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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 06:08

HOMÉOPATHIE ACTION COLLECTIVE AUTORISÉE AU QUÉBEC contre Boiron.

Publié le : 25/05/2017

La justice canadienne vient d’autoriser une « action collective » contre le laboratoire Boiron Canada qui commercialise l’Oscillococcinum.

Le préjudice serait financier pour les consommateurs ayant acheté un produit à l’efficacité non prouvée.

La justice canadienne vient d’autoriser une « action collective » contre le laboratoire Boiron Canada qui commercialise l’Oscillococcinum.

Cette procédure a été initiée par une femme québécoise qui a acheté ce médicament, censé réduire les symptômes de la grippe, et l’accuse d’avoir été inefficace (voir notre analyse des médicaments contre l’état grippal).

Selon le journal La Presse canadienne, sa demande initiale formulée en 2015 a tout d’abord été rejetée.

Mais la cour d’appel, puis la Cour suprême du Canada ont finalement accordé l’autorisation de lancer une action collective.

C’est la première étape de cette procédure qui permet à une personne (ou un organisme) de représenter plusieurs personnes ayant subi des préjudices similaires et de mener une action en justice au nom de tous contre une entreprise (1).

Ici le préjudice mis en avant est financier, précise l’avocat spécialisé dans les recours collectifs, Jeff Orenstein, qui indique entendre « lancer la procédure dans les mois qui viennent ».

Du côté de Boiron Canada, on précise : « Nous ne pouvons commenter le dossier puisqu’il est devant les tribunaux ».

UN ASSAUT DE PLUS

Ce recours collectif est un nouveau coup porté aux produits homéopathiques en Amérique du Nord et dans les pays anglo-saxons.

Depuis fin 2016 par exemple, la FTC (organisme américain de défense des consommateurs) exige que toute allégation de l’homéopathie qui n’est pas fondée sur des études cliniques sérieuses soit accompagnée de l’indication suivante : « Il n’y a pas de preuves scientifiques que ce produit marche .

« UN FOIE DE CANARD DANS L’OCÉAN ATLANTIQUE »

L’Oscillococcinum est un produit, ayant un statut de médicament, composé essentiellement de saccharose (du sucre blanc), de lactose (un sucre présent dans le lait) et d’un « Extrait fluide peptoné de foie et de cœur d’Anas barbariae dynamisé à la 200e K ».

Qu’est-ce donc que cet extrait de canard de Barbarie ?

Jeff Orenstein, l’avocat de l’action collective qui vient d’être autorisée, donne une recette savoureuse de sa fabrication : « Ce qu'ils font, c'est qu'ils ajoutent de l'extrait de cœur et de foie de canard dans une solution si diluée que c'est l'équivalent de lancer un cœur ou un foie de canard dans l'océan Atlantique, prendre une goutte dans cet océan, la déposer dans un comprimé de sucre, le laisser sécher et le vendre entre 16 et 20 dollars en pharmacie ».

HOMÉOPATHIE ACTION COLLECTIVE AUTORISÉE AU QUÉBEC contre Boiron. UN ASSAUT DE PLUS.
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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 05:42

Quand un antibiotique réduit l’évolution d’une sclérose en plaque.

by Doc Pharma 12/10/2015

Posté dans Actu-Médoc CMYK base

La minocycline, un antibiotique peu coûteux et bien connu en médecine, réduirait le risque de développer une sclérose en plaque (SEP).

C’est l’annonce marquante qui vient d’être réalisée au congrès européen sur la recherche et le traitement des scléroses, tenu ces derniers jours à Barcelone.

De façon générale, la prise en charge d’une SEP comprend une administration précoce d’un traitement de fond chez des patients présentant un Syndrome neurologique Cliniquement Isolé -appelé CIS-, premier signe clinique de la maladie.

Cette recommandation n’est pas forcement appliquée dans tous les pays, eu égard aux coûts de traitement.

C’est dans cet axe que des chercheurs universitaires canadiens se sont intéressés à cet antibiotique peu coûteux.

Et les résultats sont très encourageants.

Dans l’étude qui portait sur 143 patients présentant un CIS, le risque d’évolution en SEP était de 34% (traité sous minocycline) contre 61,4% (sous placébo).

L’analyse des données montre que la minocycline est associée à une réduction du risque de SEP de 44,6% par rapport au placebo.

Cette étude ouvre une nouvelle possibilité de prise en charge thérapeutique.

Les chercheurs Canadiens vont maintenant centrer leurs études sur le bénéfice de l’antibiotique en association avec d’autres traitements de fond, ont-ils conclu.

Source : congrès ECTRIMS

Quand un antibiotique réduit l’évolution d’une sclérose en plaque. Et les résultats sont très encourageants.
Quand un antibiotique réduit l’évolution d’une sclérose en plaque. Et les résultats sont très encourageants.

Video

http://globalnews.ca/news/3493530/common-acne-drug-could-treat-ms-university-of-calgary-research-shows/

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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 05:28

Infirmiers.com

LEGISLATION Médecine : les infirmiers admissibles directement en 2e ou 3e année 26.04.17 par Aurélie TRENTESSE.

Un arrêté publié le 21 avril 2017 au Journal officiel ouvre l'accès aux études de médecine à partir de la deuxième année ou troisième année à de nouveaux publics.

Les auxiliaires médicaux, et notamment les diplômés infirmiers, sont concernés par ces nouvelles dispositions.

Explications.

Les infirmiers n'auront plus à passer les épreuves du concours de fin de première année commune aux études de santé (PACES) pour suivre des études médicales, odontologiques, pharmaceutiques ou de sage-femme.

Sous certaines conditions, ils pourront en effet accéder directement en deuxième ou troisième année d'études comme le précise l'arrêté du 24 mars 2017 publié au Journal officiel le 21 avril 2017

Des candidats affectés en deuxième ou troisième année selon leur profil

L'arrêté dispose que les professionnels paramédicaux justifiant d'un exercice professionnel de deux ans à temps plein et titulaires d'un diplôme sanctionnant au moins trois années d'études supérieures sont éligibles à ce dispositif.

Chaque année, le nombre de places affecté en deuxième et troisième année à chaque filière est fixé par un arrêté des ministres chargés de l'enseignement supérieur et de la santé.

Pour tenter d'être admis en deuxième ou troisième année d'études de médecine, les candidats doivent présenter un dossier de candidature, au plus tard le 31 mars de chaque année, auprès d'une unité de formation et de recherche médicale, odontologique ou pharmaceutique, ou d'une structure dispensant la formation de sage-femme.

Un jury d'admission se charge ensuite, après examen des dossiers de candidatures, de sélectionner les candidats qui seront convoqués à un entretien.

À la suite de la sélection, le jury affecte les candidats admis dans l'année, deuxième ou troisième, qui correspond le mieux à leur profil et les répartit entre les établissements.

À noter que les candidats ne peuvent postuler qu'à une seule filière et leur dossier de candidature ne peut être déposé que dans un seul établissement de formation.

Soulignons également que les postulants ne pourront soumettre leur candidature que deux fois, quelle que soit la filière.

Les dossiers devant être déposés au plus tard le 31 mars de chaque année, cette mesure devrait être effective à la rentrée 2018.

La FNESI globalement satisfaite de ces dispositions

Clément Gauthier, président de la Fédération Nationale des Étudiants en Soins Infirmiers (FNESI) indique être globalement très satisfait de cette mesure, qui n'est pas une surprise puisqu'elle avait été annoncée lors de la "grande conférence de santé".

Pour autant, nous nous réjouissons vraiment de voir les conclusions de cette conférence prise en compte.

Il déplore néanmoins qu'une expérience de deux ans soit exigée pour les paramédicaux souhaitant pouvoir bénéficier de cette réorientation, une condition à laquelle la FNESI reste opposée.

Sur la question du changement de carrière, l'organisation étudiante désire également aller plus loin.

Ce que nous voulons, et souhaiterions voir se développer dorénavant, ce ne sont pas seulement des passerelles entre les formations paramédicales et médicales mais un système de réorientation efficient entre l'ensemble des formations de la santé qu'elles soient médicales ou paramédicales, conclut Clément Gauthier.

Sur ce point, la FNESI compte œuvrer en collaboration avec l'ensemble des fédérations de ces filières pour aller en ce sens.

Études de Medecine : accès direct et sans concours en 3ieme année pour les infirmiers et infirmières .
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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 20:29

Un programme associant alimentation de type paléo, activité physique, gestion du stress, améliore l'humeur et les troubles cognitifs de patients atteints de SEP.

Les traitements médicamenteux de la sclérose en plaques (SEP) ont souvent des effets indésirables.

Aussi, des alternatives sont explorées, qui font souvent appel à un changement de régime alimentaire et de l'exercice physique.

Plusieurs types de régimes sont aujourd'hui en cours d'évaluation. Sclérose en plaques : un régime améliore la qualité de vie

Dans un article paru dans le Journal of The American College of Nutrition, des chercheurs de l’université de l’Iowa donnent les résultats d'un nouveau programme pour améliorer l’humeur et la fonction cognitive.

La SEP est une maladie qui s’aggrave généralement avec le temps.

Le système immunitaire attaque le système nerveux, ce qui peut altérer la motricité, la vue, la parole.

Environ 60% des patients atteints de SEP rencontrent des problèmes cognitifs, comme des troubles de l’attention ou de la mémoire. Ils sont aussi souvent touchés par l’anxiété et la dépression, ce qui peut aggraver les déficits cognitifs.

Des résultats dès les premiers mois L’objectif de cet essai clinique était de savoir si un programme alliant plusieurs interventions non-médicamenteuses pourrait améliorer ces fonctions chez des adultes souffrant de SEP progressive.

Le programme de 12 mois incluait un régime paléo modifié, des exercices visant à fortifier les muscles du tronc et des membres inférieurs, une stimulation neuromusculaire électrique et une gestion du stress par la méditation et l’automassage.

Les participants ont complété des questionnaires à 3, 6, 9 et 12 mois.

Le régime paléo modifié comprenait des aliments «recommandés» (légumes verts, légumes riches en composés soufrés comme le chou, le brocoli, fruits et légumes très colorés) et des aliments «encouragés» (protéines végétales et animales, algues, laits végétaux).

Etaient exclus gluten, œufs, produits laitiers.

Dans un régime paléo "strict", les oeufs sont autorisés.

Résultats :

Plus les participants ont adhéré au programme, plus les améliorations à 12 mois ont été grandes pour ce qui est de l’anxiété, la dépression, les fonctions cognitive et exécutive.

Les améliorations de l’humeur et de la fonction cognitive étaient surtout liées à l’adhérence au régime paléo modifié, plus qu'au volume de sport ou à la gestion du stress.

Les améliorations des états anxieux et dépressif étaient évidents après quelques mois, alors que pour la fonction cognitive, il fallait attendre plus longtemps.

Un million de dollars pour mener d'autres études L'étude a été conduite par le Pr Terry Wahls, une professeure de médecine de l’université de l'Iowa, et ses collègues.

Ce médecin a reçu une subvention d'un million de dollars pour évaluer l’efficacité des changements alimentaires sur les symptômes de la sclérose en plaques.

Elle-même diagnostiquée avec une SEP en 2000, elle a, pour se soigner, recueilli et analysé des centaines d’études sur le lien entre l’alimentation et la physiologie du système nerveux.

Elle en a conçu un régime alimentaire inspiré du régime paléolithique. Elle a suivi ce régime à partir de 2007.

Six mois plus tard, elle marchait sans cannes, et neuf mois plus tard, se déplaçait à vélo.

Son régime exclut les céréales, le sucre, les œufs, les produits laitiers, les légumineuses, et privilégie les fruits, les noix, le poisson, la viande et les légumes - ce que nos ancêtres du Paléolithique consommaient.

Ce programme a des points communs avec celui exposé par Julien Venesson dans "Vaincre la sclérose en plaques".

Lire : Julien Venesson "Comment j'ai mis au silence la sclérose en plaques de ma femme."

Cette première étude suggère donc qu'un programme comprenant un régime paléo modifié, de l’exercice, une stimulation électrique et une gestion du stress peut améliorer l’humeur et les symptômes cognitifs des patients atteints de SEP.

Cependant, il faut noter qu'il n'y avait pas de groupe de contrôle, ce qui limite les conclusions qu'on peut en tirer.

D'autres études seront bientôt publiées.

Régime paléo et SEP, Dans un article paru dans le Journal of The American College of Nutrition.
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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 20:21

Selon une petite étude suédoise, les personnes souffrant de diabète de type 2 peuvent tirer de nombreux avantages métaboliques en suivant un régime de type paléo.

Moins de masse graisseuse, un meilleur contrôle de la glycémie... voici ce que peut apporter un régime paléo aux diabétiques de type 2.

C’est ce que montre une étude de l’université d’Umeå en Suède, qui paraît dans Diabetes/Metabolism Research and Reviews.(1)

Le régime paléo s’inspire de l’alimentation qui existait avant l’avènement de l’agriculture au néolithique, celle à laquelle nos gènes sont le plus adaptés.

Ce régime accorde une place importante (mais qui varie selon les époques de la préhistoire et la latitude) aux légumes, fruits, noix, œufs, poissons, coquillages, et viandes maigres.

Le régime exclut le sucre raffiné, le sel, les produits laitiers et les produits céréaliers. Cette alimentation est connue pour avoir des effets bénéfiques sur l’obésité et le diabète de type 2.

Diabète : le régime paléo plus efficace que celui des médecins

Dans cette nouvelle étude, les chercheurs ont étudié les bénéfices d’un régime paléo, avec ou sans exercice supervisé, sur la masse de graisse, la sensibilité à l’insuline et le contrôle de la glycémie.

32 patients souffrant de diabète de type 2, âgés de 59 ans en moyenne, ont suivi un régime paléo pendant 12 semaines. Certains ont eu le conseil de faire du sport (groupe 1) et d’autres ont participé à trois séances hebdomadaires de sport, comprenant des exercices en aérobie et un entraînement de résistance (groupe 2).

Résultats : la masse de graisse a diminué de 5,7 kg dans le premier groupe et de 6,7 kg dans le groupe qui faisait de l’exercice.

La sensibilité à l’insuline s’est améliorée de 45 % dans les deux groupes, avec ou sans sport supervisé.

Effet marqué sur la sensibilité à l'insuline et l'hémoglobine glyquée

Le régime paléo a émlioré l’équilibre métabolique (la sensibilité à l’insuline, le contrôle de la glycémie) chez les personnes souffrant de diabète de type 2, qu'elles aient suivi un entraînement physique supervisé ou pas.

L'hémoglobine glyquée (HbA1c), un marqueur de la glycémie, a baissé de 0,9% chez les participants, soit un effet aussi important qu'avec un médicament comme la metformine. (2)

Une étude précédente a démontré que par rapport au régime standard conseillé contre le diabète, le régime paléo abaisse le niveau de HbA1c de 0,4%. (3)

L'étude UKPDS britannique a conclu qu'une amélioration du niveau de HbA1c de 1% réduit les complications microvasculaires de 37% et la mortalité liée au diabète de 21%. (4)

Ainsi, on peut espérer des bénéfices importants d'un régime paléo, si ces modifications se poursuivent sur le long terme.

Comment expliquer les bénéfices du paléo ?

Les auteurs expliquent qu'avec un tel régime, la quantité de glucides ingérée est diminuée, et celle de protéines et d'acides gras monoinsaturés et polyinsaturés relativement importantes.

La baisse des glucides à index glycémique élevé pourrait jouer un rôle bénéfique important. (5)

Les hommes ont également perdu de la masse maigre : 2,6 kg dans le premier groupe et 1,2 kg dans le groupe qui bénéficiait de séances d'exercice.

L’exercice physique supervisé n’améliore donc pas forcément les résultats métaboliques obtenus avec l'alimentation paléo, mais il préserve mieux la masse maigre et améliore la forme cardiovasculaire.

Pour faire la transition vers un régime paléo, lire Le régime paléo à la carte et cette sélection de livres

Sources (1) Otten J, Stomby A, Waling M, Isaksson A, Tellström A, Lundin-Olsson L, Brage S, Ryberg M, Svensson M, Olsson T. Benefits of a Paleolithic diet with and without supervised exercise on fat mass, insulin sensitivity, and glycemic control: a randomized controlled trial in individuals with type 2 diabetes. Diabetes Metab Res Rev. 2017 Jan;33(1). doi: 10.1002/dmrr.2828. (2) Campbell IW, Howlett HC. Worldwide experience of metformin as an effective glucose-lowering agent: a meta-analysis. Diabetes Metab Rev. 1995;11(Suppl 1):S57–62. (3) Jonsson T, Granfeldt Y, Ahren B, Branell UC, Palsson G, Hansson A, et al. Beneficial effects of a Paleolithic diet on cardiovascular risk factors in type 2 diabetes: a randomized cross-over pilot study. Cardiovasc Diabetol. 2009;8:35. (4) Stratton IM, Adler AI, Neil HA, Matthews DR, Manley SE, Cull CA, et al. Association of glycaemia with macrovascular and microvascular complications of type 2 diabetes (UKPDS 35): prospective observational study. BMJ. 2000;321(7258):405–12. (5) Manheimer EW, van Zuuren EJ, Fedorowicz Z, Pijl H. Paleolithic nutrition for metabolic syndrome: systematic review and meta-analysis. Am J Clin Nutr. 2015;102(4):922–32.

Diabète type 2: intérêt du régime paléo.
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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 20:08

Perturbateurs endocriniens: ce qui est autorisé en France

le 01/06/2017

Si l'Europe ne parvient toujours pas à adopter une position commune sur les perturbateurs endocriniens, la France a adopté depuis quelques années plusieurs mesures de prévention avec notamment la mise en place d'une stratégie nationale.

Une nouvelle fois, l'Europe ne s'est pas mise d'accord sur la question des perturbateurs endocriniens.

Pour la cinquième fois en un an, les Etats membres se sont réunis à Bruxelles le 30 mai pour considérer la définition officielle proposée par la Commission européenne mais celle-ci devra à nouveau revoir sa copie.

L'enjeu est important car c'est à partir d'une définition commune que seront élaborées des réglementations et une politique de prévention contre ces substances chimiques d’origine naturelle ou artificielle qui peuvent interférer avec le fonctionnement du système endocrinien (reproduction, croissance, développement).

Pesticides, emballages, cosmétiques, conditionnements alimentaires… les perturbateurs endocriniens étant présents dans différents milieux, l’exposition peut intervenir par différentes voies: ingestion, inhalation, ou contact cutané.

Les critères les définissant doivent être acceptés en majorité mais c'est là que réside la difficulté car les pays ne se positionnent pas tous pour le même niveau d'exigence.

C'est notamment la France qui fait preuve d'une grande fermeté, demandant à ce que ces critères d’identification soient moins restrictifs.

En attendant qu'un vote soit enfin prononcé à la Commission, le pays a déjà mis en œuvre des mesures pour limiter l'exposition à ces molécules sur le territoire.

Des mesures contre le bisphénol A

En 2009, la Direction générale de la Santé a saisi l'Anses* afin qu'elle identifie des situations d’exposition potentiellement à risque pour la santé, notamment des populations les plus vulnérables.(nourrissons, jeunes enfants et femmes enceintes ou allaitantes).

Deux rapports publiés en 2011 sur l'un des perturbateurs endocriniens les plus connus, le bisphénol A, se prononçaient pour sa substitution pour les matériaux au contact des denrées alimentaires.

Un avis suivi par le Parlement qui a voté en 2012 une loi visant à "la suspension de la fabrication, de l'importation, de l'exportation et de la mise sur le marché de tout conditionnement à vocation alimentaire contenant du bisphénol A".

Ainsi, depuis le 1er janvier 2015, le bisphénol A est interdit dans les biberons et autres contenants alimentaires. Parallèlement, une "stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens" a été élaborée et adoptée par le Gouvernement en 2014.

Celle-ci s'articule autour de quatre axes principaux: soutenir la recherche sur les PE et leurs effets pour mettre en œuvre des solutions alternatives, lancer l’analyse d’au moins 8 substances chimiques par an pour évaluer leur caractère potentiellement perturbateur endocrinien, soutenir le renforcement de la réglementation européenne et renforcer l’information des citoyens, consommateurs et professionnels exposés aux PE sur les risques qu’ils encourent.

Plusieurs substances examinées chaque année

C'est dans le cadre de cette stratégie nationale que trois décisions ont été annoncées par le ministère de l'Ecologie. Désormais, l'utilisation du bisphénol A sera interdite pour les tickets de caisse et reçus de cartes bancaires, des contrôles sur les phtalates présents dans les jouets, en particulier les jouets importés ont été adoptés et l'Anses est chargée d'expertiser au minimum cinq substances par an tandis que l'ANSM** doit en expertiser trois par an dans les produits cosmétiques ou les produits de santé.

Depuis 2014, l'Agence sanitaire a notamment statué sur le 2,6-di-tert-butyl-p-cresol (BHT) utilisé dans de nombreuses applications industrielles, ainsi que dans les cosmétiques et le tributyl O-acetylcitrate (ATBC) utilisé en tant que substitut à des phtalates.

Ainsi, "la France est, avec le Danemark, l'un des pays les plus engagés pour la régulation relative aux perturbateurs endocriniens.", conclut l'Inserm à ce sujet. Une étude actuellement menée sur 18 000 enfants sur 20 ans, l'étude "Elfe", pourrait aussi permettre d'en savoir plus sur ce domaine.

Plusieurs thématiques ciblées de recherches sont abordées, notamment l'exposition aux polluants.

Des premiers résultats basés sur des échantillons relevés sur les femmes enceintes ont montré une présence moindre de plomb ou de mercure dans l'organisme mais plus élevée de pesticides, de bisphénol A et de phtalates.

Une autre étude toujours en cours, la cohorte PELAGIE*** suit, depuis 2002, 3 500 couples mères-enfants.

Cette dernière vise à étudier l'impact de contaminants environnementaux sur le développement intra-utérin, puis sur celui de l'enfant.

Comme l'explique l'Inserm, "elle a d'ores et déjà montré plusieurs corrélations, comme l'exposition à certains polluants organiques (dichlorodiphényltrichloroéthane et polychlorobiphényles) sur le délai de conception d'un enfant, ou l'exposition à un herbicide du maïs et le retard de croissance intra-utérin".

*'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail **Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé ***pour Perturbateurs endocriniens : étude longitudinale sur les anomalies de la grossesse, l’infertilité et l’enfance)

Perturbateurs endocriniens: ce qui est autorisé en France
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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 19:32

Pour la première fois dans l'Hexagone, le nombre d'enfants touchés par la puberté précoce a été évalué, révélant des disparités régionales surprenantes.

Le point avec Sébastien Denis, directeur de la direction Santé et Environnement à Santé Publique France.

Outre le Danemark et la Corée du Sud, aucun pays avant la France n'avait entrepris d'estimer, parmi sa jeune population, le nombre de cas de puberté précoce.

Une affection rare stoppant prématurément la croissance et caractérisée par des signes de puberté survenant avant 8 ans chez les filles et avant 9 ans chez les garçons (seins qui poussent, testicules qui augmentent de volume, apparition de pilosité pubienne, etc.).

L'analyse, présentée par Santé publique France le 30 mai 2017 à Paris, révèle qu'entre 2011 et 2013, l'on a comptabilisé 1.173 nouveaux cas de puberté précoce par chez les filles et dix fois moins chez les garçons.

"Difficile de trouver ces chiffres élevés ou non puisque c'est la première étude de ce genre, mais ils sont similaires à ceux obtenus par les Coréens du Sud, commente Sébastien Denis, directeur de la direction Santé et Environnement à Santé Publique France.

Toutefois, ces données sont probablement sous-estimées pour les garçons, les signes de puberté précoce étant moins faciles à repérer que chez les filles."

Midi-Pyrénées et Rhône-Alpes particulièrement touchés Santé Publique France a recensé les cas de puberté précoces sur la base des traitements prescrits pour bloquer temporairement la puberté, en écartant ceux prescrits pour des causes connues (lésions du système nerveux centrales, origine génétique...).

"Malheureusement, fautes de données suffisantes, l'Outre-Mer n'a pas pu être incluse", regrette Sébastien Denis.

Les données obtenues, illustrées dans les deux cartes ci-dessous, mettent en évidence des disparités géographiques surprenantes :

dans certaines régions, la puberté précoce est douze fois plus fréquente que dans d'autres (six fois plus chez les garçons).

"En moyenne sur le territoire, on relève 2,68 cas pour 10.000 filles et 0,24 cas pour 10.000 garçons, avec des chiffres beaucoup plus élevés en Midi-Pyrénées autour de Toulouse et en Rhône-Alpes autour de Lyon", détaille Sébastien Denis.

Alors que le nord du Finistère compte entre 0,95 et 2 cas de puberté précoce pour 10.000 filles, la zone autour de Lyon en enregistre... 10 à 12,4 !

Une différence majeure que l'on retrouve aussi chez les garçons (entre 0 et 0,003 pour 10.000 garçons dans le nord du Finistère contre entre 0,95 et 2 en Rhône-Alpes).

La faute des perturbateurs endocriniens ?

Pourquoi constate-t-on une telle surincidence autour de Toulouse et de Lyon ?

"Nous ne le savons pas encore, mais à partir de ces données, des études épidémiologiques devraient être lancées prochainement pour répondre à cette question", avance Sébastien Denis.

La faute des perturbateurs endocriniens, comme les pesticides très employés en viticulture et en arboriculture ?

D'une exposition industrielle ?

Du surpoids, de l'obésité ?

Des rayonnements ultraviolets (UV) ?

Toutes ces pistes seront étudiées.

Et Santé Publique France compte réaliser une estimation de la puberté précoce dans sa population chaque année pour définir si cette maladie rare est en augmentation.

1173 cas de puberté précoce. Les régions .
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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 19:28

Climat. Accord de Paris : en se retirant, Trump ferait un beau cadeau à la Chine

Si Washington se retire de l’accord sur le climat, la riposte est déjà prête.

Pékin s’est entendu avec l’Union européenne. Il se présente d’ores et déjà comme un acteur prêt à prendre l’initiative dans le domaine du climat.

Comme dans d’autres.

Les États-Unis vont-ils se retirer de l’accord de Paris sur le climat, comme l’a laissé entendre Donald Trump à plusieurs reprises ?

La position du président américain doit être clarifiée ce 1er juin, indique la BBC.

C’est aussi ce 1er juin que s’ouvre à Bruxelles un sommet entre la Chine et l’Union européenne.

Et, comme l’observe El País, la riposte est prête : “Face à la possibilité d’une sortie imminente des État-Unis [de l’accord de Paris], l’Europe se tourne vers la Chine.”

Bruxelles travaille en effet “depuis huit mois à l’élaboration d’un accord climatique ambitieux avec le plus grand pollueur du monde”, indique le journal espagnol, qui rappelle que Pékin était jusqu’à présent considéré comme un partenaire “lointain et gênant”.

La BBC a pu consulter le brouillon d’une déclaration dans laquelle la Chine et l’UE soulignent “leur engagement politique au plus haut niveau” pour faire appliquer l’accord de Paris.

La déclaration finale devrait être publiée à la fin du sommet Chine-UE et, selon la chaîne britannique, elle risque d’être “considérée comme un affront aux Etats-Unis”.

Une alliance risquée, mais plus fiable Pour le Financial Times, c’est “pour contrebalancer le retrait [prévu] des États-Unis que l’UE et la Chine renforcent leurs liens sur le plan du climat”.

Mais cette alliance est aussi “une conséquence de la frustration internationale à l’égard de M. Trump”, note le journal économique britannique.

En effet, s’il renonce à appliquer l’accord, “M. Trump conduira les États-Unis à se replier sur eux-mêmes”, analyse The Guardian.

Et le vide laissé par les États-Unis permettra à la Chine de “prendre les devants sur la scène internationale”.

“Trump pousse-t-il l’UE dans les bras de la Chine ?” se demande la BNR. Selon un politologue cité par cette radio néerlandaise, “si la Chine s’avère prête à prendre l’initiative dans ce type de domaine, elle montrera ainsi qu’elle aspire à un rôle de leader mondial, qui va bien au-delà de l’établissement de routes commerciales dans son intérêt direct”.

Pékin “persistera à mettre en œuvre l’accord de Paris”

Une alliance avec Pékin présente naturellement des “risques de tension” et un certain niveau de “complexité”, concède The New York Times.

“Mais il sera peut-être un partenaire plus fiable que M. Trump en ce qui concerne le climat.”

“Les Chinois considèrent le comportement rude de M. Trump à l’égard de l’Europe comme un cadeau dont il leur faut profiter, analyse le quotidien américain.

Cela va aider Pékin à concrétiser son projet à long terme d’une alliance géostratégique entre la Chine et l’UE contre les États-Unis.”

Cité par le journal, un professeur de relations internationales à l’université de Pékin y voit même l’amorce possible d’“une importante réorientation dans les relations triangulaires entre l’UE,

les États-Unis et la Chine : la Chine et l’UE se rapprochent, tandis qu’entre les États-Unis et l’UE la distance se creuse”.

Climat. Accord de Paris : en se retirant, Trump ferait un beau cadeau à la Chine.
Climat. Accord de Paris : en se retirant, Trump ferait un beau cadeau à la Chine.
Climat. Accord de Paris : en se retirant, Trump ferait un beau cadeau à la Chine.
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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 19:06

Intelligence artificielle :

un logiciel abat en 1s le travail que des avocats font en 360.000 heures

La toute nouvelle intelligence artificielle de JPMorgan est l’employé du mois : elle peut résoudre en une seconde des arbitrages financiers qui prennent normalement quelques 360.000 heures de travail (soit une année) aux avocats de la firme.

Le travail de cette machine artificielle, baptisée COIN, est d’interpréter les accords de prêts commerciaux.

Et fait en prime nettement moins d’erreurs que les humains.

On l’a vu avec AlphaGO, l’intelligence artificielle fait des progrès incroyables, et commence petit à petit à se frayer un chemin dans un nombre croissant de domaines.

L’un des plus inattendus, c’est le domaine juridique.

On a déjà vu des juges français s’aider d’un logiciel pour prendre de meilleures décisions.

Des cabinets privés comme JPMorgan se mettent à faire un usage intensif de l’intelligence artificielle dans leur activité. Intelligence artificielle : un logiciel fait en 1s le travail que des avocats font en 360.000 heures

Et au vu de leurs résultats on est tenté de leur donner raison : moins d’erreurs que les humains, un temps de traitement à la vitesse de la lumière, des personnels qui peuvent se concentrer sur des tâches moins rébarbatives, un fonctionnement en continu…

JPMorgan a mis quelques 9,6 milliards de dollars dans une nouvelle équipe d’ingénieurs spécialisés dans le big data, l’intelligence artificielle, la robotique et le cloud histoire de développer ces technologies.

Et trouver de nouveaux moteurs de croissance pour garder son rang. Le but serait semble-t-il aussi d’obtenir un leadership dans les nouvelles technologies et les services financiers, en caressant l’espoir de vendre ses solutions à des clients institutionnels.

Alors que, pour le commun des mortels, l’avènement de ce type de technologie peut sembler synonyme de licenciement, une étude citée par Bloomberg réalisée sur 3.200 professionnels de la finance montre que dans ce secteur, les acteurs voient surtout le verre à moitié plein.

Une vaste majorité des personnes interrogées pensent que cela va permettre d’améliorer leur carrière, par exemple en leur permettant de devenir plus efficaces.

La Science PAR ROMAIN BONNEMAISON LE 29/05/2017

Un logiciel abat en 1s le travail que des avocats font en 360.000 heures .
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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 17:55

Vaccins, pourquoi ne fait-on pas comme pour les médicaments ?

 

Les vaccins constituent la plus belle victoire de la médecine.

Jusque dans les années 1970, les vaccins avaient une place à part dans le marché sanitaire.

Leur mise sur le marché était initiée par des instituts ou des ministères, leur rentabilité était faible et ils jouissaient d’une image vierge de tout conflit d’intérêts.

Tous les médecins en étaient des promoteurs, fervents, discrets et efficaces.

C’est dans ce contexte qu’ont pu être introduits avec une grande efficacité des vaccins non obligatoires (rougeole, oreillons, rubéole, coqueluche, méningite à haemophilus, etc.) avec des taux de couverture vaccinale à peu près identiques aux taux des vaccins obligatoires.

Progressivement, plusieurs éléments sociaux sont venus modifier la sociologie vaccinale et ternir l’image idyllique de la vaccination.

Nous pouvons les résumer en quelques points :

- Les nouveaux médias et l’utilisation de la polémique comme générateur d’audimat ont donné un grand pouvoir aux sectes anti-vaccinales.

- Le marché a commencé à s’intéresser à ce secteur considéré jusqu’alors comme peu attractif.

- De nouveaux vaccins ont été mis sur le marché pour des pathologies dont l’impératif de santé publique n’apparaissait pas urgent d’emblée à tous les médecins (pneumocoque, méningocoque, HPV).

- Enfin, quelques maladresses ont levé des suspicions sur de possibles effets secondaires et de possibles conflits d’intérêts (Hépatite B, grippe H1N1).

L’image de la vaccination s’est dégradée en France, car les ministères n’ont pas adapté leur communication à ces nouvelles données sociétales.

Mais la plus grave erreur est de toujours considérer les vaccins en bloc ; ce qui est compréhensible de la part des sectes, mais ne l’est pas de la part des ministères et des médecins.

Le vaccin antigrippal n’a pas la même efficacité que le vaccin antipolio, les vaccins anti-méningocoque ou anti-rotavirus n’ont pas le même intérêt public que le vaccin antidiphtérique ou anti-hépatite B.

Il est important de se référer à ce qu’est vraiment un problème de santé publique.

Une maladie, un risque ou une habitude sont des problèmes de santé publique lorsqu’ils sont assez fréquents et assez graves.

L’alcoolisme, la grippe, la tuberculose, le tabagisme, la prématurité, la dépression ou la maladie d’Alzheimer  sont des problèmes de santé publique.

La varicelle est fréquente mais elle n’est pas grave, elle n’est donc pas un problème de santé publique.

La méningite à méningocoque est grave, mais elle n’est pas fréquente, elle est un grave problème de santé individuelle, mais elle n’est pas un problème de santé publique.

Nous devons encourager nos ministères à faire pour les vaccinations ce qu’ils ont réussi à faire pour les médicaments avec les fameux niveaux de SMR (service médical rendu).

Il est urgent de rompre avec le dogmatisme vaccinal, inventons le SPR (service public rendu) pour juger les vaccins.

Vaccins, pourquoi ne fait-on pas comme pour les médicaments ? Il est urgent de rompre avec le dogmatisme vaccinal, inventons le SPR (service public rendu) pour juger les vaccins.
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