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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 22:39

MetformineEffet antitumoral médié par l’immunité cellulaire

17.12.2015

Depuis plus d’une décennie, plusieurs études suggèrent que l’antidiabétique oral présente des propriétés anticancéreuses. En 2012, plus de 20 essais cliniques ont été lancés, avec des résultats particulièrement intéressants dans le cancer colorectal.

Afin de mieux cibler les sous-populations candidates, les équipes de recherche se sont attachées à décrire les mécanismes sous-tendant les effets bénéfiques antitumoraux. La metformine semble détruire préférentiellement les cellules souches cancéreuses des glioblastomes, des cancers de l’ovaire et du sein, via l’activation de la protéine kinase activée par l’AMP.

L’équipe japonaise dirigée par Heiichiro Udono(étude publiée dans les « PNAS ») a montré que la metformine cible les lymphocytes T CD8 infiltrant la tumeur. Ces cellules cytotoxiques subissent de manière inévitable au fil du temps un épuisement fonctionnel dans la zone péritumorale. Ce phénomène se traduit par une production diminuée du triplet de cytokines antitumorales, IL-2, TNFalpha et IFNgamma, et entraîne au final l’élimination par apoptose. Les chercheurs japonais ont montré que le biguanide exerce un effet protecteur sur les cellules CD8 en maintenant leur multifonctionnalité et leur production de ces trois cytokines.

Source : Le Quotidien du Médecin n°9459

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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 08:30

Des liens entre flore intestinale et maladie alcoolique du foie
26.05.2016
Contrôler le microbiote intestinal grâce à un prébiotique permettrait d’améliorer l’atteinte hépatique liée à l’alcool. Un travail de recherche soutenu par la bourse Biocodex 2016*, organisée sous l’égide de la Société nationale française de gastro-entérologie.
Le lauréat 2016 de la bourse Biocodex « Microbiote et pathologies digestives » est le Dr Dragos Ciocan, service d’hépato-gastro-entérologie et de nutrition de l’hôpital Béclère (Clamart), chercheur au sein du laboratoire INSERM U996 (Microbiote intestinal, macrophages et inflammation hépatique) du Pr Gabriel Perlemuter.


La maladie alcoolique du foie (MAF) n’est pas déterminée uniquement par la quantité d’alcool consommée puisque seuls certains buveurs excessifs développent une MAF... Une différence évolutive qui tiendrait à la qualité du microbiote intestinal, ses acides biliaires métabolites notamment. Le microbiote modulerait également la capacité de sevrage. Le Dr Ciocan a dans un premier temps montré que la pectine prévient les lésions alcooliques dans un modèle murin d’alcoolisation. Prochaine étape, l’humanisation de souris avec le microbiote de patients alcooliques présentant une hépatite alcoolique sévère. Les souris ensuite alcoolisées recevront de la pectine dès le début de l’alcoolisation. Leur atteinte hépatique sera évaluée, leur microbiote déterminé et les acides biliaires ainsi que les différents acteurs de leur métabolisme, mesurés. « Si ces hypothèses étaient confirmées, des essais cliniques pourraient être conduits dans lesquels serait jugée la capacité d’un prébiotique, en l’occurrence la pectine, à influer le microbiote et ainsi contrôler le cycle entéro-hépatique des acides biliaires pour limiter la progression des lésions hépatiques liées à l’alcool », espère-t-il.


* Remise lors des Journées francophones d’hépato-gastroentérologie et oncologie digestive à Paris


Dr B. B.
- See more at: http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualites/article/2016/05/26/des-liens-entre-flore-intestinale-et-maladie-alcoolique-du-foie_812256?ecmp=NL_alaune_20160527&nlToken=oJ4IHztJj2Yi2nQcDAfhgUAaAMjifP4RtPIN9IYXeac1o6V42j4lHBGfz6jXfjhkQpPpJipETd8SQlQgAgA%3D#utm_source=qdm&utm_medium=newsletter&utm_term=&utm_content=20160527&utm_campaign=NL_alaune

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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 08:28

Que faire en cas de morsure de tique et pourquoi est-ce dangereux ?


Les promeneurs et autres amoureux de nature peuvent parfois revenir de leur balade avec une morsure de tique, un animal pouvant transmettre des maladies sérieuses. Que faire dans ce cas ? Comment réagir ? Voici la marche à suivre.
28/05/2016
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Une morsure de tique n’est jamais anodine. Cet acarien se nourrit du sang de mammifèrescomme les chiens par exemple. Chez l’Homme, elle est associée à plusieurs maladies sérieuses comme la méningo-encéphalite à tiques (MET) et la maladie de Lyme.
Que faire en cas de morsure de tique ?


Si vous vous faites mordre par une tique, voici la conduite à tenir :
• Retirez l’insecte en prenant garde d’enlever la tête ou plus exactement le rostre, c'est-à-dire la partie qui perfore la peau, en même temps que le corps. Utilisez pour cela un tire-tique (disponible en pharmacie) plutôt qu’une pince à épiler.
• Désinfectez ensuite la plaie.
• Les jours suivants, surveillez régulièrement votre peau. En cas de rougeur, dedémangeaison ou de symptômes évoquant un état grippal ou un état de fatigue, consultez immédiatement.
Prévention : éviter les morsures de tiques


Par ailleurs, en prévention, avant une balade en forêt, mettez des chaussures hautes et fermées et des vêtements bien couvrants pour éviter les morsures de tiques.

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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 08:27

Résistance aux antibiotiques : l’aquaculture sur la sellette


L’utilisation des antibiotiques dans l’élevage industriel est maintenant largement reconnue comme l’un des facteurs responsables de l’émergence des résistances aux antibiotiques chez l’homme. Le passage de gènes de résistance aux antibiotiques et de bactéries résistantes de l’animal élevé industriellement à l’homme ou à son environnement ne fait désormais plus de doutes. Dans de nombreux pays, l’emploi d’antibiotiques pour les animaux d’élevage surpasse largement leur utilisation en médecine humaine.


L’élevage « terrestre » n’est toutefois pas le seul à devoir être montré du doigt. Bien que moins bien explorée pour le moment, l’aquaculture ne semble pas en reste. Depuis quelques années, l’aquaculture à des fins commerciales a en effet pris un essor considérable. En 2009, plus de 48 % des produits de la mer consommés étaient produits par l’aquaculture. Entre 1985 et 2008, la production industrielle de poissons a quintuplé en Méditerranée et, au Chili, celle de saumons est passée de 200 milles tonnes en 2000 à 400 milles tonnes en 2007. La Chine fournit le tiers des produits de la mer consommés dans le monde, dont les 2/3 sont issus de son aquaculture.


Le revers de l’antibioprophylaxie et de l’antibiothérapie pour les produits de la mer
Comme pour les animaux terrestres, les poissons et fruits de mer produits dans ces conditions industrielles sont sujets aux infections, du fait notamment du grand nombre d’animaux maintenus dans des espaces restreints et de leurs conditions d’élevage stressantes. L’industrialisation de l’aquaculture s’est faite en parallèle d’une utilisation croissante d’antibiotiques ou de désinfectants chimiques en prophylaxie ou en traitement des infections. Au Chili encore, l’utilisation des fluoroquinolones pour l’aquaculture est plus de 10 fois celle de la médecine humaine.


Les antibiotiques utilisés en aquaculture sont le plus souvent délivrés dans la nourriture, parfois par immersion des poissons dans des containers fermés contenant les antimicrobiens, et concerne indifféremment les animaux malades, les porteurs de germes ou les animaux sains. Plus de 80 % des antimicrobiens délivrés se retrouvent dans l’eau ou les sédiments des sites d’élevage, pas toujours équipés de filtres et de collecteurs pour récupérer la nourriture non consommée. Il a été démontré que son activité antimicrobienne et celle des métabolites issus des déjections des poissons traités persistent largement intacte pendant plusieurs mois à des concentrations suffisamment élevées pour exercer un effet sélectif sur la diversité bactérienne de l’environnement. Cela favorise la sélection de mutants bactériens, un transfert horizontal de gènes de résistance aux antibiotiques et leur possible dissémination aux populations animales et humaines.


Comme pour l’agriculture terrestre, il apparaît donc indispensable d’éduquer les professionnels de l’aquaculture à limiter leur emploi d’antibiotiques, à utiliser les vaccins et les probiotiques ou encore à équiper les élevages de filtres récupérateurs. Autant de mesures nécessaires pour que puisse vivre le concept de « One Health », qui lie santé humaine, animale et environnementale.


Dr Roseline Péluchon


RÉFÉRENCES
Cabello FC et coll. : Aquaculture as yet another environmental gateway to the development and globalisation of antimicrobial resistance. Lancet Infect Dis., 2016 ; publication avancée en ligne le 12 Avril. doi.org/10.1016/S1473-3099(16)00100-6

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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 08:26

La maladie de Lyme est la maladie bactérienne zoonotique la plus courante en Amérique du Nord.


On estime que> 300.000 cas par an sont signalés aux Etats-Unis seuls.


Un total de 10% à 20% des patients qui ont été traités par l'antibiothérapie ont une recrudescence des symptômes, tels que douleurs musculaires et articulaires, difficultés psychosociales et cognitives, et fatigue généralisée.


Cette pathologie est désignée comme "syndrome post-traitement de la maladie de Lyme".


Bien qu'il n'y ait aucune preuve de la présence d'organismes infectieux viables chez les personnes atteintes du syndrome post-traitement de la maladie de Lyme, certains chercheurs ont montré que Borrelia burgdorferi peut avoir survécu chez les rongeurs et les primates, même après un traitement antibiotique.


Bien que ces observations aient besoin de plus de la ratification, il y a un besoin non satisfait de développer des agents thérapeutiques qui mettent l'accent sur l'élimination de la forme bactérienne persistante de B. burgdorferi chez les rongeurs et les primates non humains.


A cet effet, le criblage à haut débit a été effectué en utilisant une analyse BacTiter-Glo pour quatre bibliothèques de composés pour identifier des candidats qui empêchent la croissance de B. burgdorferi in vitro.


Les quatre bibliothèques chimiques contenant 4.366 composés (80% Food and Drug Administration [FDA] a approuvé) qui ont été criblée sont Bibliothèque de composés pharmacologiquement actifs (LOPAC1280), le National Institutes of Health Collection clinique, le Microsource Spectrum, et la Biomol FDA.


Nous avons ensuite identifié 150 composés uniques, qui inhibent> 90% de la croissance de B. burgdorferi à une concentration de <25 uM. Ces 150 composés uniques comprennent de nombreux antibiotiques sûrs, composés chimiques, ainsi que de petites molécules à partir de sources végétales.


Sur les 150 composés uniques, 101 composés sont approuvés par la FDA.


Nous avons sélectionné les 20 premières molécules approuvées par la FDA sur la base de la sécurité et de la puissance et étudié leur concentration minimale inhibitrice et la concentration minimale bactéricide.


Les candidats les plus prometteurs et dont la sécurité est approuvés par la FDA et qui montrent une faible concentration minimale inhibitrice et des valeurs minimales de concentration bactéricides peuvent être choisis en tant que molécules de plomb pour des études avancées.

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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 08:25

Activité Borreliacide de composés inhibant le transport du Manganèse . Loratadine (Clarytine)


Borrelia burgdorferi, l'agent causal de la maladie de Lyme, utilise le manganèse (Mn) pour ses différents besoins métaboliques.


Nous émettons l'hypothèse que le blocage du transporteur du Mn pourrait être une approche possible afin d'inhiber l'activité métabolique de cet agent pathogène et d'éliminer l'infection.


Nous avons utilisé une combinaison de protéine in silico conjointement avec un docking moléculaire pour cibler le transporteur de métaux Borrelia A (BMTA), un seul transporteur Mn connu dans Borrelia et projeté des composés des bibliothèques de la FDA qui pourraient potentiellement se lier à la structure BMTA et prédisant une grande affinité.
Les antihistaminiques tricycliques tels que la loratadine, la desloratadine, et la 3-hydroxydesloratadine ainsi que la yohimbine et le tadalafil ont démontré une liaison étanche au transporteur BMTA in silico.


Nous avons ensuite, testé l'activité borréliacide et la dose-réponse des composés présélectionnés à partir de cet écran en utilisant une série de tests in vitro.


Parmi les composés sondés, la desloratadine présente une activité borreliacide puissante in vitro et au-dessus de 78 pg / ml (250 pM).


Les Borrelia traitées par des doses létales de desloratadine présentaient une perte significative de Mn intracellulaire spécifique et de graves dommages structurels de la paroi cellulaire bactérienne.


Nos résultats confirment la possibilité de développer une nouvelle thérapie ciblée pour traiter la maladie de Lyme en ciblant les besoins métaboliques spécifiques de Borrelia.

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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 08:24

L'exposition aux antibiotiques et le risque pour la dépression, l'anxiété ou la psychose: Une étude cas-témoin.


Ido Lurie, MD; Yu-Xiao Yang, MD, MSCE; Kevin Haynes, PharmD, MSCE; Ronac Mamtani, MD, MSCE; and Ben Boursi, MD
J Clin Psychiatry 2015;76(11):1522–1528
10.4088/JCP.15m09961
© Copyright 2015 Physicians Postgraduate Press, Inc.


Objectif: Les changements dans le microbiote (dysbiose) peuvent augmenter le risque de plusieurs troubles psychiatriques par des biais neurologiques, métaboliques et des voies immunologiques.


Notre objectif était d'évaluer si l'exposition à des groupes d'antibiotiques spécifiques augmente le risque de dépression, l'anxiété ou la psychose.


Méthode: Nous avons effectué 3 études cas-témoins au cours des années 1995-2013 en utilisant une grande base de données du Royaume-Uni le dossier médical basé sur la population.


L'étude a inclus 202,974 patients souffrant de dépression, d'anxiété 14.570 et 2.690 avec la psychose et 803.961, 57.862 et 10,644 témoins appariés, respectivement.


Les cas ont été définis comme des personnes âgées de 15-65 ans avec un code médical pour la dépression, l'anxiété ou la psychose.


Les sujets avec prescriptions psychotropes spécifiques diagnostic> 90 jours avant la date de l'indice ont été exclus.


Pour chaque cas, 4 contrôles ont été sélectionnés par échantillonnage de densité d'incidence, correspondant à l'âge, le sexe, site de pratique, le temps du calendrier, et la durée de suivi avant la date de l'index.


L'exposition d'intérêt principal était la thérapie avec 1 sur 7 classes d'antibiotiques> 1 an avant la date de l'indice.


Les odds ratios (OR) et les IC à 95% ont été calculés pour l'association entre chaque trouble psychiatrique et l'exposition aux différentes classes d'antibiotiques en utilisant une analyse de régression logistique conditionnelle.


Le risque a été ajusté pour l'obésité, les antécédents de tabagisme, la consommation d'alcool, le statut socio-économique, et le nombre d'événements infectieux avant le diagnostic.


Résultats: Le traitement par un seul épisode d'antibiotiques a été associé à un risque plus élevé pour la dépression avec tous les groupes d'antibiotiques, avec un OR ajusté (AOR) de 1,23 pour les pénicillines (IC à 95%, de 1,18 à 1,29) et 1,25 (IC 95%, 1,15 à 1,35 ) pour Les quinolones.


Le risque accru d'exposition aux antibiotiques récurrents à 1,40 (IC 95%, 1,35 à 1,46) et 1,56 (IC 95%, 1,46 à 1,65) pour 2-5 et> 5 cours de pénicilline, respectivement. association similaire a été observée pour l'anxiété et était la plus importante à l'exposition aux pénicillines et les sulfamides, avec un AOR de 1,17 (IC 95%, 1,01 à 1,36) pour un seul cours de la pénicilline et de 1,44 (IC 95%, 1,18 à 1,75) pour> 5 cours. Il n'y avait aucun changement dans le risque de la psychose avec un groupe d'antibiotiques.


Il y avait une légère augmentation du risque de dépression et d'anxiété avec un seul cours d'antifongiques; cependant, il n'y avait pas d'augmentation du risque avec des expositions répétées.


Conclusion: l'exposition aux antibiotiques récurrente est associée à un risque accru de dépression et de l'anxiété, mais pas pour la psychose.

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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 08:22


Troubles gastro-intestinaux et "Dépression médicale"

Michael K. Popkin, MD


Au-delà des travaux récents formidable sur des modèles animaux, Lurie et collègues1 fournir des preuves à partir d'une base de données humaine importante montrant que l'exposition aux antibiotiques de façon récurrente est associée à un risque accru de dépression et d'anxiété.


Cet accent mis sur l ' «axe intestin-cerveau» est passionnant et mérite d'être vu dans le contexte des explorations antérieures des liens entre les maladies gastro-intestinales et des troubles psychiatriques.


Peut-être le corps le plus pertinent et fascinant des travaux antérieurs est que le traitement de la relation déroutante, encore en suspens entre le cancer du pancréas et depression.2,3


Bien avant l'avènement de médicaments psychotropes, Yaskin4 en 1931 a indiqué que la dépression clinique peut être la première manifestation de un cancer du pancréas.


Des travaux ultérieurs ont démontré que le cancer du pancréas est l'entité avec la plus forte incidence de dépression chez toutes les tumeurs du système5 digestif Louhivuori et Hakama6 ont déclaré que les tumeurs malignes gastro-intestinales confèrent le plus grand risque de suicide parmi tous les cancers.


Le carcinome du pancréas est une pathologie difficile à diagnostiquer, nécessitant souvent plus de 18 mois pour établir le diagnostic.


En rétrospective, les cliniciens ont souvent pensé que la dépression était son signe annonciateur.


Ce séquençage temporel a été utilisé pour argumenter contre la dépression comme une «réponse réactive» à l'insulte psychologique du cancer. (Le patient ne connaît pas le diagnostic pendant des mois.)


La base de l'association entre la dépression et le cancer du pancréas a été présumée impliquer un processus paranéoplasique avec neuropeptides intestinaux qui sont comparables, sinon identiques, à des neuropeptides du cerveau.


Les travaux de Lurie et al1 introduit à nouveau la question du rôle des neuropeptides de l'intestin dans la dépression.


À son tour, le lien entre la dépression et le cancer du pancréas conduit à la question plus large de la «dépression médicale."


Est-ce que la dépression survenant dans le contexte d'une maladie médicale une entité clinique discrète ou différente par rapport à la dépression qui se dégage chez le patient libre de toute condition médicale?


la dépression médicale est curieuse en ce qu'elle n'a pas de prépondérance de genre et peu de liens génétiques, mais a des accompagnements spécifiques électroencéphalographiques et semble répondre de manière moins favorable aux interventions psychotropes que la dépression chez les personnes sans maladie7 médicale concomitante.


Au cours des 10-15 dernières années, la dépression chez les malades médicalement en est venue à être considérée comme une voie à double sens ou un processus bidirectionnel.


Ceux qui ont des pathologies médicales primaires sont à un risque accru pour le développement de la dépression clinique (non pas seulement comme une réponse réactive mais à cause de changements, y compris physiologiques intrinsèques, peut-être, ceux de la flore intestinale?),


Et ceux souffrant de dépression sont à un risque accru pour une l'accélération de leur maladie médicale ou d'autres séquelles néfastes.


Une grande attention a été accordée à l'interaction entre la dépression et la maladie.8-10 de l'artère coronaire


Les taux de dépression dans le cadre de différentes maladies médicales varient largement.11
Les taux les plus élevés se rencontrent dans la maladie de Cushing (près de 70% de prévalence), mais dans d'autres pathologies les taux de dépression ne dépassent guère ceux trouvés dans les population11


Le taux général de la dépression chez les patients à maladie neurologique sont étonnamment constante, allant de 30% à 50% de prévalence dans la maladie de Huntington, la maladie de Parkinson, l'accident vasculaire cérébral, la démence de type Alzheimer et la sclérose en plaques avec lésions corticales .11


Ces pathologies, bien entendu, présentent des modifications ou des lésions de la structure commune le système nerveux central, et ne changent pas seulement les neurotransmetteurs.


En ce qui concerne les autres formes de la maladie de l'intestin, il existe une littérature ancienne reliant la maladie intestinale inflammatoire et le syndrome du côlon irritable avec des troubles psychiatriques et un travail .12-14 plus récent dans ce domaine nouveau souligne le thème de la bidirectionnalité psychiatrique et, dans ce cas, , d'altérations gastro-intestinales et comorbidities.15 dans la flore intestinale (dysbiose de) induites par l'administration de l'antibiothérapie peuvent se révéler être une fenêtre fascinante sur la question plus large des altérations physiologiques et conduire à l'émergence de la dépression clinique.


Nous savons maintenant que la dépression clinique évoque ou apporte des modifications importantes et autonomes, et les fonctions-inversement hématologiques, altérerant l'intégrité physiologique de base des systèmes d'organes semble tout à fait capables d'induire des troubles psychiatriques.


Lurie et collègues1 en appelant à des études de composition du microbiote dans les troubles psychiatriques.


En outre, la question des interventions de traitement doit être abordée.


Est-ce que les changements de la flore intestinale dont déterminantes, de leur prise en charge par des mesures correctives nécessaires?

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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 05:35

Les cellules peuvent fonctionner avec deux carburants différents
Les cellules ont deux carburants à leur disposition : le glucose et les acides gras.


Les cellules doivent brûler ces carburants pour les transformer en énergie cellulaire (ATP, ou adénosine triphosphate).


Elles ont pour cela besoin d’oxygène, apporté par la respiration et par le sang.


A l’intérieur de la cellule, le carburant et l’oxygène sont brûlés au sein des mitochondries, de mini-usines électriques à l’intérieur des cellules, pour produire l’énergie cellulaire.


Les mitochondries peuvent fonctionner soit avec de l’oxygène et du glucose, soit avec de l’oxygène et des acides gras.


Quand l’oxygène vient à manquer
Mais les mitochondries n’ont pas toujours assez d’oxygène à disposition. Par exemple, quand vous courrez très vite et que vous êtes essoufflé, vos cellules manquent d’oxygène.


Heureusement, vous pouvez continuer malgré tout à courir parce que vos cellules sont aussi capables de produire de l’énergie sans oxygène : par fermentation.


La fermentation permet aux cellules de fonctionner en l’absence d’oxygène. Toutefois, la fermentation ne marche qu’avec le glucose, pas avec les acides gras.


Les cellules cancéreuses accros au glucose


Les cellules cancéreuses, qui sont très agressives, qui se reproduisent rapidement, et qui sont très nombreuses au même endroit, utilisent prioritairement la fermentation pour fonctionner.


La fermentation n’étant pas possible avec les acides gras, cela veut dire que les cellules cancéreuses ont un énorme besoin de glucose.


Elles ont besoin de 20 fois plus de glucose qu’une cellule saine. A tel point que le scanner PET peut servir à voir le cancer dans l’organisme, uniquement en regardant les cellules qui consomment le plus de glucose.


Les cellules cancéreuses sont dépendantes au glucose.


La seule chose qui les intéresse, c’est de trouver du glucose à tout prix, comme un toxicomane ; et comme celui-ci, elles ne tiennent plus compte de leur environnement.


Si elles n’ont que des acides gras à disposition, elles se retrouvent en famine. La production d’énergie cellulaire baisse. Les cellules cancéreuses perdent de leur agressivité et de leur capacité à se multiplier.


Ce n’est pas le cas des autres cellules du corps (cerveau, cœur et autres muscles) qui, elles, peuvent vivre uniquement grâce aux acides gras, car leur comportement est moins frénétique.


Cancer en cascade


Le glucose est donc le carburant des cellules cancéreuses. Et manger beaucoup de sucre accroît votre risque de cancer par d’autres voies :


• La fermentation du glucose par les cellules produit de l’acide lactique qui provoque une acidification des tissus cancéreux, ce qui favorise encore la croissance de la tumeur ;


• Plus vous mangez de sucre, plus votre taux de sucre sanguin monte et plus votre pancréas fabrique d’insuline. Or, l’insuline stimule la production d’une molécule appelée Insulin-like growth factor-1 (IGF), une puissante hormone responsable de la prolifération des cellules saines mais aussi cancéreuses.


C’est ce qui a amené des chercheurs à proposer un régime sans aucun glucide, appelé régime cétogène, pour aider les patients cancéreux.


Le régime sans glucides contre le cancer


En 2007, le Dr Melanie Schmidt et le biologiste Ulrike Kämmerer, à l’hôpital de Wüzburg, en Allemagne, ont mené une étude clinique avec des patients malades du cancer.


Ils leur ont fait suivre un régime très pauvre en glucides, riche en graisses et riche en protéines, appelé régime cétogène. Pas de sucres, pas de céréales, pas de gâteaux, pas de pâtes, pas de riz, pas de pommes de terre, très peu de fruits, uniquement de la viande grasse, des poissons gras, des œufs entiers, des noix, de l’huile d’olive, de l’huile de lin et quelques légumes.


Ce n’était pas une nouveauté d’ailleurs.


Déjà, en 1924, le Dr Otto H. Warburg (Prix Nobel en 1931) avait publié ses observations sur les tumeurs : « Une alimentation riche en glucides a un profond effet stimulant sur la croissance des cellules cancéreuses. »


Les deux chercheurs de Würzburg se sont cependant heurtés à un écueil : l’hôpital ne les a autorisés à tester le régime cétogène que sur les patients ayant épuisé toutes les thérapies conventionnelles contre le cancer : chirurgie, radiations, chimiothérapie, et même les thérapies alternatives comme l’hyperthermie et l’autohémothérapie (sang veineux réinjecté par voie musculaire).


Cela signifie que les patients étaient en très mauvaise santé.
Ils souffraient de cancer des ovaires, du sein, des glandes parotides, des os, du pancréas, de la thyroïde, de l’œsophage et de tumeurs du système nerveux agressives, résistant aux traitements classiques.
Deux d’entre eux sont morts en moins d’un mois après le début de l’étude, un autre a abandonné parce qu’il trouvait trop pénible de se priver de boissons sucrées et de céréales et six autres ont arrêté pour des raisons personnelles. Deux autres patients ont quitté prématurément l’étude en raison d’une brusque aggravation de leur état de santé.


Toutefois, pour cinq patients qui ont respecté le régime sans glucides pendant trois mois, les résultats se sont révélés positifs.
Les patients sont restés en vie, leur condition physique s’est stabilisée ou s’est améliorée, leur tumeur a arrêté de grossir et la maladie s’est stabilisée.


L’efficacité du régime cétogène réside dans le suivi rigoureux d’une alimentation la plus pauvre possible en glucides.


Lorsque les glucides viennent à manquer, le corps produit des corps cétoniques dérivés des graisses qui peuvent fournir de l’énergie au corps et au cerveau mais qui sont peu utilisables par les cellules cancéreuses.


Or, dans l’étude des chercheurs de Würzburg, seuls deux patients sont parvenus à réduire suffisamment leur consommation de glucides alimentaires pour produire beaucoup de corps cétoniques.


Ces résultats préliminaires sont donc tout à fait remarquables et les chercheurs y voient déjà une solution alternative pour le traitement du cancer, sans attendre le stade terminal de la maladie.


Deux enfants aidés par le régime cétogène


La première expérience humaine menée sur le régime cétogène dans le traitement du cancer fut menée en 1995 par l’oncologue (médecin spécialiste des cancers) Linda Nebeling, sur deux enfants atteints de tumeur au cerveau.


Linda Nebeling est actuellement à l’Institut National du Cancer aux Etats-Unis.


Les deux enfants réagirent de façon positive et la progression de la maladie fut totalement stoppée chez l’un d’entre eux qui était toujours vivant 10 ans plus tard, en continuant à suivre le régime cétogène.


Le régime cétogène intéresse aujourd’hui de nombreuses équipes médicales à travers le monde.


Le Dr Thomas Graeber, un professeur de pharmacologie moléculaire et médicale, a publié avec ses collègues en 2012 une étude qui montre que la privation de glucose active une boucle d’amplification métabolique et de signalisation conduisant à la mort des cellules cancéreuses.


Des études publiées à l'été 2013 dans la revue Plos One indiquent que les souris cancéreuses soumises au régime cétogène présentent une amélioration de leur survie par rapport à un groupe témoin, non soumis à ce régime.


Combiné à un traitement par oxygène hyperbare qui consiste à saturer les cellules cancéreuses d’oxygène, la survie des animaux était augmentée de 78 %.

Le Dr Laurent Schwartz cancérologue à confirmé ces observations lors l'études animales

il recommande d'ajouter 2 nutriments simples et naturels: l'hydroxycitrate et l'acide Alpha lipoïque afin de faciliter un retour à la voie respiratoire sans fermentation (voir les vidéos sur Internet).


Ces résultats ouvrent évidemment d’importants espoirs pour les malades.


Mises en garde indispensable


Mais attention, le régime cétogène peut causer certains problèmes, si bien qu’il est fortement déconseillé de le suivre sans surveillance médicale. Il peut provoquer une très forte fatigue, le corps ayant besoin de s’habituer à ce nouveau fonctionnement sans réserves de sucres. Le régime cétogène présente aussi un déficit de :


• Fibres : cela provoque de la constipation ou paradoxalement de la diarrhée, qu’il est possible de soulager avec la prise de compléments alimentaires de fibres comme le psyllium ou la pectine ;


• Potassium : l’essentiel de notre potassium nous vient des fruits et légumes, sources de glucides.
Il faut donc prendre un complément de potassium ou privilégier des légumes pauvres en glucides (chou vert, asperges, aubergines, concombres, brocolis, céleri, laitue, poireaux, cresson) et les avocats.


Le régime cétogène ne doit pas être entrepris en cas de :


• Insuffisance rénale, hépatique ou cardiaque, ainsi qu’infarctus récent,


• Diabète insulinodépendant, et non-insulinodépendant en absence d’un encadrement médical,


• Grossesse – allaitement,


• Pour toute personne au-delà de 4 semaines, sans suivi médical,


• Période de croissance (enfant, adolescent),


• Durant un traitement diurétique ou corticoïde en absence d’un encadrement médical,


• En cas de troubles du comportement alimentaire,


• Suite à une intervention chirurgicale,


• En cas de maladie du métabolisme des acides gras (porphyrie, déficit en pyruvate carboxylase et autres maladies génétiques rares).


Limiter votre risque de cancer


Sans aller jusqu’au régime cétogène, une alimentation pauvre en glucides est bénéfique aussi bien en prévention du cancer que pour améliorer son traitement.


Pour limiter votre risque :


• Réduisez votre consommation de nourriture transformée, industrielle, comme les plats préparés, les farines raffinées (blanches) et les aliments fabriqués à base de farine (pain de mie, baguette blanche, viennoiserie, pâtes blanches) ainsi que les boissons sucrées et les jus ;


• Mangez des céréales en quantités adaptées à votre activité physique : vous pouvez vous en passer si vous ne faites pas de sport ;


• Recherchez la couleur dans votre assiette : légumes et fruits colorés sont riches en antioxydants qui diminuent l’inflammation (myrtilles, raisin rouge, tomates, légumes verts). Il y a bien sûr plusieurs exceptions importantes comme le chou-fleur, le raifort et les asperges qui, bien que blancs, sont excellents pour la santé ;


• Évitez autant que possible les grillades et fritures ;


• Privilégiez les produits gras de bonne qualité : petits poissons gras, noix de toutes sortes, huile d’olive extra-vierge, huile de colza, avocats, œufs bios enrichis en oméga-3 si possible ;


• Évitez les produits gras industriels : vinaigrettes, mayonnaises toutes faites, et bien sûr tous les biscuits apéritifs grillés et salés ;


• Adaptez votre mode de vie pour réduire les causes de stress autant que possible
Prenez des anxiolytiques naturels (Boswelia, Escholtzia)


• Limitez l’usage de produits toxiques dans votre intérieur : produits ménagers, vernis, colles, plastiques ;


• Buvez un ou deux verres de bon vin par jour, ou ajoutez du Resveratrol.

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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED
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31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 23:47

Les cellules du cancer s’alimentent de…


Imaginez que vous puissiez, en arrêtant de consommer certains aliments, réduire vos cellules cancéreuses à la famine…

Votre tumeur en pleine croissance, serait brutalement stoppée. Privée de nourriture, elle se mettrait à dépérir, rétrécir, puis disparaître.

Selon certains chercheurs, ce rêve peut dans certains cas devenir une réalité. Car voici de quoi les cellules cancéreuses ont besoin pour vivre :

Les cellules peuvent fonctionner avec deux carburants différents

Les cellules ont deux carburants à leur disposition : le glucose et les acides gras.

Les cellules doivent brûler ces carburants pour les transformer en énergie cellulaire (ATP, ou adénosine triphosphate).

Elles ont pour cela besoin d’oxygène, apporté par la respiration et par le sang.

A l’intérieur de la cellule, le carburant et l’oxygène sont brûlés au sein des mitochondries, de mini-usines électriques à l’intérieur des cellules, pour produire l’énergie cellulaire.

Les mitochondries peuvent fonctionner soit avec de l’oxygène et du glucose, soit avec de l’oxygène et des acides gras.

Quand l’oxygène vient à manquer

Mais les mitochondries n’ont pas toujours assez d’oxygène à disposition. Par exemple, quand vous courrez très vite et que vous êtes essoufflé, vos cellules manquent d’oxygène.

Heureusement, vous pouvez continuer malgré tout à courir parce que vos cellules sont aussi capables de produire de l’énergie sans oxygène : par fermentation.

La fermentation permet aux cellules de fonctionner en l’absence d’oxygène. Toutefois, la fermentation ne marche qu’avec le glucose, pas avec les acides gras.

Les cellules cancéreuses accros au glucose

Les cellules cancéreuses, qui sont très agressives, qui se reproduisent rapidement, et qui sont très nombreuses au même endroit, utilisent prioritairement la fermentation pour fonctionner.

La fermentation n’étant pas possible avec les acides gras, cela veut dire que les cellules cancéreuses ont un énorme besoin de glucose.

Elles ont besoin de 20 fois plus de glucose qu’une cellule saine. A tel point que le scanner PET peut servir à voir le cancer dans l’organisme, uniquement en regardant les cellules qui consomment le plus de glucose.

Les cellules cancéreuses sont dépendantes au glucose. La seule chose qui les intéresse, c’est de trouver du glucose à tout prix, comme un toxicomane ; et comme celui-ci, elles ne tiennent plus compte de leur environnement.

Si elles n’ont que des acides gras à disposition, elles se retrouvent en famine. La production d’énergie cellulaire baisse. Les cellules cancéreuses perdent de leur agressivité et de leur capacité à se multiplier.

Ce n’est pas le cas des autres cellules du corps (cerveau, cœur et autres muscles) qui, elles, peuvent vivre uniquement grâce aux acides gras, car leur comportement est moins frénétique.

Cancer en cascade

Le glucose est donc le carburant des cellules cancéreuses. Mais manger beaucoup de sucre accroît votre risque de cancer par d’autres voies :

• La fermentation du glucose par les cellules produit de l’acide lactique qui provoque une acidification des tissus cancéreux, qui favorise encore la croissance de la tumeur ;

• Plus vous mangez de sucre, plus votre taux de sucre sanguin monte et plus votre pancréas fabrique d’insuline. Or, l’insuline stimule la production d’une molécule appelée Insulin-like growth factor-1 (IGF), une puissante hormone responsable de la prolifération des cellules saines mais aussi cancéreuses.

C’est ce qui a amené des chercheurs à proposer un régime sans aucun glucide, appelé régime cétogène, pour aider les patients cancéreux.

Le régime sans glucides contre le cancer

En 2007, le Dr Melanie Schmidt et le biologiste Ulrike Kämmerer, à l’hôpital de Wüzburg, en Allemagne, ont mené une étude clinique avec des patients malades du cancer. Ils leur ont fait suivre un régime très pauvre en glucides, riche en graisses et riche en protéines, appelé régime cétogène. Pas de sucres, pas de céréales, pas de gâteaux, pas de pâtes, pas de riz, pas de pommes de terre, très peu de fruits, uniquement de la viande grasse, des poissons gras, des œufs entiers, des noix, de l’huile d’olive, de l’huile de lin et quelques légumes.

Ce n’était pas une nouveauté d’ailleurs. Déjà, en 1924, le Dr Otto H. Warburg (Prix Nobel en 1931) avait publié ses observations sur les tumeurs : « Une alimentation riche en glucides a un profond effet stimulant de la croissance des cellules cancéreuses. »

Les deux chercheurs de Würzburg se sont cependant heurtés à un écueil : l’hôpital ne les a autorisés à tester le régime cétogène que sur les patients ayant épuisé toutes les thérapies conventionnelles contre le cancer : chirurgie, radiations, chimiothérapie, et même les thérapies alternatives comme l’hyperthermie et l’autohémothérapie (sang veineux réinjecté par voie musculaire).

Cela signifie que les patients étaient en très mauvaise santé. Ils souffraient de cancer des ovaires, du sein, des glandes parotides, des os, du pancréas, de la thyroïde, de l’œsophage et de tumeurs du système nerveux agressives, résistant aux traitements classiques. Deux d’entre eux sont morts en moins d’un mois après le début de l’étude, un autre a abandonné parce qu’il trouvait trop pénible de se priver de boissons sucrées et de céréales et six autres ont arrêté pour des raisons personnelles. Deux autres patients ont quitté prématurément l’étude en raison d’une brusque aggravation de leur état de santé.

Toutefois, pour cinq patients qui ont respecté le régime sans glucides pendant trois mois, les résultats se sont révélés positifs. Les patients sont restés en vie, leur condition physique s’est stabilisée ou s’est améliorée, leur tumeur a arrêté de grossir et la maladie s’est stabilisée.

L’efficacité du régime cétogène réside dans le suivi rigoureux d’une alimentation la plus pauvre possible en glucides. Lorsque les glucides viennent à manquer, le corps produit des corps cétoniques dérivés des graisses qui peuvent fournir de l’énergie au corps et au cerveau mais qui sont peu utilisables par les cellules cancéreuses. Or, dans l’étude des chercheurs de Würzburg, seuls deux patients sont parvenus à réduire suffisamment leur consommation de glucides alimentaires pour produire beaucoup de corps cétoniques. Ces résultats préliminaires sont donc tout à fait remarquables et les chercheurs y voient déjà une solution alternative pour le traitement du cancer, sans attendre le stade terminal de la maladie [1].

Deux enfants aidés par le régime cétogène

La première expérience humaine menée sur le régime cétogène dans le traitement du cancer fut menée en 1995 par l’oncologue (médecin spécialiste des cancers) Linda Nebeling, sur deux enfants atteints de tumeur au cerveau. Linda Nebeling est actuellement à l’Institut National du Cancer aux Etats-Unis.

Les deux enfants réagirent de façon positive et la progression de la maladie fut totalement stoppée chez l’un d’entre eux qui était toujours vivant 10 ans plus tard, en continuant à suivre le régime cétogène.

Il est évidemment impossible de tirer des conclusions générales d’une si petite expérience. Toutefois, le régime cétogène intéresse aujourd’hui de nombreuses équipes médicales à travers le monde.

Le Dr Thomas Graeber, un professeur de pharmacologie moléculaire et médicale, a publié avec ses collègues en 2012 une étude qui montre que la privation de glucose active une boucle d’amplification métabolique et de signalisation conduisant à la mort des cellules cancéreuses [2].

Des études publiées cet été 2013 dans la revue Plos Oneindiquent que les souris cancéreuses soumises au régime cétogène présentent une amélioration de leur survie par rapport à un groupe témoin, non soumis à ce régime.

Combiné à un traitement par oxygène hyperbare qui consiste à saturer les cellules cancéreuses d’oxygène, la survie des animaux était augmentée de 78 % [3].

Ces résultats ouvrent évidemment d’importants espoirs pour les malades.

Mises en garde indispensable

Mais attention, le régime cétogène cause certains problèmes, si bien qu’il est fortement déconseillé de le suivre sans surveillance médicale. Il peut provoquer une très forte fatigue, le corps ayant besoin de s’habituer à ce nouveau fonctionnement sans réserves de sucres. Le régime cétogène présente aussi un déficit de :

• Fibres : cela provoque de la constipation ou paradoxalement de la diarrhée, qu’il est possible de soulager avec la prise de compléments alimentaires de fibres comme le psyllium ou la pectine ;

• Potassium : l’essentiel de notre potassium nous vient des fruits et légumes, sources de glucides. Il faut donc prendre un complément de potassium ou privilégier des légumes pauvres en glucides (chou vert, asperges, aubergines, concombres, brocolis, céleri, laitue, poireaux, cresson) et les avocats.

Surtout, le régime cétogène ne doit surtout pas être entrepris en cas de :

• Insuffisance rénale, hépatique ou cardiaque, ainsi qu’infarctus récent,

• Diabète insulinodépendant, et non-insulinodépendant en absence d’un encadrement médical,

• Grossesse – allaitement,

• Pour toute personne au-delà de 4 semaines, sans suivi médical,

• Période de croissance (enfant, adolescent),

• Durant un traitement diurétique ou corticoïde en absence d’un encadrement médical,

• En cas de troubles du comportement alimentaire,

• Suite à une intervention chirurgicale,

• En cas de maladie du métabolisme des acides gras (porphyrie, déficit en pyruvate carboxylase et autres maladies génétiques rares).

Limiter votre risque de cancer

Sans aller jusqu’au régime cétogène, une alimentation pauvre en glucides est bénéfique aussi bien en prévention du cancer que pour améliorer son traitement. Pour limiter votre risque de nourrir une tumeur affamée de glucose :

• Réduisez votre consommation de nourriture transformée, industrielle, comme les plats préparés, les farines raffinées (blanches) et les aliments fabriqués avec (pain de mie, baguette blanche, viennoiserie, pâtes blanches) ainsi que les boissons sucrées et les jus ;

• Mangez des céréales en quantités adaptées à votre activité physique : vous pouvez vous en passer si vous ne faites pas de sport ;

• Recherchez la couleur dans votre assiette : légumes et fruits colorés sont riches en antioxydants qui diminuent l’inflammation (myrtilles, raisin rouge, tomates, légumes verts). Il y a bien sûr plusieurs exceptions importantes comme le chou-fleur, le raifort et les asperges qui, bien que blancs, sont excellents pour la santé ;

• Évitez autant que possible les grillades et fritures ;

• Privilégiez les produits gras de bonne qualité : petits poissons gras, noix de toutes sortes, huile d’olive extra-vierge, huile de colza, avocats, œufs bios enrichis en oméga-3 si possible ;

• Évitez les produits gras industriels : vinaigrettes, mayonnaises toutes faites, et bien sûr tous les biscuits apéritifs grillés et salés ;

• Adaptez votre mode de vie pour réduire les causes de stress : changez de métier, de lieu d’habitation, d’activités si celles-ci ne vous permettent pas d’être raisonnablement détendu dans votre vie ;

• Limitez l’usage de produits toxiques dans votre intérieur : produits ménagers, vernis, colles, plastiques ;

• Buvez un ou deux verres de bon vin par jour, si possible rouge.

Il peut sembler difficile de mettre en place tous ces changements alimentaires surtout quand nos habitudes sont ancrées dans notre mode de vie depuis notre plus tendre enfance. Pour vous y aider, je vous recommande la nouvelle méthode Mincir Naturellement, conçue par Julien Venessonet Angélique Houlbert, deux nutritionnistes reconnus qui ont accompagné plus de 3'000 personnes. Cette formation est réservée aux lecteurs de Santé Nature Innovation.

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