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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 08:32

Lyme, fièvre du Nil, Ebola : comment l’érosion de la biodiversité favorise virus et bactéries

La biodiversité connaît aujourd’hui l’une de ses plus importantes altérations : les taux actuels d’extinction des espèces animales sont de 100 à 1 000 fois supérieurs à ceux enregistrés à partir des données fossiles.

Ils concernent tous les types d’espèces – oiseaux, reptiles, mammifères.

Le rôle primordial des activités humaines dans ce phénomène est de plus en plus étayé, à tel point que certains scientifiques considèrent que nous entrons aujourd’hui dans une nouvelle ère géologique, l’« anthropocène ».

Si cette altération majeure est généralement étudiée sous l’angle de ses impacts écologiques, elle intéresse également le domaine de la santé, en particulier les maladies infectieuses causées par des agents pathogènes (en particulier les virus et les bactéries).

Près de 75 % de ces maladies infectieuses émergentes chez l’homme sont en effet partagés avec des espèces animales sauvages, comme les oiseaux pour le virus de la fièvre du Nil occidental ou les rongeurs pour la maladie de Lyme, une zoonose causée par la bactérie Borrelia burgdorferi.

Nombre de ces agents infectieux, dits « zoonotiques », utilisent de multiples espèces pour leur transmission.

Or les bouleversements observés au niveau de la diversité biologique peuvent perturber ce cycle naturel de transmission et avoir de multiples conséquences sur la probabilité de leur émergence et/ou de leur niveau de transmission.

Biodiversité et « effet de dilution » La biodiversité fournit de nombreux services aux écosystèmes, en contraignant notamment la transmission de certaines maladies infectieuses.

C’est le cas de celles propagées par une espèce « vecteur », qui sont des insectes hématophages comme les moustiques ou les tiques qui se nourrissent du sang des individus.

Dans le cas où ces « repas de sang » se produisent sur un individu infecté – et appartenant à une espèce animale dite « compétente » dans la transmission du pathogène –, le vecteur se trouvera à son tour infecté.

Lorsqu’il se nourrira à nouveau, il pourra alors transmettre le pathogène.

Ces individus vecteurs pourront de la sorte contaminer des populations humaines, en faisant office de « pont » depuis d’autres espèces animales.

Toutes les espèces ne sont toutefois pas identiquement « compétentes » à transmettre l’agent pathogène : nombre d’entre elles peuvent ainsi être contaminées, mais sans pouvoir transmettre l’agent pathogène.

Or ces espèces, appelées « cul de sac », sont d’autant plus présentes que l’écosystème dans lequel elles évoluent est riche d’une grande biodiversité. La présence de nombreuses espèces aura donc pour effet de « diluer » la transmission de l’agent pathogène.

C’est ce que l’on appelle « l’effet de dilution ».

Dans un contexte de biodiversité altérée comme aujourd’hui, on a toutes les raisons de penser que ces espèces « cul de sac » disparaîtront les premières, étant généralement moins abondantes et donc plus vulnérables aux extinctions.

Une perte de biodiversité pourra donc entraîner une augmentation de la transmission des pathogènes, les espèces vecteurs piquant dès lors majoritairement des animaux plus compétents à transmettre les maladies.

Cet effet de dilution s’observe concrètement, on pense ici au virus de la fièvre du Nil occidental ou à celui de la maladie de Lyme aux États-Unis.

Dans ces deux cas, une diminution du nombre de personnes humaines infectées a été observée dans les zones où la biodiversité s’avère la plus dense.

Le recours à l’effet de dilution sert également à agir sur certaines maladies affectant les plantes : en Chine, le développement de cultures mêlant différentes types de riz a permis de lutter contre la propagation de la rouille du riz qui ravageaient les variétés les plus économiquement intéressantes.

Un consensus scientifique encore fragile

Il faut ici souligner que cet effet de dilution fait toujours débat au sein de la communauté scientifique.

La principale critique réside dans le fait que les espèces qui s’effacent en premier ne sont pas toujours les espèces « cul de sac ».

Prédire quelles espèces disparaissent en premier est particulièrement complexe ; l’effet de dilution ne peut donc être érigé en règle générale.

Une récente étude, comparant un grand nombre de données écologiques et épidémiologiques récoltées au cours des dernières décennies, souligne néanmoins qu’un tel effet se rencontre dans plus de 70 % des cas étudiés.

Un autre aspect, encore peu étudié, doit également être pris en compte : à savoir que, plus il y a d’espèces animales, plus il y a d’agents pathogènes.

Par conséquent, la plupart des pathogènes devraient moins se transmettre, mais il y en aura également plus. Il a toutefois été montré sur des plantes en Allemagne que le nombre total d’infections (toutes espèces de pathogènes considérées) diminue avec le nombre d’espèces, suggérant que l’effet de dilution créé par la richesse des hôtes compense le nombre de nouveaux pathogènes présents.

Il est particulièrement intéressant de se pencher aujourd’hui sur les effets sanitaires positifs de certaines mesures de protection de la biodiversité.

Car si les bienfaits de la biodiversité demeurent souvent saisissables pour les décideurs publics, l’émergence de nouvelles épidémies – on pense aux virus du Chikungunya, Zika ou Ebola – ne manque pas d’interroger.

L’état actuel des connaissances scientifiques nous indique que la disparition de certaines espèces animales peut entraîner une hausse de la transmission de ces maladies et leur diffusion à grande échelle.

Alors que les liens apparaissent de plus en plus imbriqués entre biodiversité et santé humaine, la gestion raisonnée de nos ressources s’avère plus que jamais essentielle.

18 février 2016, 06:44 CET •Mis à jour le 23 décembre 2016, 10:52 CET Benjamin Roche Dans la « galerie de la biodiversité » de l’American Museum of Natural History à New York. Dano/Flickr, CC BY

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 08:16

https://m.youtube.com/watch?v=AvQZzEw_1Zw&feature=share

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 08:06

https://m.youtube.com/watch?v=SlbmfumYR7c

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 07:37

Publié le 21/01/2017

Patrizia Paterlini-Bréchot : «Les cancers n'ont jamais été détectés aussi tôt»

Comment fonctionne le test sanguin ISET (Isolement par taille des cellules tumorales) ?

L'ISET se présente sous forme de machine dans laquelle on introduit le sang prélevé au patient.

Le sang y est dilué avec une solution, puis il passe à travers une sorte de filtre, un peu comme un tamis. Ainsi, les cellules saines passent à travers le tamis mais les cellules cancéreuses - rarissimes- restent dans les mailles du filet car elles ont une taille beaucoup plus importante.

Ensuite, le tamis est examiné par l'œil humain au microscope pour voir si les grosses cellules piégées dans le filtre sont malignes ou non.

De cette manière, une seule cellule cancéreuse peut être détectée dans 10 ml de sang, c'est-à-dire parmi 100 millions de globules blancs et 50 milliards de globules rouges !

La méthode est-elle infaillible ?

Malheureusement, le procédé ne fonctionne pas dans le cas d'une leucémie, le cancer du sang, car les cellules cancéreuses sont beaucoup plus petites que pour les autres types de cancers.

Elles passent donc entre les mailles du filet et on ne peut pas les détecter.

D'autre part, le test est capable de détecter une tumeur naissante mais pas de la localiser.

Ainsi, dans le cas d'un diagnostic positif, il faut nécessairement passer un scanner ou un IRM de tout le corps.

Si la tumeur primaire est visible, il faut la retirer, puis un deuxième test peut être fait pour être sûr que le sang du patient est bien nettoyé toute cellule cancéreuse.

En revanche, si la tumeur naissante est trop petite pour être détectée à l'imagerie, le patient n'a pas d'autre choix que d'attendre.

Mais ainsi, il est placé sous surveillance et avec des rendez-vous fréquents chez le médecin, il est certain de pouvoir intervenir au plus tôt.

Quelle est la marche à suivre pour passer le test ?

Tout d'abord, depuis août 2016, le patient doit se rendre sur le site de l'ISET (http ://www.isetbyrarecells.com/fr) et télécharger un formulaire qui détaille le déroulement du test et les résultats que l'on peut espérer obtenir, ainsi qu'une liste de ce qui ne peut pas (encore) être fait.

Il faut ensuite imprimer et signer ce formulaire, puis l'amener à son médecin pour qu'il appose également sa signature.

Par la suite, il faut se rendre dans un des quatre laboratoires qui pratiquent le test. Il y en a à Paris, Nice, Naples et en Californie.

Le patient est obligé de se rendre sur place car une fois le sang prélevé, les cellules tumorales (s'il y en a) commencent à se dégrader et ne survivent pas à plusieurs heures de voyages.

Le test est-il payant ?

Oui, car il n'est pas encore remboursé par la sécurité sociale. Pour un test, il faut compter 486 euros.

Votre méthode a été testée à Nice dans le cadre du cancer du poumon.

Existe-t-il d'autres preuves de son efficacité ?

D'autres études sur de plus grands échantillons de personnes, saines ou prédisposées à tel ou tel type de cancer, sont en cours un peu partout dans le monde.

Mais il faut plusieurs années pour tester l'efficacité d'une prédiction, donc les résultats ne sont pas immédiats.

Par ailleurs, une trentaine de laboratoires de recherche internationaux utilisent l'ISET dans leurs travaux. À ce jour, 52 publications scientifiques indépendantes issues de ces laboratoires ont été publiées dans des revues à comité de lecture comme Plos One, Onco Targets ou encore Nature.

Et plusieurs démontrent que la méthode ISET est plus efficace que les autres méthodes existantes pour le diagnostic des cancers.

Pour l'instant, le test ne peut pas localiser les tumeurs, pensez-vous qu'un jour ce sera possible ?

Nous travaillons en ce moment même au développement d'une deuxième version de notre machine qui serait capable de localiser la tumeur primaire en utilisant l'ADN et l'ARN des cellules cancéreuses circulantes détectables par l'ISET.

Et pour mener à bien ces recherches, il faudra beaucoup d'argent.

C'est pourquoi la recette des ventes de mon livre «Tuer le cancer» paru ce mercredi sont dédiées au financement de ces travaux menés en partenariat avec l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et l'université Paris Diderot.

C'est véritablement le but de ma vie.

Vos recherches durent depuis plus de vingt ans, d'où vous vient une telle motivation ?

Lorsque j'ai commencé la médecine, j'ai rencontré un patient qui m'a profondément touchée.

J'avais 25 ans et j'étais responsable d'une salle où plusieurs malades du cancer étaient traités.

Un homme atteint d'une tumeur du pancréas est mort quelques jours après mon arrivée, c'était foudroyant.

Cela a été un grand choc.

À ce moment-là, soit j'abandonnais, soit je me démenais pour réaliser quelque chose d'exceptionnel.

C'est toujours cet élan qui me guide aujourd'hui.

En outre, mon père a déjà été victime d'un mauvais diagnostic.

Un radiologue, pourtant très brillant, lui a trouvé un cancer de l'estomac.

Mais en réalité, il était atteint d'une maladie rare de la muqueuse gastrique. Plus de peur que de mal, mais depuis, la fiabilité du diagnostic est pour moi une priorité.

«Tuer le cancer» de Patrizia Paterlini Bréchot, Edition Stock. 250 pages. 19,50 €.

Recueilli par F.O.

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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 22:08

Autisme et vaccination : des zones d'ombre...

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Amanda Mills, USCDCP Publié le 10 février 2017

Le phénomène touche désormais tous les continents : les cas d'autisme chez les enfants augmentent.

En Corée du sud, l'incidence est même de 1 enfant sur 38. En Europe, et particulièrement en France, le doute sur l'innocuité de certains vaccins va grandissant.

A Bruxelles, un documentaire censuré aux Etats-Unis, évoque un lien de causalité entre le vaccin ROR (rougeole, oreillons, rubéole) et l'autisme et met en cause les responsabilités de l'agence fédérale américaine de santé publique, située à Atlanta : le CDC.

Pour la députée européenne des Verts Michèle Rivasi, il faut mettre fin aux conflits d'intérêts et créer un pôle d'experts indépendants.

Quant au grand virologue Luc Montagnier, co-lauréat du prix Nobel de médecine pour sa découverte en 1983, du virus responsable du sida (VIH), il réclame la fin de l'omerta sur les données scientifiques.

Son interview sur le sujet ci-dessous.

Pascal Verdeau et Thierry Bordau.



Luc Montagnier, virologue :

Publié par Pascal Verdeau / Catégories : Europe, santé

https://youtu.be/DQDq8q3D25g

Autisme et vaccination : des zones d'ombre...
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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 22:01

Découverte du mode de transformation cancéreuse via le virus d’Epstein-Bar.

Découverte du mode de transformation cancéreuse via le virus d’Epstein-Barr

Des chercheurs de l’Inserm ont découvert quelle protéine provenant du virus d’Epstein- Barr (EBV) serait responsable de l’apparition de cancers chez certains individus.

En effet, cette protéine perturberait le processus de division cellulaire, ce qui augmenterait le risque de développer des tumeurs.

D’après leurs travaux, publiés dans Nature Communication, la mise au point d’un vaccin permettrait de limiter ce surrisque de cancer.

Près de 95 % de la population mondiale serait infectée par le virus d’Epstein-Barr qui persisterait ensuite dans l’organisme.

Or, si la plupart du temps, le pathogène se manifeste via une banale infection, il serait responsable chez certaines personnes de la survenue de cancers lymphatiques, de l’estomac ou du nasopharynx.

Une protéine virale cancérigène

Des scientifiques de l’unité franco-allemande « Microbiologie et maladies infectieuses » de l’Inserm ont réussi à expliquer ce phénomène : une protéine du virus, nommée BNRF1, induirait, par simple contact, des modifications qui provoqueraient des anomalies lors de la division des cellules.

Plus précisément, cette protéine fait que le nombre de centrosomes (qui permettent la distribution harmonieuse des chromosomes lors de la division cellulaire) est anormalement élevé.

En désorganisant ainsi le processus, cela entraîne une instabilité chromosomique propice au développement de tumeurs. Les spécialistes ont pu prouver l’implication de BNRF1 en supprimant le gène codant de cette molécule par génie génétique puis en infectant des souris avec le virus modifié.

En effet, ils ont observé la disparition de cette instabilité chromosomique provoquant le surrisque de cancer.

Chez l’Homme, le virus est souvent silencieux mais il peut parfois se multiplier et infecter les cellules voisines qui au contact de la fameuse protéine sous soumises à un risque accru de dégénérescence tumorales. « Le virus d’Epstein-Barr pourrait donc causer plus de cas de cancers que l’on ne soupçonnait.

Nous suggérons la mise au point d'un vaccin pour réduire la fréquence de contacts avec le virus d’Epstein-Barr et le risque de cancer associé » affirme Henri Jacques Delécluse, le directeur de cette unité de l’Inserm.

Plusieurs « prototypes » de vaccins existent déjà, certains sont basés sur des pseudo-particules virales découvertes en 2005 par cette même équipe.

Ces particules présentent une structure similaire à celle du virus classique mais s’avèrent non infectieuses car elles sont dépourvues d’ADN.

Face à la découverte de BNFR1, les scientifiques comptent maintenant inactiver la protéine dans ces particules inoffensives afin de mener des tests.

Source : Legeneraliste.fr ECRIT PAR

Roxane Curtet 10.02.2017

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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 20:08

La CSMF somme la ministre de la Santé d'étendre l'obligation vaccinale

10.02.2017

Mais que fait Marisol Touraine ?

Plus de deux mois après la remise du rapport Fischer sur la vaccination, la CSMF s'impatiente.

"La vaccination est un enjeu de santé publique primordial : le gouvernement ne peut laisser la population dans l’incertitude", tempête le syndicat de Jean-Paul Ortiz.

La Conf' réagit à la récente décision du Conseil d'Etat qui impose la disponibilité du DTP de base, à ce jour introuvable sur le marché. Le Conseil d'Etat a en effet donné mercredi six mois au ministère de la Santé pour rendre à nouveau disponible le vaccin protégeant uniquement contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite (DTP), au motif que l'obligation vaccinale ne concerne aujourd'hui que ces trois maladies.

Cette décision "met en jeu la responsabilité médicale des praticiens et donne raison aux associations de patients qui sont méfiantes au sujet des vaccins, notamment les tétravalents (DTP + coqueluche).

Or, la coqueluche reste une affection extrêmement grave chez le nourrisson, qui peut être évitée grâce à la vaccination", analyse la Conf'.

Et de réclamer en conséquence l'augmentation du nombre de vaccins obligatoires en France, à tous les vaccins aujourd'hui recommandés.

Un positionnement d'ailleurs préconisé fin novembre par le Comité Fischer. "Cette obligation temporaire permettrait d'améliorer une couverture vaccinale insuffisante et de restaurer la confiance des Français" dans les vaccins, estime la CSMF, qui "déplore" que la ministre de la Santé n'ait toujours pas fait connaître les suites qu'elle entend donner à ce rapport.

Marisol Touraine doit "prendre ses responsabilités", martèle la CSMF qui estime qu' "une décision forte et claire est nécessaire sur la politique vaccinale, en particulier sur le champ de l’obligation".

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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 07:46

Rôle du microbiote gastro-intestinal sur les lésions rénales et l'obésité .

Keerati Wanchai, MSc, Anchalee Pongchaidecha, Ph.D., Varanuj Chatsudthipong, Ph.D., Siriporn C. Chattipakorn, DDS, Ph.D., Nipon Chattipakorn, MD, PhD, Anusorn Lungkaphin, PhDcorrespondenceEnvoyer à l'auteur PhD Anusorn LungkaphinEmail à l'auteur PhD Anusorn Lungkaphin
Publié en ligne: December 06, 2016

L'obésité est associée à une maladie rénale, probablement due à une inflammation induite par l'obésité, une lésion podocytaire et un stress oxydatif dans le rein.

Elle est également liée à d'autres maladies, par exemple le diabète et l'hypertension, qui sont associées au développement et à la progression d'une maladie rénale chronique .

Fait intéressant, la dysbiose gastro-intestinale a été démontrée dans les cas d'obésité avec le développement et la progression de la maladie rénale.

Ainsi, la modification du microbiote gastro-intestinal en utilisant des probiotiques ou des prébiotiques ou les deux pour améliorer l'équilibre de la flore bactérienne est une approche potentielle pour la gestion de la maladie rénale associée à l'obésité.

Cette revue couvre les informations concernant l'association entre l'obésité et les lésions rénales, et elle examine les preuves d'un rôle hypothétique du microbiote gastro-intestinal dans ce contexte.

Des études décrivant les effets des traitements probiotiques et prébiotiques sur la maladie rénale montrent des résultats mitigés, bien que plusieurs suggèrent des avantages indiqués par des biomarqueurs associés à une lésion rénale, une uremie et une inflammation.

Des études supplémentaires sont nécessaires pour déterminer si ces interventions sont cliniquement efficaces dans la gestion des lésions rénales et des maladies rénales.

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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 21:13

Carton plein pour les Rencontres nationales de Lyme à Lons-le-Saunier
Le 11 février 2017,

Le monde médical et le grand public seront invités à assister à une journée d'échanges autour de la maladie de Lyme.

Le Professeur Perronne explique les tenants et les aboutissants de cette maladie peu connue.

La ville de Lons-le-Saunier, organisatrice des Rencontres nationales de Lyme du 11 février 2017 n’aura eu besoin de faire quasiment aucune publicité pour annoncer complet, tant la maladie intrigue et fait parler.

Durant toute une journée au Carcom, le médiatique Professeur Perronne, spécialiste français de la maladie et infectiologue enchaînera deux conférences ; le matin, destinée aux professionnels, et l’après-midi, au grand public. «

Cette maladie touche beaucoup de monde dans le Jura et plus largement, dans toutes nos régions boisées de l’Est.

La ville de Lons-le-Saunier s’est portée candidate pour accueillir un centre de soin expérimental et dans ce cadre, il était donc normal d’organiser une grande journée pour parler de cette maladie peu connue et reconnue », explique Benoit Chevrier, coordinateur de l’organisation.

Car si la maladie semble très ancienne, elle n’a été identifiée que dans les années 1980 dans la ville de Lyme, aux États-Unis.

Mais ce qui pose le plus de problème, c’est les formes variées qu’elle peut prendre.

« Après avoir été mordus par une tique, les symptômes peuvent être très nombreux ; fatigue, maux de tête, douleurs intestinales.

Mais ce qui pose le plus de problème, c’est que la maladie peut se déclarer plusieurs années après avoir été mordue, empêchant la plupart des médecins de relier les symptômes à la maladie », explique-t-il.

Autant de questions et d’interrogations auxquelles Christian Perronne se chargera de répondre durant une journée qui attirera 540 personnes sur deux conférences.

« Les gens vont venir de toute la région Bourgogne Franche-Comté, professionnels comme particulier. Très rapidement nous avons été complets, nous sommes donc au regret de ne plus pouvoir accueillir personne.

Mais si la manifestation fonctionne bien, il n’est pas impossible que l’on l’institutionnalise. »

39000 Lons-le-Saunier
Joffrey Fodimbi

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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 17:21

Vaccinations : Marisol Touraine ne pourra pas sortir du piège tendu par le Conseil d’Etat.

 

L’actuelle ministre de la Santé s’est piégée elle-même. Et elle a piégé celui (ou celle) qui lui succédera. Marisol Touraine n’a pas pris la mesure de la contestation « anti-vaccinale » qui prévaut aujourd’hui en France.

Elle n’a pas réussi à mettre un terme à la totale désorganisation de la production et de la distribution des spécialités vaccinales dans les pharmacies d’officine.

Mme Touraine s’est refusée à monter en première ligne lorsqu’un enfant a (dans son « fief électoral ») été victime d’un tétanos du fait des agissements d’un médecin aujourd’hui radié.

Elle a cru bien faire en organisant une « consultation nationale citoyenne » qui, in fine, s’est prononcée aux antipodes de ses attentes.

Ce faisant elle a suscité l’ire des milieux anti-vaccinaux qui lui en veulent de ne pas avoir jugé utile de répondre à une pétition lancée par le Pr Henri Joyeux qui revendique plus d’un million de signatures – pétition qui, précisément réclamait ce que le Conseil d’Etat vient de décider (en y ajoutant le retrait des adjuvants…).

Simple plaisanterie

Et voici que Marisol Touraine est radicalement désavouée par le jugement, logique autant que spectaculaire, rendu par le Conseil d’Etat.

La plus haute juridiction administrative française l’enjoint de prendre toutes les mesures pour que, d’ici à six mois, les vaccins contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite (DTP) soient disponibles en tant que tel (non associés à d’autres valences) sur le marché français.

Seule autre possibilité offerte à la ministre et au gouvernement : faire en sorte que « la loi évolue en élargissant le champ des vaccinations obligatoires ».

Dès la communication du jugement des magistrats du Palais Royal, Marisol Touraine, a annoncé qu’elle avait saisi les services du ministère de la santé et l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) « pour que l’Etat puisse mettre en œuvre la décision du Conseil d’Etat dans le délai imparti » 1. C’est là, tout simplement, une plaisanterie.

« Personne ne peut raisonnablement penser que l’Etat puisse de nouveau proposer en six mois ce vaccin qui n’existe plus et qui n’existe nulle part ailleurs, explique le Pr Daniel Floret, l’ancien président du Comité technique des vaccinations (CTV). 

Il faudrait élaborer un nouveau vaccin, ce qui nécessiterait des essais cliniques, une autorisation de mise sur le marché, une nouvelle chaîne de production… ».  Soit, au minimum plusieurs années.

Principal acteur concerné le géant pharmaceutique Sanofi dit attendre « les conditions de mise en œuvre de la décision du Conseil d’Etat ».

Vœux et moitié de boutades

Qu’espère Sanofi ?

A l’évidence un changement rapide des règles en matière d’obligation vaccinale.

Marisol Touraine explique que le travail qui suivra la décision du Conseil d’Etat « s’inscrira dans la réflexion engagée sur la politique vaccinale qui pourrait faire évoluer le cadre législatif actuel ».

Elle fait ici référence aux conclusions de sa « consultation citoyenne ».  

Fin 2016 le comité d’orientation de la concertation destinée à restaurer la confiance envers la vaccination, avait préconisé de rendre obligatoires les vaccins contre … onze infections virales et bactériennes:

« Considérant les exigences sociétales et les impératifs de santé publique, le comité conclut que la levée de l’obligation vaccinale est l’objectif à atteindre. Néanmoins, dans le contexte actuel de perte de confiance et de baisse de la couverture vaccinale, il lui apparaît nécessaire de réaffirmer le bien-fondé de la vaccination. Pour ce faire, le comité préconise un élargissement temporaire du caractère obligatoire des vaccins recommandés de l’enfant, assorti d’une clause d’exemption et de leur gratuité. »

Le Monde rapporte que Marisol Touraine avait estimé, le 31 janvier, en marge des vœux à la presse que c’était là « une forte incitation à rendre tout obligatoire ».

Puis elle avait ajouté que cette formule était une « demi-boutade ». Où l’on voit que les « vœux à la presse » sont un exercice à haut risque. Où l’on voit aussi que la ministre de la Santé ne devrait pas s’exercer à faire des boutades qui n’en sont pas.

1 Le Conseil d’Etat estime que dans ce dossier le ministre chargé de la santé dispose de plusieurs pouvoirs :

–    il peut sanctionner les laboratoires et entreprises qui ne respectent pas leur obligation d’élaborer et mettre en œuvre un plan de gestion des pénuries de vaccins et leur obligation de prévenir les risques de rupture de stock ;
–    il peut demander au ministre chargé de la propriété intellectuelle de soumettre le brevet d’un médicament au régime de la licence d’office afin d’assurer sa mise à disposition en quantité suffisante ;
–    il peut saisir l’Agence nationale de la santé publique, qui a le pouvoir de procéder à l’acquisition, la fabrication, l’importation et la distribution de médicaments pour faire face à leur commercialisation ou production insuffisante.

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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
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