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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 06:48

Le café, y compris le café décaféiné et le café décaféiné, et le risque de carcinome hépatocellulaire.

Une revue systématique et une méta-analyse dose-réponse

Oliver John Kennedy1, Paul Roderick1, Ryan Buchanan1, Jonathan Andrew Fallowfield2, Peter Clive Hayes2, Julie Parkes

Objectifs

Examiner l'association entre le café, y compris le café décaféiné et le café décaféiné, avec le carcinome hépatocellulaire (HCC) et évaluer l'influence de l'étiologie du HCC et une maladie du foie préexistante.

Conception

Nous avons effectué une revue systématique et une méta-analyse. Nous avons calculé les risques relatifs (RR) de HCC en fonction de la consommation de café contenant de la caféine et de la décaféiné en utilisant une méta-analyse à dose-réponse à effets aléatoires.

Nous avons testé la modification de l'estimation de l'effet par l'étiologie du HCC et la maladie du foie préexistante.

Nous avons jugé la qualité de la preuve en utilisant les critères de classement des évaluations, de développement et d'évaluation (GRADE).

Résultats

Nous avons trouvé 18 cohortes impliquant 2 272 642 participants et 2905 cas et 8 études cas-témoins, impliquant 1825 cas et 4652 témoins.

Deux tasses supplémentaires par jour de café ont été associées à une réduction de 35% du risque de HCC (RR 0,65, IC 95% 0,59 à 0,72).

L'association inverse était plus faible pour les cohortes (RR 0,71, IC 95% 0,65 à 0,77), qui étaient généralement de meilleure qualité que les études cas-témoins (RR 0,53, IC 95%: 0,41 à 0,69).

Il a été prouvé que l'association n'était pas modifiée de manière significative par une phase de maladie du foie ou par la présence ou l'absence de consommation élevée d'alcool, l'indice de masse corporelle élevé, le diabète de type 2, le tabagisme ou les virus de l'hépatite B et C.

Deux autres tasses de café décaféiné (2 et 3 études de cohorte, respectivement) ont été associées à des réductions de 27% (RR 0,73, IC 95% 0,63 à 0,85) et 14% (RR 0,86, IC 95% 0,74 à 1,00) Sous le risque de HCC.

Cependant, en raison du manque d'essais contrôlés randomisés, d'un biais de publication potentiel et d'absence de définition acceptée du café, la qualité de la preuve selon les critères GRADE était «très faible».

Conclusions

La consommation accrue de café contenant de la caféine et, dans une moindre mesure, le café décaféiné sont associés à un risque réduit de HCC, y compris dans une maladie du foie préexistante.

Ces résultats sont importants compte tenu de l'incidence croissante de HCC à l'échelle mondiale et de son mauvais pronostic.

Http://dx.doi.org/10.1136/bmjopen-2016-013739

Le café, y compris le café décaféiné et le café décaféiné, et le risque de cancer du foie.
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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 05:43

Mediator : le parquet demande un procès pour les laboratoires Servier et l’Agence du médicament

Le Monde.fr avec AFP

Le 24 mai 2017

Le renvoi du groupe pharmaceutique devant le tribunal correctionnel pour « tromperie aggravée, escroquerie, blessures et homicides involontaires et trafic d’influence » est requis.

Le parquet de Paris a demandé, mercredi 24 mai, le renvoi devant le tribunal correctionnel des laboratoires Servier et de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) dans le volet principal du scandale du Mediator.

Le parquet a annoncé avoir requis un renvoi du groupe pharmaceutique pour « tromperie aggravée, escroquerie, blessures et homicides involontaires et trafic d’influence ».

Il demande aussi un procès pour l’ANSM pour « blessures et homicides involontaires ».

L’agence est soupçonnée d’avoir négligé les alertes sur la dangerosité du produit de 1995 à 2009.

Le ministère public requiert le renvoi en correctionnelle de onze personnes morales (dont les laboratoires Servier et l’ANSM) et quatorze personnes physiques.

Ces réquisitions font suite au rejet par la cour d’appel de Paris, mercredi, des derniers recours déposés par les laboratoires Servier, qui avaient notamment demandé l’annulation de leur mise en examen.

Leur avocat a immédiatement annoncé que le groupe pharmaceutique allait former un pourvoi en cassation, qui n’est toutefois pas suspensif.

« Enfin, le procès va avoir lieu », avait réagi avant les réquisitions Charles Joseph-Oudin, avocat de parties civiles, rappelant que « la première plainte [avait] été déposée en décembre 2010 par une victime aujourd’hui décédée des suites de sa valvulopathie imputable au Mediator ».

Consommé pendant plus de trente ans par 5 millions de personnes en France, l’antidiabétique, largement détourné comme coupe-faim, a été retiré du marché en novembre 2009.

Selon différentes études, il pourrait être responsable à long terme de la mort de 500 à 2 100 personnes.

Six ans d’instruction



Nullités d’actes d’enquête, de mises en examen, demandes d’auditions : Servier se livre depuis le début de l’enquête à un bras de fer avec la justice, une attitude qualifiée de « manifestement dilatoire » par les juges d’instruction parisiens qui enquêtent depuis février 2011 sur ce scandale sanitaire.

Sur six ans d’instruction, trois ont été « exclusivement consacrés à la procédure à la suite de multiples demandes et recours faits par la défense des mis en cause », avait déploré en janvier le procureur de la République de Paris, François Molins.

Dans cette information judiciaire pour « tromperie, escroquerie, prise illégale d’intérêt » ou encore « trafic d’influence », vingt-six personnes sont mises en examen : des sociétés de la galaxie Servier, des dirigeants du groupe, des fonctionnaires, des médecins ou encore une ex-sénatrice, soupçonnée d’avoir été en lien avec la société.

S’il a lieu, le procès se tiendra en l’absence du principal protagoniste, Jacques Servier, fondateur du groupe, mort en 2014 à 92 ans.

Mediator : le parquet demande un procès pour les laboratoires Servier et l’Agence du médicament.
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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 05:00

Fumer régulièrement du cannabis à l'adolescence affecte-t-il les résultats scolaires et le diplôme obtenu ?

Cela dépend de l'âge d'initiation à cette drogue, mettent en évidence des neuroscientifiques de l'Inserm.

Fumer régulièrement du cannabis avant l'âge de 16 ans altère le développement cérébral, en particulier les capacités de mémorisation et d'apprentissage, révélait une étude en 2016.

Ce qui découle sur de moins bons résultats scolaires ?

Oui, selon des travaux réalisés par des neuroscientifiques de l'Inserm et publiés en mai 2017 dans la revue International Journal of Epidemiology.

"Les jeunes ayant débuté la consommation de cannabis avant l'âge de 17 ans ont 60 % plus de risques que les non-usagers de ne pas dépasser le baccalauréat", nous explique Maria Melchior, chercheuse de l'Institut Pierre Louis d’épidémiologie et de santé publique (Paris) et principal auteur de ces travaux.

Un échec scolaire plus prononcé chez les filles
L'équipe de l'Inserm s'est basée sur les données d'une cohorte comprenant 1.103 personnes âgées de 25 à 35 ans.

Parcours scolaire, comportement dans l'enfance, milieu social d'origine ont été pris en compte.

"Certaines études prétendent que la consommation de cannabis durant l’adolescence prédit le niveau d’études atteint plus tard, mais elles ne prennent pas en compte de nombreux facteurs qui rendent certains jeunes plus susceptibles de consommer du cannabis de manière précoce que d’autres, tels que les caractéristiques familiales ou encore les difficultés psychologiques ou scolaires", expliquent les chercheurs.

Afin de comparer les consommateurs précoces (ayant débuté avant l'âge de 17 ans) et non précoces (à 17 ans ou après) aux non-usagers, des scores de "propension" (probabilités) ont été calculés à partir des caractéristiques socio-démographiques des participants et de leurs parents, et intégrés aux analyses. Verdict : les consommateurs précoces ont 60 % plus de risques de ne pas dépasser le baccalauréat.

Toutefois, l'étude montre que les jeunes ayant initié la consommation de cannabis plus tardivement (à 17 ans ou après) ont un niveau de diplôme comparable aux non consommateurs.

Dernier constat de ces travaux, la consommation précoce de cannabis et le niveau d’études semblent plus fortement associés chez les jeunes filles que chez les jeunes garçons.

"Chez les filles, la consommation de cannabis avant 17 ans double la probabilité de ne pas poursuivre d'études supérieures par rapport à celles qui ne consomment pas du tout cette substance", nous précise Maria Melchior, qui n'a pas encore identifié les raisons de cette différence entre les deux sexes.

"Le recul de l’âge d’initiation de l’usage du cannabis est un objectif de santé publique majeur "

Pour cette spécialiste, ces travaux montrent que la consommation précoce de cannabis "peut induire des difficultés scolaires, se traduisant à terme par un niveau d'études inférieur à celui obtenu par des non-usagers, et ce quel que soit le milieu social, les difficultés psychologiques ou scolaires des jeunes." La baisse de motivation, les problèmes de mémorisation et de concentration expliqueraient ces observations.

"Dans un contexte où, en France, un collégien sur dix (un sur cinq en 3e) et près d’un lycéen sur deux a déjà expérimenté le cannabis, le recul de l’âge d’initiation de l’usage de ce produit est un objectif de santé publique majeur ", estiment les chercheurs.

Fumer régulièrement du cannabis avant l'âge de 16 ans altère le développement cérébral, en particulier les capacités de mémorisation et d'apprentissage.

Collomb : l’usage de cannabis bientôt puni par une simple contravention

Le Monde.fr avec AFP







Le 25 mai 2017

Le ministre de l’intérieur veut mettre en œuvre cette promesse électorale du candidat Macron d’ici trois ou quatre mois.

Des contraventions pour réprimer l’usage de drogue seront mises en place « dans les trois-quatre mois », a déclaré, mercredi 24 mai, le ministre de l’intérieur Gérard Collomb, sur RMC-BFMTV.

Dans son programme pour la présidentielle, Emmanuel Macron prévoyait d’instaurer une simple contravention pour l’usage et la détention de cannabis, au lieu d’une éventuelle peine de prison et un passage devant un tribunal.

« Nous lançons sans attendre les mesures de réflexion et de concertation sur le sujet pour une mise en œuvre d’ici à la fin de l’année », a précisé l’entourage du ministre de l’intérieur.

Le Canada ouvre la voie à la légalisation du cannabis

Par Anne Pélouas (Montréal, correspondance)

Le 14 avril 2017

Promesse de campagne de Justin Trudeau, la consommation et la possession de cette drogue à des fins récréatives pourraient être autorisées à partir du 1er juillet.

En campagne électorale, Justin Trudeau avait promis d’empêcher le cannabis de « tomber entre les mains des enfants et les profits entre celles des criminels » en autorisant et réglementant sa consommation.

Après des mois de consultations, le premier ministre canadien a déposé jeudi 13 avril un projet de loi qui légalisera l’usage du cannabis à partir du 1er juillet et encadrera strictement la production et la vente de cette drogue.

Mais de nombreuses questions restent en suspens quant à l’application d’une loi qui suscite réactions et inquiétudes dans le milieu de la santé et dans les provinces et territoires qui en seront en bonne partie chargés.

Le projet est « vague », plein d’incertitudes et ne prévoit aucun transfert fédéral aux autres niveaux de gouvernements, dénonce ainsi la ministre québécoise de la santé publique, Lucie Charlebois.

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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 04:52

Le centre de recherche botanique des Kew Gardens, jardins botaniques londoniens, a publié jeudi 18 mai 2017 son rapport annuel « Etat des lieux dans plantes mondiales ».

Il répertorie 28.187 plantes possédant des vertus médicinales, versus 17.810 en 2016.

Pour la deuxième année consécutive, le centre de recherche botanique des Kew Gardens dresse l’inventaire des plantes mondiales reconnues comme possédant des vertus médicinales.

Il se base sur plus de 140 sources de type pharmacopées, bases de données et dictionnaires de plantes médicinales ainsi que publications et législations sanitaires. En 2017, il recense ainsi 28.187 plantes aux propriétés médicinales, soit un chiffre en progression de 59 % par rapport à 2016.

Une pratique ancestrale au goût du jour.

Les plantes sont utilisées pour se soigner dans de nombreuses régions du monde : Afrique, Asie, Amérique centrale et du Sud...

En Chine, les autorités sanitaires prévoient même de fusionner médecine moderne (maladies aigües) et médecine traditionnelle à base de plantes (maladies chroniques) dans leur système public de santé.

Et les pays occidentaux montrent un véritable engouement pour la phytothérapie : le rapport nous apprend que 90% de la population allemande, par exemple, utilise des médicaments à base de plantes.

Les pharmacopées européennes s’étoffent d’ailleurs régulièrement de plantes issues de médecines traditionnelles chinoise ou ayurvédique, une forme de médecine traditionnelle indienne.

« Moins de 16% des espèces utilisées dans des remèdes sont citées dans des publications médicales »

Parmi les espèces nouvellement mises en évidence par le rapport, des centaines présenteraient un intérêt dans la prévention et le traitement des démences, du diabète, et même de la malaria.

Certaines familles botaniques, comme les Fabacées, les Moracées ou encore les Apocynacées, contiennent plus de plantes médicinales que d’autres.

Les chercheurs recommandent de focaliser en priorité les recherches sur ces familles botaniques dans les futurs programmes de recherche de composés actifs médicamenteux. Ils notent également que, malgré leur potentiel, « moins de 16% des espèces utilisées dans des remèdes sont citées dans des publications médicales ».

Attention au nom commercial !

D’autre part, le rapport souligne l’importance d’une appellation correcte de la plante par son nom scientifique. Par exemple, le nom commercial "ginseng" peut correspondre à 15 espèces différentes ayant chacune leurs propres caractéristiques biochimiques et propriétés thérapeutiques.

Or, une confusion peut se révéler très dangereuse : depuis 2003, suite à une confusion entre deux plantes chinoises ayant le même nom commun, des centaines de patients traités dans une clinique belge doivent se faire dialyser à vie. Enfin, le rapport précise que le portail du MPNS (Medicinal Plant Names Services) permet dorénavant aux opérateurs économiques de retrouver, pour une même plante, les noms (commun et scientifique) des plantes et leurs équivalences étrangères via une norme ISO s’appliquant aux médicaments.

PROTECTION.

L’avenir des plantes aux vertus thérapeutique est probablement assez radieux, encore faut-il être bien conseillé afin que leurs toxicité et contre-indications éventuelles soient prises en compte lors d’un traitement.

Reste un nuage sombre : la diminution de la biodiversité à l’échelle mondiale, qui nous fait perdre chaque jour des espèces potentiellement utiles sur le plan thérapeutique.

Sur les 28.187 plantes médicinales répertoriées dans ce rapport, 1 280 seraient protégées par la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction).

Par Kathryn Rhiannon

Augmentation de 59% des plantes thérapeutiques répertoriées en un an.
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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 10:45

Coeur et cerveau : éclaircissements sur leur lien


Les relations entre cerveau et coeur intriguent et fascinent depuis longtemps.

Certains pensaient autrefois que l’âme ou les émotions se situaient dans le coeur.

Si l’on sait qu’il n’en est rien, c’est pourtant bien une structure cérébrale, l’amygdale, impliquée dans le traitement des émotions, en particulier dans le ressenti de la peur, qui est aujourd’hui mise en cause dans la physiopathologie des maladies cardiovasculaires.


Le stress aigu est déjà reconnu comme étant un facteur déclenchant brutal d’affections cardiaques, la maladie de tako-tsubo en étant l’une des illustrations le mieux connues.


Le stress chronique favorise, quant à lui, certaines maladies cardiovasculaires (cf. l’article de M. Goldberg et M. Zins, p. 24).

Il est considéré comme l’un des facteurs de risque de la maladie coronaire.


Les mécanismes du stress chronique dans la pathogenèse des maladies cardiovasculaires sont cependant mal connus.

Ils impliquent le cerveau, en particulier un ensemble de structures complexes participant
au traitement des émotions, à la sensation de peur ainsi qu’à la mémoire traumatique.

Parmi ces structures cérébrales, l’amygdale joue un rôle important, menant à des modifications hormonales et du système sympathique, notamment.

Il est en effet connu que la réponse au stress médiée par le système sympathique fait intervenir l’amygdale.


Par ailleurs, il a déjà été montré sur des modèles murins que le stress augmentait la prolifération médullaire de cellules du système hématopoïétique, accroissait la production de cytokines et favorisait l’athérosclérose.


Une étude originale et élégante, publiée récemment dans The Lancet, s’est intéressée au lien entre l’activité de l’amygdale cérébrale et les événements cardiovasculaires (1).

Elle a analysé l’activité métabolique amygdalienne mesurée par la captation de fluorodésoxyglucose (18F-FDG) de près de 300 patients qui n’avaient pas de maladie cardiovasculaire à leur inclusion.

La captation de 18F-FDG a également permis de mesurer l’activité de la moelle osseuse, l’activité splénique et l’inflammation artérielle médiée par les macrophages.

Les auteurs ont ainsi pu montrer une association entre l’activité de l’amygdale, celle de la moelle osseuse et l’inflammation artérielle (r = 0,47 et r = 0,49 ; p < 0,0001).

De plus, cette étude révèle qu’il existe un lien significatif entre l’importance de l’activité
amygdalienne et le risque d’événements cardiovasculaires ultérieurs (HR = 1,59 ; p < 0,0001) sur un suivi longitudinal de 3,7 ans.

Cette association reste significative après ajustement sur les facteurs de risque cardiovasculaire usuels.

Parallèlement, les auteurs ont montré (sur13 patients seulement) que le niveau de stress était corrélé à l’activité amygdalienne.

Par conséquent, les résultats de cette étude suggèrent que des structures cérébrales (en l’occurrence l’amygdale) pourraient être impliquées dans les mécanismes reliant le stress aux événements cardiovasculaires.


Le stress favoriserait l’inflammation artérielle par l’activation médullaire hématopoïétique.

Cela peut s’expliquer par la migration potentielle de monocytes activés par le stress, lesquels migreraient dans la paroi artérielle, où ils activeraient l’athérosclérose.


Certes, cette étude a des limites et pose de nombreuses questions.

Démontrer une association n’est pas démontrer un lien de causalité.


D’autres études longitudinales et d’intervention sont nécessaires pour mieux établir les corrélats anatomofonctionnels du lien entre stress et événements cardiovasculaires.

Il n’en demeure pas moins vrai que cette étude ouvre des perspectives passionnantes pour la compréhension des effets du stress sur les maladies cardiovasculaires.

Elle souligne également l’intérêt potentiel d’une prise en compte accrue du niveau et de la gestion du stress dans notre pratique quotidienne.
 

 

* Institut de cardiologie,
hôpital de La Pitié-Salpêtrière, AP-HP, Paris.
** CNRS UMR 8242, université Paris-Descartes ;
fondation ophtalmologique
Adolphe-de-Rothschild, Paris.
Pr G. Helft*,
Dr S. Chokron**
1. Tawakol A, Ishai A, Takx RA
et al. Relation between resting
amygdalar activity and cardiovascular
events: a longitudinal
and cohort study. Lancet
2017;389(10071):834-45.

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts en relation avec cet article.

La Lettre du Cardiologue • N° 505 - mai 2017

 

 Coeur et cerveau dans la &quot;Lettre du Cardiologue&quot;  : éclaircissements sur leur lien.
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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 08:30

La maladie de Lyme reste bien mystérieuse Alors que cette affection est en augmentation en France, chercheurs et autorités sanitaires se mobilisent pour une meilleure prise en charge.

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 23.05.2017

Longtemps négligée, la maladie de Lyme occupe aujourd’hui une place dans le débat public.

L’Institut national de la recherche agronomique (Inra) a organisé vendredi 19 mai une conférence de presse avec des chercheurs spécialisés, et l’organisation américaine Ilads (International Lyme and Associated Diseases Society) a tenu vendredi 19 et samedi 20 mai un congrès à Paris, alors que se tenait la journée mondiale de cette maladie, pour faire reconnaître sa forme chronique.

Caractérisée dans les années 1970 aux Etats-Unis dans la ville de Lyme (Connecticut), cette affection est transmise à l’homme par une piqûre de tique Ixodes, infectée par une bactérie appelée Borrelia burgdorferi, de la famille des spirochètes.

Son incidence augmente.

En France, 33 202 nouveaux cas ont été recensés en 2015 (26 146 en 2014) par le réseau de médecins Sentinelles, selon Santé publique France.

Il y en aurait bien plus selon les associations.

« On en sait encore trop peu sur ces parasites et les agents infectieux qu’ils transportent », ont souligné les chercheurs de l’INRA, pour qui les maladies transmises par les tiques sont devenues au fil des ans « un problème important de santé publique et vétérinaire ».

Les associations de patients se mobilisent dans le monde entier depuis des années.

Dans certains cas, la piqûre de tique provoque une éruption cutanée circulaire (érythème migrant).

La personne prend alors un traitement antibiotique qui, la plupart du temps, est efficace.

Mais souvent, la piqûre est indolore, et les symptômes n’apparaissent qu’au bout de quelques semaines, voire de plusieurs mois. «

Le polymorphisme de la maladie de Lyme en fait une infection complexe, à l’instar de ce qu’était la syphilis », notait récemment l’Académie de médecine. Grande fatigue, symptômes articulaires, musculaires, neurologiques… ils sont variés et peuvent être très invalidants.

Le diagnostic est donc parfois difficile à poser et la prise en charge compliquée.

D’autant plus que les tests d’aide au diagnostic, une vingtaine en France, sont imparfaits, comme l’avait montré un rapport de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) en novembre 2016.

« Dans certains cas, le diagnostic de la maladie de Lyme de personnes qui se sont fait piquer est négatif, même si elles présentent les symptômes », a expliqué Muriel Vayssier-Taussat, chef du département scientifique santé animale de l’INRA lors de la conférence de presse.

Une soixantaine de micro-organismes (parasites, bactéries, virus) ont aujourd’hui été identifiés, susceptibles d’être transmis par les tiques.

La plupart ne sont pas détectés par les tests actuels.

Or, certains sont responsables de maladies comme l’encéphalite à tiques, la babésiose…

Il peut aussi y avoir des co-infections. Lors d’une collecte de 267 tiques Ixodes ricinus venant des Ardennes françaises, la moitié était porteuse d’agents pathogènes.

Parmi ces tiques infectées, 50 % étaient co-infectées, avec jusqu’à 5 pathogènes, notamment des bartonelles et des rickettsies, ont constaté l’équipe de l’Inra et ses partenaires.

« Ces phénomènes pourraient expliquer les symptômes atypiques chez de nombreux patients », indique Muriel Vayssier-Taussat.

Aux Etats-Unis, les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) viennent d’alerter sur l’apparition d’une nouvelle maladie transmise par ces arthropodes : l’encéphalomyélite de Powassan.

Seuls 75 cas y ont été recensés au cours des dix dernières années.

Pour y voir plus clair, un projet sur la physiopathologie des maladies transmissibles par les tiques, appelé OH Ticks, a été lancé en janvier.

Coordonné par Muriel Vayssier-Taussat, avec l’Institut Pasteur, des médecins du réseau Sentinelles et des CHU, il prévoit de prélever 200 patients séronégatifs à Lyme.

« Ce projet vise à trouver les techniques qui permettront de prouver le lien épidémiologique entre la piqûre de tique, la présence d’un microbe et les symptômes chez l’hôte », souligne l’Inra.

Actions en justice

Les associations de malades de Lyme multiplient les poursuites. « Environ 200 plaintes sont d’ores et déjà engagées au nom des patients à l’encontre des principaux fabricants de tests sérodiagnostics : bioMérieux, DiaSorin et Siemens », explique Julien Fouray, avocat au côté de Catherine Faivre, à l’origine de cette action.

Au total, « nous sommes saisis par un demi-millier de patients », poursuit Me Fouray. Les avocats veulent également engager la responsabilité pénale du Centre national de référence sur la maladie de Lyme de Strasbourg.

« On comprend la détresse des patients, mais on a toujours développé des tests suivant les références internationales », avait déclaré à l’AFP, début mars, le directeur général du groupe bioMérieux, Alexandre Mérieux.

Par ailleurs, plusieurs médecins sont convoqués par la Sécurité sociale et poursuivis par l’ordre des médecins pour avoir proposé des tests et traitements non conventionnels.

Une enquête de Sciences & avenir a montré l’existence de pratiques non validées scientifiquement proposées à de nombreux malades.

Parallèlement, des travaux menés avec l’Institut Pasteur et le Génoscope d’Evry, entre autres, portent sur l’analyse du génome de la tique et de son microbiote, grâce au séquençage haut débit.

« Des projets sont également en cours pour développer un nouveau test basé sur des biopsies cutanées chez l’homme en utilisant la spectrométrie de masse », souligne la Dr Nathalie Boulanger, responsable de ce projet à l’université de Strasbourg, avec le centre national de référence (CNR) sur la maladie de Lyme et une équipe CNRS.

D’autres questions sont posées : la génétique joue-t-elle un rôle ?

Comment expliquer que certaines races de chiens ou de chevaux développent la maladie et pas d’autres ?

La recherche constitue l’un des cinq axes du plan de lutte contre la maladie de Lyme lancé en septembre 2016 par l’ancienne ministre de la santé Marisol Touraine.

« Pleinement conscients qu’il existe des formes de la maladie mal connues et donc mal soignées, le ministère chargé de la santé et ses partenaires ont engagé des actions pour renforcer l’expertise et le diagnostic de cette maladie », souligne-t-on à la direction générale de la santé.

Eviter les errances thérapeutiques

Autre grand chantier en cours : proposer une prise en charge adaptée.

Une réunion s’est tenue à ce sujet jeudi 18 mai à la Haute Autorité de santé (HAS) avec les experts et les représentants de malades.

« Comment on traite les patients ?

Et par qui ? Voilà les questions auxquelles on doit répondre », souligne Michel Laurence, responsable du service des bonnes pratiques professionnelles à la HAS.

Pas simple. « L’objectif est de pouvoir répondre aux patients et à leurs souffrances, et leur éviter d’aller d’un praticien à un autre », explique-t-il.

Beaucoup relatent des années d’errance thérapeutique et de rejet. Ainsi Laurence, alors âgée de 34 ans, ne comprenait pas l’origine d’une très grande fatigue.

Elle devait se faire opérer de la thyroïde, qui avait gonflé. « J’avais l’impression que j’étais envahie par quelque chose à l’intérieur de moi et je n’avais plus aucune énergie », raconte cette conseillère d’orientation et psychologue.

Une antibiothérapie calme temporairement les symptômes.

Puis elle souffre d’affections cutanées, d’infections urinaires, de douleurs articulaires.

En tout, une quinzaine de symptômes.

Son médecin lui dit : « C’est psychologique. »

Elle doit arrêter de travailler, commence à chercher sur Internet et trouve la maladie de Lyme. Habitant dans le Limousin, où les tiques sont très présentes, elle se souvient alors d’une rougeur derrière le genou.

Un test est positif.

Le diagnostic est posé six ans après les premiers symptômes.

Aujourd’hui, Laurence, âgée de 48 ans, est encore fatiguée, souffre de douleurs musculaires, mais va mieux. Habitant aujourd’hui à Saint-Brieuc, elle a changé sa façon de vivre.

Comme d’autres patients, elle a souvent été en colère.

Ce que dénonce aussi Sophie Benarrosh, touchée par cette maladie, dans un livre Non ce n’est pas dans ma tête (Leduc. S-Editions, 256 pages, 18 euros).

De même, Marie-Pierre Samitier retrace l’histoire de la maladie et sa complexité dans Le Mystère Borrelia (Lemieux Editeur, 160 pages, 16 euros).

Depuis des années, le professeur Christian Perronne, spécialiste de cette pathologie émergente, chef de service en infectiologie à l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches (Hauts-de-Seine), se bat contre le déni.

« On voit encore trop de patients orientés vers la psychiatrie alors qu’ils avaient la maladie de Lyme », dénonce-t-il.

D’autres tempèrent. « Notre hantise est de passer à côté d’un autre diagnostic », explique la docteur France Roblot, présidente de la Société de pathologie infectieuse de langue française,pour qui « la maladie de Lyme n’est pas une maladie émergente ».

« Il faut être humble, on manque de connaissance mais il ne faut pas raconter de sornettes au patient », poursuit-elle.

Elle cible sans les nommer des médecins qui proposent des solutions non validées scientifiquement.

Les avis restent divisés entre ceux qui craignent un surdiagnostic de la maladie et d’autres qui dénoncent une grave sous-évaluation.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/sciences/article/2017/05/23/la-maladie-de-lyme-reste-bien-mysterieuse_5132274_1650684.html#TOdqOXVrycO5UoK9.99

La maladie de Lyme reste bien mystérieuse Alors que cette affection est en augmentation en France, chercheurs et autorités sanitaires se mobilisent pour une meilleure prise en charge.
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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 05:47

Des chercheurs de l'Inra lanceront à l'été 2017 une application permettant aux personnes piquées par une tique de trouver des informations sur la manière d'agir.

À partir de ces signalements sera réalisée une carte de France des zones à risque.

Même si la maladie de Lyme est de plus en plus médiatisée, les connaissances scientifiques sur les tiques restent limitées et nombre de questions persistent : peut-on se faire piquer en hiver et en été alors qu’il est admis que les périodes propices sont le printemps et l’automne ?

Y a-t-il des heures où les tiques sont plus actives et piquent davantage ?

Les forêts, parcs urbains et jardins sont-elles vraiment les zones les plus à risque ?

Pour répondre à ces questions, l'Institut national de la recherche agronomique (Inra) lancera dès l'été 2017 un projet de sciences participatives baptisée Citilicks.

"Il s'agit d'une application smartphone permettant aux personnes qui se sont fait piquer par une tique, ou dont l'animal de compagnie en a été victime, non seulement d'avoir des informations sur la manière d'agir mais aussi de le signaler", explique Jean-François Cosson, directeur de recherche à l'Inra et en charge de ce projet, lors d'un point presse le 19 mai 2017 à Paris.

L'objectif ?

Réaliser d'ici quelques années une cartographie de France des tiques, à l'échelle du canton.

Découvrir de nouveaux pathogènes transmis par les tiques

L'application sera d'abord accessible aux habitants du Grand Est, puis de toute la France.

"L'idée vient de nos voisins suisses qui ont obtenu via leur application près de 7.000 déclarations de piqûres de tiques en 18 mois", se réjouit le chercheur.

En parallèle de l'application, les chercheurs comptent lancer une collecte massive des coupables.

"Au lieu de jeter à la poubelle ou de brûler l'insecte, mieux vaudra nous l'envoyer - en respectant quelques consignes - afin de faire avancer la recherche", ajoute-t-il.

Par ce biais, les chercheurs de l'Inra espèrent découvrir de nouveaux pathogènes transmis par les tiques. "À l'heure actuelle, on connait une soixantaine de microorganismes transmis par ces insectes, mais grâce au séquençage à haut débit, l'on espère pouvoir en découvrir d'autres et proposer des tests de dépistage efficace d'ici 2019", précise Muriel Vayssier-Taussat, chef du département Santé animale de l'Inra.

Des recherches similaires seront réalisées sur les chiens, les chevaux et les bovins, autres victimes des tiques.

Mais le travail s'annonce colossal car, contrairement à ce que l'on pourrait penser, toutes les tiques ne sont pas infectieuses.

"Une tique sur deux, telle qu'Ixodes ricinus (la plus courante en France), peut être infectée par une bactérie pathogène pour l'homme, comme Borrelia (responsable notamment de la maladie de Lyme), et 25 % de ces insectes présentent deux pathogènes", précise Muriel Vayssier-Taussat.

Pour corser davantage la tâche des scientifiques, beaucoup de personnes ne réalisent pas qu'elles se sont fait piquer.

"Seuls 10 % des victimes développent des symptômes", ajoute la spécialiste. Les chercheurs soupçonnent qu'il existe, comme pour les moustiques, des "peaux à tiques".

"Une forte concentration en CO2 dégagée par la proie pourrait attirer les tiques, comme cela attire les moustiques", avance Gwenaël Vourc'h, directrice de recherche de l'Inra et spécialiste de la transmission des maladies infectieuses de l'animal à l'homme.

Mais cela reste à démontrer. Les tiques en hausse à cause des écureuils de Sibérie ?

En attendant l'aide du grand public, les chercheurs de l'Inra ont déjà commencé leur cartographie des zones à risque. Ils ont passé au peigne fin deux grandes zones boisées autour de Toulouse et de la Bretagne.

"Nous avons récolté 12.000 tiques en deux ans, ce qui nous a permis de constater que ces animaux sont davantage présents dans les forêts feuillus où se trouvent les chevreuils", explique Gwenael Vourc'h.

Plutôt logique puisque les tiques aiment se nourrir de leur sang. Ces dernières aiment aussi celui... des Tamias de Sibérie (l'écureuil de Tic et Tac), qui prolifèrent dans les forêts françaises.

"Vendu dans les animaleries depuis les années 60, cet écureuil est en fait peu domesticable et est relâché par ses propriétaires, lassés de sa compagnie", déplore la spécialiste.

Ce qui laisse penser que le nombre de tiques a augmenté en France ces dernières années, sans que les chercheurs ne puissent encore le certifier, faute de données.

"Toutefois, des études ont déjà mis en évidence un lien entre le réchauffement climatique et la hausse du nombre de tiques ces dernières décennies dans les pays nordiques et en altitude", conclut Gwenael Vourc'h.

Lyme: une appli pour la conduite à tenir en cas de morsure de tique. Citilicks par l'INRA.
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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 05:38

Des chercheurs ont testé chez l'homme l'urolithine A, un composé de la grenade qui pourrait avoir des effets anti-vieillissement.

Les premiers résultats sont prometteurs. Les chercheurs de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) ont-ils fait une découverte musclée ?

Leurs travaux, publiés en 2016 dans la revue Nature Medicine montrait un mécanisme inédit d'une molécule contenue dans la grenade qui, une fois transformée par les bactéries intestinales, devient capable de lutter contre certains effets du vieillissement.

Le premier essai chez l'homme, mis en place par la start-up Amazentis, s'est révélé concluant et ses résultats seront présentés le vendredi 28 avril 2017 à Barcelone, lors de la Conférence internationale sur la recherche consacrée à la fragilité et la sarcopénie (ICFSR).

L'urolithine A, testée chez des personnes âgées Concrètement, des composés appelés "tanins ellagiques" et contenus dans la baie sont transformés (après ingestion) par les bactéries de l'intestin en urolithine A.

Une molécule capable de restaurer le bon nettoyage des mitochondries, processus appelé "mitophagie" qui s'altère avec le vieillissement entraînant de la faiblesse musculaire, de la diminution de la masse musculaire ou encore des maladies métaboliques liées à l'âge.

Pour rappel, les mitochondries sont les générateurs d'énergie dont sont remplies nos cellules.

Testée chez le ver C. elegans, modèle d'étude plébiscité dans la recherche sur le vieillissement (à 8 jours, il est déjà un ancêtre), l'urolithine A avait permis de prolonger sa durée de vie de 45 %.

Puis, chez les rongeurs, souris et rats, elle avait entraîné une endurance à la course de 42 % plus élevée.

"Le fait que cela marche chez deux espèces aussi éloignées l'une de l'autre nous laisse espérer que cela fonctionne chez l'homme, ce qui est le but final de nos recherches", expliquait alors à Sciences et Avenir Johan Aumerx, co-auteur de l'étude et professeur à l'EPFL.

C'est désormais chose (presque) faite.

La société Amazentis a dévoilé les résultats de ses premiers essais cliniques réalisés en France chez 60 sujets âgés en bonne santé. Il ne s'agit pour le moment que d'une première phase destinée à vérifier la tolérance de la molécule, déterminer sa biodisponibilité (quantité absorbée en fonction de la dose administrée) et son effet.

"L'administration orale d'urolithine A a augmenté l'expression de gènes mitochondriaux dans le tissu musculaire humain après un traitement de 4 semaines"

L'étude randomisée en double aveugle a consisté dans un premier temps à administrer la molécule, à des doses de plus en plus élevées (de 250 à 2000mg).

Ensuite, les volontaires ont reçu un traitement (avec des doses de 250 mg à 1000 mg) durant 4 semaines et les chercheurs ont évalué leur impact sur des marqueurs spécifiques.

Résultat, aucun effet indésirable n'a été enregistré dans l'expérience et l'urolithine A augmentait significativement les marqueurs de l'activité mitochondriale et de la fonction musculaire.

Les deux étant très imbriqués puisque, selon Amazentis, il existe un lien fort entre la faible mobilité des personnes âgées et le déclin de la fonction mitochondriale dans le muscle squelettique.

Des résultats qui devraient être prochainement publiés dans The Journal of Frailty & Aging.

"C'est réjouissant de voir que l'administration orale d'urolithine A a augmenté l'expression de gènes mitochondriaux dans le tissu musculaire humain après un traitement de 4 semaines", a commenté Johan Aumerx.

Reste à creuser les mécanismes physiologiques en cause et à prouver ces résultats sur davantage de patients lors des prochaines phases d'essais cliniques. Ne pas dégoupiller la grenade immédiatement

Mais ne vous réjouissez pas trop vite en vous ruant sur le fruit.

En effet, d'après une étude, tout le monde ne possède pas les bactéries capables de transformer les tanins ellagiques en urolithine A.

Amazentis développe donc des extraits d'urolithine A à administrer directement pour parer à cela.

En outre, en imaginant que vos bactéries intestinales soient capables de synthétiser de l'urolithine A, sachez que les tanins ellagiques sont présents dans la partie jaune du fruit, le péricarpe.

Exit donc les graines séchées qui n'en contiennent pas (ou très peu).

Dans les jus, la teneur en tanins ellagiques dépend du type de grenade, de la partie utilisée...

Pour avoir une idée de leur présence dans l'extrait du fruit que vous pouvez consommer, mieux vaut se fier au goût astringent dont ils sont responsables.

L'urolithine A, un composé de la grenade et ses effets anti-vieillissement par son action sur les mitochondries.
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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 05:25

Une étude américaine présentée lors des sessions scientifiques de l’American Heart Association attribue à la cannelle une action anti-stockage des graisses.

Une propriété amincissante qui permettrait d’allier l’utile à l’agréable en cuisine, à condition de ne pas en abuser.

La cannelle favorise-t-elle l’élimination des graisses ?

Cette nouvelle propriété, présentée le 6 mai lors des sessions scientifiques 2017 de l'American Heart Association, s’ajoute au palmarès des vertus thérapeutiques traditionnellement associées à cette épice, en médecine chinoise notamment.

Pourtant sa consommation quotidienne ne devrait pas être excessive, surtout lorsqu’elle provient de Chine ou d’Indonésie.

Consommée depuis l’Antiquité, l’écorce de cannelle est traditionnellement indiquée en cas de douleurs gastro-intestinales spasmodiques légères comprenant ballonnements et flatulences, ou encore en cas de diarrhée légère (1).

L’activité antibactérienne de son huile essentielle a été démontrée sur plusieurs espèces en laboratoire (Escherichia coli, Staphylococcus aureus, Salmonella typhimurium…).

En outre, l’huile essentielle de cannelle inhibe la croissance de nombreux champignons et levures.

Le stockage des matières grasses ralenti L'étude présentée le 6 mai suggère cette fois que la consommation de cannelle diminuerait les dommages cardiovasculaires causés par un régime alimentaire excessif en matières grasses.

Les chercheurs ont fait suivre un régime riche en matières grasses à des rats pendant douze semaines.

Pour la moitié d’entre eux, de la cannelle fut ajoutée à leur ration quotidienne – la quantité exacte administrée n’a pas été communiquée.

Résultat : À l’issue de l’expérience, les chercheurs ont constaté que les rats du groupe supplémenté en cannelle pesaient moins lourd que les rats de l’autre groupe et présentaient un ventre moins gonflé.

De plus, ils avaient des taux d'insuline, de sucre et de matières grasses dans le sang inférieurs à ceux du groupe non supplémenté.

Par ailleurs, des taux supérieurs en molécules antioxydantes et anti-inflammatoires ont été mesurés dans le sang des rats du groupe supplémenté.

Les auteurs de l’étude émettent l’hypothèse que la cannelle activerait les systèmes antioxydants et anti-inflammatoires de l’organisme, grâce à ses constituants phénoliques notamment, et ralentirait le processus de stockage des matières grasses.

Ils souhaitent maintenant poursuivre leurs travaux pour déterminer si ces résultats sont transposables à l’homme.

Toxicité de certaines cannelles : gare aux abus !

Attention toutefois, les cannelles les plus couramment importées, celles de Chine (Cinnamomum cassia) et d’Indonésie (Cinnamomum burmanii), ont une teneur élevée en coumarine (0,45 %), une substance aromatisante naturelle dont l’hépatotoxicité est reconnue depuis plusieurs décennies.

C’est pourquoi, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a fixé pour l’homme une dose journalière acceptable de 0,1 mg de coumarine/kg de poids corporel.

Par exemple, une personne de 60 kg ne doit pas dépasser 6 mg de coumarine par jour, ce qui correspond à moins de 2 g de cannelle de Chine ou d’Indonésie (soit moins d’une cuillère à café par jour).

Seule la cannelle de Ceylan (Cinnamomum verum) est exempte de coumarine, d’où l’importance de la privilégier lorsque la provenance ou le nom scientifique sont précisés sur l’emballage.

Par Kathryn Rhiannon (1) "Pharmacognosie- Phytochimie Plantes médicinales, 5è Ed" de Jean Bruneton, Edition Lavoisir Tec&doc.

Cannelle contre graisse.
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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 04:59

Feu vert pour un nouveau traitement anti-cancer.

Une nouvelle molécule mise au point par les laboratoires Merck cible les tumeurs elles-mêmes et non pas l’organe atteint.

L’agence du médicament américaine a donné son accord pour sa commercialisation.

L’agence américaine des produits alimentaires et des médicaments (FDA) a donné son feu vert mardi 23 mai à la mise sur le marché d’un premier anti-cancéreux, le Keytruda des laboratoires Merck, qui cible des tumeurs ayant un profil génétique spécifique et non pas l’organe atteint.

« Jusqu’à maintenant, la FDA approuvait des thérapies contre le cancer en fonction de l’organe touché initialement, comme par exemple le poumon ou le sein », a expliqué le Dr Richard Pazdur, directeur par intérim des produits hématologiques et oncologiques au centre d’évaluation des médicaments de la FDA.

« Nous avons désormais approuvé un traitement sur la base de bio-marqueurs de la tumeur et non de l’organe affecté », a-t-il ajouté.

Une solution pour ceux qui n’en avaient aucune Le Keytruda (pembrolizumab), une immunothérapie, est approuvé selon une procédure accélérée et peut être utilisé pour traiter des tumeurs chez les enfants comme chez les adultes qui sont inopérables et porteuses de traits génétiques particuliers détectables par des bio-marqueurs.

Ce traitement concerne aussi des malades atteints d’un cancer colorectal qui a continué de progresser après une chimiothérapie.

Les tumeurs ciblées par le Keytruda sont porteuses de caractéristiques génétiques dites MSI-H et dMMR.

Elles affectent fréquemment le colon, les tissus endométriaux (ovaires) et gastro-intestinaux.

Ces types de cancer touchent aussi les seins, la prostate, la vessie et la glande thyroïde, a précisé la FDA.

Neutraliser la protéine PD-1

La FDA approuve un médicament selon une procédure accélérée pour traiter des pathologies incurables contre lesquelles il n’y a pas d’alternative et si la nouvelle molécule s’est avérée suffisamment efficace dans des essais cliniques.

Le Keytruda appartient à une nouvelle classe d’anti-cancéreux qui neutralisent une protéine, dite PD-1, utilisée par les cellules tumorales, afin d’échapper aux attaques du système immunitaire.

Ce traitement avait déjà été approuvé par la FDA pour traiter plusieurs types de cancers comme le mélanome (tumeur agressive de la peau), le cancer avancé du poumon, de la tête et du cou et le lymphome de Hodgkin.

La FDA approuve la nouvelle immunothérapie du cancer: les anti-PD-1.
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