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18 août 2017 5 18 /08 /août /2017 06:44

Aux États-Unis, la consommation des opiacés a explosé au début des années 2000 avec l’assouplissement très marqué des règles de prescription médicale.

La France, pour sa part, vient de prendre des mesures de contrôle de la vente des dérivés morphiniques.

L’opium recèle mille trésors.

Ou mille poisons, c’est selon.

Ce latex, récolté par incision des boutons de pavot somnifère avant qu’ils n’atteignent leur maturité, contient de nombreuses molécules.

Ils ont des propriétés narcotiques (elles endorment), antalgiques (antidouleur) et antitussives (contre la toux) bien connues. À commencer par la célèbre morphine.

Il est possible, par des réactions chimiques, d’obtenir d’autres molécules opiacées, aussi appelées opioïdes, à partir de ces composés naturels.

L’acétylation de la morphine donne par exemple l’héroïne.

Cette dernière pénètre plus facilement dans le cerveau où elle se retransforme d’un coup en morphine, provoquant un afflux brutal de molécules.

C’est ce qui déclenche chez l’utilisateur ce «flash» orgasmique tant recherché.



L’industrie pharmaceutique produit quant à elle des dérivés morphiniques à partir de la thébaïne ou de la codéine (deux autres molécules issues du pavot): respectivement l’oxycodone (commercialisé sous les noms de Percocet ou OxyContin) et l’hydrocodone (le célèbre Vicodin qui rend accro le Dr House dans la série éponyme, ou le Norco).

Ces opiacés sont de puissants antidouleur «de palier 3», le niveau le plus élevé défini par l’Organisation mondiale de la santé.

Aux États-Unis, leur consommation a explosé au début des années 2000 avec l’assouplissement très marqué des règles de prescription (et un lobbying intense de l’industrie pharmaceutique).

«En France, ces molécules sont considérées comme des stupéfiants, au même titre que la morphine, car elles présentent un fort potentiel addictif , rappelle le Pr Bruno Mégarbane, chef du service de réanimation médicale et toxicologique à l’hôpital Lariboisière.

Elles ne sont prescrites que sur ordonnance sécurisée, pour une durée maximale de 28 jours et pour traiter des douleurs particulièrement intenses.»

La codéine, de palier 2, n’est elle plus en vente libre depuis cet été.

Quant au tramadol, l’opioïde de palier 2 qui a remplacé le di-antalvic, sa prescription et sa consommation sont très surveillées.

Risque de toxicomanie

Toutes ces molécules agissent sur les récepteurs opiacés présents dans le cerveau.

Outre leur action antalgique, elles perturbent les centres du plaisir, ce qui attise le besoin de récompense immédiate.

Qui est satisfait par la prise d’opiacés.

Un cercle vicieux qui ne s’arrête pas là puisque l’effet des médicaments s’estompe avec le temps (le corps s’adapte), ce qui pousse les patients à augmenter les doses.

Jusqu’à atteindre l’overdose. «Les récepteurs opioïdes jouent un rôle sur les voies de la vigilance et de la respiration, détaille Bruno Mégarbane.

Il y a un risque de perte de connaissance, puis d’arrêt respiratoire en cas de surdosage.»

Un médicament, la naloxone, permet désormais de soigner l’overdose.

Cette molécule se fixe en effet sur les mêmes récepteurs que les opioïdes, mais sans les activer.

Elle entre ainsi en compétition avec la drogue (ou le médicament) permettant de sauver le patient.

Rien à voir avec la méthadone ou la buprenorphine (plus connue sous le nom commercial de Subutex), deux opioïdes de substitution à l’héroïne.

Cela aurait pu sauver le chanteur Prince, décédé l’année dernière après une overdose de fentanyl, un opioïde entièrement synthétique, cent fois plus puissant que la morphine, principalement utilisé comme anesthésiant ou en réanimation en France, mais dont l’usage comme antalgique se démocratise aux États-Unis.

Et dont commencent à s’emparer les trafiquants.

«Nous recevons des jeunes qui font des overdoses de dérivés de fentanyl produits dans des labos clandestins», témoigne Bruno Mégarbane.

Médicaments dérivés de l'opium et risque de toxicomanie. Ampleur d'une épidémie venue des USA.
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17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 22:29

Déserts médicaux : quand le médecin ne peut pas prendre sa retraite !

Saulnot, Haute-Saône, le lundi 14 août 2017 -

Le problème des déserts médicaux semble de plus en plus aigu et impacte désormais les médecins arrivés en fin de carrière qui, se refusant à abandonner leur patientèle à leur sort, ne peuvent pas prendre leur retraite.

Le cas, médiatisé, d’un praticien de 67 ans est venu illustrer cette situation ubuesque.

Quand même un cabinet et un logement gratuits n’attirent pas les jeunes praticiens !

Le Dr Patrick Laine, qui exerce à Saulnot en Haute-Saône depuis 35 ans a fait preuve de plus que de la bonne volonté pour se trouver un successeur. Il a ainsi diffusé des annonces auprès de l’Ordre des médecins, de municipalités, d’ARS, de cabinets spécialisés dans le recrutement…il est même allé jusqu’à « poster » sur le site leboncoin. Il offrait alors de céder gratuitement ses locaux, son matériel, sa patientèle…et proposait même d’héberger les heureux élus dans les premiers temps de leur installation !

Du « buzz » et puis rien !

L’annonce avait fait grand bruit dans la presse, mais un an et demi plus tard, toujours rien…

« J'ai été dépassé par le buzz, rien d'autre, J'ai eu deux appels de médecins étrangers, mais il leur fallait trois ans pour obtenir une équivalence.

Sinon, il y a eu zéro candidat ! » déplore-t-il.

Les propositions d’un médecin de campagne



Interrogé ces derniers jours par divers organes de presse, le Dr Laine incite les jeunes diplômés à venir tenter l’expérience, mais il déplore « on leur a transmis l’idée que la médecine générale était un parent pauvre.

Pour les attirer, il faut élargir les possibilités des médecins de campagne aux frottis, aux infiltrations légères…

Qu’ils ne soient pas dans une routine saisonnière » fait-il valoir dans le quotidien Le Parisien.

Il remet en cause également, à son tour, la formation des médecins : « on sélectionne des bons en maths et en physique qui, bien souvent, s’orientent vers (…) des spécialités considérées plus "prestigieuses".

Des métiers où l’on met des barrières entre le patient et soi : un "plateau technique", une radio, un scanner…

On se laisse moins solliciter et on s’implique moins, même émotionnellement » a-t-il ainsi expliqué au micro de France Culture.

Face à sa situation il se dit même désormais favorable aux contraintes à installation : « pourquoi ne pas tester l’obligation pendant un an ?

Après avoir vécu l’expérience, il y a bien un jeune qui aura envie de rester », estime-t-il enfin.

En attendant ces (très) hypothétiques réformes, le Dr Laine tentera une dernière fois sa chance à la rentrée en suivant une formation qui lui permettra d’accueillir des internes en médecine générale dans son cabinet dans l’espoir d’enfin susciter des vocations.

Frédéric Haroche

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17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 22:24

Un projet de recherche dédié au diagnostic des maladies à tiques

Le diagnostic de la maladie de Lyme est difficile à établir et les tests pour l’Homme actuellement sur le marché font l’objet de nombreuses controverses.

La tique Ixodes, responsable de la transmission des bactéries (Borrelia), peut porter et transmettre jusqu’à 5 microbes.

Ce phénomène dit de co-infection complique le diagnostic pour Lyme et pourrait expliquer les symptômes atypiques chez de nombreux patients.

Le projet OH !Ticks coordonné par l’Inra a pour but précisément de mieux connaitre les agents pathogènes transmis par les tiques pour proposer des tests de diagnostic adaptés.

Par Patricia Léveillé

Les Tiques du genre Ixodes (Ixodes ricinus), vectrices des agents responsables de la maladie de Lyme.

Longtemps passée inaperçue et sous silence, la maladie de Lyme s’est invitée dans le débat public et avec fracas sur le terrain pénal.

En cause notamment, la vingtaine de tests de diagnostic commercialisés en France auxquels on reproche leur manque de fiabilité. Il faut dire que cette maladie est on ne peut plus difficile à dépister.

Tout d’abord, parce que la morsure de la tique qui en est responsable est indolore et ne s’accompagne pas systématiquement d’un érythème migrant que la personne piquée détecte.

Diagnostiquée précocement, la maladie se résorbe avec un traitement antibiotique.

Mais, les symptômes peuvent ne se manifester qu’au bout de quelques semaines voire quelques mois. Le diagnostic est confirmé par un test sanguin.

Mais là encore il y a problème pour détecter la bactérie, elle n’induit en effet qu’une faible quantité d’anticorps.

La tique porteuse de nombreuses « mauvaises » bactéries

Ce n’est pas tout, « dans certains cas, explique Muriel Vayssier-Taussat, microbiologiste à l’Inra, le diagnostic de la maladie de Lyme de personnes qui se sont fait piquer est négatif même si ces personnes présentent les symptômes de la maladie de Lyme.

D’autres sont séropositifs pour Lyme mais le traitement antibiotique reste inefficace ».

Pourquoi ?

Deux hypothèses possibles : d’autres maladies pourraient être transmises par les tiques et ne sont pas diagnostiquées.

Ou alors, il y aurait co-infection entre les bactéries responsables de la maladie de Lyme et d’autres microbes, parasites ou virus qui pourraient être résistants au traitement antibiotique prescrit.

Ce phénomène de co-infection entre différents microbes transmis par les tiques, a été confirmé par l’équipe de Muriel Vayssier-Taussat au cours d’une collecte de 267 tiques Ixodus ricinus dans les Ardennes : 45 % des tiques étudiées étaient infectées par au moins un microbe. 20 % des tiques véhiculent les agents qui vont donner la maladie de Lyme.

« Jusque-là, rien de nouveau, commente la scientifique, mais nous avons également trouvé d’autres bactéries, en particulier des bartonelles et des rickettsies.

Environ 20 % de tiques sont infectées par ces bactéries ». Les scientifiques ont donc cherché à savoir si les malades séronégatifs pour Lyme étaient infectés par ces microbes.

La démonstration a été faite au cours d’une autre étude en collaboration avec l’unité des Rickettsies de Marseille et des médecins généralistes auprès de 66 patients piqués par des tiques et déclarés séronégatifs pour Lyme.

La moitié des malades étaient infectés soit par des bartonelles soit des rickettsies et certains étaient infectés par les 2 microbes.

Ces co-infections compliquent les dépistages, les diagnostics cliniques, sérologiques ou moléculaires.

« Les bartonelles donnent des symptômes peu spécifiques. On peut donc imaginer que des malades séronégatifs pour Lyme soient en fait atteints de bartonellose, ou d’autres infections qu’on ne diagnostique pas encore », souligne Muriel Vayssier-Taussat.

En effet, les médecins connaissent peu ces microorganismes et ces infections et il y a très peu de tests commercialisés capables de les diagnostiquer.

De la morsure aux symptômes : prouver le lien épidémiologique

C’est dans ce contexte qu’a émergé le projet OH !Ticks porté par l’Inra avec des médecins du réseau Sentinelles, des CHU répartis sur la France entière, l’Institut Pasteur et des vétérinaires.

L’objectif est de mieux caractériser les maladies transmises par les tiques, en améliorant le diagnostic à la fois chez l’Homme mais aussi l’animal.

En effet, les tiques sont le premier vecteur de maladies animales dans le monde et le problème du diagnostic se pose également chez les animaux d’élevage, en particulier les bovins, ovins, caprins, les chevaux.

Les scientifiques développent des approches basées sur les nouvelles méthodes de séquençage haut débit. La moitié des microorganismes vectorisés par les tiques ne sont pas connus et ils sont peut-être impliqués dans les maladies transmises.

Ces techniques vont leur permettre de détecter, identifier et isoler des micro-organismes nouveaux ou peu connus à partir de prélèvement de patients et d’animaux souffrant de syndromes inexpliqués après piqûres de tique.

Ce projet a pour ambition également de mettre au point les techniques qui permettront de prouver le lien épidémiologique entre la morsure de tique, la présence d’un microbe et les symptômes chez l’hôte. In fine, ces résultats seront utilisés pour développer de nouveaux tests de diagnostic adaptés.

Contact(s) scientifique(s) :

Muriel Vayssier-Taussat, chef du département scientifique « Santé animale »

Sarah Bonnet (encadré) Unité Biologie moléculaire et immunologie parasitaires et fongiques (Bipar)

Département(s) associé(s) :

Santé animale

Centre(s) associé(s) :

Jouy-en-Josas

La piste du vaccin

Des recherches menées par Sarah Bonnet pour développer un vaccin anti-tiques ciblent des molécules de la tique elle-même et non pas ceux des microbes dont elle est le vecteur.

Outre s’affranchir de l’usage des acaricides, l’avantage de cette approche est qu’elle pourrait se révéler efficace contre plusieurs agents infectieux à même d’être transmis par les tiques. « Nous travaillons directement sur les molécules de tiques Ixodes ricinus qui sont impliquées dans deux types de fonctions : la prise du repas sanguin de l’arthropode et la transmission des agents pathogènes, » explique Sarah Bonnet de l’unité Bipar et coordinatrice du projet Vactix.

C’est pendant son repas sanguin que la tique transmet les agents pathogènes en les injectant avec sa salive dans l’hôte. Les chercheurs s’intéressent donc à la physiologie des glandes salivaires des tiques et étudient en parallèle les molécules qui interviennent dans la transmission des microorganismes vectorisés.

Ils ont comparé des tiques infectées et non infectées et mis en évidence quelques 800 gènes surexprimés dans les glandes salivaires des tiques infectées. Ce travail permet également d’approfondir les connaissances sur les interactions moléculaires entre les tiques et les agents pathogènes qu’elles véhiculent.

Cinq de ces gènes sont en cours d’étude chez la souris et des tests d’efficacité vaccinale sont prévus prochainement chez le mouton sur le plus avancé des candidats vaccins, IrSPI (un inhibiteur de sérine protéase).

En cas de résultats positifs, ces recherches pourront alors être appliquées chez les animaux domestiques avant d’envisager une application chez l’homme.

Des tests controversés

Les tests sérologiques actuels sont des tests détectant les anticorps :

Elisa et Western Blot.

De nombreux tests sont commercialisés et la sensibilité et la spécificité de tous ces tests sont parfois floues.

Le besoin de clarifier cette situation est une des recommandations de l’avis donné par le Haut Conseil de la santé publique en 2014, en réponse à une saisine de la Direction générale de la santé: faire un tri dans tous les tests commercialisés pour déterminer lesquels sont les plus spécifiques et les plus sensibles pour détecter la maladie

INRA : Un projet de recherche dédié au diagnostic des maladies à tiques.
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17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 22:14

Métal très nocif pour la santé humaine, le mercure placé sous surveillance.

Par Marielle Court Mis à jour le 15/08/2017

Métal très nocif pour la santé humaine, le mercure placé sous surveillance

Des victimes de la pollution au mercure, en 2007 dans un centre spécialisé à Minamata, une ville du sud du Japon lourdement touchée.

La convention de Minamata entre en vigueur ce 16 août pour réguler l’usage de ce métal, très nocif pour la santé humaine.



Minamata.

Si le nom de cette ville du sud du Japon évoque l’une des terribles catastrophes sanitaires du siècle dernier, il est désormais associé à une convention internationale qui entre en vigueur ce 16 août 2017: la convention de Minamata contre le mercure.

Du début des années 1930 à la fin des années 1960, une entreprise de produits chimiques a déversé des déchets liquides dans la baie de la ville japonaise.

Des rejets contenant du méthyle mercure. Celui-ci s’est vite retrouvé concentré dans la chair des poissons, principale source alimentaire pour la population locale. Mais aussi pour les chats.

C’est le comportement suicidaire des félins qui a d’abord alerté, avant que l’on ne découvre que des milliers d’habitants tombaient malades.

Une convention signée par 128 pays

Le mercure ingéré provoque d’importants troubles du développement neurologique pour des bébés exposés in utero. Il est également nocif en cas d’inhalation ou d’ingestion pour les systèmes digestif et immunitaire, pour la vision, les poumons, les reins et peut provoquer tremblements, perte de mémoire, insomnies…

Mais il faudra attendre 2001 pour que la communauté internationale, via le Programme des Nations unies pour l’environnement, ne commence véritablement à s’en préoccuper et octobre 2013 pour que soit élaborée une convention.

Elle sera signée par 128 pays.

Elle mettra encore quatre ans à entrer en vigueur après sa ratification, en mai dernier, par plus de 50 pays (seuil de déclenchement).

Les dangers de l’orpaillage



Cette convention prévoit de réduire les rejets anthropiques (liés aux activités humaines) de mercure et de certains de ses composés liés à l’extraction, au stockage des déchets, aux procédés industriels…

Ces émissions s’ajoutent aux rejets naturels dans l’atmosphère (érosion des roches, émanation des sols, éruptions volcaniques…).

En Europe, les piles et thermomètres contenant du mercure ont été bannis en 2000. La prochaine étape concerne la suppression des amalgames dentaires, «qui représentent la principale utilisation du mercure subsistant dans l’Union », précise la Commission.

Cet usage est déjà interdit pour les femmes enceintes et les enfants de moins de 15 ans.

L’objectif serait de les supprimer totalement en 2030.

Mais le mercure est très largement utilisé dans un autre domaine: l’orpaillage artisanal.

Beaucoup de pays sont concernés «dont la France, avec la Guyane», rappelle Philippe Thibault, chargé de programme écosystèmes terrestres au WWF en Guyane.

Dans le monde, «les activités aurifères artisanales représentent 37 % des quelque 4 500 tonnes de mercure qui sont émises chaque année par l’homme».

Depuis 2006, l’usage du mercure a disparu des activités d’orpaillage légales «mais si, légalement, la Guyane produit plus d’une tonne d’or par an, ce sont vraisemblablement six voire dix tonnes qui le sont illégalement, poursuit le spécialiste.

Et pour obtenir un kilo d’or, il faut environ 1,5 kg de mercure».

Ce métal empoisonne les rivières, les poissons et les Amérindiens qui s’en nourrissent

Un des défis est de convaincre les garimpeiros et leur entourage de la dangerosité de ce métal qui empoisonne les rivières, les poissons et les Amérindiens qui s’en nourrissent.

Un enjeu d’autant plus compliqué que la Guyane doit composer avec ses voisins que sont le Surinam et l’état d’Amapá (Brésil) avec qui nous partageons une immense frontière et qui n’ont pas les mêmes capacités d’action.

«Les cours de l’or sont élevés, rappelle Philippe Thibault, l’orpaillage illégal devient alors une opportunité pour toute personne en quête de richesse.»

Un projet transnational en cours de création porté par le WWF France vise à montrer qu’il est possible d’extraire de l’or sans mercure au Guyana ainsi qu’au Surinam.

Un système de traçabilité de l’or guyanais grâce à des méthodes physico-chimiques élaborées par l’ONG et le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières) devrait aussi permettre d’établir une banque d’échantillons d’or extraits légalement.

La mise en œuvre de la convention de Minamata ne sera pas de trop, en France comme ailleurs dans le monde, pour aider à contenir ce fléau.

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17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 22:04

Fipronil : dix-sept références de gaufres retirées du marché

Par latribune.fr | 17/08/2017,

Les produits figurant sur cette première liste ont été identifiés grâce à des contrôles menés par des entreprises néerlandaises.

Interdit en Europe sur les animaux destinés à la chaîne alimentaire, cet insecticide a été retrouvé dans plusieurs produits, dont des oeufs, vendus en France.

A ce jour, le ministère a recensé seize établissements de transformation, deux conditionneurs d’œufs et 40 grossistes ayant importé des œufs ou des produits à base d’œufs susceptibles de contenir du fipronil.

Le ministère de l'Agriculture a publié jeudi une première liste de produits contenant des traces de fipronil vendus en France. Parmi ceux-ci, dix-sept références de gaufres sous marque Leclerc, Carrefour, Intermarché, Leader Price, Franprix, Système U, Monoprix et Casino mises sur le marché depuis le 23 juin.

Toutes sont fabriquées aux Pays-Bas.

Les produits listés par le ministère sont retirés du marché car ils contiennent du fipronil à une concentration supérieure à la limite réglementaire.

Toutefois, les niveaux constatés "ne présentent pas de risque pour le consommateur au regard des références scientifiques", a précisé le ministère dans un communiqué.

Plus de 200.000 œufs contaminés au fipronil "mis sur le marché" en France.

L'utilisation de cet insecticide interdit en Europe sur les animaux destinés à la chaîne alimentaire par des sociétés de désinfection intervenant dans des exploitations agricoles aux Pays-Bas, en Belgique, en Allemagne et dans le Pas-de-Calais a causé un scandale sanitaire qui touche désormais au moins 17 pays européens.

Une liste actualisée en fonction des résultats d'analyses



Le ministre de l'Agriculture Stéphane Travert avait indiqué mardi qu'au fur et à mesure que des résultats d'analyse seraient connus, le nom de l'ensemble des produits contaminés serait rendu public sur le site du ministère.

Les produits figurant sur cette première liste ont été identifiés grâce à des contrôles menés par des entreprises néerlandaises, souligne le ministère.



A ce jour, le ministère a recensé seize établissements de transformation, deux conditionneurs d'œufs et 40 grossistes ayant importé des œufs ou des produits à base d'œufs susceptibles de contenir du fipronil.

De nouveaux produits, cette fois fabriqués en France, pourraient donc se rajouter ultérieurement à cette liste.

Le ministère précise d'ailleurs que la liste des produits retirés de la vente sera actualisée en fonction des résultats des analyses qui se poursuivent, dans le cadre "d'un dispositif d'auto contrôle mis en œuvre par les professionnels ayant reçu des œufs ou des ovoproduits suspects", et d'autre part, "d'un plan national de contrôles officiels conduit par les services d'inspection des directions départementales en charge de la protection des populations".



(Avec AFP)

La contamination des oeufs provoquee par des criminels

En France, six nouveaux établissements ont reçu des oeufs au fipronil "mis sur le marché"

Fipronil : dix-sept références de gaufres retirées du marché.
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17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 06:38

Un premier pas timide contre le mercure, poison du système nerveux central

Par Stéphane Foucart

Le 16 août 2017 Le Monde.

Il aura fallu huit ans de négociations pour parvenir à encadrer l’extraction et les rejets dans l’environnement de ce métal lourd très toxique.

Le mercure se stocke et s’accumule dans la chaîne alimentaire où il est omniprésent – dans certains produits de la mer en particulier (thon, espadon, etc.).

Traité international méconnu du grand public, la Convention de Minamata sur le mercure devait entrer en vigueur, mercredi 16 août, huit ans après le début de négociations internationales lancées par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).

Signé par 128 Etats, le texte a franchi le cap des 50 ratifications en mai, ouvrant ainsi la voie à sa mise en application.

Depuis, 24 pays supplémentaires ont ratifié cette convention, notamment la France, le 15 juin.

L’objectif de ce texte est de « protéger la santé humaine et l’environnement contre les émissions et rejets anthropiques de mercure et de composés du mercure », comme l’explique son préambule.

Il pourrait paraître accessoire, tant le mercure a, semble-t-il, déjà disparu des quelques objets du quotidien qui en contenaient.

A commencer par les thermomètres, remplacés par de nouvelles générations d’instruments numériques.

Le problème est en réalité plus vaste, et toujours d’actualité.

Le mercure, précise le traité, « a des impacts importants au niveau mondial » justifiant « une intervention internationale visant à réduire les risques qu’il présente pour la santé humaine et l’environnement ».

La mesure-phare est la disparition programmée des mines de mercure dans les quinze ans suivant la ratification du texte.

Les Etats-parties s’engagent aussi à trouver des moyens de réduire les rejets de ce métal lourd dans l’environnement, à encadrer son commerce et les productions industrielles l’impliquant dans leurs procédés, à favoriser son stockage de façon « écologiquement rationnelle », et dépolluer les sites contaminés.

Car le mercure est hautement toxique, notamment pour le système nerveux central.

De plus, une fois mis en circulation dans l’environnement, il ne se dégrade pas : au contraire, il se stocke et s’accumule dans la chaîne alimentaire où il est omniprésent – dans certains produits de la mer en particulier (thon, espadon, etc.).

Les ONG jugent le texte laxiste sur plusieurs points

Du fait de ces propriétés, les populations les plus soumises à ses effets dans le monde sont les communautés autochtones des régions arctiques, notamment en raison de leur régime alimentaire traditionnel.

De nombreux travaux montrent qu’une exposition, même faible, d’une femme enceinte au mercure induit une baisse des facultés intellectuelles et cognitives de l’enfant à naître, ainsi qu’une susceptibilité accrue à une variété de pathologies touchant le système digestif, l’immunité, etc.

Les deux principales activités humaines responsables de l’émission de mercure dans l’environnement sont l’exploitation de mines d’or et la combustion du charbon, qui en diffuse de grandes quantités.

« La Convention de Minamata est une première étape vitale vers une action globale contre le mercure, dit Pamela Miller, coprésidente du Réseau international pour l’élimination des polluants organiques persistants (IPEN), qui fédère environ 700 organisations non gouvernementales, dans une centaine de pays.

Cela signale un engagement mondial pour traiter la crise sanitaire représentée par la contamination par le mercure des océans, de la nourriture et des populations. »

Cependant, les ONG jugent aussi le texte laxiste sur plusieurs points.

Comme tous les traités environnementaux, cette convention n’est que peu, voire pas contraignante.

Célébration du cinquantième anniversaire de l’apparition de la « maladie de Minamata », le 1er mai 2006, dans la ville en bord de mer du Kyushu, au Japon, dont la population fut intoxiquée.

Financement problématique

En outre, elle « autorise le commerce international de mercure à destination des petites mines d’or, qui contaminent l’environnement ainsi que les communautés les plus pauvres, et les contraintes faites aux centrales à charbon pour réduire leurs émissions de mercure sont très faibles », précise Mme Miller.

En effet, les Etats-parties à la convention s’engagent à imposer de telles réductions mais seulement lorsqu’elles sont « faisables ».

Enfin, le financement des mesures demeure problématique, les pays du Nord renâclant à aider les pays en développement.

Dans ce dossier, la communauté internationale a fait preuve d’inertie.

Car c’est dès 2001 que le conseil d’administration du PNUE a saisi le directeur général de l’organisation onusienne du problème posé par le mercure.

Il aura donc fallu attendre seize années pour qu’entre en vigueur un traité encadrant une substance dont l’extrême toxicité pour le système nerveux central est connue depuis près de soixante-dix ans.

L’affaire débute en effet en 1950, lorsque commence à se répandre parmi les habitants de la baie de Minamata, au Japon, une mystérieuse épidémie de troubles neurologiques graves, de malformations congénitales et de maladies neuro-developpementales souvent fatales.

En 1959, le rôle du mercure contenu dans les poissons de la baie était démontré : une usine de chlorure de vinyle vidangeait là, depuis plusieurs années, ses catalyseurs à base de mercure empoisonnant l’écosystème et, du même coup, les communautés de pêcheurs de la région.

Le nombre de victimes de la « maladie de Minamata » n’a jamais été clairement établi – certaines sources mentionnant des dizaines de milliers de victimes.

Stéphane Foucart

Le 16 août 2017

Un premier pas timide contre le mercure, poison du système nerveux central.
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16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 17:57

L'escroquerie des statines est ici exposée: les médicaments contre le cholestérol provoquent un vieillissement rapide, des lésions cérébrales

Lundi 28 septembre 2015 par: Jennifer Lea Reynolds (NaturalNews).

Les statines, la classe de médicaments largement répandue qui ont déclaré pouvoir abaisser le «mauvais» cholestérol et réduire le risque de problèmes cardiaques, ont récemment été incendiées après une étude révélant qu'elles détruisent la santé humaine plus qu'elles ne l'ont permis de l'améliorer.

Malheureusement, beaucoup de personnes prennent ces drogues, les statines, qui sont communément connues sous leur nom de marque, comme Lipitor, Crestor et Zocor.

Les dépenses en médicaments sur ordonnance aux États-Unis ont atteint jusqu'à 374 milliards de dollars en 2014, ce qui représente le plus haut niveau de dépenses depuis 2001. Les Statines ont certainement constitué une part importante de ces dépenses, et maintenant, et les consommateurs qui prennent de telles drogues ont beaucoup à s'inquiéter.

L'étude, qui a été publiée dans American Journal of Physiology, indique que l'impact des statines sur les autres propriétés biologiques des cellules souches fournit une nouvelle explication de leurs effets cliniques négatifs.

Plus précisément, l'étude affirme que ces effets indésirables comprennent l'avancement rapide du «processus du vieillissement» et souligne également que «l'utilisation à long terme des statines a été associée à des effets néfastes, y compris la myopathie, des effets secondaires neurologiques et un risque accru de diabète. "

La myopathie se réfère à la faiblesse du muscle squelettique.

Les statines rendent les cellules incapables de se réparer correctement, créent des problèmes nerveux et détruisent la mémoire (faisant monter l'enzyme CPK qui doit être surveillée lors de la consommation de statines).

Les experts impliqués dans l'étude suggèrent que les problèmes de santé associés aux statines ont probablement été minimisés au cours des années.

En réalité, ceux qui prennent de tels médicaments réduisant le cholestérol ont connu des cataractes, de la fatigue, des problèmes de foie, des douleurs musculaires et des pertes de mémoire.

Autrement dit, les médicaments ont montré une capacité à freiner les cellules de telle sorte que le principal objectif qui est de se reproduire et d'aider à réparer le corps soit contrarié.

Avec cela vient l'apparition de problèmes de santé terribles ou l'aggravation des problèmes existants.

Le professeur Reza Izadpanah, biologiste des cellules souches et auteur principal de l'étude publiée, déclare: «Notre étude montre que les statines peuvent accélérer le processus de vieillissement.

Les personnes qui utilisent les statines comme médicament préventif pour [la santé] devraient réfléchir à nouveau à mesure que nos recherches démontrent

Il peut y avoir des effets indésirables généraux sur le corps qui pourraient inclure des douleurs musculaires, des problèmes nerveux et des problèmes articulaires ".

Malgré les problèmes de santé liés aux médicaments nommés statines, la FDA affirme que les gens ne devraient pas avoir peur d'eux

Alors que la FDA note sur son site Web que «les déficiences cognitives (liées au cerveau), telles que la perte de mémoire, l'oubli et la confusion, ont été signalées par certains utilisateurs de statines» et que «les personnes traitées pendant des statines risquent davantage de subir une hyper glycémie et le développement du diabète de type 2 ", ils maintiennent néanmoins également leur emploie en "sécurité et efficacité".

Le site attire l'attention des gens sur les conseils d'Amy G. Egan, M.D., M.P.H., qui est directrice adjointe pour la sécurité dans la Division des produits du métabolisme et de l'endocrinologie (DMEP) de la FDA.

Elle dit: «Cette nouvelle information ne devrait pas effrayer les gens contre les statines.

Leurs avantages sont incontestables, mais ils doivent être pris avec soin et connaissance de leurs effets secondaires».

Incontestable?

Surtout qu'après cette dernière étude, nous voulons la diffuser.

Qu'est-ce qui est bénéfique pour le vieillissement accéléré, les cellules qui ne fonctionnent pas correctement, la faiblesse musculaire et la perte de mémoire?

La nécessité d'évaluer continuellement les médicaments sur ordonnance et des études antérieures qui valorisent leurs avantages

Cette constatation démontre l'importance de revoir les soi-disant avantages des médicaments sur d'ordonnance, ce qui devrait se poursuivre afin que les consommateurs puissent être pleinement informés et maintenus dans la meilleure santé possible.

Une étude similaire portant sur l'antidépresseur chez l'adolescent Paxil a récemment fait ses manchettes lorsqu'une réanalyse d'une étude originale a révélé des erreurs et des informations incomplètes.

En réalité, on a constaté que la drogue n'était pas sûre et efficace pour cette démographie, intentionnelle après tout, une conclusion que Brian Nosek, professeur de psychologie à l'Université de Virginie, qui a déclaré: "les signaux que la communauté réveille, vérifie son travail et faure ce que la science est censé faire - se corriger soi-même ".

Les sources de cet article incluent:

Express.fr



Blogs.WSJ.com



AJPCell.physiology.org [PDF]



FDA.gov



NYTimes.com

L'escroquerie des statines est ici exposée: les médicaments contre le cholestérol provoquent un vieillissement rapide, des lésions cérébrales, et le diabète.

Video

https://www.facebook.com/HealthRanger/videos/10154698536361316/

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16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 16:04

La chercheuse principale du vaccin Gardasil et du Cervarix fait ses aveux pour qu’elle puisse « dormir la nuit »

Le Gardasil et le Cervarix ne fonctionnent pas, sont dangereux, et n’ont pas été testés

La Dr Diane Harper était la chercheuse principale dans le développement des vaccins contre le virus du papillome humain, le Gardasil et le Cervarix.

Elle est la dernière à se présenter et à remettre en question la sécurité et l’efficacité de ces vaccins.

Elle a fait l’annonce surprenante à la 4ème conférence internationale sur la vaccination publique, qui a eu lieu à Reston en Virginie, du 2 au 9 octobre 2009.

Son discours était censé promouvoir les vaccins Gardasil et Cervarix, mais au lieu de cela, elle s’en est prise de manière publique à ses employeurs. Interrogés sur la présentation, les membres du public ont fait remarquer qu’ils repartaient en ayant le sentiment que ces vaccins ne devraient pas être utilisés.



«

JE SUIS SORTIE DE L’ENTRETIEN AVEC L’IMPRESSION QUE LE RISQUE D’EFFETS SECONDAIRES INDÉSIRABLES EST AUSSI GRAND QUE LE RISQUE DE CANCER DU COL UTÉRIN.

JE NE POUVAIS PAS M’EMPÊCHER DE ME DEMANDER POURQUOI NOUS AURIONS BESOIN DE CE VACCIN » –

JOAN ROBINSON

La Dr Harper a expliqué dans sa présentation que le risque de cancer du col utérin aux États-Unis est déjà extrêmement faible et que les vaccinations ne sont pas susceptibles d’avoir un effet sur le taux de ces cancers aux Etats-Unis.

En fait, 70% de l’ensemble des infections par le VPH se résorbent sans traitement en un an et ce nombre augmente à plus de 90% en deux ans.

La Dr Harper a aussi évoqué l’aspect de la sécurité.

Tous les tests sur les vaccins ont été effectués sur des enfants âgés de 15 ans et plus, en dépit de leur actuelle commercialisation pour les enfants de 9 ans.

Jusqu’à présent, 15 037 filles ont rapporté des effets secondaires indésirables du seul Gardasil au Système de Rapport des Effets Indésirables des Vaccins (VAERS) et ces nombres ne concernent que les parents qui ont subi les obstacles requis pour déclarer ces effets indésirables.

Au moment de la rédaction, 44 filles sont officiellement connues pour être mortes à cause de ces vaccins.

Les effets indésirables observés comprennent le syndrome de Guillain-Barré (paralysie durable pendant des années, ou de façon permanente – et quelquefois finissant par causer la suffocation), le lupus, des convulsions, des caillots de sang et l’inflammation du cerveau.

En général, les parents ne sont pas au courant de ces risques.

La Dr Harper, qui a créé ce vaccin, a affirmé qu’elle parlait afin de pouvoir finalement être capable de dormir la nuit.

« ENVIRON 8 FEMMES SUR 10 QUI ONT ÉTÉ SEXUELLEMENT ACTIVES AURONT LE VPH À UN CERTAIN STADE DE LEUR VIE. NORMALEMENT, IL N’Y A PAS DE SYMPTÔMES, ET DANS 98% DES CAS, IL SE RÉSORBE DE LUI-MÊME.

MAIS LORSQU’IL NE SE RÉSORBE PAS ET QU’IL N’EST PAS TRAITÉ, IL PEUT DÉVELOPPER DES CELLULES PRÉ-CANCÉREUSES QUI PEUVENT ÉVOLUER EN CANCER DU COL DE L’UTÉRUS »

DR DIANE HARPER.

Il est nécessaire de comprendre comment les institutions jouent sur les mots pour vraiment comprendre la signification de la citation ci-dessus, et on a besoin de comprendre cette facette restreinte de la « science ».

Lorsqu’ils signalent que les cas non traités « peuvent » conduire à quelque chose qui « peut » conduire au cancer du col utérin, cela signifie en réalité que la relation de cause à effet est simplement une conjecture hypothétique qui est rentable si les gens y croient réellement.



En d’autres termes,

il n’y a aucune relation démontrée entre le fait d’être vacciné contre les cancers rares et la prévention du cancer, mais il est commercialisé en l’annonçant quand même.

En fait, il n’y a aucune preuve réelle que le vaccin peut empêcher le cancer.

Du propre aveu des fabricants, le vaccin ne fonctionne que sur 4 souches, alors qu’il y a 40 souches d’une maladie vénérienne spécifique qui meurt d’elle-même en un temps relativement court, et donc la chance qu’il puisse réellement aider un individu est environ la même que le risque d’être frappé par une météorite.

Pourquoi les petites filles de 9 ans auraient-elles besoin de vaccinations pour des maladiesvénériennes extrêmement rares et sans symptômes que le système immunitaire tue généralement de toute façon ?

La chercheuse principale du vaccin Gardasil et du Cervarix fait ses aveux pour qu’elle puisse « dormir la nuit ».
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16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 15:56

Entretien avec le Dr Corinne Skorupka, médecin, praticien du DAN et présidente de l'association Ariane*

Comment définit-on l'autisme ?

Dr Corinne Skorupka : L'autisme est un trouble du développement, qui se manifeste dès les premières années de la vie de l'enfant.

Les signes sont divers et d'intensité variable d'un enfant à l'autre.

Il se caractérise par un retard ou une absence de langage, un trouble de la communication.

L'enfant est indifférent aux autres, il évite le regard et ne joue pas avec les autres enfants…

Aujourd'hui, derrière le mot autisme se cachent beaucoup de troubles : des retards de développement ou de langage, des dysphasies, …

C'est génétique ?

Dr Corinne Skorupka : Il y a un terrain génétique, c'est sûr.

On rencontre parfois des jumeaux autistes, des familles dans lesquelles il y a plusieurs autistes, des schizophrènes et d'autres pathologies liées, comme l'Alzheimer.

Mais on assiste à une explosion de ce problème. Le nombre d'enfants diagnostiqués autistes ou hyperactifs (c'est un peu dans le même registre) a augmenté de 500 % au cours de ces dix dernières années, ce qui oriente de plus en plus de chercheurs vers des causes environnementales, approches jusqu'à présent négligées en France.

L'hyperactivité n'est pas de l'autisme, mais une défense contre lui.

Très souvent, lorsque l'on traite un enfant contre l'autisme, il devient hyperactif.

On retrouve les mêmes facteurs environnementaux dans les deux pathologies.

Dont nutritionnelles ?

Dr Corinne Skorupka :

Nutritionnelles, métaux lourds et hormonales.

Un retard du développement, du langage pourrait être lié à une carence nutritionnelle.

Mais je pense que l'autisme d'il y a cinquante ans n'est pas l'autisme d'aujourd'hui.

C'est pour cela qu'il est très difficile de le définir.

Au lieu du mot autiste, je préfère utiliser l'expression de trouble envahissant du développement.

Développement psychologique et moteur ?

C'est réversible ?

Dr Corinne Skorupka :

Oui, c'est réversible si on s'y prend très tôt. Si l'on pense qu'il y a derrière l'autisme des troubles

environnementaux et nutritionnels et qu'ils sont pris suffisamment tôt, c'est possible.

Durant le développement du système neurologique, il y a acquisition de la marche et du langage …

À deux ans, tout cela peut encore être récupéré s'il n'existe pas de lésion cérébrale.

Un enfant qui, à huit ans, n'a jamais parlé, je ne pense pas qu'on le fera entrer en sixième dans deux ans.

C'est réversible ?

Dr Corinne Skorupka :

Oui, c'est réversible si on s'y prend très tôt.

Si l'on pense qu'il y a derrière l'autisme des troubles

environnementaux et nutritionnels et qu'ils sont pris suffisamment tôt, c'est possible.

Durant le développement du système neurologique, il y a acquisition de la marche et du langage …

À deux ans, tout cela peut encore être récupéré s'il n'existe pas de lésion cérébrale.

Un enfant qui, à huit ans, n'a jamais parlé, je ne pense pas qu'on le fera entrer en sixième dans deux ans.

C'est facile de déceler un autisme, pour les parents ?

Dr Corinne Skorupka :

Le problème, si vous avez un enfant qui ne parle pas à deux ans, c'est que vous êtes entouré de parents qui vont dire ce n'est pas grave, il est en retard, cela va venir, …

À trois ans, on commence à se poser des questions et à consulter à droite, à gauche.

On attend six mois un rendez-vous à l'hôpital Robert-Debré.

Les résultats arrivent trois à quatre mois après.

Lorsque l'enfant a entre trois ans et demi et quatre ans, on commence à faire un diagnostic.

C'est du temps de perdu.

Aux États-Unis, on fait des diagnostics à dix-huit mois.

Quels déficits nutritionnels retrouve-t-on chez ces enfants ?

Dr Corinne Skorupka :

Je pense que l'on peut dire que l'autisme de l'enfant, c'est l'Alzheimer de l'adulte.

On va rencontrer une intolérance gluten/caséine, un problème de perméabilité intestinale, une intoxication aux métaux lourds.

Au départ, il y a un gros problème d'intestin.

Et tout peut être lié.

Une intolérance au gluten et à la caséine va générer une dysbiose (Candida albicans) pouvant entraîner des otites à répétitions traitées abusivement par des antibiotiques, … avec pour résultats le développement de candidoses, de parasitoses et d'autres perturbations au niveau de la flore intestinale.

À la longue, cela provoque un problème de perméabilité intestinale et une mauvaise absorption de tous les nutriments.

Avec en premier les oméga-3. Quand on dose les oméga-3 d'un enfant autiste, les taux d'EPA et DHA sont anormalement bas.

Donc la première chose, c'est de les supplémenter en oméga-3 ?

Dr Corinne Skorupka :

La première chose, c'est traiter l'intestin. Il faut avant tout nettoyer la dysbiose.

Au départ, je donne de l'allopathie parce qu'ils sont parfois trop infestés.

Et, après, il est possible de donner de l'ail, de l'acide caprylique, de l'extrait de pépin de pamplemousse, enfin tous les produits qui vont traiter le Candida albicans. Il ne faut pas négliger les probiotiques ni la glutamine pour restaurer la perméabilité intestinale.

Avec les probiotiques, il faut faire attention qu'ils ne contiennent pas de lactose car il existe souvent une intolérance au lait.

Il faut aussi des enzymes digestives.

La mauvaise digestion du gluten et de la caséine entraîne la formation des peptides opioïdes non digérés qui vont être éliminés par l'urine.

Le test des peptides urinaires va permettre de diagnostiquer cette intolérance.

Celle-ci n'est pas spécifique de l'autisme.



Une fois que l'on a mis les enfants au régime et que l'on a traité l'intestin, on peut supplémenter.

Sinon, les nutriments ne seront pas absorbés.

Parmi les carences que l'on va surtout trouver, il y a donc principalement les oméga-3. Il faut les donner à très haute dose, entre 1 g et 1,5 g d'EPA/DHA.

Quel rapport EPA/DHA ?

Dr Corinne Skorupka :

On ne supplémente pas un enfant à l'aveugle, il faut pratiquer un dosage des acides gras de la membrane, mais en règle générale l'enfant à de gros besoins en DHA.

Les oméga-3 vont améliorer l'inflammation intestinale.

Après, il y a la vitamine A.

Elle pourrait rétablir les branchements des récepteurs de l'acide rétinoïque qui sont essentiels à la perception sensorielle, au langage et à l'attention.

En effet l'autisme pourrait être lié à la rupture d'une protéine G-alpha, ce qui entraîne des conséquences sur les récepteurs de l'acide rétinoïque dans le cerveau.

En fait, 50 000 UI de vitamine A sont quelquefois nécessaires.

Mais la vitamine A peut être toxique à haute dose et ne doit jamais être administrée sans surveillance médicale à doses importantes.

Vous ne pouvez pas utiliser des précurseurs ?

Dr Corinne Skorupka :

Le problème, c'est qu'avec les précurseurs de vitamine A, la transformation en vitamine A est très mauvaise.

Les caroténoïdes sont également très bas, mais c'est lié au fait que ces enfants ne mangent pas ou très peu de légumes.

Le fait de donner uniquement des caroténoïdes améliore le taux de caroténoïdes mais la vitamine A, elle, reste basse.

À partir du moment où vous donnez beaucoup d'oméga-3, il faut aussi de la vitamine E, pour qu'ils ne s'oxydent pas. Je donnais 400 UI, ce que je trouvais énorme pour un enfant de 20 kg.

Après dosages, je peux quelques fois monter les doses jusqu'à 1 000 UI.

Vous la donnez sous quelle forme ?

Dr Corinne Skorupka :

Naturelle. Vous percez la gélule et vous la mettez dans l'alimentation de l'enfant. Ils ont besoin aussi de CoQ10 à haute dose. Lorsque l'on fait un bilan, on constate un déficit très important en CoQ10.

Par son action au niveau de la mitochondrie, elle relance l'énergie et joue donc un rôle très important.

En fait, ils ont besoin de beaucoup d'antioxydants ?

Oui, d'un maximum parce qu'il y a un stress oxydant très important avec accumulation des dérivés de la glycation.

À quoi cela est-il dû ?

Dr Corinne Skorupka :

Peut-être aux métaux lourds.

Et, aussi, il y a un problème hormonal chez ces enfants.

L'autisme pourrait être lié à une masculinisation du cerveau durant la vie fœtale dont la cause pourrait être un excès de testostérone dans le liquide amniotique de la mère en rapport avec une hyperandrogénie.

Les symptômes sont l'acné et l'hyperpilosité.

Cela a pour conséquence un développement trop important du cerveau droit et insuffisant du cerveau gauche qui est celui du langage et de la communication.

L'association Ariane prépare une étude à ce sujet.

Est-ce cet excès hormonal, ces métaux lourds, les intolérances alimentaires ou la mauvaise absorption ?

C'est multifactoriel !

On constate très souvent une intoxication aux métaux lourds.

À quoi est-elle liée ?

Est-elle due aux amalgames dentaires de la mère, certains auteurs parlent du thiémorésal contenu dans certains vaccins ou une insuffisance hépatique ?

On ne le sais pas encore.

Oméga-3, vitamines A et E font partie des nutriments essentiels, mais cela ne suffit pas.

Ces enfants sont tous carencés en fer, puis il y a tous les oligo-éléments, le zinc, le magnésium, le calcium.

Ce dernier est essentiel car on va souvent supprimer les produits laitiers. Il faut aussi du sélénium - quand on le dose il est très bas, certainement à cause de l'intoxication aux métaux lourds -, … des vitamines B. Il ne faut donner ces dernières que lorsque la dysbiose est traitée, parce qu'elles peuvent raviver les candidoses.

Parmi les vitamines B, les plus importantes sont la vitamine B6 et les folates qui sont donnés à un taux très important. Les folates et la B12 sont les vitamines de la cognition et de la mémoire, mais aussi celles de la méthylation.

Il y a aussi un problème de détoxification chez ces enfants.

S'il y a autant de métaux lourds, c'est en partie parce qu'ils ne détoxiquent pas.

Donc, toutes les vitamines et les nutriments de la détoxication leur sont donnés.

Et puis, tous les produits hépatoprotecteurs et, en particulier, la silymarine.

Après, le MSM (méthyle sulfonyl méthane) pour la sulfoconjugaison, ainsi que la taurine.

Mais, le plus important, surtout quand il y a des métaux lourds, c'est le glutathion.



Il y a malgré tout un petit problème d'absorption et j'ai plutôt tendance à donner chez les enfants le glutathion en lotion.

Et les précurseurs de glutathion ?

Dr Corinne Skorupka : Il faut faire très attention à la cystéine, chez les enfants, parce qu'elle va réactiver les dysbioses.

Par contre, ce que l'on peut faire, c'est prendre du glutathion et le faire préparer en spray nasal.

Ainsi, vous avez une voie d'absorption nettement supérieure et cela va directement au cerveau.

Ensuite, tous les produits de la méthylation.

Je vous ai dit les vitamines B6, B9, B12, mais, comme on va très souvent retrouver une homocystéine élevée, on va utiliser la DMG, la TMG et, surtout, la SAMe.

La carnitine est, elle aussi, donnée chez ces enfants à très haute dose.

Il ne faut jamais oublier l'acide alpha-lipoïque qui, en plus de toutes ses qualités antioxydantes, est un nutriment avec deux fonctions soufrées au niveau de sa structure qui lui permettent de capter le mercure qui, lui aussi, a deux pôles thiols.

En plus, il est liposoluble et hydrosoluble et va directement au cerveau.

C'est l'un des produits que l'on associe au DMSA pour détoxiquer.

Le DMSA ne doit être donné que quand la dysbiose est traitée, que l'enfant est supplémenté, rechargé oméga-3, en vitamines A et E, en oligo-éléments, … Il ne faut pas oublier que c'est un chélateur et qu'il peut être hépatotoxique.

On ne peut le donner que chez un enfant complètement supplémenté avec le foie en parfait état.

Dans le temps, comment se répartit ce programme de supplémentation ?

Dr Corinne Skorupka :

D'abord, on commence par donner, pratiquement chez tous les enfants, un régime sans gluten et sans caséine.

Pendant les trois premiers mois, régime sans gluten et sans caséine, traitement de la dysbiose, sans avoir peur d'utiliser l'allopathie dans ces cas-là.

Quand vous avez une candidose chronique, sans antifongiques, on ne peut l'éradiquer. Puis les probiotiques.

Mais tout cela peut aller très vite. Si vous donnez huit jours d'antifongiques avec des probiotiques, l'intestin commence déjà à fonctionner.

Après, il faut traiter la perméabilité intestinale, avec des

probiotiques, et la glutamine.

Et, ensuite, c'est la supplémentation en oméga-3, en vitamine A et en vitamine E, en magnésium, zinc, …

Tous ces enfants sont carencés en fer. Il y a certainement une mauvaise absorption du fer par l'intestin.

Donc fer et zinc, à ne pas donner en même temps, au niveau de l'absorption. Il faut faire attention de ne pas donner les minéraux en même temps pour qu'il y ait une bonne absorption. Idem pour calcium et magnésium.

Dans un deuxième temps, c'est le traitement de la détoxication hépatique.

On utilise le glutathion, la taurine, le MSM, …

Et on commence déjà à détoxiquer le mercure.

Une fois que l'intestin est propre et le foie en état, que le corps est totalement supplémenté, à ce moment là, on peut passer à la détoxication au DMSA.

Et tout cela prend en moyenne combien de temps ?

Dr Corinne Skorupka :

Entre un an et deux ans.

Et avec quels résultats ?

Dr Corinne Skorupka :

Plus on s'y prend tôt, mieux c'est.

Mais, concrètement, qu'est-ce que cela apporte à l'enfant ?

Dr Corinne Skorupka :

En deux ou trois ans, une guérison totale. Si c'est un problème nutritionnel, c'est total et très rapide.

Vous mettez en place un régime, vous supplémentez et c'est immédiat.

S'il y a une intoxication aux métaux lourds, il faut attendre, bien sûr, d'avoir fait la détoxication.

Tous les enfants ne sont pas les mêmes. Tout dépend de ce que l'on va trouver au niveau du bilan nutritionnel.

Plus il est perturbé et plus cela ira vite. Après, il y a des cas plus ou moins compliqués.

Chez un enfant qui a un simple retard de langage, cela va aller très vite.

Quand vous le prenez à trois ou quatre ans, on peut, avec énormément d'efforts de la part des parents, d'orthophonie, de techniques éducatives, … le rattraper complètement et le mettre en CP deux ans après.

Dr Corinne Skorupka :

Non, bien sûr.

Il faut de l'orthophonie, de la psychomotricité et des techniques éducatives qui sont malheureusement très peu utilisées en France.

On connaît très bien, aux États-Unis, dans les pays anglo-saxons et dans le monde entier, des techniques éducatives pour leur apprendre à parler, à compter, à écrire avec leur système à eux.

Parce qu'avec le même bilan biologique, vous pouvez être autiste, asperger ou hyperactif ou, encore, enfant précoce.



C'est quoi asperger ?

Dr Corinne Skorupka :

C'est une autre forme d'autisme.

Les enfants ont le langage, ont tout, ils sont extrêmement intelligents, peut-être avec une précocité, mais ils ont un problème de communication majeur et ne savent pas s'intégrer dans un groupe ni pratiquement pas dans une école, sauf s'ils sont bien entourés. Ils vont avoir un don, uniquement dans un domaine.

Einstein n'a parlé qu'à cinq ans et n'a eu qu'une seule passion dans sa vie, les maths ou la physique.

Il n'a pas pu s'intégrer dans autre chose. Au niveau émotionnel, cela a été une catastrophe pendant toute sa vie.

Souvent les génies, les Einstein, les Newton, sont des autistes aspergers, avec énormément de problèmes de communication.

Ils restent enfermés dans leur monde et uniquement axés sur un seul domaine.



Beaucoup de praticiens sont-ils conscients de l'importance de la nutrition ?

Dr Corinne Skorupka :

Cela commence. Il faut d'abord que la maladie soit reconnue comme maladie génétique, nutritionnelle et environnementale, sinon on ne peut pas faire grand-chose.

Il y a des pédiatres qui sont complètement dépassés.

Après, quand quelqu'un commence à y croire, il faut qu'il connaisse la nutrition.

Et cela demande du temps. On ne devient pas nutrithérapeute du jour au lendemain. Et, sans cela, il ne comprend rien à ce qu'on lui raconte.

Lorsqu'on parle d'oméga-3, il ne sait pas ce que c'est parce qu'il n'a pas eu de formation.

Après, il faut donner la bonne formation. Est-ce que cela existe aujourd'hui, je ne sais pas.

Ensuite, vous avez quelqu'un qui connaît un peu la nutrition mais qui a peur des enfants autistes.

Ce n'est pas du tout son truc et puis, en plus, il faut gérer les parents derrière. Donc, psychologiquement, cela ne lui convient pas.

Pour les prendre en charge, il faut connaître la nutrition et la psychologie, ce n'est pas simple.

De toute façon, on ne guérit pas tous les enfants. S'ils sont pris très tôt, on peut avoir une guérison.

À partir de quatre, cinq ans, on les améliore et on peut espérer une scolarité à peu près normale.

On peut espérer qu'il aura une vie que l'on puisse qualifier de normale ?

Dr Corinne Skorupka :

Que l'on puisse qualifier de normale, c'est-à-dire les amener au maximum d'un système scolaire normal.

Quand on les traite, ils deviennent plus ou moins asperger et vont avoir, vraiment, un attrait pour un domaine.

C'est le cas d'un petit garçon.

La seule chose qui l'intéresse, ce sont les dinosaures. Il a une passion pour les dinosaures.

La mère n'entend plus parler que de cela. Il en connaît plus sur les dinosaures que tous les paléontologues de la terre.

Tout est à base de dinosaures.

Sa mère lui a appris à compter avec les dinosaures.

Elle fait deux plus deux, il ne sait pas ce que cela veut dire.

Deux dinosaures plus deux dinosaures, il sait que cela fait quatre dinosaures !

Ces enfants ont un attrait et il faut les aider à le développer.

C'est le domaine des parents.

Malheureusement, quand ils sont grands, à cause d'un problème hormonal et d'une masculinisation du cerveau, ils ont une adolescence très difficile et beaucoup de schizophrénies explosent à cette période.

Il y a souvent automutilation, agressivité … C'est très dur.

Un enfant pris à vingt ans ne fera pas Polytechnique demain, c'est sûr.

Avec nos traitements, il va commencer à dire des mots, à s'exprimer, à demander ce qu'il veut par un mot. Il est plus calme à table et arrive à rester assis à une table pour dîner sans tout casser.

Pour un parent qui a vécu l'enfer, pendant des années, c'est important.

Comment en êtes-vous venue là ?

Dr Corinne Skorupka :

Je suis psychiatre de formation.

Je suis partie en courant de l'hôpital psychiatrique et, à ce moment-là, j'ai connu l'homéopathie, la nutrithérapie. J'ai commencé à faire de la nutrition et à m'y intéresser.

J'ai pratiqué la médecine générale et la nutrithérapie.

Bien sûr, je n'ai pas fait que de la psychiatrie, j'ai géré des dépressions mais aussi des arthroses, des fatigues chroniques, du vieillissement, les problèmes de ménopause… tout ce que l'on a dans cette clientèle.

Et puis, un beau jour, le premier enfant autiste est arrivé au cabinet pour un problème de dysbiose que personne n'arrivait à traiter.

Souvent, on ne veut pas la traiter ou on le fait avec de l'homéopathie.

J'ai bien traité sa dysbiose.

Il était déjà au régime sans gluten et sans caséine et la mère m'a expliqué tout ce qu'elle faisait pour lui. Je voyais un petit enfant autiste qui allait entrer en CP et qui parlait très bien.

La mère l'avait traité toute seule, notamment, avec un régime.

J'ai très bien soigné son enfant et comme elle connaissait d'autres parents, le bouche à oreille a fonctionné.

Et puis, après, je suis allée aux États-Unis. Le régime sans gluten, sans caséine, je ne connaissais pas très bien.

La nutrithérapie, je la maîtrisais. Je suis allée aux États-Unis me former au DAN ! Le DAN, ou Defeat autism now !, dépend de l'Autism Research Institute. Ils forment les médecins à traiter ce type de problèmes et c'est là que j'ai appris tous ces protocoles de chélation et comment traiter les enfants intoxiqués aux métaux lourds.

Après ce parcours, j'ai créé ma propre association en France, Ariane, pour une meilleure information de cette approche trop souvent négligée en France.

Entretien avec le Dr Corinne Skorupka, médecin, praticien du DAN et présidente de l'association Ariane pour l'Autisme.
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16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 14:02

Lorsque Sheila Bartels a quitté le cabinet de son médecin dans l'Oklahoma (sud), elle avait en main une ordonnance pour 510 comprimés anti-douleurs.

Cette femme de 55 ans est morte le jour même d'une overdose... Son médecin, Regan Nichols, est poursuivi pour cinq meurtres: un pour chaque patient décédé d'une overdose après qu'elle lui a prescrit des médicaments opiacés, tels le Vicodin ou l'Oxycodone.

"Les médecins ont une énorme responsabilité dans la crise des opiacés", a estimé David Clark, professeur d'anesthésiologie à l'université de Stanford. "Nous n'avions pas (de crise) jusqu'à ce que les médecins soient séduits par ce qu'ils ont perçu comme un potentiel des opiacés dans le contrôle de la douleur chronique", a-t-il expliqué à l'AFP.



ÉPIDÉMIOLOGIE.

Selon les estimations, deux millions d'Américains sont dépendants aux opiacés.

Nombre d'entre eux doivent acheter leurs doses illégalement à l'expiration de leur ordonnance, certains obliquant vers l'héroïne et les drogues synthétiques. Quatre-vingt-dix personnes meurent chaque jour aux Etats-Unis d'une overdose d'opiacés. Selon les estimations, la mortalité par overdoses a atteint un record en 2016 avec 60.000 décès, dont le chanteur Prince d'une surdose accidentelle au puissant Fentanyl.



Les médecins américains prescrivent davantage d'opiacés que dans n'importe quel autre pays.

Mais, selon des experts, ils ne sont pas les seuls à blâmer. "L'industrie pharmaceutique cible les médecins généralistes, ceux qui rencontrent le plus de gens en souffrance", a relevé Mike DeWine, ministre de la Justice de l'Ohio (nord), particulièrement touché par cette crise. "Je pense que, à coup sûr, ils ont été induits en erreur et qu'on leur a dit des choses fausses", a-t-il dit à l'AFP.

Des "pill mills" fleurissent



Le problème remonte à une vingtaine d'années lorsque les médecins ont été incités à davantage prendre en compte la douleur des patients tandis que les laboratoires leur vantaient l'efficacité des analgésiques opiacés. Ainsi, des traitements destinés aux cas extrêmes ont progressivement été prescrits à des malades chroniques auparavant soignés avec des substances moins puissantes comme l'aspirine.

Sans savoir que ces nouveautés étaient très addictives.

"Des gens avec une simple rage de dent, ou après une chirurgie du genou ou du dos, ont été traités avec ces opiacés pendant trop longtemps ou avec des doses supérieures à leurs besoins", a relevé Robert Ware, chef de la police de Portsmouth (Ohio), considéré comme l'épicentre de la crise.

A mesure que le nombre de dépendants augmentait, des "distributeurs de médocs" - cliniques dirigées par des médecins prescrivant des opiacés à quiconque pouvait payer - fleurissaient à travers le pays pour satisfaire la demande. A Portsmouth, où l'industrie sidérurgique régnait autrefois en maître,

M. Ware a vu ces "pill mills" devenir partie intégrante de l'économie locale, les accrocs des Etats voisins venant s'y approvisionner.



"Personne n'est à l'abri de cette épidémie" -

Donald Trump



Les autorités locales ont fini par fermer ces endroits et arrêter les médecins. Le ministère américain de la Justice a récemment promis d'intensifier la chasse aux médecins et aux pharmaciens peu scrupuleux.

Le président Donald Trump a suspendu ses vacances mardi 8 août 2017 pour appeler à une mobilisation contre cet "immense problème". "Personne n'est à l'abri de cette épidémie", a-t-il prévenu. Mais pour le chef de la police de Portsmouth, "on ne peut pas régler ce problème à coup d'arrestations".

DÉSINTOXICATION.

La ville a renforcé son offre de santé et son programme contre les addictions, se métamorphosant de paradis pour "pill mills" en refuge pour désintoxication. Avec des overdoses en baisse, à l'inverse du reste du pays,

Portsmouth "est à l'avant-garde pour régler le problème", s'est réjoui M. Ware.



M. DeWine a ouvert un autre front: poursuivre le secteur pharmaceutique. D'après le Washington Post, au moins 25 Etats, villes et comtés ont fait de même.

"Ces groupes pharmaceutiques sont les premiers responsables de cette épidémie de médicaments opiacés. Ils ont créé le problème. Il est temps qu'ils agissent pour aider à (le) résoudre", a-t-il dit.

L'administration fédérale envisage une réduction de 20% l'an prochain de la production autorisée d'opiacés.

Mais, s'il y a un déclin, les médecins ont remis près de 250 millions d'ordonnances pour des opiacés en 2013, selon les Centres de contrôles de la santé (CDC). "Les médecins n'ont pas encore totalement accepté leur rôle en tant que prescripteur individuel dans l'alimentation de cette épidémie", a estimé M. Clark.

Les médecins américains : le maillon faible de la crise des opiacés.
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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED
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