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5 septembre 2017 2 05 /09 /septembre /2017 09:46

À 50 ans, un homme sur 10 a un cœur trop âgé

  • Avoir un cœur plus abîmé qu’il ne devrait l’être fait courir un risque important d’attaque cardiaque ou d’accident vasculaire cérébral.
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  • Quel âge à votre cœur? Grâce à un questionnaire mis en ligne depuis février 2015 par l’Agence de Santé Publique britannique (Public Health England), il est possible d’avoir la réponse (en anglais). Au total, plus de 1,2 million de Britanniques ont répondu à ce test afin d’en savoir un peu plus sur l’état de santé de leur muscle cardiaque. Résultat: 167.000 (12% des participants) ont découvert que leur cœur avait une décennie d’avance sur eux, selon l’étude publiée le 4 septembre par la Public Health England.
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  • Une nouvelle peu réjouissante selon l’agence de santé publique britannique, qui rappelle qu’avoir un «vieux» cœur augmente significativement le risque d’attaque cardiaque et d’accident vasculaire cérébral, de même que celui de développer une maladie chronique du rein ou un diabète. Pour ces personnes, l’âge avancé de leur cœur correspond en effet à une perte de vie de dix ans.
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  • Des décès évitables
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  • Les hommes sont plus fortement concernés que les femmes puisqu’ils représentent 64% des personnes ayant un cœur plus abîmé qu’il ne devrait l’être à leur âge. Au total, un homme sur dix a un cœur plus vieux de dix ans que le reste de son corps. En Angleterre, les maladies cardiovasculaires, bien qu’en baisse, restent la principale cause de décès chez les hommes et la seconde chez les femmes. En France, elles représentent un peu plus de 20% des décès, soit la seconde cause de mortalité après les cancers.
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  • À l’origine de ce vieillissement cardiaque précoce figurent les éternels facteurs de risque tels que le tabagisme, l’alcoolisme, la sédentarité, une alimentation trop riche en gras, le diabète, le cholestérol, l’hypertension artérielle et le surpoids. Selon l’agence de santé publique britannique, près de 80% des décès dus à une attaque cardiaque ou à un AVC pourraient être évités chez les moins de 75 ans en changeant ces mauvaises habitudes de vie.

 

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5 septembre 2017 2 05 /09 /septembre /2017 07:54

Levothyrox : l’Agence du médicament met en garde ; on n’exclut pas un demi mea culpa. 

 

Il suffisait d’attendre. C’est fait : l’AFP rapporte qu’une avocate venait de faire savoir qu’elle avait déposé plainte à Mougins (Alpes-Maritimes) contre le laboratoire Merck pour « mise en danger de la vie d’autrui »Anne-Catherine Colin-Chauley, 58 ans, a déclaré avoir subi des problèmes de santé liés, selon elle, à la nouvelle formule du Levothyrox, dont elle n’avait pas été avertie.

« Il y a bien une négligence fautive du laboratoire Merck et une faute de celui qui a ordonné le changement de la molécule sans indiquer les conséquences possibles de ce changement », dénonce-t-elle dans sa plainte déposée mardi29 août. Mme Colin-Chauley a subi une ablation totale de la thyroïde en 2006 et assure souffrir depuis le mois de mai de « vertiges, crampes, fatigue ».

Retour à l’ancienne formule

Ce type de plaintes pourrait bientôt se multiplier.  Une pétition signée par plus de 170 000 personnes réclame le retour à l’ancienne formule, estimant que la nouvelle est responsable de divers effets secondaires pour certains difficilement supportables. Pour leur part les autorités sanitaires font observer que le changement de formule (destiné à améliorer la stabilité du produit) ne concerne pas le principe actif (la lévothyroxine, hormone de substitution) mais porte sur les excipients » qui lui sont associées, le lactose ayant été remplacé par le mannitol et l’acide citrique.

Dans ce contexte, deux nouvelles série de données doivent aujourd’hui être mentionnées : les déclarations faites par le Dr Dominique Martin, directeur général de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), d’abord au Quotidien du Médecin puis, ensuite, au Monde .

Ne pas « switcher » avec les gouttes

Que nous dit de nouveau le directeur général qui vient d’être reconduit dans ses fonctions ? Tout d’abord que le prescripteurs ne doivent surtout pas « switcher » avec une autre forme de lévothyroxine.  « Surtout pas, dit-il au Quotidien. Il existe en France un quasi-monopole du Lévothyrox de Merck. Une autre forme, la L-thyroxine Serb, sous forme de gouttes, est destinée aux enfants de moins de 8 ans et aux personnes présentant des troubles de la déglutition. Le report des patients prenant du Lévothyrox vers la L-thyroxine Serb serait potentiellement catastrophique car l’industriel qui la fabrique n’est pas en capacité d’augmenter la production. Cela conduirait à un épuisement des stocks pour ces personnes qui ne disposent pas d’alternative. »

Mais encore ? Quelle lecture des troubles rapportés par les patients après le changement de formule du Levothyrox de Merck-Serono ?  Le changement d’excipients entraîne-t-il des effets secondaires ? « Le passage du lactose au mannitol et acide citrique a changé la pharmacocinétique du médicament, dans le but de le rendre plus stable dans le temps, précise-t-il.  (…) Avec la nouvelle formule, qui change la pharmacocinétique, certains patients peuvent ressentir des effets secondaires transitoires, qui peuvent être corrigés par une adaptation du traitement, après examen clinique, et si nécessaire dosage de la TSH. Les retours que nous recevons de la part des médecins indiquent cependant qu’il n’y a pas de difficulté dans la grande majorité des cas. Nous avons lancé un suivi de pharmacovigilance dès le mois de mars (au moment du changement de formule), et les résultats en seront connus en octobre. »

Cent mille courriers

Une meilleure communication aurait-elle été possible ? à propos du changement de formule du Lévothyrox aurait-elle été possible, par exemple auprès des patients ?

« Nous avons préparé ce changement avec les associations de patients, avec lesquelles on a travaillé notamment sur les Questions/réponses mises à disposition sur le site de l’ANSM. Nous avons aussi réalisé un point d’information en mars et envoyé 100.000 courriers aux professionnels de santé. Nous n’avons manifestement pas touché suffisamment les usagers mais il s’agit d’abord d’un sujet de dialogue médecins/patients et, quant aux notices, elles ne constituent pas une solution adéquate car elles ne sont pas systématiquement lues.

Fatigues, vertiges, troubles de la concentration, douleurs, palpitations… Un phénomène d’une ampleur certaine qui ne peut raisonnablement être ignoré. A la fin août, plus de 5 000 déclarations d’effets inhabituels liés au Levothyrox ont précisé indique au Monde l’ANSM. « Alors que, tous médicaments confondus, le site signalement-sante.gouv.fr – ouvert aux médecins et usagers pour déclarer tout effet indésirable – reçoit en moyenne entre 20 à 50 signalements chaque jour, les déclarations se sont envolées depuis le 16 août, liées au Levothyrox, avec 140 ce jour-là. Jusqu’à un pic de 1 000 à 1 200 les 23 et 24 août, souligne le quotidien vespéral. Sur les quelque 5 000 déclarations, 765 cas ont pour l’instant été transmis aux centres régionaux de pharmacovigilance, débordés. » Le numéro vert mis en place le 23 août (0800-97-16-53) ? En une semaine il a reçu plus de 154 000 appels.

Signe des temps, Le Monde de citer le « médecin généraliste et blogueur » Dominique Dupagne qui a dénoncé, jeudi 31 août sur France Inter« la prise en compte insuffisante du problème, qui dure depuis plusieurs mois ». Pour lui, « le principal fautif dans cette affaire reste l’Agence du médicament, qui ne parvient toujours pas à communiquer correctement avec le public ». Et le médecin généraliste Christian Lehmann, très actif sur Twitter, où il parle « d’une information d’une médiocre qualité ».

 « Il y a eu un défaut d’information aux patients, nous en sommes conscients et ne nions pas leurs difficultés, concède Dominique Martin. Pour autant on ne peut pas dire que nous n’avons rien fait. » Personne ne dit le contraire.

 

 

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3 septembre 2017 7 03 /09 /septembre /2017 18:47

Une étude publiée le mercredi 30 août 2017 dans la revue scientifique Nature est de bon augure pour soigner la maladie de Parkinson.

Cette dernière est neuro-dégénérative et caractérisée par la destruction d’une population spécifique de neurones : les neurones à dopamine de la substance noire du cerveau.

Ils sont impliqués dans le contrôle des mouvements.

Les trois symptômes majeurs de la maladie sont notamment la lenteur dans les mouvements, la rigidité et le tremblement au repos.

Une étude prometteuse



Les chercheurs ont reprogrammé des cellules adultes humaines en cellules souches pluripotentes "iPSC" ("Induced pluripotent stem cells") afin de les rendre capables de se transformer en toute une gamme de cellules différentes, en l'occurrence ici des neurones dopaminergiques (cellules nerveuses du cerveau qui produisent la dopamine, un neurotransmetteur impliqué dans la régulation des mouvements).

Les cellules greffées qui ont été injectées dans le cerveau des primates ont survécu pendant deux ans sans apparition de tumeur.

"Les singes sont devenus plus actifs, se déplacent plus rapidement et plus facilement. Leurs mouvements spontanés ont augmenté", souligne Jun Takahashi de l'université de Kyoto, cosignataire de l'article.

"J'espère que nous pourrons commencer un essai clinique d'ici la fin de 2018", indique-t-il à l'AFP mais avant il faudra encore "confirmer l'efficacité et la sécurité des cellules" utilisées.

La maladie de Parkinson c'est dix millions de personnes atteintes dans le monde



Lors d'expérimentations avec des cellules foetales, les cellules greffées ont survécu plus de 10 ans ou 20 ans dans le cerveau des patients, explique le scientifique.

Les neurones provenant de cellules iPSC devraient donc survivre aussi longtemps, sans nécessiter d'injections répétitives.

Les résultats de cette thérapie sont encourageants face à d'autres traitements qui ont plus de défauts.

Le principal traitement existant peut par exemple entrainer des effets indésirables importants au cours du temps comme des mouvements anormaux involontaires.

Mais en ce qui concerne cette recherche, elle ouvre grand la porte à un avenir prometteur.

Le Dr Tilo Kunath, du centre de médecine régénératrice MRC de l'Université d'Edimbourg souligne qu'en effet, n'importe quel pays dans le monde pourra recourir à cette thérapie puisque des cellules souches dérivées de cellules adultes humaines (iPSC) sont utilisées à la place des cellules souches embryonnaires humaines (hESC).

Certains pays, comme l'Irlande et la majeure partie de l'Amérique du Sud ont interdit l'utilisation de cellules souches embryonnaires pour effectuer des traitements, explique le chercheur.

Une approche qui améliore la survie des neurones dérivés d'iPSC après la transplantation en se servant des caractéristiques du système, appelé complexe principal d'histocompatibilité (MHC) qui joue un rôle dans le rejet des greffes, a aussi été présenté par Jun Takahashi et ses collègues.

L'idéal serait donc d'accompagner cette greffe d'un traitement immunosuppresseur à doses réduites afin d'améliorer la comptabilité entre le donneur et le receveur sans éliminer complètement les réactions de rejet.

D'après France Parkinson, la maladie touche plus de 200 000 personnes en France et plus de dix millions de personnes dans le monde, selon la Parkinson's Disease Foundation.

Maladie de Parkinson et cellules souches.
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2 septembre 2017 6 02 /09 /septembre /2017 10:44

Onze vaccins seront obligatoires pour les enfants à partir du 1er janvier 2018, confirme la ministre de la Santé

Par franceinfo avec AFP – France Télévisions

publié le 31/08/2017

Onze vaccins, contre trois actuellement, seront obligatoires pour les nouveaux-nés et les jeunes enfants à partir du 1er janvier 2018, a confirmé la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn sur CNews.

Aujourd'hui, seul le DTP (poliomélyte, tétanos, diphtérie) est obligatoire.

La ministre impose que huit autres vaccins, seulement recommandés, la coqueluche, la rougeole, les oreillons, la rubéole, l'hépatite B, la bactérie Haemophilus influenzae, le pneumocoque et le méningocoque C fassent partie des injections imposées.

"Nous laisserons évidemment le temps aux familles de se mettre en ordre de marche car il est hors de question de pousser les gens à vacciner dans l'urgence", a précisé Agnès Buzyn.

"Mais, a-t-elle insisté, l'idée c'est que les 15% des enfants (non vaccinés) qui mettent en danger les autres et qui favorisent la réemergence d'épidémies pour lesquelles il y a des morts aujourd'hui se mettent en ordre de marche pour protéger le reste de la population".

"Mon objectif n'est pas de sanctionner"

Cette annonce sur les vaccins obligatoires avait été faite en juillet, suscitant une polémique notamment de la part des anti-vaccins.

Les parents récalcitrants encourent en théorie jusqu'à six mois de prison et 3 750 euros d'amende.

Mais la ministre avait précisé cet été envisager dans le projet de loi sur la vaccination infantile une clause d'exemption pour les parents farouchement opposés à la vaccination, ce qui finalement ne sera pas le cas.

"Mon objectif n'est pas de sanctionner. l'objectif de cette obligation c'est de rendre la confiance aux Français", a-t-elle répété jeudi.

Agnes Buzyn: "l'obligation vaccinale c'est pour rendre confiance aux français"
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2 septembre 2017 6 02 /09 /septembre /2017 07:16

VITAMINE C EN INTRAVEINEUSE De très fortes doses (mégadoses) de vitamine C peuvent détruire les cellules cancéreuses et réduire les tumeurs.

Cependant, certaines recherches suggèrent que seule l’administration par voie intraveineuse (VI) permet d’atteindre les niveaux sanguins de vitamine C nécessaires pour tuer de manière sélective les cellules cancéreuses sans affecter les cellules saines.

La vitamine C génère du peroxyde d’hydrogène en dehors des cellules cancéreuses.

Celles-ci sont vulnérables car, contrairement aux cellules normales, elles sont dépourvues des enzymes capables de neutraliser le péroxyde d’hydrogène.

Un certain nombre de cas bien documentés de cancers avancés ont répondu favorablement à la vitamine C par voie intraveineuse, y compris des rémissions complètes pour certains patients n’ayant pas répondu aux traitements conventionnels par chimiothérapie effectués précédemment.

D’après les conclusions d’études réalisées en laboratoire, la vitamine C par voie intraveineuse permet de ralentir de manière significative la croissance des tumeurs agressives (cancers des ovaires, du pancréas et glioblastome).

Des études cliniques ont également démontré que les traitements utilisant la vitamine C en intraveineuse peuvent réduire les risques d’inflammation et de septicémie chez les patients souffrant d’un cancer. intravenous_vitamin_C La vitamine C en intraveineuse est décrite dans la littérature médicale comme une forme de chimiothérapie, et elle peut également être utilisée conjointement avec la chimiothérapie traditionnelle, en l’administrant généralement quelques jours après le traitement.

La thérapie utilisant la vitamine C en intraveineuse est intéressante pour de nombreux patients car elle ne génère aucun effet secondaire important, hormis une éventuelle fatigue passagère.

Cependant, les essais cliniques randomisés sur la vitamine C en intraveineuse font défaut, et un essai contrôlé randomisé (ERC) bien conçu est en cours afin d’évaluer l’efficacité de ce traitement, tel qu’indiqué dans une publication en 2013 de Cancer Chemotherapy and Pharmacology.

Les patients ayant des antécédents de calculs rénaux doivent faire l’objet d’un suivi minutieux si un traitement avec de fortes doses de vitamine C leur est administré.

En outre, de fortes doses de vitamine C peuvent déclencher une anémie hémolytique chez les patients atteints d’une maladie rare connue sous le nom de déficit en G6PD.

Ces personnes sont dépourvues de l’enzyme glucose-6-phosphate déshydrogénase (G6PD) qui favorise le bon fonctionnement des globules rouges.

L’exposition à certains médicaments (y compris la vitamine C), aliments ou même infections peut déclencher une anémie hémolytique dans ce groupe à haut risque.

VITAMINE C EN INTRAVEINEUSE De très fortes doses (mégadoses) de vitamine C peuvent détruire les cellules cancéreuses et réduire les tumeurs.
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2 septembre 2017 6 02 /09 /septembre /2017 06:35

Coordination circadienne des réponses antimicrobiennes.

Tognini P, et al. Cell Host Microbe. 2017.

L'infection microbienne constitue une menace pour l'homéostasie organique et doit donc être efficacement neutralisée par les mécanismes de défense de l'hôte.

Il a été récemment démontré que le système immunitaire pourrait anticiper une exposition pathogène émergente par un état inflammatoire élevé.

De telles réponses anticipées aux conditions environnementales fluctuantes sont généralement orchestrées par l'horloge circadienne, un système intrinsèque de maintien du rapport au temps qui adapte la physiologie des tissus aux variations diurnes des influences externes.

Ici, nous examinons les connaissances actuelles sur l'interaction entre l'horloge circadienne et les réponses antimicrobiennes.

Nous résumons les stratégies moléculaires employées par le système circadien contre les agents pathogènes spécifiques, les protéines noyau-horloge ainsi que les cellules dans lesquelles elles s'expriment qui servent de médiateur à la défense de l'hôte et les conséquences des variations circadiennes de la fonction immunitaire.

En outre, nous mettons en évidence les implications possibles d'une telle activation circadienne dans les réactions immunitaires contre les infections pathogènes pour la chronopharmacologie des traitements antibactériens et antiviraux.

Article intégral :







http://www.cell.com/cell-host-microbe/fulltext/S1931-3128(17)30290-1?_returnURL=http%3A%2F%2Flinkinghub.elsevier.com%2Fretrieve%2Fpii%2FS1931312817302901%3Fshowall%3Dtrue

Chronobiologie des traitements anti microbiens, chronopharmacologie des traitements antibactériens et antiviraux.
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1 septembre 2017 5 01 /09 /septembre /2017 16:47

Levothyrox : une femme dépose plainte pour « mise en danger de la vie d’autrui »

Le Monde.fr avec AFP Le 1 septembre 2017

Une avocate a fait savoir, vendredi 1er septembre, qu’elle avait déposé plainte à Mougins (Alpes-Maritimes) contre le laboratoire Merck pour « mise en danger de la vie d’autrui ».

Anne-Catherine Colin-Chauley, 58 ans, a déclaré avoir subi des problèmes de santé liés, selon elle, à la nouvelle formule du Levothyrox, dont elle n’a pas été avertie.

« Il y a bien une négligence fautive du laboratoire Merck et une faute de celui qui a ordonné le changement de la molécule sans indiquer les conséquences possibles de ce changement », dénonce-t-elle dans sa plainte déposée mardi.

Mme Colin-Chauley, qui a subi une ablation totale de la thyroïde en 2006, assure souffrir depuis mai de « vertiges, crampes, fatigue ».

Une pétition signée par plus de 170 000 mécontents, patients ou proches, circule en ce moment contre la nouvelle version disponible depuis mars du médicament, indispensable pour traiter des pathologies thyroïdiennes.

Ils accusent ce nouveau produit d’engendrer divers effets secondaires.

Merck assure que le changement de formule ne concerne pas le principe actif (la lévothyroxine, une hormone de substitution) mais porte sur des substances, appelées « excipients », qui lui sont associées, comme par exemple le lactose, qui a été remplacé par le mannitol, très courant dans l’alimentation et d’autres médicaments.

Levothyrox : première plainte pour « mise en danger de la vie d’autrui ».
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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Nutrition Métabolisme
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1 septembre 2017 5 01 /09 /septembre /2017 10:51

Alors que des dizaines de millions d'oeufs ont été retirés de la vente depuis la semaine dernière dans plusieurs pays européens et après l'extension de la crise en France et au Royaume-Uni annoncée lundi 7 août 2017, l'attention se porte désormais sur la viande de poulet aux Pays-Bas, où l'affaire du fipronil est née.

"Nous testons actuellement la viande de poulet dans les élevages dont les oeufs ont été infectés pour déterminer si la viande est également contaminée", a rapporté à l'AFP mardi Tjitte Mastenbroek, porte-parole de l'organisme néerlandais chargé de la sécurité alimentaire et sanitaire NVWA.

Grandement touchée par le scandale, l'Allemagne avait appelé vendredi les autorités belges et néerlandaises à faire "rapidement" la lumière sur le frelatage "criminel" à l'insecticide d'oeufs.

L'enquête pénale conduite par le NVWA sous l'autorité du parquet néerlandais, en collaboration avec la justice belge, sur le rôle d'entreprises et de fournisseurs dans l'introduction du fipronil au sein des élevages des Pays-Bas est encore en cours, a fait savoir Tjitte Mastenbroek.

En France, "treize lots d'oeufs contaminés en provenance des Pays-Bas" ont été livrés en juillet 2017 à des entreprises de transformation alimentaire situées dans l'ouest" de l'Hexagone, avait précisé le ministère français de l'Agriculture lundi 7 août.

Des investigations de précaution.

"La détection des oeufs contaminés était la plus haute priorité.

Nous avons maintenant le temps et la place" pour se pencher "sur la viande", a poursuivi le porte-parole de la NVWA, soulignant qu'il s'agissait d'une "mesure de précaution".

En effet, la probabilité que la molécule néfaste pour la consommation humaine soit détectée dans la viande de poulet est petite, selon le LTO.

"Les poulets de chair n'ont aucun problème avec le pou rouge contrairement aux poules pondeuses enfermées dans un poulailler pendant deux ans, ce qui permet au parasite de se développer", a expliqué Eric Hubers, cité dans les médias néerlandais.

Les analyses sont menées sur la viande de poulets issus d'élevages qui produisent aussi bien des oeufs que de la viande, ce qui correspond à "quelques dizaines" de sites dans le pays, selon la NVWA et l'organisation agricole néerlandaise LTO.

"La plupart des exploitations font un choix entre l'un ou l'autre", a fait savoir Eric Hubers, représentant des aviculteurs au sein de la LTO.

"Si les tests s'avèrent négatifs, ces éleveurs, dont la distribution d'oeufs est bloquée auront le droit de rouvrir leur branche viande", a précisé Tjitte Mastenbroek.

Mais en cas de détection de fipronil dans la viande, "l'élevage restera entièrement bloqué", a-t-il ajouté, alors que les éleveurs néerlandais pourraient abattre des millions de poules contaminées par l'insecticide dans les jours à venir.

L'ampleur de la crise est apparue au grand jour la semaine dernière aux Pays-Bas, où jusqu'à 180 élevages ont été bloqués et des rappels massifs ordonnés alors que les taux de fipronil --une molécule utilisée pour éradiquer le pou rouge sur les poules-- dépassaient parfois largement les seuils autorisés par la réglementation européenne.

D'autres pays européens tels que l'Autriche, Pologne, Portugal, Bulgarie et Roumanie ont indiqué procéder à des analyses, bien qu'aucun oeuf directement importé dans ces pays ne soit contaminé, selon les agences de sécurité alimentaire.

En Suisse, les grands distributeurs ont retiré de la vente les œufs importés en provenance des pays touchés, à titre préventif.

En grande quantité, le fipronil est considéré comme "modérément toxique" pour l'homme par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Il est dangereux pour les reins, le foie et la thyroïde, a indiqué jeudi l'organisme néerlandais chargé de la sécurité alimentaire et sanitaire, le NVWA.

La NVWA a publié sur son site les immatriculations des oeufs susceptibles d'avoir été exposés à cet insecticide.

Scandale du Fipronil: les investigations se tournent vers la viande.
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1 septembre 2017 5 01 /09 /septembre /2017 10:13

On le savait pour les rats, pour les fœtus humains, mais cela n’avait jamais été montré chez l’homme adulte.

Pour la première fois, une étude prouve que les phtalates diminuent la production de testostérone, l’hormone mâle impliquée notamment dans la production de spermatozoïdes.

Les polluants de notre environnement sont de nouveau pointés du doigt dans l’augmentation des cas d’infertilité masculine.

Composés chimiques dérivés de l’acide phtalique, les phtalates sont fréquemment utilisés dans l’industrie.

On les trouve dans de nombreux produits d’utilisation courante : jouets, certains plastiques (PVC par exemple), matériel médical ou emballages alimentaires.

À tel point qu’on s’expose tous, plus ou moins, à ces polluants.

Polluants ?

Oui, car depuis de nombreuses années, les scientifiques suspectent ces phtalates de perturber le système endocrinien des mâles.

L'effet a été démontré chez le rat, mais aussi chez des fœtus humains, car les petits garçons naissant de femmes enceintes présentant des phtalates dans leur urine connaissaient des problèmes dans la mise en place de leur appareil génital.

Mais qu’en est-il chez l’homme adulte ?

La démarche est difficile à mener, car il faut récupérer du tissu testiculaire chez des volontaires, avec l'accord de l’Agence de la biomédecine, puis parvenir à cultiver des cellules avant de les mettre en contact avec le produit.

C’est la performance que viennent de réaliser trois équipes de chercheurs français (Irset, Inra Toulouse et Laberca), dont les résultats, inquiétants, viennent d’être publiés dans la revue Human Reproduction.

Les phtalates peuvent rentrer dans la composition de parfums ou de nombreux produits cosmétiques.

On peut donc les appliquer directement sur sa peau, à travers laquelle ils arrivent à pénétrer.

Phtalates et testostérone ne font pas bon ménage

Du tissu testiculaire a été prélevé chez des hommes volontaires atteints d’un cancer de la prostate.

En parallèle, des cellules des glandes surrénales, productrices d’une hormone stéroïdienne proche de la testostérone (l’aldostérone) ont été cultivées.

Ces différentes cellules ont été soumises à deux phtalates différents : le DEHP [phtalate bis(2-éthylexyle), le plus fréquent] et le MEHP [phtalate mono(2-éthylexyl)].

Les doses utilisées sont du même ordre de grandeur que celles répertoriées chez l’homme dans la littérature scientifique.

Ces deux polluants ont eu un effet anti-androgène fort puisqu’une chute d’environ 30 % de la production de la testostérone a été constatée.

Plus troublant : le DEHP en lui-même n’est pas toxique pour le système endocrinien mâle, mais au niveau testiculaire, il est métabolisé en MEHP, qui lui va affecter la synthèse de l'hormone masculinisante.

L’infertilité masculine, une problématique liée aux polluants

Cela a de lourdes conséquences sur la santé masculine.

En plus des anomalies à la naissance, la puberté peut être une autre période de troubles, car un déficit de testostérone limite le développement des caractères sexuels secondaires (mue, développement pileux et musculaire etc.).

Enfin, c’est la production elle-même de spermatozoïdes qui est affectée.

Or, la baisse de la fertilité masculine constatée ces dernières années est une préoccupation mondiale, et les perturbateurs endocriniens en tous genres ont été incriminés.

Pesticides, bisphénol A, phtalates et les autres, la liste est longue et les êtres humains n’en sont pas les seules victimes.

Depuis maintenant de nombreuses années, on a constaté de nombreux cas de féminisation dans le monde animal.

Certaines de ces substances ont sur l’organisme un effet similaire aux œstrogènes, l’hormone féminine, et sont dits œstrogénomimétiques.

Les phtalates, eux, seraient des anti-androgéniques, des inhibiteurs des hormones sexuelles mâles, les deux effets, féminisants et démasculinisants, pouvant se cumuler.

Et si le premier traitement contre l’infertilité consistait à débarrasser l’environnement de tous ces polluants ?

Infertilité masculine : les phtalates sont mis en cause qui détruisent la testostérone. (Plastiques)
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1 septembre 2017 5 01 /09 /septembre /2017 10:06

Après l'épidémie de Zika en 2015-2016, un autre virus menace la population d'Amérique latine et du Sud.

Son nom : oropouche.

Transmis par des moucherons, il peut entraîner une fièvre aiguë et conduirait à une méningite, voire une méningo-encéphalite (inflammation du cerveau et des méninges).

Déjà présent dans la forêt amazonienne, il s'est adapté ces dernières années aux milieux urbains et "est de plus en plus présent dans les grandes villes brésiliennes", a alerté Luiz Figueiredo, professeur de médecine à l'Université de São Paulo, lors de la réunion annuelle de la Société brésilienne pour l'avancement des sciences en août 2017.

"Oropouche pourrait causer un grave problème de santé publique au Brésil"

"Oropouche est un virus qui pourrait émerger à grande échelle à tout moment et causer un grave problème de santé publique au Brésil", a expliqué le chercheur. 500.000 cas environ ont été signalés au Brésil au cours des dernières décennies, mais les scientifiques craignent que la cadence s'accélère rapidement dans les mois et années à venir.

Car le moucheron qui transmet le virus, dont l'espèce se nomme Culicoides paraensis, "ne se trouve plus seulement dans les villages de la forêt amazonienne mais se répand dans les grandes villes brésiliennes", ainsi que dans le reste du territoire.

"Nous avons récemment diagnostiqué un cas de fièvre d'Oropouche à Ilhéus (commune brésilienne située sur le littoral sud, ndlr).

Cela montre bien que le virus est en train de circuler dans le pays", a indiqué Luiz Figueiredo.

Mais le Brésil n'est pas le seul pays menacé.

L'incidence de la fièvre Oropouche augmente également dans les zones urbaines du Pérou et dans les Caraïbes.

Pourtant, tout - ou presque - reste à découvrir sur ce virus, qui a pu être isolé à la fois chez des oiseaux et des primates (paresseux, ouistitis...).

Sa détection est très complexe car il est confondu avec un autre virus, aux symptômes similaires mais plus largement connu : la dengue.

"Le virus a été retrouvé dans le liquide céphalo-rachidien de patients" Les seules véritables données sur ce virus ont été obtenues grâce à une étude menée sur 128 patients atteints d'Oropouche à Manaus (dans le nord-ouest du Brésil), qui avaient été diagnostiqués de la dengue par erreur.

Cette étude a permis d'établir une série de symptômes engendrés par le virus : fièvre aiguë, douleurs articulaires ou derrière les yeux, maux de tête...

Des symptômes qui peuvent être traités par des analgésiques.

Mais 3 des 128 patients ont développé des symptômes plus graves :

une inflammation du système nerveux central laissant présager un risque de méningite, voire une méningo-encéphalite.

"Le virus a été retrouvé dans le liquide céphalo-rachidien de ces patients", a précisé Luiz Figueiredo.

De plus, parmi ces trois patients, l'un souffrait d'une neurocysticercose, une infection du système nerveux central causée par la forme larvaire d'un ténia, et un autre du Sida.

"Il semblerait que certaines maladies entraînant une immunodéficience facilitent la pénétration du virus Oropouche dans le système nerveux central", s'est inquiété le chercheur.

Des symptômes graves qui ne sont pas associés à la dengue.

Voilà pourquoi il est urgent, selon les chercheurs, de vérifier que des cas suspects de dengue ne soient pas en vérité des cas d'Oropouche.

Et de faire rapidement avancer la recherche scientifique sur ce virus.

ORIGINE.

La maladie doit son nom à la région où elle a été décrite pour la première fois, près du fleuve Oropuche à Trinité-et-Tobago, en 1955.

Le virus a été découvert cinq années plus tard chez un paresseux capturé en Amazonie lors de la construction de l’autoroute Belém-Brasília.

Oropouche, le nouveau virus transmis par les moucherons.
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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Infections froides
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