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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 19:24

L’impact des particules fines sur la mortalité, même à des taux faibles, se confirme en France


Le « Bulletin épidémiologique hebdomadaire » (BEH) publie les chiffres du Programme de surveillance air et santé (Psas) de l’Institut de veille sanitaire (InVS) sur la période 2007-2010 avec huit villes supplémentaires portant à 17 le nombre d’agglomérations urbaines incluses.

 

Le constat qui y est fait confirme les précédents.

 

Les particules fines PM10 (diamètre inférieur à 10 microgrammes), même à des concentrations réglementaires (40 microgrammes/m3) et inférieures, augmentent la mortalité non accidentelle à court terme, quelques jours après l’exposition.


17 agglomérations urbaines


Les 8 villes supplémentaires, « sélectionnées sur des critères de population (≥ 100 000 habitants) et de disponibilité de données environnementales », permettent une meilleure représentation géographique. Ont participé les agglomérations de : Bordeaux, Dijon, Le Havre, Lille, Lyon, Marseille, Montpellier, Nancy, Nantes, Nice, Paris, Rennes, Rouen, Strasbourg, Toulouse et Lens-Douai.


Les 17 villes totalisaient plus de 15 millions d’habitants, dont 43 % à Paris. Paris représentaient 37 % des décès toutes causes observées. Les températures annuelles variaient de 10,4 °C (Rouen) à 16,1 °C (Nice).

 

En moyenne annuelle, aucune ville ne dépassait la valeur réglementaire européenne de 40 microgrammes/m3, mais seule Dijon respectait la valeur guide de l’OMS fixée à 20 microgrammes/m3. Les concentrations moyennes étaient plus faibles en été et plus élevées en hiver, respectivement de 21 microgrammes/m3 et 30 microgrammes/m3 en moyenne, sur l’ensemble des 17 villes.


L’été, une saison à risque


Une augmentation de 10 microgrammes/m3 de PM10 du jour et de la veille (lag 0-1) et des 2 à 5 jours précédents (lag 2-5) se traduit par une augmentation de 0,51 % de la mortalité non accidentelle. L’effet des PM10 est plus important aux lags 2-5, sauf en été. En été, une augmentation de 10 microgrammes/m3 se traduit par une augmentation de 1,30 % de la mortalité non accidentelle le jour suivant.


Le plus fort impact se trouve pendant l’été, en particulier pour la mortalité cardiovasculaire (aux lags 0-1 et 2-5) et pour la mortalité non accidentelle (au lag 0-1). Pour les auteurs, « en été, une partie de l’effet attribué aux PM10 pourrait provenir de l’ozone et non de la chaleur ». Mais il se pourrait qu’il existe malgré tout des « synergies entre l’effet de la température et des PM, soit en exacerbant des mécanismes physiopathologiques, soit en modifiant l’exposition (temps passé à l’extérieur, ouverture des fenêtres...) ». L’étude plaide pour la diminution des niveaux de particules fines en France, « tant (pour) les pics que (pour) les niveaux de fond ».


Dr Irène Drogou  06/01/2015  QDM

BEH 1-2, daté du 6 janvier 2015

 

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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 19:12

Cancers oropharyngés : alcool, tabac, HPV et…les dents !

L’augmentation de l’incidence des cancers bucco-pharyngés chez les non-fumeurs suggère l’intervention d’autres carcinogènes que le tabac et l’alcool.

 

Le rôle du papillomavirus (HPV) est connu, mais quelques études suggéraient aussi un lien possible entre une irritation chronique de la muqueuse buccale par les dents ou les prothèses dentaires et le développement d’un carcinome épidermoïde, mais les éventuelles lésions dentaires sont rarement précisées dans le bilan des cancers oro-pharyngés.

 

Aussi une équipe australienne s’est-elle attachée à rassembler des arguments indirects en faveur du rôle oncogène potentiel de l’irritation muqueuse chronique par les dents et de son interaction avec l’HPV.

 

Une analyse rétrospective de 724 patients adressés pour des cancers bucco-pharyngés dans un centre de référence entre 2001 et 2011 confirme l’importance grandissante de la proportion de non-fumeurs (22 % pour les tumeurs buccales, 14 % pour les localisations oropharyngées) : il s’agit plus souvent de femmes (61 % de tous les cancers de la cavité buccale mais seulement 25 % des tumeurs oro-pharyngées.

 

Chez tous les patients, les cancers de la cavité buccale se situent préférentiellement sur le bord latéral de la langue dans toute la population, mais de façon plus marquée chez les non-fumeurs (66 %) que chez les fumeurs (33 %, p < 0,001).

 

Pour les auteurs, ces données indiquent l’existence d’un élément favorisant le cancer à ce niveau, or le bord de la langue est particulièrement exposé aux traumatismes dentaires chroniques.

 

L’implication de ces derniers serait proportionnellement moindre chez les fumeurs, où le facteur oncogène qu’est le tabac affecte tout l’oropharynx.

 

Les cancers de la muqueuse buccale et gingivale surviennent essentiellement chez les sujets les plus âgés, ce qui pourrait soulever le rôle des frottements liés aux prothèses dentaires.

 

Chez 26 patients, la tumeur s’était développée dans une zone très proche d’anomalies dentaires.

 

 L’HPV est mis en cause dans le développement des cancers ORL, surtout chez les patients les plus jeunes sans antécédents alcoolo-tabagiques.

 

Il pourrait constituer un cocarcinogène des traumatismes dentaires chroniques, les lésions liées à l’HPV se développant préférentiellement sur les zones déjà irritées.

 

Cette étude, la première de cette ampleur sur le sujet n’apporte pas la preuve directe du rôle des irritations dentaires dans le développement des cancers buccaux, mais indique toutefois qu’ils surviennent principalement sur les sites potentiellement lésés par des aspérités dentaires ou les prothèses.

 

Des arguments qui ne peuvent qu’inciter les médecins à surveiller plus systématiquement l’état dentaire de leurs patients et à intégrer un bilan dentaire précis dans toutes les études menées sur les tumeurs oro-pharyngées.

 

Dr Maia Bovard-Gouffrant

Référence
Perry BJ et coll. : Sites of Origin of Oral Cavity Cancer in Nonsmokers vs Smokers: Possible Evidence of Dental Trauma Carcinogenesis and Its Importance Compared With Human Papillomavirus, JAMA Otolaryngol Head Neck Surg. 2014; publication avancée en ligne le 6 novembre. doi:10.1001/jamaoto.2014.2620

http://www.jim.fr

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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 10:15

La flore intestinale influence notre appétit

 

Les bactéries présentes dans les intestins ont une action beaucoup plus importante que de simplement faciliter la digestion. Et si notre flore intestinale était responsable de troubles alimentaires comme l’anorexie et la boulimie ? Explications

 


 

Longtemps, l’anorexie mentale et la boulimie, ces deux dérèglements du comportement alimentaire, ont été considérées comme des symptômes d’un déséquilibre d’ordre psychologique. Mais la découverte faite par Serguei Fetissov et ses collègues de l’unité "Nutrition, inflammation et dysfonction de l’axe intestin-cerveau" de l’Inserm, à Rouen, pourrait bien bouleverser la donne.


100.000 milliards de bactéries intestinales


Les chercheurs ont en effet trouvé que, sous l’effet du stress, certaines bactéries présentes dans notre système digestif pourraient modifier leur comportement et, de fait, influer... sur le nôtre. L’ensemble de ces bactéries, au nombre de 100.000 milliards, forme ce que l’on appelle le microbiote intestinal. Réunies, elles pèsent autour de 1,5 kg et sont dix fois plus nombreuses que toutes les cellules de notre corps. Sous l’influence d’un stress, certaines produisent une protéine (ClpB) qui a une particularité étonnante que les chercheurs ont détaillée dans leur étude parue dans la revue Plos One : elle mime l’hormone de la satiété, la mélanotropine.

Autrement dit, elles pourraient envoyer au cerveau un message chimique régulant l’appétit. C’est du moins ce que laissent penser des travaux de l’Inserm sur une soixantaine de personnes souffrant de troubles alimentaires. Toutes possèdent, en effet, davantage d’anticorps reconnaissant à la fois l’hormone et la protéine bactérienne. Des expériences concordantes ont également été menées sur des souris. Exposées à des bactéries produisant la ClpB, ces animaux perdent rapidement du poids avant de réduire leur alimentation.

De là à émettre des hypothèses sur les origines biologiques de l’anorexie, il n’y a qu’un pas qu’est prêt à franchir Serguei Fetissov : "Il y a dix ans, personne ne voulait entendre que le microbiote influe sur le comportement. Aujourd’hui, nous pouvons reconstituer un scénario pour l’origine microbienne des troubles alimentaires." Le scénario serait le suivant : sous l’effet d’un stress psychologique (dû à une situation familiale difficile, par exemple), des bactéries du microbiote produiraient davantage de ClpB qui, en passant dans le sang, ferait chuter l’appétit.


Des antibiotiques contre les bactéries pathogènes


Ce nouveau stress perturberait en retour la muqueuse intestinale, qui deviendrait plus perméable aux bactéries. Le système immunitaire, stimulé par ce dérèglement, produirait des anticorps contre la ClpB qui affecteraient à leur tour durablement le comportement alimentaire. Une découverte qui ouvre, bien sûr, des pistes thérapeutiques.

"Nous pouvons envisager un nouveau type de traitement pour les troubles du comportement alimentaire, confirme Serguei Fetissov. Le patient pourrait être traité par antibiotiques afin d’éliminer en partie les bactéries pathogènes, puis il recevrait des bactéries bénéfiques, appelées probiotiques, pour protéger et consolider sa muqueuse intestinale." Des tests devront bien sûr être menés pour vérifier ces hypothèses et spécifier la durée de ce traitement éventuel. L’influence d’un autre composé bactérien, le lipopolysaccharide (LPS), est également progressivement mise au jour par les chercheurs et serait largement impliquée dans des pathologies comme l’obésitéet le diabète de type II.

"Le LPS, issu des bactéries dites à Gram négatif, est une molécule très inflammatoire, précise Nathalie Castanon de l’unité de psycho-neuro-immunologie et nutrition de l’Inra, à Bordeaux. Nous venons de montrer que son passage dans le sang lors d’une alimentation de type occidental, riche en graisses saturées, induit la production de substances qui affectent le fonctionnement du cerveau chez la souris. Ce mécanisme pourrait expliquer les troubles anxieux et dépressifs qui accompagnent souvent l’obésité due à la “malbouffe”." L’organisme serait ainsi "intoxiqué" par des substances produites par le microbiote suite à l’altération de la perméabilité du côlon due à une alimentation déséquilibrée ou au stress (voir l’infographie ci-dessous). 

 

Obésité et diabète de type II pourraient découler de l’inflammation provoquée par le passage de certaines bactéries avec LPS à travers la paroi intestinale quand celle-ci est rendue moins étanche par une alimentation déséquilibrée.

© Betty Lafon / Sciences et Avenir

 

 

Le besoin de calmer cette anxiété par la nourriture ou la boisson ne ferait que renforcer cet "effet boule de neige". "On pensait que l’on était déprimé en raison de son obésité, mais l’inverse est probablement aussi vrai, ajoute Nathalie Castanon. Et agir grâce à des probiotiques pourrait offrir une nouvelle possibilité de casser ce cercle vicieux."

Un rôle plus direct des bactéries intestinales dans l’obésité était déjà apparu dès 2006 quand des chercheurs américains de l’université Washington de Saint Louis (Missouri) ont montré que le transfert du microbiote de souris obèses à d’autres souris sans microbiote suffisait à les faire grossir anormalement. En 2013, une équipe franco-américaine est parvenue à montrer que c’était également le cas en utilisant des bactéries propres au système digestif humain. Ainsi, en ajoutant des éléments du microbiote de personnes minces chez les souris, les chercheurs les ont protégées de l’obésité.


Faible diversité bactérienne et syndrome métabolique


La recherche sur le génome du microbiote intestinal des personnes obèses effectuée avec le projet européen MetaHIT (Metagenomics of the Human Intestinal Tract) a révélé qu’une faible diversité bactérienne caractérise les personnes à risque de contracter un syndrome métabolique, ensemble de troubles glycémiques, lipidiques ou vasculaires liés à l’obésité et qui peut notamment conduire à un diabète de type II. Enfin, une étude coordonnée par Karine Clément, de l’Institut de cardiométabolisme et de nutrition (Ican) et de l’université Pierre-et-Marie-Curie à Paris, vient de montrer que plus le régime alimentaire est riche en pommes de terre, sucreries et boissons sucrées de synthèse, plus les personnes en surpoids présentent des marqueurs d’inflammation métabolique et un microbiote appauvri.

Peu diversifié, le système intestinal des personnes obèses ou souffrant d’un diabète de type II semble aussi manquer singulièrement de certaines bactéries bénéfiques. Une famille d’entre elles, les Christensenellaceae, est capable, à elle seule, de corriger la transmission de l’obésité chez la souris lorsqu’elle est ajoutée au microbiote. Cela a été révélé dans une vaste étude menée par des chercheurs américains de l’université Cornell (Ithaca, État de New York), publiée cette année, qui a comparé plus de 400 jumeaux obèses ou non.

Une autre bactérie, Akkermansia muciniphila, rare chez les souris obèses, avait déjà étéassociée à une amélioration du métabolisme et à une réduction de l’inflammation par l’équipe de Patrice Cani à l’Université catholique de Louvain (Belgique), en 2013. Et ce pouvoir thérapeutique de certaines bactéries avait aussi été suggéré dès 2012 par la première transplantation de matière fécale d’un volontaire mince à des patients atteints d’un syndrome métabolique. L’expérience, réalisée par l’équipe de Fredrik Bäckhed à l’université de Göteborg (Suède), a permis de corriger temporairement leur glycémie élevée à jeun.


Une alimentation riche en fibres change le microbiote


Le point commun de toutes ces bactéries bénéfiques ? Elles sont capables de digérer dans le côlon certains sucres complexes composant les fibres végétales. Elles produisent alors des acides gras à chaînes courtes, tels que le butyrate, l’acétate ou le propionate. Or le butyrate est la source d’énergie privilégiée des cellules épithéliales du côlon qui forment normalement une paroi étanche aux bactéries. De plus, ces petits acides gras, qui diffusent facilement, sont aussi connus pour leur puissant effet anti-inflammatoire sur le système immunitaire.

Plus étonnant encore, ils vont stimuler — par l’intermédiaire des nerfs vague et spinaux innervant les intestins — la production de glucose, comme l’ont montré Gilles Mithieux et son équipe Nutrition et cerveau de l’Inserm, à Lyon. "Cette production de glucose réduit la sensation de faim et le besoin d’accumuler de l’énergie par l’organisme, précise le chercheur, ce qui fait perdre du poids aux animaux." Adopter une alimentation riche en fibres produit un changement rapide et profond du microbiote en faveur de bactéries capables de réguler l’appétit. "On sait depuis longtemps que la consommation de fibres végétales réduit les risques d’obésité, de diabète et de troubles cardiovasculaires, conclut le chercheur. L’explication de cet effet bénéfique réside probablement pour une bonne part dans ces bactéries."

Manger des fruits et des légumes pour conserver la santé ? Le slogan est bien connu mais un détour par notre microbiote permet désormais de comprendre pourquoi.

 

Par Pierre Kaldy


NUMÉRIQUE. Cet article est extrait de Sciences et Avenir 810, en vente en décembre 2014 / janvier 2015. Le magazine est disponible en version digitale via l'encadré ci-dessous.

 

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5 janvier 2015 1 05 /01 /janvier /2015 08:28
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2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 12:42

 

Un organisme soumis à une dose très faible d'un agent chimique peut manifester une réponse opposée à celle observée pour une forte dose.

L’hormèse (du grec hórmēsis, mouvement rapide d'impatience, du grec ancien hormáein, mettre en mouvement) désigne une réponse de stimulation des défenses biologiques, généralement favorable, à des expositions de faibles doses de toxines ou d'autres agents générateurs de stress. À cause de ce mécanisme, un agent polluant ou toxique peut avoir un effet opposé suivant que la dose reçue est faible ou forte.

Par exemple, des souris irradiées par des fortes doses de rayonnement gamma ont un moindre risque de contracter un cancer lorsqu'elles ont été précédemment soumises à de faibles doses de rayonnement gamma1. 

On a pu observer un effet similaire de la dioxine sur des rats. Des facteurs de stress environnementaux susceptibles de produire des effets positifs de stimulation ont été parfois qualifiés de « eustress ».

En toxicologie, le phénomène d'hormèse se caractérise par une forme caractéristique de la courbe de relation dose / effet, qui change de signe pour les faibles doses, ce qui lui donne une forme en "U" ou en "J" (quand l'effet des fortes doses est compté positivement).

Les mécanismes biomédicaux par lesquels l'hormèse se manifeste ne sont pas bien compris. On pense globalement que la présence d'une faible dose de toxique déclenche certains mécanismes d'auto-réparation dans la cellule ou l'organisme, et ces mécanismes une fois activés sont suffisants pour non seulement neutraliser l'effet initial du toxique, mais également réparer d'autres défauts que le toxique n'avait pas provoqués.


http://fr.wikipedia.org/wiki/Horm%C3%A8se


Sur une réflexion du Dr Jacques Lacaze sur Lithium à petite dose

 

 

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2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 12:33

  Rôle des hydroxy-alkénals, dérivés de peroxydation lipidique,

dans la physiopathologie de l’insulino-résistance

 

Le stress oxydant semble implique dans le développement de la résistance périphérique a

l’insuline conduisant au diabète de type 2. Les membranes biologiques, par leur richesse en

acides gras polyinsaturés, constituent des cibles privilégiées pour les espèces oxydantes. La

peroxydation des membranes biologiques est ainsi a l’origine de la production de nombreuses espèces réactives parmi lesquelles les aldehydes 4-hydroxy-2-hexenal (HHE) et 4-hydroxy-2-nonenal (HNE), dérivant respectivement de la peroxydation des acides gras polyinsaturés des familles omega-3 et omega-6.

La présente étude démontre que la concentration plasmatique de HHE est augmentée chez l’homme et chez le rat au cours du diabète et qu’une injection intraveineuse de HHE conduit

au développement d’une résistance a l’insuline chez le rat. Sur des lignées de cellules musculaires

(L6C5) et d’adipocytes (3T3-L1) en culture, HHE et HNE provoquent une carbonylation

massive des protéines cellulaires et induisent une insulino-résistance en perturbant le transport de glucose ainsi que les voies de signalisation de l’insuline. Ces effets délétères peuvent être contrecarrés par une augmentation du glutathion réduit ou par des traitements antioxydants.

HHE et HNE peuvent également former des adduits covalents sur l’insuline, diminuant ainsi son effet hypoglycémiant in vivo et la stimulation du transport de glucose in vitro.

HHE et HNE sont impliqués dans le développement de l’insulino-résistance en perturbant à la fois les voies intracellulaires de signalisation et la fonction biologique de l’insuline.

Ils constituent donc des cibles pharmacologiques potentielles pour la prévention du diabète de type 2.

Mots clés Stress Oxydant, 4-hydroxy-2-hexenal (HHE), 4-hydroxy-2-nonenal (HNE), insulinorésistance, diabète, peroxydation lipidique

 

Thèse Soutenue publiquement le 20 septembre 2010 par

Nicolas PILLON devant L’INSTITUT NATIONAL DES SCIENCES APPLIQUÉES DE LYON

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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 11:24
Aperçus sur une nouvelle voie de régulation de l'apoptose pré-mitochondriale par un mimétique des glycosaminoglycane. Auteurs Yue XL1, Lehri S, Li P, Barbier-Chassefière V, Petit E, Huang QF, Albanese P, Barritault D, Caruelle JP, Papy-Garcia D, C. Morin Journal Mort Cellulaire Differ. 2009 mai; 16 (5): 770-81. doi: 10.1038 / cdd.2009.9. Epub 2009 le 20 février. Résumé Les Cathepsines lysosomales ont été l'objet d'attention récemment quant à jouer un rôle crucial dans la régulation de la cascade de la mort mitochondriale par un mécanisme clair menant à perméabilisation des membranes mitochondriales. Les glycosaminoglycanes (GAG) sont une famille de polysaccharides ioniques présents dans le compartiment lysosomal et connus pour inhiber les activités de la cathepsine lysosomale. L'implication de cette famille de polysaccharides dans la régulation de la cascade de la mort pré-mitochondriale n'a toujours pas été précisée. Ici, nous démontrons dans un modèle de fibroblastes de peau soumis au stress oxydatif qu'un GAG-mimétiques protège le lysosome de rupture de la membrane, réduit les niveaux intracellulaires de ROS, et protège la membrane mitochondriale de son effondrement potentiel, de la libération du cytochrome c et de l'activation des caspases-9 et -3 sans affecter la voie extrinsèque de l'apoptose. L'Héparane sulfate et le sulfate de chondroïtine, mais pas l'héparine, ont montré aussi des effets de protection lors de l'évaluation des points clés de la voie intrinsèque de l'apoptose. Nous suggérons l'existence de liens moléculaires entre GAG ​​endogènes et la régulation de l'apoptose. PMID 19229249 [PubMed - classé pour MEDLINE]
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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 11:02
Synthèse sur l'activité biologique d'une bibliothèque de glycosaminoglycanes mimétiques des oligosaccharides. Auteurs Ikeda Y1, Charef S, Ouidja MO, Barbier-Chassefière V, Siñeriz F, Duchesnay A, Narasimprakash H, I Martelly, Kern P, Barritault D, E Petit, Papy-Garcia D. Journal des Biomatériaux. 2011 Jan; 32 (3): 769-76. doi: 10.1016 / j.biomaterials.2010.09.043. Epub 2010 le 13 octobre. Résumé Les Oligosaccharides biologiquement actifs liés aux glycosaminoglycanes sont l'objet d'une attention accrue en raison de leur potentiel thérapeutique et pour leur valeur dans les études de leurs mécanismes d'action. Les Mimétiques d'héparane (ML) constituent une famille de polymères à base de dextrane connues pour imiter les propriétés de glycosaminoglycanes, et notamment ceux des sulfates d'héparane, et à interagir avec des protéines de liaison de l'héparine. Les métaux lourds ont montré des possibilités pour stimuler la réparation tissulaire dans divers modèles animaux. Ici, nous utilisons différentes méthodes pour dépolymériser les métaux lourds afin de produire une bibliothèque d'oligosaccharides connexes et d'étudier leurs activités biologiques. Les métaux lourds étaient résistants à des activités endoglycanases, et leur dépolymérisation a été réalisée par des approches chimiques. Les études biologiques in vitro ont montré que les oligosaccharides HM peuvent potentialiser de manière différentielle le FGF-2 mitogene et les activités antithrombotiques. In vivo, un oligosaccharide choisi (H-DP12) a démontré son pouvoir de régénérer les tissus presque aussi bien que le produit polymère associé. L'activité anticoagulante très faible et l'activité biologique élevé avec de faibles masses d'oligosaccharides donnent à ces produits un nouveau potentiel thérapeutique. Copyright © 2010 Elsevier Ltd
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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 10:41
Comparaison de CR36, une nouvelle molécule mimétique de l'héparane, le polysulfate de pentosane et dans le traitement des maladies à prions. Auteurs Larramendy-Gozalo C1, Barret A, E DAUDIGEOS, Mathieu E, L Antonangeli, Riffet C, E Petit, Papy-Garcia D, Barritault D, Brown P, Deslys JP. Journal J Gen Virol. 2007 Mar; 88 (Pt 3): 1062-7. Résumé Les Polyanions sulfatés, dont le pentosane polysulfate (PPS) et des mimétiques d'héparane, sont parmi les médicaments les plus efficaces qui ont été utilisés dans des modèles expérimentaux de maladies à prions et sont présumés agir en concurrence avec les protéoglycanes de sulfate d'héparane endogènes en tant que co-récepteurs pour la protéine prion (PrP ) sur la surface cellulaire. PPS a démontré son efficacité pour prolonger la survie des animaux après perfusion intracérébrale et est en cours d'utilisation limitée pour le traitement expérimental des encéphalopathies spongiformes transmissibles (EST) humaines. Ici, le PPS est comparé à CR36, une nouvelle molécule mimétique de l'héparane. Ex vivo, CR36 était plus efficace que PPS dans la réduction de la PrPres dans des cultures cellulaires tremblante infecté et a montré une activité durable. In vivo, CR36 n'a montré aucune toxicité aiguë observée avec PPS et a réduit l'accumulation de la PrPres dans les rates, mais n'a eu qu'un effet marginal sur le temps de survie des souris infectées par l'encéphalopathie spongiforme bovine. En revanche, les souris traitées avec le PPS qui ont survécu à la mortalité initiale toxique n'avaient pas de PrPres détectables dans les rates et ont vécu 185 jours de plus que les témoins (+ 55%). Ces résultats montrent, une fois de plus, que les médicaments anti-EST ne peuvent être encouragés pour des essais thérapeutiques humains uniquement sur la base des tests in vitro ou ex vivo, mais doivent d'abord être soumises à des études in vivo sur des animaux. PMID 17325382 [PubMed - classé pour MEDLINE] Comparison of CR36, a new heparan mimetic, and pentosan polysulfate in the treatment of prion diseases. Authors Larramendy-Gozalo C1, Barret A, Daudigeos E, Mathieu E, Antonangeli L, Riffet C, Petit E, Papy-Garcia D, Barritault D, Brown P, Deslys JP. Author information Journal J Gen Virol. 2007 Mar;88(Pt 3):1062-7. Affiliation Abstract Sulfated polyanions, including pentosan polysulfate (PPS) and heparan mimetics, number among the most effective drugs that have been used in experimental models of prion disease and are presumed to act in competition with endogenous heparan sulfate proteoglycans as co-receptors for prion protein (PrP) on the cell surface. PPS has been shown to prolong the survival of animals after intracerebral perfusion and is in limited use for the experimental treatment of human transmissible spongiform encephalopathies (TSEs). Here, PPS is compared with CR36, a new heparan mimetic. Ex vivo, CR36 was more efficient than PPS in reducing PrPres in scrapie-infected cell cultures and showed long-lasting activity. In vivo, CR36 showed none of the acute toxicity observed with PPS and reduced PrPres accumulation in spleens, but had only a marginal effect on the survival time of mice infected with bovine spongiform encephalopathy. In contrast, mice treated with PPS that survived the initial toxic mortality had no detectable PrPres in the spleens and lived 185 days longer than controls (+55%). These results show, once again, that anti-TSE drugs cannot be encouraged for human therapeutic trials solely on the basis of in vitro or ex vivo observations, but must first be subjected to in vivo animal studies. PMID 17325382 [PubMed - indexed for MEDLINE]
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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 10:11
Recherche contre la maladie d’Alzheimer : le laboratoire CRRET de l’UPEC primé. Importance du rôle préservateur des héparanes sulfates. L’équipe du professeur Dulce Papy-Garcia a mis en lumière des évènements et des molécules impliquées dans le processus neurodégénératif, et notamment dans la maladie d’Alzheimer. Ces travaux de recherche sont conduits en collaboration entre le laboratoire Croissance Réparation et Régénération Tissulaires de l’UPEC (CRRET - EA 7149), l’équipe du Dr. Rita Raisman-Vozari (INSERM 975/CNRS 7225) de l’institut du Cerveau et de la Moëlle Epinière et l’équipe du Dr. Nadia Soussi-Yanicostas (UMR INSERM 1141) de l’Hôpital Robert Debré. L’équipe de Dulce Papy-Garcia s’intéresse à une famille de molécules glycaniques : les glycosaminoglycannes (GAGs). Parmi ces GAGs, on trouve les héparanes sulfates (HS). Il s’agit de chaines de sucres de nature complexe. Ces molécules sont classiquement présentes dans les matrices extracellulaires et jouent des rôles essentiels dans la régulation de l’homéostasie tissulaire. Son équipe travaille notamment pour comprendre les mécanismes par lesquels ces molécules sont impliquées dans des processus de régénération ou de dégénérescence tissulaire. Depuis quelques années l’équipe de Dulce Papy-Garcia a identifié un vide dans la recherche concernant la compréhension des rôles de ces HS dans le cerveau, mais ce n’est que depuis 2009 que l’équipe ouvre un axe de recherche prioritaire sur les rôles de ces molécules autours des maladies neurodégénératives, notamment dans la maladie d’Alzheimer. L’ensemble des résultats obtenus sur cette période ont permis de mettre en évidence l’importance de HS et leur trafique cellulaire dans la physiopathologie de la maladie d’Alzheimer. La confrontation de ces résultats à la littérature dans le domaine, et notamment à l’identité de nouveaux gènes de risque pour la maladie, a conforté leurs observations et permis d’émettre l’hypothèse que certains types d’HS pourraient avoir une implication fondamentale dans le processus physiopathologique de la maladie. La suite de leurs travaux a alors montré que, dans un contexte pathologique, les HS cellulaires interagissent avec la protéine Tau, qui a un rôle central dans la maladie d’Alzheimer, et que deux enzymes impliquées dans la sulfatation de ces HS sont surexprimées dans le cerveau des malades. D’autres expériences conduites en collaboration avec l’équipe du Dr. Nadia Soussi-Yanicostas, ont confirmé leur hypothèse, démontrant même sur un modèle animal, qu’une inhibition de l’expression d’une de ces enzymes pouvait non seulement stopper la progression de la pathologie sur le plan biochimique et anatomopathologique mais aussi entraîner une amélioration des caractéristiques comportementales de l’animal. Cette découverte ouvre aujourd’hui la porte à des perspectives de dépistage précoce, de prévention et de guérison, de la maladie d’Alzheimer. Pour en savoir plus : > Interview du professeur Dulce Papy Garcia : premier retour d’expérience http://www.u-pec.fr/medias/communiques-de-presse/recherche-contre-la-maladie-d-alzheimer-le-laboratoire-crret-de-l-upec-prime--589919.kjsp
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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
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