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26 septembre 2017 2 26 /09 /septembre /2017 17:16

Modèles de dépression liée à l’inflammation chez l’animal et leur application à la découverte de médicaments.

 

Expert Opin Drug Discov. 2017 Oct;12(10):995-1009. doi: 10.1080/17460441.2017.1362385. Epub 2017 Aug 17.

 

Modèles de dépression liée à l’inflammation chez l’animal et leur application à la découverte de médicaments.


Ma L1, Demin KA2, Kolesnikova TO2, Kharsko SL2, Zhu X3, Yuan X4, Song C5,6, Meshalkina DA7, Leonard BE8, Tian L1,9, Kalueff AV3,5,7,10,11,12.


INTRODUCTION:


La dépression, l'anxiété et autres troubles affectifs sont globalement très répandus et font considérablement partie des maladies du cerveau humain.

Malgré leur forte prévalence et leur impact sur la santé mentale, la pathogenèse affective est mal comprise et reste souvent récurrente et résistante au traitement.

Le manque d'antidépresseurs efficaces et une innovation conceptuelle actuellement limitée, nécessitent des approches novatrices et de nouvelles cibles de médicaments dans le domaine de la thérapie par antidépresseur.

Domaines abordés: les auteurs discutent le rôle émergent des interactions neuro-immunes dans la pathogenèse affective, qui peuvent devenir des cibles utiles pour la découverte de médicaments du SNC, y compris la modulation des voies neuroinflammatoires pour atténuer la pathogenèse affective.

Opinion d'expert: les preuves impliquent la microglie, les acides gras polyinsaturés (AGPI), les glucocorticoïdes et le microbiote intestinal, relevant à la fois de l'inflammation et de la dépression.

Il est suggéré que de nouveaux antidépresseurs peuvent être développés en fonction des voies cellulaires à médiation microbiologique, aux AGPI, aux glucocorticoïdes et à l'intestin.

En outre, les auteurs demandent une application plus large de nouveaux modèles animaux, tels que le poisson zèbre, dans l'étude de mécanismes de dépression neuro-immunisée, dans ses deux sens. (et donc, à l'origine circulaire).

KEYWORDS:

Depression; affective disorders; animal models; drug discovery; neuroimmune modulation; neuroinflammation

PMID:

28816544

DOI:

10.1080/17460441.2017.1362385

 

Modèles de dépression liée à l’inflammation chez l’animal et leur application à la découverte de médicaments.
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26 septembre 2017 2 26 /09 /septembre /2017 11:38

Quand le sexe est responsable de mort subite.

© Pixabay

A celles et ceux qui pourraient penser que le sexe est obligatoirement synonyme de plaisir et d’extase, une étude allemande vient d’apporter un démenti cinglant. Elle montre que l’activité sexuelle peut entraîner le décès d’individus porteurs d’une pathologie cardiovasculaire. Le sexe provoque alors une mort subite, première et dernière manifestation de la maladie en question.

De nombreuses études cliniques ont montré que l’activité sexuelle peut être comparée à la pratique d’un exercice physique d’intensité modérée, comme faire du vélo.

Publiée le 12 septembre 2017 dans The Journal of Sexual Medicine, cette étude a identifié les causes des morts naturelles liées à l’activité sexuelle à partir de données autopsiques collectées entre 1972 et 2016. Environ 38 000 décès ont ainsi été analysés sur une période de 45 ans par le Dr Lena Lange et ses collègues de l’Institut de médecine légale de Francfort (Hôpital de l’Université Goethe). Les données autopsiques ont été recueillies de manière rétrospective jusqu’en 2000 puis de façon prospective.

Au total, 99 décès liés à la pratique sexuelle ont été identifiés, ce qui représente 0,26 % des 38 000 autopsies pratiquées. Ces décès étaient survenus juste avant, pendant et peu de temps après l’activité sexuelle. Ils ne concernaient que 8 femmes dont l’âge moyen était de 45 ans.

Les hommes étaient âgés, eux, de 57 ans en moyenne. La femme la plus jeune avait 22 ans, l’homme le plus âgé 92 ans. L’âge de la plupart des individus décédés était compris entre 40 et 69 ans, mais environ 10 % d’entre eux avaient plus de 70 ans.

Les causes des décès associés à la pratique sexuelle étaient : la maladie coronarienne (rétrécissement par athérosclérose des artères irriguant le cœur) (28 cas), un infarctus du myocarde (21 cas), une rupture d’anévrisme aortique (déchirure d’une dilatation localisée de la paroi de l’aorte), une cardiomyopathie (atteinte chronique du muscle cardiaque) (8 cas), une myocardite (atteinte inflammatoire ou infectieuse du myocarde), une mort cardiaque subite (arrêt cardiaque sans signes avant-coureurs) (1 cas). Un décès est survenu chez un homme dans un contexte d’infarctus du myocarde et d’intoxication à la cocaïne.

Surpoids et obésité

Les auteurs soulignent que 65 % des personnes décédées étaient en surpoids ou obèses. Ils notent également que 60 % des cœurs examinés à l’autopsie avaient un poids de plus de 500 grammes. Un des cœurs pesait 1,1 kg. Rappelons que le cœur d’un adulte atteint en moyenne un poids de 270 g chez l’homme et 260 g chez la femme.

Pour 34 hommes, le décès est survenu lors de rapports sexuels avec une prostituée. Dans deux cas, deux péripatéticiennes étaient avec le client. Dans 7 cas, la mort a terrassé un homme en compagnie de sa maîtresse. Neuf hommes sont décédés pendant un rapport sexuel avec leur épouse, ou juste après. Cinq hommes sont décédés lors de rapports homosexuels. Cinq femmes sont décédées lors d’un rapport sexuel avec leur compagnon. Trente décès sont survenus lors d’une activité masturbatoire, des magazines pornographiques ayant été retrouvés près du corps. La plupart des décès sont donc survenus en présence d’une maîtresse, d’une prostituée, ou lors d’une activité sexuelle solitaire.

Au total, 50 décès sont survenus pendant le coït ou peu de temps après. Cinq morts sont survenues avant le rapport sexuel. « Des rapports bucco-génitaux ont précédé la mort dans 3 cas, une masturbation par le partenaire sexuel dans 7 cas. Trois décès ont eu lieu lors de caresses et/ou d’un massage. Dans un cas, la mort est survenue lors d’un spectacle de strip-tease », ajoutent les auteurs. 

Dans la plupart des cas, la mort a eu lieu au domicile de la personne décédée. Six hommes ont trépassé dans l’appartement de leur maîtresse ou d’une prostituée. Dans 5 cas, il s’agissait du domicile de leur compagne ou de leur petite amie.

Trente-un décès ont eu lieu dans une maison close, dont 5 avant que le client ne rencontre la prostituée. Ceux-là avaient décidément le cœur bien fragile.

Quatre hommes ont calanché dans un parking ou dans un parc. Un homme a été retrouvé mort dans sa voiture, habillé en femme et entouré de sextoys. Un individu de 53 ans a attendu d’être dans l’ambulance pour rendre l’âme après son escapade au bordel. Enfin, 4 hommes ont expiré dans une chambre d’hôtel et un autre dans un salon de massage. Une femme a été déclarée morte à l’hôpital peu de temps après un rapport sexuel avec son partenaire dans un appartement. Un décès est intervenu dans un garage.

Fièvre printanière

Sur les 99 décès recensés, 32 sont survenus au printemps (en mars, avril et mai), 28 pendant l’été (en juin, juillet et août), contre 20 en hiver et 18 en automne. Les auteurs y voient une influence saisonnière sur la fréquence des relations sexuelles, notamment lors de la « fièvre printanière ».

Selon eux, « même si les cas de morts naturelles associés à une activité sexuelle sont rares, les cliniciens doivent garder à l’esprit que les rapports sexuels, voire l’excitation sexuelle, peuvent provoquer des accidents cardiovasculaires, en particulier chez les sujets ayant un indice de masse corporelle (IMC) élevé ». Et de conclure leur article en prenant soin d’indiquer que les données ne permettent pas de savoir si le taux de décès chez les hommes est plus élevé en cas d’infidélité vis-à-vis de l’épouse ou de la compagne.

Marc Gozlan

Pour en savoir plus :

Lange L, Zedler B, Verhoff MA, Parzeller M. Love Death-A Retrospective and Prospective Follow-Up Mortality Study Over 45 Years. J Sex Med. 2017 Sep 12. pii: S1743-6095(17)31378-4. doi: 10.1016/j.jsxm.2017.08.007

Stein R, Sardinha A, Araújo CG. Sexual Activity and Heart Patients: A Contemporary Perspective. Can J Cardiol. 2016 Apr;32(4):410-20. doi: 10.1016/j.cjca.2015.10.010

Pfortmueller CA, Schankath AC, Mordasini P, Koetter J, Wiest R, Exadaktylos AK, Puig S.  Radiological findings of sexual intercourse related emergency department admissions: a first overview. PLoS One. 2014 Aug 5;9(8):e104170. doi: 10.1371/journal.pone.0104170

Bosser G, Chodek-Hingray A, Kazmierczak C, Juillière Y. Activité sexuelle et risques cardiovasculaires. Presse Med. 2014 Oct;43(10 Pt 1):1097-105. doi: 10.1016/j.lpm.2014.06.005

Levine GN, Steinke EE, Bakaeen FG, Bozkurt B, Cheitlin MD, Conti JB, Foster E, Jaarsma T, Kloner RA, Lange RA, Lindau ST, Maron BJ, Moser DK, Ohman EM, Seftel AD, Stewart WJ; American Heart Association Council on Clinical Cardiology; Council on Cardiovascular Nursing; Council on Cardiovascular Surgery and Anesthesia; Council on Quality of Care and Outcomes Research. Sexual activity and cardiovascular disease: a scientific statement from the American Heart Association. Circulation. 2012 Feb 28;125(8):1058-72. doi: 10.1161/CIR.0b013e3182447787

De-Giorgio F, Di-Giannantonio P, Vetrugno G, Arena V. Death related to aortic coarctation in a young female during sexual intercourse. J Forensic Sci. 2011 Sep;56(5):1361-3. doi: 10.1111/j.1556-4029.2011.01799.x

Dahabreh IJ, Paulus JK. Association of episodic physical and sexual activity with triggering of acute cardiac events: systematic review and meta-analysis. JAMA. 2011 Mar 23;305(12):1225-33. doi: 10.1001/jama.2011.336

Gips H, Zaitsev K, Hiss J. Sudden cardiac death of a woman during extramarital sex: a case report and review of the literature. J Forensic Leg Med. 2010 May;17(4):186-7. doi: 10.1016/j.jflm.2009.12.008

Lee S, Chae J, Cho Y. Causes of sudden death related to sexual activity: results of a medicolegal postmortem study from 2001 to 2005. J Korean Med Sci. 2006 Dec;21(6):995-9. PMID: 17179675

Parzeller M, Bux R, Raschka C, Bratzke H. Sudden cardiovascular death associated with sexual activity : A forensic autopsy study (1972-2004). Forensic Sci Med Pathol. 2006 Jun;2(2):109-14. doi: 10.1385/FSMP:2:2:109

Cheitlin MD. Sexual activity and cardiac risk. Am J Cardiol. 2005 Dec 26;96(12B):24M-28M. PMID: 16387562

Breitmeier D, Mansouri F, Albrecht K, Böhm U, Tröger HD, Kleemann WJ. Accidental autoerotic deaths between 1978 and 1997. Institute of Legal Medicine, Medical School Hannover. Forensic Sci Int. 2003 Oct 14;137(1):41-4. PMID: 14550612

Lecomte D, Fornes P, Nicolas G. Stressful events as a trigger of sudden death: a study of 43 medico-legal autopsy cases. Forensic Sci Int. 1996 May 17;79(1):1-10.  PMID: 8635768

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26 septembre 2017 2 26 /09 /septembre /2017 11:19

Mediator : les Laboratoires Servier ne pouvaient pas « s’exonérer de leur responsabilité ».

 

Le temps judiciaire se couvre pour le fabricant du Mediator-benfluorex : après l’annonce de son renvoi devant le tribunal correctionnel de Paris (procès annoncé pour 2019) voici une décision majeure de la Cour de cassation. Selon un arrêt consulté vendredi 23 septembre par l’AFP, la plus haute juridiction de l’ordre judiciaire vient, pour la première fois, de valider la responsabilité civile des Laboratoires Servier pour avoir maintenu la commercialisation d’un médicament qui « présentait un défaut » (faute d’information sur ses risques).

Les choses sont claires. Pour les magistrats de la plus haute juridiction de la Cour de cassation les Laboratoires Servier ne pouvaient « invoquer un risque de développement pour s’exonérer de leur responsabilité » au titre du caractère défectueux du médicament. Dans sa décision, la Cour estime que « l’état des connaissances scientifiques ne permettait pas d’ignorer les risques d’HTAP (hypertension artérielle pulmonaire) et de valvulopathies induits par le benfluorex » entre 2006 et 2009,

Informer les patients et les professionnels de santé

« Au regard des données scientifiques de l’époque et du rapport bénéfice-risque qui en était attendu, ce médicament n’offrait pas la sécurité à laquelle elle pouvait légitimement s’attendre, compte tenu notamment de l’absence d’information figurant sur la notice, souligne la Cour. Dans la mesure où elle était sérieusement documentée, la seule suspicion de ces risques obligeait le laboratoire producteur à en informer les patients et les professionnels de santé. » Et les magistrats d’observer que jusqu’en 2009, date du retrait (plus que) tardif du Mediator, les informations sur les effets indésirables ne faisaient pas mention des risques d’apparition d’une HTAP et d’une valvulopathie.

MMartine Verdier, avocate de la malade concernée s’est félicitée de cet « arrêt de principe qui confirme la défectuosité du Mediator et scelle définitivement la responsabilité de Servier ». En rejetant le pourvoi des laboratoires, la Cour de cassation confirme la condamnation de Servier à indemniser cette femme à hauteur de 7 650 euros (elle en demandait plus de 40 000) décidée en première instance à Nanterre en octobre 2015, puis en appel à Versailles en avril 2016.

Servier principal responsable et seul coupable ? La justice pénale a décidé le renvoi devant le tribunal correctionnel des Laboratoires Servier et de l’Agence nationale de sécurité du médicament. Au total, onze personnes morales et quatorze personnes physiques seront jugées.

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26 septembre 2017 2 26 /09 /septembre /2017 11:05

Aluminium, vaccins et gros sous : un pré-brevet prédictif alimente une nouvelle polémique

 

A chaque jour ses polémiques sous-vaccinales.

 

Pour l’heure on assiste aux prolongements de l’affaire dite « Aluminium-ANSM » : la révélation par Le Parisien d’un document daté de mars dernier qui témoigne de la présentation des recherches de l’équipe du Pr Romain Gherardi sur l’impact pathologique supposé de l’aluminium présent dans certains vaccins.

On savait ces travaux sont controversés.

En témoigne aujourd’hui une volée de prises de parole au sein de la communauté hospitalo-universitaire. Ce sont des déclarations parfois peu amènes, souvent légitimes.

Certains s’interrogent ainsi notamment sur la « fuite en avant » des chercheurs concernés qui, avec l’aluminium, passent « du muscle au système nerveux central » avec, en toile de fond, un cortège de symptômes aspécifiques.

Pour d’autres la multiplication des doutes profanes légitimes induite par cette médiatisation devraient peut-être conduire à un travail entre journalistes  et scientifiques pour réfléchir à la façon de transmettre dans les média les controverses scientifiques.

Bien vaste entreprise, souvent évoquée, jamais réalisée.

Contre-attaque

Quant au camp scientifique d’en face, il contre-attaque avec le soutien de l’association militante « Pour des vaccins sans aluminium ».

C’est un communiqué de presse en forme de « mise au point » signé des Prs Romain Gherardi, Jérôme Authier et Baharia Mograbi.

C’est aussi une réponse aux informations les concernant diffusées par l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM).

« Le 8 mars 2017, nous avons présenté nos travaux au Conseil Scientifique de l’ANSM, rappellent les trois chercheurs.

Ceux-ci portaient d’une part sur la biopersistance et la neurotoxicité des adjuvants vaccinaux à base de sels d’aluminium, et d’autre part sur des caractéristiques génétiques particulières intervenant dans le processus d’autophagie des particules d’aluminium.

Dans son communiqué de presse du 22 septembre 2017, l’ANSM laisse entendre que nos travaux pourraient déboucher sur ‘’une activité privée lucrative’’, indiquant alors qu’il serait ‘’contraire à la bonne utilisation de la subvention publique versée par l’ANSM que de [la] supporter’’. »

Où l’on voit, pour la première fois, l’argent et le possible esprit de lucre alimenter cette polémique.

Les chercheurs rappellent, d’entrée, une vérité : tous les chercheurs du secteur public sont encouragés depuis de nombreuses années à breveter systématiquement les inventions issues de leur recherche au nom des organismes publics qui les emploient.

Ils ajoutent, ce qui n’est pas faux que cette politique de l’Université et des grands organismes de recherche vise à freiner le pillage de ses résultats valorisables, à évaluer la notoriété des laboratoires et des chercheurs, à financer les laboratoires et à faciliter la recherche de partenaires dans le cadre d’une politique générale de partenariat public-privé.

Le Bien Commun

Pour ce qui la concerne l’ANSM ne ment pas quand elle évoque l’existence d’un brevet.

Il s’agit d’un « brevet sur les gènes de susceptibilité aux effets indésirables des adjuvants aluminiques ».

Il en est, précisent les trois chercheurs concernés, « à la phase intermédiaire de la procédure de dépôt, et l’invention n’est donc pas protégée à ce jour ». « Toute divulgation pourrait compromettre cette protection » soulignent-ils.

Et d’ajouter « qu’ils n’ont pas vocation à développer eux-mêmes ces tests » mais « désirent seulement les rendre accessibles à tous ».

Et de conclure : « notre activité de chercheurs dans le secteur public ne vise que l’intérêt collectif et le Bien Commun, et aucune rumeur ne nous détournera de notre objectif ».

Le Pr Gherardi et ses équipes avaient reçu 150 000 euros de l’ANSM pour leurs travaux initiaux ; les besoins pour poursuivre les recherches se monteraient désormais à 550 000 euros supplémentaires – ce que l’ANSM refuse de donner.

Une ANSM qui assure que les vaccins contenant de l’aluminium sont sûrs – mais dont le directeur général explique que « ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de problème de sécurité qu’il ne faut pas faire de recherches ».

Une déclinaison de la célèbre formule d’un autre directeur d’Agence sanitaire : « ce n’est pas parce que nous démontrons qu’il n’y a pas de risque que ce risque n’existe pas ».

Aluminium, vaccins et pré-brevet prédictif (génétique) alimentent une nouvelle polémique. « Brevet sur les gènes de susceptibilité aux effets indésirables des adjuvants aluminiques ».
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26 septembre 2017 2 26 /09 /septembre /2017 11:02

Microbes: l'heure de l'infection jouerait un rôle sur sa gravité

 
 

De récentes études montrent que nos mécanismes de défense contre les microbes sont plus ou moins actifs à différentes heures de la journée.

Vaut-il mieux rencontrer un microbe le matin, le midi ou le soir? Le jour ou la nuit? Une nouvelle étude menée à l'université McGill de Montréal montre que l'heure à laquelle on est infecté n'est pas indifférente à la sévérité du mal (travaux publiés dans Scientific Reports).

L'équipe menée par le Pr Nicolas Cermakian s'est intéressée à la leishmaniose. Cette maladie touche l'homme et de nombreux autres mammifères, dont le chien, qui y est très sensible. Elle se manifeste soit sur la peau soit dans les viscères. Elle est due à des protozoaires mobiles, des cellules isolées plus complexes que les bactéries, du genre Leishmania de la famille des Trypanosomatidae. Elle est transmise par la piqûre de femelles de certaines espèces de moustiques, surtout le soir. Chaque année, elle infecte plus d'un million de personnes par an dans le monde, essentiellement dans les zones tropicales. Elle cause chaque année plusieurs milliers de décès et laisse beaucoup de séquelles aux personnes guéries.

c'est la première fois qu'un tel phénomène est prouvé pour un parasite transmis par un moustique vecteur.

Les chercheurs canadiens ont injecté à des souris-modèles le parasite. Puis ont mesuré à la fois la réponse immunitaire des sujets infectés et la vitesse d'invasion des parasites. Ils ont ainsi pu constater que ces deux paramètres variaient beaucoup en fonction de l'heure à laquelle l'infection était déclenchée. «Nos études précédentes avaient montré que notre système immunitaire possède une horloge biologique propre, explique Nicolas Cermakian. Nos mécanismes de défense contre les microbes sont plus ou moins actifs à différentes heures de la journée.»

Bizarrement, l'infection aux parasites est la plus efficace en fin de journée, début de soirée, alors que c'est précisément le moment où le système immunitaire est le plus actif et fort. Les chercheurs estiment que le parasite va prospérer grâce au processus inflammatoire déclenché par son arrivée avec la mobilisation de cellules comme les macrophages et les neutrophiles, censés le combattre, mais que le parasite va «retourner» et utiliser à son avantage.

Des chercheurs de l'université de Cambridge avaient, l'an dernier, démontré que l'infection due au virus de l'herpès était elle aussi dépendante de l'horloge biologique immunitaire. Mais c'est la première fois qu'un tel phénomène est prouvé pour un parasite transmis par un moustique vecteur. Une meilleure compréhension des mécanismes en jeu pourrait permettre la mise en place de nouvelles modalités de traitement, estiment les chercheurs.

 

Chronobiologie:  l'heure de l'infection joue un rôle sur sa gravité.
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26 septembre 2017 2 26 /09 /septembre /2017 09:28

Après quinze ans dans un état végétatif un patient lyonnais retrouve une conscience minimale

 

C’est, à n’en pas douter, une publication-événement. Un cas hors du commun dont la médiatisation va éveiller de nouveaux espoirs et rallumer de vieilles controverses : un homme aujourd’hui âgé de 35 ans plongé depuis quinze ans dans un « état végétatif » (état « d’éveil non répondant ») a retrouvé un état de « conscience minimale » ; un résultat spectaculaire obtenu via la stimulation électrique répétée du nerf vague.

Cette forme de première fait l’objet d’une publication datée de ce 25 septembre dans la revue Current Biology :« Restoring consciousness with vagus nerve stimulation ». Elle est signée par un groupe de onze chercheurs lyonnais dirigés par Angela Sirigu (Institut des Sciences Cognitives Marc Jeannerod, UMR5229, Centre CNRS, Université Claude Bernard, Hospice civils de Lyon). Elle est d’ores et déjà largement commenté au sein de la communauté médicale et scientifique spécialisée : « Expert reaction to study looking at vagus nerve stimulation in a patient in a vegetative state ».

« Cette avancée très importante ouvre une nouvelle piste thérapeutique pour des patients à l’état de conscience altéré », s’enthousiasme dans Le Monde (Florence Rosier) le Pr Lionel Naccache, (Institut du cerveau et de la moelle épinière, hôpital de la Pitié-Salpêtrière) qui n’a pas participé à l’étude. « Un vieux dogme voudrait qu’il n’existe aucune chance d’amélioration chez les patients sévèrement cérébrolésés depuis plus d’un an. Mais ce dogme est faux, comme le confirme cette étude. La plasticité cérébrale, cette capacité de remodelage et d’adaptation de notre cerveau, est parfois étonnante. C’est un traitement chirurgical très prometteur » estime le très mesuré Pr Steven Laureys (GIGA-Consciousness de Liège) l’un des meilleurs experts mondiaux du domaine.

« Nous avons vu une larme couler »

A l’âge de 20 ans, le patient lyonnais avait été victime d’un accident de la circulation qui avait provoqué de graves lésions cérébrales. Suivi dans le service du Pr Jacques Luauté, mais vivant au domicile de sa mère, il était considéré, depuis quinze ans, comme étant dans un état d’éveil non répondant. « Nous avons voulu explorer les effets de la stimulation du nerf vague chez ce patient : nous avons discuté avec sa famille et obtenu l’accord de celle-ci, ainsi que celui du comité d’éthique » a expliqué au Monde Angela Sirigu (par ailleurs contributrice du supplément « Science & médecine » du quotidien vespéral).

Les chercheurs expliquent avoir implanté une électrode chez ce patient, à proximité de son artère carotide gauche, pour stimuler le nerf vague gauche. L’électrode a été reliée, sous la peau, à un générateur d’impulsions électriques. Jour et nuit, une stimulation de 30 hertz a été appliquée, par cycles de trente secondes, suivies de cinq minutes d’arrêt. Puis l’intensité a été progressivement augmentée. Après un mois de cette stimulation, une double amélioration était observée. Le patient suivait des yeux un objet et il se conformait à des ordres simples, ce qu’il ne faisait pas auparavant.  Sa mère rapporte notamment qu’il restait davantage éveillé quand un thérapeute lui lisait un livre.

« Nous avons vu une larme couler sur sa joue quand il écoutait une musique qu’il aimait », ajoute Angela Sirigu, à propos des réactions sur le plan émotionnel. Corollaire : l’électroencéphalographie a retrouvé chez ce patient une « signature » spécifique d’un état de conscience minimale tandis que le PET révélait une augmentation de l’activité métabolique du cerveau, dans des régions du cortex comme dans des régions plus profondes.

Grâce notamment à l’Union nationale des associations de familles de traumatisés crâniens et de cérébro-lésés (UNAFTC) l’affaire Vincent Lambert avait permis de découvrir qu’environ mille cinq cents personnes, en France, sont aujourd’hui plongées dans des états d’éveil non répondant 1.

Et maintenant ?

 

1 Lire « Ces 1.500 Vincent Lambert dont personne ne parle » Slate.fr, 24 juin 2014

La stimulation du nerf vague permet de sortir du coma végétatif pour un retour à une conseince minimale. Le PET Scan démontre une augmentation de l’activité métabolique du cerveau, dans des régions du cortex comme dans des régions plus profondes.

https://m.topsante.com/medecine/votre-sante-vous/fin-de-vie/sortir-de-l-etat-vegetatif-grace-a-la-stimulation-nerveuse-620993#xtor=EPR-611

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26 septembre 2017 2 26 /09 /septembre /2017 05:57

Vaccinations : à qui profitera la nouvelle polémique sur l’innocuité de l’aluminium ?

C’est un nouveau rebondissement, de taille, dans la polémique née de la volonté gouvernementale d’imposer, coûte que coûte et dès le 1er janvier prochain, onze vaccinations pédiatriques. C’est aussi un rebondissement exemplaire : la polémique se nourrit cette fois de nouvelles données scientifiques, elles-mêmes objet de controverses au sein de la communauté. Avec, en toile de fond, un sujet philosophique sur la liberté de chercher en l’absence de problème de sécurité… Eléments pour s’y retrouver.

Les faits

Dans un avis rendu en mars dernier que vient (seulement) de dévoiler Le Parisien (et dont l’Agence France-Presse a obtenu la copie) le conseil scientifique de l’Agence du médicament (ANSM) juge que des recherches sur d’éventuels effets neurologiques dus à la présence d’aluminium dans les vaccins nécessitent « des approfondissements ». Les recherches en question ont été menées dans le cadre du projet « BNAA-Vacc » et ont été supervisées par le Pr Romain Gherardi, chef de service à l’hôpital Henri-Mondor (Créteil). Très isolé sur ce point au sein de sa communauté le Pr Gherardi est de longue date convaincu que les particules d’aluminium présentes dans certains vaccins pourraient être à l’origine, chez certaines personnes génétiquement prédisposées, d’une série de symptômes hétérogènes (fatigues extrêmes, douleurs diffuses, troubles cognitifs…) qui, réunis, constitueraient une  nouvelle entité pathologique : la myofasciite à macrophages.

Les travaux étudiés par le conseil scientifique de l’ANSM ont fait l’objet de trois publications dans des revues scientifiques ; publications détaillées par Le Quotidien du Médecin :

« La première étude, Eidi et al. 2015, a été publiée dans « BMC Medecine » : elle montre, grâce à un complexe entre adjuvant aluminique et nanodiamants fluorescents, une translocation physique des adjuvants entre le muscle injecté et d’autres tissus, dont le cerveau, 21 jours après injection chez des souris. La deuxième publication, Crépeaux et al. 2015, publiée dans « JIB », est une étude longitudinale de long terme, chez des souris, qui observe aussi les translocations des particules injectées dans le muscle, vers les tissus, la rate, les ganglions lymphatiques, inguinaux, le cerveau, mais laisse suggérer un effet dose. La troisième étude, Crépeaux et al, parue dans « Toxicology » en 2017, teste cet effet dose en administrant des doses différentes à trois groupes de souris. »

« Globalement, il y a une véritable logique dans ce projet, même s’il peut sembler avancer par petites touches sans construire encore un ensemble abouti , note le Conseil scientifique de l’ANSM dans son avis rendu le 8 mars. L’apport de l’étude aux connaissances sur la sécurité des vaccins semble significatif, sans être encore déterminant. » Selon le Conseil scientifique « réplications et approfondissements sont nécessaires ».

La réaction de l’ANSM

 La médiatisation de ces données datant de six mois a aussitôt provoqué une réaction de l’ANSM : « Les vaccins contenant de l’aluminium sont sûrs – Communiqué ». Un texte qui, étrangement, aborde des questions d’argent ; un texte qui se veut rassurant mais qui pourrait in fine ne pas l’être.  Extraits :

«  L’ANSM tient à rassurer les patients. Les résultats des études de l’équipe du Pr Gherardi, ainsi que l’ensemble des rapports et publications disponibles à ce jour, ne modifient pas ce rapport bénéfice risque positif. (…) Dans le cadre de son programme de soutien à la recherche, l’ANSM a soutenu financièrement ces travaux de recherche fondamentale du Pr Gherardi. (…).

« L’ANSM précise que le conseil scientifique de l’ANSM, qui est indépendant de la direction de l’Agence, a pour mission de lui proposer des avis lui permettant d’orienter certaines de ses actions et/ou certains de ses financements (…)  Enfin, outre que les montants estimés par le Pr Gherardi dépassent de très loin les capacités financières de l’ANSM en matière de financement de recherche, il ne rentre pas dans ses missions de financer des programmes de recherche de manière pérenne. Il est important de souligner que cette équipe de recherche ayant déposé un brevet, cela pourrait ouvrir à un financement privé et il serait contraire à la bonne utilisation de la subvention publique versée par l’ANSM que de supporter une activité privée lucrative. »

Questions d’argent

Ce n’était sans doute pas suffisant. « Il s’agit d’une recherche très préliminaire fondamentale, essentiellement sur la souris, qui ne change rien à l’analyse bénéfice/risque des vaccins qui contiennent de l’aluminium », a précisé auprès de l’Agence France-Presse le Dr Dominique Martin, directeur général de l’ANSM. Cela ne remet pas en cause la sécurité des vaccins. » Il ajoute, ce qui ne manquera pas d’être commenté : Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de problème de sécurité qu’il ne faut pas faire de recherche. »

Le Pr Gherardi et ses équipes avaient reçu 150 000 euros de l’ANSM pour les travaux initiaux ; les besoins pour poursuivre les recherches se monteraient désormais à 550 000 euros supplémentaires – ce que l’ANSM refuse de donner.  Pour cette Agence, les choses sont simples et le citoyen doit être rassuré :  l’aluminium des vaccins est officiellement sans danger. Dans le même temps, forte de cette nouvelle polémique et avec le soutien du Pr Gherardi, se poursuit la campagne « Pour des vaccins sans aluminium » de l’association E3M, qui regroupe des personnes atteintes de myofasciite à macrophages.

Dans l’entourage d’Agnès Buzyn, ministre de la Santé, on indique que ces travaux « ne démontre pas le lien entre les adjuvants et la myofasciite à macrophages » . Certes. Mais ensuite ? Ce lien existe-t-il ? Est-il démontrable ? Faut-il le démontrer ?

Vaccinations : la "nouvelle" polémique sur l’innocuité de l’aluminium ?
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26 septembre 2017 2 26 /09 /septembre /2017 05:47

La souscription à un service de rendez-vous en ligne est une violation du secret médical

J'ai toujours été pour l'idée d'appeler un chat un chat.

L'utilisation d'un service de rendez-vous en ligne par un professionnel est une violation du secret médical.

Pour ce qui me concerne, cela ne fait pas débat.

La prise de rendez-vous médicaux / paramédicaux en ligne, c'est la grande tendance.

Faute d'avoir les moyens d'exercer correctement et d'embaucher du personnel, les professionnels de santé, dont la plupart sont laissés dans une situation indigne qui n'arrange en rien la pénurie médicale, se tournent massivement vers ce type de service.

Bon nombre de sociétés ont depuis quelques années flairé le bon plan.

Elles sont ainsi un très grand nombre, un trop grand nombre, à mettre des solutions sur le marché.

Tout cela finira par se concentrer entre les mains de quelques acteurs, comme partout ailleurs.

Ceci dit, une v étonne assez rapidement quand opn regarde passer l'actualité du secteur : les grands noms du domaine lèvent des millions d'euros, parfois des dizaines de millions d'euros.

Soyons sérieux : faut-il des millions d'euros pour mettre en ligne un service de rendez-vous en ligne ?

La réponse est bien évidemment non.

Une petite équipe de quelques développeurs motivés fait aujourd'hui dans la moindre start-up des choses infiniment plus complexes au niveau technologique avec bien moins de moyens.

Alors qu'est-ce qui motive certains à injecter une masse d'argent considérable dans ce genre de service ?

Une chose me parait certaine : sûrement pas le fait de fournir un bel agenda numérique en ligne pour les toubibs.

Clairement, l'enjeu ne peut être qu'autre. À l'autre bout de la chaîne qui trouve-t-on ? Le patient.

Une masse infinie de patients.

Qui est patient ?

Tout le monde. Reprenons l'équation : - un patient, une population, qui livre bon gré mal gré, ses données administratives - un médecin, des médecins, qui livrent leurs informations professionnelles (sa spécialité, ses capacités ...) - une société commerciale qui agrège l'ensemble et qui est capable, plus elle a de clients professionnels, de tracer l'ensemble du parcours santé d'un citoyen (souvenez-vous : beaucoup d'acteurs du rendez-vous, mais cela va se concentrer).

Faisons maintenant un jeu :

- Patient de 14 ans : se met à consulter de façon répétée un endocrinologue, son généraliste mensuellement, une infirmière.

Faut-il vous faire l'insulte que lui coller une étiquette de diabétique insulino-dépendant est une évidence statistique ?

- Patient de 50 ans : cardiologue consulté en milieu hospitalier, puis en ville. Généraliste mensuellement. Je ne vous fais pas un dessin là non plus.

- Femme jeune : consultations chez son généraliste puis immédiatement chez l'IDE.

Consultations rapprochées chez une gynécologue, dont un rendez-vous d'écho puis plus rien.

Conclusion : probabilité statistique importante d'IVG.

Voilà, nous pourrions jouer longtemps.

Mais s'agit-il vraiment d'un jeu quand on vient y associer une puissance de calcul importante et des outils statistiques informatiques puissants ?

On a lu il y a quelques années maintenant un article qui mettait à nu complètement un internaute, les journalistes ayant assemblé tout ce qu'ils trouvaient sur l'individu dans les réseaux sociaux.

Cette mise à nu médicale est-elle ici souhaitable ?

Souscrire à un service de rendez-vous en ligne commercialisé par une société tierce est une forme de violation du secret médical.

C'est amener les patients à entrer dans un outil statistique dont on ne maitrise ni les tenants ni les aboutissants.

C'est livrer une partie de leurs vies médicales à un tiers.

Alors oui, les acteurs économiques concernés démonteront totalement mon propos : "la loi, les contrats signés avec les pros ... blablabla ... blablabla".

Facile, le marketing est payé pour ça : avoir une réponse à tout.

Mais on sait très bien comment se termine un bon lobbying.

On sait parfaitement quel est le pouvoir des mutuelles de santé (pour ne parler que d'elles) dans l'univers politique.

On connaît aussi comment sont revues et amandées des conditions générales d'utilisations au fur et à mesure de l'évolution des lois.

Vous savez, ces textes qu'on ne lit presque jamais initialement et dont il faut accepter les modifications par la suite si on veut continuer à utiliser le service.

Enfin, on sait très bien comment les promesses de sécurité informatique sont démenties chaque jour par les cybercriminels.

Le jour où cela vaudra le coup, c'est à dire le jour où ces services se seront suffisamment concentrés pour contenir les dossiers médicaux (même statistique !) d'une grande population, ils seront là.

Vous pourrez coller sur les sites de rendez-vous en ligne tous les labels de données d'hébergeur santé que vous voudrez, ils tomberont comme n'importe quel site de n'importe quelle grande société de ce monde globalisé.

En conclusion, je sais quels retours on me fera de ce texte :

- le patient dira que c'est pratique

- le toubib dira qu'il ne peut faire autrement. Éventuellement, pour soulager sa conscience, il parlera de fantasmes technophiles de ma part ...

- le community manager du site de rendez-vous sortira quelques extraits de contrat type histoire de dire que "non pas de ça chez nous !".

Pour finir, parce que je n'y résiste pas, mon propos ne touche ici que les rendez-vous en ligne.

N'essayez même pas d'imaginer quelles sont mes pensées concernant le fait d'utiliser un service de logiciel de gestion patient dans le cloud.

La problématique est dans ce cas démultipliée.

Winter is coming

Winter is here.

Publié le 21/09/2017 par Bertrand logo billet

La souscription à un service de rendez-vous en ligne est une violation du secret médical.
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26 septembre 2017 2 26 /09 /septembre /2017 05:30

Cette semaine, la Cour d’appel de Bordeaux a décidé de ne pas reconnaître de lien entre le cancer dont est décédé un ouvrier agricole en Gironde et son exposition professionnelle aux pesticides.

Certains pesticides pourraient pourtant favoriser des cancers.

Comme le rapportait alors Futura, c'est ce que disait en 2015 le Centre international de Recherche sur le Cancer pour le lindane et le DDT et pour un herbicide. Ils ne sont plus utilisés... mais toujours dangereux.

Les 26 experts venus de 13 pays différents ont passé en revue la littérature scientifique la plus récente, diffusée par le CIRC (Centre international de Recherche sur le Cancer, une agence de l'OMS) dans le cadre de ses Monographies sur l'effet de pesticides sur l'apparition de cancers.

Ils se sont tout d’abord penchés sur le cas du lindane, largement utilisé pour lutter contre les insectes, y compris dans l’agriculture.

Ce dernier était également présent dans les traitements contre les poux et la gale.

Aujourd’hui toutefois, son usage est interdit ou limité dans la plupart des pays, dont la France depuis 1998.

Selon les chercheurs, pas d’équivoque : le lindane est classé comme cancérogène pour l’Homme, précisément dans le cas du lymphome non hodgkinien (LNH).

« De grandes études épidémiologiques sur les expositions en milieu agricole aux États-Unis et au Canada ont montré une augmentation du risque de 60 % de LNH chez les personnes exposées au lindane » rapporte le communiqué du CIRC.

Indispensables à l'agriculture à fort rendement, les produits pesticides doivent être évalués quant à leurs effets sur la santé humaine et sur l'environnement.

L'exposition au DDT existe toujours

Autre produit passé au crible par le CIRC : le célèbre DDT, alias dichlorodiphényltrichloroéthane.

Cet insecticide a été utilisé pour lutter contre les maladies vectorielles au cours de la Seconde guerre mondiale et a été plus tard largement appliqué dans l’agriculture.

Bien que la plupart de ses utilisations aient été interdites dans les années 1970, le DDT et ses produits de dégradation sont très persistants et peuvent se retrouver dans l’environnement et dans les tissus animaux et humains dans le monde entier.

L’exposition au DDT existe toujours, principalement par le biais de l’alimentation.

Dans certaines cultures, les pesticides sont épandus massivement.

La technique n'a rien de nouveau et déjà par le passé, certains produits ont été utilisés à foison, ce qui explique que certains composés, interdits depuis des années, sont encore présents dans le sol.

Selon les chercheurs, le DDT est classé comme probablement cancérogène pour l’Homme.

« Les études épidémiologiques mettent en évidence des associations positives entre l’exposition au DDT et le lymphome non hodgkinien, le cancer des testicules et le cancer du foie, expliquent-ils.

La substance peut aussi affaiblir le système immunitaire et perturber les hormones sexuelles.

» Dernière analyse, celle concernant l’herbicide 2,4-D.

Largement utilisé pour lutter contre les mauvaises herbes, il a reçu la classification « peut-être cancérogène pour l’Homme » dans la mesure où il induirait un stress oxydatif et pourrait provoquer une immunodépression (un soupçon venu d'études in vivo et in vitro).

À noter que ce travail ne précise pas le niveau de risque associé à l’exposition.

En outre, les auteurs parlent de « risques », même s'ls sont très limités.

Insecticides : le risque de cancer existe. Lindane,DDT et pour un herbicide.
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25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 06:09

Pollution de l'air : que respire-t-on quand on prend le métro ?

Les métros contribuent à limiter la pollution de l'air sur toute la planète.

Mais la qualité de l'air varie selon les villes et même les stations.

PAR FULVIO AMATO* ET TERESA MORENO**, THE CONVERSATION FRANCE Publié le 23/09/2017

D’un continent à l’autre, on n’inhale pas le même type de particules sur les quais du métro.

Cela dépend des matériaux utilisés.

Le gouvernement indien a annoncé que quatre nouvelles métropoles du pays seront bientôt équipées de lignes de métro.

La quatorzième ligne de métro de Shanghai, dont l'inauguration est prévue pour 2020, ajoutera 32 stations et 38,5 km de voies au plus grand réseau souterrain du monde.

Quant aux New-Yorkais, ils peuvent enfin profiter de la ligne de la 2e Avenue, après plus d'un siècle d'attente.

Sur le seul continent européen, plus de 60 villes sont équipées d'un métro, et plus de 120 millions de personnes utilisent au quotidien ce moyen de transport.

Chaque jour, il y a 4,8 millions d'usagers à Londres, 5,3 millions à Paris, 6,8 millions à Tokyo, 9,7 millions à Moscou et 10 millions à Pékin.

Le métro constitue une ressource vitale pour les transports dans les villes densément peuplées, et son importance ne va cesser de croître : en effet, selon un rapport des Nations unies publié en 2014, la moitié de la population mondiale est désormais citadine.

Ce moyen de transport peut aussi contribuer à lutter contre la pollution atmosphérique des grandes métropoles en réduisant l'utilisation des véhicules à moteur. Issues en partie des usines et du trafic routier, les grandes quantités de particules volatiles (ou fines) et de dioxyde d'azote (NO2) présentes dans l'air des villes contribuent à la réduction de l'espérance de vie de leurs habitants.

Les transports en commun ont ainsi semblé constituer une solution permettant de réduire la pollution atmosphérique des métropoles.

Mais quelle est la qualité de l'air que nous respirons sous terre, sur les quais des stations et dans les rames ?

Pollution : omerta à la RATP

Un état des lieux encore incomplet

Au cours de la dernière décennie, plusieurs études pionnières ont analysé la qualité de l'air du métro dans un grand nombre de villes d'Europe, d'Asie et d'Amérique.

La somme des données récoltées est incomplète, mais elle continue de croître et elle est déjà riche d'enseignements.

Tout récemment, une enquête du journal Le Monde révélait que 28 000 salariés étaient exposés à des concentrations dangereuses en particules fines dans le métro parisien et le RER.

Quand on compare, pour un même trajet dans la ville de Barcelone, la qualité de l'air respiré dans le métro, le bus, le tramway et dans la rue, la pollution mesurée dans le métro est supérieure à celle subie par les usagers du tram ou les piétons dans la rue, mais légèrement inférieure à celle des bus.

À Hong Kong, Mexico, Istanbul et Santiago du Chili, en revanche, les niveaux de pollution mesurés dans le métro sont inférieurs à ceux des autres moyens de transport public.

Une histoire de roues et de pneus

On a attribué ces écarts aux différents matériaux entrant dans la fabrication des roues et des systèmes de freinage.

On a aussi fait valoir des différences dans les systèmes de ventilation et de climatisation, mais cela peut aussi s'expliquer par des variations dans les protocoles de mesure et les sites choisis pour le prélèvement des échantillons.

Les facteurs clés déterminant le degré de pollution atmosphérique du métro incluent la profondeur de la station, sa date de construction, le type de ventilation utilisé (air naturel ou conditionné), le type de freins (électromagnétiques ou freins classiques à plaquettes) et de roues (en gomme ou en acier) dont sont équipées les rames, la fréquence de leur passage et, plus récemment, la présence ou l'absence de portillons entre les rames et la plateforme.

Une quantité importante de particules fines proviennent en effet des éléments mobiles de la rame, tels que les roues et les plaquettes de freins, mais aussi des rails et du réseau électrique, de sorte qu'elles contiennent le plus souvent du fer.

Aucune étude épidémiologique ne permet à ce jour de pointer d'éventuels effets anormaux sur la santé des personnels travaillant sous terre et des usagers.

Les ouvriers du métro new-yorkais qui ont été exposés à cet air souterrain n'ont pas subi une dégradation significative de leur état de santé.

On n'a pas observé non plus de surexposition au risque de contracter un cancer du poumon chez les conducteurs de rames du métro de Stockholm. Particules ferreuses

Toutefois, les observations effectuées dans cette même ville par certains spécialistes incitent à la prudence : les employés travaillant sur les quais du métro, là où l'on relève les taux de particules fines les plus hauts, présentaient en général des marqueurs de risque de maladie cardiovasculaire plus élevés que les vendeurs de tickets et les conducteurs de rame.

Les particules ferreuses, de loin les plus nombreuses, se combinent à d'autres, d'origines diverses, y compris les pierres des voies utilisées comme ballast, les micro-organismes présents dans l'air (bactéries et virus) et l'air à la surface.

Poussées par les courants d'air tourbillonnants générés par les systèmes de ventilation et le passage des rames, elles voyagent à travers les tunnels.

Tous les quais ne se valent pas À ce jour, la campagne de mesure la plus approfondie jamais réalisée concernait les quais du métro de Barcelone.

Trente stations de structures différentes ont été étudiées dans le cadre du projet IMPROVE LIFE, avec le soutien du Fonds AXA pour la Recherche.

L'étude a mis en évidence des variations significatives dans les concentrations de particules fines.

Les stations ne comprenant qu'un seul tunnel et une voie séparée de la plateforme par des barrières vitrées présentaient, en moyenne, une concentration inférieure de moitié à celle des stations ordinaires, dépourvues de barrières.

Les chercheurs ont également montré que l'air conditionné générait de plus faibles concentrations de particules fines à l'intérieur des wagons.

On observe aussi que, dans les rames où les voyageurs peuvent ouvrir les fenêtres (comme c'est le cas à Athènes), les taux de particules fines augmentent dans la rame quand celle-ci traverse un tunnel, en particulier quand elle y pénètre à grande vitesse.

Stations étroitement surveillées

Bien qu'il n'existe encore aucun encadrement légal de la qualité de l'air dans le métro, la recherche devrait progresser pour nous doter de méthodes pratiques permettant de limiter l'exposition aux particules fines.

Ce qu'on a pu observer à Barcelone, où les stations de métro varient considérablement par leur structure et leurs systèmes de ventilation, c'est que l'atmosphère de chaque plateforme constitue un micro-environnement bien particulier.

Pour concevoir des solutions, il faudra donc prendre en compte les conditions propres à chaque station.

Ce n'est qu'alors que les chercheurs pourront mesurer l'influence exacte de la pollution générée par les rames.

La recherche continue de progresser dans ce domaine, et s'intensifiera à mesure que les sociétés en charge des réseaux deviendront plus sensibles à l'impact de la qualité de l'air souterrain sur la santé des usagers du métro.

*Fulvio Amato est chercheur au Conseil national de recherche espagnol,

**Teresa Moreno est membre de l'Institut d'évaluation envronnementale et de recherche sur l'eau (IDAEA) et du Conseil national de recherche (CSIC) espagnols.

Pollution de l'air : que respire-t-on quand on prend le métro ?
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