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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 17:50

Petits enfants malades des écrans : quand la ministre de la Santé se saisira-t-elle du dossier ?

C’est une addiction plate et précoce.

Et c’est une tribune essentielle dans Le Monde daté du 31 mai :

« La surexposition des jeunes enfants aux écrans est un enjeu majeur de santé publique ». 

Des médecins et professionnels 1 alertent sur les graves troubles du comportement et de l’attention qu’ils observent de plus en plus chez les petits.

Sujet aussitôt repris et développé au journal de 13 heures de France Inter.

C’est une affaire naissante que nous avons déjà abordée sur ce blog.

C’est un dossier majeur dont l’émergence médiatique coïncide avec une nouvelle donne politique : l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République, Emmanuel Macron qui, durant la campagne a répété toute l’importance qu’il entendait voir accordée à la prévention.

Que nous disent les professionnels de la santé et de la petite enfance ?

Qu’ils observent dans leur pratique les graves effets d’une exposition massive et précoce des bébés et des jeunes enfants à tous types d’écrans : smartphone, tablette, ordinateur, console, télévision.

Lisons-les un instant :

« Nous recevons de très jeunes enfants stimulés principalement par les écrans, qui, à 3 ans, ne nous regardent pas quand on s’adresse à eux, ne communiquent pas, ne parlent pas, ne recherchent pas les autres, sont très agités ou très passifs.

La gravité de ces troubles nous conduit à réinterroger les éléments déjà exposés dans des articles précédents.

« Captés ou sans cesse interrompus par les écrans, parents et bébé ne peuvent plus assez se regarder et construire leur relation.

Les explorations du bébé avec les objets qui l’entourent, soutenues par les parents, sont bloquées ou perturbées, ce qui empêche le cerveau de l’enfant de se développer de façon normale.

Ces deux mécanismes – captation de l’attention involontaire et temps volé aux activités exploratoires – expliquent à eux seuls les retards de langage et de développement, présents chez des enfants en dehors de toute déficience neurologique. »

Taper, lécher, renifler….

Ils observent aussi chez ces enfants des symptômes très semblables aux troubles du spectre autistique (TSA), des absences ­totales de langage à 4 ans, des troubles attentionnels prégnants ; des troubles relationnels majeurs :

« l’enfant ne sait pas entrer en contact avec les autres, il les tape, lèche, renifle… » ; des stéréotypies gestuelles et une intolérance marquée à la frustration surtout lorsqu’on leur enlève « leur » écran à l’enfant.

Et lorsque ces professionnels interrogent les ­parents ils découvrent la place centrale des écrans dans la famille. « L’enfant est en contact permanent avec les écrans : de façon directe ou indirecte, quand un écran est allumé dans la pièce où l’enfant se trouve, ou lorsque le parent regarde son portable mais ne regarde plus son enfant » écrivent-ils.

Ce problème doit être un enjeu de santé publique (…)

Le même phénomène est observé dans tous les autres pays avec des campagnes de prévention déjà en cours.

En Allemagne, elles ont lieu dans les crèches pour inciter les parents à regarder leur bébé ; à Taïwan, des amendes de 1 400 euros peuvent être imposées à un parent qui laisse son enfant de moins de 2 ans devant les écrans. »

Pour ces professionnels il y a urgence citoyenne: des campagnes nationales issues des observations et des recommandations des professionnels du terrain (sans aucun lien ou conflits d’intérêts avec l’industrie du numérique et de l’audiovisuel) doivent être menées en France « et diffusées dans tous les lieux de la petite enfance ».

On comprendrait mal qu’en écho aux priorités du président Macron sur la prévention Agnès Buzyn, ministre de la Santé (et des Solidarités) n’entendent pas ce vibrant appel des professionnels de la santé et de la petite enfance.

 

1 Dr Anne Lise Ducanda et Dr Isabelle Terrasse, médecins de PMI au Conseil départemental de l’Essonne ; 

Sabine Duflo, psychologue et thérapeute familiale en pédopsychiatrie (CMP, EPS Ville-Evrard) ; 

Elsa Job-Pigeard et Carole Vanhoutte, orthophonistes (Val-de-Marne) cofondatrices de « Joue, pense, parle » 

Lydie Morel, orthophoniste, cofondatrice de Cogi’Act (Meurthe-et-Moselle) ; 

Dr Sylvie Dieu Osika, pédiatre à l’hôpital Jean Verdier de Bondy et 

Eric Osika, pédiatre à l’hôpital Ste Camille de Bry-sur-Marne ;

 Anne Lefebvre, psychologue clinicienne en pédopsychiatrie (CMP enfants et CMP adolescents, CHI 94) ; 

ALERTE (Association pour l’éducation à la réduction du temps écran), 

Dr Christian Zix, neuropédiatre, directeur médical du CAMSP de St-Avold (Moselle)

Dr Lise Barthélémy, pédopsychiatre à Montpellier.

 

 

 

Petits enfants malades des écrans : quand la ministre de la Santé se saisira-t-elle du dossier ?
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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 17:10

Macron-prévention : la ministre de la Santé demande aux soignants de ne plus fumer

On apprend qu’après deux visites « de terrain » (d’abord à ATD Quart Monde puis dans un EHPAD) Agnès Buzyn, ministre de la Santé (et des Solidarités) était présente à l’ouverture des rencontres de Santé publique France.

Première intervention.

Elle y a tracé les grandes lignes d’une « politique volontariste en prévention » ; une politique visant à honorer les objectifs que le candidat Emmanuel Macron avait fixé : réduire les inégalités sociales de santé, et améliorer l’efficience du système de santé.

Cinq milliards d’euros, soit un milliard chaque année, devraient être investis dans la santé.

Combien d’euros contre le tabac, grosse ressource fiscale et première cause de mort prématurée évitable ? On ne le sait pas.

La ministre a rappelé les mauvais chiffres catastrophiques de la France (aujourd’hui 34,5 % des 15-75 ans fument, contre 17 % au Royaume-Uni, ou 15 % aux USA).

Et une nouveauté : elle a insisté sur la nécessaire implication des médecins dans la lutte contre le tabac. « Dans le cadre du Moi(s) sans tabac, opération de marketing social ‘’exemplaire’’, selon Mme Buzyn, seuls 700 documents ont été commandés par les professionnels de santé. ‘’Trop peu’’ a-t-elle regretté » rapporte Le Quotidien.

Exemplarité

En clair la ministre s’attaque au « problème du tabagisme des professionnels de santé » :

« Si les chiffres montrent un net infléchissement chez les généralistes avec 16 % de fumeurs en 2015, vs 29 % en 2003, ils sont alarmants chez les infirmiers (31 %) et aides-soignants (44 %). 

Par soucis d’exemplarité et d’efficacité de l’action auprès de leurs patients, il serait important que la prévalence du tabagisme des soignants français rejoigne celles de leurs homologues américains et anglais, autour de 5 %. »

« Exemplarité », donc.  Le mot n’est pas anodin, a fortiori quand il est prononcé par le membre d’un gouvernement. Il l’est d’autant moins que la ministre de la Santé n’est pas sans savoir qu’elle vise ici ce qui, soignants ou pas, est une addiction d’une particulière sévérité, un esclavage.

Elle sait également qu’en France les soignants fumeurs ne sont pas plus aidés que les non soignants à briser un lien contre lequel la seule volonté est presque toujours impuissante.

Que compte-t-elle faire ?

Où l’on en revient à l’incurie observée tout au long fait du quinquennat précédent.

Faut-il rappeler que la situation actuelle du tabagisme en France n’est en rien une fatalité ?

Elle est la conséquence directe (et la démonstration chiffrée) d’une absence (chronique et coupable) de volonté politique.

Le nouveau président de la République a affiché sa volonté de voir menée une « politique volontariste en prévention ».

La nouvelle ministre de la Santé invoque, pour l’heure, le concept d’« exemplarité » à l’attention des soignants.

Cela risque de n’être guère efficace.

Et c’est très largement insuffisant.

Quelques lignes glanées dans Le Quotidien du Médecin (Coline Garré).

Macron-prévention : la ministre de la Santé le Pr Agnès Buzyn demande aux soignants de ne plus fumer.
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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 09:46

Essai d'un antibiotique -minocycline- dans le syndrome clinique de la sclérose en plaques.


Luanne M. Metz, M.D., David K.B. Li, MD, Anthony L. Traboulsee, MD, Pierre Duquette, MD, Misha Eliasziw, Ph.D., Graziela Cerchiaro, Ph.D., Jamie Greenfield, MPH, Andrew Riddehough, B.Sc., Michael Yeung, MD, Marcelo Kremenchutzky, MD, Galina Vorobeychik, MD, Mark S. Freedman, MD, Virender Bhan, MD, Gregg Blevins, MD, James J. Marriott, MD, Francois Grand'Maison, MD, Liesly Lee, MD, Manon Thibault, MD , Michael D. Hill, MD, et V. Wee Yong, Ph.D., pour l'équipe d'étude Minocycline en MS *


N Engl J Med 2017; 376: 2122-2133Juillet 1, 2017DI: 10.1056 / NEJMoa1608889

CONTEXTE


Sur la base de résultats préliminaires encourageants, nous avons mené un essai randomisé et contrôlé pour déterminer si la minocycline réduit le risque de conversion d'un premier événement démyélinisant (également connu sous le nom d'un syndrome cliniquement isolé) en sclérose en plaques.


MÉTHODES


Au cours de la période allant de janvier 2009 à juillet 2013, nous avons assigné au hasard les participants qui avaient eu leurs premiers symptômes de démyélinisation au cours des 180 jours précédents pour recevoir soit 100 mg de minocycline, administrés par voie orale deux fois par jour, soit placebo.

L'administration de minocycline ou de placebo a été poursuivie jusqu'à l'établissement d'un diagnostic de sclérose en plaques ou jusqu'à 24 mois après la randomisation, selon la première éventualité. Le résultat principal a été la conversion à la sclérose en plaques (diagnostiquée sur la base des critères McDonald de 2005) dans les 6 mois suivant la randomisation.

Les résultats secondaires comprenaient la conversion à la sclérose en plaques dans les 24 mois suivant la randomisation et les modifications de l'imagerie par résonance magnétique (IRM) à 6 mois et 24 mois (variation du volume de lésion sur IRM pondérée en T2, nombre cumulatif de nouvelles lésions améliorées sur l'IRM pondérée T1 [ «Amélioration des lésions»] et le cumul cumulatif de lésions uniques [nouvelles lésions améliorées sur l'IRM à pondération T1 plus les lésions nouvelles et nouvellement agrandies sur IRM à pondération T2]).


RÉSULTATS


Au total, 142 participants éligibles ont subi une randomisation dans 12 cliniques canadiennes de sclérose en plaques multiples; 72 participants ont été affectés au groupe minocycline et 70 au groupe placebo.

L'âge moyen des participants était de 35,8 ans et 68,3% étaient des femmes.

Le risque non ajusté de conversion à la sclérose en plaques dans les 6 mois après la randomisation était de 61,0% dans le groupe placebo et de 33,4% dans le groupe minocycline, soit une différence de 27,6 points de pourcentage (intervalle de confiance de 95% [IC], 11,4 à 43,9; P = 0,001 ).

Après ajustement pour le nombre de lésions améliorées à la ligne de base, la différence dans le risque de conversion à la sclérose en plaques dans les 6 mois après la randomisation était de 18,5 points de pourcentage (IC 95%, 3,7 à 33,3; P = 0,01);

La différence de risque non ajustée n'était pas significative au point de temps de résultat secondaire de 24 mois (P = 0,06).

Tous les résultats d'IRM secondaires ont favorisé la minocycline par rapport au placebo à 6 mois mais pas à 24 mois.

Les prélèvements d'essai et les effets indésirables d'éruption cutanée, de vertiges et de décoloration dentaire ont été plus fréquents chez les participants qui ont reçu de la minocycline que parmi ceux qui ont reçu un placebo.


CONCLUSIONS


Le risque de conversion d'un syndrome cliniquement isolé de sclérose en plaques était significativement plus faible avec la minocycline qu'avec le placebo sur 6 mois mais pas plus de 24 mois. (Financé par la Société de la sclérose en plaques du Canada, numéro ClinicalTrials.gov, NCT00666887).


Soutenue par la Société canadienne de la sclérose en plaques.


Les formulaires de divulgation fournis par les auteurs sont disponibles avec le texte intégral de cet article à NEJM.org.


Nous remercions les membres du comité de surveillance des données et de la sécurité (TJ Murray, RA Marrie, J. Petkau et B. Banwell) pour nous guider dans le cadre de ce procès, la Société de la sclérose en plaques du Canada pour permettre plusieurs extensions sans frais qui ont permis l'achèvement , Membres de l'Unité de recherche clinique de la Cumming School of Medicine pour la gestion de la collecte de données électroniques et les participants à l'essai pour nous faire confiance et être généreux avec leur temps.


RENSEIGNEMENTS SUR LA SOURCE


De l'École de médecine Cumming et de l'Institut du cerveau Hotchkiss, de Calgary, de l'AB (LMM, GC, JG, MY, MDH, VWY), de l'Université de la Colombie-Britannique, de Vancouver (DKBL, ALT, AR), de l'Université de Montréal, de Montréal (PD), Western University, London, ON (MK), Fraser Health MS Clinic, Burnaby, C.-B. (GV), l'Université d'Ottawa et l'Institut de recherche de l'Hôpital d'Ottawa, Ottawa (MSF), Dalhousie University, Halifax, N.-É. (VB ), L'Université de l'Alberta, Edmonton (GB), l'Université du Manitoba, Winnipeg (JJM), Clinique Neuro Rive-Sud, Greenfield Park, QC (FG), l'Université de Toronto, Toronto (LL) et CHA-Hôpital Enfant-Jésus, Québec, QC (MT) - tout au Canada; Et Tufts University, Boston (M.E.).
Demandes de réimpression d'adresse au Dr Metz au Foothills Medical Center, 12e Fl. Neurologie, 1403 29e St. NW, Calgary, AB T2N 2T9, Canada, ou à lmetz@ucalgary.ca.

Essai d'un antibiotique -minocycline- dans le syndrome clinique de la sclérose en plaques.
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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 06:59

https://www.youtube.com/watch?v=rwhwv4FjsQc

Acide Alpha Lipoïque dans la prise en charge du cancer. (Vidéo).
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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 06:51

A l'occasion de la journée mondiale sans tabac, l'Organisation mondiale de la santé alerte: le tabac "aggrave la pauvreté et bride la productivité économique".

Le tabac "aggrave la pauvreté et bride la productivité économique", selon l'OMS.

Le tabagisme, un fléau pour la planète, alerte l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à l'occasion de la journée mondiale sans tabac.

Malgré toutes les campagnes engagées pour réduire sa consommation, il fait plus de 7 millions de victimes chaque année, contre quelque 4 millions au début du 21e siècle, selon de nouveaux chiffres. 80% des décès dans les pays les plus pauvres

Principale cause évitable des maladies non transmissibles, le tabac tue la moitié de ceux qui en consomment.

Selon l'OMS, il pourrait provoquer au cours du siècle jusqu'à un milliard de morts dans le monde.

Des victimes qui se concentrent dans les pays les plus pauvres de la planète, puisque plus de 80% des décès surviendront dans des pays à revenu faible ou intermédiaire d'ici à 2030.

En France également, le tabagisme se développe chez les plus pauvres alors qu'il recule chez les plus aisés.

"Ce qui a changé depuis que j'ai arrêté de fumer"

Le tabagisme représente un lourd fardeau économique: chaque année, il coûte aux particuliers et aux gouvernements plus de 1400 milliards de dollars (1250 milliards d'euros) en dépenses de santé et en perte de productivité, soit 1,8% du produit intérieur brut (PIB) mondial.

Le tabac "aggrave la pauvreté, bride la productivité économique, pousse les ménages à faire de mauvais choix alimentaires et pollue l'air intérieur", affirme la directrice générale sortante de l'OMS, le Dr Margaret Chan.

Effets nocifs sur l'environnement

Le procès se s'arrête pas là, puisque l'environnement est également une victime du tabac, dénonce l'OMS.

Au total, près des deux-tiers des 15 milliards de cigarettes vendues chaque jour sont jetées dans l'environnement, soit 2 sur 3.

Des déchets qui "contiennent plus de 7000 produits chimiques toxiques qui empoisonnent l'environnement, y compris des substances cancérogènes", selon le rapport.

Des solutions?

L'interdiction du marketing et de la publicité, le paquet neutre, l'interdiction dans les lieux publics intérieurs et les lieux de travail, et l'augmentation des taxes et prix du tabac, préconise l'OMS.

Quant à la France, elle mise également sur la responsabilisation des fumeurs avec le dispositif "Tabac info service" qui leur propose un coaching en ligne pour abandonner la cigarette.

Le tabac pourrait faire un milliard de morts au XXIe siècle

Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 31/05/2017

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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 06:41

La relation entre infections à streptocoques et apparition de troubles obsessionnels compulsifs et de tics est décrite dans la littérature sous le nom de troubles neuropsychiatriques auto-immuns associés aux infections à streptocoques (ou hypothèse PANDAS).

Les études qui la mettent en évidence étaient jusqu'à présent de petite taille, avec des résultats parfois contradictoires.

En mobilisant les ressources du registre de population danois constitué entre janvier 1996 et décembre 2013, le Dr Sonja Orlovska et ses collègues du centre de santé mentale de Copenhague ont tranché.

Ils ont confirmé dans un article paru dans le « JAMA Pyschiatry » le surrisque de trouble mental et de tic chez les enfants et adolescents ayant souffert d'une infection à streptocoques.

Le registre comprend plus d'un million d'enfants de moins de 18 ans.

Au moins un test pour la détection du streptocoque a été réalisé chez 638 265 enfants, dont 349 982 ont eu au moins un test positif.

Comparés aux enfants dont les tests étaient négatifs, ceux ayant au moins un test positif présentent un risque de trouble mental significativement augmenté de 18 %, et en particulier un risque de troubles obsessionnels compulsifs augmenté de 51 %.

Le risque d'apparition de tics est quant à lui augmenté de 35 %.

D'autres agents infectieux à pied d'œuvre Les auteurs notent que les infections de la gorge causées par d'autres agents infectieux que les streptocoques sont également associés à un risque de trouble mental significativement augmenté de 8 %, un risque de trouble obsessionnel compulsif augmenté de 28 % et un risque de tic augmenté de 25 %, par rapport aux jeunes n'ayant jamais subi de test.

Une explication possible derrière l'hypothèse PANDAS réside dans l'existence d'une réaction auto-immune.

Les anticorps dirigés contre le streptocoque interagiraient avec les ganglions de la base, à cause des similarités entre les protéines de surface des streptocoques et de celles des cellules nerveuses des ganglions de la base.

« Les infections non à streptocoques sont, elles aussi, associées à une augmentation du risque de troubles mentaux, notent les auteurs, ce qui suggère que d'autres agents infectieux pourraient être impliqués. »

Source : Lequotidiendumedecin.fr

Le lien entre infection à streptocoques et troubles mentaux confirmé dans une cohorte danoise.
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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 06:22

Glyphosates et cancer.. on nous ment:

http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/05/29/glyphosate-et-cancer-des-etudes-cles-ont-ete-sous-estimees-par-l-expertise-europeenne_5135612_3244.html#l7uftExD5Ll32sfW.99

Glyphosates et cancer.. on nous ment..
Glyphosates et cancer.. on nous ment..
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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 06:12

www.allodocteurs.fr/.../enquete-de-sante/enquete-de-sante-du-30-05-2017_26316.html

Une évocation relativement complète : difficultés des diagnostics sérologiques, errance des patients, interdictions d'exercices pour les médecins, espoirs.

Pas certain que les partisans du "ça n'existe pas" furent crédibles, on a plutôt l'impression que non, bien au contraire...

Merci à ceux qui osent dire, nous permettent d'avancer, voire, un jour, d'exercer et soigner, sans chasse aux sorcières.

Bravo et merci à France 5 pour cette excellente emission sur la maladie de lyme.

Un grand merci aux professeur Perronne et Dr Louis Teulieres qui ont assuré comme d'habitude et à mon Agnès de Francelyme pour la pertinence de ses propos, et pour avoir fait entendre notre voix, la voix des malades de lyme.

Un grand MERCI à tous ..

Lyme sur Allodocteurs: revoir l'émission.
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31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 19:21

Au cas ou vous voudriez transférer aux absents de la soirée d’hier

 

https://www.youtube.com/watch?v=6sri67zzq0A&index=2&list=PL3kmpOv9JtQhp6l0dID8nB9KHCYdhVzVZ

Philippe RAYMOND

 
  
À chroni-france

Pour ceux qui n'ont pas encore vu le très bon reportage lyme sur France
5 de mardi 30/5,

https://www.youtube.com/watch?v=crAgzXD7kPc&index=1&list=PL3kmpOv9JtQhp6l0dID8nB9KHCYdhVzVZ

et le débat qui a suivi

https://www.youtube.com/watch?v=crAgzXD7kPc&index=1&list=PL3kmpOv9JtQhp6l0dID8nB9KHCYdhVzVZ

et encore bravo à Louis d'avoir evoqué l'autisme ! ;-)

Philippe Raymond

Lyme sur France 5
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31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 15:29

Glyphosate et cancer : des études-clés ont été sous-estimées par l’expertise européenne

Ces révélations interviennent alors que la Commission européenne doit se prononcer sur la ré-autorisation du pesticide, le plus utilisé en Europe et dans le monde.

 

Le glyphosate, le pesticide le plus utilisé au monde, est notamment le principal composant du célèbre herbicide Roundup ( sur le site européen de son fabricant, l’américain Monsanto, à Morges, en Suisse).

C’est une lettre embarrassante qu’a reçue, lundi 29 mai, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. Son auteur, Christopher Portier, toxicologue et biostatisticien de renommée mondiale, ancien directeur de plusieurs institutions de recherche fédérales américaines, a eu accès aux données des études confidentielles sur le glyphosate – celles transmises par les industriels aux autorités européennes. Il y a découvert des informations passées jusqu’à présent inaperçues.

Selon M. Portier, la réanalyse de ces données met en évidence plusieurs cas de cancer dus au glyphosate, et qui n’ont pas été pris en compte par les agences d’expertise européennes. « Autant l’EFSA [Autorité européenne de sécurité des aliments] que l’ECHA [Agence européenne des produits chimiques] ont échoué à identifier tous les cas statistiquement significatifs d’augmentation d’incidence de cancers, dans les études menées sur les rongeurs », précise M. Portier à M. Juncker.

Le glyphosate – le pesticide le plus utilisé au monde et principal ingrédient du célèbre herbicide Roundup – est au centre d’une bataille d’experts depuis plus de deux ans. Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) – l’agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) chargée d’inventorier les causes de cancer – l’a classé « cancérogène probable » en mars 2015, alors que l’EFSA et l’ECHA estiment qu’il ne présente pas un tel danger.

Après vingt-quatre mois de polémiques, l’affaire touche à son terme : la Commission européenne a proposé, le 16 mai, une ré-autorisation pour dix ans de la substance controversée. Le scientifique américain demande toutefois à M. Juncker de

« s’abstenir de prendre toute décision sur le glyphosate » jusqu’à ce que les nouveaux éléments mis au jour soient inclus dans l’évaluation européenne.

Pourquoi un tel embrouillamini ?

Il faut savoir que les agences de sécurité sanitaire, comme l’EFSA ou l’ECHA, fondent principalement leurs opinions sur des études confidentielles, fournies par les industriels. Généralement, nul autre que les experts de ces agences ne peut y avoir pleinement accès.

Mais la polémique autour du glyphosate a défait les habitudes. « Après l’avis du CIRC, fondé, lui, sur des études publiées, il n’était plus tenable pour l’EFSA et la Commission de maintenir que les preuves de la non-cancérogénicité du glyphosate étaient des données industrielles auxquelles personne ne pouvait accéder, explique Martin Pigeon, chercheur à Corporate Europe Observatory, une ONG bruxelloise. Nous avons donc fait une demande d’accès à ces documents, en décembre 2015, et obtenu l’accès aux données de trois études que nous avons transmises à des toxicologues, dont M. Portier. »

« Mise en danger »

En mars 2016, après une réunion houleuse au Parlement de Strasbourg avec le directeur de l’EFSA, Bernhard Url, des eurodéputés écologistes requièrent de l’agence européenne la divulgation de plus de données. « Nous lui avons dit que des avis rendus sur la foi d’études secrètes n’ont aucune valeur scientifique, et les choses se sont assez mal passées, raconte la députée européenne Michèle Rivasi (EELV). J’ai expliqué au directeur de l’EFSA qu’il aurait des comptes à rendre si on réalisait dans quelques années que la réautorisation du glyphosate avait pu être responsable de morts ou de maladies. Nous avons finalement eu accès aux CD-ROM, sous certaines conditions. »

M. Portier confirme au Monde avoir été sollicité par un groupe de députés européens pour mener une réanalyse de ces données (chaque étude totalise des centaines de pages de chiffres et de tableaux).

Chercheur prolifique et ancien responsable d’organismes comme le National Toxicology Program, le National Institute of Environmental Health Sciences ou l’Agency for Toxic Substances and Disease Registries, M. Portier a donc passé en revue les données brutes d’une quinzaine d’études industrielles menées sur des rongeurs.

« A ma connaissance, c’est la première fois que de telles données ont pu être réanalysées de manière indépendante », estime M. Portier.

 

« J’ai trouvé huit cas d’augmentation d’incidence significative de différentes tumeurs qui n’apparaissent dans aucune des publications ou des évaluations officielles présentées par l’EFSA et l’ECHA, écrit-il dans sa lettre à M. Juncker.

Certaines de ces tumeurs étaient également présentes dans plusieurs autres travaux, renforçant la cohérence des résultats entre études. » Les tumeurs mises en évidence par M. Portier incluent le poumon, le rein, le foie, la peau, la glande mammaire, la thyroïde ou les tissus mous (hémangiosarcome).

« Je demande respectueusement aux agences impliquées dans l’évaluation du glyphosate de conduire leur propre analyse des localisations cancéreuses mentionnées [dans la lettre] et d’amender leurs conclusions en conséquence, plutôt que de simplement les ignorer », conclut M. Portier.

De son côté, la Commission accuse réception du courrier. « La majorité des questions soulevées par la lettre concernant l’évaluation scientifique, la Commission demandera à l’EFSA et à l’ECHA de répondre, dit-on à Bruxelles.

A l’heure actuelle, vu l’examen strict de toutes les informations disponibles qui a été conduit par les deux agences européennes, il n’y a pas de raison de questionner les évaluations scientifiques du glyphosate menées par l’Union européenne. »

L’EFSA, contactée par Le Monde, assure qu’elle « étudiera attentivement » les questions soulevées par M. Portier et qu’elle y « répondra en temps voulu ».

Le courrier du scientifique coïncide avec la publication au compte-gouttes, outre-Atlantique, des « Monsanto Papers », un ensemble de documents interne de la firme du Missouri. Ceux-ci jettent une lumière parfois crue sur la manière dont Monsanto influence, de longue date, les agences d’expertise.

« Avec mon collègue Eric Andrieu, dit l’eurodéputé belge Marc Tarabella (groupe socialistes & démocrates), nous demandons la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire sur les “Monsanto Papers” afin de déterminer les responsabilités de chacun dans ce qui ressemble de plus en plus à une mise en danger de la santé de 500 millions de citoyens européens. »


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/05/29/glyphosate-et-cancer-des-etudes-cles-ont-ete-sous-estimees-par-l-expertise-europeenne_5135612_3244.html#l7uftExD5Ll32sfW.99

LE MONDE | 29.05.2017 Mis à jour le 30.05.2017 Par Stéphane Horel et Stéphane Foucart

 

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