Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 07:55

La distribution des vaccins aux 22.000 pharmacies est chaotique.

Les pénuries touchent toutes les classes de médicaments.

La déréglementation partielle du secteur est pointée du doigt.

Des vaccins jamais disponibles, des traitements pour la ménopause ou la thyroïde livrés par à-coups et des pénuries sporadiques de médicaments en tout genre.

Entre février 2015 et novembre 2016, l'Ordre des pharmaciens a ainsi recensé pas loin de 200.000 déclarations de ruptures (médicament indisponible dans les 72 heures) effectuées par les officines.

Soit 2 % des molécules qu'elles vendent.

Les vaccins sont les plus touchés (22 % manquants, avec un délai moyen de 139 jours), suivis par les produits dermatologiques (6 %, 116 jours), les hormones systémiques (6 %, 34 jours), les hormones sexuelles ou génito-urinaires (8 %, 100 jours) et les médicaments ciblant muscles et squelettes (3,1 %, 129 jours).

Production en flux tendu

« Le nombre de déclarations a été multiplié par dix en cinq ans », souligne l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) dans son dernier rapport d'activité, qui prend en compte les médicaments d'intérêt thérapeutique majeur.

En 2015, les laboratoires pharmaceutiques ont signalé 800 ruptures de stock ou d'approvisionnement.

Un peu moins que les deux années précédentes, mais suffisamment pour alerter.

Les fabricants qui lui font les signalements rencontrent diverses difficultés de production : le manque de matières premières, l'incapacité à répondre à un pic de demande, ou une usine fermée par les autorités, car ne respectant pas les normes de sécurité.

Certains laboratoires mettent en péril les livraisons en produisant au plus juste. L'ANSM repère « de nouvelles stratégies industrielles de rationalisation des coûts de production qui conduisent les laboratoires à produire en flux tendu ».

Mais une partie des médicaments souffrent aussi de la réorganisation de facto des circuits de distribution.

Jusqu'en 2008, les grossistes répartiteurs régnaient sans partage sur ce marché très administré. Un grossiste répartiteur ne peut refuser de desservir une pharmacie dans une commune où il est présent. Il doit référencer au moins 90 % des médicaments, garder 2 semaines de stock, livrer en 24 heures, avec des astreintes le week-end.

Mais, à présent, les 7 grossistes qui réalisent plus de 90 % de la distribution ont vu leurs marges s'effondrer, du fait de l'arrivée de concurrents affranchis des obligations réglementaires.

Ces concurrents, ce sont d'abord les laboratoires eux-mêmes, qui livrent de plus en plus les pharmaciens en direct.

Car, en 2008, pour favoriser les médicaments génériques, on a autorisé les pharmaciens à empocher des remises allant jusqu'à 40 % du prix du fabricant (contre 2,5 % pour les autres médicaments).

Les officines, dont le modèle économique est fragilisé par la baisse administrée des prix des médicaments, ont bondi sur l'occasion de requinquer leurs marges, quitte à ne plus être livrées qu'une fois par semaine pour certaines molécules. Puis les grossistes répartiteurs ont contre-attaqué en créant des filiales « dépositaires », qui possèdent des camions mais pas de stocks et échappent aux réglementations. Résultat, la marge du pharmacien, en principe fixée par l'administration, dépend en fait des promotions commerciales des laboratoires et du niveau de prise de risque consenti sur la régularité des livraisons.

Les fonds d'investissement ont flairé des opportunités et ont pris le contrôle de plusieurs grossistes répartiteurs.

Preuve que cette déréglementation à bas bruit a fait des heureux.

Solveig Godeluck,

Les Echos

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED
commenter cet article
26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 07:51

La baisse du prix des médicaments fragilise les marges des officines.

Journée d'action pour les pharmacies.

Ce jeudi, le deuxième syndicat de la profession, l'USPO, a appelé ses adhérents à fermer boutique et à manifester devant les caisses primaires d'assurance-maladie.

Un petit coup de pression avant l'ouverture de la négociation de la convention quinquennale des pharmaciens, le 22 février, en vue d'une signature début avril.

« Nous sommes d'accord pour nous réformer, mais nous voulons un financement et de la visibilité sur l'avenir », explique Gilles Bonnefond, le président de l'USPO.

Les officines sont fragilisées par la politique de maîtrise des coûts de l'assurance-maladie, insiste le syndicat.

Alors que les dépenses de médicaments remboursables, qui représentent les trois quarts du chiffre d'affaires des pharmaciens, croissaient encore de 7,2 % par an en 2002, elles sont en baisse depuis 2011.

Du coup, la marge réglementée des pharmaciens a chuté de 2,10 % en 2015, à 5,2 milliards d'euros.

Pour 2016, l'Assurance-maladie estime que la marge devrait légèrement progresser, d'au moins +0,7 %.

Mais selon une note de l'Union des caisses d'assurance-maladie (Uncam) à laquelle « Les Echos » ont eu accès, la politique du médicament devrait impacter les officines à hauteur de 123 millions d'euros, avec « une évolution de la marge qui sera au mieux stable, au pire en décroissance de 2 % ».

« Honoraires de dispensation » introduits en 2015

En 2015, l'impact des mesures de maîtrise du coût du médicament sur les pharmacies a été réduit « de l'ordre de 24 % » grâce à la réforme de la rémunération des pharmaciens. Les « honoraires de dispensation » introduits en 2015, dont le montant n'est plus lié au prix des médicaments, ont eu « un effet protecteur avéré sur l'économie officinale », selon l'Uncam. 2,5 milliards d'euros ont été ponctionnés sur la marge réalisée à l'ancienne pour être affectés à un nouvel honoraire par boîte.

Un honoraire à l'ordonnance complexe (au moins cinq lignes) a aussi été créé, financé par une enveloppe supplémentaire de 44 millions d'euros.

Les deux syndicats représentatifs des 54.800 pharmaciens veulent aller plus loin.

Ils se sont entendus sur une plate-forme commune. « Notre ambition est de transformer le modèle économique, avec un honoraire-socle, puis un complément en fonction de la longueur de l'ordonnance, ou bien du public visé, comme les médecins », explique Philippe Besset, président de la FSPF, le premier syndicat. La Fédération demande la création d'honoraires supplémentaires de 2 euros par ordonnance en moyenne, en plus des éléments de rémunération actuels.

Elle veut aussi introduire une rémunération pour les interventions du pharmacien sur l'ordonnance - lorsqu'il doit appeler le prescripteur pour signaler un risque d'iatrogénie, une incohérence avec les prescriptions antérieures -, pour la coordination des soins, la tenue du dossier patient, la préparation des doses...

Dans sa lettre de cadrage, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, demande justement de « prévoir une modification progressive des paramètres de la rémunération pour atténuer encore la sensibilité de la rémunération des pharmaciens aux baisses de prix ».

La modification devra « prendre place sur plusieurs années », et la marge réglementée devra évoluer de façon « cohérente ».

Autrement dit, un plus grand volume de médicaments devront être vendus à prix coûtant si le pharmacien est payé à l'honoraire.

Solveig Godeluck, Les Echos

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED
commenter cet article
26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 07:37

Sels d'aluminium, huile de palme, aspartame, phtalates, bisphénol, glyphosate...

La plupart des consommateurs ont désormais un réflexe de défiance lorsqu'ils repèrent l'une de ces substances dans leur déodorant, gâteau ou soda préférés.

Parce que « le client est roi », la grande distribution a donc décidé de faire la chasse aux produits chimiques dans ses rayons, et elle compte bien le faire savoir.

Le réseau U, qui regroupe 1 550 magasins en France, annoncera ce jeudi matin avoir supprimé dans plus de 6 000 de ses produits maison près de 90 substances controversées.

Le géant de la distribution en a dressé la liste : bifenthrine, BHT, clopyralid, fenamidone... Derrière ces noms se cachent des insecticides, des pesticides, des colorants, des conservateurs...

Cette démarche, Système U l'a engagée il y a cinq ans quand il a compris que les consommateurs avaient « perdu confiance dans la qualité des produits alimentaires ».

« Notre but n'est pas de jeter l'opprobre sur telle ou telle substance, explique Thierry Desouches, le porte-parole de l'enseigne.

Mais le fait est que certains produits posent question à nos clients.

Alors quand on peut leur proposer des solutions alternatives, on le fait.

»



Fini l'aspartame dans le soda et l'huile de palme dans la pâte à tartiner


Fini donc l'aspartame dans le soda de la marque distributeur : Système U l'a remplacé par d'autres édulcorants comme la stévia.

Pas d'huile de palme dans la pâte à tartiner maison mais de l'huile végétale plus écologique.

Quant au phénoxyéthanol utilisé pour ses propriétés d'agent de conservation mais allergène reconnu, aucun produit cosmétique de la marque n'en contient.

Système U n'est pas la seule enseigne à miser sur le sans-paraben, sans-bisphénol, etc.

Dès 1999, Carrefour a supprimé les OGM de tous les produits de sa marque.

En 2005, l'enseigne a éliminé 58 des additifs les plus contestés.

Gamme sans gluten, poulet et porc sans traitement antibiotique, brocolis et tomates sans herbicides...

Année après année, elle s'est adaptée aux demandes des consommateurs.

« Quand il y a polémique autour d'un produit, c'est qu'il y a suffisamment de données scientifiques montrant que cette substance pose question, souligne le chimiste toxicologue André Cicolella, président du réseau

Environnement Santé.

Que la grande distribution prenne les devants sans attendre un changement de réglementation me semble une bonne chose. »

« Travailler à la substitution des substances controversées dans nos produits est devenu une préoccupation majeure, assure Emilie Tafournel, directrice qualité à la Fédération du commerce et de la distribution (FCD) qui regroupe cinquante enseignes de la grande distribution.

Comme les consommateurs nous demandent en priorité des produits locaux et naturels, la place consacrée dans nos rayons aux produits bio, sans OGM ou sans paraben, ne cesse d'augmenter. »

-

« Ce n'est plus un truc de bobo »

Le docteur Patrice Halimi est secrétaire général de l'Association santé environnement France (Asef) qui rassemble 2 500 médecins.

Que pensez-vous de l'initiative de Système U de supprimer 90 substances controversées de 6 000 de ses produits ?

Patrice Halimi. C'est la démonstration que les consommateurs ont gagné. Il y a dix ans, aucun supermarché n'avait de rayon bio.

Aujourd'hui, ils en ont tous. Et ce n'est plus un truc de bobos. Les clients sont de mieux en mieux informés et exigent des produits plus sains.

Comment réagissent les industriels ?

Ceux qui ne s'adaptent pas risquent la mort de leur produit. Prenez les biberons au bisphénol A (BPA).

Au début, on nous disait que c'était impossible de s'en passer. Mais sous la pression des consommateurs, on voit aujourd'hui des produits garantis sans BPA partout.

Avant même que la réglementation ne l'interdise, ce sont les mamans qui ont tué le bisphénol A. Et si demain les clients se mettent à acheter moins de Nutella à cause de l'huile de palme, la marque sera bien obligée d'y renoncer à plus ou moins long terme.

C'est donc juste une question d'offre et de demande ?

Mettre en avant des produits plus sains dans ses rayons devient un argument commercial majeur.

C'est pourquoi nous avons conclu un partenariat avec Leroy Merlin pour supprimer certains produits chimiques de leurs articles.

En contrepartie, nous acceptons qu'ils apposent notre logo sur l'étiquette.

Nous faisons la même chose avec la valise premier âge proposée aux mamans à la maternité.

Pour qu'elles ne se retrouvent pas avec des couches-culottes, des lingettes ou des petits pots contenant des perturbateurs endocriniens, nous avons conçu un sac contenant seulement des produits bio.

Au début, nous ne fournissions que les maternités des Bouches-du-Rhône. Aujourd'hui, nous croulons sous les demandes de cliniques à Lyon, à Paris...

Le Parisien Frédéric Mouchon | 26 Janv. 2017.

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED
commenter cet article
25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 17:20


Kits de tests commerciaux pour la détection de la borreliose de Lyme: une méta-analyse de la précision des tests.


Cuire MJ1, Puri BK2.
 

Int J Gen Med. 2016 Nov 18; 9: 427-440. ECollection 2016.



Le diagnostic clinique de la borréliose de Lyme peut être soutenu par diverses méthodologies d'essai; Kits de test sont disponibles auprès de nombreux fabricants.

Des recherches documentaires ont été effectuées pour identifier les études qui ont rapporté les caractéristiques des trousses de test.

Parmi les 50 études recherchées, 18 ont été incluses lorsque les tests étaient disponibles dans le commerce et que les échantillons se sont révélés positifs en utilisant des tests sérologiques, des signes d'érythème migrant et / ou une culture.

Les exigences supplémentaires étaient une spécificité d'essai de ≥ 85% et la publication au cours des 20 dernières années.

La sensibilité moyenne pondérée pour tous les tests et pour tous les échantillons était de 59,5%. Les moyennes de l'étude individuelle variaient de 30,6% à 86,2%.

La sensibilité pour chaque technologie d'essai variait de 62,4% pour les kits de transfert Western et de 62,3% pour les tests d'immunosorbant à liaison enzymatique, à 53,9% pour les tests ELISA synthétiques de peptide C6 et à 53,7% pour la méthode à deux niveaux.

La sensibilité aux tests a augmenté à mesure que la dissémination du pathogène a affecté différents organes; Cependant, l'absence de données sur le temps entre l'infection et les tests sérologiques et l'absence de définition standard pour les maladies «précoces» et «tardives» ont empêché l'analyse de la sensibilité au test en fonction du temps d'infection.

L'absence de standardisation des définitions du stade de la maladie et la possibilité d'un biais de sélection rétrospectif ont empêché une évaluation claire de la sensibilité du test par «stade».

La sensibilité pour les échantillons classés comme maladie aiguë était de 35,4%, avec une sensibilité correspondante de 64,5% pour les échantillons de patients définis comme convalescents.

L'analyse de régression a démontré une amélioration de 4% de la sensibilité au test sur la période d'étude de 20 ans. Les études n'ont pas fourni de données pour indiquer la sensibilité des tests utilisés dans un contexte clinique depuis l'effet de l'utilisation récente d'antibiotiques ou de stéroïdes ou d'autres facteurs affectant la réponse des anticorps n'a pas été pris en compte.

Les tests ont été développés pour seulement Borrelia espèces spécifiques;

Les sensibilités pour d'autres espèces n'ont pas pu être calculées.

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Infections froides
commenter cet article
25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 15:05

Compte rendu du premier comité de pilotage du plan national de lutte contre la maladie de Lyme et les maladies transmissibles par les tiques, le 19 janvier 2017

logo_des4

Le premier comité de pilotage du plan national de lutte contre la maladie de Lyme et les maladies transmissibles par les tiques s’est tenu le 19 janvier 2017 au ministère des Affaires sociales et de la Santé, présidé par le Directeur général de la Santé et en présence des agences sanitaires concernées, de la Haute autorité de santé (HAS), de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), de la FFMVT et des associations.


La FFMVT était représentée par :


* son Président le Dr Raouf Ghozzi, Chef de service médecine interne, hôpital de Lannemezan,


* le Pr Perronne, Président du conseil scientifique, Vice-Président de la FFMVT, Chef de service maladies infectieuses, CH Raymond-Poincarré de Garches,


* Hugues Gascan, directeur de recherche CNRS, membre du conseil scientifique,


* Dr Christine Pommier, psychiatre au CH de Dijon, membre du conseil scientifique,


Des représentants des associations adhérentes : France Lyme, Lympact, et le Relais de Lyme ainsi que deux autres associations, Lyme Sans Frontières et le Droit de guérir, étaient également présents.

Bien que dubitatifs suite au constat de la mise en ligne fin décembre par le Ministère d’une version du plan Lyme sans que la FFMVT ni les associations n’en soient informées, nous avons rapidement retrouvé au cours de ce COPIL le climat constructif et l’esprit d’échange et d’ouverture de la précédente réunion.
Les différentes actions du plan ont été présentées, ainsi que leur calendrier respectif. Les modalités de financement seront à l’ordre du jour du prochain comité de pilotage.

Une évaluation des tests diagnostiques disponibles a été présentée par l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé). La FFMVT a rappelé le problème d’étalonnage des sérologies qui entraîne un manque de fiabilité des tests utilisés actuellement. Il ressort par ailleurs que les tests de diagnostic rapide (auto-tests) sont médiocres et donc à déconseiller.

Le protocole national de diagnostic et de soins (PNDS) est en cours d’élaboration et sera publié en juillet par la Haute Autorité de Santé (HAS).
La FFMVT salue le calendrier qui lui a été présenté sur les différentes réunions du groupe de travail chargé de la mise en œuvre du PNDS ; elle salue également le fait que des représentants des associations de soutien aux malades y soient intégrés.
La FFMVT a souligné la nécessité de la présence d’un membre du conseil scientifique de la FFMVT à chaque réunion du comité de pilotage.

Il est acté que les recommandations de 2006 concernant la prise en charge du stade secondaire, et plus globalement des MVT (maladies vectorielles à tiques) et/ou du SPPT (sémiologie persistante polymorphe après piqûre de tique), doivent être réactualisées. Cela passera par une revue de la littérature et un dialogue entre les différentes écoles de pensées impliquées dans la prise en charge des MVT. Il s’agit d’arriver à un consensus large autour de cet état des connaissances actualisé.

Les centres existants qui prennent déjà en charge des patients atteints de MVT (Garches et Lannemezan) devraient être valorisés.
La souffrance des patients qui subissent rejet ou déni est entendue par les autorités de santé. Une formation destinée à l’ensemble des médecins devrait permettre d’améliorer la prise en charge des malades. Les connaissances des médecins doivent être réactualisées, notamment le fait que la maladie de Lyme et les MVT ne sont pas des maladies rares !

La FFMVT et les associations ont demandé à nouveau qu’il soit mis fin aux poursuites à l’encontre des médecins qui suivent les recommandations de l’ILADS pour la prise en charge du stade secondaire, et plus globalement des MVT et/ou du SPPT, notamment dans un contexte où les recommandations de 2006 devraient être reconnues comme obsolètes.

La proposition de la FFMVT sur un appel d’offre thématisé ANR a été entendue.

Santé publique France a présenté les différentes méthodes de surveillance visant à mieux estimer l’incidence de la maladie de Lyme en s’appuyant notamment sur le réseau Sentinelles. Alors que l’on sait que la maladie est en pleine expansion, le nombre de cas enregistrés reste étonnamment stable, ce qui est peut être dû aux critères très restrictifs utilisés ou à des lacunes dans la formation des médecins, comme l’a souligné la FFMVT. Il ressort en revanche des études régionales menées en Alsace et en Franche-Comté que plus d’un tiers des piqûres ne se produisent pas en milieu forestier mais dans des environnements tels que jardins (public/privé), prairies et zones agricoles.
Santé Publique France a indiqué que la plaquette de prévention grand public est en cours de finalisation, après prise en compte des remarques des associations. Elles devraient recevoir prochainement la version corrigée, avant sa diffusion en mars. Un document spécifique sera élaboré en lien avec les professionnels exposés aux tiques. Les associations ont rappelé leur demande d’une campagne d’information complétée par un spot télévisuel, qui n’est malheureusement pas envisagé dans l’immédiat.

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) a présenté les premiers résultats de l’étude sur l’efficacité des substances et produits répulsifs anti-tiques : 12 substances ont été inventoriées. 5 d’entre elles sont approuvées au niveau européen, mais seulement 2 disposent d’une AMM en France. Les autres sont en cours d’évaluation. Ces résultats devront impérativement être complétés pour disposer d’une gamme de répulsifs qui répond aux différents usages.

Le Centre national d’expertise des vecteurs (CNEV) a présenté le dispositif de surveillance des tiques, qui comprend un projet de développement d’une application mobile de signalement citoyen des piqûres de tiques.
Muriel Vayssier-Taussat a rappelé que les trois quarts des micro-organismes présents dans les tiques ne sont pas connus actuellement. Les travaux en cours devraient permettre de déboucher sur de nouveaux tests de dépistage.
Enfin, la FFMVT a demandé un document présentant dans ses grandes lignes le budget affecté à chaque grande étape du plan. Le Ministère a semblé favorable à lui transmettre un tel document.

Ce premier COPIL marque une étape décisive. Pour autant la route est longue et il convient de rester vigilant !

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Infections froides
commenter cet article
25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 10:22

Le pire est parfois le plus sûr. « De nouveaux soupçons pèsent sur la Dépakine » titrait, hier, Le Journal du Dimanche (Anne-Laure Barret).

Où l’on découvre, une fois encore, Philippe Even « coauteur d’un best-seller iconoclaste sur les médicaments ». Aujourd’hui il « porte à nouveau l’estocade contre les autorités de santé ». Aujourd’hui il « porte à nouveau l’estocade contre les autorités de santé ».

A dire vrai Philippe Even s’était déjà exprimé sur le sujet de manière « terrifiante ».  

C’était une exclusivité réservée, le 5 janvier dernier, aux « Grandes Gueules » de RMC-BFM TV.

Plongée dans le dossier

Ancien doyen de la faculté de médecine de Necker, Philippe Even a un ami qui est inquiet pour son fils qui, semble-t-il, aurait été exposé à la Dépakine.

Il a alors « plongé dans le dossier » et a découvert que « cet antiépileptique très efficace a un effet imprévisible sur le génome ».

Il lui a suffi pour cela de « quelques heures dans la littérature scientifique anglo-saxonne ».

Selon lui la prescription à des femmes enceintes « pourrait être la partie désormais immergée d’un plus vaste scandale sanitaire ». « Ce produit est non seulement dangereux pour le fœtus mais aussi pour le jeune enfant », affirme-t-il. Extraits :

« En fouillant sur les moteurs de recherche spécialisés, le Pr Even a réalisé que le valproate de sodium, la substance commercialisée par ­Sanofi sous le nom de Dépakine et par d’autres laboratoires sous d’autres appellations, pouvait modifier l’expression de certains gènes.

La lecture de ces quelque 200 articles scientifiques permet d’entrevoir pourquoi cette molécule donne une très grande diversité d’effets nocifs, particulièrement délétères quand ils surviennent chez un être en construction. En clair, le médecin alerte sur un risque épigénétique qui serait resté hors des écrans de contrôle des autorités. »

Plus grande prudence

Le JDD cite, à l’appui de Philippe Even, les biologistes moléculaires français Sébastien Chateauvieux et Franck Morceau.

Ils « ont étudié pendant plusieurs années la toxicité du valproate sur les cellules » et travaillent au Luxembourg pour la fondation « Recherche Cancer et Sang » au « Laboratoire de Biologie moléculaire et cellulaire du cancer ».

Le Pr Stéphane Auvin, neuropédiatre à l’hôpital Robert-Debré à Paris, appelle quant à lui à la plus grande prudence avant de tirer des conclusions dramatiques de publications scientifiques.

« Le valproate peut modifier l’épigénétique mais on ne sait pas si c’est dans un sens positif ou négatif. 

Un article suggère que cet effet favorise l’apprentissage de la reconnaissance de notes de musique! On a plutôt tendance à se méfier d’effets négatifs sur les apprentissages, et en particulier sur l’attention. »

Le Pr Auvin rappelle une nouvelle fois, que la Dépakine est le seul médicament efficace pour certaines patientes.

Légende de Pandore

Le JDD cite encore le Dr Hubert Journel, médecin généticien à l’hôpital de Vannes (Morbihan) qui fut l’un des premiers à s’inquiéter des possibles effets secondaires de la Dépakine prescrite durant la grossesse.

« Lui aussi a lu les publications pointues qui inquiètent Philippe Even. Mieux, il collabore à la mise en place d’un projet de recherche sur ce sujet. « Oui, il y a une potentialité épigénétique en lien avec le médicament mais ses répercussions possibles demeurent mystérieuses. Les modifications qui peuvent être apportées par l’épigénétique pendant la grossesse ont des conséquences disparates, comme le suggèrent les signes cliniques très variés dus à l’exposition au valproate. La question est : comment met-on tout cela en équation? » ».

C’est bel et bien la question. On interroge Philippe Even. Ce phénomène est-il dangereux ? « Terriblement, répond-il.

Le risque épigénétique de mort des cellules est crucial, même si, pour l’instant, les détails restent encore assez mystérieux. C’est l’ouverture de la boîte de Pandore. »

On sait que la boîte de Pandore (la première femme) était en réalité une jatte. Ou plus précisément une amphore. On sait aussi que c’est une légende.

Dr Jean Yves NAU

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
commenter cet article
25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 10:09

l est vous recommandé de faire une croix sur toutes les charcuteries et les sucres des sodas

Fin programmée des galettes, mais pas des fèves.  

Nuages noirs sur les charcutiers et les sucriers. 24 janvier 2017, l’actualité s’invite à table :

« l’Anses actualise les repères de consommations alimentaires pour la population française ». Comme souvent le jargon étouffe-chrétien est en apéritif :

« L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) publie ce jour ses avis et rapports relatifs à l’actualisation des repères de consommations alimentaires pour la population française adulte. Ce travail a visé pour la première fois à élaborer des repères de consommation pour les principaux groupes d’aliments visant à satisfaire les besoins nutritionnels de la population adulte, tout en intégrant les enjeux associés à la présence de certains contaminants chimiques dans l’alimentation. L’avis de l’Agence conduit à des évolutions fortes au regard des recommandations antérieures, etc.»

Un seul plat :  

« Consommation renforcée et régulière de légumineuses (lentilles, fèves ou pois chiches), la nécessité de privilégier les produits céréaliers les moins raffinés (pains, pâtes et riz complets ou semi-complets), favoriser la consommation d’huiles végétales riches en acide alpha-linolénique (huiles de colza et de noix).

 « Les consommations de fruits et légumes restent cruciales et doivent être renforcées en privilégiant les légumes. L’Anses souligne également que la consommation de boissons sucrées (de type soda ou jus de fruits) doit être inférieure à un verre par jour.

 « Enfin, l’Agence insiste sur la nécessité de réduire considérablement la consommation de charcuteries (telles que le jambon, saucisson, saucisse, pâté, etc.) afin qu’elle ne dépasse pas 25 g par jour. La consommation de viandes hors volailles (telles que le bœuf, porc, agneau, etc.) devrait quant à elle ne pas dépasser 500 g par semaine. L’intérêt d’une consommation bihebdomadaire de poissons, dont un poisson gras (tel que la sardine, le maquereau, etc.), est réaffirmé. »

Digestif

Un fruit de saison en dessert. Café brut et un bréviaire sucré-salé pour la route :

« Certains nutriments, en particulier le sodium et les sucres, constituent toujours des enjeux forts en matière de santé publique associés à des excès de consommation. Aussi, pour le sodium, les combinaisons d’aliments proposées doivent permettre de rester en-deçà de la moyenne de consommation de la population française, en réduisant les apports chez les forts consommateurs.

« Concernant les sucres, les données disponibles n’ont pas permis de distinguer les effets sur la santé des sucres naturellement présents dans les aliments de ceux des sucres ajoutés. Néanmoins, des éléments convergent vers des effets néfastes d’apports élevés en sucres, au-delà d’une limite maximale d’apport. Dans le but de diminuer les apports totaux pour la population la plus exposée, la maîtrise de la consommation des aliments vecteurs de sucres ajoutés, s’agissant en particulier des boissons, apparait cruciale. »

 

 

Dr Jean Yves NAU

 

 

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Nutrition
commenter cet article
25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 08:48

« Les virus se parlent avant d'attaquer »

Soline Roy indique en effet que « des chercheurs ont découvert que certains [virus] émettaient des signaux encourageant leurs semblables à «épargner» momentanément leur hôte pour éviter la destruction complète de leur habitat.

Si l’on savait que les bactéries échangent des signaux, c’est la première fois qu’un tel système de communication est mis en évidence chez des virus ».

La journaliste explique que « publiés dans Nature, les travaux portent sur les bactériophages, des virus particuliers qui s’attaquent aux bactéries.

Les phages utilisent les bactéries comme des «usines à reproduction»: lorsqu’un phage infecte une bactérie, il s’y multiplie, jusqu’à ce que cette dernière meure en rejetant les multiples phages fabriqués en son sein qui iront à leur tour infecter d’autres bactéries.

C’est la phase dite «lytique» ». « Mais certains phages peuvent aussi entrer en phase «lysogénique» : ils intègrent leur génome dans la bactérie et s’y «endorment» au lieu de se multiplier », relève Soline Roy.

La journaliste précise que les chercheurs de l’Institut Weizmann (Israël)« souhaitaient savoir si la bactérie Bacillus subtilis pouvait alerter les autres bactéries d’une invasion de phages. Ils ont donc infecté des cultures de B. subtilis avec 4 types de phages… et ont trouvé une molécule sécrétée non par la bactérie, mais par l’un de ses envahisseurs, et capable d’encourager ses semblables à la lysogénie ! ». Soline Roy souligne que « le système est d’une élégance redoutable.

Lors d’une infection, un gène (aimX) est chargé d’empêcher le virus d’entrer en phase «dormante».

Mais en parallèle, le phage émet une molécule qui va s’accumuler dans les bactéries voisines ». «

Les auteurs l’ont nommée «arbitrium», car elle va permettre aux autres phages de choisir entre multiplication effrénée, ou sommeil en l’attente de jours meilleurs…

Au bout de plusieurs cycles d’infection, l’arbitrium s’accumule au sein des bactéries non encore infectées.

Lorsqu’elles sont à leur tour envahies par des phages, l’arbitrium empêche l’activation du gène aimX.

La mise en sommeil redevient possible », continue la journaliste. Gregory Resch, microbiologiste à l’université de Lausanne, observe ainsi que « la logique biologique d’un tel système semble évidente.

Il est nécessaire pour le phage de ne pas tuer l’ensemble de ses hôtes, ce qui l’empêcherait de continuer à se multiplier et conduirait à sa disparition ».

Antoine Danchin, biologiste, spécialiste de génétique microbienne et membre de l’Académie des sciences, remarque quant à lui que « d’un point de vue écologique, c’est très intéressant. Jusqu’ici, on voyait les virus comme des agents “égoïstes”. […]

Cela montre que même au niveau viral, la compétition brutale n’est pas toujours la meilleure solution ! ».

De son côté, Michael Hochberg, directeur de recherche CNRS à l’université de Montpellier et spécialiste de biologie évolutive, souligne que « les auteurs ont fait un premier pas et leur résultat est excitant.

Mais il faut encore savoir si le même mécanisme existe dans la nature dans des conditions moins contrôlées qu’en laboratoire, et si cela permet aux phages de mieux se propager ».

Soline Roy ajoute que « les Israéliens précisent avoir trouvé des systèmes de communication similaires dans plus de 100 autres types de phages », tandis qu’Olivier Schwartz, responsable de l’unité Virus et immunité à l’Institut Pasteur (Paris), remarque que « ces chercheurs ont découvert un nouveau langage, et on peut tout à fait imaginer que d’autres virus utilisent un mode de communication similaire.

Certains virus, comme l’herpès ou le VIH, sont eux aussi confrontés à cette problématique : se multiplier ou entrer en phase latente. Sont-ils comme les phages informés de l’état d’infection des cellules voisines ? ».

. « Et si c’était le cas, pourrait-on imaginer détourner ce langage viral pour développer un «somnifère à virus» qui les empêcherait de nuire ? », s’interroge la journaliste. Olivier Schwartz répond qu’« on est très en amont de cela,.

Mais cela reste très intéressant de déterminer si ce phénomène identifié pour des virus de bactéries existe aussi pour les virus qui infectent les humains » .

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Infections froides
commenter cet article
24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 11:36

En Grande-Bretagne, une campagne sur les risques cancérogènes des cuissons extrêmes 23.01.2017 favorite Les autorités sanitaires britanniques lancent une campagne qui souligne les risques cancérigènes associés aux cuissons extrêmes.

Les zones des aliments brunies dans ces circonstances contiennent en effet de l'acrylamide, un produit de glycation alimentaire découvert en 2002 par des chercheurs suédois, potentiellement cancérigène et neurotoxique.

Pour minimiser l'exposition à cette substance chimique, l’Agence pour les normes alimentaires (FSA) conseille de limiter la cuisson des aliments, et donne aux consommateurs une petite astuce visuelle pour y arriver: préférer la couleur "or" au brun, signe de cuisson prolongée.

"La majorité des gens ne sont pas au courant de l'existence de l'acrylamide", souligne la FSA, en espérant que cette campagne donnera aux consommateurs les moyens de réduire "leur consommation d'acrylamide".

Son lancement était particulièrement commenté lundi dans la presse britannique, la BBC se demandant s'il fallait "abandonner les toasts". Le tabloïd Daily Mail tentait de son côté de rassurer ses lecteurs en affirmant, expert à l'appui, qu'à moins d'en manger "320 tranches par jour", les toasts bien grillés n'ont rien de spécialement dangereux.

Source : Legeneraliste.fr

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Nutrition
commenter cet article
24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 11:11

Ce livre nous propose une appréhension sociologique de la crise, à côté des interprétations morales, économiques et financières dont nous sommes gavés.

Voici une des lectures les plus convaincantes de nos sociétés dérégulées par un Polonais « passé à l'Ouest » il y a quarante ans.

Zygmunt Bauman, universitaire d'origine polonaise vivant et enseignant au Royaume-Uni depuis 1973, est à notre sens le sociologue qui analyse de la manière la plus convaincante nos sociétés « dérégulées ".

Sa thèse est que nous sommes entrés dans l'ère des sociétés « liquides ».

Le mot peut surprendre. En fait pour Bauman, une société devient « liquide " quand elle a atteint un nouvel âge de l'émancipation des règles que l'on pensait jusque tout récemment nécessaires au maintien et à la reproduction de la société.

On peut raconter l'histoire des hommes comme celle d'émancipations successives : la première est liée à la station debout qui libère les mains pour la préhension et la bouche pour la parole.

Il y a l'émancipation de l'instinct pour le désir qui ouvre sur l'infini d'une satisfaction toujours repoussée (et donc le progrès). Il y a eu, au XVIIIesiècle, l'émancipation des tutelles par la démocratie.

Dans les années 1970 on pensait que cette liberté conquise était dangereuse et devait être contenue par la loi, la loi sociale, la grande loi du droit qui devait être absolue.

La thèse de Zygmunt Bauman est que, dans les années contemporaines de la globalisation et de ses dérégulations, l'homme s'est émancipé de la loi.

Processus aléatoires.


Cette dernière et surprenante émancipation repose sur un principe d'économie politique : les hommes se gouvernent d'autant mieux qu'on les abandonne à eux-mêmes.

Quand on veut leur imposer un ordre, ils résistent. Si on les remet à eux-mêmes et à l'incertitude de leur choix, on génère une angoisse qui engendre un ordre d'autant plus spontané qu'il sera canalisé par les mécanismes de la consommation.

La liberté des gouvernés fait peur aux gouvernants.

C'est qu'ils ne connaissent pas l'économie gouvernementale : si vous voulez plus d'ordre, il faut plus de liberté, plus de précarité, plus d'incertitude.

Alors les monades s'engagent dans des processus sans doute aléatoires, mais qui, en réalité, seront d'autant plus ordonnés qu'ils sont aléatoires.

Pour l'individu il ne s'agit plus de s'intégrer dans la société et son ordre, au prix de la satisfaction de ses désirs.

Chacun est désormais requis d'aller vers un plaisir, une satisfaction qu'il ne peut chercher que dans un rapport aux autres, eux-mêmes pris dans les mêmes relations spéculaires.

Il en ressort le mouvement perpétuel de la mode et du démodé.

Un seul interdit : s'arrêter, faire la pause, se retirer de la course à l'éphémère.

La société que décrit Zygmunt Bauman est celle de la crise.

Survivra-t-elle à la crise et aux remèdes qu'on lui propose ?

Les uns voudraient qu'on remette de l'ordre, de la régulation.

C'est la version « conservatrice " de la sortie de crise.

Mais la version « progressiste », celle qui est portée par la « révolution verte », qui veut nous placer sous la juridiction de la grande loi du réchauffement climatique n'est pas moins hostile à la société « liquide ".

FRANCOIS EWALD

par Zygmunt Bauman, Climats, 289 pages, 23 euros.

Focus


En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/24/09/2009/LesEchos/20516-066-ECH_la-societe---liquide--.htm#dfVZWAMKM5GHz9fw.99

 

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
commenter cet article