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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 06:40

Journée mondiale du paludisme
Des cas de malaria multi résistante soignés grâce à l'armoise annuelle

Lorsque les traitements standards contre la malaria se sont révélés inefficaces chez 18 patients, des médecins d’une clinique congolaise ont décidé de recourir à une thérapie non encore approuvée par les autorités médicales qui repose uniquement sur des feuilles séchées de la plante Artemisia
annua ou armoise annuelle, la même plante dont dérive l’artémisinine.

D’après l’étude publiée dans la revue Phytomedicine, les 18 patients auraient guéri en seulement 5 jours.

Cet essai clinique, quoique de faible ampleur, donne tout de même de l’espoir face à la lutte contre le paludisme, dont c’est ce mardi 25 avril la journée mondiale.

Les patients avaient entre 14 mois et 60 ans et n’avaient pas répondu au traitement combiné à base d’artémisinine (ACT) au point que leur cas était devenu critique avec des pertes de connaissance, des détresses respiratoires, des convulsions ou des œdèmes pulmonaires.

Un des malades, âgé de cinq ans est même tombé dans le coma.

Les praticiens ont donc administré par voie intraveineuse de l’artesunate, le traitement de première intention pour une malaria sévère mais là encore leur état n’a pas montré d’amélioration.

C’est en désespoir de cause, que les médecins se sont tournés vers cette thérapie qui demeurait en cours de développement à l’Institut polytechnique à Worcester (Massachusetts).

Les comprimés à base de feuilles ont donné des résultats surprenants, les patients se sont parfaitement rétablis et les tests ont montré qu'ils n’avaient plus de parasites dans le sang.

« À notre connaissance, il s’agit des premiers témoignages rapportés chez l’homme ou des feuilles séchées d’Artemisia annua parviennent à contrôler des cas de paludisme résistant à l’ACT », soulignent les auteurs des travaux, en ajoutant que d’autres essais cliniques plus complets sur les patients souffrant de malaria résistante sont justifiés.

Roxane Curtet
25.04.2017 Source : Legeneraliste.fr

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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 06:33

Mélanome : une étude française montre que le microbiote permet de prédire la réponse à la chimiothérapie

Les médecins de l'hôpital Bicêtre (AP-HP) de l’INRA, de l'Institut Gustave-Roussy et de l’INSERM viennent de montrer dans un article publié dans les « Annals of Clinical Oncology » que
 la composition du microbiote intestinal constitue un facteur prédictif de la réponse au traitement du mélanome par l'anticorps monoclonal ipilimumab.

Menés par le Pr Franck Carbonnel, chef du service de gastro-entérologie à l’hôpital Bicêtre, le
Dr Patricia Lepage (INRA), le Pr Caroline Robert et le Pr Nathalie Chaput (Institut Gustave-Roussy), les chercheurs ont étudié le microbiote intestinal de 26 patients atteints de mélanome métastatique traités par l’anticorps monoclonal anti-CTLA4 ipilimumab.

Les auteurs ont réalisé un séquençage de l'ARN exprimé dans l'intestin des patients avant et après la prise d'Ipilimumab.

Deux profils ont émergé de leur travail : 12 patients présentaient une flore riche en
bactéries Faecalibacterium prausnitzii, Gemmiger formicilis et d’autres bactéries produisant du butyrate (profil A) et 10 autres ayant une flore riche en bactéries du type Bacteroides (profil B).

Les auteurs constatent que les patients présentant un profil A ont une meilleure réponse au traitement que les patients ayant un profil B avec une survie sans progression significativement plus élevée.

L'ipilimumab stimule davantage la production de lymphocyte T CD4+ et de récepteurs CD25 chez les patients du profil A.

Revers de la médaille, les équipes ont également montré que les patients ayant un profil B ont un risque accru de développer un des effets secondaires de l'ipilimumab : les entérocolites.

Ils estiment que ces résultats constituent une étape majeure vers une manipulation de la composition de la flore intestinale afin d’améliorer l'efficacité de l’immunothérapie.

Damien Coulomb

Source : Lequotidiendumedecin.fr

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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 06:28

325 millions de personnes dans le monde vivent avec une infection chronique d'hépatite B ou C, mais très peu le savent, alerte l'Organisation mondiale de la santé.

Quelque 325 millions de personnes dans le monde vivent avec une infection chronique d'hépatite B ou C, et très peu le savent, selon des chiffres publiés le 21 avril 2017 par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Selon l'OMS, qui réclame un plan global pour lutter contre ces maladies virales, "la majorité de cette population n'est pas testée et n'a pas accès aux traitement", et par conséquent, "des millions de gens" risquent de développer une maladie chronique du foie ou un cancer et d'en mourir.

Seuls 9% des malades de l'hépatite B savent qu'ils ont contracté l'infection Le virus de l'hépatite tue environ 1,34 million de personnes par an, "un nombre comparable aux décès dus à la tuberculose et au Sida".

"Cependant, la mortalité due à l'hépatite est en augmentation (+22% entre 2000 et 2014), alors que celle due à la tuberculose ou au Sida baisse", a relevé le Dr Gottfried Hirnschall, directeur du programme contre l’hépatite à l'OMS.

L'hépatite est une maladie silencieuse qui peut entraîner des affections graves comme la cirrhose ou le cancer du foie. Seuls 9% des malades de l'hépatite B savent qu'ils ont contracté l'infection, selon l'OMS et concernant l'hépatite C, 20% des malades connaissent leur affection.

Selon le Dr Yvan Hutin, un spécialiste de la maladie auprès de l'OMS, le taux de traitement de la maladie est très faible. "Seuls 8% des malades (ou 1,7 million de personnes) qui savent qu'ils souffrent de l'hépatite B reçoivent un traitement", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. Ce taux tombe à 7% (ou 1,1 million de personnes) pour les malades de l'hépatite C. En 2015, quelque 1,75 million de personnes ont été infectées par le virus de l'hépatite C (HCV), faisant grimper à 71 millions le nombre de personnes vivant avec le HCV.

Par ailleurs, l'OMS estime que 257 millions de personnes vivent avec le virus de l'hépatite B (HBV).

Contrairement à l’hépatite B et à l’hépatite C, l’hépatite A n’entraîne pas de maladie hépatique chronique et est rarement mortelle.

Elle peut cependant provoquer des symptômes débilitants et une hépatite fulminante (insuffisance hépatique aiguë), qui conduit souvent à une issue fatale. 115 millions d'Asiatiques touchés par l'hépatite B

Des vaccins existent contre l'hépatite B, ainsi que des traitements qu'il faut prendre à vie quand l'infection est déclarée.

Concernant l'hépatite C, l'OMS indique qu'il n'y a pas de vaccin, mais que l'on peut en guérir en 2 ou 3 mois grâce à un traitement, dont le prix a beaucoup baissé et qui tourne autour de 200 dollars par malade.

L'hépatite B se transmet surtout de la mère à l'enfant, et est notamment présente dans l'Asie de l'est et du sud-est ainsi qu'en Australie, où 115 millions de cas sont signalés.

La deuxième grande région touchée par l'hépatite B et l'Afrique, avec 60 millions de cas. L'hépatite C, qui se contracte par le sang ou les fluides corporels, est surtout présente dans les pays orientaux (15 millions de cas), en Europe (14 millions), en Afrique (11 millions) et en Asie du sud-est (10 millions). L'OMS a pour objectif de tester 90% de la population et de traiter 80% des malades d'ici 2030.

"Des tests rapides existent déjà, ils coûtent moins d'un dollar", a relevé le Dr Hirnschall, pour qui il s'agit essentiellement d'une question de sensibilisation des autorités de santé.

La Journée mondiale contre l'hépatite sera célébrée le 28 juillet et aura pour mot d’ordre "éliminer l’hépatite".

Par ailleurs, un sommet mondial contre l’hépatite, organisée conjointement l'OMS, le Brésil et l’Alliance mondiale contre l'hépatite aura lieu du 1er au 3 novembre 2017 à Sao Paulo au Brésil.

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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 06:23

Génétique : beaucoup d'ablations préventives des seins pour rien

Aux États-Unis, pays des tests génétiques à tout va, une double mastectomie sur deux effectuée afin d'éviter le développement d'un cancer serait inutile.

En mai 2013, Angelina Jolie annonçait avoir subi une double ablation des seins à visée préventive.

Les examens qu'elle avait passés lui promettaient avec certitude un ou des cancers mammaires à venir.

Les confidences de la star avaient déclenché un énorme émoi à travers le monde.

Et elles avaient fait connaître la question du dépistage génétique des femmes présentant un risque de cancer du sein.

Dans les mois et les années qui ont suivi, plusieurs pays ont enregistré une envolée de la demande de tests pour détecter si la personne est porteuse d'une mutation multipliant le risque de développer un tel cancer. Il existe plusieurs de ces anomalies génétiques – dont les fameux gènes BRCA 1 et BRCA 2 pour lesquels le lien de cause à effet avec le cancer mammaire est bien établi – mais aussi une multitude de variations génétiques de signification inconnue.

C'est-à-dire des mutations certes reconnues par les tests, mais dont on ne sait pas si elles sont délétères ou non.

Quatre ans plus tard, le bilan de cet engouement pour les tests génétiques prédictifs du cancer du sein laisse songeur, ou rageur selon.

Aux États-Unis, la moitié des mastectomies bilatérales préventives – ou prophylactique, dit-on encore – sont réalisées pour une mutation non pathogène.

Autrement dit, une femme sur deux amputée de sa poitrine au motif qu'un test génétique aurait révélé un risque de développer une tumeur maligne mammaire l'aurait été inutilement.

Intérêts privés

L'étude, qui a porté sur 666 patientes entre 2014 et 2015, est parue dans la sérieuse revue scientifique Journal of clinical oncology (1).

Elle explique parfaitement les raisons de ces opérations excessives : la moitié des femmes testées ne voient pas de médecin spécialisé en conseil génétique, seul capable d'interpréter ce type d'examen.

Des chirurgiens, non formés au conseil génétique, décident par eux-mêmes des suites à donner à un résultat qu'ils ne comprennent pas.

Le tout dans un pays où existent d'énormes intérêts privés qui poussent à la consommation de ce « testing » génétique.

Il existe également de grands centres médicaux de qualité, avec des professionnels de plusieurs spécialités, cancérologues, chirurgiens, radiothérapeutes, conseiller génétique qui se concertent et informent les femmes des décisions thérapeutiques à prendre, mais aussi de nombreuses petites structures sans généticien.

Pour l'instant, de telles dérives ne peuvent pas exister en France.

Les patientes sont systématiquement vues dans le cadre de structures hospitalières de conseil génétique maillant tout le territoire.

Ce réseau est organisé autour de 139 sites de consultations répartis dans 94 villes.

Et malgré la facilité de se procurer individuellement des kits de tests génétiques par Internet, il est difficilement imaginable de trouver un chirurgien qui opérerait une femme soi-disant à risque sans demander l'avis éclairé d'une de ces équipes consultatives. (1)

Journal of clinical oncology, Allison W. Kurian et coll., 12 avril 2017

PAR JÉRÔME VINCENT

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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 22:57

Le Salvador bannit le Roundup de Monsanto et connaît des récoltes records

Notre Terre 27 Avril 2015 159

Le Salvador bannit le Roundup de Monsanto et connaît des récoltes records Le Salvador a tourné le dos aux grandes multinationales semencières et aux phytosanitaires pour favoriser la culture de graines locales.

Depuis, le système agricole du pays aurait gagné en durabilité et en productivité.

En septembre 2013, le Salvador votait l’interdiction de 53 produits phytosanitaires à usage agricole.

Parmi eux, ce grand pays producteur de café, coton, maïs et canne à sucre retirait du marché le Roundup (glyphosate), désherbant vedette de Monsanto, récemment classé “cancérogène probable” par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Pour protéger le patrimoine semencier salvadorien et assurer la production agricole, le gouvernement de l’ancien président Mauricio Funes lançait en 2011 le Plan pour l’agriculture familiale (FAP).

À destination de quelque 400 000 familles d’exploitants, ce plan visait à revaloriser les semences locales et émanciper les petits producteurs des industriels des biotechnologies et de leurs OGM.

En crise, le système agricole était majoritairement dépendant des semences hybrides commercialisées par Monsanto, Pioneer et consort.

Avant la mise en œuvre du FAP, 75 % du maïs et 85 % des haricots étaient importés selon le site d’information The Seattle Globalist.

Et les plantes cultivées sur le territoire étaient majoritairement issues de graines OGM stériles, non adaptées aux territoires et à leurs particularités, forçant le recours aux intrants chimiques.

Réaffirmant sa souveraineté alimentaire, le gouvernement a donc décidé de rompre avec les industries semencières internationales pour favoriser les graines locales.

L’État a alors investit plus de 18 millions de dollars afin de livrer 400 000 exploitants en maïs H-29, développé par le Centre national de la technologie agricole et forestière (CENTA).

Le maïs présente l’avantage d’être une variété locale, mieux adaptée aux terres salvadoriennes et plus résistantes à la sécheresse.

Selon le site Natural Society, l’agriculture du Salvador serait en pleine expansion.

Le pays aurait connu des récoltes records depuis qu’il a banni certains phytosanitaires.

Si le Salvador s’est détourné des grands groupes internationaux spécialisés dans les biotechnologies, des questions demeurent quant à la pérennité du Plan agricole du pays.

Car le maïs H-29, bien que produit localement, est une variété hybride

Il a beau être mieux adapté au territoire du Salvador et nécessiter l’usage de moins d’intrant, il n’en est pas moins stérile.

Auteur : Manon Laplace

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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 20:44

Pour répondre aux augures défaitistes : non, la rechute n'est pas inéluctable, il faut cesser de répandre cette idée;

à un an, 40% de rémissions,

à deux ans c'est 80%;

si l'on rencontre des rechutes elles sont alors de plus en plus rares et de moins en moins intenses.

Pour ce résultat, il faut un traitement long, certes, bien conduit, reposant sur les connaissances et les publications des meilleurs experts :

on ne peut pas être un "franc-tireur"isolé, on ne peut pas traiter avec des recettes incertaines et uniquement personnelles,

on ne peut pas jouer avec cette maladie! Si le traitement est donc ainsi bien conduit, et bien suivi, alors le chiffre des rémissions décollent et c'est heureux, pour le malade, pour le médecin qui peut enfin recevoir d'autres patients puisque les précédents vont beaucoup mieux.

Le médecin n'est pas là pour entretenir une chronicité; il y a quelques années il fallait quatre ans la plupart du temps pour aller mieux, c'était une très longue maladie.

Les nouveaux protocoles , ceux émanant de certain hôpital bien connu de région parisienne tout particulièrement sont très nettement plus vite efficaces!

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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 10:45

Aspirine et cancer : une vaste étude confirme l’effet protecteur des faibles doses

Aude Lecrubier, Nick Mulcahy

Washington, Etats-Unis— Une analyse sur plus de 100 000 personnes suivies pendant une trentaine d’années apporte de nouvelles preuves de l’effet protecteur de la consommation de faibles doses d’aspirine à long terme, selon des données présentées lors du congrès annuel de l’American Association for Cancer Reasearch (AACR) [1].

Globalement, consommer entre 0,5 comprimé (162,5 mg) et 7 comprimés (2.275 mg) d’aspirine standard (325 mg) par semaine pendant au moins 6 ans, a été associé à une baisse de la mortalité totale de 7% chez les femmes et de 11 % chez les hommes. Or, cette baisse serait principalement liée au moindre risque de mortalité par cancer : - 7 % chez les femmes et - 15 % chez les hommes.

Cette réduction de la mortalité par cancer est comparable au sur-risque de décès par cancer lié à l’obésité -- Dr Yin Cao

« Cette réduction de la mortalité par cancer peut sembler modeste mais elle est comparable au sur-risque de décès par cancer lié à l’obésité », a expliqué le Dr Yin Cao (Massachussetts General Hospital et Harvard Medical School, Boston, Etats-Unis) à Medscape. com.

Une analyse sur plus de 100 000 personnes pendant 30 ans

Bien que plusieurs travaux aient déjà montré une association entre l’aspirine et une baisse du risque de mortalité, notamment par cancer, il s’agit de la première fois que les bénéfices de l’aspirine sur la mortalité globale et sur la mortalité par cancer sont évalués dans deux grandes cohortes prospectives sur le long terme.

En effet, le Dr Cao et coll. ont analysé les données de 86 206 femmes ayant participé à la Nurses’s Health Study (1980-2012) et 43 977 hommes de la Health Professionals Follow-Up Study (1986-2012).

Selon le protocole, les participants avec des antécédents de cancer, de maladies cardiaques ou d’AVC n’ont pas été inclus dans l’étude. La consommation d’aspirine a été évaluée à l’entrée dans les études et tous les deux ans avec un suivi de plus de 90 %.

Au cours du suivi, 22 094 femmes et 14 749 hommes sont décédés, dont 8 271 femmes et 4 591 hommes d’un cancer.

Parmi les cancers, la réduction du risque de mortalité était plus prononcée pour les cancers colorectaux : -31 % pour les femmes et -30 % pour les hommes mais elle était également importante pour les cancers du sein, de la prostate et du poumon.

Baisse de la mortalité par type de cancer

Types de cancer

Baisse mortalité femmes

Baisse mortalité hommes

Tous types

-7 %

-15 %

Cancers colorectaux

-31 %

-30 %

Cancers du sein

-11 %

-

Cancers de la prostate

-

-23 %

Cancers du poumon

-

-14%

Les bénéfices associés à l’aspirine sont apparus dès la consommation de 0,5 à 1,5 comprimés de 325 mg par semaine soit l’équivalent d’une aspirine par jour à faible dose par semaine pendant au moins 6 ans chez les hommes comme chez les femmes.

Rappelons que la dose quotidienne d’aspirine en prévention cardiovasculaire en France se fait à des doses < 100 mg.

Ces données vont dans le sens des récentes recommandations de l’US Preventive Services Task Force (USPSTF) qui préconisent de consommer de faibles doses d’aspirine (81 mg) pendant au moins dix ans chez les adultes de 50 à 69 ans en prévention du risque de cancer colorectal et de maladies cardiovasculaires (voir article Medscape).

Un plaidoyer pour de nouveaux essais

Ces recommandations américaines USPSTF « Aspirine/Risque CV/Cancer colorectal » s’appuient sur des essais cliniques, mais ce type d’essais manque encore pour les autres types de cancer.

En l’état, le caractère observationnel de l’analyse de cohortes de Y Cao et coll. ne permet pas d’établir avec certitude le lien de causalité entre la consommation d’aspirine et le risque de mortalité par cancer (en général).

Ce type d’analyses de cohortes peut avoir des biais significatifs.

Interrogé par Medscape.com, le Dr Manish Shah (oncologue gastrointestinal, Weill Cornell Medicine et New York-Presbyterian Hospital, New York, Etats-Unis) a précisé : « Ce type d’analyses de cohortes peut avoir des biais significatifs. Une partie de l’effet peut venir du fait que les gens qui consomment régulièrement de l’aspirine pourraient être globalement plus attentifs à leur santé. »

La réalisation de nouveaux essais permettrait de prendre en considération les bénéfices sur les autres cancers (autres que le cancer colorectal) et de les contrebalancer avec les risques potentiels de saignements gastrointestinaux et d’AVC, notamment, a conclu le Dr Cao.

 

 

Liens

 

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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 07:12

Activité borreliacides du transporteur de métal Borrelia A (BmtA) associant de petites molécules par inhibition du transport du manganèse.

Wagh D, et al. Drug Des Devel Ther. 2015.

Borrelia burgdorferi, l'agent causal de la maladie de Lyme, utilise du manganèse (Mn) pour ses divers besoins métaboliques.

Nous avons émis l'hypothèse que le blocage du transporteur Mn pourrait être une approche possible pour inhiber l'activité métabolique de cet agent pathogène et éliminer l'infection.

Nous avons utilisé une combinaison de la prédiction de la structure de la protéine in silico avec l'accostage moléculaire pour cibler le transporteur de métal Borrelia A (BmtA), un seul transporteur Mn connu dans Borrelia et des bibliothèques tamisées de composés approuvés par la FDA qui pourraient potentiellement se lier à la structure prédite de BmtA avec une forte affinité.

Les antihistaminiques tricycliques tels que la loratadine, la deloratadine et la 3-hydroxydésloratadine ainsi que la yohimbine et le tadalafil ont démontré une liaison étroite avec le transporteur BmtA plié en silico.

Nous avons ensuite testé l'activité borreliacides et la réponse à la dose des composés présélectionnés à partir de cet écran en utilisant une série d'essais in vitro.

Parmi les composés sondés, la desloratadine présentait une activité borreliacide puissante in vitro à plus de 78 μg / mL (250 μM).

Borrelia traitée avec des doses létales de desloratadine a montré une perte significative de Mn intracellulaire spécifiquement et un dommage structurel sévère à la paroi cellulaire bactérienne.

Nos résultats appuient la possibilité de développer une thérapie nouvelle et ciblée pour traiter la maladie de Lyme en ciblant les besoins métaboliques spécifiques de Borrelia.

PMID 25709405 [PubMed - indexé pour MEDLINE] PMCID PMC4330029

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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 07:06

L'aspirine induit la mort cellulaire en modulant directement le canal anion dont dépendend la tension de la mitochondrie

Debanjan Tewari, Dhriti Majumdar [...] Amal Kanti Bera * Scientific Reports 7, Numéro d'article: 45184 (2017) * Doi: 10.1038 / srep45184 Publié en ligne: 22 mars 2017

L'aspirine induit la mort cellulaire apoptotique dans diverses lignées cellulaires cancéreuses.

Ici, nous avons montré que le silence des cellules HeLa protégées par VDAC1 de la mort cellulaire est induite par l'aspirine.

Par rapport aux cellules de type sauvage, les cellules régulées par VDAC1 ont montré un moindre changement de potentiel de membrane mitochondrial (Δψm), lors du traitement par l'aspirine.

L'ATP est augmenté par l'aspirine et l'absorption de Ca2 + mitochondrial induite par l'ionomycine, qui a été supprimée dans les cellules régulées VDAC1.

L'hexokinase II associée est dissociée des mitochondries par l'aspirine (HK-II).

En outre, l'aspirine a favorisé la fermeture du VDAC1 recombinant humain, reconstitué en bicouche lipidique planaire.

Ensemble, ces résultats impliquent que VDAC1 sert de cible nouvelle pour l'aspirine.

La modulation de VDAC1 est probablement associée à la mort cellulaire et aux effets anticancéreux de l'aspirine.

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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 10:39

Un traitement efficace du cancer, simple et non toxique.

Le traitement métabolique des cancers est une alternative aux traitements conventionnels, surtout lorsqu’il y a eu plusieurs essais infructueux ou avec rechute.

De nombreux malades qui ont suivi ce traitement ont vu leur qualité de vie s’améliorer et même pour certains leur cancer disparaître, voyez leurs témoignages.

Nous avons fondé l’« Association Cancer et Métabolisme » (ACM) le 16 janvier 2014 – association à but non lucratif et d’intérêt général – et obtenu son agrément le 12 mars 2014.

Tous bénévoles, malades ou proches de malades du cancer, nous connaissons par notre vécu les difficultés et les souffrances créées par cette maladie, et nous nous sommes engagés dans la voie du traitement métabolique, souvent après que les traitements conventionnels ne nous laissaient plus d’espoir.

Nous voulons aider ceux qui sont dans une situation semblable en fournissant des informations sur les traitements, les méthodes ou les techniques de soin, et rechercher des fonds pour favoriser la recherche dans ces domaines.

Nous ne sommes qu’au début d’un processus.

Nous avons besoin d’améliorer les connaissances sur le traitement métabolique du cancer et de les valider scientifiquement, via des essais cliniques notamment.

Nous avons besoin de vous pour continuer les recherches sur les traitements métaboliques.

Un traitement du cancer, non toxique.
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