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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 09:42

« Canada : à 16 ans, elle découvre une substance anti-vieillissement »

 

 « Janelle Tam, lycéenne canadienne de Waterloo, en Ontario, a découvert une substance antioxydante pouvant freiner le vieillissement. Sa "potion magique", composée de nano-particules présentes dans la fibre de bois, lui a valu de remporter mardi un concours de biotechnologie ».


« la jeune fille a reçu le premier prix, accompagné d'un chèque de 5 000 dollars, de l'édition 2012 du Sanofi BioGENEius Challenge, dont le jury est composé de chercheurs éminents venant du Conseil national de recherches Canada ».


« la particule appelée NCC (nano-cellulose cristalline) est présente dans les arbres. […] Elle neutralise nombre de radicaux libres nuisibles trouvés dans le corps humain ». 

« la NCC, dont la grandeur se mesure en millièmes de cheveu humain, est non-toxique, stable, soluble dans l'eau et renouvelable, puisqu'elle vient des arbres. Ses utilisations potentielles sont virtuellement illimitées, car elle est plus forte que l'acier mais souple, durable et ultra-légère ».


« un institut national de recherche sur les forêts, FPInnovations, prédit que son marché pourra valoir jusqu'à 250 millions de dollars dans la décennie à venir. La première usine de démonstration de NCC a ouvert ses portes en janvier dernier sur le site de l'usine de pâtes et papiers de Domtar, à Windsor au Québec ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Waterloo’s Janelle Tam earns science prize

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Tam Janelle Tam , a 16-year-old Waterloo Collegiate Institute student wins top Canadian honours at national biotechnology competition for a disease-fighting, anti-aging compound she invented using nano-particles from trees.

 

Never play ‘never-have-I-ever’ with Janelle Tam.

“My ‘never-have-I-ever’ is always ‘never have I ever chewed gum,’ ” said the Waterloo Collegiate student on Tuesday, minutes after winning top honours and a $5,000 first prize at a national bio-tech research competition in Ottawa.

“Never chewed gum. People have tried to make me. I’m just like, ‘NO!’ I’m not going to give in.”

Janelle, 16, is admittedly stubborn.

Gets it from her dad Michael, a University of Waterloo chemical engineering professor.

Chew or not, you’ve got to have gumption to spend three to four hours a day in a University of Waterloo lab from September to March to invent a disease-fighting, anti-aging compound.

Once patented, it could be added to health creams or medications to boost effectiveness.

This is no tree-pulp fiction.

Janelle took nano-crystalline cellulose — tiny particles found in timber and measured in thousandths of the width of a human hair — and combined it with buckyballs to create an elixir to fight free radicals, which damage the body and lead to diseases like diabetes and cancer.

Never heard of a buckyball? Let Janelle, who had to present her discovery to a panel of acclaimed brainiacs at the Sanofi BioGENEius Challenge on Monday, explain.

“It’s a hollow sphere of carbon,” she said. “Looks like a soccer ball.”

An anti-oxidant-filled, molecular soccer ball she’ll kick to a Canada-wide science fair in Charlottetown this weekend and the international Sanofi event in Boston on June 18.

A frustrating nano-globe almost kicked her into submission last December.

Three months into her work she realized she had messed up. Her experimental technique was flawed. Her results were as worthless as Leafs playoff tickets.

Janelle wanted to give up. She told her mom Dorothy, a literacy social worker, she was never returning to the lab. Her older sister and former Team Canada science partner Vivienne, could not be leaned on for advice. Vivienne, 19, had left for Princeton.

“We were badminton partners, debate partners,” Janelle said. “It’s almost like I’m missing my other half.”

But Janelle’s dad settled her down.

“He’s one of the most perseverant people I know,” she said. “He tells me that research is about failing and failing and failing. And failures are all steps on the way to success.”

A few weeks later, Janelle had things figured out.

On Tuesday, esteemed scientists proclaimed her the most brilliant of 13 high school students from across the country during a ceremony at the National Research Council of Canada.

But Janelle’s award wasn’t all for egghead endeavours. She had to do a little song-and-dance to back her buckyball kick. The judges gave marks for presentation.

“It’s ‘Canada’s Got Science Talent,’ ” said Mark Lievonen, president of Canadian vaccine-developer Sanofi Pasteur.

Janelle, who came to Canada from Singapore when she was 12, has an English exam on Thursday. Because she skipped Grade 7, she’ll return to Waterloo Collegiate for a victory lap next year, despite being accepted into her dad’s university and the University of Western Ontario.

Her mom, who first encouraged Janelle to enter science fairs, would rather she stay in high school one more year.

“I think part of it is my mom doesn’t want to lose two daughters, one year after the other,” Janelle said. “She also wants me to mature a bit more before I go off on my own.”

Janelle has much left to experience before university — like gum-chewing.

She might agree to give it a try, if you make it worth her while.

“Possibly,” she said. “If I’m paid a million dollars.”

jhicks@therecord.com


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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 09:00

 

Une expérience menée chez les souris est porteuse d'espoir pour les personnes souffrant de maladies inflammatoires du côlon.

 

 

Ce travail offre des perspectives inédites pour de nouveaux traitements de maladies génétiques ou inflammatoires de l'intestin. 

 


 

L'équipe du Pr Hans Clevers, directeur de l'Institut Hubrecht (Pays-Bas), et celle de Mamoru Watanabe, de l'université médicale et dentaire de Tokyo (Japon), ont réussi à régénérer l'intestin endommagé d'une souris en y implantant des cellules souches provenant d'un côlon adulte. Dans un récent numéro de la revue Nature Medicine, ces chercheurs expliquent comment ils ont reconstitué, en laboratoire, une structure en trois dimensions reproduisant l'architecture du petit intestin et ses propriétés biologiques, à partir d'une seule cellule colique isolée et mise en culture. Ils ont ensuite implanté cet organoïde dans l'intestin endommagé. Il a colonisé les tissus et restauré la muqueuse intestinale.

Cette avancée est saluée aujourd'hui par le Pr Daniel Louvard, directeur du centre de recherche de l'Institut Curie, et par ses collègues. Dans Science Translational Research, ils publient un communiqué sur l'intérêt de l'utilisation de cellules souches adultes, notamment pour régénérer des tissus endommagés ou détruits de l'intestin. "Les cellules souches intestinales présentent une bonne capacité à maintenir leurs caractéristiques génétiques durant leur mise en culture, notent les spécialistes français. Associée à leur remarquable potentiel de prolifération in vitro (chacune de ces cellules étant capable de se multiplier en un million d'exemplaires), cela offre des perspectives inédites pour de nouveaux traitements de certaines maladies génétiques ou inflammatoires, qui entraînent un risque accru de cancers du côlon et de l'intestin."

Cellules souches embryonnaires

Plus généralement, l'emploi de ces cellules adultes, présentes aussi dans d'autres organes comme le pancréas, l'estomac ou les poumons, ouvre de nouveaux champs d'application dans d'autres maladies graves ou invalidantes, comme le diabète. Ces travaux montrent encore une fois que, au-delà du traitement des affections du sang (grâce aux cellules souches de la moelle osseuse) et plus récemment de la régénération de la rétine, de l'épiderme ou des muscles, l'emploi de cellules souches adultes est une voie d'avenir dans le domaine de la réparation cellulaire.

"Depuis plus d'une décennie, les espoirs se sont portés sur les cellules souches embryonnaires, du fait de leur capacité à se multiplier indéfiniment et à se différencier en n'importe quel autre type de cellules", rappelle le Pr Louvard. "Mais leur exploitation chez l'homme pose des interrogations, non seulement pour des raisons éthiques, mais aussi en raison d'un potentiel de cancérogenèse. Une autre méthode, qui consiste à reprogrammer des cellules adultes différenciées pour les rendre pluripotentes, nécessite l'introduction de plusieurs gènes, dont l'un (baptisé Myc) est impliqué dans l'oncogenèse, et donc potentiellement capable d'initier une transformation cancéreuse."

C'est pourquoi les cellules souches adultes ou ASC (Adult Stem Cells) représentent une alternative d'avenir. Car même si elles ont un moindre potentiel de renouvellement et de différenciation que les cellules embryonnaires, le risque de cancer est plus faible et il n'y a pas de problème éthique. Enfin, la possibilité de disposer de "mini-intestins en culture", obtenus cette fois à partie de cellules tumorales, va permettre d'étudier le développement des cancers du côlon et de tester l'efficacité de molécules utilisables pour traiter ces tumeurs chez l'homme.

 

Le Point.fr - Publié le 18/04/2012 à 19:59


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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 09:00

Proof of concept of microbiome-metabolome analysis and delayed gluten exposure on celiac disease autoimmunity in genetically at-risk infants. AuthorsSellitto M, et al. Show all Journal PLoS One. 2012;7(3):e33387. Epub 2012 Mar 14. Affiliation Mucosal Biology Research Center and Department of Pediatrics, University of Maryland School of Medicine, Baltimore, Maryland, United States of America. Abstract Celiac disease (CD) is a unique autoimmune disorder in which the genetic factors (DQ2/DQ8) and the environmental trigger (gluten) are known and necessary but not sufficient for its development. Other environmental components contributing to CD are poorly understood. Studies suggest that aspects of gluten intake might influence the risk of CD occurrence and timing of its onset, i.e., the amount and quality of ingested gluten, together with the pattern of infant feeding and the age at which gluten is introduced in the diet. In this study, we hypothesize that the intestinal microbiota as a whole rather than specific infections dictates the switch from tolerance to immune response in genetically susceptible individuals. Using a sample of infants genetically at risk of CD, we characterized the longitudinal changes in the microbial communities that colonize infants from birth to 24 months and the impact of two patterns of gluten introduction (early vs. late) on the gut microbiota and metabolome, and the switch from gluten tolerance to immune response, including onset of CD autoimmunity. We show that infants genetically susceptible to CD who are exposed to gluten early mount an immune response against gluten and develop CD autoimmunity more frequently than at-risk infants in which gluten exposure is delayed until 12 months of age. The data, while derived from a relatively small number of subjects, suggest differences between the developing microbiota of infants with genetic predisposition for CD and the microbiota from infants with a non-selected genetic background, with an overall lack of bacteria of the phylum Bacteriodetes along with a high abundance of Firmicutes and microbiota that do not resemble that of adults even at 2 years of age. Furthermore, metabolomics analysis reveals potential biomarkers for the prediction of CD. This study constitutes a definite proof-of-principle that these combined genomic and metabolomic approaches will be key to deciphering the role of the gut microbiota on CD onset. PMID 22432018 [PubMed - in process] Nature Reviews Gastroenterology and Hepatology 9, 242 (May 2012) Microbiota: Tolerating gluten—a role for gut microbiota in celiac disease? Katrina Ray Abstract Celiac disease affects individuals of all ages. Increasingly, the disease is diagnosed in adulthood, despite ingestion and tolerance of gluten for a number of years....

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 08:35
Asiatic acid, a pentacyclic triterpene in Centella asiatica, attenuates glutamate-induced cognitive deficits in mice and apoptosis in SH-SY5Y cells Abstract Aim: To investigate whether asiatic acid (AA), a pentacyclic triterpene in Centella asiatica, exerted neuroprotective effects in vitro and in vivo, and to determine the underlying mechanisms. Methods: Human neuroblastoma SH-SY5Y cells were used for in vitro study. Cell viability was determined with the MTT assay. Hoechst 33342 staining and flow cytometry were used to examine the apoptosis. The mitochondrial membrane potential (MMP) and reactive oxygen species (ROS) were measured using fluorescent dye. PGC-1α and Sirt1 levels were examined using Western blotting. Neonatal mice were given monosodium glutamate (2.5 mg/g) subcutaneously at the neck from postnatal day (PD) 7 to 13, and orally administered with AA on PD 14 daily for 30 d. The learning and memory of the mice were evaluated with the Morris water maze test. HE staining was used to analyze the pyramidal layer structure in the CA1 and CA3 regions. Results: Pretreatment of SH-SY5Y cells with AA (0.1–100 nmol/L) attenuated toxicity induced by 10 mmol/L glutamate in a concentration-dependent manner. AA 10 nmol/L significantly decreased apoptotic cell death and reduced reactive oxygen species (ROS), stabilized the mitochondrial membrane potential (MMP), and promoted the expression of PGC-1α and Sirt1. In the mice models, oral administration of AA (100 mg/kg) significantly attenuated cognitive deficits in the Morris water maze test, and restored lipid peroxidation and glutathione and the activity of SOD in the hippocampus and cortex to the control levels. AA (50 and 100 mg/kg) also attenuated neuronal damage of the pyramidal layer in the CA1 and CA3 regions. Conclusion: AA attenuates glutamate-induced cognitive deficits of mice and protects SH-SY5Y cells against glutamate-induced apoptosis in vitro. Min-fang Xu1, Yu-yun Xiong2, Jian-kang Liu3, Jin-jun Qian4, Li Zhu5 and Jing Gao1 1School of Pharmacy, Jiangsu University, Zhenjiang 212013, China 2School of Medical Science and Laboratory Medicine, Jiangsu University, Zhenjiang 212013, China 3Institute of Mitochondrial Biology & Medicine, The Key Laboratory of Biomedical Information Engineering of Ministry of Education, Xi'an Jiaotong University School of Life Science and Technology, Xi'an 710049, China 4Department of Neurology, The Forth Affiliated Hospital of Jiangsu University, Zhenjiang 212001, China 5Department of Neurobiology and Neurochemistry, Institute for Nautical Medicine and Jiangsu Key Laboratory of Neurogeneration, Nantong University, Nantong 226001, China Correspondence: Jing Gao, jinggao@ujs.edu.cn Received 13 September 2011; Accepted 10 January 2012 Advance online publication 26 March 2012 Acta Pharmacologica Sinica (2012) 33: 578–587; doi: 10.1038/aps.2012.3; published online 26 Mar 2012 Acta Pharmacologica SinicaISSN: 1671-4083EISSN: 1745-7254© 2012 Shanghai Institute of Materia Medica, CAS
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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 08:26
L’hystérectomie n’est plus le seul traitement définitif des métrorragies résistant au traitement médicamenteux. Dans les années 80 d’autres techniques permettant une ablation de l’endomètre et alternatives à la chirurgie, ont fait leur apparition : ablation à la bille roulante, résection transcervicale ou ablation au laser, nécessitant toutes une hystéroscopie. Elles ont été suivies par les techniques dites « de deuxième génération », parmi lesquelles la destruction par micro-ondes, l’ablation par radiofréquence bipolaire, la thermo-ablation par ballon et l’ablation hydrothermique par irrigation. Toutes, sauf cette dernière ne nécessitent pas d’hystéroscopie. Elles ont l’avantage de la rapidité, d’un risque de complications moindre à celui de la chirurgie et, le plus souvent, de ne pas exiger d’anesthésie générale. Une équipe du Royaume-Uni a réalisé une méta-analyse des essais étudiant ces techniques de deuxième génération, soit 19 essais au total, incluant 3 287 patientes. Entre les trois techniques les plus couramment utilisées, l’ablation par radio-fréquence bipolaire et la destruction par micro-ondes semblent avoir un avantage sur la thermo-ablation par ballon, en termes d’obtention d’une aménorrhée, 12 mois après l’intervention (odds ratio [OR] : 2,51 ; Intervalle de confiance à 95 % [IC 95] : 1,53 à 4,12, P<0,001 et 1,66 ; 1,01 à 2,71, P=0,05, respectivement). Il n’y a toutefois pas de différence notable en ce qui concerne la satisfaction des patientes ou la fréquence de reprise des saignements. L’ablation hydrothermique de l’endomètre est moins souvent utilisée et s’accompagne d’une reprise des saignements plus souvent que la destruction par radio-fréquence bipolaire ou par micro-ondes (OR : 2,19 ; IC 95 : 1,07 à 4,50, P=0,03 ; et 2,91 ; 1,23 à 6,88, P=0,02, respectivement). Enfin plus rare et souvent considérée encore comme expérimentale, la destruction par thermothérapie intra-utérine au laser semble avoir des résultats prometteurs, avec le taux le plus élevé d’aménorrhée, mais d’après un seul essai et sur un échantillon réduit de patientes. Parmi ces méthodes de deuxième génération d’ablation de l’endomètre, la radio-fréquence bipolaire ou les micro-ondes paraissent donc présenter un léger avantage sur les autres. Les auteurs ne relèvent pas de différence notable dans les taux respectifs d’effets indésirables. Ces méthodes peuvent être proposées aux patientes désireuses de garder leur utérus, après avoir bien entendu éliminé une lésion histologique utérine. Notons qu’après une telle intervention les grossesses sont rares mais possibles, et qu’une contraception doit être proposée. Dr Roseline Péluchon 04/05/2012 Daniels JP et coll. : Second generation endometrial ablation techniques for heavy menstrual bleeding: network meta-analysis. BMJ 2012;344:e2564 doi: 10.1136/bmj.e2564
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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 08:13
Les préoccupations récurrentes sur l’environnement intéressent aussi les psychiatres, comme le prouve cette étude australienne consacrée à l’impact du changement climatique sur la physionomie des obsessions ou des compulsions, chez les patients souffrant de troubles obsessionnels-compulsifs (TOC). Durant ce suivi de 50 patients avec TOC au service dédié aux troubles anxieux à l’Université de Sidney, 14 des participants (soit 28 %) sont identifiés avec des troubles obsessionnels et compulsifs « directement liés au changement climatique. » Leurs inquiétudes les plus fréquentes relatives à l’environnement concernent « l’électricité, l’eau et le gaspillage » (énergétique). D’autres sujets sont accablés par le sort « des animaux frappés par la sécheresse » et un patient est tourmenté pour « les dommages sur son habitat liés aux fissures, aux fuites touchant des tuyaux, aux problèmes de toiture et à la présence de termites. » En réaction à de telles pensées angoissées, les sujets développent divers TOC de vérification : s’assurer en permanence, selon les cas, qu’un animal de compagnie a bien reçu son bol d’eau, que les interrupteurs fonctionnent correctement, que les tuyaux ne fuient pas, les robinets sont bien fermés, les lumières éteintes, les structures en bois à l’abri des insectes xylophages… Note supplémentaire dans certaines observations : à ces TOC de facture a priori classique s’ajoute ici une préoccupation spécifique pour l’environnement où les rituels compulsifs des intéressés sont censés s’inscrire dans la recherche d’une « empreinte minimale sur la planète » (reduce their global footprint) ou dans une réponse à des phénomènes prétendument « induits par les effets négatifs du changement climatique » : sécheresses, incendies, inondations… Les auteurs recommandent donc d’intégrer dans le bestiaire des TOC ce nouveau type de pensées obsessionnelles, trouvant désormais un alibi ou déployant leur quête d’une pseudo-rationalisation dans le contexte alarmant des préoccupations collectives. Et il faut noter que cette étude a été conduite en 2008 et 2009, avant l’accident nucléaire de Fukushima (mars 2011), source probable d’autres angoisses exacerbées, surtout dans les pays baignés par l’Océan Pacifique… Dr Alain Cohen 04/05/2012 Jones MK et coll.: The impact of climate change on obsessive compulsive checking concerns. Aust N Z J Psychiatry, 2012 ; 46 : 265–270.
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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 07:07
En juin 2011, l'Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) rend un avis négatif sur l'efficacité du baclofène dans le traitement de l'alcoolo-dépendance. Cette mise en garde se fondait sur les conclusions d'experts dont certains avaient partie liée avec des firmes commercialisant des produits concurrents. Il faudra attendre près de dix mois pour que l'agence, mise sous pression par des courriers répétés du professeur Granger, rende un avis plus conforme à ce qu'on sait de l'efficacité du nouveau médicament. En juin 2011, l’Afssaps avait rendu un avis sur l’utilisation du baclofène chez les alcoolo-dépendants, appelé « mise en garde », insistant sur l’absence de données concernant l’efficacité du baclofène et sur les dangers liés à sa prescription : « Le bénéfice du baclofène dans l’alcoolo-dépendance n’est pas démontré à ce jour et les données de sécurité d’emploi dans cette indication, où les doses utilisées sont le plus souvent supérieures à celles évaluées et autorisées, sont limitées. » Cette mise en garde a dissuadé un très grand nombre de médecins de prescrire le baclofène, et les opposants au baclofène, dont les ténors, paradoxalement, se recrutent surtout dans le monde de l’addictologie, l’ont brandie pour justifier leur refus de prescription. Dès juin 2011, j’ai écrit au directeur général de l’Afssaps avec copie au cabinet du ministre de la santé, pour protester contre cette mise en garde qui ne me semblait pas correspondre aux données acquises de la science. Par ailleurs, elle avait été établie à la suite d’une réunion « d’experts » parmi lesquels certains avaient des liens d’intérêt avec les firmes commercialisant ou devant commercialiser des produits concurrents, dont l’efficacité est d’ailleurs relativement réduite (acamprosate, naltrexone, nalméfène). En réponse à ce courrier, qui n’a jamais été rendu public, l’Afssaps s’était engagée d’une part à faciliter une étude de cohorte, d’autre part de faire le point avec le service de déontologie de l’agence sur les conflits d’intérêts des experts dont elle avait recueilli l’avis. Rien n’a été fait sur ces deux points. J’ai écrit au professeur Philippe Lechat, en charge du dossier à l’Afssaps, avec double au professeur Dominique Maraninchi, directeur général de l’agence, et au cabinet du ministre de la santé, le 21 septembre, ayant laissé passer les vacances comme cela m’avait été demandé. Le 28 septembre 2011, le professeur Philippe Lechat me répondait qu’il allait attendre « la fin du débat parlementaire sur la nouvelle loi qui se déroule ces jours-ci à l’Assemblée nationale ». Ne voyant toujours rien venir, et la loi relative au renforcement de la sécurité sanitaire du médicament et des produits de santé ayant été votée le 19 décembre 2011, j’ai à nouveau écrit le 18 janvier 2012, puis encore le 2 mars 2012. En réponse, j’ai reçu une lettre du professeur Lechat datée du 23 mars me donnant des éléments d’information parfaitement connus et ne répondant pas à la question qui était posée à l’agence, à savoir réactualiser la mise en garde de juin 2011. Le professeur Lechat écrivait notamment : « Depuis la réunion d’experts de 2011, aucune donnée issue d’une étude clinique de qualité scientifique incontestable n’a été publiée. En revanche, l’Afssaps soutient la mise en place d’un essai clinique. […] Ainsi, nous souhaitons vous rassurer quant à l’intérêt constant que porte l’Afssaps au baclofène dans le traitement de l’alcoolo-dépendance en restant vigilant, afin de répondre à l’attente des patients et d’assurer au mieux leur sécurité. » Devant cette inertie teintée de mauvaise foi, déplorant surtout que les nombreux et incontestables témoignages d’efficacité du baclofène portés par les patients et les médecins prescripteurs soient ignorés, j’ai écrit le 28 mars 2012 une lettre beaucoup plus vigoureuse à l’égard du ministère de la santé et de l’Afssaps. Le soir même, le professeur Lechat y répondait, d’un point de vue purement règlementaire, expliquant en substance que l’Afssaps ne pouvait pas faire grand-chose tant qu’un laboratoire ne demandait pas d’extension d’autorisation de mise sur le marché pour le baclofène dans l’alcoolo-dépendance. En réponse, une deuxième lettre datée du 30 mars, dans laquelle je déplorais que l’Afssaps ne soit finalement qu’un « effecteur au service de l’industrie », a enfin fait réagir le ministère de la santé et le secrétaire général de l’agence, lequel s’est engagé à actualiser très rapidement le texte de juin 2011. Cette correspondance, rendue publique au fur et à mesure de son déroulement, se trouve sur le site atoute.org (p. 1 et 2), Il aura donc fallu menacer publiquement de poursuites pénales le ministre de la santé et le directeur général de l’Afssaps pour avoir enfin la réaction qui était demandée depuis juin 2011. Plusieurs organes de presse annonçaient alors le développement d’un scandale pire que celui du Médiator (voir Paris Match et Slate). Ces circonstances expliquent que le nouveau texte de l’Afssaps mis en ligne le 24 avril 2012 soit beaucoup plus positif à l’égard du baclofène. Il reconnaît son utilité chez « certains patients » (sic) et rappelle que les données de pharmacovigilance sont plutôt rassurantes. Cette nouvelle mise au point paraît beaucoup plus fidèle aux données actuelles de la science et aurait tout à fait pu être faite dès juin 2011, car les données complémentaires acquises depuis ne font que confirmer ce que l’on savait déjà à cette date, même si une publication récente dans la revue Alcohol and Alcoholism peut servir de prétexte à cet aggiornamento. En effet, une étude observationnelle à peu près comparable et due à Ameisen et Beaurepaire était déjà disponible en 2010, et les données de pharmacovigilance pour un produit utilisé depuis des décennies, y compris à fortes doses par les neurologues, étaient déjà rassurantes. Salué immédiatement par la presse comme un feu vert donné par l’Afssaps à l’utilisation du baclofène, ce revirement de situation est une bonne nouvelle pour l’ensemble des patients alcoolo-dépendants qui souhaitent être traités par cette molécule particulièrement efficace, et qui trop souvent encore se voient opposer un refus de la part des prescripteurs potentiels. L’Afssaps précise dans sa mise au point que « la prise en charge de l’alcoolo-dépendance implique une approche globale par des médecins expérimentés dans le suivi de ce type de patients dépendants ». Ces termes vagues et pour tout dire diplomatiques (Quelle approche médicale ne serait-elle pas globale ? Quel médecin ne se croit-il pas expérimenté après dix ans d’études et quelques années de pratique ?) laissent une grande liberté d’interprétation et facilitent de fait une large prescription du baclofène. C’est heureux. Merci l’Afssaps ! Bernard Granger Commentaires Identifiez vous pour pouvoir laisser un commentaire. 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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 06:54
L’Afssaps souhaite restreindre les indications de l’antibiotique Pyostacine (pristinamycine, Sanofi-Aventis) aux infections ORL et respiratoires basses ainsi qu’aux infections cutanées. Les résultats d’une étude menée dans l’angine chez l’adulte et l’enfant sont défavorables à la pristinamycine en terme d’efficacité (et non de sécurité). Dans ce contexte, la Commission d’AMM recommande le retrait des indications suivantes : infections odonto-stomatologiques, génitales, ostéoarticulaires et prophylaxie de l’endocardite infectieuse. En revanche elle préconise le maintien de l’utilisation de cette septogramine en cas de sinusites aigues, exacerbations de bronchite chronique, pneumonies de gravité légère à modérée et infections de la peau et des tissus mous 03/04/2012
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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 06:51
 Des chercheurs viennent de dresser la liste des produits chimiques impliqués dans la survenue de l'autisme et des troubles neurologiques. Des chercheurs Américains appellent à mieux identifier les facteurs environnementaux qui interviennent dans la survenue de l'autisme, du trouble déficitaire de l'attention ou d'autres maladies neurologiques et psychiatriques. En effet, si des composantes génétiques ont été identifiées les facteurs de risques externes sont encore mal connus, un véritable problème car il semble que la prévalence de l'autisme soit en constante augmentation. Pour tenter de faire avancer cette question les chercheurs ont passé en revue la littérature médicale et ont répertorié les 10 candidats les plus susceptibles d'influer le risque de ces maladies. Ces produits chimiques sont présents dans notre environnement et dans des produits de consommation courante, en particulier alimentaires :  Le plomb : l'intoxication au plomb est appelée saturnisme. Cette dernière existe toujours dans nos pays, notamment via l'exposition à des eaux contaminées (robinets et plomberies contenant du plomb)  Le mercure (méthylmercure) : ce métal lourd est fortement toxique pour le système nerveux. On le retrouve dans les aliments, en particulier certains poissons (neurotoxiques dans le thon et le saumon)  Les PCB (polychlorobiphényles) :ces produits chimiques hautement toxiques sont interdits en France depuis 1987 mais s'agissant de substances bioaccumulables hautement persistantes (jusqu'à 10 000 ans pour que certains composés disparaissent naturellement) on en retrouve dans presque tous les produits animaux, notamment leurs graisses.  Les pesticides organophosphorés : ces substances sont toxiques pour le système nerveux des insectes mais également pour nous.  Les pesticides organochlorés : également toxiques pour le système nerveux et bioaccumulables. Ces produits sont de moins en moins utilisés.  Le bisphénol A et les phtalates :utilisés dans l'industrie plastique et cosmétique ces produits jouent un rôle de perturbateurs endocriniens et semblent augmenter le risque de développer l'autisme lorsque la mère y est trop exposée (Oubliez les emballages plastiques).  Les gaz d'échappements : l'autisme est plus fréquent dans les zones à forte densité de circulation (autoroutes, etc.). Les chercheurs soupçonnent la pollution automobile d'en être responsable.  Les amines hétérocycliques :il s'agit de substances produites lors de la combustion d'énergie fossile (voiture, chauffage, usines, etc.) ou lors de la cuisson de produits riches en protéines comme les viandes. Ces substances sont mutagènes et cancérigènes. On évitera de consommer des viandes grillées ou des jus de cuisson très cuits pour limiter son exposition.  Les retardateurs de flamme bromés : ces produits chimiques sont utilisés massivement dans l'industrie où ils permettent de rendre les produits moins inflammables. Ils peuvent se retrouver dans la chaîne alimentaire par persistance, en particulier dans les produits d'origine animale (viande, poisson, produits laitiers).  Les composés perfluorés (PFC) : utilisés comme antiadhésifs on en retrouvent dans certains ustensiles de cuisine, dans certains vêtements et certains contenant alimentaires (substances anti-adhésives qui affaiblissent le système immunitaire). Comme on peut le voir il est difficile de ne pas être exposés à certains produits chimiques. On peut néanmoins limiter son exposition. Référence : Landrigan P, Lambertini L, Birnbaum L, A Research Strategy to Discover the Environmental Causes of Autism and Neurodevelopmental Disabilities. Environ Health Perspect. 2012. doi:10.1289/ehp.1104285. Jacques Robert - Jeudi 26 Avril 2012
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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 10:46

« prescrit sous le manteau à près de 30000 patients alcoolo-dépendants, le Baclofène vient de se voir reconnaître certains «bénéfices cliniques» par les autorités sanitaires, qui autorisent sa délivrance, sans mise sur le marché, et «au cas par cas» ». 

 

Fin mars, le psychiatre Bernard Granger (hôpital Cochin, Paris) dénonçait à l’AFSSAPS : « En nombre de morts, l’affaire Baclofène risque d’être bien pire que le scandale du Mediator ». 

 

Pourquoi ? Selon le spécialiste, le scandale du Baclofène serait de « retarder l’usage d’une molécule indispensable » au traitement de l’alcoolisme ( qui « touche près de 2 millions de personnes en France », précise la journaliste Anne-Laure de Laval). 

Aujourd’hui, « entre 20 000 à 30 000 personnes (…) prendraient quotidiennement [du Baclofène] dans le cadre d’un traitement de l’alcoolo-dépendance », alors que ce médicament ne bénéficie en France d’ « aucune autorisation de mise sur le marché (AMM) dans cette indication ». 

« ce succès, le Baclofène le doit surtout au Pr Olivier Ameisen qui en faut depuis 2008 une promotion militante, après en avoir personnellement découvert les vertus ». 

Suite à la publication en avril d’une analyse prospective dans la revue « Alcohol and Alcoholism », l’AFSSAPS a reconnu le 25 avril « des bénéfices cliniques chez certains patients » et « ne remet plus en cause la poursuite des traitements par le Baclofène de l’alcoolo-dépendance ». 

« 58 % des 132 personnes qui ont réellement pu être évaluées dans le cadre de l’étude sont devenues abstinentes après un an de prise quotidienne de fortes doses de Baclofène, qui doit dès lors être pris à vie ». 

Des résultats qui font dire à Philippe Jaury, l’auteur principal de l’enquête que cela « marche mieux que ce que l’on a actuellement ». 

« les taux de réussite obtenus avec les principaux médicaments actuellement utilisés [sont] de 20 à 25 % ». 

« les effets secondaires [du Baclofène] sont assez limités : fatigue, somnolence, insomnies, vertiges et troubles digestifs ». 

« si les taux d’effets indésirables rapportés par la pharmacovigilance sont très faibles ( moins de 0,5 % de cas déclarés), cela est a priori lié à leur «sous-notification» par les médecins culpabilisés de prescrire hors AMM ».

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Published by Chronimed - dans Concept
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