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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 06:12

www.allodocteurs.fr/.../enquete-de-sante/enquete-de-sante-du-30-05-2017_26316.html

Une évocation relativement complète : difficultés des diagnostics sérologiques, errance des patients, interdictions d'exercices pour les médecins, espoirs.

Pas certain que les partisans du "ça n'existe pas" furent crédibles, on a plutôt l'impression que non, bien au contraire...

Merci à ceux qui osent dire, nous permettent d'avancer, voire, un jour, d'exercer et soigner, sans chasse aux sorcières.

Bravo et merci à France 5 pour cette excellente emission sur la maladie de lyme.

Un grand merci aux professeur Perronne et Dr Louis Teulieres qui ont assuré comme d'habitude et à mon Agnès de Francelyme pour la pertinence de ses propos, et pour avoir fait entendre notre voix, la voix des malades de lyme.

Un grand MERCI à tous ..

Lyme sur Allodocteurs: revoir l'émission.
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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Infections froides
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31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 19:21

Au cas ou vous voudriez transférer aux absents de la soirée d’hier

 

https://www.youtube.com/watch?v=6sri67zzq0A&index=2&list=PL3kmpOv9JtQhp6l0dID8nB9KHCYdhVzVZ

Philippe RAYMOND

 
  
À chroni-france

Pour ceux qui n'ont pas encore vu le très bon reportage lyme sur France
5 de mardi 30/5,

https://www.youtube.com/watch?v=crAgzXD7kPc&index=1&list=PL3kmpOv9JtQhp6l0dID8nB9KHCYdhVzVZ

et le débat qui a suivi

https://www.youtube.com/watch?v=crAgzXD7kPc&index=1&list=PL3kmpOv9JtQhp6l0dID8nB9KHCYdhVzVZ

et encore bravo à Louis d'avoir evoqué l'autisme ! ;-)

Philippe Raymond

Lyme sur France 5
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31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 15:29

Glyphosate et cancer : des études-clés ont été sous-estimées par l’expertise européenne

Ces révélations interviennent alors que la Commission européenne doit se prononcer sur la ré-autorisation du pesticide, le plus utilisé en Europe et dans le monde.

 

Le glyphosate, le pesticide le plus utilisé au monde, est notamment le principal composant du célèbre herbicide Roundup ( sur le site européen de son fabricant, l’américain Monsanto, à Morges, en Suisse).

C’est une lettre embarrassante qu’a reçue, lundi 29 mai, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. Son auteur, Christopher Portier, toxicologue et biostatisticien de renommée mondiale, ancien directeur de plusieurs institutions de recherche fédérales américaines, a eu accès aux données des études confidentielles sur le glyphosate – celles transmises par les industriels aux autorités européennes. Il y a découvert des informations passées jusqu’à présent inaperçues.

Selon M. Portier, la réanalyse de ces données met en évidence plusieurs cas de cancer dus au glyphosate, et qui n’ont pas été pris en compte par les agences d’expertise européennes. « Autant l’EFSA [Autorité européenne de sécurité des aliments] que l’ECHA [Agence européenne des produits chimiques] ont échoué à identifier tous les cas statistiquement significatifs d’augmentation d’incidence de cancers, dans les études menées sur les rongeurs », précise M. Portier à M. Juncker.

Le glyphosate – le pesticide le plus utilisé au monde et principal ingrédient du célèbre herbicide Roundup – est au centre d’une bataille d’experts depuis plus de deux ans. Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) – l’agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) chargée d’inventorier les causes de cancer – l’a classé « cancérogène probable » en mars 2015, alors que l’EFSA et l’ECHA estiment qu’il ne présente pas un tel danger.

Après vingt-quatre mois de polémiques, l’affaire touche à son terme : la Commission européenne a proposé, le 16 mai, une ré-autorisation pour dix ans de la substance controversée. Le scientifique américain demande toutefois à M. Juncker de

« s’abstenir de prendre toute décision sur le glyphosate » jusqu’à ce que les nouveaux éléments mis au jour soient inclus dans l’évaluation européenne.

Pourquoi un tel embrouillamini ?

Il faut savoir que les agences de sécurité sanitaire, comme l’EFSA ou l’ECHA, fondent principalement leurs opinions sur des études confidentielles, fournies par les industriels. Généralement, nul autre que les experts de ces agences ne peut y avoir pleinement accès.

Mais la polémique autour du glyphosate a défait les habitudes. « Après l’avis du CIRC, fondé, lui, sur des études publiées, il n’était plus tenable pour l’EFSA et la Commission de maintenir que les preuves de la non-cancérogénicité du glyphosate étaient des données industrielles auxquelles personne ne pouvait accéder, explique Martin Pigeon, chercheur à Corporate Europe Observatory, une ONG bruxelloise. Nous avons donc fait une demande d’accès à ces documents, en décembre 2015, et obtenu l’accès aux données de trois études que nous avons transmises à des toxicologues, dont M. Portier. »

« Mise en danger »

En mars 2016, après une réunion houleuse au Parlement de Strasbourg avec le directeur de l’EFSA, Bernhard Url, des eurodéputés écologistes requièrent de l’agence européenne la divulgation de plus de données. « Nous lui avons dit que des avis rendus sur la foi d’études secrètes n’ont aucune valeur scientifique, et les choses se sont assez mal passées, raconte la députée européenne Michèle Rivasi (EELV). J’ai expliqué au directeur de l’EFSA qu’il aurait des comptes à rendre si on réalisait dans quelques années que la réautorisation du glyphosate avait pu être responsable de morts ou de maladies. Nous avons finalement eu accès aux CD-ROM, sous certaines conditions. »

M. Portier confirme au Monde avoir été sollicité par un groupe de députés européens pour mener une réanalyse de ces données (chaque étude totalise des centaines de pages de chiffres et de tableaux).

Chercheur prolifique et ancien responsable d’organismes comme le National Toxicology Program, le National Institute of Environmental Health Sciences ou l’Agency for Toxic Substances and Disease Registries, M. Portier a donc passé en revue les données brutes d’une quinzaine d’études industrielles menées sur des rongeurs.

« A ma connaissance, c’est la première fois que de telles données ont pu être réanalysées de manière indépendante », estime M. Portier.

 

« J’ai trouvé huit cas d’augmentation d’incidence significative de différentes tumeurs qui n’apparaissent dans aucune des publications ou des évaluations officielles présentées par l’EFSA et l’ECHA, écrit-il dans sa lettre à M. Juncker.

Certaines de ces tumeurs étaient également présentes dans plusieurs autres travaux, renforçant la cohérence des résultats entre études. » Les tumeurs mises en évidence par M. Portier incluent le poumon, le rein, le foie, la peau, la glande mammaire, la thyroïde ou les tissus mous (hémangiosarcome).

« Je demande respectueusement aux agences impliquées dans l’évaluation du glyphosate de conduire leur propre analyse des localisations cancéreuses mentionnées [dans la lettre] et d’amender leurs conclusions en conséquence, plutôt que de simplement les ignorer », conclut M. Portier.

De son côté, la Commission accuse réception du courrier. « La majorité des questions soulevées par la lettre concernant l’évaluation scientifique, la Commission demandera à l’EFSA et à l’ECHA de répondre, dit-on à Bruxelles.

A l’heure actuelle, vu l’examen strict de toutes les informations disponibles qui a été conduit par les deux agences européennes, il n’y a pas de raison de questionner les évaluations scientifiques du glyphosate menées par l’Union européenne. »

L’EFSA, contactée par Le Monde, assure qu’elle « étudiera attentivement » les questions soulevées par M. Portier et qu’elle y « répondra en temps voulu ».

Le courrier du scientifique coïncide avec la publication au compte-gouttes, outre-Atlantique, des « Monsanto Papers », un ensemble de documents interne de la firme du Missouri. Ceux-ci jettent une lumière parfois crue sur la manière dont Monsanto influence, de longue date, les agences d’expertise.

« Avec mon collègue Eric Andrieu, dit l’eurodéputé belge Marc Tarabella (groupe socialistes & démocrates), nous demandons la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire sur les “Monsanto Papers” afin de déterminer les responsabilités de chacun dans ce qui ressemble de plus en plus à une mise en danger de la santé de 500 millions de citoyens européens. »


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/05/29/glyphosate-et-cancer-des-etudes-cles-ont-ete-sous-estimees-par-l-expertise-europeenne_5135612_3244.html#l7uftExD5Ll32sfW.99

LE MONDE | 29.05.2017 Mis à jour le 30.05.2017 Par Stéphane Horel et Stéphane Foucart

 

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31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 15:25

Puberté précoce : les perturbateurs endocriniens pourraient-ils être en cause ?

Selon une étude menée en France, la puberté précoce pathologique est dix fois plus fréquente chez les filles que chez les garçons et touche deux régions plus particulièrement.

 

 

Pour la première fois en France, une étude réalisée par Santé publique France portant sur une période allant de 2011 à 2013 recense le nombre d'enfants atteints de puberté précoce pathologique. Chaque année dans notre pays, un peu plus de 1 150 filles et de 110 garçons présentent ainsi des signes pubertaires avant l'âge de huit ans chez la fille et de neuf ans chez le garçon : une croissance accélérée, une pilosité, l'apparition des seins ou l'augmentation du volume des testicules.

Le sud de la France plus touché

L'étude montre aussi que c'est en Midi-Pyrénées et en Rhônes-Alpes que les cas sont les plus fréquents. "Il y a une vraie hétérogénéité spatiale en France de la répartition de ces cas. On voit déjà qu'il y en a plus dans le Sud que dans le Nord et on a deux régions où les incidences sont plus fortes : autour de Toulouse et autour de Lyon. Et ça, c'est la même chose chez les garçons et chez les filles", souligne Joëlle Le Moal, médecin épidémiologiste qui a dirigé cette étude pour Santé publique France.

A la recherche de facteurs de risque communs

"On émet des hypothèses et parmi ces hypothèses, cela peut être compatible avec des expositions aux perturbateurs endocriniens. On pense aux pesticides et aux émissions industrielles", poursuit Joëlle Le Moal. Ce lien entre perturbateurs endocriniens et puberté précoce devra être confirmé par d'autres études. Aujourd'hui, il est fortement suspecté.

 

Edité par Cécile Mimaut france info Bruno Rougier Radio France

Mis à jour le 31/05/2017

 

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31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 13:54

Suspendu pour avoir reçu ses jeunes patients trop tard le soir


A compter du 1er juin et jusqu'en octobre, le Dr Jean-Marc Kreidieh a interdiction de dispenser des soins. Ce pédiatre de Sedan, soutenu par des centaines de parents, dénonce une sanction injuste.


"J’ai donné toute ma vie à la médecine. J’ai perdu ma santé, ma vie de famille, ma vie sociale. Et là, on m’interdit de pratiquer. J’ai tout perdu…" Le Dr Jean-Marc Kreidieh, pédiatre installé à Sedan, est à bout. Le 22 février dernier, il a été condamné en appel par la section des assurances sociales de l'Ordre des médecins à une interdiction de donner des soins pendant six mois.


"Je ne sais pas dire non"


Tout est parti d'un signalement de la CPAM : de 2010 à 2013, la caisse relève des irrégularités dans la pratique de ce pédiatre, qui travaille jusque...tard dans la nuit et facture en conséquence.

"On me reproche de prendre des patients tard, après 20 heures.

Mais je pratique simplement la majoration prévue à partir de cet horaire", expose le médecin, qui reçoit jusqu'à 45 patients par jour. "Je ne sais pas dire non. Je n’ai jamais mis quelqu’un à la porte. De toute façon, la loi me l’interdit."


Un grief qu'il trouve particulièrement injuste.

Car suivant la convention, à partir du 1er janvier 2018, "les consultations réalisées par un médecin correspondant pour un patient adressé par un médecin traitant seront majorées de 15 euros pour une prise en charge dans les 48 heures (…)

Cela signifie qu’actuellement on me reproche un comportement que l’on va récompenser à l’avenir en donnant une majoration.

Mais c’est le monde à l’envers !"


Des actes en dehors de sa spécialité


Il lui est également reproché de pratiquer des actes en dehors de sa spécialité en l'occurrence de la kinésithérapie pour désencombrer les voies respiratoires des tout-petits.

"On me dit que je n’ai pas le droit de compter cela comme une consultation. Or, c’est le diagnostic le plus difficile en pédiatrie.

Ça me prend deux fois plus de temps qu’une... consultation normale. Et je vois énormément d’enfants qui ont du mal à respirer car ils sont encombrés.

L’air est très pollué ici."


Ce qui l'a aidé à "tenir", c'est le soutien des parents de la région.

Lancée début mars, une pétition a recueilli plus de 1000 signatures en trois jours.

Décidé à ne pas baisser les bras, le médecin s'est pourvu en cassation et refuse de dédommager la CPAM.

"J’ai refusé de régulariser. Pendant 10 ans on m’a laissé dans l’ignorance que je pratiquais des tarifs inférieurs à 15 % à ce qu’a fixé la CPAM."

En octobre, il est déterminé à rouvrir son cabinet.

"Je ne partirai pas sur un échec. Je n’ai rien fait de mal. Je reprendrai en octobre et je ne changerai rien. Absolument rien. Je ne refuserai jamais un enfant malade. Il faut que les technocrates le comprennent."


[Avec lunion.fr]
Par A. M. le 31-05-2017

Suspendu pour avoir reçu ses jeunes patients trop tard le soir.
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31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 06:22

Message de l'administratrice en chef de la santé publique La maladie de Lyme est une maladie infectieuse émergente dans de nombreuses régions du Canada, et le gouvernement du Canada reconnaît l'incidence qu'elle a sur les Canadiens et leurs familles.

Les efforts en matière de prévention et de contrôle de la maladie de Lyme sont déployés par divers intervenants; toutefois, on peut et doit en faire davantage.

En tant qu'administratrice en chef de la santé publique par intérim, je m'inquiète des défis associés à la maladie de Lyme au Canada.

Je remercie les fournisseurs de soins de santé, ainsi que les patients et leur famille, qui ont pris le temps de nous faire part de leurs expériences.

Nous avons reçu des témoignages de patients qui ont reçu un diagnostic de la maladie de Lyme, et d'autres personnes qui présentent différents symptômes chroniques correspondant à la maladie de Lyme chronique ou à des infections semblables.

La très grande majorité de ces patients et professionnels de la santé ont indiqué qu'ils souhaitent voir un appel à l'action. Par conséquent, ce cadre inclut un plan d'action (annexe 1) qui comprend la mise en place d'un réseau de recherche sur la maladie de Lyme.

Comme il s'agit d'une maladie émergente, nous n'avons pas la réponse à toutes les questions.

À mesure que nous allons de l'avant ensemble, il est essentiel que nous collaborions pour élaborer une approche fondée sur des données probantes et pour combler les lacunes en matière de connaissances grâce à des recherches supplémentaires.

Le cadre fédéral sur la maladie de Lyme vise à tracer la voie à suivre pour prendre en charge les domaines où le gouvernement fédéral joue un rôle.

L'Agence de la santé publique du Canada collaborera avec des représentants de la santé publique, des représentants des soins de santé, des groupes de patients et d'autres parties intéressées à mesure que nous allons de l'avant ensemble pour mener à bien les trois piliers que sont :

la surveillance;

l'éducation et la sensibilisation; et

les lignes directrices et les pratiques exemplaires.

L'accent sera principalement mis sur la prévention de la maladie de Lyme, de sorte que le risque que pose cette maladie pour les Canadiens soit réduit au minimum.

J'invite toutes les personnes qui jouent un rôle dans la lutte contre la maladie de Lyme à se joindre à cette mesure collective.

Nous accomplirons beaucoup plus de progrès en travaillant ensemble dans un esprit de collaboration afin de définir et de mettre en œuvre les solutions.

Une loi concernant le cadre fédéral relatif à la maladie de lyme

La Loi sur le cadre fédéral relatif à la maladie de Lyme qui a reçu la sanction royale le 16 décembre 2014, exige que le gouvernement fédéral élabore un cadre fédéral concernant la maladie de Lyme qui inclut les trois piliers suivants :

Surveillance :

l'établissement d'un programme national de surveillance médicale qui utilise les données recueillies par l'Agence de la santé publique du Canada pour qu'il soit possible de suivre adéquatement l'évolution des taux d'incidence et des coûts économiques liés à la maladie de Lyme.

Éducation et sensibilisation :

la création et la distribution de matériel didactique normalisé portant sur la maladie de Lyme, à l'intention des fournisseurs de soins de santé au Canada, en vue de mieux faire connaître cette maladie à l'échelle nationale et d'en améliorer la prévention, l'identification, le traitement et la gestion.

Lignes directrices et pratiques exemplaires :

l'établissement de lignes directrices concernant la prévention, l'identification, le traitement et la gestion de la maladie de Lyme, et la mise en commun des meilleures pratiques à l'échelle nationale.

Afin d'orienter l'élaboration de ce cadre, l'Agence de la santé publique du Canada, au nom de la ministre de la Santé, a tenu une conférence en mai 2016.

Plus de 500 participants y ont assisté, en personne ou par l'intermédiaire d'une interface en ligne.

Les patients atteints de la maladie de Lyme, leur famille et d'autres intervenants ont mis en commun leurs expériences à l'égard de cette maladie.

En outre, les experts en la matière ont fourni de l'information sur les connaissances et sur les recherches actuelles liées au traitement, à la prévention, au diagnostic et à la prise en charge de la maladie de Lyme.

Introduction

La maladie de Lyme est une maladie infectieuse causée par la bactérie Borrelia burgdorferi (B. burgdorferi).

Cette bactérie se transmet aux humains par la morsure de certains types de tiques infectées, notamment les tiques à pattes noires et les tiques occidentales à pattes noires.

De nombreuses espèces de tiques présentes au Canada ne transmettent pas la bactérie B. burgdorferi.

Les tiques peuvent aussi transmettre plusieurs autres agents pathogènes, y compris les bactéries et les virus, susceptibles de causer diverses maladies humaines.

Les responsables canadiens de la santé publique de tous les ordres de gouvernement travaillent de concert en vue de surveiller la propagation des tiques susceptibles de transmettre la maladie de Lyme, ainsi que les cas répertoriés chez les Canadiens exposés à celles-ci.

Ces renseignements permettent de déterminer les régions présentant un risque lié à la maladie de Lyme.

Les régions à risque qui sont connues à l'heure actuelle sont présentées à la figure 1.

En raison de divers facteurs, y compris les changements climatiques, le risque dans certaines régions s'accroît.

Dans de nombreuses régions du Canada, la maladie de Lyme est une maladie infectieuse émergente.

En outre, le déplacement des oiseaux migrateurs et d'autres animaux contribue à augmenter le risque de transmission de la maladie de Lyme chez les humains en dehors des régions à risque connues.

Figure 1 : Régions canadiennes présentant un risque lié à la maladie de Lyme où les populations de tiques et la bactérie B. burgdorferi sont présentes ou le plus susceptible d'être présentes en 2016

Description textuelle de la figure 1

Le nombre de cas humains confirmés au Canada augmente constamment depuis 2009, l'année où la déclaration de la maladie est devenue obligatoire à l'échelle nationale (voir la figure 2).

Le nombre de cas est susceptible d'être sous-déclaré, bien que l'ampleur de cette sous-déclaration ne soit actuellement pas connue.

Figure 2 : Nombre de cas humains de la maladie de Lyme signalés au Canada, de 1994 à 2016, établi à partir d'un certain nombre de sources.

Les données de 2016 sont préliminaires au moment de la publication du cadre.

Description textuelle de la figure 2

Ce sont principalement les régions où les populations de tiques porteuses de la maladie sont établies, ou leurs environs, qui présentent un risque d'exposition à la maladie de Lyme.

Les tiques porteuses de la maladie de Lyme sont actives une grande partie de l'année.

Toutefois, les morsures entraînant une infection chez les humains sont bien plus courantes pendant les mois de printemps et d'été.

Les tiques adultes sont environ de la taille d'une graine de sésame, et les tiques au stade nymphal (immatures) sont environ de la taille d'une graine de pavot, ce qui signifie que les personnes ne sauront même pas qu'une tique est accrochée à leur peau.

Les personnes qui effectuent des activités professionnelles ou récréatives, comme le camping ou la randonnée, dans ou à proximité de zones forestières ou semi-forestières où l'on trouve des tiques, sont les plus exposées.

L'exposition aux tiques peut avoir lieu dans d'autres circonstances, notamment en jardinant, en jouant au golf ou en promenant son chien, si ses activités sont effectuées dans des régions où l'on trouve des tiques.

Une responsabilité fédérale partagée

Le gouvernement du Canada joue un rôle de chef de file national dans la prévention et le contrôle de la propagation de la maladie, et contribue ainsi à réduire le risque que présentent les maladies infectieuses pour les Canadiens.

Il remplit ce rôle en effectuant un suivi et une surveillance des menaces de maladies infectieuses, en entreprenant des recherches, en favorisant les comportements sains, en facilitant le transfert des connaissances, la recherche et l'innovation.

Plusieurs ministères et organismes du gouvernement fédéral luttent contre la maladie de Lyme au Canada :

L'Agence de la santé publique du Canada (ASPC), en tant que chef de file de la santé publique du gouvernement du Canada, s'est attelée à effectuer un suivi de l'incidence de la maladie de Lyme à l'échelle nationale, à accroître la sensibilisation des Canadiens et des professionnels de la santé de première ligne à cette maladie, à surveiller sa répartition et sa propagation dans les zones à risque au Canada en vue de renforcer la prévention et la lutte, et à garantir une uniformité et des normes nationales en matière de diagnostic dans l'ensemble du pays.

Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), organisme de financement de la recherche en santé du gouvernement du Canada, ont pour mission d'appuyer la création de nouvelles connaissances et leur application à divers domaines de la santé, y compris la maladie de Lyme.

Pour la maladie de Lyme en particulier, les IRSC ont appuyé des travaux sur le mode d'action de la bactérie B. burgdorferi, en se penchant plus précisément sur sa biologie moléculaire, les facteurs de virulence et sa pathogénicité.

Au sein de Santé Canada (SC), la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits appuie la prestation de services de santé publique et de soins de santé primaires, notamment ceux liés à la maladie de Lyme, dans les collectivités des Premières Nations vivant dans des réserves.

La Direction générale des produits de santé et des aliments est responsable de ce qui suit : l'autorisation d'utiliser les médicaments destinés aux humains et aux animaux, y compris les agents antimicrobiens et d'autres médicaments qui peuvent être utilisés dans le traitement de la maladie de Lyme; l'autorisation des vaccins aux fins de prévention de maladies; l'octroi des licences de trousse de tests diagnostiques utilisés pour étayer un diagnostic clinique de la maladie de Lyme chez les humains; et l'évaluation avant et après la commercialisation des médicaments vétérinaires utilisés pour le traitement et le contrôle des infestations de tiques chez les animaux.

L'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) est responsable de l'évaluation préalable à la mise en marché de l'ensemble des produits de lutte antiparasitaires, et de leur surveillance une fois ceux-ci sur le marché, y compris ceux utilisés pour lutter contre les tiques.

Le ministère de la Défense nationale (MDN) et les Forces armées canadiennes (FAC) sont responsables d'offrir des services de soins de santé au personnel des FAC au Canada et dans le monde. Le MDN et les FAC, souvent de concert avec des partenaires fédéraux, provinciaux, territoriaux et régionaux du domaine de la santé, élaborent des politiques, des programmes et des interventions fondés sur des données probantes visant à prévenir et à traiter la maladie de Lyme au sein des membres de l'armée, mais également, s'il y a lieu, à soutenir les programmes d'éducation et de prévention destinés au personnel civil.

Parcs Canada (PC) sensibilise la population aux risques liés à la maladie de Lyme dans les parcs nationaux, les sites historiques nationaux et les zones nationales de conservation marine en distribuant des documents de prévention et de sensibilisation sur cette maladie.

Au Canada, la prévention et le contrôle de la maladie de Lyme nécessitent une collaboration entre tous les ordres du gouvernement, ainsi qu'avec les organisations non gouvernementales.

Comme l'indiquent les dispositions de la Loi canadienne sur la santé, il incombe principalement aux provinces et aux territoires d'offrir des services de soins de santé et des activités de santé publique. Les autorités de santé publique provinciales et territoriales et les autorités autochtones de santé publique entreprennent des activités de prévention et de lutte propres à leurs territoires de compétence.

Dans certaines provinces et certains territoires, ce travail est effectué en collaboration avec les universités et d'autres professionnels de la santé et organisations non gouvernementales.

Fondements

Tous les intervenants, y compris les patients et leurs représentants, les fournisseurs de soins de santé et les autorités de santé publique, reconnaissent l'importance des approches fondées sur des données probantes pour la santé publique et la pratique de la médecine.

De même, de nombreuses personnes conviennent que d'autres recherches sont nécessaires pour combler les lacunes en matière de données probantes qui existent pour la prévention, le contrôle, le diagnostic et le traitement de la maladie de Lyme.

Avec la mise en œuvre de ce cadre, l'Agence de la santé publique du Canada continuera d'utiliser une approche fondée sur des données probantes afin de prévenir et de contrôler la propagation de la maladie de Lyme.

Les mesures liées au cadre correspondront au rôle du gouvernement fédéral en ce qui a trait aux trois piliers :

1) surveillance;

2) éducation et sensibilisation; et

3) lignes directrices et pratiques exemplaires.

La mise en œuvre nécessitera la participation et la collaboration des patients touchés par la maladie de Lyme et de leurs familles, des groupes de patients, des fournisseurs de soins de santé, des responsables de la santé publique, des chercheurs experts, ainsi que des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux.

Pour commencer à corriger les lacunes en matière de données probantes, le gouvernement du Canada investira de nouveaux fonds afin de combler les lacunes en matière de recherche sur la maladie de Lyme, et continuera à collaborer avec les partenaires nationaux et internationaux pour l'échange des pratiques exemplaires en matière de prévention, de diagnostic et de traitement de la maladie de Lyme.

Surveillance

La surveillance est essentielle pour comprendre le risque pour les Canadiens, et est le fondement de l'approche en matière de santé publique.

La surveillance de la maladie de Lyme comprend les mesures suivantes : surveiller à la fois la répartition et la propagation des tiques porteuses de la bactérie Borrelia burgdorferi, et effectuer un suivi des cas humains à l'échelle nationale.

Chez les humains, la maladie de Lyme est une maladie à déclaration obligatoire depuis 2009.

Les maladies à déclaration obligatoire à l'échelle nationale sont des maladies infectieuses qui ont été cernées par le gouvernement fédéral, ainsi que les provinces et les territoires, comme étant prioritaires dans le cadre des efforts de surveillance et de contrôle.

Les données sur les cas orientent les analyses des tendances nationales et provinciales relatives à la maladie de Lyme.

Le système de surveillance accrue de la maladie de Lyme de l'Agence de la santé publique du Canada vise à mieux cerner les régions dans lesquelles apparaissent des cas de maladie de Lyme au Canada et les populations qui y sont les plus exposées, et à diffuser des renseignements sur les types de maladies de Lyme signalés dans les différents territoires de compétence.

Les autorités de santé publique fédérales et provinciales continueront de s'appuyer sur les activités de surveillance au moyen de l'intégration et de la diffusion des méthodes novatrices et des pratiques exemplaires pour la surveillance chez les humains.

En outre, la collecte de données de surveillance sur les personnes au Canada qui ne répondent pas à la définition de cas probable ou confirmé de la maladie de Lyme, mais qui présentent divers symptômes correspondant à la maladie de Lyme ou à des maladies semblables, sera lancée.

L'augmentation de la répartition et du nombre de personnes touchées par cette maladie au Canada a des répercussions financières sur le système de soins de santé.

Une analyse des coûts associés à la maladie de Lyme sera entreprise, y compris les coûts directs et indirects, dans la mesure du possible.

Un système national de surveillance de la transmission par les tiques sera élaboré; il comprendra la maladie de Lyme et d'autres co-infections possibles.

Dans la mesure du possible, la production de cartes des risques pour refléter les renseignements propres à chaque région sera davantage éclairée par :

la surveillance des tiques dans les parcs nationaux, provinciaux et régionaux, dans les lieux historiques et les réserves écologiques, et dans les collectivités des Premières Nations vivant dans les réserves; l'intégration des données de surveillance fournies par les vétérinaires et leurs associations; et l'utilisation des outils électroniques.

Ces mesures permettront d'orienter les efforts de prévention au moyen de mises à jour opportunes sur la répartition changeante des tiques capables de transmettre la maladie.

Éducation et sensibilisation

Il convient d'accroître les efforts visant à améliorer les activités éducatives liées à la maladie de Lyme afin qu'elles soient plus efficaces et plus facilement accessibles aux Canadiens et aux professionnels de la santé de première ligne, à l'appui des gouvernements provinciaux et territoriaux et des autres efforts.

Le site Web du gouvernement du Canada (Canada.ca) fournit de l'information sur les causes, les symptômes, les risques, le traitement et la prévention de la maladie de Lyme.

Ces renseignements sont examinés et mis à jour régulièrement afin de refléter les dernières données probantes validées.

Durant la saison où le risque associé aux tiques est le plus élevé, soit d'avril à octobre, les responsables de la santé publique offrent des activités de sensibilisation en vue d'éduquer le grand public et les professionnels de la santé de première ligne concernant la maladie de Lyme.

Il sera essentiel de renforcer la participation des intervenants et les partenariats afin que les campagnes éducatives et de sensibilisation soient couronnées de succès.

L'élaboration de matériel éducatif sur la détection et le diagnostic précoces, axée sur les groupes à risque élevé, sera soutenue.

Ce matériel servira à aider les professionnels de la santé de première ligne et les autorités de santé publique dans le cadre de la prévention et du diagnostic précoce de la maladie de Lyme, utilisant une approche fondée sur des données probantes et axée sur le patient.

Les efforts actuels seront renforcés, étant donné qu'il existe un certain nombre de domaines nécessitant l'attention des intervenants concernés par la maladie de Lyme.

Il serait bon d'évaluer les connaissances de base actuelles des professionnels de la santé de première ligne, et de mettre sur pied des stratégies éducatives efficaces et ciblées pour les aider à mieux reconnaître les symptômes de la maladie de Lyme.

Étant donné que la prévention est un élément essentiel de l'approche en matière de santé publique pour les maladies infectieuses, une campagne nationale d'éducation et de sensibilisation sur les tiques et la maladie de Lyme sera mise en place, en collaboration avec des partenaires, pour compléter les efforts de sensibilisation visant à réduire le risque de contracter la maladie de Lyme et pour guider l'intervention, le diagnostic et le traitement précoces.

Lignes directrices et pratiques exemplaires

Pour lutter contre la maladie de Lyme, il sera essentiel de disposer de lignes directrices et de pratiques exemplaires qui sont fondées sur des données probantes et qui ciblent efficacement des groupes déterminés.

Les lignes directrices devraient mettre l'accent sur des recommandations qui sont claires et applicables pour qu'elles soient plus utiles pour les professionnels de la santé de première ligne.

Mettre l'accent sur la prévention À l'heure actuelle, la meilleure façon de se protéger contre la maladie de Lyme est de prévenir les morsures de tiques ou, en cas de morsure, de réduire au minimum le risque d'infection par le retrait de la tique en temps opportun et de façon efficace.

Des programmes de prévention et de sensibilisation sont mis en œuvre par les responsables locaux de la santé publique et d'autres fournisseurs de soins de santé et de soins vétérinaires, afin d'accroître la sensibilisation aux risques que présente la maladie de Lyme et aux mesures nécessaires pour se protéger des morsures de tiques.

Le gouvernement du Canada collaborera avec les partenaires internationaux en matière de santé publique pour partager les pratiques exemplaires, et ces dernières seront communiquées à tous les intervenants.

Mettre l'accent sur le diagnostic

Le diagnostic de l'infection par la maladie de Lyme à un stade précoce, établi par un médecin ou une infirmière praticienne, est principalement clinique et s'appuie sur des symptômes ainsi que sur des antécédents de possible exposition à des tiques, y compris les antécédents de voyage.

Le diagnostic est difficile par le fait que ce ne sont pas tous les patients qui présenteront des symptômes à un stade précoce.

Les analyses en laboratoire actuelles, qui examinent les anticorps, sont plus efficaces pour la maladie de Lyme non traitée, à un stade avancé, et après que le patient a développé une réponse immunitaire.

Le Réseau des laboratoires de santé publique du Canada, qui assure le leadership à l'échelle nationale par l'entremise d'un réseau proactif de laboratoires de santé publique, surveille étroitement les avancées en matière de diagnostic en laboratoire et publie des lignes directrices en la matière, qui sont conformes à celles en vigueur aux États-Unis et en Europe.

De nouvelles méthodes sont évaluées, et toute méthode qui surpasse celles dont nous disposons actuellement sera incorporée aux lignes directrices mises à jour destinées aux laboratoires et aux professionnels de la santé de première ligne.

Les professionnels de la santé de première ligne et les laboratoires provinciaux continueront d'être soutenus dans le diagnostic en laboratoire de la maladie de Lyme.

Il est reconnu que des tests précis et plus sensibles pour la maladie de Lyme sont nécessaires.

Des recherches supplémentaires fourniront des renseignements sur les répercussions des différentes souches de la bactérie B. burgdorferi sur le diagnostic et la maladie chez les Canadiens.

En raison de préoccupations au sujet des faux négatifs, certains patients se rendent dans des laboratoires privés pour effectuer les analyses.

Grâce à l'élaboration et à la disponibilité de meilleures options d'analyses en laboratoire, certains patients pourraient délaisser leur pratique actuelle, qui consiste à effectuer les analyses auprès de laboratoires privés et à but lucratif qui pourraient ne pas utiliser des méthodes d'analyse normalisées.

Mettre l'accent sur le traitement Les lignes directrices actuelles relatives au traitement de la maladie de Lyme sont élaborées par des organismes professionnels médicaux et scientifiques, et s'appuient sur les meilleures données probantes disponibles dans le monde.

Au pays, l'Association pour la microbiologie médicale et l'infectiologie Canada (AMMI Canada) a approuvé et encouragé l'utilisation des lignes directrices sur le traitement de la maladie de Lyme élaborées par l'Infectious Diseases Society of America (IDSA), qui représente les médecins, les scientifiques et les autres professionnels de la santé spécialisés en maladies infectieuses.

Par conséquent, les lignes directrices de l'IDSA sont utilisées par la majorité de la communauté médicale.

Il existe un petit nombre de professionnels de la santé de première ligne qui suivent les lignes directrices élaborées par l'International Lyme and Associated Diseases Society (ILADS), une société de santé médicale multidisciplinaire consacrée au diagnostic et au traitement de la maladie de Lyme et des maladies connexes.

Les recommandations en matière de traitement formulées dans les lignes directrices de l'ILADS sont différentes de celles de l'IDSA, particulièrement en ce qui a trait à l'utilisation des antibiotiques. Il reste encore des lacunes en matière de données probantes qui peuvent être éclairées par davantage de recherches sur les options de traitement.

Les nouvelles données probantes feront l'objet d'une surveillance étroite et seront communiquées aux patients, aux professionnels de la santé de première ligne et aux autres intervenants pertinents.

Certaines personnes présentent des symptômes qui persistent plus de six mois après un traitement, ce que certains médecins appellent le syndrome de Lyme post-traitement ou le syndrome post-maladie de Lyme.

D'autres patients présentent différents symptômes chroniques correspondant à la maladie de Lyme ou à des maladies semblables, que l'on appelle parfois maladie de Lyme chronique; celle-ci n'est pas reconnue par la majorité des professionnels de la santé au Canada.

Il faut mener des recherches supplémentaires sur les causes de ces symptômes persistants et la maladie chronique, et sur les méthodes de traitement.

Tous les partenaires, y compris les organismes de réglementation de soins de santé provinciaux et territoriaux, seront consultés à propos des approches novatrices et fondées sur des données probantes pour répondre aux besoins des patients.

Mettre l'accent sur la recherche Le gouvernement du Canada reconnaît que d'autres recherches sont nécessaires pour combler les lacunes en matière de données probantes.

Par conséquent, il cherchera à établir un réseau national de recherche sur la maladie de Lyme qui s'appuie sur des recherches existantes et des réseaux de recherche, et mobilisera des experts cliniciens, des chercheurs et des groupes de patients.

Conclusion

Le gouvernement du Canada joue un rôle de chef de file national dans la prévention et la lutte contre la maladie de Lyme au pays.

Le présent cadre décrit les principaux domaines où des progrès sont nécessaires, et établit l'ordre de priorité des domaines d'action à l'aide d'une approche en matière de santé publique.

Un plan d'action se trouve à l'annexe 1, et comprend l'établissement d'un réseau de recherche sur la maladie de Lyme.

Bien que ces mesures reflètent celles qui peuvent être entreprises par le gouvernement du Canada, toutes les parties intéressées sont invitées à déterminer les mesures que peuvent prendre leurs organismes respectifs afin de contribuer aux progrès réalisés pour les patients et les professionnels de la santé de première ligne.

Le présent cadre sera examiné dans un délai de cinq ans après la publication sur le site Web Canada.ca.

Reference in extenso

https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/publications/maladies-et-affections/maladie-lyme-canada-cadre-federal.html

Message de l'administratrice en chef de la santé publique La maladie de Lyme est une maladie infectieuse émergente dans de nombreuses régions du Canada, et le gouvernement du Canada reconnaît l'incidence qu'elle a sur les Canadiens et leurs familles. Le MODÈLE.
Message de l'administratrice en chef de la santé publique La maladie de Lyme est une maladie infectieuse émergente dans de nombreuses régions du Canada, et le gouvernement du Canada reconnaît l'incidence qu'elle a sur les Canadiens et leurs familles. Le MODÈLE.
Message de l'administratrice en chef de la santé publique La maladie de Lyme est une maladie infectieuse émergente dans de nombreuses régions du Canada, et le gouvernement du Canada reconnaît l'incidence qu'elle a sur les Canadiens et leurs familles. Le MODÈLE.
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31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 06:05

Le gouvernement du Canada annonce l'octroi de fonds destinés à la recherche sur la maladie de Lyme

OTTAWA, le 30 mai 2017 /CNW/

La maladie de Lyme est une maladie infectieuse récemment apparue dans plusieurs régions du Canada, qui a des répercussions sur bon nombre de Canadiens et leur famille.

L'honorable Jane Philpott, ministre de la Santé, a annoncé aujourd'hui l'octroi d'une somme pouvant atteindre 4 millions de dollars pour la création d'un réseau de recherche sur la maladie de Lyme, dans le but d'acquérir de nouvelles connaissances pour améliorer le diagnostic et le traitement.

Cet investissement augmente le soutien offert par le gouvernement du Canada pour lutter contre la maladie de Lyme par la surveillance, la recherche, le partage des pratiques exemplaires, le dépistage et le diagnostic en laboratoire, l'information sur la prévention et la sensibilisation du public.

Le gouvernement du Canada a aussi publié aujourd'hui le Cadre fédéral relatif à la maladie de Lyme.

Ce cadre, conçu pour aider à guider les mesures dans les domaines d'action du gouvernement fédéral, s'articule autour de trois piliers :

surveillance;

lignes directrices et pratiques exemplaires;

et éducation et sensibilisation.

Des rapports sur les progrès seront présentés régulièrement.

Les observations des intervenants, y compris des ministères fédéral, provinciaux et territoriaux de la Santé, des patients et groupes de patients atteints de la maladie, des chercheurs et des professionnels de la santé, ont été prises en considération durant l'élaboration du Cadre.

Celui-ci favorisera la collaboration continue entre les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux pour lutter contre la maladie de Lyme.

Pour savoir comment prévenir, détecter et combattre la maladie de Lyme, veuillez consulter le site

Canada.ca/maladiedeLyme.

Citations « Le gouvernement du Canada est déterminé à limiter les effets de la maladie de Lyme sur la santé publique au Canada.

À cette fin, il collabore avec les autorités sanitaires des provinces et des territoires et d'autres partenaires pour lutter contre cette maladie grave et soutenir la recherche sur les moyens de la diagnostiquer et de la traiter efficacement.

» L'honorable Jane Philpott, C.P., députée Ministre de la Santé « Nous sommes à la croisée des chemins dans la lutte contre la maladie de Lyme, et il est essentiel de convenir d'une approche fondée sur des données probantes et de combler les lacunes dans les connaissances grâce à d'autres études.

L'Agence de la santé publique du Canada collaborera avec les autorités de la santé publique, les professionnels de la santé, les groupes de patients et d'autres intervenants afin d'exécuter de manière concertée les trois piliers du Cadre.

» Dre Theresa Tam Administratrice en chef de la santé publique par intérim Faits en bref La maladie de Lyme est une maladie infectieuse causée par la bactérie Borrelia burgdorferi (B. burgdorferi), qui se transmet aux humains par la morsure de certains types de tiques infectées.

Depuis 2009, la maladie de Lyme chez les humains est une maladie à déclaration obligatoire à l'échelle nationale.

Les maladies à déclaration obligatoire à l'échelle nationale sont des maladies infectieuses jugées prioritaires par le gouvernement fédéral et l'ensemble des provinces et des territoires pour ce qui est des efforts de surveillance et de prévention.

Le Cadre fédéral relatif à la maladie de Lyme a été élaboré en réponse à la Loi concernant le cadre fédéral relatif à la maladie de Lyme, qui est entrée en vigueur le 16 décembre 2014.

La Loi exigeait que la ministre de la Santé convoque une conférence des intervenants pour élaborer un cadre fédéral.

Le gouvernement du Canada annonce l'octroi de fonds destinés à la recherche sur la maladie de Lyme.
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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 12:01

La France championne d’Europe toute catégorie des esclaves du tabac

C’est un tableau désespérant. Il dit l’incapacité du politique français à peser sur la réalité tabagique. Une incapacité fortement teintée de duplicité.  

 

Tout est dit et actualisé dans le prochain BEH 1.

 

En octobre dernier François Bourdillon, directeur général de Santé publique France annonçait, dans les colonnes du même BEH, que 2016 serait une « année cruciale dans la lutte contre le tabagisme » – une année « marquant l’aboutissement de la volonté politique de Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la santé, d’agir sur le premier déterminant de santé qu’est le tabagisme en France ».

Est-il exagéré de dire, aujourd’hui, que ce fut une année catastrophique ?

Qu’apprend-on ?

Qu’en France, en 2016, 34,5% des 15-75 ans fumaient du tabac ; et 28,7% quotidiennement.

Rien ne change depuis 2010, après la hausse observée entre 2005 et 2010.

De 2010 à 2016 la prévalence du tabagisme quotidien a augmenté de 35,2% à 37,5% parmi les personnes aux revenus de la tranche la plus basse, alors qu’elle a diminué de 23,5 à 20,9% parmi les personnes aux revenus de la tranche la plus haute.

« Les écarts selon le niveau de diplôme suivent une tendance similaire, témoignant ainsi d’une augmentation des inégalités sociales en matière de tabagisme » notent les auteurs de ce travail. Une version nouvelle, en somme de la double peine.

Hexagone enfumé

Il faut préciser que ces données n’intègrent pas les très hypothétiques effets du remboursement (plafonné à hauteur de 150 euros annuels) des substituts nicotiniques, du paquet neutre (instauré en mai 2016 et généralisé depuis le 1er janvier 2016) ou de l’opération « Moi(s) sans tabac ».

Avec plus d’un tiers de fumeurs, la France fait de loin partie des pays les plus enfumés, devant l’Allemagne, l’Espagne, la Belgique ou encore l’Italie et la Grande-Bretagne tandis que la prévalence continue de baisser aux États-Unis ou en Australie.

L’étude conclut (sans surprise) à la nécessité de poursuivre la lutte contre le tabagisme – « en veillant notamment à ce que les personnes vivant dans les conditions les plus défavorisées bénéficient de plus d’attention et d’aides spécifiques pour arrêter de fumer ».

C’est admirable. On lit aussi d’autres choses admirables. Comme celle-ci :

« Si l’e-cigarette apparaît comme une aide à l’arrêt du tabac pour une partie des fumeurs, elle semble donc progressivement abandonnée par ceux qui n’arrivent pas à arrêter de fumer et qui reviennent à une consommation exclusive de cigarettes. Pour confirmer ces hypothèses, il reste nécessaire d’attendre les conclusions d’études portant sur l’efficacité de l’e-cigarette comme outil d’aide au sevrage tabagique. À l’heure actuelle, il n’y a pas de consensus sur cette question. »

La faute à qui ? Santé publique France ne le sait pas. Ou ne le dit pas. Les vapoteurs, eux, savent ce qu’ils veulent.

A la veille du 31 mai, journée mondiale sans tabac et des encouragements pour aider les fumeurs à sortir du tabagisme ils dénoncent, via sovape.fr, le fait que depuis le 20 mai 2016, encourager l’une des meilleures solutions pour eux est devenu totalement illégal.

Un geste de la ministre ?

« La France a transposé la Directive européenne sur les produits du tabac avec beaucoup plus de sévérité que ce que le texte imposait, y compris pour la cigarette électronique, rappellent-ils. Rien n’obligeait le gouvernement français à interdire toute publicité, directe ou indirecte et encore moins toute « propagande ».

Ainsi la vape se retrouve au même niveau que le tabac. Interdiction d’en faire la promotion, sous peine d’une amende de 100 000 €.

Aujourd’hui aucune étude n’est, selon eux, de nature à justifier une quelconque interdiction en termes de santé publique. Ils observent que là où la cigarette électronique se développe, le tabagisme recule.

« Depuis de nombreuses années, les vapoteurs protestent contre les lois restrictives. Au-delà de la publicité, de nombreuses mesures contraignent la pratique de la vape et provoquent des augmentations de prix des produits, ajoutent-ils. L’interdiction de toute communication freine son essor et réduit les chances d’attirer encore plus de fumeurs, de sauver encore plus de vies. Informer les fumeurs sur les bonnes pratiques, ainsi que la profusion des matériels et des liquides, est primordial.

A l’occasion de la journée sans tabac 2017, Sovape a fait un rêve : que la nouvelle ministre de la santé, Agnès Buzyn, adresse un signal à l’attention des vapoteurs et des spécialistes – tous ceux qui ne cessent de réclamer la mise en œuvre d’une véritable politique de lutte contre le tabagisme qui intègre pleinement la réduction des risques, et donc la vape. Un signal, rien qu’un petit signal, qui romprait enfin avec le silence méprisant de Marisol Touraine.

1 « TABAC ET E-CIGARETTE EN FRANCE : NIVEAUX D’USAGE D’APRÈS LES PREMIERS RÉSULTATS DU BAROMÈTRE SANTÉ 2016 », Anne Pasquereau, Arnaud Gautier, Raphaël Andler, Romain Guignard, Jean-Baptiste Richard, Viêt Nguyen-Thanh ; le groupe Baromètre santé 2016.

La France championne d’Europe toute catégorie des esclaves du tabac.
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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 06:28

« L'aspirine peut-elle protéger du cancer ? »

Delphine Chayet note que « les scientifiques soupçonnent depuis de nombreuses années que les effets bénéfiques de l’aspirine ne se limitent pas à soulager la fièvre et les maux de tête.

L’hypothèse d’une action protectrice contre le cancer, déjà suggérée par des données encourageantes sur le côlon et le poumon, est aujourd’hui renforcée par la publication d’une étude sur le cancer du sein ».

La journaliste indique ainsi que cette étude, parue dans Breast Cancer Research, « met en évidence une réduction du risque chez les femmes qui consomment régulièrement de l’aspirine à faible dose.

Les scientifiques cherchent à comprendre le mode d’action de ce médicament, dans l’espoir de pouvoir le proposer, à terme, à titre préventif ».

Delphine Chayet explique que « ce sont plus de 57.000 enseignantes qui ont été suivies pendant 20 ans par l’institut de recherche californien City of Hope.

Elles ont été interrogées une première fois en 1995 sur leurs antécédents familiaux, leurs modes de vie, leur statut hormonal, leurs poids et taille, facteurs qui peuvent influencer l’apparition d’un cancer du sein. Leur consommation d’aspirine et d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) a aussi été passée au crible ».

La journaliste relève que « près d’un quart des patientes absorbaient, au moins 3 fois par semaine, 81 milligrammes d’aspirine - l’équivalent de notre «dose nourrisson» ».

[…]

Chez ces femmes, le risque de développer une tumeur mammaire s’est révélé inférieur de 16% à celui de l’ensemble des participantes ».

Christina Clarke, principal auteur, remarque ainsi :

« Nous n’avons pas relevé de résultat similaire avec d’autres antidouleur, comme l’ibuprofène, ni même avec l’aspirine quand elle est consommée à plus forte dose - par exemple pour soulager une migraine ».

Delphine Chayet ajoute que « les chercheurs ont aussi distingué les résultats obtenus en fonction du type de tumeur.

En janvier 2013, près de 1500 femmes de la cohorte avaient finalement développé un cancer du sein invasif.

Or la diminution du risque corrélée à la prise d’aspirine s’est avérée plus marquée, atteignant 20% pour certaines tumeurs (avec récepteurs hormonaux positifs et HER2 négatifs, qui sont les plus fréquentes) ».

Bernard Jégou, directeur de recherche à l’Inserm, réagit : « Il existe désormais une convergence d’études épidémiologiques sérieuses sur l’effet de l’aspirine dans la prévention de certains cancers. Nous devons absolument en explorer le mécanisme par des études expérimentales, car il nous permettra peut-être de trouver des traitements ciblés ».

La journaliste indique que « plusieurs hypothèses sont avancées pour tenter de l’expliquer », le Pr Leslie Bernstein (City of Hope) relevant que « cette molécule présente un léger effet inhibiteur d’une enzyme appelée aromatase, qui permet la production des œstrogènes après la ménopause ».

Delphine Chayet note ainsi que « c’est sur le fonctionnement de cette enzyme qu’agissent les traitements hormonaux anticancéreux.

L’effet anti-inflammatoire de l’aspirine est une autre hypothèse avancée ».

La journaliste souligne que cette étude « doit cependant être lue avec précaution.

Elle pointe une association, mais ne démontre pas une éventuelle relation de cause à effet entre consommation d’aspirine et diminution du risque.

C’est un travail «exploratoire», confirme le Dr Suzette Delaloge, oncologue à l’Institut Gustave-Roussy, qui «ne peut en aucun cas conduire à une recommandation de l’aspirine en traitement de prévention» ». «

Par ailleurs, la prise chronique de l’antalgique, même à faible dose, n’est pas anodine car elle comporte un risque de saignements internes.

Un effet secondaire rare, mais qui fait pencher le rapport bénéfice-risque en sa défaveur », poursuit Delphine Chayet. La journaliste rappelle néanmoins qu’« aux États-Unis, l’aspirine a été inscrite pour la première fois, en 2016, dans une stratégie de prévention du cancer colorectal. […]

Le bénéfice pourrait-il s’étendre aux personnes souffrant déjà d’un cancer ?

C’est ce que suggérait l’an dernier une revue de littérature publiée dans Plos One, portant sur le sein, l’intestin et la prostate.

Ici, la consommation de faibles doses d’aspirine, en plus des traitements habituels, était associée à une réduction des décès de 15 à 20% et une moindre diffusion de la tumeur ».

LeFigaro.fr

Aspirine et cancer: nouvelle publication.
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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 06:11

Maladie de Charcot : le mercure dans le poisson augmenterait les risques

Aude Lecrubier, Caroline Cassels

24 mai 2017 Boston, Etats-Unis —

Consommer des poissons ou des fruits de mer avec des taux élevés de mercure pourrait être associé à un risque accru de sclérose latérale amyotrophique (SLA), aussi appelée maladie de Charcot, selon une étude présentée lors du congrès annuel de l’American Academy of Neurology (AAN) [1]. D’après les résultats de cette étude préliminaire, parmi les personnes qui mangent du poisson ou des fruits de mer régulièrement, ceux qui sont dans les 25 premiers percentiles en termes d’apports annuels estimés en mercure ont plus de deux fois plus de risque d’avoir une SLA comparé ceux qui ont des taux plus bas. « Pour la plupart des gens, manger du poisson fait partie d’une alimentation saine. Mais des questions restent en suspens sur l’impact possible du mercure présent dans le poisson », a commenté l’auteur principal de l’étude, le Pr Elijah Stommel, dans un communiqué de presse. Un effet variable en fonction des poissons et des lieux de pêche ? L’origine exacte de la SLA n’est pas connue. Toutefois, les investigateurs notent qu’auparavant, des travaux ont suggéré que le mercure pourrait être un facteur de risque de la maladie. L’orateur, le Dr Angeline S. Andrew, co-auteur de l’étude, a notamment cité une étude du Dr Dean G. Sienko et coll. (Université du Wisconsin, Etats-Unis), publiée en 1990, qui a montré un risque accru de SLA chez un groupe de personnes qui mangeait fréquemment du poisson. Le risque de SLA, dans cette petite étude, était particulièrement élevé chez ceux qui mangeaient le produit de leur pêche, dont 50 % venait du lac Michigan. Le risque était attribué à plusieurs facteurs mais notamment au méthylmercure. En revanche, le Dr Andrew a souligné que de vastes études prospectives suggéraient que les omégas 3 (présents dans certaines espèces de poissons comme le saumon et les sardines, notamment) semblaient réduire significativement le risque de SLA. L’un dans l’autre, ces résultats suggèrent « qu’il pourrait y avoir un effet espèce et lieux-dépendant », a commenté la chercheuse. Commentaire Judith Albertat Et voilà! Encore une étude qui évoque que la charge toxique liée au mercure dans le corps serait un co-facteur dans l'apparition de la Maladie de Charcot! C'est exactement ce que dit le Dr Joachim MUTTER, que je suis allée interviewer en Allemagne dernièrement. A mes frais, je le précise.... Et c'est aussi cet impact toxique global, associé aux manques de nutriments vitaux, qui est principalement à l'origine des maladies chroniques - dont Lyme fait partie! Le Dr MUTTER n'est pas le seul à le dire. En fait, les médecins et non-médecins - dont je fait partie: cf mon livre publié en septembre dernier - qui cherchent à comprendre "la cause " de l'explosion des maladies chroniques, arrivent tous à la même conclusion, parfaitement logique: notre mode de vie, avec notre malnutrition chronique, dans un environnement hautement toxique au sens le plus large, sont majoritairement responsables de cette catastrophe que nous subissons! Si nous changeons nos modes de fonctionnement, alors la guérison peut être au bout du chemin. Ne pas vouloir changer de point de vue, ne pas vouloir analyser les causes profondes des problèmes que nous générons parfois, et que nous subissons trop souvent, serait inamissible dans mon ancien métier de pilote de ligne: cela générerait des crashs à chaque minute, et jamais, une Compagnie aérienne n'accepterait de tels comportements. Pourquoi celui-ci est-il admis dans le domaine médical? Seraient-ce notre orgueil et nos intérêts personnels, trop souvent prioritaires sur la santé du malade, qui nous conduisent à ce constat en France? Comme le dit le Pr Romain GHERARDI ( cf: l'aluminium, les vaccins et les deux lapins): "lorsque la Science travaillera comme les pilotes de ligne, alors elle fera de la Science". A cause de ces comportements inadaptés, nous avons 30 à 40 ans de retard en France dans la compréhension et l'approche thérapeutique de nombreuses maladies chroniques.

Maladie de Charcot : le mercure dans le poisson augmenterait les risques, commentaire de Judith Albertat.
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