Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 16:41

Quelques précisions sur « l’espoir fou » du vaccin contre le sida mis au point à Marseille

 

Nous rapportions hier les échos médiatiques qui avaient suivi une conférence de presse donnée à Marseille sur le thème d’un vaccin thérapeutique contre l’infection par le VIH.  

La Provence révélait qu’un protocole mené depuis 2013 auprès de 48 patients avait livré des résultats encourageants (contenu payant).

Ce vaccin expérimental aurait permis « de faire disparaître les cellules infectées du corps d’une dizaine de volontaires qui étaient porteurs du virus ».

Une avancée qui permettait au quotidien de titrer en une « Un espoir fou ». Le Point avait repris l’information provençale :

« Sous la conduite du Dr Isabelle Ravaux à l’hôpital de la Conception de Marseille  et d’Erwann Loret, biologiste au CNRS, trois doses ont été injectées sur des patients volontaires.

Ces 48 personnes ont donc arrêté leur trithérapie. ‘’Le résultat le plus remarquable est que les cellules infectées par le VIH ne sont plus détectables chez une dizaine de patients.

Et ce, depuis deux ans, ce qui est tout à fait exceptionnel, détaille Erwann Loret à nos confrères de La Provence. Si des épisodes de ce type sont observés parfois chez des patients, cela ne s’était encore jamais produit sur une telle durée.’’

Le vaccin aurait donc eu un effet et diminué le nombre de cellules infectées par le virus. »

Le chercheur du CNRS est une personnalité qui a déjà été au centre de quelques controverses médiatiques 1. La dernière conférence de presse devait susciter une nouvelle polémique, l’entourage d’Erwann Loret laissant entendre qu’il avait été interdit de s’exprimer par la direction générale du CNRS.  

Il expliquait aussi « proposer avec l’Agence du médicament, à des patients qui ont repris la trithérapie d’arrêter leur traitement, sous suivi médical. »

Les réponses du CNRS et de l’Agence du médicament

Censurer un chercheur est une affaire d’une particulière gravité. Nous avons demandé ce qu’il en était au CNRS. Voici sa réponse :

« Lundi 27 février, le CNRS a été informé de la tenue d’une conférence de presse organisée par la Société BIOSANTECH en présence d’un chercheur du CNRS, Erwann Loret.

Le CNRS lui a demandé de ne pas participer à cette conférence de presse. En effet, à notre connaissance, l’essai clinique s’est terminé en fin de phase I/IIa depuis plus d’un an. Les résultats de l’étude adossés à cet essai ont été publiés le 1er avril 2016.

Le CNRS n’a connaissance d’aucun projet de poursuite d’essai clinique. Si cela était le cas, il serait conduit sous la responsabilité exclusive de l’entreprise BIOSANTECH, promoteur de l’essai, comme cela a toujours été le cas.

 « Le CNRS rappelle que les relations de partenariat établies entre la recherche publique et les entreprises s’inscrivent dans des cadres juridiques clairs, a fortiori lorsqu’il s’agit d’un produit de santé répondant à un enjeu aussi important que celui du sida.

A ce jour, l’entreprise BIOSANTECH est titulaire d’une licence de brevet lui donnant l’autorisation d’utiliser la technologie. Il n’y a plus aucune relation de co-développement formalisé entre le CNRS et cette entreprise.

Cette situation n’interdit en rien à Erwann LORET de présenter ses travaux dans des congrès tel que celui qui s’est tenu récemment à Berlin. »

 Nous avons également demandé à l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) quel était le stade de développement des essais cliniques. Voici sa réponse :

« L’ANSM a autorisé cet essai en 2013. Il comportait deux parties, une première partie avec une recherche de doses, aujourd’hui terminée, puis une deuxième partie sur un groupe de patients différents avec la dose sélectionnée lors de la première partie. 

Le passage à la deuxième partie était subordonné à une nouvelle autorisation de l’ANSM. A ce jour, l’ANSM n’a pas reçu de demande d’autorisation pour débuter cette deuxième partie. » 

 Nous publierons bien évidemment, s’ils le souhaitent, les précisions des responsables de l’essai marseillais.

 

Médecine, Virologie Étiquettes : ,

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
commenter cet article
2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 16:33

Le Laboratoire Merck doit maintenant faire face à une inculpation fédérale pour fraude concernant le vaccine ROR (MMR aux USA)

 

Merck Has Some Explaining To Do Over Its MMR Vaccine Claims

Merck, the pharmaceutical giant, is facing a slew of controversies over its Measles-Mumps-Rubella (MMR) vaccine following numerous allegations of wrongdoing from different parties in the medical field, including two former Merck scientists-turned-whistleblowers. A third whistleblower, this one a scientist at the Centers for Disease Control, also promises to bring Merck grief following his confession of misconduct involving the same MMR vaccine.

The controversies will find Merck defending itself and its vaccine in at least two federal court cases after a U.S. District judge earlier this month threw out Merck's attempts at dismissal. Merck now faces federal charges of fraud from the whistleblowers, a vaccine competitor and doctors in New Jersey and New York. Merck could also need to defend itself in Congress: The staff of representative Bill Posey (R-Fla) -- a longstanding critic of the CDC interested in an alleged link between vaccines and autism -- is now reviewing some 1,000 documents that the CDC whistleblower turned over to them.

The first court case, United States v. Merck & Co., stems from claims by two former Merck scientists that Merck "fraudulently misled the government and omitted, concealed, and adulterated material information regarding the efficacy of its mumps vaccine in violation of the FCA [False Claims Act]."

According to the whistleblowers' court documents, Merck's misconduct was far-ranging: It "failed to disclose that its mumps vaccine was not as effective as Merck represented, (ii) used improper testing techniques, (iii) manipulated testing methodology, (iv) abandoned undesirable test results, (v) falsified test data, (vi) failed to adequately investigate and report the diminished efficacy of its mumps vaccine, (vii) falsely verified that each manufacturing lot of mumps vaccine would be as effective as identified in the labeling, (viii) falsely certified the accuracy of applications filed with the FDA, (ix) falsely certified compliance with the terms of the CDC purchase contract, (x) engaged in the fraud and concealment describe herein for the purpose of illegally monopolizing the U.S. market for mumps vaccine, (xi) mislabeled, misbranded, and falsely certified its mumps vaccine, and (xii) engaged in the other acts described herein to conceal the diminished efficacy of the vaccine the government was purchasing."

These fraudulent activities, say the whistleblowers, were designed to produce test results that would meet the FDA's requirement that the mumps vaccine was 95 per cent effective. To the whistleblowers' delight, the judge dismissed Merck's objections to the case proceeding, finding the whistleblowers had plausible grounds on all of the claims lodged against Merck.

If the whistleblowers win, it would represent more than a moral victory (they repeatedly tried to stop Merck while still in its employ). Under the False Claims Act, the whistleblowers would receive a share -- likely 25 per cent to 30 per cent -- of the amount the government recovers. Previous settlements involving extensive fraud by pharmaceutical companies under the False Claims Act have run into the hundreds of millions of dollars, and in some cases such as against GlaxoSmithKline and Pfizer, into the billions.

The second court case, Chatom Primary Care v. Merck & Co. relies on the same whistleblower evidence. This class action suit claims damages because Merck had fraudulently monopolized the mumps market. Doctors and medical practices in the suit would be able to obtain compensation for having been sold an overpriced monopolized product, and a defective one to boot, in that the mumps vaccine wasn't effective (indeed, the suit alleged that Merck expected outbreaks to occur and, as predicted, they did -- mumps epidemics occurred in 2006 in a highly vaccinated population and again in 2009-2010).

"Plaintiffs have argued sufficient facts to sustain a claim for proximate causation, detailing the significant barriers that other companies would face to enter the mumps vaccine market," the court ruled.

The third whistleblower -- a senior CDC scientist named William Thompson -- only indirectly blew the whistle on Merck. He more blew it on himself and colleagues at the CDC who participated in a 2004 study involving the MMR vaccine. Here, the allegations involve a cover-up of data pointing to high rates of autism in African-American boys after they were vaccinated with MMR. In what could be high-profile House hearings before Congressman Posey's Science Committee -- hearings made all the more explosive given the introduction of race into the mix -- Merck could find itself under unprecedented scrutiny. The CDC still stands by its study although Frank DeStefano, the CDC's Director of Immunization Safety and a co-author in the CDC study, also stated that he plans to review his notes with an eye to reanalyzing the data.

Some say all publicity is good. In Merck's case, regardless of the ultimate merits, the publicity will be all bad.

Posted: 09/25/2014 5:29 pm EDT Updated: 11/27/2014 5:59 am EST

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Infections froides
commenter cet article
2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 09:26

L’Organisation mondiale de la santé a publié une liste de 12 familles de bactéries contre lesquelles elle juge urgent de développer de nouveaux antibiotiques, en raison des risques que font peser leurs résistances sur les traitements actuels.

« Cette liste [publiée le 27 février, NDLR] a été établie pour essayer d’orienter et de promouvoir la recherche-développement de nouveaux antibiotiques », explique l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui veut empêcher la résurgence de maladies infectieuses incurables.

Le risque est jugé « critique » pour trois familles de bactéries : les Acinetobacter, les Pseudomonas et les entérobactéries (dont l'Escherichia coli), résistantes y compris aux antibiotiques les plus récents, dits de dernier recours, et à l’origine de la plupart des infections graves en milieu hospitalier.

« La résistance aux antibiotiques augmente et nous épuisons rapidement nos options thérapeutiques.

Si on laisse faire le marché, les nouveaux antibiotiques dont nous avons le besoin le plus urgent ne seront pas mis au point à temps », a alerté Marie-Paule Kieny, sous-directrice générale à l’OMS pour les systèmes de santé et l’innovation.

Le staphylocoque doré est l’une des six familles d’agents pathogènes classées en « priorité élevée » par l’OMS.

Six bactéries en priorité.

L’institution des Nations unies classe six familles d’agents pathogènes en « priorité élevée », dont le staphylocoque doré, les salmonelles et l’Helicobacter pylori — la bactérie responsable notamment des ulcères de l’estomac —, du fait de leur résistance à plusieurs types d’antibiotiques.

Trois autres familles de bactéries sont, quant à elles, placées en « priorité moyenne » : le pneumocoque, qui peut conduire à des pneumonies et des méningites, l’Haemophilus influenzae, responsable d’infections comme les otites, et les Shigella spp., cause d’infections intestinales telles que la dysenterie.

En septembre 2016, une étude britannique affirmait que les bactéries résistantes pourraient « tuer jusqu’à 10 millions de personnes par an d’ici 2050, soit autant que le cancer ».

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Infections froides
commenter cet article
2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 08:34

Cancer : la vitamine C attaque la tumeur, mais pas les cellules saines

Face au redoutable cancer, les armes les plus simples sont parfois les plus efficaces.

La vitamine C vient de montrer ses effets contre les tumeurs, sans danger pour les cellules saines.

Bon pour le corps, mauvais pour le cancer !

La nouvelle alliée des oncologues pourrait bien être la vitamine C .

Ce nutriment a déjà montré son intérêt dans des études sur l'animal pour lutter contre le cancer mais restait très discuté.

Une nouvelle étude parue dans Redox Biology montre son efficacité sur l'homme dans les cancers du poumon et du pancréas .

En temps normal, la vitamine C est décomposée par l'organisme, ce qui produit de peroxyde d'hydrogène.

Cette substance est normalement détruite dans les cellules par la catalase.

Or, les cellules cancéreuses ne disposent pas de catalase en quantité suffisante.

Le peroxyde d'hydrogène n'est pas éliminé et il endommage les tissus et l' ADN des cellules tumorales.

Les injections plus efficaces que la voie orale

La vitamine C est habituellement administrée par voie orale, mais dans leur étude, les chercheurs ont montré qu'il valait mieux l'injecter par intraveineuse : cela multiplie le niveau sanguin de cette vitamine par 100 à 500.

Elle a été testée en plus du traitement standard de chimiothérapie ou radiothérapie et induit une meilleure efficacité du traitement et un meilleur taux de survie.

La vitamine C se décompose en effet très bien, générant de grandes quantités de peroxyde d'hydrogène que les cellules cancéreuses ne peuvent pas éliminer par manque de catalase.

Les tissus normaux, eux, sont conservés, et ne souffrent pas de cet apport supplémentaire en vitamine C.

Les chercheurs ont identifié que les cellules tumorales les moins chargées en catalase étaient les plus affectées par la vitamine.

Ils souhaitent maintenant trouver une méthode de mesure de la catalase dans les tumeurs, afin de déterminer lesquelles réagiront bien à un traitement par vitamine C.

Le 10 janvier 2017 par Mathilde Ledieu ABUS

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
commenter cet article
2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 08:05

Sida : la communauté scientifique réservée sur le vaccin

Les premiers résultats d'un vaccin curatif contre le Sida testé chez l'homme ont été présentés ce mercredi 28 octobre par la société française Biosantech.

Il s'agit de l'un des quatre candidats vaccin français.

Le projet a été développé par la start-up adossée au CNRS.

Les premiers essais cliniques portaient sur 48 volontaires porteurs du VIH.

L'étude montrerait des résultats encourageants quant à la destruction du virus.

La communauté scientifique s'étonne

Le virus du Sida sait se cacher dans des cellules de notre organisme dites "réservoir" que les trithérapies ne peuvent détruire.

Après avoir été vaccinés avec cette protéine de synthèse, les patients participants à l'essai ont arrêté leur trithérapie pendant deux mois.

Il semblerait que le vaccin ait diminué la quantité de cellules infectées.

Mais ces résultats n'ont encore aucune valeur statistique.

Il faudra attendre les essais à plus grande échelle pour évaluer l'efficacité du vaccin.

D'ailleurs la communauté scientifique s'étonne que les résultats n'aient été présentés qu'à la presse.

Le chercheur du CNRS à l'origine de la découverte est du même avis.

Il aurait préféré que la start-up attende la publication de ses travaux, mais la découverte du vaccin contre le sida est aussi une course au financement.

France 3 Mis à jour le 28/10/2015

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
commenter cet article
2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 08:00

L'espoir d'un vaccin contre le Sida se précise

L'entreprise Biosantech et le chercheur Erwann Loret ont présenté ce mercredi le résultat de leurs recherches sur un vaccin contre le Sida...

Un nouvel espoir est apparu dans la recherche d’un vaccin contre le virus du Sida.

Et il vient de Marseille.

Le chercheur au CNRS, Erwann Loret, associé à la start-up Biosantech, installée à Sophia-Antipolis (Alpes-Maritimes), ont rendu public mercredi les conclusions de leurs dernières recherches sur un vaccin.

Celui-ci est composé notamment d’une molécule capable de neutraliser les défenses des cellules infectées par le VIH. Après des tests concluants sur des animaux (surtout des macaques), des essais cliniques sur des hommes et des femmes ont été menés pendant deux ans à l’hôpital de la Conception, à Marseille, sous la direction du docteur Isabelle Ravaux.

Une cinquantaine de patients ont été sélectionnés et divisés en quatre groupes : trois d’entre eux recevaient des doses différentes du vaccin, tandis que le dernier était placé sous placebo.

Des gardes-du-corps

En un an, ces personnes ont toutes reçu trois injections à intervalle régulier.

Puis, elles ont interrompu la trithérapie qu’elles suivaient pendant deux mois afin de pouvoir observer les effets du vaccin.

Résultat douze mois plus tard : neuf patients ont un niveau de cellules infectées « indétectable ».

Et trois d’entre eux sont « toujours en ADN viral non-détectable » deux ans après.

« C’est une fabuleuse réussite, s’est enthousiasmé mercredi Corinne Treger, présidente de Biosantech.

A ce jour, personne n’a obtenu ce résultat ».

Pour en arriver là, Erwann Loret s’est focalisé sur la protéine Tat sécrétée par le VIH.

Elle a la particularité de jouer le rôle de garde du corps des cellules infectées par le virus et d’empêcher l’élimination de ces dernières.

Une cellule humaine (en bleu) infectée par le virus du sida (en jaune).

Rester prudent

« La protéine Tat permet au virus d’être tranquille, de ne pas être attaqué par le système immunitaire », résume Erwann Loret.

Pour la neutraliser, le scientifique a donc mis au point une molécule, baptisée Tat Oyi - en référence à un patient gabonais atteint du VIH.

Selon le chercheur, cette molécule pourrait permettre de « faire gagner 70 ans de trithérapie ».

Pour autant, il est resté prudent quant aux chances d’une guérison définitive : « Nous ne disposons pas d’outils pour déterminer si les cellules infectées ont complètement disparu, a-t-il précisé mercredi.

Lorsque le système immunitaire ne repérera plus de cellules infectées, il diminuera d’un facteur 10 le taux d’anticorps.

C’est ce qu’on appelle la rétro-séroconversion.

C’est ce signal qui permettra de dire que nous avons atteint le stade de la guérison fonctionnelle.

Aujourd’hui, aucun de nos patients n’a atteint ce niveau ».

Une AMM en 2018

Les résultats de ces essais seront néanmoins publiés dans quelques jours dans la revue scientifique britannique Retrovirology.

Une publication attendue depuis longtemps par Biosantech en proie au scepticisme d’une partie de la communauté scientifique française qui lui reproche de multiplier les effets d'annonce.

« Chaque fois qu’on fait une avancée, on nous critique, se plaint Corinne Treger. Nous voulons simplement montrer que ce produit est efficace.

Cela fait 25 ans qu’il se trouve dans les tiroirs du CNRS mais aucune entreprise pharmaceutique n’est venue le chercher ». Biosantech espère que cette publication lui apportera la caution scientifique et la reconnaissance de ses pairs qu'elle attend depuis sept ans.

Elle escompte surtout donner un nouvel élan à ses recherches.

La présidente de Biosantech a d’ailleurs évoqué un rendez-vous à la Commission européenne, à Bruxelles, pour trouver des financements. L’entreprise souhaite « passer à une évaluation à grande échelle au cours de l’année 2016 ».

Autrement dit, une étude simultanée menée dans plusieurs centres hospitaliers en France et dans le monde.

Créée en 2010, la start-up espère être en mesure de solliciter une autorisation de mise sur le marché (AMM) de son vaccin à l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) « dès le second semestre 2018 », selon un communiqué.

Mickael Penverne

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
commenter cet article
2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 07:50

Vaccin contre le Sida:

A Sophia Antipolis, «on n’a jamais été si proche du but, mais aujourd’hui les recherches sont coupées»

Le laboratoire Biosantech annonce que le CNRS a demandé à son chercheur de stopper ses travaux…

Ce mardi après-midi, Biosantech avait prévu d’annoncer un « espoir » pour la lutte contre le Sida.

Grâce aux « résultats exceptionnels » de son candidat vaccin, le TAT-OYI.

Mais lundi à 15 h, « le CNRS [Centre national de la recherche scientifique] a signifié au Dr Erwann Loret, qui menait nos études, qu’il devait arrêter ses recherches et stopper toutes communications à leur sujet », a annoncé Corinne Treger, la présidente de ce laboratoire de Sophia Antipolis (Alpes-Maritimes).

Sollicité par 20 Minutes, le CNRS n’avait pas encore réagi en milieu d’après-midi.

Egalement contacté, Erwann Loret a simplement confirmé son interdiction de poursuivre ses travaux, témoignant aussi de sa « déception ».

La responsable du laboratoire accuse à demi-mot « d’autres intérêts que ceux des malades ».

Deux cas de « rétro séroconversion » observés L’essai clinique, entamé en janvier 2013 à Marseille sur 48 patients porteurs du VIH aurait pourtant « montré un résultat très important », selon Biosantech.

Les avancées du vaccin, conçu pour s’attaquer à la « TAT », une protéine du virus qui améliore sa multiplication, avaient même fait l’objet d’une conférence, les 20 et 21 février au 15e sommet « Vaccines and immunization » de Berlin, tenue par le Dr Loret lui-même.

Selon Biosantech, « les cellules infectées par le VIH sont devenues indétectables dans le sang et de manière permanente pour dix patients ».

« Et deux cas de rétro séroconversion [baisse des anticorps du VIH] ont même été observés, a déclaré Corinne Treger.

C’est un résultat sans précédent.

On est juste à la dernière étape avant l’arrêt de la trithérapie, qui permet de stopper la réplication du virus mais ne guérit pas. »

« Il y a peut-être ici en jeu d’autres intérêts que ceux des malades »

« On n’a jamais été si proche du but, seulement voilà, ces recherches sont aujourd’hui coupées par la décision du CNRS, a poursuivi la responsable.

Et nous ne pouvons pas passer en phase II/b de notre essai clinique qui nous aurait permis d’étudier le cas de ces patients en état de rétro séroconversion avec l’arrêt complet de la trithérapie, pour observer une éventuelle étape de guérison fonctionnelle.

A savoir, l’indétectabilité des cellules et particules virales pendant trois mois après l’arrêt des trithérapies.

» La patronne de Biosantech, qui a déjà mis 2 millions d’euros dans ces recherches, a estimé mardi « qu’il y avait peut-être ici en jeu d’autres intérêts que ceux des malades ».

Corinne Treger arguant que les trithérapies représentaient « un chiffre d’affaires annuel en constante augmentation, de 19 milliards d’euros, pour de très gros laboratoires ».

« Alors que le nôtre est atypique et que nous sommes une toute petite structure », a-t-elle complété.

Un courrier envoyé à Marisol Tourraine

« Si les choses restent en l’état, la licence du vaccin va retourner gratuitement dans le giron du CNRS avec le risque, aussi, qu’elle puisse être enterrée », a également pointé la présidente du laboratoire de Sophia-Antipolis.

La dirigeante a fait savoir qu’elle avait adressé un courrier à la ministre de la Santé Marisol Tourraine pour lui faire part de sa déception.

L’an dernier, des résultats témoignant déjà des « avancées » du vaccin TAT-OYI avaient été publiés par le laboratoire et le Dr Erwann Loret créant une polémique.

Ces recherches étaient même contestées par l’Agence nationale de recherche sur le sida (ANRS).

Le directeur de la structure, Jean-François Delfraissy, précisant alors qu’il n’existait aucune « donnée solide en faveur de ce candidat vaccin ».

Il regrettait des « effets d’annonce extrêmement délétères qui créent de faux espoirs chez les malades ».

Fabien Binacchi

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
commenter cet article
1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 19:58

 

 

Conférence de l'ILADS les 19 et 20 mai 2017 à Paris

Congrès ILADS à Paris:

 

INSCRIPTIONS OUVERTES

 

L’ILADS vous invite à vous joindre à nous pour notre 7ème Conférence

Européenne, le vendredi 19 mai et le samedi 20 mai 2017.

 

L'évènement aura lieu à l'Hôtel Paris Marriott Opera Ambassador.

 

Cette conférence s'adresse aux professionnels de la santé qui s’intéressent au

diagnostic et au traitement appropriés des maladies transmises par les tiques.

Les personnes inscrites seront également informées des protocoles de

recherche et de traitement plus avancés dans le domaine des maladies

transmises par les tiques.

 

Une traduction simultanée vers le français sera disponible.

Pour plus de détails sur notre Congrès de Paris, veuillez consulter:

 

www.ilads.org/lyme_programs/paris/ilads-paris-overview.php

 

Présentation des posters lors du Congrès

 

Le comité de recherche de la Fondation Internationale Lyme et les Maladies

Associées (ILADEF) encourage les chercheurs, les étudiants et les cliniciens

internationaux à soumettre un résumé pour le Congrès à Paris.

 

Les résumés acceptés seront présentés comme posters lors du Congrès.

 

Après sélection, deux de ces posters seront choisis pour la remise d’une récompense

financière.

 

Par ailleurs, 8 bourses de voyage Etudiant de 500 € chacune seront décernées aux meilleurs résumés soumis pour les présentations de poster.

 

Les Etudiants en Médecine et en Doctorat sont encouragés à postuler et doivent fournir leur carte d’étudiant.

 

La date limite pour la soumission des résumés est le 15 mars 2017 à l’adresse

suivante: conference@ilads.org

 

Pour plus d'informations, veuillez visiter www.ilads.org

 

Pour voir le programme de notre Congrès et les conférenciers :

 

http://www.ilads.org/lyme_programs/paris/ilads-paris-overview.php

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Infections froides
commenter cet article
1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 11:17

Question vaccinale : dialogue impossible, absence d’arbitre, mais passagers clandestins… Dr Michel de Lorgeril.

 

Pourquoi les protagonistes de la question vaccinale n’arrivent pas à se parler avec sérénité ?

C’est quoi la question vaccinale à ce jour ?

En résumant de façon un peu grossière, on peut dire :

1) les vaccins sont-ils utiles (efficaces) ?

2) on peut décliner la question précédente en deux parties : utiles à l’échelon individuel ? Utiles à l’échelon sociétal ?

3) les vaccins sont-ils toxiques ? Un peu ou beaucoup ? Rarement ou fréquemment ?

4) quel est le vrai rapport bénéfice/risque à l’échelon individuel et à l’échelon sociétal ?

Pourquoi ces questions (apparemment) simples ne peuvent être discutées ?

Le blocage est en France mais aussi, selon des collègues américains et italiens récemment consultés, dans d’autres pays développés.

Le blocage s’explique, à mon avis, parce que deux camps irréductibles s’opposent : les pro et les anti !

Les deux camps ont parfaitement conscience de leurs faiblesses (médicales et scientifiques) respectives ; et en conséquence refusent de participer à une analyse froide et objective de ces questions.

Qui sont ces deux camps ?

A ma droite, le camp académique (médecins et experts en tout genre) et administratif (voire politique) pour lequel : la vaccination ne se discute pas… Ce qui n’est rien d’autre qu’un aveu de faiblesse. Pour un scientifique (surtout en médecine), rien ne doit échapper à l’analyse objectives des faits ; ce qui nécessite des discussions approfondies, qui ne sont pas souhaitées par les protagonistes d’une vaccination obligatoire et élargie !

A ma gauche, le camp des résistants issus de la société civile dans leur grande majorité. Ici on trouve beaucoup de victimes (supposées ou réelles) de la vaccination ; réunies de façon générale en association et qui luttent pour faire reconnaître les dommages qu’ils pensent avoir subis. Faire reconnaître pour eux signifie « faire la lumière » ; ce qui nécessite à nouveau des analyses et interprétation des faits ; et donc des discussions. Forts des témoignages multiples venant des victimes ou des familles des victimes, les résistants sont de façon générale contre la vaccination obligatoire de masse. On peut les comprendre ; on doit les écouter car, les médecins le savent, (c’est un exemple fréquent dans le milieu des résistants), quand une maman pense que la maladie de son bébé est survenue à la suite d’une vaccination, il est impossible de lui dire qu’elle a tort ; il n’y a pas de meilleur témoignage que celui des parents d’une victime !

Mais un témoignage n’est pas une donnée scientifique robuste ; selon la science médicale moderne.

Et ces familles se retrouvent généralement face à un déni académique et administratif ! Ce qui ajoute à leur douleur ; et peut engendrer de la colère, on les comprend.

A l’inverse, l’examen objectif des données épidémiologiques et biologiques présentées comme favorables à la vaccination sont généralement faibles ; selon la science médicale moderne.

Si on appliquait à la vaccination (efficacité et innocuité) les mêmes critères élaborés pour autoriser une autorisation de mise sur le marché (AMM) d’un médicament (essai randomisé en double aveugle avec une hypothèse primaire clairement énoncée), en général les vaccins n’obtiendraient pas d’AMM.

Et voilà pourquoi les deux camps, en opposition, ne se parlent pas. Ils connaissent leurs faiblesses respectives et savent que l’autre camp les connait aussi. Dialogue impossible !

Il faudrait, pour sortir de cette situation (potentiellement explosive), un arbitrage.

Cet arbitrage ne peut être que scientifique et totalement indépendant.

Il faut que les arbitres soient « titulaires » d’une véritable expertise (au moins partielle dans un domaine que la vaccination implique : épidémiologie d’intervention, statistiques, art de l’essai clinique, immunologie, infectiologie, bactériologie, virologie, vaccination, etc…)

Quand on dit « indépendance » de l’expertise, cela signifie qu’il est crucial de débarquer un passager clandestin de la problématique vaccinale : l’industrie du vaccin ; c’est-à-dire l’industrie des médicaments ; ce sont les mêmes et on les connait trop bien !

Certes, on ne peut disposer de vaccins que si des industriels fabriquent des vaccins !

Certes, ces industriels ne peuvent s’impliquer (vis-à-vis de leurs actionnaires) que si des profits substantiels peuvent être espérés de cette implication industrielle…

Tout le monde a compris que nous sommes face à des défis difficiles.

D’où l’importance d’un arbitrage scientifique et médicale totalement indépendants : priorité absolue à l’évaluation scientifique du rapport bénéfice/risque de chaque vaccin !

Sans cette évaluation, la confiance ne sera pas rétablie et la controverse perdurera ; et des comportements (supposés) illégaux se multiplieront du côté des candidats à la vaccination (ou de leurs parents) comme du côté des médecins vaccinants. Ce serait catastrophique.

Merci de remettre la lumière !

Je conclue : à mon avis, cette question vaccinale doit être discutée par les politiques (sur le plan du principe) à la veille des élections présidentielle et législative en France.

Vos opinions sont bienvenues.

 

Bas du formulaire

Cher visiteur de ce blog

Ce site n'est pas un lieu de consultation médicale.

Ce Blog est bien un outil particulier ! Nous essayons de rendre service à un maximum d'utilisateurs dans cet espace limité, par le temps...

 

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
commenter cet article
1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 10:44

Cancer : "Notre test permet d'anticiper le développement de métastases"

INVITÉE RTL - Patrizia Paterlini-Bréchot a mis au point avec ses équipes un test prédictif sur le cancer. Il soulève d'importants espoirs, puisqu'il anticipe notamment l'imagerie médicale.

 
Télécharger Cancer : "Notre test permet d'anticiper le développement de métastases" Crédit Image : PHILIPPE HUGUEN / AFP | Crédit Média : Yves Calvi | Durée : | Date :
Yves Calvi et Loïc Farge

L'Académie de médecine organise ce mercredi 1er mars un débat public pour mieux comprendre les enjeux du dépistage du cancer. À cette occasion, on découvre un test de dépistage qui passionne et semble révolutionnaire. Ce test, baptisé ISET (Isolation by Size of Epithelial Tumor cells), permettrait - via une simple prise de sang, à l'image du test du sida - un diagnostic avant que le cancer ne s'installe, ce qui permettrait du coup des traitements anticipés.

L'ISET permet de détecter les cellules tumorales circulantes, des cellules que l'on peut trouver dans le sang, avant que la tumeur ne soit détectable à l'imagerie. Des cellules qui marquent la présence d'un processus malin en formation. On peut aujourd'hui se le procurer au prix de 486 euros dans deux laboratoires privés français (l'un à Paris, l'autre à Nice), sur prescription médicale et qui n'est pas remboursé.

 

3 minutes pour comprendre La rédaction de RTL

 
Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
commenter cet article