Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 18:46

Une ONG dénonce l'exportation par la Suisse d'atrazine, un pesticide dangereux et interdit en Europe, vers des pays en développement.

La France est elle aussi pointée du doigt. C'est une bombe qu'a révélé l'ONG suisse Public Eye en mai 2017, après s'être procurée des documents confidentiels auprès de l'administration fédérale : la Suisse exporte des pesticides dangereux et interdits sur son territoire depuis plus de dix ans !

Leurs noms ? Atrazine et paraquat.

"Ces derniers font partie des pesticides les plus toxiques au monde pour la santé et l'environnement", alerte l'ONG.

L'atrazine est un perturbateur endocrinien qui affecte le système reproducteur et augmente les risques de cancer.

Quant au paraquat, il cause chaque année des milliers d’empoisonnements et est lié à plusieurs maladies chroniques, dont la maladie de Parkinson.

Et le plus choquant dans les dénonciations de l'ONG est que ces substances dangereuses ont été exportées entre 2012 et 2016 à l’Argentine, le Brésil, le Cameroun, la Chine, l’Inde, le Pakistan, le Pérou et la Thaïlande. Bref, essentiellement des pays en développement.

Mais la France n'a aucune leçon à donner à son voisin, puisqu'elle aussi exporte de l'atrazine vers l'Afrique, l'Asie...

Et contrairement à la Suisse, nul besoin de se procurer des données confidentielles : les exportations de l'Hexagone sont rendues publiques par l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) sur son site internet ! 142 exportations d'atrazine par la France depuis 2004

Depuis le mois de janvier 2017, la France a autorisé l’exportation de 7 cargaisons d’atrazine vers la Chine, le Pakistan, l’Azerbaïdjan, le Soudan, l’Ukraine et la Suisse.

Toutefois, les quantités de produits exportées ne sont pas indiquées.

Si l'on remonte dans l'historique des exportations, l'on découvre que l'Hexagone a autorisé au total 142 envois d'atrazine depuis 2004.

Ainsi, l'ONG Public Eye accuse la Suisse et la France - mais aussi les autres États signataires, soit l’Italie, les Pays-Bas, la Belgique et l’Espagne - de violer les termes de la Convention de Bâle et de celle de Bamako.

La première interdit "l’exportation de déchets dangereux et d’autres déchets dans les Parties qui ont interdit l’importation de tels déchets", la seconde stipule que sont considérés comme déchets dangereux "les substances dangereuses qui ont été frappées d’interdiction [...] dans les pays de production pour des raisons de protection de la santé humaine ou de l’environnement".

Or le Cameroun, qui a reçu son lot de pesticides dangereux de la Suisse, est signataire de la Convention de Bamako. Tout comme le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, l’Ethiopie, le Mali et le Soudan, qui ont reçu au total 33 cargaisons d'atrazine de la France depuis 2004.

"Une violation des droits humains"

"Pour les Rapporteurs spéciaux des Nations Unies sur les déchets toxiques et sur le droit à l’alimentation, le fait d’exposer la population d’autres pays à des toxines dont il est avéré qu’elles provoquent de graves problèmes de santé, et peuvent même entraîner la mort, constitue une violation des droits humains", rappelle l'ONG Public Eye, qui a interpellé le parlement suisse via la conseillère nationale (équivalent d'une députée en France) écologiste Lisa Mazzone.

Pour les pays de l'Union européenne, "c'est le ministère de l'Environnement qui est responsable de ces autorisations d'exportations", indique l'ECHA. Pour l'instant, en France, c'est silence radio du côté du ministère de la Transition écologique et solidaire.

Or l'urgence est de mise, selon l'ONG suisse. "Les pesticides sont à l’origine de quelque 200.000 décès par intoxication aiguë chaque année, dont 99 % surviennent dans les pays en développement", rappelle-t-elle.

La France et la Suisse exportent des pesticides interdits vers les pays en développement.
Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Nutrition
commenter cet article
3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 17:54

Prévention primaire par statines après 75 ans, pas de bénéfice

On estime, approximativement, à 6 millions le nombre de sujets US âgés de 85 ans ou plus et il y en aura vraisemblablement 9 millions en 2030.

Une grande proportion d’entre eux consomment des statines, dans une optique de prévention primaire (PP) cardiovasculaire (CV).

Selon une étude récente, 8,8 % des plus de 79 ans étaient dans ce cas dans les années 1999-2000 mais ce pourcentage est passé à 34,1 % dans les années 2011- 2012.

Or, pour ces tranches d’âge, les données de la littérature quantifiant le rapport bénéfices /risques sont limitées, d’autant que le score de Framingham et l’élévation des lipides sériques sont de mauvais facteurs prédictifs CV au-delà de 85 ans. Récemment encore, l’US Preventive Services Task Force déplorait manquer d’éléments probants pour étayer la prise de statines en PP chez des adultes âgés asymptomatiques, du fait de l’hétérogénéité notable des travaux publiés et la faible, voire très faible, inclusion dans les essais cliniques de sujets âgés ou très âgés.

Une analyse a donc été menée, à partir de données secondaires issues d’un très large essai dénommé « Antihypertensive and Lipid Lowering Treatment to Prevent Heart Attack- Lipid Lowering Trial (ALLHAT-LLT) », afin de préciser au mieux le bénéfice éventuel de la prise de statines en PP chez des sujets de 65 à 74 ans ou de plus de 75 ans.

Il s’agit donc d’une sous analyse de la partie LLT de l’essai ALLHAT, conduit entre Février 1994 et Mars 2002 dans 513 sites cliniques US. Les participants, au nombre de 10 355, étaient des adultes ambulatoires, en bonne santé, de 55 ans au moins, hypertendus de stade 1 à 2 et présentant au moins un facteur de risque CV.

Etaient exclus ceux avec prise antérieure d’hypolipémiants, intolérance connue aux statines, altération significative des fonctions rénale ou hépatique ou encore porteurs d’une dyslipidémie secondaire.

Le taux initial de LDL-Cholestérol, à jeun, était compris entre 120 et 189 mg/dL et celui des triglycérides ne devait pas dépasser 350 mg/dL.

Pas d’effet favorable sur la mortalité globale ni sur l’incidence des événements coronariens

La sous-analyse inclut 2 867 participants de plus de 65 ans, hypertendus mais sans atteinte CV patente cliniquement.

Ils sont randomisés en 2 groupes, dans un rapport 1 :1, soit prise de 40 mg/j de pravastatine, soit soins courants, suivant les recommandations de leurs référents cliniciens.

Le suivi est trimestriel la première année, puis tous les 4 mois avec notification des événements pathologiques CV.

Le critère primaire étudié est la mortalité globale, toutes causes confondues.

Les critères secondaires sont la mortalité spécifique CV et les événements pathologiques coronariens.

Tous les calculs sont faits en intention de traiter, à l’aide d’un modèle multi varié incluant de nombreux paramètres (âge, sexe, prise d’aspirine, tabagisme actif, diabète de type 2, index de masse corporelle, pression artérielle).

Au total 1 467 des 2 867 participants sont dans le groupe pravastatine et 1 400 dans le groupe contrôle.

Le suivi moyen est, respectivement de 4,63 et 4,77 ans. Il y a 50,8 % de femmes. L’âge moyen (DS) est, selon les groupes, de 71,3 (5,2) ans et de 71,2 (5,2) ans ; le taux moyen (DS) de départ du LDL- Cholestérol respectivement de 147, 7 (19,8) mg/dl et de 147,6 (19,4) mg/dL.

Au terme de 6 années, il est à 109, 1 (35,4) mg/dL sous statines et à 126,8 mg/dL dans l’autre groupe.

Parmi les participants de plus de 75 ans, 86,7 % et 92,9 % prennent des anti hypertenseurs.

Seuls 77,9 % des sujets sous statines continuaient à en prendre à la fin de l’essai et, inversement, 29,0 % des sujets avec soins habituels en consommaient à cette date.

Il n’est constaté aucun bénéfice lié à la prise de statines, tant pour le critère primaire que pour les critères secondaires.

Dans la tranche d’âge 65-74 ans, la mortalité globale observée est plus élevée sous pravastatine, respectivement 141 vs 130 décès parmi les participants, soit un Hazard Ratio (HR) s’établissant à 1,08 (intervalle de confiance à 95 % [IC] : 0,85 -1,37 ; p = 0,55).

Après 70 ans, le HR est à 1,32 ([IC] : 0,98 - 1,84 ; p = 0,07). Dans le groupe des 65 à 74 ans, on note 76 événements pathologiques coronariens sous statines face à 89, le HR étant à 0,85 (IC : 0,62 - 1,05 ; p = 0,29).

Les taux d’AVC, de décompensations cardiaques et de cancer ne différent pas entre les 2 bras.

En analyse de régression multivariables, le HR ajusté s’établit, chez les sujets de 65 ans et plus, à 1,15 (IC : 0,94 - 1,39 ; p= 0,17) pour la mortalité globale.

Il est à 1,36 (IC : 0,98 - 1,89 ; p = 0,24) dans la tranche d’âge au-delà de 75 ans.

Aucune interaction significative n’est décelée entre groupe traité et âge.

D’accord avec PROSPER et JUPITER

Il ressort de ce travail que la mise sous statines en PP après 65 ans ne procure aucun bénéfice sur la mortalité globale, toutes causes confondues, ni sur la survenue d’événements pathologiques coronariens, comparativement au suivi de mesures hygiéno-diététiques habituelles.

Bien plus a pu être notée une tendance, non significative, à l’augmentation de la mortalité sous statines après 75 ans.

Ces constatations peuvent être, en partie au moins, liées à la survenue d’effets délétères sous statines plus fréquents avec l’âge, plus particulièrement pathologie musculaire, voire troubles cognitifs, notamment en cas de troubles cognitifs légers ou de démence préexistante.

Les résultats de ce travail rejoignent ceux de publications antérieures.

Ainsi l’étude PROSPER (Prospective Study of Pravastatin in the Elderly at Risk), auprès de 3 229 participants âgés, avec un suivi moyen de 3,2 ans, avait retrouvé un taux de mortalité de 8,8 % sous placebo vs 9,6 % sous statine.

L’essai JUPITER (Justification for the Use of Statines in Prevention : Intervention Trial Evaluating Rosuvastatine) avait inclus, pour sa part, 5 695 sujets de plus de 70 ans, indemnes, à l’entrée, de pathologie CV mais présentant une élévation de la C réactive Protéine à 2 mg/L ou plus. Il a été observé, sous rosuvastatine, une mortalité de 1,63/100 personnes-années vs 2,04/100 sous placebo, cette différence n’étant toutefois pas significative (p = 0,09).

Plus récemment l’étude HOPE-3 (Heart Outcomes Prevention Evaluation) a enrôlé des hommes de plus de 55 ans et des femmes de plus de 65, avec au moins d’un facteur de risque CV répartis en 2 groupes : rosuvastatine contre placebo. Après un suivi médian de 5,6 ans, il n’était décelé aucun bénéfice sous statines, la mortalité globale se situant à 5,3 vs 5,6 % (différence non significative) malgré une baisse des évènements pathologiques CV létaux ou non (3,7 vs 4,8 %).

Un des points forts de ce travail tient dans l’inclusion d’une vaste population de sujets âgés, voire très âgés.

A l’inverse, ses auteurs signalent qu’il s’agit d’une analyse secondaire, post- hoc.

Ils rappellent également que les participants ne prenaient pas de statines antérieurement à l’inclusion et que les résultats eussent pu être différents en cas de prise dès un plus jeune âge.

En outre, les effets secondaires n’ont pas été notifiés durant le suivi et la puissance statistique de l’étude a pu être insuffisante.

Enfin, il s’est agi d’un essai ouvert, donc avec risque de biais et le croisement entre les 2 groupes a été conséquent.

En conclusion, cette analyse secondaire de sujets âgés ayant participé à l’ essai ALLHAT-LLT démontre qu’ il n’ existe aucun bénéfice sur la mortalité globale ou la survenue d’ évènements pathologiques coronariens quand un traitement , en PP, est débuté chez des individus de plus de 65 ans, porteurs d’ une hypertension et d’ une dyslipidémie modérées. Il révèle , en outre, une tendance, non significative, à la hausse de la mortalité globale sous pravastatine des sujets les plus âgés, de 75 ans ou plus.

Dr Pierre Margent

RÉFÉRENCES Han B et coll. :

Effect of Statin Treatment vs Usual Care on Primary Cardiovascular Prevention among Older Adults. ALLHAT-LLT. JAMA Intern Med., 2017

Prévention primaire par statines après 75 ans, pas de bénéfice.
Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Nutrition
commenter cet article
3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 11:47

document de 1987:

http://www.ina.fr/video/CAB87033958

Déjà , il y a 30 ans, le même discours sur le Lyme (méconnaissance , errance médicale, manque de recherche, cas psychiatriques ...)

Maladie de Lyme Video de 1987... discours inchangé en 30 ans..
Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Infections froides
commenter cet article
3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 11:44

Eric Oden, 40 ans et technicien de la fédération départementale de chasse en Creuse, se bat pour faire reconnaître sa maladie de Lyme en tant que maladie professionnelle.

Une première en France !

L'histoire d'Eric Oden est rythmée depuis trois ans par une fatigue excessive et des douleurs articulaires intenses récurrentes. Technicien à la fédération départementale de la chasse de la Creuse,

Eric passe beaucoup de temps à faire du comptage d'animaux.

Eric est informé sur la maladie de Lyme. Face à ses douleurs chaque jour un peu plus présentes, il en parle à son médecin qui lui prescrit une analyse de sang.

Le test Elisa est négatif.

Selon le médecin, Eric n'est pas atteint de cette maladie.

Mais ses douleurs se poursuivent ainsi qu'une très grande fatigue.

Un an après, son état s'est détérioré. Il fait le second test, Western Blot, prescrit par son médecin traitant.

Ce test prouve la présence d'IgM anti Borrelia Burgdorferi. Eric est bien atteint d'une maladie de Lyme.

Des traitements antibiotiques lui sont administrés, son état s'améliore.

Mais Eric souhaite que cette maladie soit reconnue en tant que maladie professionnelle.

Mais c'est un véritable parcours du combattant, un combat mené devant le tribunal des Affaires Sociales de Guéret.

Le tribunal devrait rendre son jugement le 23 août prochain.

Maladie de Lyme, maladie professionnelle ?

Reportage d'Isabelle Rio et Margaux Blanloeil

Liste des intervenants : Jean-François Dubois, avocat au Barreau de Paris. Eric Oden, technicien cynégétique

Une plainte au pénal

En février 2017, une habitante du Cantal, souffrant de l'infection transmise par les tiques, a déposé plainte contre X pour tromperie aggravée.

Elle dénonce un scandale sanitaire.

C'est une première en France. Cette plainte met directement en cause la responsabilité des laboratoires et des autorités sanitaires.

Selon le quotidien Aujourd'hui en France, "après moultes consultations et deux sérologies négatives, cette femme a su qu'elle était malade de Lyme en faisant passer son dossier pour celui d'une chienne dans un laboratoire vétérinaire".

Cette femme s'estime victime de la faillite des tests de diagnostique utilisés depuis des années en France.

Par Angélique Martinez Publié le 01/06/2017

Maladie de Lyme comme maladie professionnelle ?
Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Infections froides
commenter cet article
3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 08:24

Alerte sur les "ciseaux génétiques"

Des chercheurs tirent la sonnette d'alarme : la technologie d'édition du génome CRISPR-Cas9, testée sur des souris, entraîne des mutations "inattendues".

PAR ANNE JEANBLANC

La technologie CRISPR-Cas9, ces fameux « ciseaux génétiques » inventés par deux femmes (L'Américaine Jennifer Doudna et la Française Emmanuelle Charpentier) et capables de modifier le génome, devait ouvrir un immense champ des possibles et notamment permettre de très grandes avancées dans les domaines de la médecine et de l'agriculture.

Mais l'appel à la prudence, lancé par Kellie Schaefer de l'université d'Iowa City et ses collègues dans la revue Nature Methods de juin, risque de tempérer cet enthousiasme.

Car utilisée chez l'animal pour corriger une maladie, CRISPR-Cas9 a entraîné un taux élevé de mutations imprévues.

Elle pourrait donc être moins sûre que prévu.

En pratique, cette technologie – dite d'édition ou encore d'ingénierie du génome – utilise une enzyme capable de couper l'ADN (un « ciseau à ADN »), couplée à un ARN spécifique afin de cibler précisément la séquence d'ADN que l'on veut modifier.

Elle est souvent décrite comme assez précise pour ne modifier que quelques lettres sur les milliards que compte notre ADN.

Grâce à elle, il est donc possible d'inactiver un gène, d'ajouter des séquences d'ADN ou encore de modifier une séquence, par exemple pour corriger une mutation responsable d'une maladie.

Jusqu'à présent, les études conduites in vitro, sur des cellules en cultures, laissaient supposer que cette technique agissait seulement sur la séquence d'ADN à modifier, sans toucher au reste du génome.

On pensait qu'il en allait de même in vivo, donc chez l'animal et chez l'homme.

Des essais déjà en cours

Or, en analysant le génome entier de deux souris qui avaient été traitées pour une maladie oculaire avec la technologie CRISPR-Cas9, les chercheurs américains ont remarqué plus de 1 500 modifications « inattendues » de l'ADN ailleurs sur les chromosomes.

Près de la moitié d'entre elles se situaient dans des zones contenant des gènes connus, donc avec un risque potentiel de créer des complications pathologiques.

De plus, la majorité des mutations détectées étaient observées de façon identique chez les deux rongeurs.

Bien que ces derniers n'aient pas présenté d'anomalie visible, il existe toujours un risque que des complications surviennent ultérieurement ou que des problèmes soient transmis aux générations suivantes, notent les chercheurs.

Ils estiment qu'avant de passer à des essais chez l'homme, il va donc falloir étudier de façon plus approfondie ce risque potentiel de « mutations off-target ».

Selon eux, « des travaux sont nécessaires pour améliorer la fidélité » de cette nouvelle technologie si l'on veut l'utiliser sans danger.

C'est ce que précise un communiqué de l'université Columbia à New York.

Or quelques essais sont déjà en cours, notamment une étude clinique en Chine.

Et une autre devrait démarrer l'an prochain aux États-Unis…

Publié le 02/06/17 Source lepoint.fr

Alerte sur les "ciseaux génétiques" CRISPR-Cas9.
Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
commenter cet article
3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 07:58

Une étude démontre que les prescriptions anti-cancer peuvent être influencées par des liens existants entre laboratoires et médecins.

Dans la série « les études qui dérangent », un travail qui va être présenté le 3 juin à l’Asco (congrès américain sur le cancer à Chicago) jette un joyeux pavé dans la mare. Aaron Mitchell, oncologue, et sa collègue Stacie Dusetzina, épidémiologiste, tous deux de l’université de Caroline du Nord à Chapel Hill ont voulu étudier les liens parfois sulfureux entre laboratoires et cancérologues pour mieux évaluer l’importance des conflits d’intérêt dans les prescriptions des oncologistes.

Ici, seuls les avantages tels que le paiement des repas, les invitations à des congrès - et non le soutien des travaux de recherche- ont été pris en considération.

Les auteurs se sont intéressés à des cancers pour lesquels les choix de traitements sont variés, en raison de la diversité des molécules commercialisées.

Deux cancers répondant à ces critères, celui du rein avec métastases et la leucémie myéloide chronique, ont été choisis.

Le choix n’est pas du tout neutre ! Les chercheurs ont donc voulu savoir si le choix final établi par les prescripteurs parmi les différentes molécules disponibles sur le marché pouvait être influencé par les liens qu’ils entretiennent ou pas avec les laboratoires.

Ils ont alors analysé les prescriptions et ont comparé celles des médecins exempts de tout lien avec les firmes à ceux qui avaient bénéficié de certaines largesses.

Résultat, le choix n’est pas du tout neutre ! "Idéalement, les options thérapeutiques devraient être uniquement basées sur la preuve médicale et la préférence des patients", a déclaré le Dr Aaron Mitchell.

De son côté, sa collègue, le Dr Stacie Dusetzina a elle aussi réagi : "Ce modèle est inquiétant car les efforts de promotion des entreprises pharmaceutiques ont tendance à se concentrer sur les nouveaux produits, ce qui peut orienter vers des traitements plus coûteux".

Ce travail n’est pas le premier du genre, d’autres études par le passé ont déjà démontré ces liens parfois sulfureux et toujours complexes à appréhender.

Nul doute que dans ce domaine, la répétition à l’avenir de ce type d’études ne pourra que contribuer à une meilleure prise de conscience.

Mais au fait, combien de congressistes réunis à Chicago sont-ils invités ?

L'étude qui montre les liens entre labos et cancérologues. Présentée au congrès américain sur le cancer de Chicago. Malaise...
Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
commenter cet article
3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 07:40

42 % des Français sont prêts à téléconsulter mais les pouvoirs publics sont réticents.

C'était une promesse du candidat Macron : développer les téléconsultations pour répondre aux déserts médicaux et à l'encombrement des urgences.

La France est-elle prête ?

Le veut-elle ? Pas sûr.

Selon une étude* réalisée par BVA pour la société Zava (site de consultations médicales), que nous dévoilons, plus d'un Français sur deux (51 %) a déjà utilisé un service en ligne d'accès aux soins.

Ainsi, un Français sur trois a déjà pris un rendez-vous médical grâce à Internet, un sur quatre a acheté des médicaments en ligne (sans ordonnance) et, enfin, 3 % ont déjà consulté un médecin en ligne.

Au final, 42 % des sondés se disent prêts à téléconsulter.

Les Français paraissent donc mûrs pour la médecine digitale.

Dans ce contexte, Zava, un nouveau service de téléconsultations, avec diagnostic et prescription, a ouvert en juin dernier en France.

Le premier du genre.

Quatre médecins francophones salariés installés à Londres (Royaume-Uni) répondent aux patients.

Créé en 2011 au Royaume-Uni, Zava est disponible dans six pays.

Sur zavamed.com, le patient remplit un dossier détaillé, joint éventuellement des photos, et un médecin le contacte par mail ou par téléphone.

L'ordonnance, émise au Royaume-Uni et valable en France selon la réglementation européenne, est envoyée sous trois heures à la pharmacie du patient.

Mais les 25 € de consultation restent à sa charge, les consultations de télémédecine n'étant toujours pas remboursées en France.

Une nouvelle expérimentation en cours.

«Ce qui coince ? C'est la longueur des procédures d'autorisation, analysent les avocates Nathalie Beslay et Joséphine Flament, expertes en santé.

Ensuite, pour qu'elles soient remboursées, il faut inscrire les consultations dans la nomenclature.

Enfin, les agences régionales de santé (NDLR : qui délivrent les autorisations) n'apprécient pas ce modèle économique et font barrage.

Elles protègent le système actuel et redoutent une dérive des remboursements.»

Il y aurait donc une résistance politique au déploiement de la télémédecine.

Après un échec, une seconde expérimentation nationale dénommée «Etape» est en cours sous l'égide du ministère de la Santé.

Ses conclusions sont attendues pour... 2019.

«Il y a pourtant une vraie demande, pour des problèmes intimes ou par manque de temps, insiste Roxane Ferrand, directrice de Zava France.

C'est pratique, rapide et confidentiel.» Un vrai gros chantier donc pour la nouvelle ministre de la Santé, Agnès Buzyn. *

Sondage BVA pour Zava réalisé en avril auprès de 1 000 personnes âgées de plus de 18 ans.

Téléconsultation: les français sont prêts, l'état beaucoup moins ...
Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
commenter cet article
3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 07:18

Le bleu de méthylène ralentirait le vieillissement de la peau

Connu depuis plus de cent ans, cet antioxydant bon marché et sans danger ralentit les signes du vieillissement dans des cellules de peau humaine en culture.

Des applications en cosmétique pourraient voir le jour.

En vieillissant, la peau évolue : des rides apparaissent, la peau s’assèche, s’amincit, devient moins élastique et cicatrise moins bien.

Quand elle est soumise à des facteurs agressifs (UV, fumée, polluants…), de nombreux radicaux libres sont produits et accélèrent son vieillissement.

Le stress oxydatif étant la cause majeure, l’application d’antioxydants pourrait avoir un effet anti-âge.

Mais quels antioxydants utiliser ?

Le bleu de méthylène est un produit qui a été fabriqué pour la première fois en 1876.

Il est déjà utilisé en médecine comme antiseptique et contre le paludisme.

Les membranes biologiques la laissent facilement passer : soluble dans l’eau et dans des solvants organiques, cette molécule entre même dans les compartiments cellulaires, comme les mitochondries ou le noyau.

Il a été montré que le bleu de méthylène avait des effets neuroprotecteurs dans la maladie d’Alzheimer.

Une étude parue dans Scientific Reports a analysé le potentiel anti-âge du bleu de méthylène sur la peau humaine.

Les chercheurs de l’université du Maryland ont testé son action pendant quatre semaines sur des cellules de sujets en bonne santé et souffrant de progéria (une maladie génétique dans laquelle le vieillissement est accéléré).

En plus du bleu de méthylène, trois autres antioxydants ont été testés : la N-acétyl-L-cystéine (NAC), MitoQ et MitoTEMPO (mTEM).

Un antioxydant puissant pour les soins de la peau

Lors de ces expériences, le bleu de méthylène a surpassé les trois autres antioxydants, en améliorant des signes du vieillissement chez les cellules des personnes en bonne santé et des patients : le bleu de méthylène était le plus efficace pour stimuler la prolifération des fibroblastes (les cellules de la peau qui fabriquent le collagène) et retarder la sénescence cellulaire.

Le traitement réduisait les dérivés réactifs de l’oxygène (les radicaux libres) des fibroblastes.

Ensuite, c’est le mTEM qui semblait le plus efficace. Les chercheurs ont testé le bleu de méthylène dans des fibroblastes de donneurs plus âgés (plus de 80 ans) pendant quatre semaines.

À la fin du traitement, les cellules montraient des améliorations, comme une diminution de l’expression de gènes marqueurs du vieillissement cellulaire. Pour aller plus loin et se rapprocher de la peau vivante, les chercheurs ont employé un modèle de peau artificielle : formée de cellules vivantes, cette peau comprenait les principales couches du tissu dermique, mais était dépourvue de follicules pileux et de glandes sudoripares.

Dans ce modèle, la peau traitée au bleu de méthylène conservait plus d’eau et était plus épaisse, deux caractéristiques typiques d’une peau jeune.

L’application du bleu de méthylène favorisait également la cicatrisation.

Le modèle de peau a aussi servi à tester des crèmes cosmétiques contenant du bleu de méthylène.

Les résultats suggèrent que le bleu de méthylène causait peu d’irritation, même à de fortes concentrations.

Encouragés par ces résultats, les chercheurs, qui précisent qu’aux très faibles concentrations utilisées, les tissus ne sont pas colorés, espèrent développer des cosmétiques pour permettre aux consommateurs de bénéficier des propriétés du bleu de méthylène.

Source : futura-sciences.com

Mitochondries:

Une goutte de solution de bleu de méthylène à 2% (un colorant utilisé sur les aliments) chaque jour peut ralentir le vieillissement de nos cellules et améliorer le fonctionnement de nos mitochondries (FASEB J. 2008).

Le bleu de méthylène ralentirait le vieillissement de la peau. Stimulation des fibroblastes et des mitochondries.
Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Nutrition
commenter cet article
3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 07:07

Prévention du cancer colorectal par l'acide folique: mécanismes moléculaires et preuves épidémiologiques (Revue).

Ströhle A, et al. Int J Oncol. 2005.

Des études épidémiologiques suggèrent qu'un régime riche en fruits et légumes protège contre le cancer colorectal.

Cet effet peut résulter de leurs niveaux élevés d'acide folique (acide pteroylglutamique).

L'acide folique détient une position clé dans la synthèse et la mitose de l'ADN ainsi que la méthylation de l'ADN et la régulation de l'expression des gènes.

La carence en acide folique a été associée à une hypo- et à une hyperméthylation d'ADN spécifique au site et au gène.

En outre, la synthèse du thymidylate est limitée par une carence en acide folique qui provoque une mauvaise incorporation des nucléotides et des ruptures de fil d'ADN.

Beaucoup de preuves épidémiologiques confirment l'hypothèse selon laquelle l'apport insuffisant d'acide folique favorise le développement de tumeurs colorectales, en particulier les études prospectives ont soutenu cette connexion.

Cependant, les données des études de cas-témoins sont moins cohérentes.

Les polymorphismes fonctionnels dans les gènes métabolisant le folate, en particulier la méthylène tétrahydrofolate réductase (MTHFR) sont capables de modifier le risque de cancer colorectal.

Des études observationnelles montrent que les personnes atteintes du génotype homozygote pour le polymorphisme MTHFR (677C -> T) présentent un risque plus élevé lorsque l'approvisionnement en acide folique est faible.

Actuellement, il n'y a que peu d'essais d'intervention humaine qui montrent que l'acide folique peut modifier et inhiber le développement de tumeurs colorectales.

D'autres études sont nécessaires pour déterminer si l'acide folique sera un agent utile dans la prévention du cancer colorectal.

PMID 15870856 [PubMed - indexé pour MEDLINE]

Full text

https://www.spandidos-publications.com/ijo/26/6/1449

Prévention du cancer colorectal par l'acide folique: mécanismes moléculaires et preuves épidémiologiques.
Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Nutrition
commenter cet article
3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 06:36

L'étude en phase précoce d'un médicament qui imite l'acide folique pour attaquer les cellules cancéreuses des ovaires pourrait être prometteuse pour les femmes qui cessent de répondre au traitement traditionnel.

Acide folique et cancer.

Experimental ovarian cancer treatment looks 'very promising', researchers say

https://www.theguardian.com/society/2017/jun/02/ovarian-cancer-new-treatment-shrink-tumors?CMP=Share_iOSApp_Other Dr Jean Pierre Lablanchy +33630657678

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Nutrition
commenter cet article