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19 octobre 2017 4 19 /10 /octobre /2017 07:57

L'agence américaine des produits alimentaires et des médicaments a approuvé mercredi la deuxième thérapie génique dans le monde.

SOURCE AFP

Le Yescarta est conçu pour traiter des lymphomes non hodgkiniens agressifs, une tumeur du système lymphatique. Il a été autorisé par la FDA,

l'agence américaine des produits alimentaires et des médicaments, pour des adultes atteints d'une forme agressive de lymphome qui n'ont pas répondu à une série de deux traitements de chimiothérapie.

La FDA a approuvé mercredi sa mise sur le marché.

C'est la deuxième thérapie génique dans le monde.

Cette nouvelle classe de traitement consiste à modifier génétiquement le système immunitaire d'un malade pour qu'il puisse combattre les cellules cancéreuses.

Le Yescarta a été initialement développé par les Instituts nationaux américains de la santé et le brevet avait été acquis par la firme Kite Pharma.

Celle-ci a été rachetée récemment par le groupe Gilead pour 11,9 milliards de dollars.

Quelque 3 500 personnes par an pourraient répondre à ce critère aux États-Unis, selon Gilead.

Modifier génétiquement en laboratoire

La Food and Drug Administration avait autorisé la première thérapie anticancéreuse génique en août, le Kymriah, des laboratoires Novartis, pour traiter une forme très agressive de leucémie chez des enfants et de jeunes adultes.

Cette immunothérapie consiste à prélever des cellules immunitaires du patient pour les modifier génétiquement en laboratoire et les cultiver avant de les réinjecter dans une seule dose.

Ce traitement personnalisé coûtera 373 000 dollars, soit moins cher que le Kymriah, facturé 475 000 dollars.

Mais Novartis avait indiqué en août qu'il ne ferait pas payer les patients qui ne répondent pas au traitement le premier mois. «

Aujourd'hui marque une nouvelle étape dans le développement d'un paradigme scientifique entièrement nouveau pour le traitement de maladies graves », souligne dans un communiqué le directeur de la FDA, le docteur Scott Gottlieb.

« En l'espace seulement de quelques décennies, la thérapie génique est passée d'un concept prometteur à une vraie réponse pour traiter des maladies mortelles et des formes incurables de cancers », ajoute-t-il.

Mais les effets secondaires de ces thérapies géniques peuvent être sévères, voire mortels.

Pour le Yescarta, la FDA cite une forte fièvre, une chute de la tension artérielle, une congestion des poumons et des problèmes neurologiques.

Le traitement des tumeurs solides

L'étude clinique dont les résultats ont conduit la FDA à approuver le Yescarta a porté sur 111 patients dans 22 hôpitaux, dont 101 ont été traités avec cette thérapie génique. Initialement, 54 % de ce groupe ont eu une rémission complète et 28 %, partielle.

Six mois après le traitement, 80 % des 101 malades traités étaient encore en vie.

Après une période médiane de suivi de 8,7 mois, 39 % du groupe restaient sans signe de cancer, une proportion nettement plus grande qu'avec des traitements anticancéreux conventionnels comme la chimiothérapie.

Novartis prévoit de demander à la FDA le feu vert pour traiter des patients avec le Kymriah atteints d'autres formes de cancer du sang comme des leucémies.

Le groupe biopharmaceutique espère également développer des thérapies géniques pour traiter des tumeurs solides comme les cancers du poumon, de la prostate, du côlon et du sein, qui ensemble sont responsables de 90 % de tous les décès par cancer.

Publié le 19/10/17 Source lepoint.fr

La FDA approuve la seconde thérapie génique contre le cancer, facturé 475 000 dollars.
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19 octobre 2017 4 19 /10 /octobre /2017 07:50

Découverte : de simples gouttes pour soigner la cataracte sans chirurgie

Fabrice Renault

Une découverte d’une importance capitale quand on sait que la cataracte est la principale cause de cécité dans le monde.

Jusqu’alors, la seule possibilité pour ceux qui en sont atteints est la chirurgie, une procédure coûteuse et invasive qui n’est pas accessible partout dans le monde.

Mais l’usage de simples gouttes de collyre, pourrait nous permettre d’assister à une révolution en la matière, un progrès considérable à l’échelle mondiale. soigner la cataracte

20 millions de malades concernés

Une étude scientifique américaine laisse en effet entrevoir la possibilité, pour soigner la cataracte, d’utiliser un simple collyre comme une alternative viable à la chirurgie, offrant un traitement potentiellement applicable à plus de 20 millions de personnes concernées dans le monde entier.

La cataracte, une opacification du cristallin de l’oeil qui survient lorsque les protéines du cristallin appelées cristallines commencent à entrer dans une mauvaise configuration et s’agglutinent entres elles.

Ces cristallines permettent normalement de maintenir la transparence de la cornée en empêchant aux protéines de s’agréger (ce qui diffracte la lumière) en maintenant pour cela la solubilité des protéines du cristallin. soigner la cataracte.

Avec l’âge, ces cristallines peuvent être endommagés et s’agglomérer.

Malheureusement, ces enchevêtrements de protéines sont beaucoup plus stable que sous leur forme normale et, puisque nous cessons de faire de la cristallines après la naissance, leur formation épuise l’œil et altère ses fonctions.

Empêcher les cellules de s’agglomérer Forts de ce savoir, les auteurs de l’étude publiée dans Science, sont allés à la chasse aux molécules susceptibles d’œuvrer à la stabilité de l’état naturel d’une protéine.

Plus précisément, ils cherchait un agent qui puisse s’accrocher sélectivement à la forme soluble des protéines de cristallin et ainsi les empêcher de s’agglomérer.

L’élément clé ayant permit cette découverte : le point de fusion des cristallines augmente quand elle s’agrègent ensemble.

Les chercheurs ont passé en revue des milliers de molécules. Ils ont utilisé une technique à haut débit qui provoque la fluorescence des protéines lorsque leur point de fusion est atteint. Ils recherchaient des molécules susceptibles de réduire cette propriété à l’intérieur d’un cristallin sain.

Finalement, ils en ont trouvé une appartenant au même groupe, précédemment identifiée par d’autres scientifiques comme un composé prometteur pour traiter la cataracte.

Un rôle curateur et préventif chez la souris Cultivées dans des boîtes de Pétri, ces molécules nommées jusqu’à présent « Chemical 21 », sont parvenues à dissoudre les amas de cristallines déjà formés et ont permis de prévenir leur formation.

Elles ont ensuite été testées sur des souris génétiquement prédisposés à développer des cataractes, ainsi que sur des souris âgées atteintes de cataracte liée à l’âge.

Appliqué sous forme de gouttes pour les yeux, le produit chimique a réussi à réduire l’opacité de la lentille.

Efficace prouvée également sur le cristallin humain soigner la cataracte.

Cet exploit a également été réalisé sur des cristallins humains malades prélevés chirurgicalement chez des patients.

Cependant il ne faut pas trop s’avancer, ces tests ne prouvent pas que la vision est réellement améliorée chez les animaux, mais seulement que la transparence des lentilles oculaires a augmentée.

D’autres tests sont donc nécessaires, mais un pas important a été réalisé dans la bonne direction.

Une avancée transposable pour les maladies d’Alzheimer et Parkinson ?

Autre bonne nouvelle : les similitudes ont été observées entre les amas de cristallines et les agrégats de cellules présents dans des cerveaux atteints par les maladies d’Alzheimer ou de Parkinson.

Cela laisse entrevoir une possibilité réelle d’utiliser ce composé dans d’autres maladies que la cataracte.

Ce travail est le résultat d’une collaboration entre l’Université de Californie, San Francisco, l’Université du Michigan et l’Université de Washington à St. Louis.

Quand la science progresse, au point d’éviter à l’avenir des actes chirurgicaux pour traiter des maladies aussi répandues et invalidantes que la cataracte, quand le traitement peut concerner tout le monde, les moins riches y compris ; quand en plus cette avancée scientifique laisse entrevoir des solutions pour lutter contre les maladies d’Alzheimer et Parkinson : c’est l’humanité toute entière qui progresse.

Découverte : de simples gouttes pour soigner la cataracte sans chirurgie. Application à la maladie d'Alzheimer et Parkinson envisagée.
Découverte : de simples gouttes pour soigner la cataracte sans chirurgie. Application à la maladie d'Alzheimer et Parkinson envisagée.
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19 octobre 2017 4 19 /10 /octobre /2017 07:16

Le cannabis pour traiter l’autisme : encore peu de preuves scientifiques mais beaucoup d’intérêt de la part des familles concernées

Bien que les médecins ne voulant pas prescrire du cannabis par manque d’études plus exhaustives soient encore nombreux, le nombre de familles l’ayant testé avec succès sur leurs enfants est également très important.

Les huiles riches en CBD semblent être un outil efficace pour améliorer les aptitudes sociales des personnes souffrant d’autisme.

À ce jour, on sait que le cannabis peut avoir un impact sur le système endocannabinoïde et augmenter la production d’ocytocine et d’anandamide.

Ceci aide les personnes souffrant de ce trouble à ne pas s’isoler et à sentir mieux lors de leurs relations avec les autres.

Parler du cannabis médical c’est parler de ses nombreuses propriétés pour traiter l’insomnie, le stress ou l’anxiété, mais également pour freiner les avancées des maladies les plus complexes comme la sclérose multiple.

Cependant, on parle moins de l’effet du cannabis sur l’autisme. Et nombreuses sont les personnes intéressées par ce sujet.

Cannabis Science, une société de développement de cannabis à des fins médicales basée au Colorado (États-Unis), a engagé il y quelques mois Mieko Hester-Perez au sein de son conseil scientifique. Hester-Perez s’est fait connaître auprès du public après le succès que son fils Joey, autiste, a rencontré avec une variété cultivée par elle-même.

Depuis qu’elle a commencé à traiter les symptômes de son fils avec du cannabis, cette mère a constaté une évolution positive.

Cela ne l’a pas entièrement guéri, mais a contribué à améliorer sa vie.

Hester-Perez a commencé à utiliser du cannabis lorsqu’une dystrophie musculaire a été diagnostiquée à son fils.

À cette époque, il prenant déjà 13 médicaments différents, auxquels allait s’ajouter un cocktail de plusieurs remèdes contenant une certaine toxicité avérée.

À la recherche d’un remède moins invasif, elle a commencé à essayer avec des infusions ; son fils a alors immédiatement commencé à établir un contact visuel avec elle, à avoir un meilleur appétit et à prendre quelques kilos.

Après plusieurs années de ce traitement, Joey était plus heureux et sociable.

L’apparition postérieure d’Hester-Perez dans les médias a permis de faire connaître sa cause.

De plus, elle a créé une fondation pour aider les enfants ayant des problèmes de santé.

Ainsi, celle-ci est devenue une source essentielle pour de nombreuses familles qui cherchent des conseils pour traiter la maladie des enfants atteints d’autisme.

À travers elle, on peut connaître les différentes régulations ou législations, ainsi que les produits les plus appropriés à chaque cas.

Son travail est tel qu’elle a créé, en 2016, une « app » dénommée The Joey Network (iOS et Android), un outil pour les patients atteints d’autisme qui inclut les dernières nouveautés du monde cannabique et des vidéos liées à ce sujet.

Prescrire du cannabis à des enfants autistes ?

Aux États-Unis, de nombreux médecins ne savent toujours pas quoi faire lors de la prescription de cannabis à des enfants autistes, car ils se retrouvent dans une sorte de cercle vicieux : ils ne le prescrivent pas car il n’y a pas d’études concernant ses effets sur les enfants, mais les études ne peuvent pas être réalisées par crainte de faire des essais sur les enfants.

Malgré cela, les expériences d’enfants ayant testé des produits cannabiques administrés par leurs parents ont démontré qu’ils sont heureux et en bonne santé.

Le docteur Daniele Piomelli, l’un des plus grands spécialistes mondiaux en neuroscience et en recherches d’endocannabinoïdes, pense qu’il faut écouter les témoignages des parents.

Lui-même ne prescrirait pas du cannabis pour le moment, mais il est conscient du grand intérêt existant autour de la plante et qu’il faut écouter toutes les « anecdotes » concernant ces traitements.

Le cas le plus médiatisé est certainement celui de Charlotte Figi, une fillette américaine qui s’est fait connaître dans le monde cannabique après que son autisme sévère, provoqué par le syndrome de Dravet, se soit amélioré avec du cannabis médical.

Elle avait environ 3 000 crises épileptiques par semaine, jusqu’à ce que ses parents lui administrent deux doses quotidiennes d’huile contenant une très forte concentration de CBD ; le nombre de convulsions a baissé de 99 % et sa relation avec les autres s’est notablement améliorée.

Les frères Stanley ont créé la souche qui a aidé Charlotte dans son traitement et l’ont appelée Charlotte’s Web en son honneur.

Elle est aujourd’hui vendue à prix coûtant dans le Colorado, où le cannabis médical est légal.

Une expérience similaire a eu lieu à Puerto Rico.

En 2015, a été dévoilée l’histoire de Kalel Santiago, un enfant alors âgé de 9 ans qui était atteint d’autisme et qui a prononcé ses premiers mots après avoir pris de l’huile de cannabis.

Deux fois par jour, il prenait un spray à base d’huile de chanvre riche en CBD.

Deux jours plus tard, un professeur a informé ses parents que le petit garçon avait parlé à l’école.

La recherche des bienfaits

Pendant ce temps, nombreux sont ceux qui tentent de plaider pour les propriétés bienfaisantes du cannabis.

Une campagne de « crowdfunding » recherche des financements pour découvrir comment l’ensemble de la plante peut servir à un patient, et non seulement ses cannabinoïdes ou ses molécules séparément.

L’objectif est de recueillir suffisamment d’informations, à partir de l’expérience de familles, pour tenter d’établir une option de traitement.

À ce projet participent Hester-Perez et Abigail Dar, une mère israélienne qui, depuis son pays, se charge de rassembler des données pouvant servir à l’étude clinique.

À ce jour en Israël, le Ministère de la Santé, délivre très peu d’autorisations pour réaliser des recherches sur les effets du cannabis sur des patients atteints d’autisme.

En août, a été annoncée une étude sur 120 enfants et adultes autistes traité avec de l’huile de cannabis très riche en CBD.

Les parents de ces enfants attendent beaucoup des résultats cliniques.

Par ailleurs, le Département de la Santé du Minnesota, aux États-Unis, a récemment refusé d’inclure l’autisme dans la liste des troubles pouvant donner l’accès au cannabis médical.

Le département avait reçu des pétitions pour inclure également des maladies telles que la dépression ou la schizophrénie.

Cependant, il a répondu qu’il n’existe pas assez de preuves médicales pour accepter son usage et ne l’a accepté que pour les patients atteints de troubles de stress post-traumatique.

Le système endocannabinoïde, élément clé dans le traitement de l’autisme Rares sont les études réalisées sur la relation entre le cannabis et l’autisme, bien que certaines recherches aient mis en exergue l’importance du système endocannabinoïde pour le traitement de ce trouble.

Selon les scientifiques de Gênes, de Californie et du Pays Basque, lorsque ledit système est faible, l’autisme est généré.

Cependant, si le récepteur CB1 est activé, il y a une augmentation de la génération d’ocytocine, chargée de récompenser la personne pour avoir interagi avec d’autres.

De plus, l’ocytocine se mélangerait à l’anandamide, la molécule du bonheur qui active des récepteurs cannabinoïdes dans le cerveau.

Ainsi, la stimulation du système endocannabinoïde aide les personnes autistes à ne pas s’isoler autant et à se sentir mieux lors de leurs relations avec les autres.

C’est pourquoi le cannabis pourrait être un important outil pour traiter les symptômes de l’autisme et il ne reste plus qu’à attendre d’autres études plus concluantes sur son action.

Les expériences familiales démontrent qu’il y a un chemin à suivre. Il faut maintenant que la science continue d’avancer sur la voie que des parents courageux ont décidé d’ouvrir de leur côté.

Video

https://youtu.be/hYWsHHEZwxM Envoyé de mon iPhone

Le cannabis pour traiter l’autisme...
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19 octobre 2017 4 19 /10 /octobre /2017 06:58

Des chercheurs français pensent avoir trouvé une cause anatomique potentielle de la dyslexie, cachée dans de minuscules récepteurs des yeux de ceux qui sont touchés par ce trouble de la lecture, selon les résultats d'une étude publiée le 18 octobre 2017 dans la revue Proceedings of the Royal Society.

Chez les personnes qui ne sont pas atteintes de dyslexie, ces récepteurs de la lumière n'ont pas la même forme d'un oeil à l'autre : ils sont asymétriques.

Le cerveau choisit donc le signal envoyé par l'un des deux yeux pour créer l'image que voit la personne.

Des "images-miroirs" sources de confusion

Chez les dyslexiques en revanche, cette zone de l'oeil (les "centroïdes de la tache de Maxwell") est symétrique dans les deux yeux, selon cette étude.

Cela pourrait être source de confusion pour le cerveau en créant des "images-miroirs" entre lesquelles il est incapable de choisir.

"Nos observations nous permettent de penser que nous avons trouvé une cause potentielle de la dyslexie", a affirmé à l'AFP un des auteurs de l'étude,

Guy Ropars, de l'université de Rennes. "L'asymétrie est nécessaire pour éliminer l'image miroir, qui empêche une lecture normale si elle persiste comme chez les dyslexiques", a-t-il poursuivi.

"Pour les enfants et pour les adultes, l'asymétrie offre une nouvelle méthode de diagnostic relativement simple", a-t-il estimé.

M. Ropars et son collègue Albert Le Floch sont parvenus à ces conclusions en comparant deux groupes de 30 étudiants, l'un composé de dyslexiques et l'autre de non dyslexiques.

"L'existence des délais entre l'image primaire et l'image miroir dans les hémisphères opposés (de l'ordre de 10 millisecondes) nous a permis de mettre au point une méthode pour effacer l'image miroir qui gêne tant les dyslexiques",

grâce à l'utilisation d'une sorte de lampe stroboscopique à LED, a indiqué M. Ropars.

Selon lui, certains des étudiants dyslexiques l'ont appelée la "lampe magique".

"Il existe d'autres possibilités de traitement pour contrecarrer la trop grande symétrie, utilisant la plasticité du cerveau.

Elles pourront probablement être adaptées par des médecins", a-t-il affirmé.

La dyslexie toucherait quelque 700 millions de personnes dans le monde.

Dyslexie: une cause anatomique au niveau des yeux. Une lampe magique pour effacer l'image miroir.
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19 octobre 2017 4 19 /10 /octobre /2017 06:27

Alzheimer : des rongeurs pour doper la recherche

C'est une grande première : une équipe française a réussi à créer un modèle animal qui reproduit la progression de cette maladie chez l'homme.

Nouvel espoir pour la maladie d'Alzheimer. Il ne s'agit pas cette fois de promesses apportées par un médicament en essai clinique mais d'un progrès bien plus fondamental et dont les retombées sont plus vastes : des chercheurs du CEA, de l'Inserm, de Paris-Sud, Paris-Descartes et du CNRS viennent de mettre au point un modèle animal qui exprime les deux caractéristiques biologiques de cette affection neurodégénérative et qui reproduit la progression de la maladie comme elle se passe chez les humains.

Forts de ce résultat, publié ce mercredi dans la revue Cérébral Cortex , les spécialistes vont disposer de nouvelles possibilités pour tester des médicaments et développer un diagnostic par simple analyse de sang.

La maladie d'Alzheimer affecte actuellement près de 45 millions de personnes dans le monde.

À un stade avancé, elle se caractérise par deux types de dégénérescence dans le cerveau : l'agrégation de protéines Tau dans les neurones et l'apparition de plaques de peptides amyloïdes à l'extérieur de ces cellules nerveuses. Les patients, diagnostiqués tardivement faute de moyens permettant d'identifier les premiers stades de l'affection, ne peuvent être soignés.

Les médicaments actuellement disponibles ne réduisent que partiellement certains de ses symptômes et il n'existe pas de traitements efficaces, capables de bloquer l'avancée de la maladie.

Un chiffre est particulièrement significatif : les essais cliniques contre cette pathologie se soldent par des échecs dans 99,6 % des cas.

Certes, il a été publié en 2014, mais la situation n'a guère évolué depuis.

Diagnostic précoce

Les modèles animaux utilisés jusqu'à présent n'étaient pas représentatifs de la pathologie humaine dans sa globalité. Ils n'exprimaient que l'une ou l'autre des deux dégénérescences.

Ce n'est désormais plus le cas grâce à ces chercheurs français.

Le fait de disposer de rongeurs présentant les stades très précoces de la maladie ainsi que les deux types de dégénérescence ouvre des perspectives formidables dans trois domaines.

D'abord, il va être possible de tester de potentiels médicaments afin de caractériser leur efficacité et leurs effets sur les deux types de dégénérescence.

Les spécialistes vont rechercher des marqueurs sanguins de la maladie au stade le plus précoce, dans le but de poser un diagnostic du vivant du patient, dès 45 ans ou 50 ans.

Enfin, ils vont s'intéresser à la phase précoce de la maladie, pendant laquelle son développement pourrait être réversible.

« L'objectif est de pouvoir dépister la maladie d'Alzheimer au moins 10 ans avant la pose du diagnostic actuel, et ainsi disposer d'une période pour des traitements précoces de la maladie, avant son évolution vers un stade incurable », précise le communiqué commun des centres ayant abouti à ce remarquable résultat.

Alzheimer : vers un diagnostic précoce par simple bilan sanguin.
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19 octobre 2017 4 19 /10 /octobre /2017 06:09

Vaccins obligatoires : feu vert des députés après un vif débat

La mesure polémique votée en commission devra être revotée dans l'hémicycle.

Certains députés estiment toujours qu'elle renforcera la défiance des Français.

Mercredi, les députés ont voté en commission l'extension des obligations vaccinales pour les jeunes enfants, après un débat houleux, certains élus, dont la LREM Blandine Brocard, insistant sur le risque de renforcer la «  défiance  » des Français.

La mesure, prévue dans le cadre du projet de budget de la Sécu pour 2018, le premier du quinquennat d'Emmanuel Macron, prévoit d'augmenter à onze le nombre de vaccins obligatoires à partir du 1er janvier, contre trois actuellement.

Elle devra être revotée dans l'hémicycle, comme c'est d'usage pour les budgets. Le sujet a généré quantité d'interventions en commission des Affaires sociales.

La majeure partie des députés est intervenue en défense, comme Marie Tamarelle-Verhaeghe (LREM), médecin de profession, qui a défendu «  un enjeu majeur de santé publique  ».

La défiance des Français Mais la députée LREM Blandine Brocard (Rhône) a notamment défendu mordicus, en vain, un amendement de suppression.

Assurant être «  pro-vaccination  », elle a jugé que «  le calendrier ne permet pas effectivement de poser un débat serein  » alors qu'il y a «  une véritable défiance des Français  ».

«  Si on veut favoriser, encourager la vaccination, ce n'est pas en passant par la contrainte  », a-t-elle insisté, évoquant notamment des études sur «  une possibilité de liens entre la vaccination et des pathologies ».

Cette juriste avait, début octobre, demandé publiquement un «  moratoire  » sur la mesure, dans le cadre d'une initiative avec des élus d'autres groupes.

Cela lui avait valu un ferme rappel aux règles de prise de parole par président de groupe Richard Ferrand.

Le communiste Pierre Dharréville a, lui aussi, défendu un amendement de suppression, arguant du fait que la mesure «  risque de renforcer la défiance des Français  » concernant la vaccination. Insistant sur le fait qu'il n'était pas «  anti-vaccins  », il s'est interrogé sur «  la maîtrise de la puissance publique sur la distribution des vaccins face aux laboratoires pharmaceutiques  » et a jugé qu'il n'y avait «  pas de réponse satisfaisante sur les adjuvants aluminiques  » et qu'il faudrait «  poursuivre les recherches  ».

Le rapporteur, Olivier Véran (LREM), leur a notamment répondu que «  le temps de la concertation  » avait eu lieu, et a mis en avant «  une mesure de prévention de santé publique  », alors que la couverture vaccinale s'est «  amoindrie  » en France. «  

Donnons-nous plus de temps [...] et comptons les personnes qui tombent des suites de maladies infectieuses [...] et puis expliquons aux parents des enfants qui ne peuvent pas être vaccinés parce qu'ils ont des troubles immunitaires qu'on veut plus de temps pour réfléchir  », a ironisé ce neurologue hospitalier, appelant aussi à «  sortir du mythe des puissants lobbies qui nous guideraient  ».

Publié le 18/10/17 Source lepoint.fr

Vaccins obligatoires : feu vert des députés après un vif débat
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18 octobre 2017 3 18 /10 /octobre /2017 06:18

Le jour où la France a frôlé le pire

C'est à Saint-Laurent- des-Eaux qu'a eu lieu le plus grave accident nucléaire français.

"J e suis allé ramasser l'uranium fondu sous le réacteur avec une raclette.

La radioactivité était tellement forte qu'on ne pouvait pas rester plus de deux minutes.

En ressortant, on avait pris la dose autorisée pour un an." Daniel Robert fait partie des centaines de "nettoyeurs" mobilisés en urgence par EDF sur la centrale de Saint-Laurent-des-Eaux, dans le Loir-et-Cher.

Le 17 octobre 1969, une mauvaise manipulation lors du chargement du coeur sur le réacteur n°1 entraîne la fusion de 50 kilos d'uranium.

C'est l'un des plus graves accidents nucléaires jamais survenus en France.

Pourtant, quarante-deux ans plus tard, l'événement reste quasi inconnu du grand public.

Le Point a mis la main sur des documents inédits et retrouvé des témoins qui, pour la première fois, racontent ce qui s'est réellement passé.

La veille, le général de Gaulle était venu visiter cette toute récente centrale graphite-gaz.

Un procédé abandonné depuis.

Une dizaine de jours après l'accident, des centaines de "nettoyeurs" entrent en action.

Pour intervenir, il a fallu attendre que le combustible nucléaire refroidisse.

Serge Roullier, 69 ans, se souvient.

"J'étais chef d'équipe. Je veillais sur les gars pour qu'ils ne mettent pas leur vie en danger.

On leur passait une corde autour de la taille.

Au bout de deux minutes, on tirait trois fois dessus pour qu'ils ressortent.

Ça crachait fort, là-haut..." Pour pénétrer dans le bâtiment du réacteur, les nettoyeurs doivent se hisser dans l'enceinte, par un trou d'homme percé dans une plaque d'acier de 30 centimètres.

Daniel Robert est l'un des rares à être monté deux fois."On raclait l'uranium fondu avec des outils que l'on avait bricolés.

On était éclairés par un projecteur.

C'était d'autant plus dur que l'on travaillait avec un masque et trois combinaisons de protection enfilées les unes sur les autres alors qu'il faisait 40 °C.

La sueur qui ruisselait le long du corps remplissait nos bottes en plastique !

On mettait les déchets radioactifs dans des petites poubelles en plomb qu'il fallait ensuite redescendre.

" Pour travailler le plus vite possible, chacun s'est entraîné sur une maquette grandeur nature construite pour l'occasion.

"Cela ne demandait pas de compétences particulières, mais il fallait être rapide.

On avait pour rôle soit de gratter l'uranium, soit de le ramasser."

Comme si le sort s'acharnait sur la centrale de Saint-Laurent, onze ans plus tard, le 13 mars 1980, à 17 h 40, les alarmes se déclenchent.

Une nouvelle fusion se produit, cette fois sur le réacteur n°2.

Un morceau de taule vient d'obstruer une partie du circuit de refroidissement.

La température fait un bond, ce qui provoque la fusion de plus de 20 kilos d'uranium et entraîne l'arrêt d'urgence du réacteur.

Omerta.

D'après la liste confidentielle établie à l'époque par EDF, ce sont plus de 500 personnes qui sont intervenues pour nettoyer et remettre en état de marche le réacteur.

Des salariés de l'entreprise, mais aussi beaucoup de sous-traitants.

Même si la quantité de combustible est moins importante qu'en 1969, l'accident est plus grave parce que l'uranium qui a séjourné dans le réacteur près de deux ans est beaucoup plus radioactif.

Pour faire écran aux radiations, des tonnes de plomb doivent être transportées dans le bâtiment réacteur."

C'était des sacs de 20 kilos remplis de billes, précise Janick Goussay,qui est intervenu avec son père.

On faisait une chaîne humaine pour les déposer là où ça crachait le plus.

Il ne fallait pas rester plus de vingt minutes."

Il faudra vingt-neuf mois pour nettoyer et réparer l'installation.

Le bâtiment réacteur restera longtemps contaminé par les poussières d'uranium qui se sont dispersées à l'intérieur.

Les 352 sous-traitants, chaudronniers, soudeurs ou mécaniciens, recrutés pour remettre en état le réacteur, se retrouveront particulièrement exposés à la radioactivité.

Trente ans plus tard, que sont devenus ces centaines de nettoyeurs et de sous-traitants ?

Ont-ils fait l'objet d'un suivi médical particulier ?

Interrogé par Le Point, EDF n'a pas souhaité répondre.

Combien d'entre eux ont développé des cancers liés aux radiations ?

Mystère.

A l'époque, les doses autorisées pour les travailleurs du nucléaire étaient deux fois et demie plus élevées qu'aujourd'hui.

Dans un document interne à la centrale de Saint-Laurent-des-Eaux que Le Point s'est procuré, on découvre que, en 1980, 71 personnes ont été traitées à l'infirmerie pour contamination, contre 7 seulement en 1979.

Parmi les endroits du corps les plus touchés, la tête, les mains et le cou. Joël Rauch travaillait à la radioprotection au moment de l'accident."Je contrôlais la radioactivité des types qui sortaient de la zone chaude.

Je faisais une vingtaine de relevés sur chaque personne.

Mais, au lieu de retranscrire la dose la plus élevée, comme j'aurais dû le faire, la direction m'imposait de faire une moyenne.

Au final, ça revenait à minorer le niveau de contamination."

L'accident a-t-il menacé les riverains de la centrale ?

Officiellement, non.

Sauf qu'avant d'intervenir dans le bâtiment réacteur il a fallu "vidanger", c'est-à-dire relarguer dans l'atmosphère les 200 tonnes de gaz carbonique qu'il contenait et qui avaient été contaminées par l'uranium en fusion.

Sept mois après l'accident, la centrale de Saint-Laurent-des-Eaux a dépassé son quota annuel de rejets radioactifs.

Comme le montre un document récupéré par Le Point, son directeur demande alors une autorisation exceptionnelle pour des rejets supplémentaires.

Un feu vert aussitôt accordé par le directeur du Service central de protection contre les rayonnements ionisants (SCPRI), Pierre Pellerin, qui symbolisera en 1986 aux yeux des Français le mensonge sur le nuage de Tchernobyl.

"Peu de temps après l'accident, le professeur Pellerin est venu voir les élus dont je faisais partie pour leur expliquer que tout ça n'était pas grave, raconte Michel Eimer, ancien conseiller général de Loir-et-Cher, aujourd'hui vice-président de la commission locale d'informations sur le nucléaire.

Le réacteur a pourtant été arrêté pendant trois ans et demi et l'accident a été porté au niveau 4 de l'échelle internationale des événements nucléaires ; c'est à ce jour le plus grave jamais répertorié en France."

Un épisode très longtemps demeuré secret.Le Point est en mesure d'affirmer que, pour nettoyer l'uranium fondu dans les réacteurs 1 et 2 de Saint-Laurent,

EDF mobilisera 411 de ses employés.

C'est l'une des dernières fois qu'EDF exposera en nombre ses propres salariés aux radiations et aux risques de contamination.

Aujourd'hui, la quasi-totalité des interventions en "zone chaude" sont sous-traitées

Georges Charpak, prix nobel de physique: " Nous sommes arrivés à la conclusion que tout ce qui concerne la sécurité ne peut pas être laissé aux seuls responsables politiques ou aux ingénieurs assurant la surveillance. "

JEAN-MICHEL DÉCUGIS, CHRISTOPHE LABBÉ ET OLIVIA RECASENS Le Point.

Nucléaire: Le jour où la France a frôlé le pire .
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17 octobre 2017 2 17 /10 /octobre /2017 23:39

Les Français de plus en plus inquiets de la présence des pesticides dans leur alimentation

Par Maxime Jacob, Euractiv | 13/10/2017,

Les consommateurs français sont de plus en plus concernés par les répercussions environnementales et sur la santé engendrées par l’agriculture industrielle, selon un sondage Ifop commandé par WWF.

Les consommateurs français ont un souci grandissant concernant les enjeux écologiques et de santé liés à leur alimentation, révèle un sondage Ifop commandé par le WWF.

L'enquête, menée sur un échantillon représentatif de 1.002 personnes âgées de plus de 18 ans, révèle que 93% des personnes interrogées considèrent leur santé impactée par la présence de pesticides dans les aliments consommés. « Il y a donc en France [...] une majorité de Français qui appelle à une transition agricole et alimentaire », se félicite Pascal Canfin, président de WWF France qui a commandé le sondage.

Pascal Canfin prévient également : « Emmanuel Macron dit avoir le courage de réformer [...]

Dans le cas contraire, nous risquons fort d'assister au divorce entre le président de la République et les aspirations des Français sur le sujet [de l'alimentation]. » Désir d'être mieux informé

Les récentes polémiques suscitées par le probable rôle cancérogène du glyphosate, l'herbicide présent dans le Round Up, semblent avoir marqué le public.

En effet, 9 personnes sur 10 interrogées par Ipsos font part de leur souhait d'être mieux informées, via l'étiquetage, sur la présence de pesticides dans les aliments. Le désir d'être mieux informé s'étend aussi à la question de la rémunération des agriculteurs. 90% des sondés souhaiteraient la mise en place d'une « transparence complète sur les prix ».

L'étiquetage plébiscité indiquerait la part du prix de vente payée au producteur et au grossiste par la grande distribution. Le sort réservé aux agriculteurs est une préoccupation grandissante dans l'opinion.

L'enquête révèle que 7 sondés sur 10 se disent prêts à payer plus cher leurs aliments afin de mieux rémunérer les producteurs.

En 2010, moins de 6 personnes sur 10 se disaient prêtes à une telle concession.

Le « bio » ancré dans les habitudes

Les produits certifiés « bio » sont ainsi plébiscités par les sondés : 62% des personnes interrogées affirment acheter des produits « bio » souvent ou au moins de temps en temps.

Une part qui pourrait augmenter à l'avenir, alors que 72% des sondés affirment être prêts à augmenter la part de produits « bio » dans leur alimentation, à la condition que le budget global de leurs dépenses alimentaires n'augmente pas de ce fait.

En 2014, un sondage BVA estimait qu'un français sur quatre seulement achetait des produits biologiques au moins une fois par semaine.

Même si les deux études ne se recoupent pas totalement, le sondage commandé par WWF semble ainsi confirmer le souci grandissant, chez le consommateur, de mieux consommer dans une perspective écologique.

Par Maxime Jacob, Euractiv.fr

Les Français de plus en plus inquiets de la présence des pesticides dans leur alimentation.
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17 octobre 2017 2 17 /10 /octobre /2017 23:33

Levothyrox : perquisition au siège de l'Agence du médicament

Par latribune.fr | 17/10/2017

Pour l'ANSM, les effets indésirables signalés depuis l'arrivée de la nouvelle formule du Levothyrox sont dus à "un déséquilibre thyroïdien" causé par le changement de traitement et non à la nouvelle formule elle-même, selon les premiers résultats de l'enquête de pharmacovigilance publiés le 11 octobre.

L'Agence nationale de sécurité du médicament a subi une perquisition, mardi, dans le cadre de l'enquête sur la nouvelle formule du Levothyrox.

L'institution l'avait réclamée au laboratoire Merck KGaA en 2012.

Celle-ci serait responsable d'importants effets indésirables.

L'affaire Levothyrox continue de faire des remous.

Une perquisition était en cours mardi au siège de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) à Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, dans le cadre de l'enquête sur la nouvelle formule de ce traitement dédié aux problèmes de thyroïde, a-t-on appris de sources concordantes.

Cette perquisition est "conduite par le magistrat à la tête de la section du pôle Santé publique du parquet de Marseille" avec le soutien des gendarmes de l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (Oclaesp), a précisé à l'AFP le procureur de de Marseille Xavier Tarabeux.

"La perquisition a débuté ce matin, mais dans la mesure où elle est en cours, nous n'avons pas d'autre information", a-t-on indiqué à l'ANSM.

Une formule réclamée par l'ANSM

La nouvelle formule du Levothyrox, médicament pour la thyroïde fabriqué par le laboratoire allemand Merck KGaA, fait l'objet de plaintes concernant de lourds effets secondaires.

Elle avait été réclamée par l'ANSM au laboratoire Merck en 2012 afin, selon elle, de rendre le produit plus stable dans le temps.

Le changement ne porte pas sur le principe actif mais sur d'autres substances, les excipients.

Crampes, maux de tête, vertiges, perte de cheveux : les témoignages sur les effets indésirables de la nouvelle formule du Levothyrox, mise sur le marché français fin mars, se sont multipliés ces derniers mois, au point de devenir un enjeu sanitaire majeur pour le gouvernement.

Pour l'ANSM, les effets indésirables signalés depuis l'arrivée de la nouvelle formule sont dus à "un déséquilibre thyroïdien" causé par le changement de traitement et non à la nouvelle formule elle-même, selon les premiers résultats de l'enquête de pharmacovigilance publiés le 11 octobre.

Plaintes pour "tromperie aggravée" et "mise en danger de la vie d'autrui" Trois cent soixante-cinq plaintes ont été déposées à ce jour par des utilisateurs du Levothyrox dans le cadre de l'enquête dans le cadre de l'enquête préliminaire ouverte pour "tromperie aggravée, atteintes involontaires à l'intégrité physique et mise en danger de la vie d'autrui" sur la nouvelle formule de ce médicament, a indiqué mardi à l'AFP le procureur de la République de Marseille Xavier Tarabeux.

L'ancienne version du Levothyrox est de nouveau disponible depuis le 2 octobre, pour une durée et dans des quantités limitées.

Premier marché mondial avec trois millions d'utilisateurs, la France, secouée ces dernières années par plusieurs scandales sanitaires comme celui du Mediator, est aussi le premier pays où la nouvelle formule a été introduite.

(Avec AFP

Levothyrox : perquisition au siège de l'Agence du médicament
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17 octobre 2017 2 17 /10 /octobre /2017 18:14

Vaccin contre la grippe : la désinformation n’a plus de limite, c’est officiel !

Le vaccin antigrippe n’a pas clairement démontré son efficacité chez les plus de 65 ans, sauf pour les professionnels de santé les plus proches des laboratoires pharmaceutiques.

J’en ai marre. Honnêtement, aujourd’hui j’en ai vraiment marre. Je suis fatigué aussi. Fatigué et énervé d’entendre le pire en matière d’information médicale.

Vous savez, je ne me lève pas le matin en me disant « tiens, ce matin j’ai décidé d’être contre le vaccin antigrippe, et je vais raconter un tas de conneries dessus ! ».

Non, je me lève le matin avec l’envie d’apporter l’information médicale la plus pertinente possible. L’information qui fera sens chez mes lecteurs. Une information sourcée, et si possible mesurée (mais des fois je m’emporte… quand même). Mais là, aujourd’hui, j’en ai marre.

Je viens de regarder 3 minutes de l’émission AlloDocteurs sur la vaccination contre la grippe. Ouais, je sais, c’est ma première erreur, je n’aurais pas dû la regarder cette émission. Ma deuxième erreur a été d’écouter cette émission, car je n’aurais jamais dû entendre ce que j’ai entendu.

Mais PIRE, des centaines et des centaines de personnes ont entendu la même chose que moi : des pures conneries. Un condensé de désinformation en l’espace de 3 minutes. Vous savez, ce genre de vidéo qui met dans le rouge votre « bullshitomètre ».

Cette vidéo, regardez-là. Elle fait intervenir un professeur de médecine qui vante l’efficacité du vaccin antigrippe chez les seniors (> 65 ans). Un gériatre dans un hôpital dont je tairais le nom. Il ne mérite pas d’être cité dans cet article ni sur ce blog.

Un professeur dont je ne détaillerai pas les quelque 9100 € et 9300 € de rémunérations et d’avantages reçu par plusieurs grands labos pharmaceutiques, dont deux qui produisent des vaccins contre la grippe !

Je ne détaillerai pas non plus les quelque 39 conventions d’orateur, d’expert et de conseiller du professeur avec les plus grandes sociétés pharmaceutiques de la planète.

Je vais épargner notre professeur de lui rappeler le PUTAIN de code de la santé publique, qui dans son article L.4113-13 stipule qu’il est tenu de le dire à tout le monde quand il parle. C’est la loi bordel !

Ok, je me calme.

Mais alors, il est efficace le vaccin anti-grippe chez les seniors ?

C’est la question qu’on se pose tous. C’est la question que je me suis posée avant d’avoir un avis. J’ai fait une recherche des publications scientifiques les plus récentes, les moins récentes, les plus probantes, les plus sérieuses, les moins sérieuses. J’ai regardé la méthode, les études, les méta-analyses, les commentaires des chercheurs, les débats.

Bref, je me suis bien fait CHIER pour essayer de me faire un avis assez complet dessus. Mais ce n’est que mon avis après tout. Et c’est quoi justement l’avis de notre professeur de médecine ?

Selon lui, c’est vraiment « très dommage » que les seniors ne se vaccinent pas en masse, car le vaccin aurait une efficacité « très bonne », selon lui, avec « de très bonnes études ».

Mais attention, ce n’est pas non plus un vaccin miraculeux ! Non, le gériatre nous rassure que son « efficacité n’est pas absolue », mais qu’il permet quand même d’éviter « un tiers des grippes et la moitié des grippes graves ».

Attends. Attends un peu, on parle de 33% d’efficacité pour éviter d’attraper la grippe et de 50% d’efficacité pour éviter une grippe grave ? Ils viennent d’où ces chiffres ?

Mais attends, c’est très bon ça ? Une efficacité très bonne, mais pas ABSOLUE ? Mais merde, elle est foutrement mauvaise !

En langage plus courtois, elle est juste franchement moyenne, voire carrément faiblarde pour la grippe tout court !

Et sur la mortalité ? Rien ? Parce que c’est quand même pour ça qu’on veut que nos seniors se vaccinent, pour éviter d’aller au casse-pipe ! Et ça fonctionne ou pas ? Oui, non ? Et de combien ?

Vous voulez connaître l’efficacité du vaccin antigrippe pour vous éviter le casse-pipe sans passer par la case désinformation ? Ben soyez attentif.

Une claque en 2010 !

C’est quoi une claque en science ? Une claque, c’est quand un groupe de chercheurs ultras balaizes (du groupe Cochrane), qui se la racontent un peu, décide de regarder TOUTES les études faites sur le vaccin anti-grippe.

Les mecs, ils ne pinaillent pas comme notre gériatre du plateau télé. D’ailleurs, on aime bien dire « une étude Cochrane a dit que… » tellement ils sont forts. Bref, ils se sont tapé la lecture de plus de 75 études scientifiques. Ils ont cherché la petite bête, et n’ont même pas voulu écarter des études. Ils prennent tout.

Ils se sont bien amusés avec les données, mais après il fallait tirer des conclusions quand même. C’était en 2010. Et en 2010, ce groupe de tordus indépendant, nous disait ça en gros :

« Bon les gars, vous êtes gentils avec votre vaccin contre la grippe, mais toutes vos études sont vraiment moisies. Nous, avec ce qu’on a vu, on a pris peur. Alors désolé de vous le dire, mais votre vaccin-là, avec les études à notre disposition, on n’a aucune preuve qu’il est efficace contre la grippe chez les vieux, et encore moins sur le risque d’aller au casse-pipe ! Vous ne pouvez pas faire mieux s’il vous plaît ? »

No comment.

En 2012, une gifle !

D’autres mecs se sont aussi demandé si le vaccin antigrippe était efficace chez nos sages de plus de 65 ans.

Et les mecs, ils savent lire ! Ils ont bien vu que toutes les études publiées entre 1980 et 2001 ont montré que le vaccin contre la grippe était génial, super puissant ! Entre 27 et 75% de réduction de la mortalité, imagine !

Mais les gars ont bien compris que ces études-là, ben elles n’étaient pas si bien faites que ça, et qu’elles avaient un peu beaucoup surestimé les bénéfices. Zut. Ben ouais zut. Alors les gars nous préviennent, parce qu’ils sont sympas en plus d’être des scientifiques :

« On dit ça, on dit rien, mais on n’arrive pas à trouver de preuve que le vaccin protège bien les seniors de la grippe. Alors, on ne sait pas si vous avez vu, mais il y a deux bonnes études qui montrent que le vaccin antigrippe a permis de réduire la mortalité de 4.6 % en moyenne (entre 0.7 et 8.3 %) chez les seniors. Pour les complications, c’est 8.5% en moins avec le vaccin. Voilà les copains ! »

5% de bénéfice sur la mortalité. Douche froide non ?

Mais le vaccin fonctionne ! J’ai lu un truc, tiens regarde !

Oui c’est vrai, il a raison l’ami. Tiens justement, une méta-analyse en 2014 nous disait que le vaccin contre la grippe était super puissant.

Les gars, ils ont trouvé que le vaccin pouvait réduire le risque d’aller au casse-pipe de 49 % !

Boom ! Alors vous faites moins les malins les gars du groupe Cochrane mes fesses ou du Lancet tapette !

Ah mais attends. En fait les mecs ils ont re-analysé des études DÉJÀ analysées par les copains du groupe Cochrane. Les gars, pour trouver 50% de risque de mourir en moins, ils ont pris 5 études en compte, pas 4, pas 6, mais 5 !

Sur les 5 études, trois sont classées comme bien biaisées par les gars du Cochrane (risque incertain niveau B), une est carrément jugée trop mal faite pour être utilisée (mais ils l’utilisent quand même !) et la dernière est super floue (pas de description de la méthode, pas d’info sur l’activité grippale, l’épidémie, rien…).

Bref, les gars ils nous ont fait une belle tambouille avec la crème de la crème, en bidouillant les chiffres comme des malades, avec des « ajustements » comme ils le disent. Tellement d’ajustements qu’ils ne comprennent pas comment ils ont pu trouver un chiffre de 50 % !

Les gars, ils sont trop forts. Ils nous balancent quand même ça :

« Malgré tous nos efforts pour corriger les biais, le bénéfice du vaccin sur la mortalité était toujours irréaliste ».

Des champions !

Mais il y en a d’autres des comme ça ! La même année, une team de chinois a aussi voulu trifouiller les données des études scientifiques, pour savoir s’il protège bien ce vaccin.

Les mecs ont pris des précautions. Ils ont choisi les meilleures études, et ils trouvent une efficacité de 34% pour réduire la mortalité à cause de la grippe ou d’une pneumonie.

Re boom ! Un tiers, franchement, ça dépote.

Attends, les meilleures études ? T’en es sûr ? En fait, les boss du groupe Cochrane avaient déjà analysé 10 des 11 études choisies par nos copains chinois. Ils trouvaient que 4 d’entres elles avaient des biais sérieux et qu’une n’était même pas à prendre en compte. M’enfin.

Et n’allez surtout pas lire la liste des problèmes de cette étude. Vous risqueriez de prendre conscience que les mecs n’ont pas pondu l’étude de l’année. Tiens, par exemple, les gars nous avouent que seulement deux études ont confirmé les cas de grippe… en laboratoire.

Ah les vilains, et comment savoir pour les autres si c’était bien la grippe ? Mais t’as pas besoin de le savoir, prends donc ta seringue et fermes-là !

Les gars qui ont défié la team Cochrane !

Je suis obligé de vous parler de cette équipe. C’est des gars, tous payés par des labos qui commercialisent des vaccins antigrippe, qui ont voulu clouer le bec aux boss du groupe Cochrane.

Les mecs sont culottés quand même. Ils ont repris les données de Cochrane et ils ont dit ça :

Mais en fait, vous avez mal fait les gars. On va vous montrer comment faire… [10 minutes passes] Voilà ! On trouve qu’en fait, avec vos données, le vaccin permet de réduire le risque d’aller au casse-pipe de 28 % ! Et boom, dans les dents Cochrane ! « 

Fin de l’histoire ? Pas sûr. Des gars ont vu les résultats passer, et ont décidé de répondre. Les mecs ont dit :

« Mais attendez, vous êtes bien gentils avec votre analyse, mais vous avez fait n’importe quoi les gars ! Vous n’avez rien compris à la séroconversion ! Vous vous basez sur des titres protecteurs qui ne veulent rien dire ! Les gars, vous avez craqué quand même.

Ah la science… C’est à n’y rien comprendre.

Mais alors moi, en tant que senior je fais quoi ?

En tant que senior, vous devez savoir que le vaccin contre la grippe, spécialement chez vous, il est très mal évalué. Pour des raisons éthiques et méthodologiques, on ne sait pas vraiment s’il protège vraiment et de combien.

On peut être honnête avec les chiffres. On peut dire que le vaccin pourrait réduire de 10 % votre risque de mourir de la grippe. 10 %, c’est mieux que rien. Je suis d’accord, vous faites ce que vous voulez après.

Mais là on parle de 10 % quand le vaccin cible la bonne souche ! Ben oui ! Des fois, les mecs ils se plantent de souche qui va réellement circuler, et là, l’efficacité sombre, pour toucher le fond du fond.

Vous préférerez quoi ? Vous faire servir une soupe tiédasse par un professionnel de santé qui trouve « dommage » de ne pas se faire vacciner, car on a de « très bonnes études » ? Ou bien d’apprendre que la réalité est plus bordélique, et qu’au final, c’est loin d’être une solution miracle ?

Maintenant, en tout cas, vous avez le choix !

Et les soignants non vaccinés, ils sont dangereux alors ?

Oui ! Si on écoute le professeur de médecine, le « virus il arrive pas comme ça, il est vecteur par les soignants ». Et le gériatre n’a pas froid aux yeux. Il est persuadé que si tous les soignants sont vaccinés, « ça peut faire une barrière supplémentaire ».

Apparemment, des travaux prouvent que « dans les secteurs où le personnel est bien vacciné, on a une protection des personnes soignées. »

En gros, le même raisonnement que la ministre de la Santé qui souhaite le rendre obligatoire chez les professionnels de santé.

En 2013, je t’aurais dit oui !

Cette année-là, des mecs ont voulu savoir si ça servait à quelque chose de vacciner les soignants dans les établissements de soins des seniors (EHPAD). Les mecs, ils ont analysé 8 études, et ils trouvent qu’on peut réduire le risque d’avoir des symptômes grippaux de 42%, et de mourir toutes causes confondues de 29 %.

Attention, les mecs ils ne disent pas que vous avez 29 % de risque en moins de mourir de la grippe, non… Ce serait trop facile, car ils n’ont pas mesuré ça. Ils ont regardé toutes les personnes qui passaient l’arme à gauche !

D’ailleurs, les études utilisées… Mon Dieu, on prend peur quand on les regarde ! UNE SEULE est de qualité moyenne ! Toutes les autres sont soit faibles ou très faibles, avec des biais à la pelle !

Mais ce n’est pas grave ! Les mecs sont tellement fort qu’ils n’arrivent pas trop à comprendre comment ils ont pu trouver un chiffre de 29 %. Et ils précisent bien que cette réduction n’est pas si fiable que ça, puisque c’est une mesure indirecte de mortalité.

Autrement dit, on ne sait pas vraiment s’ils sont morts de la grippe, les seniors ! Franchement, vous êtes trop fort.

En 2016, la nouvelle claque !

Attention, les mecs du groupe Cochrane ont décidé de remettre le couvert ! Les gifles se perdent ! Les gars ont fait comme d’habitude : ils ont tout analysé.

Et en gros, les gars, ils disent ça :

« Bon, on a une bonne et une mauvaise nouvelle. On commence pas la mauvaise. On a pas trouvé que ça servait à quelque chose de vacciner les soignants. Non, aucun bénéfice sur les infections, sur les hospitalisations ni sur les décès. Rien, peau de balle. Par contre, la bonne nouvelle nouvelle, c’est que le vaccin pourrait peut-être de réduire de 5 % les infections des voies respiratoires inférieures ! Super non ? Bon, voilà les copains ! »

Mais comme les gars du groupe Cochrane sont quand même vachement sympa, ils précisent qu’il faudrait plutôt insister sur le lavage des mains, l’utilisation de masque, et sur la détection précoce des soignants malades pour les inviter à rester chez eux !

Le Haut Conseil de la Santé Publique prend acte !

Vous savez, le HCSP, c’est cet organisme de pontes qui nous délivre la bonne parole. Eux, ils savent mieux que quiconque l’intérêt de vacciner les soignants.

Et justement, ils ont un avis sur la question. Dans leur dernier avis, les gars du HCSP reconnaissent quand même que « les études démontrant ces avantages ont un faible niveau de preuve, sont souvent entachées de biais, de sorte que les méta-analyses n’ont pu démontrer le bénéfice de cette pratique ».

Et ils en concluent quoi les gars du HCSP ? Rien. La pratique n’apporte rien (c’est eux qui le disent), mais ça représente quand même « le moyen le plus efficace de prévention de la grippe » ! WHAT !

Attendez, je reviens… [10 minutes plus tard] … Non, mais WHAT ! J’en reviens toujours pas.

Faites-moi confiance !

Finalement, le professeur de médecin interviewé déclare qu’il n’a pas trop de mal à faire vacciner ses patients de plus de 65 ans, car ils lui font confiance. Le Pr a les bons mots, les bons messages, dit-il !

Ben bordel, si travestir les publications scientifiques, c’est avoir le « bon message », vive le serment d’Hippocrate !

Et que dire de cette citation qui vient de notre gériatre :

« Nous avons en France l’un des meilleurs systèmes de santé au monde. Alors si notre système de santé nous recommande la vaccination après 65 ans pour la grippe, je crois que c’est vraiment une chance et il ne faut pas la laisser passer. »

Et si le système de santé te recommande de sauter par la fenêtre, tu vas le faire ?

Et vous allez me dire que c’est avec ça, qu’on va restaurer la confiance envers la vaccination ? La défiance importante envers la vaccination est alimenté par ce genre de déclarations : abusives et infondées. J’aurais eu confiance si j’avais entendu le mec dire un truc du genre :

« Bon, le vaccin contre la grippe, ce n’est pas la panacée chez les seniors. Controverse scientifique, études pas super bien faites, conflits d’intérêts, problèmes pour estimer l’efficacité… Du coup, le vaccin pourrait sauver des vies, mais on en est pas vraiment sûr. Moi, mon avis perso, c’est qu’il est quand même utile. Ah oui, pis j’ai quand même reçu un peu d’argent de la part de deux labos qui commercialisent des vaccins antigrippe ».

Et puis, ce vaccin, il change quoi sur mon risque de mourir ?

J’ai oublié d’en parler, pourtant, c’est important de revenir sur le risque absolu de mourir de la grippe. Car oui, c’est bien joli de parler de risque relatif, avec 30% par-ci et 50% par-là, mais la réalité est moins impressionnante.

Je vais prendre deux scénarios, chers seniors.

  • Un premier scénario super favorable aux laboratoires pharmaceutiques avec une efficacité de 28% du vaccin pour réduire la mortalité. Un chiffre issu d’une publication controversée faite par des chercheurs payés et salariés de l’industrie pharmaceutique qui commercialise des vaccins antigrippe.
  • Un deuxième scénario, qui lui est moins favorable aux labos, puisqu’il se base sur une efficacité relative de 4.6%. Une efficacité obtenue par une synthèse indépendante de la littérature.

Maintenant, il faut calculer le risque absolu de mourir de la grippe quand on a plus de 65 ans. Et là, ce n’est pas si facile que ça. Les calculs que je vous présente sont approximatifs et ne sont pas parfaits.

En 2016, on sait qu’il y a eu 13 136 personnes d’au moins 75 ans qui sont mortes de la grippe. Cette année-là, 587 000 personnes en France sont mortes. D’après les chiffres officiels, les plus de 65 ans représentent les 3/4 des décès soit 440 250 personnes.

Le risque absolu (mais pas ultra-précis non plus) de mourir de la grippe pour un senior est donc de (13 136 / 440 250) * 100 = 3%.

  • Dans le cas du 1er scénario (-28%), votre risque absolu de mourir tombe à 2,1%. Voilà, 0.9% en moins.
  • Dans le cas du 2ème scénario (-4.6%), ce risque absolu tombe à 2.8%. On enlève 0.2%.

Fantastique non ? Je n’irais même pas interpréter ces chiffres, ils parlent d’eux-mêmes. Vous avez maintenant tous les chiffres en main, et notamment votre risque absolu que la grippe vous emporte, avec ou sans vaccin (si l’efficacité existe bien…) !

PS : J’en ai marre de parler tout le temps de ces vaccins, mais quand je vois l’actualité…

Mis à jour le 16.10.2017


Références

1. Jefferson, T., Di Pietrantonj, C., Al‐Ansary, L. A., Ferroni, E., Thorning, S., & Thomas, R. E. (2010). Vaccines for preventing influenza in the elderly. The Cochrane Library.

2. Osterholm, M. T., Kelley, N. S., Sommer, A., & Belongia, E. A. (2012). Efficacy and effectiveness of influenza vaccines: a systematic review and meta-analysis. The Lancet infectious diseases, 12(1), 36-44.

3. Baxter, R, Ray, GT, and Fireman, BH. Effect of influenza vaccination on hospitalizations in persons aged 50 years and older. Vaccine. 2010; 28: 7267–7272

4. Fireman, B, Lee, J, Lewis, N, Bembom, O, van der Laan, M, and Baxter, R. Influenza vaccination and mortality: differentiating vaccine effects from bias. Am J Epidemiol. 2009; 170: 650–656

5. Darvishian, M., Gefenaite, G., Turner, R. M., Pechlivanoglou, P., Van der Hoek, W., Van den Heuvel, E. R., & Hak, E. (2014). After adjusting for bias in meta-analysis seasonal influenza vaccine remains effective in community-dwelling elderly. Journal of clinical epidemiology, 67(7), 734-744.

6. Chan, T. C., Hung, I. F. N., Luk, J. K. H., Chu, L. W., & Chan, F. H. W. (2014). Effectiveness of influenza vaccination in institutionalized older adults: a systematic review. Journal of the American Medical Directors Association, 15(3), 226-e1.

7. Beyer, W. E., McElhaney, J., Smith, D. J., Monto, A. S., Nguyen-Van-Tam, J. S., & Osterhaus, A. D. (2013). Cochrane re-arranged: support for policies to vaccinate elderly people against influenza. Vaccine, 31(50), 6030-6033.

8. Beyer, W. E., McElhaney, J., Smith, D. J., Monto, A. S., Nguyen-Van-Tam, J. S., & Osterhaus, A. D. (2013). Cochrane re-arranged: support for policies to vaccinate elderly people against influenza. Vaccine, 31(50), 6030-6033.

9. Osterholm, M. T., Kelley, N. S., Belongia, E. A., Jackson, L. A., & Jackson, M. L. (2015). Reply. Vaccine, 33(1), 12.

10. Ahmed, F., Lindley, M. C., Allred, N., Weinbaum, C. M., & Grohskopf, L. (2013). Effect of influenza vaccination of healthcare personnel on morbidity and mortality among patients: systematic review and grading of evidence. Clinical infectious diseases, 58(1), 50-57.

11. Thomas, R. E., Jefferson, T., & Lasserson, T. J. (2013). Influenza vaccination for healthcare workers who care for people aged 60 or older living in long‐term care institutions. The Cochrane Library.

Vaccin contre la grippe : la désinformation n’a plus de limite, c’est officiel !
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