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6 août 2017 7 06 /08 /août /2017 07:46

La quasi totalité des réserves d’eau françaises contaminées par les pesticides.

Si les pesticides ont initialement un rôle de protection des cultures, ils présentent in fine, par leur migration dans les différents milieux, des dangers pour l’homme et les écosystèmes, avec un impact immédiat ou à long terme.

La contamination des cours d’eau est quasi-généralisée en France, essentiellement par des herbicides en métropole et des insecticides en outre-mer.

Les secteurs aux teneurs les plus fortes correspondent aux zones de grande culture céréalière, maraîchère ou viticole : nord de la France, bassin parisien,

Sud-Ouest, amont du Rhône, Martinique. De façon générale, les eaux souterraines semblent moins contaminées par les pesticides que les cours d’eau mais avec une large présence des produits de dégradation des pesticides.

Définition

Le terme « pesticide » désigne les substances ou produits destinés à lutter contre les organismes jugés nuisibles, qu’il s’agisse de plantes, d’animaux, de champignons ou de bactéries.

Les pesticides sont majoritairement utilisés en agriculture ; on parle alors de produits phytosanitaires ou phytopharmaceutiques.

Ils font également l’objet d’un usage non agricole par les gestionnaires d’équipements ou de réseaux de transport, les collectivités locales ou les particuliers ; on parle alors de biocides.

Ils peuvent être classés par type d’usage : herbicides, insecticides, fongicides, nématicides, rotondicides, acaricides etc.

L’indicateur est la moyenne annuelle des concentrations totales en pesticides par secteur hydrographique pour les cours d’eau et par aquifère (formation géologique contenant une nappe) pour les eaux souterraines.

Les secteurs hydrographiques correspondent à un découpage géographique par bassins versants des rivières.

Les entités hydrogéologiques correspondent à un ensemble d’aquifères regroupés par lithologie et grand type de fonctionnement.

La France compte 222 secteurs hydrographiques, dont 35 en outre-mer (Mayotte étant assimilée à un secteur) et 222 entités hydrogéologiques dont 46 dans les DOM.

Au-delà du seuil de 5 µg/l, l’eau est réglementairement impropre à la fabrication d’eau potable et au-delà du seuil de 0,5 µg/l, elle est impropre à la consommation humaine.

Pertinence La protection à long terme des ressources en eau est une condition du développement durable.

Le Parlement européen et le Conseil ont adopté en 2000 la directive cadre sur l’eau (DCE).

Cette directive a pour objectif la préservation et la restauration des eaux et des milieux aquatiques, elle s’applique aux eaux de surface, y compris les eaux littorales et les eaux de transition, et aux nappes d’eau souterraine.

Elle instaure une obligation de résultat : le bon état de toutes les eaux en 2015, sauf report de délais ou définition d’objectifs moindres dûment justifiés.

Le bon état est défini pour les eaux de surface comme un bon état chimique et écologique, et pour les eaux souterraines un bon état chimique et quantitatif.

Analyse

Résultats au regard de l’enjeu de développement durable Les substances actives des pesticides et les molécules issues de leur dégradation, appelées métabolites, sont susceptibles de se retrouver dans les différents compartiments de l’environnement (air, sol, eaux, sédiments, etc.) ainsi que dans les aliments.

Même si elles ont initialement un rôle de protection des cultures, elles présentent in fine, par leur migration dans les différents milieux, des dangers plus ou moins importants pour l’homme et les écosystèmes, avec un impact immédiat ou à long terme.

En 2011, dans les cours d’eau, sur les 176 secteurs hydrographiques que le réseau de surveillance permet de caractériser en France métropolitaine, 63 présentent une concentration moyenne supérieure à 0,5 µg/l, dont 4 dépassent 2 µg/l.

Certains secteurs présentent des points de mesure aux concentrations moyennes supérieures à 5 µg/l, seuil réglementaire de potabilisation.

Ils sont situés dans les zones de grande culture : bassin parisien, sud-ouest, nord de la France.

La contamination en pesticides n’épargne pas l’outre-mer : 7 secteurs sur les 12 caractérisés dépassent 0,5 µg/l en moyenne.

De façon générale, les eaux souterraines semblent moins contaminées par les pesticides que les cours d’eau.

En 2011, seules 4 des 176 entités hydrogéologiques métropolitaines (nappe de Beauce, nappe de la Gâtine occidentale, nappe purbeckienne des Charentes, nappe de la molasse dans le Vaucluse et les Alpes de Haute-Provence) présentent une concentration totale en pesticides qui dépasse la norme de 0,5 µg/l fixée par la DCE.

En revanche, plusieurs nappes des DOM, dont 70% des nappes martiniquaises, dépassent ce seuil.

Dans 29 % des nappes françaises les concentrations totales en pesticides atteignent ou dépassent 0,1 µg/l. 38 % montrent une contamination faible, avec des concentrations inférieures à 0,1 µg/l, et 22 % des nappes sont sans pesticide détecté.

Mais 12% des nappes n’ont pas fait l’objet de mesure en 2011.

Étant donné les temps de transfert vers les nappes et la lenteur de leurs écoulements, les molécules de dégradation des pesticides (métabolites), qui ne sont pas toutes connues en 2011, y sont plus largement retrouvées que les molécules mères.

Disparités territoriales

La contamination des cours d’eau en pesticides est quasi-généralisée en France.

Seuls 7% des points en sont exempts.

Ils sont majoritairement situés dans les régions peu agricoles ou à agriculture peu intensive : quart sud-est, Auvergne.

A l’inverse, les régions céréalières, de maïsiculture ou de viticulture, notamment dans le bassin parisien, en Adour-Garonne et le long du Rhône, ou à tradition maraîchère, comme en Martinique et Guadeloupe présentent les plus fortes concentrations en pesticides.

Cette contamination est souvent le fait d’un grand nombre de pesticides : plus de 20 pesticides différents ont été décelés sur 18% des points de mesure.

Elle est également liée aux types de cultures pratiquées et aux conditions climatiques : essentiellement des insecticides en Outre-mer et des herbicides en France métropolitaine.

En 2011, les contaminations des nappes phréatiques par les pesticides sont essentiellement localisées, pour les plus fortes, en région Centre, dans les Charentes, le Vaucluse, les Alpes de Haute-Provence, en Martinique, ainsi qu’au Sud de la Guyane et de Basse Terre en Guadeloupe, avec des concentrations totales de pesticides dépassant 0,5 µg/l (norme de qualité DCE).

Au nord de l’Hexagone, en nord Bretagne, dans le couloir rhodanien et le Sud-Ouest, les concentrations totales en pesticides des nappes sont fréquemment supérieures à 0,1 µg/l.

Les nappes sous couverture argileuse (en Aquitaine et à l’est du bassin parisien) et les nappes de montagne, est et sud du Massif Central, Pyrénées, Alpes, sont les plus préservées puisqu’aucun pesticide n’y est détecté.

Le reste du territoire, montre une contamination généralisée des nappes, même si elle reste majoritairement faible, avec des concentrations inférieures à 0,1 µg/l, respectant les normes de qualité DCE.

Pour en savoir plus :

Source :

Les données proviennent des réseaux de surveillance mis en œuvre par les agences de l’eau en France métropolitaine et les offices de l’eau dans les départements d’outre-mer en application notamment de la directive cadre sur l’eau (DCE).

Couverture, échelon territorial France entière.

Échelle temporelle Année ou période de la série chronologique : 2011

Fréquence de mise à jour : annuelle Méthodologie de l’indicateur Les données utilisées proviennent des réseaux de surveillance mis en œuvre notamment en application de la directive cadre sur l’eau. Pour les eaux souterraines, seules les mesures du réseau de contrôle de surveillance de la DCE ont été prises en compte.

Chaque point du réseau de surveillance des cours d’eau fait l’objet d’au moins 4 prélèvements par an en France métropolitaine.

L’indicateur est la concentration moyenne annuelle totale en pesticides dans les prélèvements issus de chaque secteur hydrographique ou entité hydrogéologique pour les eaux souterraines.

Les points des réseaux de surveillance n’ont pas permis de caractériser 34 des 222 secteurs hydrographiques du territoire et 26 des 222 entités hydrogéologiques (aquifères), regroupées à partir des contours de la BDRHFV1 du BRGM, pour la France métropolitaine, et correspondant aux masses d’eau souterraine pour les DOM.

Principaux objectifs nationaux

Dans le défi de la Stratégie nationale de Développement durable 2010-2013 (SNDD) portant sur la Conservation et gestion durable de la biodiversité et des ressources naturelles, un des choix stratégiques est de « réduire les pressions sur les écosystèmes et les ressources naturelles ».

La loi Grenelle I n°2009-967 du 3 août 2009 assigne un objectif de bon état en 2015 pour 2/3 des masses d’eau (art. 27). Autres indicateurs liés Indicateur de développement durable national « Consommation de produits phytosanitaires » : www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr, rubrique Développement durable > Indicateurs et indices > Indicateurs de développement durable nationaux www.insee.fr, dossier Développement durable Bibliographie – CGDD – SOeS, juin 2010, Références, « L’environnement en France – Édition 2010 », chapitre « L’eau », pp. 19-26. – CGDD – SOeS, octobre 2011, Études & documents n° 54, « Bilan de présence des micropolluants dans les milieux aquatiques continentaux, période 2007-2009 », 56 p. et « Annexes partie 1 – Pesticides », 117 p. – www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr

La quasi totalité des réserves d’eau françaises contaminées par les pesticides.
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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Nutrition
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6 août 2017 7 06 /08 /août /2017 07:27

Polyangiite microscopique associée à une cirrhose biliaire primaire, un syndrome de Sjogren et une thyroïdite de Hashimoto.

Ghorbel IB, et al. Saudi J Kidney Dis Transpl. 2015.

L'association entre la polyangiite microscopique (MPA) et la cirrhose biliaire primaire (PBC) a rarement été rapportée.

Nous décrivons ici un patient qui a présenté une neuropathie sensoriomotrice avec une hypothyroïdie, une insuffisance rénale et une dysfonction hépatique.

La détection d'anticorps antinucléaires au titre des anticorps anti-SSA, anti-SSB, anti-GP210, anti-microsomial et p-ANCA anti-myéloperoxydase avec biopsie rénale, salivaire et hépatique a conduit à un diagnostic de MPA associée à une PBC, le syndrome de Sjogren et la thyroïdite de Hashimoto.

PMID 25758890 PubMed

Texte intégral:

http://www.sjkdt.org/article.asp?issn=1319-2442;year=2015;volume=26;issue=2;spage=359;epage=362;aulast=Ghorbel

Une microangiopathie désigne une atteinte des petits vaisseaux sanguins.

Elle est souvent associée au diabète et le facteur génétique est mis en cause dans certains cas.

Elle peut affecter plusieurs parties du corps, en particulier l'oeil (rétinopathie diabétique) ou le rein (néphropathie).

La mauvaise irrigation sanguine qu'elle génère peut entraîner de graves complications telles qu'une cécité ou une insuffisance rénale.

Il n'existe aucun traitement particulier.

La prévention repose sur l'élimination des facteurs de risque de diabète (obésité, alcoolisme, hypertension, sédentarité).

Role de la micro angiopathie dans 3 pathologies auto-immunes chez un même patient. Myeloperoxydase.
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5 août 2017 6 05 /08 /août /2017 19:18

27,7% des étudiants et jeunes médecins souffrent de dépression, selon une enquête publiée en juin 2017 et coordonnée par 4 syndicats.

23,7% auraient même déjà eu des idées suicidaires, c'est énorme.

En cause, des troubles anxio-dépressifs, d'épuisement professionnels ou de burn-out liés à des situations de travail difficiles qui engendrent des problèmes de santé chez les médecins... mais aussi de facto chez les patients via "une diminution de la qualité des soins prodigués ainsi qu’une augmentation du risque d’erreurs médicales", est-il précisé dans le rapport.

Alarmant. ´

Bien sûr, nous connaissons la surcharge de travail et les horaires parfois compliqués de ces professionnels.

Mais au-delà, il existe une dimension importante qui ne peut être occultée dans ce métier : l'émotionnel.

Solitude et responsabilité David Saint-Marc, chercheur en sociologie de la médecine au centre Emile Durkheim, explique :

"Les médecins sont très bien formés en France d'un point de vue technique.

Mais beaucoup moins sur le reste : l'annonce difficile d'un diagnostic grave, la relation avec le patient, la confrontation à la mort... que le jeune médecin fraîchement diplômé doit affronter seul".

Seul... car tous ne sont pas épaulés.

D'après l'enquête des syndicats, si 73,3% des répondants estiment avoir le soutien de leur pairs, ils ne sont que 49,3% à affirmer avoir le soutien de leurs supérieurs hiérarchiques, un chiffre qui grimpe à 61,5% parmi les internes.

Sans oublier la responsabilité à laquelle le médecin fraîchement formé risque d'être confronté.

"Les services hospitaliers tournent surtout grâce aux internes qui font le boulot des médecins, et qui ont encore souvent peur de commettre des erreurs."

Une situation qui n'est pas sans rappeler le triste scénario du film Hippocrate, où Vincent Lacoste interprète un jeune médecin de 23 ans, "responsable" du décès de son patient, et ici protégé par ses pairs (et son père qui dirige le service).

La simulation médicale, une piste concrète

Alors, que faudrait-il faire ?

"Inclure des travaux de mise en situation dans les université pour apprendre à gérer les dimensions émotionnelles et affectives du métier", commente David Saint-Marc.

En d'autres termes, avoir recours à ce que l'on appelle la simulation médicale.

Pour prendre l'exemple de l'annonce du diagnostic - une étude américaine a montré qu'un cancérologue devait annoncer près de 20 000 fois des mauvaises nouvelles durant sa carrière - la simulation consiste à exercer les étudiants face à des comédiens professionnels.

Il existe bien un document rédigé par la Haute autorité de santé sur "annoncer une mauvaise nouvelle" mais celui-ci reste évidemment très théorique...

"Nous pensons que l'entraînement diminue la charge émotionnelle.

En tout cas, il y a surtout un accompagnement car nous discutons après ces annonces du ressenti de chacun, et des améliorations que nous pourrions apporter", explique le Pr Jean-Claude Granry,

Président de la Société Francophone de Simulation en Santé.

Mais toutes les facultés n'intègrent pas des centres de simulation qui ne sont pas obligatoires.

Marisol Touraine, ancienne ministre de la Santé, avait déclaré en octobre 2015 que d’ici à 2017, tous les CHU devraient disposer d’un centre de simulation. Malheureusement, ce n'est pas le cas.

COOPÉRATION.

Et après la formation, comment agir ?

Pour le Pr Jean-Claude Granry, "la solution, c'est l'équipe".

Car tout le monde n'est pas logé à la même enseigne. "Il y a une réelle variabilité entre les établissements et selon les internes et médecins que j'ai rencontrés", constate Rebecca Dickason*, enseignante à l'Université de Rennes 1 et préparant un doctorat en sciences de gestion sur le travail émotionnel.

Ajoutant : "cela dépend de plusieurs facteurs : l'histoire personnelle de chacun, la personnalité, le type de service, les stages d'internat effectués, le soutien social..."

Dans certains hôpitaux, des groupes de parole sont mis en place et peuvent se révéler, s'ils sont bien menés, des soupapes de décompression très efficaces.

Dans leur enquête, les syndicats proposent d'améliorer la formation, la prévention et la prise en charge des jeunes médecins à risque, par exemple par "la formation des managers pour un management bienveillant", ainsi que de "rendre la visite d’aptitude en service de santé au travail obligatoire et systématique pour tous les jeunes médecins à chaque changement de statut (externe, interne, assistant)".

Car ce sont souvent les cordonniers les plus mal chaussés : 54,7 % des interrogés n'ont jamais vu de médecin du travail... *

Rattachée au réseau doctoral en Santé publique animé par l'EHESP.

Un tiers des jeunes médecins sont en dépression.
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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
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5 août 2017 6 05 /08 /août /2017 14:24

Prise en charge de l’autisme : les initiatives grenobloises face au retard français

L’autisme, un mystérieux trouble comportemental ?

Beaucoup préfèrent y voir une « particularité » à intégrer.

Place Gre’net a rencontré des associations grenobloises, des psychiatres et des psychologues pour faire le point sur la prise en charge de l’autisme dans le milieu scolaire et médical.

Constat ?

La France a bien des retards en comparaison à ses voisins européens. Julien a le visage d’un ange et le sourire innocent d’un enfant de onze ans. Mais à la différence des autres, il ne parle toujours pas.

« Malgré tout, j’ai le sentiment de mieux le comprendre que certaines personnes neuro typiques[sans troubles, ndlr]», confie sa mère Magalie Pignard, dévouée à l’éducation de son fils, atteint d’autisme. L’origine exacte de ce trouble comportemental demeure très mystérieuse, même pour les scientifiques.

Toutefois, ces derniers s’accordent à dire qu’il existe des prédispositions génétiques, favorisant le développement du trouble.

C’est pourquoi Magalie, alors âgée de 32 ans, a décidé à son tour de réaliser un diagnostic, une fois celui de son fils établi. “Les codes sociaux, ce n’est pas vraiment mon truc »

Coup de théâtre pour cette enseignante : les médecins diagnostiquent un léger syndrome d’Asperger.

A priori, quand on la rencontre, rien ne porte à croire qu’elle est atteinte de troubles autistiques. Un peu timide, parfois “maladroite »,

Magalie Pignard s’est pourtant souvent sentie différente.

« C’est vrai que les codes sociaux, ce n’est pas vraiment mon truc », affirme en riant cette quadragénaire à l’allure élancée.

Elle est par ailleurs, comme souvent les autistes Asperger, dotée de capacités artistiques ou intellectuelles étonnantes. Musicienne dans l’âme,

Magalie est par exemple capable de reconnaître les notes de musique dès la première écoute d’un morceau.

Pour le docteur Philippe Narang, psychiatre indépendant à Grenoble et spécialisé dans l’autisme Asperger, cette particularité n’est pas un handicap mais plutôt une “dyslexie des relations sociales“.

En d’autres termes, “l’apprentissage des codes sociaux n’est pas automatique pour ces personnes », précise le médecin. “Trois élèves sur huit ont appris à parler” Magalie ne garde pas de bons souvenirs de la scolarisation de son fils en milieu ordinaire.

En 2009, elle a décidé de fonder à Grenoble l’association Le Tremplin, avec sa mère, Françoise Galletti.

Son objectif ?

Permettre une meilleure intégration des personnes autistes, grâce aux méthodes pédagogiques de l’analyse appliquée du comportement (ABA).

Née dans les années 1960 aux États-Unis, « l’analyse appliquée du comportement est un principe scientifique qui se base sur la motivation et sur les particularités de la personne » explique Coralie Fiquet, psychologue spécialisée dans l’autisme et dans la méthode ABA à Grenoble.

Les programmes sont individualisés et spécialement créés en fonction des compétences de l’enfant. « D’une personne à une autre, la manifestation des troubles autistiques est totalement différente. L’ABA tient compte de ces particularités », explique Magalie Pignard. Julien a le visage d’un ange et le sourire innocent d’un enfant de onze ans.

Mais à la différence des autres, il ne parle toujours pas.

« Malgré tout, j’ai le sentiment de mieux le comprendre que certaines personnes neuro typiques[sans troubles, ndlr]», confie sa mère Magalie Pignard, dévouée à l’éducation de son fils, atteint d’autisme. L’origine exacte de ce trouble comportemental demeure très mystérieuse, même pour les scientifiques. Toutefois, ces derniers s’accordent à dire qu’il existe des prédispositions génétiques, favorisant le développement du trouble.

C’est pourquoi Magalie, alors âgée de 32 ans, a décidé à son tour de réaliser un diagnostic, une fois celui de son fils établi. “Les codes sociaux, ce n’est pas vraiment mon truc »

Coup de théâtre pour cette enseignante : les médecins diagnostiquent un léger syndrome d’Asperger.

A priori, quand on la rencontre, rien ne porte à croire qu’elle est atteinte de troubles autistiques. Un peu timide, parfois “maladroite »,

Magalie Pignard s’est pourtant souvent sentie différente. « C’est vrai que les codes sociaux, ce n’est pas vraiment mon truc », affirme en riant cette quadragénaire à l’allure élancée.

Elle est par ailleurs, comme souvent les autistes Asperger, dotée de capacités artistiques ou intellectuelles étonnantes. Musicienne dans l’âme,

Magalie est par exemple capable de reconnaître les notes de musique dès la première écoute d’un morceau.

Pour le docteur Philippe Narang, psychiatre indépendant à Grenoble et spécialisé dans l’autisme Asperger, cette particularité n’est pas un handicap mais plutôt une “dyslexie des relations sociales“.

En d’autres termes, “l’apprentissage des codes sociaux n’est pas automatique pour ces personnes », précise le médecin. “Trois élèves sur huit ont appris à parler” Magalie ne garde pas de bons souvenirs de la scolarisation de son fils en milieu ordinaire.

En 2009, elle a décidé de fonder à Grenoble l’association Le Tremplin, avec sa mère, Françoise Galletti.

Son objectif ?

Permettre une meilleure intégration des personnes autistes, grâce aux méthodes pédagogiques de l’analyse appliquée du comportement (ABA).

Née dans les années 1960 aux États-Unis, « l’analyse appliquée du comportement est un principe scientifique qui se base sur la motivation et sur les particularités de la personne » explique Coralie Fiquet, psychologue spécialisée dans l’autisme et dans la méthode ABA à Grenoble.

Les programmes sont individualisés et spécialement créés en fonction des compétences de l’enfant. « D’une personne à une autre, la manifestation des troubles autistiques est totalement différente.

L’ABA tient compte de ces particularités », explique Magalie Pignard.

Au Tremplin, un éducateur spécialisé se charge ainsi d’un élève à la fois. À la clef, des récompenses permettent de stimuler leurs progressions. “Trois élèves sur huit ont d’ailleurs appris à parler, grâce à l’ABA, dans notre association“, se félicite Françoise Galleti, directrice de la fondation.

« La communication est la première étape pour débloquer d’autres troubles », ajoute-t-elle.

En parallèle, Magalie a aussi cofondé l’Association francophone des femmes autistes, un espace d’écoute et de dialogue qui a pour objectif de lever certains tabous, dont celui des violences sexuelles.

Dans son entourage, Magalie relate en effet des cas de viols : “Ces violences sont fréquentes, particulièrement chez les autistes dénués de parole.

Mais personne n’en parle, par honte ou par méconnaissance », déplore-t-elle. “La France a quarante ans de retard sur ses voisins européens”

« La France a quarante ans de retard sur ses voisins européens en matière d’autisme », estime Magalie Pignard.

Un constat partagé par le Docteur Fiquet : « La France a en effet beaucoup de retard, notamment en raison d’une méconnaissance de l’autisme et d’un manque d’informations.

» De plus, « des idées reçues et des stéréotypes ont longtemps freiné sa prise en charge », ajoute-t-elle.

La méthode ABA a d’ailleurs été adoptée très tardivement en France, dans le courant des années 2000, contrairement à d’autres pays européens, comme l’Italie, qui la pratiquent depuis de nombreuses années.

Et ce n’est qu’en 2012 que l’approche psychiatrique de l’autisme a été abandonnée par la Haute autorité de la santé au profit de l’approche comportementale (ABA), désormais recommandée par cette institution publique. Il faut dire que ces approches comportementales ont fait l’objet de désaccords idéologiques au sein même de la sphère médicale.

Les détracteurs de l’ABA contestent le système de récompenses, qu’ils qualifient de « dressage » ou de « conditionnement ». Pour le Dr Élisabeth Giraud Baro, psychiatre à la clinique du Dauphiné et fondatrice du Centre expert Asperger à Grenoble, il n’en est rien.

Dr Élisabeth Giraud Baro, psychiatre à la clinique du Dauphiné.

© DR « Le changement est très anxiogène pour une personne autiste. La méthode ABA modifie l’environnement de la personne. Les récompenses leurs permettent donc de dépasser leurs peurs », explique-t-elle.

D’ailleurs le système de « récompense » est, selon elle, un stimulant inhérent à la nature humaine. « Il en est de même dans le monde du travail. Le salaire encourage nécessairement la motivation professionnelle. »

Autrefois, les médecins imposaient la socialisation des personnes autistes.

Un « calvaire » pour ces derniers.

Or, on sait aujourd’hui que « l’environnement doit être adapté à la personne, et non pas l’inverse », explique la psychiatre, qui a introduit les thérapies cognitives et comportementales à Grenoble, grâce à son Centre.

Une véritable révolution, qui implique un consensus au sein de l’équipe médicale. Et surtout, davantage de moyens à disposition des soignants.

L’autisme est encore assez méconnu, même dans le milieu médical Pour le Dr Giraud Baro, hors de question de se montrer pessimiste.

« En vingt ans d’expérience, j’ai vu la situation nettement s’améliorer », affirme-t-elle. Toutefois, des problèmes de taille continuent de freiner une meilleure prise en charge de l’autisme en France.

Dr Philippe Narang, psychiatre à Grenoble spécialisé dans le syndrome d’Asperger.

Selon le psychiatre Philippe Narang, ce retard français s’explique tout d’abord par un important manque d’informations et de connaissances.

En réalité, l’autisme est encore assez méconnu, même dans le milieu médical. Un manque de formation qui a parfois engendré des erreurs de diagnostic…

“Au cours de ma carrière, j’ai rencontré des personnes qui ont d’abord été diagnostiquées schizophrènes. Après une révision du diagnostic, les médecins se sont rendu compte qu’il s’agissait en réalité d’un syndrome d’Asperger », témoigne le Dr Narang. Des erreurs médicales – dues à une “méconnaissance totale” – loin d’être anodines ayant débouché sur des prises en charge inadéquates.

Ainsi, ces personnes sont parfois orientées vers des hôpitaux psychiatriques, bien que ces structures ne soient pas adaptées à ce type de trouble.

“Par mimétisme, ils imiteront le comportement des personnes internées, ce qui ne favorise pas leurs progressions”, explique Philippe Narang.

La France manque considérablement de moyens et de financements

Pour Magalie Pignard, l’hospitalisation en milieu psychiatrique serait une manière de désengorger les instituts médico-éducatifs (IME), très souvent surchargés. “On donne encore des neuroleptiques qui, au lieu de faire progresser l’enfant, augmentent ses troubles“, estime-t-elle. Image d’illustration, médicaments.

DR “Dans la grande majorité des cas, ces psychotropes ne sont pas adaptés. Mais comme toutes règles, il y a des exceptions », précise toutefois le psychiatre.

En effet, la prise de neuroleptiques peut être justifiée pour un laps de temps très court, quand l’autisme est associé à des troubles neurologiques (crise d’épilepsie, épisode schizophrénique…), confirme Élisabeth Giraud Baro.

Malgré tout, ils ne peuvent en aucun cas se substituer à un traitement de fond. Fort heureusement, « la tendance médicale recommande davantage un traitement éducatif que médicamenteux » explique-t-elle."

Si les médicaments sont nécessaires, il faut une dose très faible et provisoire. Sinon, les effets secondaires peuvent dégrader la personne et augmenter ses chances de développer une déficience intellectuelle », explique le Dr Narang.

En plus du manque de connaissances, la France manque considérablement de moyens et de financements.

En résultent des listes d’attente pour obtenir une place dans les IME, source de souffrances pour les familles. “Il faut trois ans pour pouvoir faire un diagnostic.

Et les familles attendent en moyenne deux ans pour obtenir une place dans un IME », explique la psychologue Coralie Fiquet. Parfois, des adultes restent même hospitalisés dans le pôle pour enfants, en raison du manque de places. Scolarisation des élèves autistes : vers l’intégration ?

« À la maternelle, les enseignants m’ont demandé de n’amener mon fils que six heures par semaine à l’école

Et de compléter avec l’hôpital de jour pour éviter, semble-t-il, le poids de la prise en charge », témoigne Magalie Pignard.

Pour Coralie Fiquet, il n’y a pourtant pas de doute : « Dans la mesure du possible, il faut tendre vers une intégration maximale des enfants autistes en milieu ordinaire. » Si en Italie, la quasi totalité des élèves autistes est scolarisée en milieu ordinaire, seulement 20 % d’entre eux l’étaient en France, en 2014. L’Hexagone avait d’ailleurs été sanctionné par le Conseil de l’Europe, accusé d’avoir “délaissé l’éducation des jeunes autistes“.

La loi du 11 février 2005 sur l’égalité des chances avait laissé espérer une meilleure intégration scolaire des personnes handicapées mais les résultats sont toujours en-deçà des espérances

Association Le Tremplin à Grenoble.

La méthode ABA permet justement de favoriser la scolarisation des enfants en milieu ordinaire, assure Coralie Fiquet. «

En moyenne, un enfant sur deux réintègre l’école ordinaire grâce à l’analyse du comportement », certifie-t-elle.

Mais pour parvenir à un tel résultat, des moyens doivent être alloués par l’État et les collectivités territoriales.

“Il est indispensable d’aider et de soutenir les enseignants”

D’abord, “les enseignants devraient pouvoir être formés fréquemment et dès le début de leur carrière pour accueillir tout type de handicap », estime Philippe Narang.

Ensuite, l’effectif des classes doit impérativement être diminué. “Dans une classe de trente élèves, entre l’élève brillant, le cancre, le dyslexique et celui autiste, l’enseignant ne peut pas tout assurer seul », affirme-t-il.

Enfin, il est indispensable de recruter des enseignants spécialisés et des auxiliaires de vie scolaire pour l’aide individuelle (AVS-I).

Enfants sur le chemin de l’école.

En somme, il existe une réelle volonté de la part du corps enseignants, “mais on ne leur donne pas les moyens.

Il est impératif de les aider et de les soutenir », argue le Dr Narang.

Et l’actuelle suppression des postes dans l’Éducation nationale freine encore davantage l’avancée de cette intégration. Des réformes sont largement envisageables, mais actuellement au point mort, faute de financement par les pouvoirs publics.

Pourtant, les associations et les médecins s’accordent à dire que la scolarisation en milieu ordinaire est non seulement bénéfique pour les enfants autistes mais aussi pour les élèves sans handicap.

« À l’école, les enfants autistes peuvent imiter les codes sociaux des autres enfants. S’ils restent entre eux, ils ne progresseront pas », estime Magalie Pignard.

Sans compter que cette politique permet de stimuler l’entraide, la solidarité et la tolérance chez les enfants dès leur plus jeune âge. L’autisme, une simple différence parmi tant d’autres ?

Anaïs Mariotti « IMAGINONS UN EXTRATERRESTRE QUI DÉBARQUE SUR TERRE »

« Le réel handicap, c’est le regard des autres », affirme Magalie Pignard.

À travers une intéressante métaphore, elle partage sa vision de l’autisme : “Imaginons un extraterrestre, qui débarque sur Terre et qui ne comprend rien aux codes sociaux et aux coutumes.

Cela ne signifie pas qu’il n’est pas moins intelligent que les autres. »

Pour le docteur Philippe Narang, “il n’y a pas de handicap, il y a surtout un fonctionnement cognitif différent“. Il explique que le schéma de pensée des personnes autistes n’est pas moins efficace que les autres, mais fondamentalement différent.

Pour une personne lambda, le raisonnement est “probabiliste” : “Constamment, nous raisonnons sous forme d’hypothèses », explique le psychiatre.

Un esprit “en arborescence” À l’inverse, une personne Asperger a davantage un raisonnement analytique et pragmatique.

“Leur esprit est en arborescence, il fonctionne comme un arbre décisionnel », poursuit-il.

C’est pourquoi ils ont notamment des difficultés à comprendre l’ambiguïté, les sous-entendus ou encore l’ironie.

Alors peut-on réellement parler de handicap ?

“Les autistes Asperger ont un handicap dans les relations sociales, mais dans d’autres domaines, c’est moi qui suis handicapé ! », ironise Philippe Narang.

En d’autres termes, “ils sont extrêmement performants dans certains domaines techniques, là où la majorité des gens ne le sont pas.

Il n’y a pas de handicap, mais simplement des modes de raisonnement différents.”

“La variété des personnes fait la richesse d’une société”

Aux yeux de Magalie Pignard, l’autisme n’est pas un trouble à combattre. “Je considère que la variété des personnes fait la richesse d’une société », estime-t-elle. Il s’agit plutôt de comprendre, d’appréhender et d’intégrer, sans vouloir absolument modifier le comportement de ces personnes.

En d’autres termes, ce ne sont pas les autistes qui doivent coûte que coûte intégrer la société.

“C’est la société qui doit s’efforcer de les intégrer.”

Finalement, « la définition du handicap dépend du regard que lui porte la société », estime-t-elle.

L’ATYPIK, UN RESTAURANT PAS COMME LES AUTRES

À la terrasse du restaurant l’Atypik à Grenoble,

Annie Raymond attend celui qu’elle nomme “son merveilleux“.

Diagnostiqué autiste Asperger, son fils Clément est un jeune homme de 23 ans qui n’a pas froid aux yeux.

Clément, 23 ans, membre actif à l’association et au restaurant l’Atypik à Grenoble.

À ses heures perdues, il travaille au café-restaurant l’Atypik, un lieu convivial qui porte bien son nom où sa mère est bénévole.

Créée en 2013 par la compagnie des TED, un sigle qui signifie “troubles envahissants du développement”, cette enseigne emploie de jeunes autistes comme serveurs ou cuisiniers.

Le restaurant est aussi un lieu de vie, de formation et d’activité pour les personnes autistes et leur famille.

Depuis quatre ans maintenant, L’Atypik, situé près de la place Notre-Dame, a un mot d’ordre : valoriser la différence. Il permet également à ces jeunes d’intégrer le monde du travail en toute sécurité.

Clément veut se lancer dans la politique Mais Clément ne compte pas travailler dans la restauration à l’avenir.

Après avoir gagné un concours d’éloquence à l’âge de 17 ans, il veut désormais se lancer dans une carrière politique.

Passionné de géopolitique, d’histoire et de sciences sociales, il souhaite plus précisément devenir conseiller municipal.

Avec ses larges connaissances culturelles et politiques, le jeune homme ne semble pas moins capable que les autres mais reconnaît rencontrer davantage de difficultés.

“Les discriminations, j’en suis victime tous les jours, mais je préfère ne pas parler de choses qui fâchent”, raconte-t-il en esquivant rapidement ce sujet qui semble douloureux.

Sans aucun regret, sa mère, ancienne comédienne, a mis de côté sa carrière pour s’occuper de lui.

Ensemble, ils veulent aujourd’hui bouleverser le regard de la société. « Il est plus difficile d’être autiste en France qu’ailleurs », affirme-t-elle.

Et pour cause, elle estime que « le système français cherche à gommer les différences au lieu de les accepter et les mettre en valeur ».

Prise en charge de l’autisme : les initiatives grenobloises face au retard français.Dr Philippe Narang.
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5 août 2017 6 05 /08 /août /2017 06:00

La pharmacologie anti-âge dans la cicatrisation cutanée: les effets de la metformine, du resvératrol et de la rapamycine par application locale.

Zhao P, et al. Cellule vieillissante. 2017.

Les plaies cutanées sont parmi les blessures les plus fréquentes des tissus mous et sont particulièrement difficiles à guérir dans le vieillissement.

La restriction calorique (CR) est bien documentée pour prolonger la longévité; Pharmacologiquement, des effets rajeunissants profonds des mimétiques CR ont été découverts, en particulier la metformine (MET), le resvératrol (RSV) et la rapamycine (RAPA).

Cependant, les impacts appliqués localement et les différences fonctionnelles de ces agents sur la cicatrisation des plaies restent à établir. Ici, nous avons découvert que l'administration topique chronique de MET et de RSV, mais pas de RAPA, a entraîné une cicatrisation accélérée avec un épiderme amélioré, des follicules capillaires et des dépôts de collagène chez les jeunes rongeurs, et le MET a exercé des effets plus profonds.

De plus, le MET appliqué localement et le RSV ont amélioré la vascularisation des lits de la plaie, ce qui a été attribué à la stimulation de la voie de la protéine kinase activée par l'adénosine monophosphate (AMPK), le médiateur clé de la cicatrisation des plaies.

Notamment, dans la peau vieillie, la voie AMPK a été inhibée, corrélée avec une vascularisation altérée et une capacité de guérison réduite. À titre d'approches thérapeutiques, les traitements locaux de MET et de RSV ont empêché la suppression de l'AMPK liée à l'âge et l'inhibition angiogénique dans les lits de la plaie.

En outre, chez les rats âgés, des effets rajeunissants du MET et du RSV appliqués topiquement sur la viabilité cellulaire des lits de plaie ont été confirmés, dont le MET présentait des effets anti-âge plus importants.

Nous avons également vérifié que seul le MET a favorisé la cicatrisation et l'intégrité cutanée dans les peaux vieillies.

Ces résultats ont clarifié les effets différentiels de la pharmacologie anti-âge à base de CR dans la guérison des plaies, ont identifié des mécanismes critiques d'angiogénie et de rajeunissement grâce à la voie AMPK chez les jeunes et les personnes âgées, et l'application localisée chronique non décrétée du MET comme agent régénérateur optimal et prometteur dans le traitement cutané du défaut de cicatrisation des plaies.

2017 Aging Cell publiée par Anatomical Society et John Wiley & Sons Ltd.

Effets effets de la metformine, du resvératrol  par application locale pour la cicatrisation et les cheveux.
Effets effets de la metformine, du resvératrol  par application locale pour la cicatrisation et les cheveux.
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5 août 2017 6 05 /08 /août /2017 05:52

Une bonne raison d'éviter les fritures et passer aux cuissons douces

Une alimentation pauvre en produits de glycation avancés (AGE) grâce aux cuissons à la vapeur et à l'eau diminue fortement la résistance à l’insuline et les risques de surpoids et diabète.

Les cuissons à haute température (plus de 160°C), fritures, cuisson à la poêle, cuisson au four, conduisent à la formation de molécules appelées produits de glycation avancés (AGE), issus d'une réaction bien connue des chimistes, la réaction de Maillard, qui associe acides aminés et sucres de manière non enzymatique.

On trouve des AGE en abondance dans les produits transformés (produits de panification, biscuits, fast-food, chips, cacahuètes, amandes et aliments grillés etc).

Les AGE favorisent le vieillissement et de nombreuses études d’observation ont lié taux sanguin élevé d’AGE et diabète.

Pour savoir si on pourrait diminuer le risque de diabète en adoptant un régime pauvre en AGE, des chercheurs américains menés par Helen Vlassara de l’hôpital Mount Sinai (New York), ont publié une nouvelle étude (1) dans le journal Diabetologia.

Il s'agit de la première étude d’intervention randomisée sur le sujet.

Elle a suivi 138 hommes et femmes répartis en 2 groupes.

Tous souffraient du syndrome métabolique caractérisé par un poids et un tour de taille excessif, de l'hypertension et des troubles de la glycémie et des lipides.

Un groupe témoin ne devait rien changer à leur alimentation, tandis que l'autre groupe devait limiter les cuissons à haute température (barbecue, friture, cuisson au four) et les remplacer par des cuissons plus douces (cuisson à la vapeur, à l’eau, bain marie, etc).

Les chercheurs ont évalué la résistance à l’insuline au début et à la fin de l’étude grâce à une prise de sang.

Résultats : A la fin de l’étude, par rapport au groupe témoin, les participants du groupe pauvre en AGE présentaient une amélioration importante de la résistance à l’insuline : presque 2 fois plus faible.

La résistance à l'insuline, hormone sécrétée par le pancréas, est le signe que le sucre sanguin n'est plus utilisé normalement par les cellules et qu'il a tendance à rester dans le sang en dépit de taux élevés d'insuline.

Elle peut conduire au surpoids et au diabète.

Dans le groupe "cuisson douce", le poids moyen des participants était aussi plus faible que dans le groupe témoin.

Autre résultat intéressant, le groupe ayant suivi un régime pauvre en AGE présentait des marqueurs plus faibles du stress oxydatif et de l’inflammation.

D’après Jaime Uribarri, un des chercheurs ayant participé à l’étude, “un taux élevé d’AGE dans le sang peut être utilisé comme un marqueur du risque de diabète.

Sans même perdre beaucoup de poids, réduire sa consommation d’AGE permet de diminuer le risque de diabète et d’annuler les dégâts provoqués par un régime riche en AGE.” Les AGE pourraient avoir un effet direct sur le pancréas en altérant la voie de fabrication d’insuline, en modifiant l'insuline et en activant l'expression de gènes pro-inflammatoires (2).

Ces résultats seront particulièrement utiles aux 20% des Français ayant des taux de sucre élevés sans être diabétiques.

Ils seront également utiles aux diébétiques dans la mesure où les complications du diabète sont directement liées à la présence d'AGE : ceux formés dans le corps sous l'effet d'un taux de sucre élevé (hémoglobine glyquée) et ceux apportés par l'alimentation.

De plus, une étude américaine conduite par Helen Vlassara a établi un lien entre AGE, syndrome métabolique et maladie d'Alzheimer.

Les AGE pourraient favoriser aussi les maladies cardiovasculaires et les troubles cognitifs.

Faut-il s’interdire les fritures et cuissons agressives ?

Il n’est pas facile de répondre car il existe peu d'études sur le sujet, mais si vous n’êtes pas à risque de diabète, c’est à dire si votre glycémie à jeun est basse, par exemple inférieure à 1 g/L, il n’y a pas de raison de les supprimer totalement, simplement les limiter, comme le conseille

La Meilleure Façon de Manger.

En revanche, pour les personnes ayant une glycémie un peu plus élevée, et pour les diabétiques (glycémie à jeun supérieure à 1,26 g/L) mieux vaut éviter systématiquement les aliments trop cuits ou frits.

Cependant, les AGE semblent n’être qu’un facteur parmi d’autres qui augmentent le risque de diabète : la sédentarité, le manque de sport (qui sont deux choses différentes), les polluants, ainsi qu’une alimentation à charge glycémique élevée.

Tous ces facteurs concourent aux principaux marqueurx du risque de diabète : masse grasse viscérale et teneur en graisses du foie et du pancréas élevée.

Par Pierre Lombard

RÉFÉRENCES :

(1) Helen Vlassara, Weijing Cai, Elizabeth Tripp, Renata Pyzik, Kalle Yee, Laurie Goldberg, Laurie Tansman, Xue Chen, Venkatesh Mani, Zahi A. Fayad, Girish N. Nadkarni, Gary E. Striker, John C. He, Jaime Uribarri.

Oral AGE restriction ameliorates insulin resistance in obese individuals with the metabolic syndrome: a randomised controlled trial. Diabetologia, 2016; DOI: 10.1007/s00125-016-4053-x.

(2) Nowotny K, Jung T, Höhn A, Weber D, Grune T. "Advanced glycation end products and oxidative stress in type 2 diabetes mellitus."Biomolecules. 2015 Mar 16;5(1):194-222. doi: 10.3390/biom5010194.

Une bonne raison d'éviter les fritures et passer aux cuissons douces Une alimentation pauvre en produits de glycation avancés (AGE) grâce aux cuissons à la vapeur et à l'eau.
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5 août 2017 6 05 /08 /août /2017 05:41

Allemagne: des œufs contaminés provoquent un scandale sanitaire

Plusieurs millions d'oeufs seraient contaminés par le Fipronil en Allemagne.

L’Allemagne est frappée par un sca

ndale sanitaire provoqué par des œufs provenant d'élevages néerlandais.

En cause, l'utilisation pour le traitement des volailles d'un insecticide potentiellement dangereux pour les consommateurs de produits alimentaires.

Les supermarchés allemands ont dû réagir face à l'ampleur du problème.

Derrière le scandale sanitaire massif qui frappe actuellement l’Allemagne se cache un produit au nom mystérieux : Fipronil, un insecticide utilisé dans le traitement du pou rouge.

La substance est interdite pour les animaux destinés à la chaîne alimentaire. Mais une société spécialisée dans ces traitements l'a utilisée dans des élevages de volailles néerlandais.

Avec notre correspondant RFI à Berlin, Pascal Thibaut

Allemagne: des œufs contaminés provoquent un scandale sanitaire.
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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 19:42

LaCryostimulation du corps entier est une méthode efficace de réduction du stress oxydatif chez l'homme en bonne santé.

Stanek A, et al. Adv Clin Exp Med. 2016 Nov-Dec.

CONTEXTE: La cryostimulation à corps entiers (WBC) est l'exposition thérapeutique du corps humain total (sans sous-vêtements) à une température très basse (inférieure à -100 ° C) pour 120-180 s.

Actuellement, le WBC est utilisé plus fréquemment non seulement dans le traitement des patients souffrant de diverses maladies, mais aussi par des personnes en bonne santé comme méthode de bien-être.

OBJECTIFS: L'objectif de cette recherche est d'évaluer l'impact des procédures WBC sur les paramètres du stress oxydatif chez les hommes en bonne santé.

MATÉRIEL ET MÉTHODES: L'étude a porté sur 32 sujets masculins en bonne santé qui ont été répartis au hasard en 2 groupes: 16 hommes exposés aux procédures WBC avec kinésiothérapie (groupe WBC) et 16 hommes exposés uniquement aux procédures de kinésiothérapie (groupe KT).

Selon le groupe, les sujets ont été exposés à 10 procédures quotidiennes de WBC d'une durée de 3 min, avec une kinésiothérapie ultérieure de 60 minutes, ou exclusivement à la kinésiothérapie.

Chez les sujets des deux groupes, un jour avant le début d'un cycle de traitement et un jour après son achèvement, le niveau des indicateurs sélectionnés du stress oxydatif et des antioxydants non enzymatiques, ainsi que l'activité des enzymes antioxydantes dans le sérum, le plasma et Les lysats d'érythrocytes ont été déterminés.

RÉSULTATS:

Chez les sujets du groupe WBC, nous avons enregistré une diminution statistiquement significative des concentrations de la plupart des paramètres du stress oxydatif avec une augmentation des concentrations plasmatiques d'antioxydants non enzymatiques (état antioxydant total et acide urique).

Nous n'avons enregistré aucun changement significatif dans les activités des enzymes antioxydantes (superoxyde dismutase plasmatique totale (SOD) et ses isoenzymes SOD-Mn et SOD-ZnCu, la catalase érythrocytaire, la glutathion peroxydase et la glutathion réductase).

CONCLUSIONS:

Les résultats obtenus confirment que le CMH diminue le stress oxydatif chez les hommes en bonne santé.

PMID 28028984 [PubMed - indexé pour MEDLINE]

Article intégral :

http://www.advances.umed.wroc.pl/pdf/2016/25/6/1281.pdf

Video

http://www.cryotep.com/

La cryothérapie corps entier réduit le stress oxydatif. Étude clinique.
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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 18:44

Les cellules du cancer s'alimentent de...

Un des hôpitaux les plus reconnus au monde change sa vision au sujet du cancer.’hôpital John’s Hopkins Hospital est un hôpital universitaire situé à Baltimore dans l’État du Maryland aux États-Unis.Fondé grâce à un don de John’s Hopkins, il est aujourd’hui un des hôpitaux les plus reconnus au monde et est classé pour la 17e année consécutive en première place du classement des meilleurs hôpitaux des États-Unis.



Après de nombreuses années à dire aux gens que la chimiothérapie est l’unique manière de traiter et éliminer le cancer, l’hôpital John Hopkins commence à dire aux gens qu’il y a d’autres alternativeque la chimio:



Une manière efficace de combattre le cancer est de ne pas donner à manger aux cellules cancéreuses avec ces aliments dont elles ont besoin pour se multiplier.



LES CELLULES DU CANCER S’ALIMENTENT DE :



A. Le SUCRE est un aliment du cancer.

Ne pas consommer de sucre coupe un des éléments les plus importants des cellules cancéreuses.

Il existe des substituts du sucre comme la saccharine, mais ils sont faits avec de l’ Aspartame et sont très nocifs…

Un meilleur substitut du sucre est le miel de manuka ou la mélasse mais en petites quantités.



b. Le SEL contient un additif chimique afin de paraître blanc.

Une meilleure alternative pour le sel est le sel de mer ou les sels végétaux.



c. Le LAIT cause dans le corps la production de mucus, spécialement dans le conduit intestinal.

Les cellules cancéreuses s’alimentent de mucus.

En éliminant le lait et en lui substituant du lait de soja, les cellules du cancer n’ont rien à manger, par conséquent elles meurent.



d. Les cellules cancéreuses murissent dans un milieu ambiant acide.

Un régime à base de VIANDE ROUGE est acide, il vaut mieux manger du poisson et un peu de poulet à la place de la viande de bœuf ou de porc.

De plus, la viande contient des antibiotiques, hormones et parasites qui sont très nocifs, spécialement pour les personnes cancéreuses.

La protéine de la viande est très difficile à digérer et requiert beaucoup d’enzymes.

La viande qui ne se digère pas reste dans le corps et se putréfie ce qui entraîne la création de plus de toxines.



COMMENT CONTRIBUER A LA SOLUTION DU PROBLÈME



a) Un régime de 80% de végétaux frais et jus, céréales, graines, noix, amandes et seulement un peu de fruits mettent le corps dans un milieu ambiant alcalin.

On doit consommer seulement 20% de nourriture cuite, incluant les haricots.

Les jus de légumes frais provisionnent le corps en co-enzymes qui sont faciles à absorber et arrivent aux cellules 15 minutes après avoir été consommés pour nourrir et aider à former des cellules saines.

Pour obtenir des enzymes vivantes qui aident à construire des cellules saines, on doit essayer de boire des jus de légumes (pratiquement tous incluant l’alfafa) et manger beaucoup de légumes frais 2 ou 3 fois par jour.

b) Éviter de prendre du CAFÉ, THÉ ET CHOCOLAT, qui contiennent beaucoup de caféine.

Le THÉ VERT est une meilleure alternative et a des propriétés qui combattent le cancer. Il est préférable de boire L’EAU purifiée ou filtrée pour éviter les toxines et métaux lourds de l’eau du robinet.

L’eau distillée est acide, ne pas la boire.

c) Les parois des cellules cancéreuses sont couvertes par une protéine très dure.

En évitant de manger de la viande, ces parois libèrent plus d’enzymes qui attaquent les protéines des cellules cancéreuses et permet au systèmes immunitaire de détruire les cellules cancéreuses.

d) Quelques suppléments aident à reconstruire le système immunitaire: Floressence, Essiac, anti-oxydants, vitamines, minéraux, EPA – huile de poisson) pour aider les cellules à lutter et détruire les cellules cancéreuses.

D’autres suppléments comme la vit. E sont très connues parce ce qu’elles causent l’apoptose,la méthode normale du corps pour éliminer les cellules inutiles ou défectueuses.

e) Le cancer est aussi une maladie du mental, le corps et l’esprit.

Une attitude plus active et positive aidera le malade du cancer à combattre et à se convertir en survivant. « La rage et l’incompréhension, le non-pardon mettent le corps dans une situation de stress et dans un milieu ambiant acide ».

Apprendre à avoir un esprit aimable et amoureux avec une attitude positive est très bénéfique pour la santé.

Apprendre à se relaxer et jouir de la vie.

f) Les cellules du cancer ne peuvent vivre dans une ambiance oxygénée.

L’exercice journalier, la respiration profonde aide à recevoir plus d’oxygène jusqu’aux niveaux cellulaires.

La thérapie d’oxygène est un autre élément qui aide à détruire les cellules du cancer.

1. Pas de contenants en plastique dans le micro-ondes.

2. Pas de bouteille d’eau dans le congélateur.

3. Pas de film plastique dans le micro-ondes.

g) Les substances chimiques comme les dioxines causent le cancer, spécialement du sein.

La dioxine est très destructrice,

Spécialement pour les cellules du corps.

Ne pas mettre au réfrigérateur ses bouteilles d’eau en plastique car le plastique « transpire » les dioxines et empoisonne l’eau.

Récemment, le Docteur Edward Fujimoto, directeur du programme Bien- Être à l’hôpital Castle, parut dans une émission télévisée et expliquait le danger de la dioxine.

Il a dit que nous ne devons pas mettre les contenants en plastique au micro-ondes. Spécialement les nourritures qui contiennent du gras.

Il dit que la combinaison de gras et lla forte chaleur avec le plastique transporte la dioxine à l’intérieur de la nourriture et par conséquent ensuite à notre corps.

A la place, on peut utiliser du verre comme Pyrex ou de la céramique pour chauffer la nourriture.

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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 18:33

Une enquête sur l'impact des perturbateurs endocriniens sur l'organisme sera réalisée en septembre auprès de 400 habitants de Grande-Synthe (Nord), a appris l'AFP jeudi 3 août 2017 auprès de la mairie de la ville.

L'enquête la plus grande en France

Un laboratoire "indépendant" au Luxembourg analysera des mèches de cheveux de ces habitants, prélevées par le "centre de santé municipal" de cette ville de 22.000 habitants jouxtant Dunkerque, a expliqué à l'agence un responsable de communication de la ville, confirmant une information de La Voix du Nord.

"Pour le moment, nous sommes à la phase de sensibilisation et d'information du public sur les enjeux et les conséquences des perturbateurs endocriniens", a-t-il précisé.

Cette campagne se fait à travers des brochures distribuées aux habitants, expliquant la "nécessité de l'enquête".

L'enquête est "la plus grande jamais réalisée en France sur les perturbateurs endocriniens", selon ce responsable.

Les résultats des analyses au laboratoire seront connus six mois après. Le maire Damien Carême (EELV) s'était engagé lors de la campagne des élections municipales à traiter ce sujet, d'après ce responsable.

Présents dans les pesticides mais aussi de nombreux autres produits (cosmétiques, peintures, médicaments, plastiques etc), les perturbateurs endocriniens dérèglent le fonctionnement hormonal, nuisant à la santé et à la reproduction, y compris à de faibles niveaux d'exposition.

La ville de Grande-Synthe étudie l'impact des perturbateurs  endocriniens sur sa population.
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