le suivi du CA 15-3. En résumé, au cours de la surveillance des cancers du sein métastasés, le dosage de l'ADN tumoral circulant apporte une meilleure sensibilité que le suivi des autres biomarqueurs, une dynamique de réponse plus grande et un meilleur parallélisme avec l'évolution de la masse tumorale. Ce monitorage peut, dans nombre de cas, être effectué de manière plus simple que l'étude du génome complet par l'identification de mutations ponctuelles ciblées de PIK3CA et de TP 53. Ainsi, selon les propos mêmes des auteurs de la publication, le dosage de l'ADN tc constitue-t-il une véritable " biopsie liquide", hautement sensible et spécifique dans la surveillance des cancers du sein métastatiques et dans l'appréciation de la réponse à la chimiothérapie. Dr Pierre Margent Dawson S J et coll. : Analysis of Circulating Tumor DNA to Monitor metastatic Breast Cancer. N Engl J Med., 2013; publication avancée en ligne le 15 mars.
Repost 0
Published by Chronimed
commenter cet article
19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 08:21
Anne Prigent rappelle que « la dépression est une maladie qui se soigne. [...] Mais dans 20 à 30% des cas, cette dépression résiste aux antidépresseurs ». Le Pr Jean-Pierre Olié, psychiatre à l’hôpital Sainte-Anne (Paris), précise que « chez ces patients, […] nous cherchons une stratégie d’optimisation des antidépresseurs en associant un autre médicament. Cela peut être du lithium, des hormones thyroïdiennes ou encore des neuroleptiques atypiques ». ’« une synthèse de plusieurs études cliniques, publiée sur le site de Plos One Medicine, s’est intéressée aux neuroleptiques atypiques. Ces médicaments se révèlent modérément efficaces sur les symptômes de la dépression et c’est au prix d’effets secondaires importants (prise de poids, sédation…). Un résultat que les psychiatres tiennent à nuancer ». Le Pr Chantal Henry, psychiatre au CHU Albert-Chenevier de Créteil, remarque ainsi que « les antipsychotiques ont leur place dans certains types de dépressions » et « raconte avoir vu des dépressifs revivre grâce à ces molécules ». Le Pr Pierre-Michel Llorca, psychiatre au CHU de Clermont-Ferrand, note quant à lui que « la dépression est une constellation hétérogène ». Anne Prigent souligne donc qu’« il est difficile de déterminer à l’avance quelle personne va réagir positivement à une stratégie thérapeutique donnée et, jusqu’à présent, ces traitements sont administrés de façon plus ou moins empirique ». Le Pr Henry précise toutefois : « Nous allons progresser sur ce sujet car nous avons lancé de grandes études de cohorte qui vont nous permettre d’affiner les caractéristiques cliniques des dépressions ». « cette connaissance de la maladie devient indispensable lorsque l’on sait qu’en 2020, pour l’OMS, elle sera la pathologie la plus invalidante dans le monde, après les troubles cardiaques », ajoutant qu’« en France, chaque année, 3 millions de personnes sont terrassées par la dépression, principalement des femmes ». Anne Prigent évoque cependant « le paradoxe français : nous nous déclarons d’humeur morose, nous consommons toujours trop de psychotropes, principalement des benzodiazépines, mais nous ne nous soignons pas lorsque nous sommes dépressifs ». « Le sentiment d’être assez «fort» pour surmonter ces difficultés, la crainte de ce que penserait l’entourage, la peur d’être hospitalisé, la peur de l’éventuel traitement autant de raisons pour ne pas faire appel aux médecins ». De son côté, le Pr Michel Lejoyeux, psychiatre à l’hôpital Bichat (Paris), remarque que « les critères objectifs de la dépression ne sont pas assez acceptés en France. Nous finissons par passer à côté, par ne pas chercher le diagnostic ». Anne Prigent ajoute qu’« il est souvent plus facile et moins coûteux pour le médecin traitant de prescrire un médicament. Face à une dépression sévère, le traitement par antidépresseur ne se discute pas. Ces médicaments vont mettre plusieurs semaines avant d’agir sur les symptômes. Un peu de patience est donc nécessaire avant de décréter que la dépression fait de la résistance ». Le Pr Lejoyeux note que « si le patient ne répond pas au traitement, soit il ne prend pas correctement son antidépresseur, soit il n’est pas dépressif et souffre d’autre chose ». « dans la majorité des cas, les antidépresseurs vont aider à restaurer le fonctionnement normal du sommeil, de l’appétit, à retrouver l’initiative, une perception positive de la vie… […] Impossible cependant de prédire qui rechutera ou entrera en résistance ».
Repost 0
Published by Chronimed
commenter cet article
19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 07:56
La vitamine D jouerait un rôle dans la pathogénie de la neuropathie diabétique Le rôle de la vitamine D a été longtemps confiné à l'homéostasie phosphocalcique. Ce temps est révolu et il est désormais clair que celle-ci agit au niveau de nombreux organes-cibles. Les études menées chez l'animal, dans divers modèles de diabète, suggèrent que les analogues de la vitamine D peuvent stimuler la production du NGF (nerve growth factor). Ce dernier est nécessaire au développement et à la survie de certains neurones sympathiques et sensoriels. La prévalence de la carence en vitamine D est en outre élevée au cours du diabète de type 2, au point qu'il est tentant d'y voir un prélude à la neuropathie diabétique (ND) au travers d'un déficit potentiel en NGF. Les résultats de deux études, dont l'une randomisée, tendent à étayer cette hypothèse. Une troisième étude, de type cas-témoins celle-là, apporte sa contribution. Elle a consisté à comparer la fréquence de la carence en vitamine D chez 210 patients atteints d'un diabète de type 2 compliqué ou non d'une ND et, de ce fait, répartis en deux groupes (respectivement ND+, n = 87 et ND-, n = 123). Les symptômes neurologiques ont été pris en compte au moyen de scores cliniques spécifiques, cependant que la vitesse de conduction nerveuse était systématiquement mesurée au niveau des membres. Les taux sériques moyens de vitamine D se sont avérés plus bas dans le groupe ND+ (36,9 ± 39,9 versus 58,32 ± 58,9 nmol?l dans le groupe ND-). La prévalence de la carence vitaminique a été estimée à 81,5 % dans le groupe ND+, vs 60,4 % dans l'autre groupe (p<0,05). Des corrélations significatives (p<0,05) ont été en outre établies entre les taux de vitamine D et ceux des variables biologiques suivantes : cholestérol total, LDL-cholestérol et rapport microalbuminurie/créatinine urinaire. Par ailleurs, une analyse par régression logistique binaire a montré que la ND était significativement associée au déficit en vitamine D, l'odds ratio correspondant étant en effet de 3,47, après prise en compte des facteurs de confusion potentiels suivants : ancienneté du diabète, HbA1c et LDL-cholestérol. L'association entre la carence en vitamine D et la prévalence de la ND semble indéniable, mais il est clair que le lien de causalité reste à établir. Certes, il existe d'ores et déjà une étude randomisée qui va dans ce sens au travers de résultats significatifs. Si elle démontre que l'administration locale de la dite vitamine est à même de réduire les symptômes de la ND, il faut maintenant s'assurer qu'un traitement per os est capable de freiner ou de retarder l'apparition de cette complication redoutable de la maladie diabétique. Shehab D et coll. : Does Vitamin D deficiency play a role in peripheral neuropathy in Type 2 diabetes? Diabet Med., 2012; 29: 43-49. 18/03/13 Dr Philippe Tellier
Repost 0
Published by Chronimed
commenter cet article
16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 16:09
En Août 2010, des cas de narcolepsie étaient signalés en Finlande et en Suède et un lien possible établi avec la vaccination contre la grippe A/H1N1 2009 par le vaccin adjuvé par AS03. Un suivi de cohorte rapportait en Finlande un risque de narcolepsie 13 fois supérieur après la vaccination, chez les enfants de 4 à 19 ans, les symptômes étant apparus pour beaucoup dans les 3 mois suivant la vaccination et pour presque tous dans les 6 mois. Aucun autre pays européen ni le Canada ne relevait une telle association. S ‘agissait-il alors d’une spécificité des pays scandinaves ? La réponse à cette question nous est donnée par une étude réalisée en Angleterre. Il s’agit d’une analyse rétrospective. Les auteurs ont relevé tous les cas de narcolepsie chez les enfants de 4 à 18 ans, dont les premiers symptômes sont apparus depuis janvier 2008, soit au total 75 cas de narcolepsie avérés dont les antécédents vaccinaux et le statut d’appartenance à un groupe à risque étaient connus. Onze enfants avaient été vaccinés par le vaccin adjuvé par AS03 avant l’apparition de la maladie, dont 7 dans les 6 mois précédents. Les auteurs estiment l’augmentation du risque à 14,4 (odds ratio ; intervalle de confiance à 95% : 4,3 à 48,5) après une vaccination à une date indifférente, et à 16,2 (3,1 à 84,5) après la vaccination dans les 6 mois précédant l’apparition des troubles. Ce résultat est conforme au risque relatif de 13 constaté par l’étude finlandaise. Selon les auteurs, le risque peut être estimé entre 1 pour 57 500 et 1 pour 52 000 doses. Ces données devront être réévaluées après un suivi prolongé. Les auteurs n’excluent ni la possibilité d’un « surdiagnostic » créé par une sorte d’effet d’annonce des alertes suédoise et finlandaise, ni un « sousdiagnostic », le délai étant toujours assez long entre l’apparition des premiers symptômes et le diagnostic de narcolepsie. Certains patients dont les symptômes seraient apparus en 2010 et 2011 pourraient ainsi ne pas avoir été encore diagnostiqués. A la suite des premiers signalements suédois et finlandais, l’Agence européenne du médicament avait modifié les indications d’utilisation de ce vaccin. Mais le premier suspect de cet effet secondaire est l’adjuvant AS03 et la question reste posée de son utilisation pour la fabrication d’autres vaccins anti-grippe. Dr Roseline Péluchon Miller E et coll. : Risk of narcolepsy in children and young people receiving AS03 adjuvantedpandemic A/H1N1 2009 influenza vaccine: retrospectiveanalysis BMJ 2013; 346: f794. doi: 10.1136
Repost 0
Published by Chronimed
commenter cet article
16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 10:50
Nature Reviews Drug Discovery 12, 190 (March 2013) Peptides: Activating autophagy Mariam Faruqi Abstract Strategies that promote autophagy could be beneficial in several disease settings, but as yet no specific autophagy-inducing agents have been identified. Now, a study published in Nature describes a potent autophagy-inducing peptide with promising efficacy in several infectious diseases and in the clearance of protein aggregates in neurodegenerative diseases.
Repost 0
Published by Chronimed
commenter cet article
16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 10:29
http://www.nature.com/ni/multimedia/mucosal/animation/index.html Animation Immunology in the Gut Mucosa The gut mucosa is the largest and most dynamic immunological environment of the body. It is often the first point of exposure to pathogens, and many microbes use it as a beachhead for access to the rest of the body. Therefore, the gut immune system needs to be ready to respond to pathogens, but at the same time it is constantly exposed to innocuous environmental antigens, food particles and commensal microflora that must be tolerated. Misdirected immune responses to harmless antigens are the underlying cause of food allergies and debilitating conditions such as inflammatory bowel disease. This animation introduces the key cells and molecular participants involved in gut immunohomeostasis and disease. View the FREE animation. Animation by Arkitek Studio
Repost 0
Published by Chronimed
commenter cet article
16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 09:04
Les traumatismes crâniens sont fréquents au cours de la pratique de certains sports, volontiers considérés comme virils. Cependant, plusieurs études ont suggéré que ceux-ci n'étaient pas anodins et pouvaient avoir des conséquences neurologiques à long terme. Ainsi, dès 1994, la National Institute for Occupational Safety and Health avait rapporté une augmentation de la mortalité « neurologique » en rapport avec la survenue de quatre cas de sclérose latérale amyotrophique chez les joueurs de football américain de la National Football League (NFL). D'autres études effectuées chez des joueurs retraités ont aussi rapporté l'existence de séquelles neurologiques à la suite de traumatismes légers. Des études neuropathologiques ont ainsi permis d'identifier une nouvelle pathologie, l'encéphalopathie chronique traumatique. Ce déclin neurologique peut survenir des années voire des décades après des commotions cérébrales répétées et se traduit cliniquement par des troubles moteurs, de l'équilibre et des fonctions mentales. L'étude rétrospective publiée récemment dans Neurology confirme ces données en montrant une augmentation de la mortalité liée à des pathologies neurodégénératives chez les retraités de la NFL. Cette étude de cohorte a porté sur 3 439 sportifs ayant effectué au moins cinq saisons, justifiant d’une pension, entre 1959 à 1988. Les données de survie ont été obtenues jusqu'en 2007. Les auteurs ont effectué leur analyse statistique en tenant compte des spécificités du jeu de football américain : joueurs non rapides (linemen) et joueurs rapides. Les résultats ont été comparés avec ceux de la population américaine en utilisant des ratios standardisés de mortalité (RSM). L’analyse statistique a montré une diminution de la mortalité globale par rapport à celle de la population générale (RSM = 0,53, intervalle de confiance à 95 % [IC] : 0,48-0,59). Par contre il existait une multiplication par trois de la mortalité liée aux maladies neurodégénératives (RSM=3,26, IC 1,90-5,22). Elle était environ quatre fois plus importante pour celle due à la sclérose latérale amyotrophique et la maladie d'Alzheimer (respectivement RSM = 4,31, IC : 1,73-8,87 et RSM = 3,86, IC : 1,55-7,95). Cet excès de mortalité était influencé par la position et le style de jeu puisque le risque était environ trois fois supérieur chez les joueurs rapides, plus exposés à des impacts (ratio de risque = 3,29, IC 0,92-11,7. En conclusion, les auteurs précisent que leur étude présente de nombreuses limites et ne permet pas d'établir une relation de causalité. Ils suggèrent d’évaluer le niveau de commotion cérébrale dans les études ultérieures afin de préciser le mécanisme de cette surmortalité neurodégénérative. Dr Christian Geny Lehman EJ, Hein MJ, Baron SL, Gersic CM. : Neurodegenerative causes of death among retired National Football League players. Neurology. 2012 Nov 6;79(19):1970-4. doi: 10.1212/WNL.0b013e31826daf50. Epub 2012 Sep 5.
Repost 0
Published by Chronimed
commenter cet article
15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 16:04
« une lueur d'espoir pour les 34 millions de personnes atteintes du virus du Sida dans le monde, selon l'ONU ». « 14 adultes en France sont parvenus à contrôler l'infection malgré l'arrêt des médicaments. Des chercheurs français, qui avaient révélé les résultats de cette étude dite «de Visconti» en juillet dernier, livrent davantage de détails sur ces «quasi guérisons» dans PloS Pathogens ». Le Parisien explique que « ces résultats prometteurs sont ceux d'une thérapie précoce. Les 14 patients contaminés par le virus du sida ont été mis rapidement sous antirétroviraux (10 semaines après l'infection) pendant 3 ans. Et 7 ans et demi après avoir cessé de prendre ces médicaments, ils continuent de contenir naturellement leur infection ». « Certains ont même vu diminuer le nombre de cellules infectées circulant dans leur sang ces 4 dernières années. Ces cellules contaminées «dormantes» relancent pourtant l'infection chez la plupart des personnes séropositives quelques semaines après l'arrêt des antirétroviraux », souligne le quotidien. Le journal rappelle que « début mars, des virologues américains avaient déjà annoncé la guérison apparente d'une petite fille contaminée à la naissance avec le VIH transmis par sa mère séropositive non traitée. […] La jeune enfant avait reçu des antirétroviraux moins de 30 heures après sa naissance, soit beaucoup plus tôt que ce qui est normalement fait pour les nouveau-nés à haut risque d'être contaminés ». « comme pour les patients du groupe de Visconti, le virus n'a pas été totalement éradiqué mais sa présence est tellement faible que le système immunitaire de l'organisme peut le contrôler sans thérapie antivirale ». Le Pr Christine Rouzioux (hôpital Necker, Paris), qui a coordonné l’étude parue dans PloS Pathogens, indique que « le traitement précoce a probablement contenu les réservoirs viraux, et préservé les réponses immunitaires, combinaison qui a certainement pu favoriser le contrôle de l'infection après l'arrêt du traitement ». « la mise sous traitement antirétroviral très tôt n'a pas permis de savoir si les patients de Visconti n'auraient pas contrôlé spontanément leur infection. Moins de 1% de la population dit de «contrôleurs naturels» peut contenir le VIH sans jamais prendre d'antirétroviraux. Mais dans le cas des 14 patients français, la plupart n'avaient pas le profil génétique, ni le même type de réponses immunitaires observées chez ces «contrôleurs» ». « pour tenter de faire avancer cette recherche, l'Agence nationale de recherche sur le sida va coordonner dans les prochain mois un groupe plus étendu de patients similaires à ceux de Visconti au niveau européen ». Le Figaro observe également que « 7ans après l’arrêt du traitement, ces patients «guéris» à long terme n’ont toujours pas besoin de thérapeutique ». « ces résultats peuvent avoir d’importantes implications dans le domaine de la recherche : pourquoi un traitement précoce peut-il conduire à cette forme de «guérison»? Quelle stratégie thérapeutique pourrait reproduire un tel effet ? ». ’« il n’est pas facile d’identifier les patients au tout début de la contamination. Seule une petite proportion d’entre eux présentent une primo-infection qui se manifeste par de la fièvre et des symptômes pseudogrippaux prolongés permettant le diagnostic. Il n’y a quasiment que dans ces situations que le traitement peut être commencé dès la contamination ».
Repost 0
Published by Chronimed
commenter cet article