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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 16:31
 
Essai randomisé de thérapie à long terme pour les symptômes attribués à la maladie de Lyme
 

Anneleen Berende, MD, Hadewych JM ter Hofstede, MD, Ph.D., Fidel J. Vos, MD, Ph.D., Henriët van Middendorp, Ph.D., Michiel L. Vogelaar, M.Sc., Mirjam Tromp , Ph.D., Frank H. van den Hoogen, MD, Ph.D., A. Rogier T. Donders, Ph.D., Andrea WM Evers, Ph.D., et Bart Jan Kullberg, M.D., Ph.D.
N Engl J Med 2016; 374: 1209-1220 31 mars 2016 DOI: 10.1056 / NEJMoa1505425

Contexte


Le traitement des symptômes persistants attribués à la maladie de Lyme reste controversé. Nous avons évalué si le traitement antibiotique à plus long terme des symptômes persistants attribués à la maladie de Lyme conduit à de meilleurs résultats que le traitement à plus court terme.

Méthodes


Dans un essai randomisé, en double aveugle et contrôlé par placebo mené en Europe, nous avons attribué aux patients atteints de symptômes persistants attribués à la maladie de Lyme - soit temporellement liés à une maladie de Lyme éprouvée, soit accompagnés d'un test par immunoblot IgG ou IgM positif pour Borrelia burgdorferi - avec un traitement oral de 12 semaines par doxycycline, clarithromycine plus hydroxychloroquine ou placebo.

Toutes les cas étudiés ont reçu une ceftriaxone intraveineuse pendant 2 semaines avant d'initier le schéma randomisé.

La principale mesure de résultat était la qualité de vie liée à la santé, évaluée par le bilan sommaire des composantes physiques de l'inventaire du statut de santé RAND-36 (RAND SF-36) (gamme de 15 à 61 ans, avec des scores plus élevés indiquant une meilleure qualité de vie ), À la fin de la période de traitement à la semaine 14, après le cours de ceftriaxone de 2 semaines et le cours de 12 semaines du médicament étudié aléatoire ou le placebo avait été complété.


Résultats


Sur les 281 patients qui ont subi une randomisation, 280 ont été inclus dans l'analyse de l'intention de traitement modifiée (86 patients dans le groupe doxycycline, 96 dans le groupe clarithromycine-hydroxychloroquine et 98 dans le groupe placebo).

Le score récapitulatif des composantes physiques SF-36 n'a pas varié de manière significative parmi les trois groupes d'étude à la fin de la période de traitement, avec un score moyen de 35,0 (intervalle de confiance à 95% [IC], 33,5 à 36,5) dans le groupe doxycycline, 35,6 (IC 95%, 34,2 à 37,1) dans le groupe clarithromycine-hydroxychloroquine et 34,8 (IC 95%, 33,4 à 36,2) dans le groupe placebo (P = 0,69; différence de 0,2 [IC 95%, -2,4 à 2,8]

Dans le groupe doxycycline par rapport au groupe placebo et une différence de 0,9 [IC 95%, -1,6 à 3,3] dans le groupe clarithromycine-hydroxychloroquine par rapport au groupe placebo);

Le score n'a pas non plus varié de manière significative entre les groupes lors des visites d'étude subséquentes (P = 0,35).

Dans tous les groupes d'étude, le score sommaire des composantes physiques SF-36 a augmenté de façon significative de la période de référence à la fin de la période de traitement (P <0,001).

Les taux d'événements indésirables étaient similaires chez les groupes d'étude.

Quatre événements indésirables graves liés à l'usage de drogues se sont produits pendant la phase ouverte de 2 semaines de ceftriaxone, et aucun événement indésirable grave lié au médicament n'a eu lieu pendant la phase aléatoire de 12 semaines.

Conclusions


Chez les patients atteints de symptômes persistants attribués à la maladie de Lyme, le traitement antibiotique à plus long terme n'a pas eu d'effets bénéfiques supplémentaires sur la qualité de vie liée à la santé au-delà de ceux qui ont un traitement à plus court terme.

 

(Financé par l'Organisation néerlandaise pour la recherche et le développement en santé ZonMw; s'il vous plaît le numéro ClinicalTrials.gov, NCT01207739.)

Texte intégral:

Http://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa1505425#results=&t=articleTop

 

Le Pr Christian Perronne a trouvé un biais et a critiqué cet article.

1ère critique : la sélection des patients

2è : même traitement pendant 12 semaines, sans pause si rotation.

Réponse du Pr Perronne à l’article du NEJM:

- Pr Auwerter qui co signe l’éditorial, dit que formes persistantes n’existent pas mais publient 2 articles étudiant des médic sur les formes persistantes de Borrélia , cherchez l’erreur…

- Pourquoi avoir arrêté le ttt à 3 mois ? ( évolution cyclique de la maladie )

- Pas de vrai placébo car tous ont reçus 2 g de ceftriaxone

- Analyse = F 36 = questionnaire de qualité de vie, moyenne tous les signes; pas de suivi des signes précis, confusion entre exacerbations et effets secondaires

- Cette étude a été faite pour ne rien montrer

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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 06:44

Quels sont les mécanismes pouvant expliquer la maladie de Crohn ?

La cause de la maladie de Crohn reste inconnue, mais les progrès de la médecine permettent de s’orienter vers l’existence de facteurs environnementaux (tabac, alimentation) et favorisants (infections, flores) qui, sur un terrain génétiquement prédisposé, vont entraîner une cascade de réactions qui va aboutir à l’apparition de la maladie.

Ces facteurs environnementaux et favorisants sont multiples et nous les détaillerons par la suite.

Nous allons tout d’abord voir les facteurs génétiques de la maladie de Crohn.

Approche génétique de la maladie de Crohn :

Dès 1934, le Docteur Crohn décrivait une forme familiale de la maladie et actuellement 8 à 10% des sujets atteints de maladie de Crohn ont un ou plusieurs parents atteints de maladie de Crohn.

Lorsqu’un parent est atteint de la maladie de Crohn, les risques de transmission ont été estimés à 5,2 % pour la survenue respectivement d’une MC chez les descendants au premier degré d’un parent atteint.

Ces risques sont encore plus importants dans la population juive et passent à 7,8 % en cas de MC.

Si les deux parents sont atteints, le risque de survenue d’une MICI au cours de la vie s’éléverait à 36 %.

Le risque décroît très vite pour les apparentés au deuxième degré (oncle, neveu) puisqu’il est de l’ordre de 10 fois moins.

Dans le cas très rares de couples où les deux conjoints sont atteints de MICI (maladie de Crohn ou RCH) leurs enfants ont un risque de l'ordre de 30% à 50% après 20 ans d’avoir une maladie de Crohn quelle que soit la maladie initiale des parents.

La recherche d’une cause génétique dans ces formes familiales a reposé sur les études des jumeaux ayant une maladie de Crohn.

Dans 20 % à 62 % des cas l’un des jumeaux ne développe pas la maladie ce qui confirme l’implication d'autres facteurs favorisants que nous détaillerons par la suite.

Le gène CARD15/NOD2 a été le premier découvert sur le chromosome 16.

Son rôle dans la maladie de Crohn est actuellement confirmé.

Son rôle est de participer par l’intermédiaire de la paroi bactérienne à la reconnaissance et à la réponse de l’hôte vis à vis de bactéries.

Nous voyons donc que la flore ou les infections situées dans le tube digestif peuvent intervenir comme facteur favorisants.

Représentation schématique du gène et de la protéine Card15/Nod2 et les 3 mutations les plus fréquentes

Mais attention ce gène présente des mutations chez seulement 50% des malades et tout de même chez 20% des sujets sains.

Le gène n’est donc ni nécessaire ni suffisant pour que la maladie s’exprime.

La valeur diagnostique du génotypage de CARD15/NOD2 ne permet donc pas aujourd’hui de remettre en question les outils diagnostiques classiques que sont la clinique, l’endoscopie, l’histologie, la biologie et la radiologie.

Il n’est donc pas utile actuellement de rechercher les sujets à risque de maladie de Crohn pour ce gène.

Facteurs environnementaux au cours des MICI Le facteur le mieux identifié est le tabac :

Le tabac favorise le développement de la maladie de Crohn et aggrave son évolution.

La maladie de Crohn survient plus fréquemment chez les fumeurs dont le risque relatif de développer cette affection est 2 fois plus élevé que chez les sujets n’ayant jamais fumé sans relation avec la quantité de cigarettes consommée.

Une fois déclarée, la maladie de Crohn a une évolution plus sévère chez les fumeurs même chez ceux dont la consommation est faible (moins de 10 cigarettes par jour).

Le nombre de poussées chez le patient ayant une maladie de Crohn est augmenté de 50 % et associé avec une prescription plus fréquente d’une corticothérapie ou d’immunosuppresseurs.

Un patient ayant une maladie de Crohn et qui continue de fumer perd 50 % de chance de pouvoir stabiliser la maladie.

Le tabac est un facteur certain d'aggravation dans la maladie de Crohn Les facteurs alimentaires n’ont pas été clairement identifiés :

Comme nous l’avons décrit, l’existence d’un gradient nord/sud pour la maladie de Crohn et l’apparition d’une maladie de crohn chez un seul des jumeaux habitant dans un pays différents que son frère a inévitablement suggéré l’alimentation comme facteur favorisant.

Il a été retrouvé, mais de façon non certaine, qu’une consommation importante de saccharose (confiseries, pâtisseries, boissons sucrées) et/ou une diminution de la consommation de fibres alimentaires pouvaient favoriser l’apparition d’une maladie de Crohn.

Les facteurs psychologiques :

Aucune relation claire n’a été établie avec certitudes entre des facteurs psychologiques ou des événements de la vie et l’apparition de la maladie de Crohn.

En revanche, il semble entendu que des adultes jeunes, se sachant porteurs d’une maladie chronique et dont les poussées sont imprévisibles, présentent un retentissement psychologique.

Les contraceptifs oraux :

Chez la femme, les études suggèrent que la contraception orale peut augmenter le risque de 1,3 dans la survenue de maladie de Crohn.

Mais cela reste à confirmer.

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens :

Différentes études ont suggéré que les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) pouvaient révéler et déclencher des poussées de maladie de Crohn, sachant que ces molécules peuvent avoir une action délétère sur le tube digestif chez un adulte sain.

Ils sont le plus souvent déconseillés chez un patient porteur d’une maladie de Crohn. Facteurs "déclenchants" de la maladie de Crohn :

Rôle des agents infectieux spécifiques :

La maladie de Crohn résulte de l’association de facteurs génétiques et environnementaux qui vont entraîner une activation du système immunitaire de l’intestin.

Cette activation pourrait faire intervenir des agents infectieux spécifiques comme le virus de la rougeole, mais aussi des virus ou des bactéries qui touchent préférentiellement le tube digestif.

L’augmentation de l’incidence de la maladie de Crohn en Suède dans les années 1950 de façon concomitante à une épidémie de rougeole a fait évoquer un lien entre ces deux phénomènes.

Mais il n’existe actuellement aucun lien démontré entre le virus de la rougeole et/ou un antécédent de vaccination contre la rougeole dans la survenue d’une maladie de Crohn.

Il a été montré que les lésions de la maladie de Crohn se situent essentiellement au niveau des zones riches en tissus lymphoïde au niveau de l'iléon (plaques de Peyer) qui sont aussi atteintes lors des affections intestinales virales (rotavirus, astrovirus) ou bactériennes (salmonella, shigella).

D’autres bactéries semblent être plus présentes dans le tube digestif chez les patients ayant une maladie de Crohn comme le Mycobacterium paratuberculosis et la listeria monocytogene.

Mais les arguments en faveur de l’intervention d’un agent infectieux spécifique à l’origine de la maladie de Crohn sont actuellement non confirmés.

Rôle des agents infectieux non spécifiques ou de la Flore du tube digestif :

La flore que nous avons dans le tube digestif est constituée de nombreux germes bactériens mais qui vivent en équilibre avec notre système immunitaire.

Elle est dite « endogène » (à l’intérieur) et « saprophyte » (qui vit dans l’organisme sans provoquer de maladie).

Lorsqu’il existe un déséquilibre (infections, prises d’antibiotiques) des troubles digestifs apparaissent.

Dans la maladie de Crohn, le rôle de cette flore intestinale semble exister. En effet, après une résection chirurgicale lors d’une maladie de Crohn de l’iléon terminal avec anastomose iléo-colique une récidive endoscopique survient jusqu’à 80% des cas à un an.

Il existe une modification de la flore bactérienne au niveau de cette anastomose avec une colonisation par une flore intestinale de type colique constituée en grand nombre d’Echerichia coli et d’Entérocoque.

Cette modification de la flore intestinale n’apparaît pas chez les sujets présentant la même intervention pour une autre cause.

La flore intestinale semble avoir une action sur le système immunitaire par l’intermédiaire des lipopolysaccharides qui interviennent comme activateur notamment sur les macrophages, les polynucélaires et les lymphocytes qui agissent dans la réponse de défense de l’organisme.

La protéine NOD 2 en particulier (que nous avons décrit dans les facteurs génétiques), intervient dans cette réponse immunitaire.

Pour intervenir sur cette flore intestinale, l’utilisation des probiotiques qui sont des micro-organismes non pathogènes ingérés vivant sous la forme de médicaments ou de produits alimentaires semblent avoir une efficacité dans le maintien de la rémission ou de prévention de la rechute de la maladie de Crohn.

De la même façon, l’utilisation de prébiotiques qui sont eux des éléments alimentaires non digestibles (Psyllium) semblent aussi améliorer les patients, avec une efficacité dans la maladie de Crohn aussi efficace que la sulfasalazine dans le maintien de la rémission.

BIBLIOGRAPHIE :

- Gaya DR et al. New genes in infl ammatory bowel disease: lessons for complex diseases ? Lancet 2006; 367: 1271-84.

- Cho JH, Weaver CT. The genetics of inflammatory bowel disease. Gastroenterology 2007;133:1327-39.

- Van der Woude JC, Kolacek S, Dotan I et al. European evidence-based consensus on reproduction in inflam- matory bowel disease. Journal of Crohn’s and Colitis 2010;4:493-510.

- Mahadevan U. Fertility and Pregnancy in the patient with inflammatory bowel disease. Gut 2006;55(8):1198- 206.

- Orholm M, Fonager K, Sorensen HT et al. Risk of ulcerative colitis and Crohn’s diseases among offspring of patients with chronic inflammatory bowel disease. Am J Gastroenterol 1999;94:3236-8.

- Orholm M, Munkholm P, Langholz E et al. Familial occurrence of inflammatory bowel disease. N Engl J Med 1991;324:84-8.

- Bennet RA, Rubin PH, Present H et al. Frequency of inflammatory bowel disease in offspring of couples both presenting with inflammatory bowel disease. Gastroenterology 1991;100: 1638-43.

- Mathew CG. New links to the pathogenesis of Crohn disease provided by genome-wide association scans. Nat Rev Genet 2007.

- Cosnes J. Tabac et maladies inflammatoires chroniques de l’intestin. In : Maladies inflammatoires de l’intestin. Progrès en hépato-gastroentérologie. Doin, Paris . 1998 : 141-52.

- Flourié B. Régimes alimentaires et maladies inflammatoires chroniques de l’intestin. Act Méd Int. Gastroentérologie 1995 ; 4 : 95-8.

- Maunder RG. Evidence that stress contributes to inflammatory bowel disease: evaluation, synthesis, and future directions. Inflamm Bowel Dis 2005; 11 : 600-608.

- Lerebours E, Gower-Rousseau C, Merle V et al. Stressful life events as a risk factor for inflammatory bowel disease onset: a population-based case-control study. Am J Gastroenterol 2007 ; 102 : 122-131.

- Gendre JP, Modigliani R. Maladie de Crohn. In : Traité de gastroentérologie. Médecine-sciences Flammarion, Paris.

2000 ; 625-45. Merci au Docteur Weniko CARE pour sa relecture attentive.

Quels sont les mécanismes pouvant expliquer la maladie de Crohn ? Rôle des agents infectieux.
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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 06:11

Etats généraux de l’alimentation :

« Il faut en finir avec le dogme du prix bas »

Réunis à partir de jeudi, les acteurs de la filière agricole française doivent trouver des solutions pour parvenir à un partage équitable de la valeur ajoutée des produits.

Les premiers états généraux de l’alimentation, inaugurés jeudi 20 juillet à Paris, ont une mission ambitieuse : réconcilier une filière agricole divisée.

Les états généraux de l’alimentation, lancés jeudi 20 juillet à Paris, ont un objectif : tenter de réconcilier une filière agricole divisée et confrontée à une grave crise.

Producteurs, industriels, distributeurs, associations de consommateurs et ONG environnementales se fixent jusqu’à novembre pour dégager des solutions concrètes.

Permettre aux agriculteurs de vivre dignement, freiner la guerre des prix dans la distribution et répondre aux nouvelles attentes de consommateurs à la recherche de qualité seront au menu de ces discussions promises par Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle.

Comment y parvenir ?

Le Monde a posé la question aux principaux acteurs de la filière : Jacques Creyssel, délégué général de la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution ;

Christiane Lambert, présidente de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), premier syndicat agricole ;

Catherine Chapalain, directrice générale de l’Association nationale des industries alimentaires.

Qu’attendez-vous de ces états généraux ?

Jacques Creyssel : ils sont une chance pour la filière. Il faut s’occuper du sujet du moment, le revenu des agriculteurs. Comment faire pour qu’ils se portent mieux ?

Pour cela, il faut mettre les sujets sur la table, sans tabou. A commencer par la réorientation de la politique agricole commune (PAC).

Elle est devenue trop libérale et ne permet pas d’aider suffisamment les agriculteurs en cas de crise conjoncturelle.

Pour qu’ils puissent faire face aux accidents conjoncturels, qui existeront toujours, il faut leur donner la possibilité d’avoir accès à des mécanismes pour se protéger, comme des assurances.

IL FAUT ALLER DE LA FOURCHETTE À LA FOURCHE ET PAS LE CONTRAIRE

La deuxième priorité est de partir du besoin des consommateurs :

ils veulent du bio, sans gluten et des produits locaux.

La production agricole française ne correspond pas toujours à ces besoins.

Le porc bio, par exemple, est payé 3,50 euros le kilo contre 1,60 euro en conventionnel et, pourtant, on importe 80 % du porc bio.

On importe aussi la totalité des pêches plates, on ne fait pas de raisin sans pépin. Il faut aller de la fourchette à la fourche, et pas le contraire.

Il faut aussi faire en sorte que les industriels tiennent compte des coûts de production, ce qui n’est pas suffisamment le cas.

En même temps, ils ne doivent pas être déconnectés des marchés mondiaux.

Pour permettre aux agriculteurs de vivre dignement, il faut aussi qu’ils puissent se regrouper pour négocier avec les distributeurs.

C’est le cas pour le lait mais pas pour les fruits et légumes.

Enfin, on a la chance en France d’avoir des PME agroalimentaires positionnées sur tous les marchés en croissance.

Mais notre droit commercial est le plus instable au monde, pas moins de six lois ont été votées en treize ans.

Il faut simplifier, clarifier les règles

Christiane Lambert :

ces états généraux étaient une promesse du candidat Macron et c’est bien qu’ils arrivent vite.

Le premier objectif est de poser la question du prix.

Depuis deux ans, l’agriculture française enchaîne les crises graves, et les prix payés sont inférieurs aux coûts de production.

Les industriels ne payent pas suffisamment les producteurs, dont les revenus se sont dégradés.

La moitié vit avec moins de 350 euros par mois, ça ne peut plus durer.

Pour améliorer leurs revenus, il faut mettre autour de la table producteurs, industriels, distributeurs et consommateurs.

Il faut, par exemple, un encadrement des promotions pour en éviter un usage abusif.

Quand des côtes de porc sont proposées à 1,90 euro le kilo et la semaine d’après à 6 euros en rayon, le consommateur ne comprend pas.

Il faut en finir avec le dogme du prix bas qui est imposé par les distributeurs et tue les paysans.

LA PLUPART DES DISTRIBUTEURS RECONNAISSENT QUE L’ON VA DANS LE MUR SI RIEN NE CHANGE

Catherine Chapalain :

nous sommes dans un état d’esprit constructif et très déterminé pour redonner de la valeur à notre alimentation et renforcer la confiance des consommateurs.

Il y a une urgence sur le plan économique.

L’ensemble de la filière (agriculture, agroalimentaire, distribution) représente 2,5 millions d’emplois et 650 milliards d’euros de chiffre d’affaires.

Notre potentiel à l’exportation est important.

Mais, aujourd’hui, seules deux entreprises françaises sur huit exportent.

En Allemagne, c’est huit sur dix.

En même temps, le secteur traverse une crise sans précédent avec un vrai décrochage de la compétitivité.

La guerre des prix a également détruit de la valeur.

La plupart des distributeurs reconnaissent que l’on va dans le mur si rien ne change. Il faut changer d’état d’esprit et encadrer les promotions, qui font perdre la notion du prix juste aux consommateurs.

Depuis 1960, le nombre d’exploitations agricoles n’a cessé de diminuer.

Que faut-il faire pour y remédier ?

Christiane Lambert :

pour freiner la disparition des exploitations, il faut arrêter de bétonner le foncier mais il faut aussi que les agriculteurs aient des revenus.

C’est de la responsabilité des consommateurs et des distributeurs. Le maintien du pouvoir d’achat des consommateurs s’est fait au détriment des agriculteurs.

Les consommateurs veulent des produits plus locaux, plus bio, mais plus c’est vert, plus c’est cher. Il faut payer le prix pour maintenir une agriculture en France.

Ce n’est pas faux de dire que les agriculteurs doivent répondre aux besoins des consommateurs, mais les pêches plates, ce n’est pas ce qu’on mange le plus.

Prenez les abricots et les melons, beaucoup viennent d’Espagne parce que c’est moins cher.

Quant au porc conventionnel, 80 % est importé.

Catherine Chapalain :

il faut avant tout mieux répondre aux attentes des consommateurs et maintenir une diversité de l’agriculture.

Il faut, par exemple, dynamiser le bio, filière dans laquelle nous ne sommes pas autosuffisants.

Les 17 000 entreprises de l’agroalimentaire sont aussi une richesse à maintenir.

Quel modèle agricole défendez-vous ?

Jacques Creyssel :

ce n’est pas notre rôle de le définir mais je pense qu’il n’y a pas de modèle unique.

Il faut réfléchir filière par filière, produit par produit.

Certains produits haut de gamme doivent être fabriqués dans de petites exploitations, les produits plus standardisés dans des exploitations plus grandes pour des coûts plus compétitifs.

Dans la filière laitière, la stratégie ne peut pas être la même si l’on produit de la poudre de lait, du camembert, du comté ou du lait à la consommation.

Il faut faire en sorte que notre agriculture soit la plus efficace, performante et compétitive possible.

L’AGRICULTURE FRANÇAISE EST DIVERSIFIÉE ET C’EST UNE CHANCE

Christiane Lambert :

tous les modèles. L’agriculture française est diversifiée et c’est une chance.

Le bio représente 5 %, les labels de type AOC, AOP, 25 %.

Le reste, c’est de l’agriculture plus classique.

Mais les prix bas risquent de tuer cette diversité.

Catherine Chapalain :

on défend une filière compétitive.

La France doit redevenir le premier exportateur mondial – aujourd’hui, nous sommes quatrièmes.

Mais pour exporter, il faut d’abord être rentable dans son propre pays car il est nécessaire d’avoir une marge pour investir et innover.

Pour jouer à armes égales avec les autres pays européens, il faut une harmonisation des règles fiscales et sociales.

Les contraintes imposées en matière de qualité de l’environnement doivent aussi être les mêmes pour tous, sinon on part avec des semelles de plomb.

Emmanuel Macron absent de la première journée des états généraux de l’alimentation

Le président de la République ne clôturera pas, contrairement à ce qui était prévu, la première journée des états généraux de l’alimentation à Bercy, a indiqué l’Elysée jeudi 20 juillet.

« Il n’y a pas de sujet vis-à-vis du monde agricole mais un ajustement de l’agenda pour un déplacement qui risque de se prolonger à Istres », a fait savoir l’Elysée. «

En octobre, le président aura l’occasion d’intervenir devant les états généraux pour leur conclusion », a ajouté l’Elysée, rappelant que le premier déplacement présidentiel d’Emmanuel Macron, dans la Vienne, avait été consacré aux questions agricoles.

Présent pour sa part, le premier ministre, Edouard Philippe, a exhorté jeudi les professionnels de l’alimentation à relever ses défis : mieux répartir la valeur des produits, rétablir la confiance et répondre aux attentes de consommateurs.

« Certains les qualifieraient de faiblesses.

Je préfère le mot de défi.

Une faiblesse, ça se constate, ça se déplore, ça se compense.

Un défi, ça se relève », a déclaré le premier ministre après avoir cité Fernand Braudel et La terre qui meurt, de René Bazin.

Etats généraux de l’alimentation.
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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 05:53

1st Annual Lyme Disease in the Era of Precision Medicine

Conférence N•1

https://www.youtube.com/watch?v=aUlKTnrGPgc&sns=em

Conférence N•2

https://m.youtube.com/watch?v=MKQskoBZYRI

Conférence N•3

https://m.youtube.com/watch?v=ogQniFqSQ9o

Conférence N•4

https://www.youtube.com/watch?v=YCSdQPYXbSs&sns=em Conférence N•5 https://m.youtube.com/watch?v=u_r8WL4U6cg

Premier congrès sur la maladie de Lyme à l'ère de la Medecine de Précision ( 5 vidéos )
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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 20:44

RUPTURE DES STOCKS DU VACCIN ANTITÉTANIQUE [DÉLIRES VACCINOLOGIQUES : SAISON 9]

Si vous aviez encore des doutes, maintenant vous le savez sans équivoque : la politique de santé dans notre beau pays démocratique est décidée aux plus hauts niveaux de l’industrie pharmaceutique (mondialisée).

Car le business des produits de santé n’a pas de frontière…

Autrement dit, ceux qui parlent dans le poste ne sont que des marionnettes. Nous venons d’apprendre en effet (ci-dessous via le site du Vidal), nous médecins de terrain, que désormais le vaccin antitétanique ne serait plus disponible pour faire consciencieusement notre travail au service de la population.

Quand on se blesse un peu sévèrement (plaies multiples, pénétrantes, sales, points de suture, bla bla, pas de détails…), le médecin a l’habitude (pour empêcher le tétanos) d’injecter des immunoglobulines humaines (GAMMATETANOS) et de faire un rappel de vaccination antitétanique.

Classique.

Je ne discute pas ça. « Rupture de stock », nous dit-on !

Farce et attrape plutôt ; car il suffiraitt d’en produire ; depuis si longtemps, ils savent le faire, peut-on penser naïvement !

En fait, ils ne veulent plus ; mais ne veulent pas le dire…

Pourquoi ?

Il y a donc quelques résidus (des fonds de tiroir) accessibles aux établissements hospitaliers.

Pourquoi eux et pas nous ?

Comme indiqué ci-dessus, le Laboratoire Sanofi Pasteur Europe [Europe donc : si vous aviez des doutes concernant l'existence de frontières nationales pour le business des produits de santé...] préconise un programme de mise à jour vaccinal par l’utilisation d’un vaccin trivalent [le fameux DTP en rupture de stock lui-même comme chacun sait...] ou tétravalent…

Ce n’est pas le Ministère ou des scientifiques ou des médecins qui préconisent, c’est le Laboratoire Sanofi Pasteur Europe…

C’est comme ça.

On ne peut pas faire autrement puisqu’il y a « rupture des stocks ».

Madame la Ministre, exécution !

C’est pas très drôle !

Certes, avec une grande prudence et pour « se couvrir », le Laboratoire Sanofi Pasteur Europe fait référence aux recommandations d’un Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) qui s’inspire lui-même (vous jouez aux dominos ?) d’un Comité Technique des Vaccinations (CTV). On note que les membres de ce CTV semblent avoir soit une expertise scientifique « limitée » [une madame Dominique Abiteboul par exemple avoue un total magistral de 7 médiocres articles (scientifiques ?) enregistrés dans la base internationale PubMed...] soit des liens avoués avec l’industrie [une madame Brigitte Autran reconnait avoir été "aidée" par les laboratoires JANSSEN-CILAG, BMS, Biovision et MSD et avoir participé à de essais cliniques de SANOFI-PASTEUR...] ce qui en langage clair signifie « conflits d’intérêt » et donc abstention de principe à toute participation à des Comités de Santé Publique.

En principe… Car dans ce petit monde, on fait beaucoup d’exceptions : moi, je ne suis pas « influençable » ; on connait cette musique ! Tout cela évidemment ne représente que ce l’on veut bien nous montrer…

Mais nous en déduisons illico :

1) le CTV est un comité « technique » et pas « scientifique » ; ça change tout surtout quand on examine le CV des experts ;

2) l’expertise scientifique et médicale du CTV semble faible :

3) certains des membres du CTV ne sont pas libres, et indépendants de l’industrie des vaccins…

Vous parliez de « moralisation » de la vie publique ?

Qu’attend donc le palmipède national pour se « déchainer » ?

Allons un peu plus loin dans la lecture de ce subtile communiqué.

C’est là : https://eurekasante.vidal.fr/actualites/21801-vaccin-tetanique-pasteur-uniquement-disponible-a-l-hopital.html

Pour les paresseux, je fais une autre capture (ci-dessous) : On note donc :

1) l’encouragement à vacciner contre la polio, la diphtérie et même la coqueluche en cas de plaies tétanigènes… sans qu’on puisse comprendre ce que la coqueluche et les autres viennent faire là…

C’est comme ça, la Santé Publique vu par SANOFI c’est se protéger du tétanos grâce au vaccin contre la coqueluche.

Pas de commentaire supplémentaire.

2) que les tétravalents (par exemple le REPEVAX de SANOFI PASTEUR) font l’objet de tensions.

Pourquoi ?

Est-ce l’annonce d’une prochaine rupture de stock ?

Plus de monovalent antitétanique, plus de trivalent DTP et bientôt plus de tétravalent.

Place nette à l’hexavalent ?

Examinons maintenant si ces belles histoires à dormir debout n’auraient pas d’autres explications ; commerciales par exemple ?

Voyons ce REPEVAX de SANOFI. Il y a vraiment beaucoup de choses (utiles ?) dans une seule seringue, y compris de l’aluminium (mais en quantité inconnue sur la base de l’information du VIDAL) alors que le docteur veut seulement protéger son patient du tétanos…

Outre l’aluminium, on injecte donc beaucoup de choses bizarres qui n’ont aucune chance, dans la vraie vie naturelle de nos petits enfants (et autres familiers) d’être apportées toutes ensemble et par effraction transcutanée…

Et quatre protéines du bacille de la coqueluche injectées en intramusculaire alors que si nous étions exposés, ce serait par voie aérienne et non par injection !

Trois virus polio (certes « inactivés ») ensemble dans la même seringue ?

Alors que si (par hasard) nous étions exposés à un virus polio vivant et sauvage, ce serait à un seul et par voie digestive et non par injection !

En plus, il semblerait que ce vaccin soit contrindiqué chez les moins de 3 ans ?

Pourquoi ? Toxique à 3 ans ?

Pas toxique à 4 ans ?

Et pour un sujet fragile (quel que soit la raison) pas toxique à 15 ou 25 ans ?

Ne serait-il pas plus prudent de se limiter au seul vaccin antitétanique lui-même qui, seul, semble utile (indispensable ?) chez cette personne blessée ?

Qui peut en décider (en son âme et conscience) si ce n’est le médecin traitant sur site ?

Même dose pour un enfant de 3 ans (autour de 13 à 15 kilos) et un adulte de 70, 80, 90 ou 100 kilos ?

Par voie intramusculaire mais pas dans la fesse ?

Bizarre tout ça !

Qu’est-ce qui n’est pas dit ?

Finalement, combien ça nous coûte ?

En ce mois de Juillet 2017, près de 30€ l’injection !

Combien coutait donc le vaccin antitétanique monovalent simple et classique ?

C’est là ! Moins de 2€ !

Donc, 15 fois moins dispendieux !

Une telle différence s’expliquerait-elle par un exceptionnel service médical ?

Selon la Haute Autorité de Santé (je ne rentre pas dans les détails), ce merveilleux vaccin n’est qu’un « complément de gamme » sans aucune amélioration du service rendu (ci-dessous) :

Je traduis en langage clair :

ce tétravalent est un produit exclusivement commercial maquillé en produit de santé pour être vendu (avec la complicité supposée de l’administration) 15 fois plus cher que le vaccin dont j’ai besoin pour ce patient spécifique.

C’est remboursé diront certains naïfs !

Dans ce cas, il s’agirait d’un détournement de fonds publics…

Restons calmes et objectifs : on pourrait bien sûr discuter allègrement et courtoisement de nombreux aspects de cette problématique.

Les vaccinalistes maximalistes pourraient, par exemple, se féliciter que nos patients (y compris les adultes) se blessent assez gravement pour avoir ainsi l’opportunité de leur administrer des rappels massifs de vaccins que d’autres (peut-être plus raisonnables et moins mercantiles) pourraient considérer inutiles, voire dangereux…

Pour aujourd’hui toutefois, mon principal message est autre.

Si j’ai pris cet exemple du tétanos (sans discuter l’efficacité ou l’utilité de ce vaccin…), c’est pour montrer que l’industrie a désormais la main sur la politique de santé publique !

C’est l’industriel qui décide de ce qui est disponible et donc faisable, indépendamment de toute considération médicale ou scientifique ; et même règlementaire !

Les marionnettes qui s’agitent à l’Assemblée Nationale, dans les Ministères et autres agences dites sanitaires exécutent ce que préconisent les industriels qui eux répondent aux préoccupations de leurs actionnaires.

Il est urgent de « couper le cordon ombilical » qui relie (nourrit) les administrations sanitaires au monde industriel et financier !

Quant aux marionnettes, Monsieur le Président, il est urgent de s’en défaire ; elles vont être (elles sont déjà) un grave préjudice pour votre politique de moralisation.

Qu’on se le dise !

RUPTURE DES STOCKS DU VACCIN ANTITÉTANIQUE [DÉLIRES VACCINOLOGIQUES. Michel de Lorgeril.
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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 15:41

Déradicalisation et psychiatrie : la fin de la bien triste histoire du château de Pontourny

 

28 juillet 2017 : « Pontourny, c’est fini ». Clap de fin pour un film que l’on ne verra jamais ; un film dont nul ne sait ce qu’il nous aura coûté. L’unique centre de « déradicalisation » de France, au lieu-dit et château de Pontourny en Indre-et-Loire, d’une capacité de vingt-cinq personnes va être fermé, vient d’annoncer le ministère de l’Intérieur.

 « L’expérience ne s’est pas révélée concluante, déclare le ministère dans son communiqué. L’expérimentation d’un centre d’accueil ouvert, fonctionnant sur la base du volontariat, a montré ses limites. Le gouvernement a ainsi décidé de mettre un terme à l’expérimentation conduite à Pontourny, sur la commune de Beaumont-en-Véron. » Un communiqué intitulé « Fermeture du premier centre de prévention, d’insertion et de citoyenneté ».

« A montré ses limites » est une expression au-delà de l’euphémisme.  Conçu pour accueillir vingt-cinq pensionnaires, sur la base du volontariat, le centre n’en a effectivement accueilli que neuf. Aucun de ces jeunes n’a suivi le programme jusqu’à son terme. Et depuis février dernier, la structure n’accueille plus aucun pensionnaire. Le château avait vu partir son dernier pensionnaire après que celui-ci avait été condamné à quatre mois de prison avec sursis pour des faits de violences familiales.

Rase campagne

Et le ministère de l’Intérieur de poursuivre sur cet arrêt en rase campagne :

« Malgré la compétence, la détermination et l’investissement des personnels du centre, qui ont démontré leur savoir-faire pour assurer une prise en charge pluridisciplinaire des bénéficiaires, l’expérience ne s’est pas révélée concluante. L’expérimentation d’un centre d’accueil ouvert, fonctionnant sur la base du volontariat, a montré ses limites.

Le préfet d’Indre-et-Loire a été chargé d’entamer sans délai les consultations locales pour envisager la reconversion du site. Une attention toute particulière sera portée à la situation des salariés du site, qui bénéficieront d’un accompagnement individuel de la part des services de l’Etat, en liaison avec la ville de Paris dont dépendent les agents titulaires du site. »

Ancien asile Saint-Joseph

Tout avait commencé le 10 mars 2016 avec l’annonce imprévue, faite sur France Inter, de la création en Touraine de centre d’emblée controversé. D’abord à l’échelon local, ensuite à l’échelle nationale. Grosse couverture médiatique par la suite et polémiques en cascade. Tout se termine seize mois plus tard avec une promesse  gouvernementale à laquelle personne ne croit plus, ou presque :

« Cette fermeture ne signifie pas l’abandon d’une politique de prise en charge des publics en voie de radicalisation dans des structures adaptées. Le gouvernement étudiera, notamment, la possibilité d’ouvrir des structures de petite taille pour y accueillir des individus sous main de justice et y développer des solutions alternatives à l’incarcération. »

Le château de Pontourny défie le temps. Il avait été transformé en asile durant 14-18.  Ancien asile Saint-Joseph puis propriété de la ville de Paris il était devenu « centre éducatif » et allait fermer ses portes quand on le crut sauvé par la politique officielle de déradicalisation. C’était il y a un an, déjà presque un siècle.

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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 14:31

La Myéloperoxydase: un nouvel acteur de l'auto-immunité.

 


Kirkwood A.Pritchardc.

La myéloperoxydase diminue l'activation des cellules dendritiques.


En plus de son activité bactéricide, la myéloperoxydase peut endommager les tissus pendant l'inflammation.


La perméabilité vasculaire induite par la myéloperoxydase est un facteur contribuant aux maladies inflammatoires.


La myéloperoxydase est une cible thérapeutique dans une grande variété de maladies auto-immunes.



La myéloperoxydase (MPO) est l'enzyme la plus toxique trouvée dans les granules azurophiles des neutrophiles.

La MPO utilise H2O2 pour générer de l'acide hypochloreux (HClO) et d'autres fractions réactives, qui éliminent les agents pathogènes pendant les infections.

En revanche, dans le contexte de l'inflammation stérile, on pense que les oxydants dérivés de MPO et de MPO sont pathogènes, favorisant l'inflammation et causant des dommages aux tissus.

En revanche, des preuves existent également que la MPO peut limiter l'étendue des réponses immunitaires.

Des niveaux et des activités élevées de MPO sont observés dans un certain nombre de maladies auto-immunes, y compris dans le système nerveux central (SNC) de la sclérose en plaques (MS) et dans les articulations des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde (PR).

Un rôle pathogène pour la MPO dans le développement d'une inflammation auto-immune a été démontré en utilisant des modèles de souris.

Les mécanismes par lesquels la MPO est censée contribuer à la pathogenèse de la maladie comprennent le réglage des réponses immunitaires adaptatives et / ou l'induction de la perméabilité vasculaire.

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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 10:27

La polémique sur les onze vaccins obligatoires : «Ma rencontre avec la ministre Agnès Buzyn».

 

 

Obligations vaccinales.

 

Que fallait-il attendre de la rencontre entre Michèle Rivasi et Agnès Buzyn ?

 

On connaît les convictions et alertes débordantes de la première, « députée européenne écologiste et biologiste agrégée ».

 

On a appris à découvrir celle qui, succédant à Marisol Touraine, peut engager le fer derrière un visage de velours ; une ministre qui, au nom de la santé publique, va imposer onze valences vaccinales pédiatriques.

Une ministre ici ou là accusée d’avoir choisi une politique de la contrainte, faute de pouvoir convaincre – choix que combat Mme Rivasi.

La rencontre a eu lieu le 28 juillet.

« A la demande de la ministre de la Santé » précise la députée en guerre contre l’obligation vaccinale.

Un modeste camp du Drap d’Or, en somme, une initiative diplomatique « pour échanger dans un climat apaisé autour de la question de l’extension de l’obligation vaccinale ».

Adressées à la presse, les minutes de la rencontre ont été rédigées par la députée.

Désaccord acté

« Nous avons acté de notre désaccord quant à l’extension à onze vaccins de l’obligation vaccinale à l’heure où les parents sont de plus en plus méfiants et défiants face à la vaccination, écrit-elle.  

J’ai fourni à la Ministre des études qui ont été transmises aux parlementaires suédois avant leurs votes contre l’obligation vaccinale, au nom notamment de la liberté de choix thérapeutique au mois de mai dernier. »

« Certes, la Ministre a reconnu les erreurs résultant des campagnes vaccinales contre l’hépatite B et la grippe H1N1 mais nie tout problème quant aux campagnes vaccinales liées au nourrisson, ajoute Mme Rivasi.

Elle considère que pour se conformer à la demande de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), il faut atteindre un taux de couverture vaccinale de 95% minimum et que seule l’obligation vaccinale en France garantit ce taux de couverture. »

Un Comité purgé

La rencontre ne pouvait pas faire l’économie des « conflits d’intérêts dans le domaine de la vaccination ».

« La ministre dit avoir purgé l’ancien Comité Technique des Vaccinations des personnes en liens d’intérêts avec l’industrie pharmaceutique » écrit Mme Rivasi qui, contestant ce point, dit  souhaiter « un pôle d’expertise indépendant pour mieux évaluer la balance bénéfices / risques ».

Autre sujet, majeur, de conflit : les risques (neurologiques, psychiatriques, articulaires et musculaires) qui pourraient éventuellement être associés aux différents adjuvants présents dans les vaccins.

« Sur cette question, la ministre considère qu’une seule équipe dans le monde (celle des Prs Authier et Gherardi) met en cause sans preuve formelle l’aluminium, écrit Mme Rivasi.

Je lui ai demandé de faire réaliser des études pour recenser la présence de nanoparticules métalliques non déclarées et en particulier de mercure, dans les vaccins et pour trouver des alternatives aux sels d’aluminium comme le phosphate de calcium. »

Ces études verront-elles le jour ?

Et, au final, que restera-t-il de ces échanges  diplomatiques ?

« Pour résumer notre rencontre, la ministre reste convaincue de la nécessité de passer en force sur ce sujet en balayant les doutes légitimes de nos concitoyens d’un revers de main (adjuvants, conflits d’intérêts, nanoparticules…) » conclut la députée.

Convictions contre convictions.

Est-ce dire que les ponts seraient rompus, que la guerre serait déclarée ?

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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 08:57

Télévisions & Radio Suivre TV : « Sucre, le doux mensonge »

Par Alain Constant

Le 1 août 2017

Une enquête édifiante sur la manière dont l’industrie du sucre s’ingénie à en augmenter la consommation, faisant fi des risques sanitaires

(sur Arte à 20 h 50).

DOCUMENTAIRE SUR ARTE, À 20 H 50

Sucre, le doux mensonge - bande-annonce -

ARTE Sur des images d’archives familiales, une fête d’anniversaire bat son plein.

On y voit des gamins se goinfrer de bonbons colorés, de gâteaux moelleux. Quoi de plus normal, le sucre n’est-il pas une ­façon partagée à travers le monde d’exprimer notre amour ?

Après avoir visionné ce documentaire aussi instructif qu’inquiétant consacré aux méfaits du sucre pour notre santé, on regardera peut-être d’un autre œil ces sucreries avalées avec tant de plaisir.

" Pas de preuves irréfutables »

Du Canada au Japon en passant par l’Europe et les Etats-Unis, ­Michèle Hozer interroge des spécialistes, retrace l’histoire du lobby du sucre américain, et en arrive à ce constat : l’industrie sucrière estimant ne pas disposer de preuves irréfutables des effets mortels du sucre, continue de proposer aliments et boissons qui provoquent obésité, hypertension, diabète et maladies cardiaques. «

Le débat sur le sucre en est au stade du débat sur le tabac dans les années 1960 !

On retrouve chez les responsables de l’industrie sucrière les mêmes stratégies que chez les ­cigarettiers d’autrefois », estime Stan Glantz, directeur du Centre pour le contrôle du tabac.

Pour ne pas effrayer le client, l’industrie agroalimentaire sait parfaitement cacher la quantité de sucre sous diverses appellations : lactose, sirop de glucose ou de maïs, saccharose.

Le sucre est composé de deux molécules : le glucose, source d’énergie, et le fructose, métabolisé ­presque uniquement par le foie.

Non seulement, le sucre favorise l’obésité, mais aussi le diabète ou le foie gras. Non seulement, le sucre favorise l’obésité, mais aussi le diabète ou le foie gras.

NEVILLE OTTEY Toxique, le sucre ?

A haute dose évidemment, mais pas seulement, et c’est cela qui est inquiétant.

Aujourd’hui, un tiers des Américains souffrent de stéatose hépatique, une maladie qui, avant 1980, n’était même pas répertoriée !

Depuis trente ans, la consommation de sucre a augmenté de 46 % dans le monde.

Depuis le début des années 1980, la consommation d’aliments transformés et sucrés est passée de 11,6 % à 22,7 %.

D’autres statistiques ? 74 % des plats cuisinés vendus en supermarché contiennent des sucres ajoutés.

Et ce n’est pas un problème spécifiquement américain puisque, au niveau mondial, une personne sur douze en souffre.

« C’est ce qu’a fait l’industrie du tabac »

Revenant en arrière, le documentaire rappelle les stratégies mises au point dans les années 1960 et 1970 aux Etats-Unis par la puissante Sugar Association.

En août 1974, des consommateurs appuyés par des professionnels de santé demandent à la Food and Drug Administration (FDA) de limiter la quantité de sucre autorisée dans les céréales que les gamins dévorent au petit déjeuner.

Les pressions sur la FDA seront finalement payantes.

Au début des années 1970, les débats sur les effets nocifs du sucre furent nombreux.

Quarante ans plus tard, on retrouve les mêmes débats, les mêmes questions, les mêmes esquives de la part des industriels concernés.

Qui, par ailleurs, subventionnent généreusement des conférences sur l’obésité…

Pédiatre et endocrinologue américain, Robert Lustig combat depuis longtemps l’industrie du sucre et ses interventions recueillies dans ce documentaire sont édifiantes.

« Je ne suis pas contre les gens qui gagnent de l’argent. Je suis contre ceux qui en gagnent en empoisonnant les autres.

C’est ce qu’a fait l’industrie du tabac, et c’est ce que l’industrie agroalimentaire fait aujourd’hui.

» Vous reprendrez bien une part de gâteau ?

Sucre, le doux mensonge, de Michèle Hozer (All/Can, 2015, 90 min). Alain Constant Le 1 août 2017

Sucre, le doux mensonge. Les sucriers comme les marchands de tabac.... lobbying et enquête.
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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 06:27

« Il faut imposer aux laboratoires de produire des vaccins sans aluminium »

(Laurence Cohen)

Regardez écoutez ressentez le doute et le malaise palpable la ministre de la santé Mme Buzyn, ex belle fille de Simone Weil et ex employée des laboratoires pharmaceutiques.

Elle doute car elle sait qu'elle nous ment et nous le savons aussi

Le 25 juillet 2017, la sénatrice Laurence Cohen a interpellé la Ministre de la Santé, Agnès Buzyn, au Sénat.

Elle a évoqué l'extension de l'obligation vaccinale, la toxicité de l'aluminium, les résultats de la concertation sur la vaccination et le manque d'écoute des jurys.

▶ En savoir plus sur la question de l'aluminium dans les #vaccins : http://vaccinssansaluminium.org/decou... ▶ Facebook : http://facebook.com/vaccinssansaluminium ▶ Twitter : https://twitter.com/vaccinssansalu

« Il faut imposer aux laboratoires de produire des vaccins sans aluminium » , la sénatrice Laurence Cohen a interpellé la Ministre de la Santé.
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