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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 11:01

Excès de Cholestérol ? Aucun effet des statines sur la mortalité cardiovasculaire

Jérémy Anso 12 septembre 2017

StatinesAFP, cholestérol, essai clinique, LDL, pravastatine, prévention primaire, Sanifo, statines

Une nouvelle étude vient de réussir l’impossible avec les statines : elles seraient bénéfiques en prévention primaire sur tous les risques de mortalité chez les hommes.

Mais problème, cette étude présente des biais méthodologiques majeurs, oubliés par la presse, et qui n’invitent qu’à une seule conclusion : aucun bénéfice des statines en prévention primaire.

Point barre.

À peine acceptée, les résultats de la dernière étude d’envergure sur le cholestérol et les statines sont déjà repris en coeur par la presse nationale et internationale.

Le Point, par exemple, est catégorique avec « l’effet positif des statines démontré« , et rajoutant qu’une « vaste étude menée pendant 20 ans a permis de démontrer que la prise régulière de pravastatine a diminué de 28 % la mortalité chez les hommes.«

Impressionnant n’est-ce pas ?

Même Michel de Lorgeril, célèbre pourfendeur des statines, n’en parle pas encore sur son blog !

L’étude en question est impressionnante puisqu’elle démontre, selon les auteurs, l’intérêt d’une statine (ce médicament qui sert à faire baisser le « mauvais » cholestérol dit LDL) chez des personnes qui n’ont eu aucun problème cardiovasculaire (on parle de prévention primaire dans ce cas), et qui ont même un taux de LDL-cholestérol « normal » (c’est-à-dire en dessous de 1,9 g / L.)

Cette étude publiée dans Circulation démontre ce que toutes les études passées n’ont jamais réussir à faire.

Réussir à prouver des bénéfices pour les statines en prévention primaire et même dans les limites normales du LDL…

C’est tout simplement le Saint-Graal de l’industrie pharmaceutique!

Mais comment est-ce possible ?

C’est tout à fait possible en réalisant une belle tambouille médicale, scientifique et statistique improbable et douteuse.

Vaut mieux éviter de connaître exactement les ingrédients et la recette utilisée, sinon on découvre le pot aux roses. Justement, on va disséquer en détail les entrailles de cette « étude d’envergure« , pour comprendre le pourquoi du comment de mon titre…

Non, cette étude ne démontre aucun effet bénéfique des statines sur le risque de mortalité par maladie cardiovasculaire, dont c’est pourtant l’unique mission. Attention douche froide.

L’arnaque intellectuelle des deux « méthodes »

L’étude est présentée par la presse comme « la plus longue jamais effectuée sur un anti-cholestérol« , avec 20 années d’étude.

Pourtant, deux « études » coexistent dans cette unique étude, avec deux méthodologies complètement différentes: l’une très correcte et sérieuse (un essai clinique randomisé contre un placebo en double aveugle durant 5 ans); l’autre plus légère et moins sérieuse (une étude d’observation pendant 15 ans).

Dans le premier cas, avec l’essai clinique, on peut effectivement trouver une relation de cause à effet entre un médicament et une pathologie, en contrôlant notamment tout un panel de facteurs confondants, comme l’indice de masse corporelle, l’hypertension, le diabète, l’alimentation, le tabagisme, l’activité physique, etc., etc.

Dans le second cas, avec l’étude d’observation, on ne peut pas trouver de relation de cause à effet.

On peut démontrer une association, sans pouvoir aller plus loin.

Bien souvent, de nombreux facteurs confondants ne sont pas pris en compte, le suivi des patients n’est plus assuré, la force de l’association est d’autant plus bancale, la véracité des résultats est fortement discutable.

Cliniquement parlant, ce n’est pas top du tout.

Mais je vous le donne en mille, devinez quelle « méthode » a réussi à trouver un effet bénéfique des statines sur le risque de mourir d’une maladie cardiovasculaire ?

La deuxième bien sûr !

Et uniquement chez les patients qui avaient au départ un taux de LDL-cholestérol supérieur à 1,9 g / L.

Durant l’essai clinique randomisé :

Aucun bénéfice de la Pravastatine

Les résultats de l’étude sont pourtant catégoriques.

Durant l’essai clinique randomisé en double aveugle et contre un placebo, il n’y a aucune différence entre les groupes concernant… la mortalité par maladies cardiaques coronariennes (CHD), la mortalité par maladie cardiovasculaire (CVD), la mortalité toutes causes confondues.

Et cela peu importe le taux de LDL-cholestérol, inférieur ou supérieur à 190 mg / dL.

C’est quand même bien étrange que la presse n’ait pas relevé ces résultats.

Non en fait ce n’est pas étrange du tout, c’est juste chiant de lire les études en entier et d’en faire une critique un peu sérieuse.

Durant le suivi sur 15 ans : des bénéfices, mais attention à la tambouille scientifique !

En réalité, tous les chiffres positifs pour les statines énoncés par la presse, « 27 % de risque de maladie cardiovasculaire en moins », ou encore « 18 % de risque de mourir toutes causes confondues en moins » proviennent du suivi durant 15 ans, le moins sérieux et le moins fiable, pour les personnes avec un taux de LDL-cholestérol supérieur à 1,9 g / L (pour les autres, les bénéfices disparaissent…

Pourquoi le moins sérieux ?

Lisez plutôt comment les patients ont été suivis durant les 15 années après l’essai clinique.

C’est du caviar, et ce sont les auteurs qui le confessent.

Dans le paragraphe « Extended long-terme follow up » qui correspond aux fameuses 15 années de suivi, les auteurs nous disent ceci :

« 5 ans après la fin de l’essai clinique randomisé, 38.7 % et 35.2 % des patients originellement placés sous pravastatine et placebo prenaient des statines ».

Autrement dit, 5 ans après, seulement 1/3 des patients sous statine durant l’essai clinique ont poursuivi leur traitement (donc 2/3 ont arrêté), et 1/3 des patients sous placebo ont choisi de prendre une statine (donc 2/3 ont continué de ne rien prendre).

Qu’est-ce que ça veut dire ?

Eh bien les patients ont foutu le bordel dans les groupes, le groupe « placebo » n’est plus vraiment un groupe « placebo », et le groupe « pravastatine » n’est plus vraiment un groupe « pravastatine » (et les auteurs ne savent même pas si c’est toujours cette statine qui est prescrite ou une autre !)

Mais pire.

Dans la suite du paragraphe, les auteurs confessent que sur les 10 dernières années de suivi, ils n’ont aucune donnée concernant la prise ou non de statine des différents groupes !

On relit la phrase s’il vous plaît.

C’est bon on a compris ?

Oui, c’est de l’art divinatoire !

Les auteurs de l’étude comparent à la fin le nombre de décès dans le groupe « placebo » et « pravastatine » du DÉPART, alors qu’ils n’ont tout simplement aucune idée si les personnes prenaient ou non une statine, et encore moins laquelle pendant 15 ans !

D’ailleurs, ce point est forcément reconnu par les auteurs dans la discussion. Ils nous disent très proprement ceci :

« Il doit être reconnu que les données obtenues durant le suivi supplémentaire de 15 ans après l’essai clinique sont observationnelles et peuvent être faussées par le manque d’information sur l’utilisation des médicaments ».

Ils précisent aussi plus loin dans le texte : « On ne peut pas supposer que les bienfaits sont uniquement modulés par l’utilisation ou non des statines ».

Autrement dit, il y a sûrement d’autres facteurs à prendre en compte qui ne permettent pas d’attester un lien de cause à effet entre les statines et les risques de mourir d’un CHD.

D’ailleurs, en parlant de facteurs confondants, là aussi il y a matière à rigoler.

Les facteurs confondants « oubliés » ou « sous-estimés »

Le tabagisme.

En voilà un facteur important à prendre en compte dans le risque cardiovasculaire.

Sauf que les auteurs ne précisent pas d’emblée que les patients étaient tous de gros fumeurs.

En moyenne, ils sont au moins 40 % à fumer dans tous les groupes.

Et ils en disent quoi les auteurs de cette étude ?

« La forte prévalence des fumeurs dans la population WOSCOPS pourrait signifier qu’une étude similaire aujourd’hui pourrait ne pas montrer un effet aussi fort avec un régime de statine de puissance similaire ».

Alors déjà qu’ils ne trouvent rien durant l’essai clinique; qu’ils ne trouvent rien après 20 ans de suivi chez les personnes avec un taux de LDL-cholestérol inférieur à 1,9 g / L; ils mettent en garde que l’effet est peut-être surestimé à cause des caractéristiques de la population suivie !

En plus de ça, nous n’avons aucune idée du niveau d’activité physique des patients pendant l’essai clinique et le suivi observationnel.

Nous n’avons aucune idée des grandes tendances dans l’alimentation de ces messieurs et son évolution au cours du temps.

Nous n’avons aucune idée des effets secondaires indésirables à la suite de la prise des statines (douleurs musculaires, panne de virilité, dépression, etc.)

Que montre réellement cette étude ?

En prenant toutes les précautions d’usage et en se basant uniquement sur les données les plus fiables de l’essai clinique randomisé en double aveugle contre placebo, voici ce qu’on peut dire :

La prise de statine n’a eu aucun effet sur la mortalité par maladie cardiaque coronarienne (CHD), chez les patients avec un LDL-cholestérol inférieur à 1,9 g / L (HR : 0,95 [0,49-1,85] p-value 0,887); et chez les patients avec un LDL-cholestérol supérieur à 1,9 g / L (HR : 0,86 [0,42-1,76] p-value 0,684);

La prise de statine n’a eu aucun effet sur la mortalité par maladies cardiovasculaires (CVD) chez les patients avec un LDL-cholestérol inférieur à 1,9 g / L (HR : 0,84 [0,46-1,52] p-value 0,568); et chez les patients avec un LDL-cholestérol supérieur à 1,9 g / L (HR : 0,84 [0,44-1,60] p-value 0,590);

La prise de statine n’a eu aucun effet sur la mortalité toutes causes confondues chez les patients avec un LDL-cholestérol inférieur à 1,9 g / L (HR : 0,89 [0,60-1,33] p-value 0,576); et chez les patients avec un LDL-cholestérol supérieur à 1,9 g / L (HR : 0,84 [0,53-1,32] p-value 0,446)

L’Agence France Presse et le journal Le Point ont donc repris les seuls résultats positifs les moins sûrs, les plus contestables, et qui ne permettent pas, par nature, d’établir une quelconque relation de cause à effet.

Ce n’est plus du journalisme que nous avons, c’est de la désinformation caractérisée !

Pour terminer, petite cerise sur le gâteau, on va parler rapidement des conflits d’intérêts Tous* avec des liens d’intérêts !

* Tous sauf un !

L’étude en question a été financée par l’Imperial College London lui-même financé par Sanofi, qui commercialise bien évidemment la pravastatine.

Le suivi des patients à travers l’essai clinique WOSCOPS a également été financé par deux grands laboratoires pharmaceutiques :

Bristol-Myers Squibb et Sankyo.

En ce qui concerne les auteurs de cette étude, ils ont tous* reçu des fonds soit pour des bourses de recherche ou des frais personnels de la part de dizaines de laboratoires pharmaceutiques directement liés à la vente de statines.

Et c’est loin d’être un scoop.

Un seul auteur ne déclare aucun lien d’intérêt.

Seulement deux auteurs déclarent n’avoir reçu que des fonds de l’Imperial College London, mais lui-même en partie financés par Sanofi.

D’ailleurs je donne un gros carton rouge à la rédaction du Point pour avoir « oublié » de mentionner les liens d’intérêts du médecin-chercheur interviewé dans l’article, comme l’y oblige pourtant la loi (voir l’article du code de la santé publique).

Car oui, cet auteur n’a pas échappé aux sirènes de l’industrie pharmaceutique et déclare avoir reçu de nombreux financements de la part d’une multitude de sociétés pharmaceutiques impliquées dans la vente de statines.

Pas de statine en prévention primaire Au final, cette étude pro-statine a dû réaliser une belle tambouille médicale et statistique pour réussir à dégager des bénéfices totalement hypothétiques des statines en prévention primaire, au bout de 20 ans.

Malheureusement, les résultats les plus fiables de l’essai clinique soutiennent toutes les études sur ce sujet : prescrire une statine en prévention primaire sans facteur de risque est un non-sens médical, qui n’est pas soutenu par la littérature scientifique (même celle payée par les labos).

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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 10:42

Aluminium dans les vaccins : le rapport qui dérange

21 septembre 2017.

Le passage à onze vaccins obligatoire sera effectif en 2018.

Dans un rapport jamais rendu public depuis mars, des scientifiques pointent les risques induits par la présence d’aluminium dans les vaccins.

On y lit des échanges cordiaux mais surtout un débat âpre et passionné.

Ces documents que nous nous sommes procurés, c’est l’avis du conseil scientifique de l’ANSM, le gendarme du médicament, et l’ensemble des discussions que les spécialistes ont mené sur l’étude de l’équipe du professeur Gherardi, chef du service neuromusculaire à l’hôpital Henri Mondor de Créteil, évaluant la neurotoxicité de l’aluminium présent dans les vaccins.

Si cet essai n’est en rien - au contraire - contre les vaccins, il pointe des risques inhérents à l’aluminium que contiennent la majorité d’entre-eux.

Et pose des pistes, notamment génétiques, dont les experts s’accordent à dire qu’elles doivent être «poursuivies» et «approfondies».

Mais voilà, ces conclusions datent de... mars et depuis « rien », souffle Guillemette Crépeaux, chercheuse à l’Inserm et coauteure de l’essai, qui a eu accès au compte-rendu final il y a à peine trois jours !

Bien que financé par l’ANSM - avec donc des deniers publics -, en plein débat mouvementé sur l’extension de l’obligation vaccinale à onze vaccins infantiles, et à la « stupéfaction » des associations de patients, ce rapport n’a pas été rendu public.

« Les avis consultatifs du conseil scientifique n’ont pas vocation a être publiés. Cela ne veut pas dire qu’on cherche à les cacher », défend de son côté l’ANSM.

Dans un rapport jamais rendu public depuis mars, des scientifiques pointent les risques induits par la présence d’aluminium dans les vaccins.

On y lit des échanges cordiaux mais surtout un débat âpre et passionné.

Ces documents que nous nous sommes procurés, c’est l’avis du conseil scientifique de l’ANSM, le gendarme du médicament, et l’ensemble des discussions que les spécialistes ont mené sur l’étude de l’équipe du professeur Gherardi, chef du service neuromusculaire à l’hôpital Henri Mondor de Créteil, évaluant la neurotoxicité de l’aluminium présent dans les vaccins.

Si cet essai n’est en rien - au contraire - contre les vaccins, il pointe des risques inhérents à l’aluminium que contiennent la majorité d’entre-eux.

Et pose des pistes, notamment génétiques, dont les experts s’accordent à dire qu’elles doivent être «poursuivies» et «approfondies».

Mais voilà, ces conclusions datent de... mars et depuis « rien », souffle Guillemette Crépeaux, chercheuse à l’Inserm et coauteure de l’essai, qui a eu accès au compte-rendu final il y a à peine trois jours !

Bien que financé par l’ANSM - avec donc des deniers publics -, en plein débat mouvementé sur l’extension de l’obligation vaccinale à onze vaccins infantiles, et à la « stupéfaction » des associations de patients, ce rapport n’a pas été rendu public.

« Les avis consultatifs du conseil scientifique n’ont pas vocation a être publiés. Cela ne veut pas dire qu’on cherche à les cacher », défend de son côté l’ANSM.

Voici ce qu’on y découvre.

« La dose ne fait pas le poison ».

Même injecté à « faible dose » dans des muscles de souris, l’adjuvant aluminique « peut induire une accumulation d’alumium à long-terme et des effets neurotoxiques », note l’équipe de Gherardi.

En clair, contrairement à ce qui est communémement admis, même une faible dose pourrait provoquer des complications.

« La dose ne fait pas le poison », résument-ils.

Une hypothèse jugée peu convaincante par l’un des trois experts indépendants de l’ANSM mais applaudi par un second qui s’exprime en ces termes dans le rapport : un des « résultats particulièrement innovants (...) est surtout la mise en évidence d’un effet dose-réponse non linéaire en matière de neurotoxicité, les plus faibles doses étant sélectivement neurotoxiques (diminution de la locomotion, augmentation de l’aluminium cérébral) », écrit-il.

Certaines souris « sont en effet moins actives, elles ont des troubles du comportement », décrypte Guillemette Crépeaux.

Vers une « prédisposition génétique » ?

« Pour la première fois », lit-on, dans la littérature sur les vaccins, cette étude met en évidence des facteurs génétiques de prédisposition à développer une myofasciite à macrophages (une lésion provoquant fatigue, douleurs musculaires, voire troubles neurologiques) après la vaccination.

Sept gènes sont en effet « surrepresentés » chez les patients affectés.

Aurions-nous une susceptibilité génétique nous faisant réagir à l’aluminium des vaccins ?

Cette voie de recherche, jugée « extraordinaire » par l’un des membres du Conseil fait actuellement l’objet d’un dépôt de brevet de la part des chercheurs.

Et maintenant ? « Des approfondissements sont nécessaires », encourage l’avis.

Dans la discussion entre experts, le directeur de l’ANSM, Dominique Martin, abonde : il « appelle la puissance publique à prendre ses responsabilités en la matière ».

Contacté, le ministère de la santé nous indique que « cette étude ne change rien aux actuelles conclusions : il n’y a aucun argument scientifique à ce jour qui remet en cause l’innocuité des vaccins.

Rien ne démontre une dangerosité », insiste-t-il. Mais faut-il poursuivre les études ?

« Bien sûr, on est pour ».

« Les questions doivent évidemment trouver des réponses », note à son tour l’ANSM.

Quand et avec quel argent ?

Personne jeudi n’était en mesure de répondre...

leparisien.fr

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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 05:46

Alzheimer : des scientifiques identifient un virus et deux types de bactéries comme causes majeures de la maladie. Le tournant tant attendu ?

Dans une tribune publiée par le "Journal of Alzheimer's disease", des chercheurs suggèrent que la maladie d'Alzheimer pourrait être causée par des virus ou des bactéries. Atlantico :

Dans une tribune publiée par le "Journal of Alzheimer's disease", écrite par une équipe de chercheurs et de cliniciens, des virus ou des bactéries pourraient être à l'origine de la maladie d'Alzheimer, contrairement à ce que l'on pensait précédemment.

Bien que non confirmée, cette hypothèse est-elle crédible ?

Comment expliquer ce changement de position sur la maladie? En quoi cela change-t-il ce que l'on sait de l'Alzheimer?

Stéphane Gayet : La notion de maladie infectieuse est souvent associée dans la conscience collective à une évolution aiguë.

On a à l’esprit les infections aiguës virales, comme le rhume, la laryngite virale, la trachéite, la grippe, la conjonctivite aiguë virale, la gastroentérite aiguë, l’hépatite virale A, la rubéole, les oreillons…

Ces maladies virales ont en effet une évolution aiguë, durent en général moins d’une semaine -à part l’hépatite virale A- et guérissent à la fois spontanément et le plus souvent sans laisser de séquelle. On a également à l’esprit les infections aiguës bactériennes, comme l’angine streptococcique, le panaris ou le furoncle à staphylocoque doré, l’infection urinaire à colibacille, la salmonellose digestive ou toxi-infection alimentaire, la pneumonie à pneumocoque, la méningite à méningocoque…

Ce sont également des maladies qui ont une évolution aiguë, mais qui sont souvent plus sévères que les maladies virales, ont besoin d’une aide thérapeutique sous la forme d’un traitement antibiotique et peuvent laisser des séquelles plus ou moins graves.

La notion de maladie infectieuse chronique est plus récente.

Elle déroge à la règle générale de la maladie infectieuse qui a un début et une fin.

La maladie infectieuse chronique semble en effet ne pas avoir de fin, car son contexte de survenue et d’évolution n’y prédispose pas.

La maladie infectieuse chronique est d’une façon générale due à un microorganisme peu pathogène ou virulent et survient chez une personne dont les défenses immunitaires sont diminuées.

La notion de maladie infectieuse latente est encore différente : c’est une maladie d’origine virale ou bactérienne qui évolue de façon imperceptible et qui de ce fait ne semble pas rendre malade.

L’infection latente par le virus VIH du sida avant la phase de sida avéré, l’infection latente par le virus de l’herpès entre deux poussées et l’infection tuberculeuse latente (ITL) en sont des exemples typiques.

La possibilité pour la maladie d’Alzheimer d’être due à une infection chronique très lente est tout à fait crédible.

Cela fait penser à la syphilis tertiaire dans sa forme neurologique et à la maladie de Lyme chronique, également dans sa forme neurologique.

Cela est encore à rapprocher de la maladie de Creutzfeldt-Jakob qui est une encéphalite chronique à prion ou ATNC, à l’origine d’une démence d’évolution lente et irréversible.

Les auteurs de cette tribune se plaignent de l’aveuglement de la communauté scientifique mondiale qui s’obstine depuis 10 à 15 ans à ne cautionner des recherches en matière de maladie d’Alzheimer qu’en direction d’une cause toxique ou immunologique, refusant de prendre en compte les arguments en faveur d’une origine infectieuse.

Nos possibilités d’investigations microbiologiques nous permettent aujourd’hui de faire des recherches impensables il y a 10 ou 15 ans.

On est à présent capable de trouver des traces de virus dans le noyau d’une cellule ou des traces de bactérie dans son cytoplasme.

Car plus une infection est lente et discrète, et plus la mise en évidence de son agent infectieux est difficile.

On découvre ainsi des traces de virus dans le cerveau de personnes qui semblent en bonne santé ; mais que vont ou peuvent produire ces virus ? Nous sommes ainsi amenés à revoir nos anciennes conceptions, classiques, en matière de pathologie infectieuse.

La maladie d’Alzheimer, mais aussi la sclérose en plaques, la maladie de Parkinson ou encore la sclérose latérale amyotrophique (SLA ou maladie de Charcot) pourraient parfaitement être liées à des infections chroniques très lentes. Depuis quelque temps, on commence à évoquer l’éventuelle responsabilité du virus de l’herpès dans la maladie d’Alzheimer.

Ce virus est présent chez tout un chacun.

Chez les uns, il reste silencieux, tout à fait latent, chez les autres, il peut donner un herpès récurrent (bouton de fièvre), mais aussi une paralysie faciale (responsabilité probable de ce virus) ou une maladie gravissime et très rare, une encéphalite herpétique.

On peut s’attendre à bien des découvertes à venir avec ce virus qui s’incorpore au noyau de certaines de nos cellules, comme le fait le virus VIH du sida.

Concrètement, quelles seraient les prochaines étapes à franchir pour valider l'hypothèse, et pour permettre l'apparition de tels traitements ?

Il y a encore beaucoup de travail à réaliser. Entre la mise en évidence de traces d’un virus ou d’une bactérie chez certains malades et la preuve de la responsabilité de ce virus ou cette bactérie dans la genèse de la maladie, il y a un grand pas à franchir.

Il faudrait déjà que la communauté scientifique internationale accepte cette idée d’une cause infectieuse probable et que plusieurs équipes de recherche se lancent dans de tels projets.

Plus l’infection est lente et discrète, plus la recherche est difficile. On doit travailler à une échelle de plus en plus petite, ce qui complexifie la recherche et confère un caractère un peu aléatoire aux résultats obtenus.

L’approche est à la fois virologique, bactériologique, immunologique et histologique.

Il est fort probable que l’agent infectieux en cause ait besoin de facteurs favorisants pour provoquer la formation de ces plaques amyloïdes qui entraînent la mort de nombreuses cellules nerveuses ou neurones.

Des métaux comme le fer et peut-être l’aluminium pourraient peut-être jouer un rôle favorisant. Mais la première étape décisive sera la validation par la communauté scientifique mondiale de la forte probabilité d’une cause infectieuse à la maladie d’Alzheimer, ce qui n’est pas encore le cas.

Car c’est une piste que, semble-t-il, les nombreuses enquêtes épidémiologiques à grande échelle n’ont pas suffisamment explorée, trop focalisées qu’elles étaient sur une cause toxique ou immunologique.

L’écho qui sera donné à cette tribune dans les semaines et les mois à venir nous éclairera sur une éventuelle redirection des recherches sur cette épouvantable maladie.

Avec la maladie d’Alzheimer, on a multiplié les enquêtes épidémiologiques à très large échelle.

Elles ont permis de mettre en évidence des facteurs favorisants, mais pas la cause princeps de cette maladie.

Si l’on avait de bons arguments en faveur de la responsabilité d’un virus ou d’une bactérie, cela ferait avancer les recherches d’une façon considérable. Si l'hypothèse venait à être confirmée, quelles seraient les nouvelles possibilités de traitements contre la maladie ? Les microorganismes en vue dans la maladie d’Alzheimer sont : le virus de l’herpès ; Chlamydophila pneumoniae, petite bactérie intracellulaire à l’origine de pneumonies atypiques et proche de Chlamydia trachomatis qui est quant à elle à l’origine d’infections génitales tant chez la femme que chez l’homme ; des spirochètes, famille de bactéries à laquelle appartiennent celle de la syphilis et celle de la maladie de Lyme. La mise en évidence du rôle avéré ou très probable d’un agent infectieux microbien dans la maladie d’Alzheimer pourrait déboucher sur un traitement curatif comme une antibiothérapie de longue durée ou un traitement préventif comme une vaccination (dans le cas d’un virus).

Cette découverte pourrait également déboucher sur une prévention non spécifique de type hygiénique. La possibilité d’une cause bactérienne à plusieurs maladies neurologiques -longtemps considérées comme « dégénératives »- est une raison de plus pour stimuler la recherche en faveur de nouveaux antibiotiques et surtout de nouvelles familles d’antibiotiques, voire de nouveaux agents thérapeutiques antibactériens différents des antibiotiques classiques (comme des peptides antibactériens qui sont des petites protéines).

Cette possibilité pourrait également stimuler la recherche en direction de médicaments antiviraux curatifs qui restent à ce jour focalisés sur certains virus répandus et donnant des maladies graves (comme le virus VIH du sida, les virus des hépatites chroniques…).

Heureusement, dans l’hypothèse de la responsabilité du virus de l’herpès dans la maladie d’Alzheimer, nous disposons déjà d’antiviraux efficaces sur ce type de virus ; mais que feront-ils sur une infection chronique très lente ? http://www.atlantico.fr/decryptage/alzheimer-scientifiques-identifient-virus-et-deux-types-bacteries-comme-causes-majeures-maladie-tournant-tant-attendu-3170368.html#FCb7MVsRc7Uf2XWb.03

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21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 10:55

Les apnées du sommeil abîment le cerveau

Par Damien Mascret le 19/09/2017

Les apnées du sommeil abîment le cerveau Un million de Français souffrent d'apnée du sommeil.

Sans traitement, le manque d'oxygénation nocturne du cerveau a des conséquences sensibles.

Si, comme un million de Français, vous souffrez d'un syndrome d'apnées-hypopnées obstructives du sommeil (Sahos), cela signifie que lorsque vous dormez, vous ne respirez pas très bien.

En pratique, vous marquez des pauses respiratoires plus ou moins longues (désaturation).

Et cela a des conséquences qui vont bien au-delà des ronflements qui gênent votre conjoint(e).

«On sait que la fragmentation du sommeil liée aux désaturations nocturnes est un facteur de risque cardiovasculaire sévère», explique le Dr Frédéric

Le Guillou, pneumologue à La Rochelle. «Cela se traduit par un risque accru d'hypertension artérielle, d'infarctus du myocarde, d'accident vasculaire cérébral et de trouble du rythme cardiaque», poursuit-il.

«Le Sahos est aussi responsable de troubles de la libido et de l'érection chez l'homme»

Dr Frédéric Le Guillou, pneumologue Mais à côté de ces conséquences bien connues, de nombreuses recherches menées ces dernières années semblent indiquer que la mauvaise oxygénation nocturne du cerveau et d'autres organes pourrait avoir d'autres effets ennuyeux.

«Le Sahos est aussi responsable de troubles de la mémoire, de l'attention, d'irritabilité, de troubles de la libido et de l'érection chez l'homme», ajoute le Dr Le Guillou.

En reprenant les études publiées sur le sujet, des chercheurs de l'université de Californie, à San Francisco, en collaboration avec l'université Queen's de Belfast (Irlande du Nord), ont rassemblé des données sur plus de 4 millions d'hommes et de femmes.

Ceux ayant un Sahos présentaient un risque accru de 26 % de développer des troubles cognitifs, en particulier des fonctions exécutives du cerveau.

C'est-à-dire des capacités requises pour s'adapter à des situations nouvelles.

Les fonctions exécutives sont inutiles pour effectuer les actions habituelles de la vie courante.

En revanche, elles sont précieuses lorsqu'il s'agit de faire plusieurs choses à la fois ou de planifier des actions.

Un million de français souffrent d'apnées du sommeil: et elles détériorent le cerveau.
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21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 10:08

Hausse du tabac : le calendrier miracle qui permettra de se préparer à arrêter de fumer 

 

 

Après Nicolas Demorand, Patrick Cohen. 20 juillet 2017 :

sur Europe 1 Agnès Buzyn a révélé de quelle manière le paquet français de cigarettes allait  progressivement passer à 10 euros.

Un bien étrange calendrier. Aucune hausse brutale d’entrée, comme la ministre de la Santé en avait pourtant émis le souhait, mais une série de six petits paliers pour, poussivement, tenir une promesse jupitérienne. « Les arbitrages ont été rendus. Nous allons dès la fin de l’année harmoniser le prix des paquets de tabac, et notamment les plus faibles, en augmentant en moyenne de 35 centimes d’ici la fin de l’année pour aboutir à des paquets 7,10 euros » a expliqué Mme Buzyn. Une fois « l’harmonisation » réalisée il y aura une hausse d’un euro en mars prochain ; puis deux hausses de 50 centimes d’euro en avril et en novembre 2019, une nouvelle hausse de 50 centimes d’euro en avril 2020 et de 40 centimes en novembre 2020. Soit, alors, une paquet à 10 euros.

Pourquoi cette hausse graduelle très étales par paliers plutôt que le choc attendu de la hausse brutale ? Agnès Buzyn délivre ici un étrange argumentaire, a expliqué vouloir se mettre à la place des fumeurs. « C’est une hausse en trois ans, ce qui était mon souhait, assure-t-elle aujourd’hui. Ça permet aux gens de se préparer et de trouver les moyens d’arrêter de fumer. C’est un calendrier qui permet à chacun de se mettre dans la perspective de l’arrêt. »

Toujours rien sur la cigarette électronique

Etrange emballage politique. Des spécialistes soutiendront, sans difficulté, une argumentation contraire : cette annonce de la progressivité des prix n’aidera en rien les personnes dépendantes du tabac mais (à la différence d’un choc massif d’entrée) leur fournira les moyens de s’adapter et de ne pas briser leur addiction. Trouver les moyens d’arrêter ? On ne peut qu’être amèrement déçu, ici, de l’absence de toute mesure concernant l’amélioration de la prise en charge financière des substituts nicotiniques et le soutien à l’usage de la cigarette électronique comme outil d’arrêt du tabac. Une nouvelle fois, comme dans l’ancien monde, pas de vision politique de réduction des risques.

Ce n’est pas tout: sur son flanc droit le gouvernement doit d’autre part d’ores et déjà compter avec l’ire des buralistes qui dénoncent l’absence de toute mesure contre l’existence et le développement annoncé des circuits et marchés parallèles. Première manifestation annoncée pour le 4 octobre.

Hausse du tabac : le calendrier miracle qui permettra de se préparer à arrêter de fumer. Agnès Buzyn a révélé comment le paquet français de cigarettes allait passer à 10 euros.  Un bien étrange calendrier.

http://sante.lefigaro.fr/sante/maladie/syndrome-dapnees-sommeil/quest-ce-que-cest

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21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 06:07

Lyon : des virus qui soignent les infections résistantes aux antibiotiques

On les appelle les virus "bactériophages", les tueurs de bactéries.

Ils ont été utilisés pour soigner deux patients lyonnais souffrant d'infections résistantes aux antibiotiques.

La technique est ancienne, mais les progrès en biologie permettent maintenant d'isoler des "phages" très purs

Mercredi, les Hospices civils de Lyon (HCL), comprenez les hôpitaux lyonnais, présentaient le résultat de deux traitements innovants et pour tout dire aux origines inattendues.

Deux malades souffrant de très sévères infections résistantes aux antibiotiques ont en effet été guéris grâce à l'utilisation, encore exceptionnelle, de bactériophages, virus "prédateurs de bactéries" naturellement présents... dans les égouts ou les eaux usées. (Voir l'interview du Pr Ferry par Frédéric Llop, le 20 septembre 2017 dans le journal de 12h de France 3 Rhône-Alpes)

Les deux patients, dont une femme de 80 ans, souffraient d'infections ostéoarticulaires particulièrement graves et qui ne pouvaient plus cicatriser.

Le Pr Tristan Ferry, du service des maladies infectieuses et tropicales aux HCL, a expliqué que, grâce à l'injection d'un "cocktail de bactériophages" dans la zone atteinte, l'infection a pu être résorbée.

Un procédé ancien abandonné à cause des antibotiques

Ce recours aux bactériophages (ou "phages") est connu de longue date mais était tombé en désuétude en Europe occidentale depuis la popularisation des antibiotiques.

Ils sont encore utilisés, mais avec des modalités différentes, dans des pays de l'Est, comme la Géorgie, la Russie, la Pologne ou l'Ukraine.

Selon de Professeur Ferry, cette technique redevient aujourd'hui tout à fait prometteuse en raison des cas toujours plus nombreux de résistance aux antibiotiques.

Grâce aux progrès considérables en biologie moléculaire et en génomique, "nous pouvons travailler maintenant avec des bactériophages de très bonne qualité", a expliqué Guy-Charles Fanneau de La Horie, président du directoire de Pherecydes Pharma, le laboratoire qui a fourni le "cocktail de bactériophages" ayant permis de soigner les deux patients.

Des virus "très purs", appliqués en une seule fois, pour un résultat précis

"Nous recevons assez régulièrement des échantillons d'eaux d'égouts dans lesquelles nous cherchons des bactériophages", a-t-il indiqué.

Le laboratoire prépare ensuite des produits purs, chaque flacon d'un millilitre contenant un milliard de phages "de très bonne qualité", selon M. Fanneau de La Horie.

"Le gros avantage" des bactériophages est d'être appliqué en une seule fois, à la différence des antibiotiques qui demandent des traitements longs, a relevé Tristan Ferry.

Autre avantage : chaque phage s'attaque à une bactérie précise. Il ne s'attaque pas aux autres bactéries, dont nombre ont des effets bénéfiques sur la santé.

Il faut par conséquent repérer la bactérie fautive.

Pas de mise sur le marché pour le moment

Le recours à ces bactériophagespour les deux patients des HCL a été exceptionnel.

Car à ce jour, les bactériophages ne disposent pas en effet de l'autorisation de mise sur le marché (AMM) indispensable pour commercialiser un nouveau traitement.

Pherecydes Pharma dispose désormais de toute une gamme de bactériophages pour lutter contre les diverses infections résistantes aux antibiotiques.

Il ne s'agit pas d'être concurrent mais complémentaire des antibiotiques, a assuré M. Fanneau de La Horie.

* En attendant, Pherecydes poursuit des programmes d'études cliniques dont l'objectif est de déboucher sur des AMM. Mais ces programmes vont demander encore plusieurs années.

Les bactériophages sont des virus qui soignent les infections résistantes aux antibiotiques. Les hôpitaux de Lyon commencent à les utiliser.

Vidéo :

https://www.youtube.com/watch?v=ao_Xq0kOCE4&sns=em Envoyé de mon iPhone

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20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 12:41

Un sénateur et une députée l'affirment:

Le particulier est tout à fait en droit de refuser le Linky

Donc Enédis ment, lorsqu'elle envoie aux opposants au Linky des courriers d'intimidation affirmant le contraire.

Donc ne pas se laisser intimider et ne pas hésiter à faire valoir son bon droit par tous les moyens utiles et opportuns!

 

Communiqué original:

"Un sénateur et une députée l'affirment!

Messieurs les dirigeants d'EDF et d'ENEDIS, auriez-vous l'outrecuidance de prétendre mieux connaître la Loi que celles et  ceux qui lui donnent naissance?
 
Qu'on se le dise!:
 

 Toute citoyenne et tout citoyen a le

Droit de Refuser le compteur Linky!

 

Vous avez tout à fait le droit de refuser le Compteur LINKY chez vous, que vous soyez propriétaire ou seulement locataire.

C'est votre contrat avec le fournisseur d'électricité qui importe.

Téléchargez ce document et posez-le sur votre compteur, sur votre porte si le compteur est dans le logement. Vous pouvez aussi envoyer une copie à votre fournisseur, à ENEDIS, à l'entreprise de pose, et au maire de votre ville."

 

 

 

http://artdevivresain.over-blog.com/2017/09/le-linky-n-est-pas-obligatoire.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

Tout citoyen a le Droit de Refuser le compteur Linky.
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19 septembre 2017 2 19 /09 /septembre /2017 16:40

Démocratie et onze vaccinations : Agnès Buzyn annonce « la fin de la récréation »

 

Aube du vendredi 15 septembre 2017, Agnès Buzyn descend dans l’arène médiatique radiophonique et se soumet aux questions de Nicolas Demorand devenu, sur France Inter, « la voix la plus puissante de l’Hexagone »  (sic) (Les Inrockuptibles).

On abordera bientôt le recul ministériel sur le Levothyrox mais on commence par le bras de fer sur les onze vaccinations pédiatriques bientôt obligatoires.

La ministre reprend son argumentaire. Demorand la presse, suggère. Cela donnera bientôt :

« Je suis une fervente partisane de la démocratie sanitaire, mais je siffle la fin de la récré, car il y a des enfants qui meurent (…) On parle d’un risque sanitaire ! ».

Où l’on comprend qu’il y a un temps pour l’indispensable détente récréative (la « démocratie sanitaire ») et un temps où l’on rentre en classe pour s’occuper des choses sérieuses (le « risque sanitaire »).

Une position ministérielle pour le moins étonnante exprimée dans « un contexte de responsabilisation croissante d’un patient toujours plus expert » (Le Quotidien du Médecin).

Accepter la contrainte

Ce ne sera pas la seule surprise de cette matinale. Ainsi Agnès Buzyn osera-t-elle l’idée peu banale en démocratie selon laquelle  « la contrainte vise à rendre la confiance ».

« Le manque de confiance est véhiculé par des informations qui circulent sur les réseaux sociaux. Il faut lutter contre les fausses informations.

C’est compliqué pour les pouvoirs publics », reconnaît-elle.

Contraindre pour donner confiance ? Nouveau novlangue ?

Compliqué pour la ministre ? C’est encore plus compliqué pour les parents-citoyens qui attendent toujours de savoir à quelle peine ils seront condamnés en cas de refus vaccinal.

Sur France Inter la ministre laisse planer la menace d’un refus total des enfants non totalement vaccinés à l’entrée en collectivité. Où iront-ils ?

Nicolas Demorand ne la relance pas. Et rien n’est encore décidé, au gouvernement, quant à la « clause d’exemption » suggérée dans les conclusions de la concertation citoyenne présidée par le Pr Alain Fischer sous le précédent quinquennat. Jusqu’à quand ?

Retour dans la classe, certes, mais avec quelle solution ? Agnès Buzyn estime nécessaire « d’aider les médecins » – avec des « outils pédagogiques » (sic) –  à expliquer la vaccination à leur patientèle. « Lorsqu’un médecin prend le temps, les parents adhèrent plus facilement », observe-t-elle. La récréation est bien finie.

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19 septembre 2017 2 19 /09 /septembre /2017 15:59

A propos des jugements de valeur proférés par trop de médecins, une tragi-comédie en trois actes (pour le moment)- par Martin Winckler

 
 
Acte I 
 
Dans Les Brutes en blanc, publié chez Flammarion en octobre 2016 et repris par Points Seuil en octobre 2017, j'écrivais (p. 93 à 103) : 
 
"Intrusions et jugements de valeur
Quand ils entament leur parcours, les étudiants en médecine sont dans leur grande majorité des individus sensibles. Mais de leurs émotions, leurs répulsions, leurs désirs, il n’est pratiquement jamais question pendant leur apprentissage. Comme en témoignent les blogs et les courriels de jeunes médecins que j’ai l’occasion de lire (et il y en a beaucoup), tout se passe comme si, pendant leurs stages hospitaliers, on attendait d’eux qu’ils ne s’engagent pas, qu’ils restent émotionnellement aussi distants que possible des patients. Ce qui, bien entendu, est impossible.
Abandonnés à leur sort, certains font tout leur possible pour éviter les questions trop intrusives, ou pour les poser avec le plus de délicatesse possible. D’autres décident plutôt de les poser en rafale, de manière mécanique, comme si de rien n’était, ce qui leur permet de ne pas s’exposer émotionnellement et leur donne l’illusion d’avoir ainsi un comportement « professionnel ».
Or, depuis le tournant des années 2000, plusieurs études américaines et britanniques montrent qu’au fil de leurs études, beaucoup d’étudiants se « désensibilisent » et perdent leur empathie. Les causes sont multiples : le stress professionnel, la tempête de sentiments devant l’intensité de la souffrance humaine et leur sentiment d’impuissance à la combattre sont facteurs de burn-out, lequel est suivi d’un repli émotionnel destiné à les protéger.  
Ce phénomène aujourd’hui bien connu (hors de France, du moins) explique, sans le justifier, que de nombreux praticiens apparaissent comme « insensibles » ou « à peine concernés » par ce que les patients leurs disent. Cette insensibilité affichée est, le plus souvent, une posture défensive. Réagir, c’est montrer qu’on est touché. C’est un signe de faiblesse. Or, on enseigne aux médecins qu’ils doivent être forts puisque les patients sont faibles. Ne pas réagir, c’est affecter d’être fort. Cela sert l’image que beaucoup de médecins veulent donner ; ça ne sert pas l’établissement d’une relation de soin.
Et même si certains affichent une « insensibilité » défensive, cela n’explique en rien, en revanche, le caractère inquisiteur et agressif que rapportent beaucoup de patient.e.s, en gynécologie[1].
*
A travers les témoignages adressés à mon site internet, beaucoup de femmes disent avoir fait ou faire encore l’objet de questions nourries sur leur vie sexuelle ou leur situation socio-économique ; et cela, sans lien avec les raisons qui les ont conduites à consulter, ou les questions qu’elles désirent aborder. Ce qui devrait être un échange se transforme alors en interrogatoire policier doublé de jugements de valeur à l’emporte-pièce.
« Vous avez vingt-cinq ans et vous prenez déjà la pilule depuis dix ans ? Vous êtes folle ! Vous voulez faire un cancer, c’est ça ? »
« Comment ? Vous avez trente ans et pas encore d’enfant ? Il serait temps d’y penser !»
D’autres commentent sans délicatesse la situation personnelle de la femme :
« Une jolie fille comme vous, vous vivez seule ? Quel dommage ! »
« Combien de partenaires sexuels avez-vous en ce moment ? Quoi ? Deux ? Et vous vous protégez ou vous êtes inconsciente ? »
« Ouais, ben si vous avez pas de mec, c’est pas étonnant que vous ayez décidé d’avorter ! »
Ce genre de jugements de valeur, beaucoup de patient.e.s en subissent en consultation de gynécologie. Et il peut s’agir aussi bien de remarques désagréables que de commentaires graveleux sur leur manière de s’habiller, leur coiffure, leurs sous-vêtements, le fait qu’elles portent des tatouage ou des piercings, la taille et la forme de leurs seins, de leurs fesses, les vergetures, la cellulite.
« Chaque fois que j’allais chez ce gynécologue, me racontait une internaute, il me faisait déshabiller entièrement et, avant de me faire monter sur la table, il me demandait de rester debout, nue devant lui et il tournait autour de moi en m’examinant sous toutes les coutures. Même quand j’y allais pour renouveler ma pilule ! Au début, je n’y ai pas fait attention, mais à force, j’ai trouvé ça détestable. La dernière fois, pendant que j’allais demander un autre rendez-vous à la secrétaire, il est entré dans le bureau de son confrère et il s’est mis à lui décrire mes seins. Je les ai entendus rire. La secrétaire était pétrifiée, j’ai compris que ça n’était pas la première fois qu’elle entendait ça. Je n’y suis jamais retournée. »
 
Jugements « freudiens » à l’emporte-pièce
 
Longtemps, en France, seuls les médecins purent se former à la psychanalyse : Jacques Lacan et Françoise Dolto étaient médecins tous deux. En 1950, le Conseil de l’Ordre porta plainte contre Margaret Clark-Williams, psychanalyste qui ne l’était pas, pour « exercice illégal de la médecine ». Aujourd’hui encore, il existe une rivalité non masquée entre les psychanalystes médecins et ceux qui ne le sont pas.
Pour les patients qui n’ont jamais affaire à eux, il pourrait sembler que les psychanalystes n’ont pas beaucoup d’importance en médecine. Or, c’est tout le contraire.
En effet, l’omniprésence de la psychanalyse dans la pensée médicale française a compromis gravement le développement – et surtout la vulgarisation et la diffusion – des psychologies fondées sur une approche scientifique – thérapies comportementales et cognitives, psychologie évolutionniste.
La différence principale entre la psychanalyse et les psychologies scientifiques réside dans leurs bases théoriques et leur méthode de recherche. La psychanalyse a pour bases théoriques les écrits de Freud, et comme méthode de recherche… les commentaires qu’en font les psychanalystes d’hier et d’aujourd’hui. Le Nouveau Testament et ses exégèses, en quelque sorte.   
(...) 
Toutes proportions gardées, la différence entre la théorie psychanalytique et la psychologie scientifique est la même qu’entre les principes de l’homéopathie inventés par Hahnemann au 18e siècle et la biologie contemporaine. Psychanalyse et théorie Hahnemannienne, une fois énoncées, n’ont jamais cherché à se remettre en question.[2] La biologie et la psychologie scientifique le font en permanence.
L’effet le plus pernicieux de la suprématie psychanalytique en France apparaît dans la propension qu’ont beaucoup de médecins français (y compris quand ils ne sont pas psychanalystes) à décréter qu’ils savent ce qu’un patient pense, même (et surtout) si ces pensées sont inconscientes. Comme s’ils pouvaient les lire. Cette incroyable vanité – car il s’agit de ça, plus encore que d’obscurantisme – conduit ainsi des praticiens à prononcer, au sujet de chaque parole ou de chaque geste de patient, des interprétations qui sont autant d’oracles.
Une femme déclare à son médecin qu’après l’accouchement, elle ne désire pas reprendre la pilule, mais utiliser des préservatifs. Réaction du médecin : « Vous êtes castratrice. »
Un homme souffre d’impuissance. Pour le médecin, c’est son inconscient : il a trompé sa femme et se punit. En réalité, il souffre d’artérite des membres inférieurs, ce que le médecin aurait pu diagnostiquer rien qu’en lui prenant le pouls aux chevilles.
Une vieille dame aphasique ne veut plus manger : « Elle régresse au stade infantile. » Non, elle a un abcès dentaire. Une fois l’abcès traité, elle se remet à dévorer.  
Des exemples comme ceux-là, je pourrais en énumérer des centaines. Je finirai simplement par celui-ci : à une rencontre où l’on m’avait invité à parler de contraception, j’entends des médecins que je croyais bien intentionnés dire : « Oui, bon, mais quand tu prescris un stérilet ou un implant, tu te rends compte que c’est une violence imposée au désir inconscient des femmes d’être enceintes ? Au moins, celles qui prennent la pilule peuvent l’oublier et satisfaire leur pulsion refoulée ! »
Stupéfait, j’ai répondu qu’il ne me venait jamais à l’esprit de « deviner » les désirs inconscients des patientes. Lorsqu’elles me disent avoir l’esprit plus libre avec un implant ou un DIU, et qu’elles ont moins peur d’être enceintes, je me contente de les croire sur parole.
Mais bien sûr, « Faut pas croire tout ce que disent les patient.e.s ».
 
La « posture psychanalytique » de nombreux médecins français peut être franchement désastreuse quand elle énonce des jugements arbitraires, cruels, définitifs. L’une des pires situations est celle, en particulier, des mères d’enfants autistes qui, en plus de devoir faire face à une situation familiale et éducative extrêmement difficile, se sont longtemps entendu dire qu’elles étaient responsable (inconsciemment, bien sûr) de la souffrance de leur enfant. (Beaucoup de psychanalystes disaient encore il y a peu la même chose des mères de garçons homosexuels, comme si l’homosexualité était une maladie.) Les diverses formes de troubles cognitifs apparentés à l’autisme font l’objet de nombreuses recherches et s’il y a bien une chose dont on est à peu près sûr, c’est qu’il s’agit d’un trouble du développement neurologique, dont l’origine est encore inconnue, pas du résultat d’une maltraitance maternelle in utéro !!!
J’ai vécu de près une situation similaire au cours de laquelle une adolescente qualifiée d’ « anorexique », soupçonnée de se faire vomir en cachette (c’était faux) était accusée à mots à peine couverts d’avoir des pensées impures pour son père. Le dit père, qui ne vivait pas avec sa fille, avait eu droit aux mêmes accusations définitives. Si sa fille allait mal, c’était forcément à cause d’un comportement « séducteur » de sa part.
Les psychiatres qui avaient posé ce diagnostic audacieux ne devaient pas y croire eux-mêmes, car ils décidèrent, du jour au lendemain, que l’adolescente n’avait plus besoin de soin.
Allez comprendre.
 
La violence de ce type de « diagnostic » n’a d’égal que son caractère irrationnel. Dans la plupart des pays développés, psychologie et psychothérapie sont fondées sur des travaux scientifiques, constamment remises en question et réévaluées. C’est pour cette raison que les professionnels de santé britanniques et américains ont rayé l’homosexualité du registre de la psychiatrie. Si les psychanalystes avaient eu leur mot à dire, elle y serait encore.
Le plus stupéfiant dans l’attitude consistant à accuser les patients d’être les « jouets » de leur inconscient, c’est qu’elle laisse entendre que les médecins, eux, n’ont pas de pensées mauvaises, ni de désirs tordus. Bref, qu’ils n’ont pas d’inconscient.
Il n’est évidemment pas possible de dire ce qu’un médecin pense. Mais quand il assène verbalement des jugements négatifs aux personnes qu’il est censé soigner, on est tout à fait en droit de dire qu’il est malveillant et maltraitant, et qu’il trahit sa mission.
En pleine conscience, donc. 
 
Cachez ce corps que je ne saurais voir
 
Les violences verbales (assorties ou non d’interprétations sauvages) sont particulièrement intenses quand le corps des patient.e.s ne correspond pas à… l’idéal esthétique (ou physiologique) des médecins, qui se posent alors en hérauts du bon goût.  
Début 2016, le site de Libération publiait un article[3] décrivant les commentaires insultants infligés à des patient.e.s en surpoids. Ces commentaires déplacés, que les personnes en surpoids subissent parfois quotidiennement, sont d’autant plus humiliants quand ils viennent d’un professionnel de santé dont la mission, rappelons-le, est de soigner sans discrimination. Cette attitude n’incite pas, on le comprend, les personnes ainsi échaudées à retourner consulter des médecins qui imputent – à tort, le plus souvent – tous leurs problèmes de santé au poids et tiennent un discours constamment culpabilisant.
En 2015, sur le blog L’école des soignants, j’avais publié un message intitulé « Nenous jugez pas ». Son auteure racontait les humiliations que de nombreux médecins lui avaient fait subir en parlant de son poids, et sa joie devant un praticien qui, disait-elle « lors d’une visite de la médecine du travail, lorsque j’ai passé l’épreuve de la balance n’a rien dit à l’annonce de mon poids. Rien. Et c’est ce silence qui a fait que deux mois après j’ai été chez un nutritionniste, parce qu’il n’y avait eu ni jugement de sa part, ni remarque idiote sur "Vous connaissez mangezbougez.fr?", ni pitié. Rien. »
Parfois, le respect consiste à ne rien dire. Ainsi, on est sûr de ne pas blesser.
Un jugement de valeur, en revanche, est toujours l’expression d’un manque de respect. Venant d’un médecin investi de confiance, c’est déplorable et le signe d’un flagrant défaut de professionnalisme. De plus c’est tout à fait contre-productif, car cela compromet toute possibilité pour le médecin d’apporter quoi que ce soit au patient qu’il a ainsi blessé.
(...)
*
 
Parfois, les jugements se doublent de contre-vérités éhontées. À de nombreuses reprises, j’ai reçu des messages de jeunes femmes me demandant s’il était vrai qu’un médecin n’avait pas le droit de prescrire une pilule à une mineure : celui qu’elle avait consulté la lui avait refusée en arguant que ses parents pourraient porter plainte contre lui. C’était un mensonge : la loi de 2001 (qui avait également supprimé l’obligation d’une autorisation parentale pour l’IVG et en avait rallongé les délais) stipule précisément :
 
« Le consentement des titulaires de l’autorité parentale ou, le cas échéant, du représentant légal n’est pas requis pour la prescription, la délivrance ou l’administration de contraceptifs aux personnes mineures. La délivrance de contraceptifs, la réalisation d’examens de biologie médicale en vue d’une prescription contraceptive, la prescription de ces examens ou d’un contraceptif, ainsi que leur prise en charge, sont protégées par le secret pour les personnes mineures. »
 
            Mais mentir est plus facile que refuser sans motif."
 
 
 
[1] L’obstétrique, sur laquelle je reviens plus loin dans le livre est elle aussi l’un des hauts lieux de la maltraitance médicale. Je pense que vous en avez entendu parler récemment... 
[2]  Au moins, la prescription homéopathique est dotée d’un fort effet placebo, justement apprécié par les patients. On ne peut pas toujours en dire autant des jugements émis par les psychanalystes.
[3] « Grossophobie médicale : ‘’C’est une angoisse à chaque fois que je dois consulter’’ », par Elsa Maudet, Libération.fr, 8 janvier 2016.
 
 
 
 
 
 
L’Ordre des médecins regrette que Martin Winckler ait fait le choix de la caricature et de l’amalgame pour assurer la publicité de ses écrits. L’Ordre défendra l’engagement quotidien des médecins, et condamnera toute tentative d’altérer le lien de confiance très fort qui unit nos concitoyens à leur médecin.
La thèse soutenue par Martin Winckler vise en effet à réduire l’ensemble de la profession médicale à des maltraitants. Ce constat est une aberration contredite par les résultats de la grande consultation menée en 2015 par l’Ordre auprès des patients et des médecins :
  • 97% des patients disent avoir une « bonne relation » avec leur médecin traitant, 95% avec les médecins libéraux et 91% avec les hospitaliers.
  • 94% des patients estiment « qu’ils comprennent ce que le médecin leur explique », 87% affirment que « le médecin consulté les a écoutés avec attention » et 87% que « le médecin consulté a compris leurs problèmes. »
La relation de confiance singulière entre le médecin et le patient est le pilier sur lequel se fondent la médecine française et le code de déontologie. Cette relation de confiance est jugée satisfaisante par la très grande majorité des Français.
Comme toute profession, la profession médicale n’est pas épargnée par les dérives de certains professionnels. Même si ces cas restent extrêmement rares, l’Ordre des médecins condamne fermement ces dérives et invite les patients à lui signaler toute situation de maltraitance.   
 
En tant que garant de la déontologie médicale, l’Ordre des médecins est entièrement mobilisé pour assurer la qualité des soins aux patients sur l’ensemble du territoire national.
****
 
Acte III 
 
 
 

Sondage: Un Français sur deux freiné dans son parcours de santé à cause du jugement d'un soignant

 
 
 
 
 
 
 
A propos des jugements de valeur proférés par trop de médecins, une tragi-comédie en trois actes (pour le moment)- par Martin Winckler
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18 septembre 2017 1 18 /09 /septembre /2017 14:57

Vaccin hépatite B: La Cour européenne reconnaît le lien avec la sclérose en plaques

September 05, 2017

Vaccin hépatite B: La Cour pp reconnaît le lien avec la sclérose en plaques Le vaccin contre l’hépatite B peut-il causer la sclérose en plaques et ouvrir droit à une réparation du préjudice?

La Cour de Cassation hésitait à le dire… la Cour de Justice de l’Union Européenne vient de lui confirmer qu’elle avait le droit de le reconnaître. Une décision qui va compliquer l’entrée en vigueur de la vaccination obligatoire annoncée par la ministre Buzyn…

Vaccin hépatite B: La Cour européenne reconnaît le lien avec la sclérose en plaques.
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