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11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 23:01

Paris, le mardi 25 août 2015 - L’association « Robin des Toits » qui milite pour la reconnaissance « de l’hypersensibilité aux ondes électromagnétiques », association de symptômes imputés à l’exposition aux ondes, dont l’existence n’a jamais pu être physiquement ou médicalement prouvée, indique que le tribunal du contentieux de l’incapacité de Toulouse vient d’imposer le versement d’une prestation compensatoire du handicap à une femme de 39 ans s’affirmant atteinte d’un tel syndrome. Le tribunal a donné raison à la plaignante qui s’était vue refuser sa demande d’allocation par la Commission des droits et de l’autonomie des personnes en situation de handicap de l’Ariège. Dans sa décision, le tribunal estime la déficience fonctionnelle de la demandeuse à 85 %.

M.P.

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11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 22:52

Chez un quart des patients, les statines occasionnent des douleurs musculaires sans gravité, voire des crampes. Une équipe de recherche hollandaise de l’université Radboud, à Nimègue, a découvert chez la souris, puis confirmé chez l’homme, que ces douleurs étaient dues à un effet non prévu sur le métabolisme des mitochondries.

Chimiquement, les statines existent sous deux formes : une forme acide active et une forme inactive. Toutes les statines de seconde génération sont administrées sous leur forme acide, seules les anciennes comme la simvastatine sont utilisées sous leur forme inactive. Le groupement lactone situé sur la partie active de la molécule étant fermé, son ouverture doit être catalysée dans le foie ou le plasma pour que la statine soit activée. Le processus inverse existe également : la forme acide peut être transformée en une forme inactive.

Une chute de la production d’ATP

Selon les travaux de l’équipe du Pr Frans Russel, du centre médical Université Radboud, à Nimègue (Pays-Bas) publiés dans « Cell Metabolism », cette forme inactive peut interférer avec les voies métaboliques des mitochondries. En observant des cellules musculaires de souris, les chercheurs ont calculé que la forme inactive, avec un groupement lactone fermé, diminuait trois fois plus la production d’ATP par les mitochondries, en inhibant le complexe III de la chaîne respiratoire de la mitochondrie. Ces données ont été ensuite confirmées par l’examen de biopsies musculaires de patients sous statines qui se plaignaient de douleurs. « Ces recherches pourraient permettre la mise au point de nouvelles classes de molécules hypocholestérolémiantes, ou encore des traitements capables de contrer les effets indésirables des statines sur les muscles », estime le Pr Russel. Les auteurs souhaitent que des études complémentaires soient menées pour évaluer les effets des différentes statines, et pour identifier des facteurs prédictifs. « Les différences interindividuelles en matières de conversion enzymatique des statines dans leur orme inactive pourrait expliquer les différences de sensibilité entre les patients », conclut le Pr Russel.

Damien Coulomb

| 07.09.2015

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10 septembre 2015 4 10 /09 /septembre /2015 14:55

Infection des tissus : une

PCR pour un diagnostic ultra-rapide

Le diagnostic d’infection pourrait être rendu en 3 minutes 30, selon une étude

californienne publiée en ligne dans « Science Advances ». L’équipe dirigée

par Dustin Harschman a mis au point une nouvelle méthode de diagnostic

moléculaire, la DOTS qPCR, qui aurait de grands avantages par rapport à la

méthode actuelle par PCR : plus rapide, plus efficace et moins chère. « Nous

avons développé un type de système complètement différent de ce qui existe

sur le marché », explique Dustin Harschman, premier auteur et aujourd’hui

scientifique pour Ventana Medical Systems, une filiale du laboratoire Roche

spécialisée dans le diagnostic tissulaire.

Les scientifiques ont développé une machine PCR, ou thermocycleur,

beaucoup plus efficace que celle utilisée en pratique aujourd’hui. Le

thermocycleur a pour fonction d’amplifier l’ADN bactérien, qui est dans le

prélèvement tissulaire infecté. Pour ses expérimentations, l’équipe a utilisé un

modèle porcin d’endocardite en prélevant les valves cardiaques. Ces

prélèvements valvulaires ont été inoculés par l’une des trois bactéries,

E. faecalis sensible à la vancomycine, E. faecium résistant à la vancomycine

et K. pneumaniae. « Avec la DOTS qPCR, nous sommes capables de détecter

l’amplification et d’identifier l’infection après seulement 4 cycles thermiques,

alors que les autres méthodes fonctionnent avec de 18 à 30 », détaille Jeong-

Yeol Yoon, professeur dans le département d’ingénierie biomédicale à

l’université de l’Arizona et auteur senior.

Un smartphone pour lire le résultat

La nouvelle machine consiste à mesurer la « silhouette » d’une goutte

biologique en fonction de la température. Pour cela, l’outil s’y prend en

mesurant les infimes changements en tension de surface de la goutte

hydrophile suspendue dans un milieu huileux. « C’est la première utilisation

des effets d’interface pour détecter l’amplification par PCR », soulignent les

auteurs. La goutte hydrophile, qui contient l’ADN à amplifier, bouge selon un

gradient de température dans l’huile. Au fur et à mesure de l’amplification

des copies d’ADN, ces dernières se dirigent vers l’interface huile-eau, ce qui

entraîne les fameux changements de tension d’interface. C’est un détail qui

pourra se révéler très pratique, la taille de la goutte peut être mesurée à l’aide

d’un smartphone branché sur la machine. Autre avantage, le système peut

fonctionner avec des prélèvements contaminés, « relativement sales », insiste

le Pr Yoon.

« Nous concevons un outil qui donnera les réponses aux médecins dès qu’ils

ont réalisé une biopsie, alors qu’ils sont encore au chevet du patient, poursuit

le chercheur Harschman. En faisant gagner du temps pour le diagnostic, on

peut diminuer le risque de complications pour les patients, identifier les

infections pour éviter la dissémination, et éviter de créer une pression de

sélection pour les bactéries antibio-résistantes, ce qui est un énorme sujet de

préoccupation pour le monde médical. »

Dr Irène Drogou 07.09.2015

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10 septembre 2015 4 10 /09 /septembre /2015 14:53

Formule sanguine : les flashbacks viraux

7. septembre 2015

Un nouveau système de test de virus peut non seulement suivre les infections actuelles et déterminer les agents pathogènes, mais aussi donner des éclaircissements sur des colonies latentes et des contacts loin dans le passé. Les microbiologistes ne sont pas encore sûrs de devoir jubiler ou rester sceptique.

L’infection par le virus d’Epstein-Barr (EBV) est si commune qu’il n’y a presque personne qui ne soit pas porteur. Cependant, le plus souvent asymptomatique, elle peut conduire à des maladies graves par immunosuppression. Diverses tumeurs telles que la maladie de Hodgkin, mais aussi des maladies auto-immunes telles que la sclérose en plaques ou la polyarthrite rhumatoïde, peuvent être associées à la première infection virale passée inaperçue.

Le virus de l’herpès est probablement l’exemple le plus connu d’une infection latente par virus et de ses effets sur la santé, même des années après l’incidence du virus. Mais on ne sait pas exactement quelles traces de nombreux autres résidents viraux sur des durées courtes ou longues laissent derrière eux dans le corps et comment il répond à leur présence. Certains virus tels que le Chikungunya ou le MERS étaient jusqu’à récemment largement inconnus, au moins dans notre région, tout comme les symptômes de l’infection.

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14 août 2015 5 14 /08 /août /2015 19:39

PARKINSON: Un médicament déjà connu réveille les cellules du cerveau – Neurology

Publié le 10/08/2015

Le besoin de nouveaux traitements permettant de ralentir ou arrêter la maladie de Parkinson est énorme. La découverte de l’efficacité de traitements existants permettrait de gagner des années de recherche et de soulager des millions de patients. L’acide ursodésoxycholique (AUDC) un acide biliaire naturel chez l’Homme, est l’un des candidats possibles. Déjà utilisé en clinique depuis des décennies dans un certain nombre de maladies hépatiques, il pourrait être un agent actif prometteur dans le traitement de la maladie de Parkinson, révèle cette recherche de l’Université de Sheffield. Les conclusions, présentées dans la revue Neurology, suggèrent, sur un modèle animal, ses effets stimulants sur les cellules nerveuses touchées par la maladie.

Alors que ce principe actif est déjà approuvé pour le traitement d’autres maladies, la confirmation de ses bénéfices chez l’Homme, pourrait ouvrir, en » fast track « , une nouvelle option thérapeutique pour ralentir la progression de la maladie de Parkinson. Les chercheurs soutiennent que leurs conclusions appellent rapidement à des essais cliniques cette fois chez des patients atteints de Parkinson.

Les chercheurs de Sheffield se sont concentrés sur les malades de Parkinson porteurs de la mutation de LRRK2, une mutation reconnue comme la cause héréditaire la plus courante de la maladie de Parkinson. Cependant, le mécanisme précis qui mène de cette mutation, à la maladie de Parkinson reste encore incertain. On sait néanmoins que cette mutation entraîne une anomalie mitochondriale- présente aussi dans d’autres formes sporadiques de la maladie de Parkinson.

Les chercheurs montrent ici, in vivo, que l’AUCD améliore la fonction mitochondriale des neurones dopaminergiques, affectés dans la maladie, sur un modèle de mouche (Drosophila melanogaster) de la maladie de Parkinson, qui porte cette même modification génétique. L’AUCD rétablit la fonction mitochondriale et permet d’augmenter le niveau d’énergie et la consommation d’oxygène des cellules touchées du cerveau. Car les défauts dans les mitochondries qui entraînent une réduction des niveaux d’énergie des cellules sont un facteur reconnu dans un certain nombre de maladies du système nerveux, dont la maladie de Parkinson. De plus, les cellules nerveuses ont un besoin particulièrement élevé d’énergie.

Ø Précisément, chez les mouches, les défauts mitochondriaux provoqués par la mutation de LRRK2, entraînent une perte progressive de la fonction visuelle. Traitées avec l’AUCD, les mouches modèles, porteuses de la mutation ont maintenu leur fonction visuelle. L’AUCD a rétabli la signalisation dopaminergique.

Ces données suggèrent que l’AUCD pourrait être efficace pour » réveiller » les neurones dans plusieurs types de Parkinson et probablement d’autres maladies neurodégénératives. Alors que l’AUCD est un agent thérapeutique déjà autorisé, si ces résultats étaient confirmés chez l’Homme, son indication clinique dans le traitement de Parkinson pourrait intervenir très rapidement.

Source: Neurology August 7, 2015, doi: 10.1212/WNL.0000000000001905 UDCA exerts beneficial effect on mitochondrial dysfunction in LRRK2G2019S carriers and in vivo.

- See more at: http://blog.santelog.com/2015/08/10/parkinson-un-medicament-deja-connu-reveille-les-cellules-du-cerveau-neurology/#sthash.eNGl0B1v.dpuf

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12 août 2015 3 12 /08 /août /2015 08:24

Omega 3 pour le bon fonctionnement du cerveau et en protection du risque psychotique?

Selon « Pourquoidocteur,fr » les Omega 3 et en particulier l’EPA, l’un de leurs composants majeur, seraient, avec la vitamine D impliqués dans la synthèse de la sérotonine, ce neurotransmetteur, synthétisé à partir du tryptophane, un acide aminé que l’on trouve dans les protéines mais que l’on peut prendre aussi en supplémentation qui aide à lutter contre la dépression, l’hyperactivité chez l’enfant mais également l’autisme et la bipolarité

Voici les liens:

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-sante/les-omega-3-une-protection-contre-la-schizophrenie-11-08-2015-5004293.php

http://sante-medecine.commentcamarche.net/news/897690-les-omega-3-une-protection-contre-la-schizophrenie

http://www.rcinet.ca/fr/2015/08/11/des-omega-3-pour-empecher-la-schizophrenie/

http://www.rcinet.ca/fr/2015/08/11/des-omega-3-pour-empecher-la-schizophrenie/

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29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 12:46

« Certains vaccins rendent les virus plus dangereux »

Le Parisien observe qu’« on savait des virus capables de résister à des vaccins, comme le sont des souches de la grippe saisonnière et même de polio.

Une étude scientifique publiée lundi va plus loin, en montrant que certains vaccins pourraient doper la virulence des agents pathogènes, un phénomène craint, que l'on observe pour la première fois expérimentalement ».


Le journal explique que « ces travaux publiés dans PLOS Biology portent sur le virus de la maladie de Marek, très répandue chez les volailles.

Les vaccins incriminés, dit imparfaits, protégeraient les individus vaccinés tout en permettant au virus de survivre et d'évoluer pour devenir plus virulent.

Il infecterait ainsi les sujets qui n'ont pas eu le vaccin, les rendant encore plus malades ».


L’un des auteurs, le Pr Venugopal Nair, directeur du programme des maladies virales aviaires à l'Institut Pirbright au Royaume-Uni, souligne que « les tests effectués avec le vaccin imparfait contre le virus de la maladie de Marek chez des poulets vaccinés et non-vaccinés ont révélé que ces derniers sont morts en dix jours tandis que ceux avec le vaccin ont survécu mais en continuant à transmettre un virus plus dangereux aux autres volailles avec lesquelles ils étaient en contact ».


Le Parisien précise que « ce phénomène n'a été observé, jusqu'à présent, qu'avec des vaccins contre des agents pathogènes affectant les animaux. […]

Les vaccins humains [sont] épargnés... pour l'instant ».


Le quotidien relève ainsi qu’« il y a une inquiétude pour les futurs vaccins actuellement en développement contre Ebola, le paludisme ou, dans le futur, contre le VIH, ont estimé ces scientifiques.

Dans la mesure où il est quasiment impossible de développer une immunité naturelle totale contre ces infections, il est probable que les premiers vaccins efficaces qui seront produits seront «imparfaits» avec un risque d'intensifier la virulence de ces virus, estiment les chercheurs ».


« Cependant, ils s'accordent à dire avec d'autres scientifiques qu'un vaccin même «imparfait» sera mieux que rien et représentera malgré cela une percée très importante contre ces maladies dévastatrices », poursuit le journal.


Le Parisien livre la réaction de Peter Openshaw, professeur de médecine expérimentale à l'Imperial College London, qui a indiqué dans un communiqué :

« C'est important de ne pas interpréter cette étude comme un argument contre la vaccination des enfants contre la grippe et d'autres maladies. […]

Les vaccins actuels sont le moyen le plus sûr et le plus efficace pour protéger la santé publique contre les maladies et ne risquent pas de provoquer l'émergence de souches virales plus dangereuses ».

Date de publication : 29-07-2015

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26 juillet 2015 7 26 /07 /juillet /2015 20:05

La psychomicrobiotique, à la croisée du cerveau et de l’intestin

C’est un nouveau champ en plein essor : l’étude des liens entre des troubles neuropsychiatriques comme l’autisme, la dépression, la schizophrénie et des anomalies du microbiote instestinal. « La recherche en psychomicrobiotique va exploser dans les années à venir, prédit le docteur Guillaume Fond, qui a analysé la littérature scientifique sur le sujet dans un article publié en janvier dans Pathologie Biologie. On sait désormais que le cerveau et l’intestin communiquent dans les deux sens, par plusieurs voies. Il a même été établi que les bactéries intestinales dialoguent entre elles en utilisant les mêmes neurotransmetteurs (dopamine, GABA…) que les neurones ! »

L’équipe de ce jeune psychiatre de l’hôpital Henri-Mondor (Créteil) et chercheur Inserm, affiliée à la Fondation FondaMental, projette d’analyser les microbiotes de patients autistes Asperger, de patients schizophrènes et de sujets témoins. « C’est dans le domaine de l’autisme que les dysbioses sont le mieux documentées, mais des équipes ont aussi mis en évidence des anomalies qui pourraient provenirde la flore intestinale dans la schizophrénie », précise Guillaume Fond.Reste à savoir si ces recherches permettront un jour de proposer des approches thérapeutiques de type pré- ou probiotiques, transferts de microbiote fécal… « Des améliorations des symptômes schizophréniques avec un régime sans gluten ont été rapportées, mais les quelques cas publiés doivent être confirmés par les essais cliniques en cours, tempère le chercheur. Dans l’autisme, une antibiothérapie de huit semaines par vancomycine a obtenu des résultats positifs chez des enfants, mais le bénéfice ne s’est pas maintenu à l’arrêt du traitement. »

De très jeunes enfants autistes

A Genève, l’équipe du pédopsychiatre Stephan Eliez s’apprête à lancer une étude testant la transplantation de microbiote chez une trentaine de très jeunes enfants autistes. L’Institut Pasteur de Paris lance de son côté un vaste programme « Microbiote et cerveau », qui étend la collaboration de ses neuroscientifiques, microbiologistes et immunologistes à d’autres équipes. « Les neurosciences doivent devenir un cœur de réseau, en connexion avec l’immunologie, la microbiologie… L’objectif est de travailler comme les physiciens, en cherchant une loi générale applicable à différentes disciplines », s’enthousiasme Pierre-Marie Lledo, directeur du département de neurosciences de l’institut et directeur de recherche au CNRS, qui est l’un des pilotes de ce programme. Plusieurs équipes, dont la sienne, en collaboration avec celle du microbiologiste Gérard Eberl, ont montré que des souris rendues axéniques (vierges de tout germe) par différentes techniques deviennent anxieuses et dépressives.

« Le plus frappant, c’est que ces symptômes sont réversibles avec des probiotiques, qui sont dans ce cas plus efficaces qu’un antidépresseur, souligne Pierre-Marie Lledo. Des mécanismes comparables pourraient être à l’œuvre chez l’humain. Nous allons travailler avec la psychiatre Chantal Henry (hôpitaux universitaires de Créteil), afin d’étudier ces phénomènes dans la maladie bipolaire : grâce à une application smartphone, nous recueillerons un maximum d’informations chez des patients. Ils renseigneront en temps réel leurs prises alimentaires et médicamenteuses, leurs ressentis sensoriels… Elles seront couplées à des analyses de microbiotes. »

Autre axe de recherche : l’étude de récepteurs à des fragments de bactéries intestinales, mis en évidence dans certaines régions du cerveau de souris. « En activant ces récepteurs, nous avons vu apparaître de nombreux troubles, en particulier du sommeil. Ces rongeurs ne rêvaient plus et présentaient des troubles de la mémoire et de l’humeur », raconte Pierre-Marie Lledo. La piste semble d’autant plus passionnante que ces récepteurs ont leur équivalent humain : le NOD2. Or, le gène codant pour ce récepteur peut être muté dans une pathologie inflammatoire digestive chronique, la maladie de Crohn, et il a récemment été associé aux troubles bipolaires par l’équipe de Chantal Henry. Ainsi, le professeur Lledo va mener une étude avec ces cliniciens pour comprendre comment les mutations du gène NOD2 sont associées à une susceptibilité à la dépression.

Le projet prévoit aussi le développement d’outils de recherche, tel un système de microscopie en fluorescence pour observer in situ, chez des rongeurs, des réseaux de plus de 1 000 neurones à travers une fenêtre de verre. « On visualise ainsi comment les cellules nerveuses dialoguent entre elles, lors d’un exercice d’apprentissage, par exemple, et surtout comment le système immunitaire participe aux réorganisations structurelles et fonctionnelles dans notre cerveau », conclut Pierre-Marie Lledo.

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17 juillet 2015 5 17 /07 /juillet /2015 11:12

Des bactéries résistantes chez un voyageur sur deux

Ces bactéries que ramènent les personnes parties sous les tropiques ont la particularité de résister aux traitements antibiotiques, compliquant les possibilités de traitement en cas de besoin.

La moitié des voyageurs partis sous les tropiques reviennent avec, tapies au sein de leur tube digestif, une ou plusieurs entérobactéries multirésistantes. Telle est la conclusion d'une étude de chercheurs français publiée dans Clinical Infectious Diseases.

De précédents travaux avaient déjà montré que de nombreux voyageurs étaient contaminés par de telles bactéries, le plus souvent via l'eau ou l'alimentation, mais ils faisaient plutôt état d'un voyageur sur cinq concerné. «Nous avons utilisé un protocole plus sensible, donc nous pensions en trouver davantage. Mais pas à ce point-là!», s'étonne Étienne Ruppé, chercheur Inserm au laboratoire de bactériologie de l'hôpital Bichat (Paris) et premier signataire de l'étude. Au point, s'amuse-t-il, de se retrouver à cours de matériel consommable (boîtes de Petri pour cultiver les bactéries, antibiotiques pour les tester…), le budget initial ayant tablé sur un voyageur sur quatre contaminé!

Les chercheurs ont recruté des candidats au voyage tropical dans six centres de vaccination internationaux à Paris, leur demandant de fournir un prélèvement de selles avant le départ et au retour. Quand des entérobactéries résistantes étaient retrouvées au retour, un nouvel échantillon était prélevé 1, 2, 3, 6 et 12 mois plus tard, jusqu'à ce que les microbes ne soient plus détectés.

Respecter les recommandations usuelles

Parmi 574 participants non porteurs de bactéries multirésistantes avant le départ, 50,9 % sont revenus avec, en moyenne, 1,8 de ces invités surprises. Les plus touchés étaient ceux revenant d'Asie (72,4 %), devant ceux ayant séjourné en Afrique subsaharienne (47,7 %) et en Amérique latine (31,1 %). Voyager hors d'un hôtel club, avoir subi une diarrhée ou avoir pris un antibiotique pendant le séjour semble associé à un plus forte probabilité d'être contaminé.

«Notre flore intestinale abrite naturellement plus d'un milliard de bactéries, et si notre tube digestif est sain, il élimine en quelques semaines la plupart des étrangères», précise Étienne Ruppé. De fait, trois mois après leur retour, seuls 4,7 % des participants étaient encore porteurs de bactéries pirates.

Mais si ces clandestines ne sont pas plus virulentes et ne provoquent pas plus de diarrhée que nos hôtes naturels, elles ont la particularité de résister aux traitements antibiotiques, compliquant les possibilités de traitement en cas de besoin. «Cela peut poser problème lorsque les gens souffrent d'une infection ou doivent subir une opération chirurgicale», explique le chercheur.

Le meilleur moyen de se protéger est de respecter les recommandations usuelles (eau en bouteille, aliments bien cuits, lavage des mains…), et «il faut absolument éviter la prise d'antibiotiques en voyage», plaide le chercheur, ceux-ci n'étant la plupart du temps pas utiles contre une simple diarrhée mais risquant de favoriser les résistances. Surtout, il faut avertir son médecin du voyage passé si une infection apparaît ou qu'une opération doit être subie dans les trois mois. «Actuellement, les recommandations stipulent que si une personne admise à l'hôpital a été, dans l'année précédente, hospitalisée à l'étranger, il faut l'isoler et la soumettre à un dépistage. Il faudrait être aussi drastique avec toute personne hospitalisée moins de trois mois après un voyage», précise le chercheur.

Par Soline Roy - le 16/07/2015

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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 07:19

Les Rétromères dans la maladie d'Alzheimer, la maladie de Parkinson et autres troubles neurologiques.


Petit SA, et al. Nat Rev Neurosci. 2015.



Le Rétromère est un assemblage de protéines qui joue un rôle central dans le trafic endosomal, et le dysfonctionnement du rétromère a été lié à un nombre croissant de troubles neurologiques.


La première est liée à la maladie d'Alzheimer, la dysfonction du rétromère entraîne une série de conséquences physiopathologiques qui contribuent aux caractéristiques pathologiques de la maladie MA


Des études génétiques ont établi que le dysfonctionnement du rétromère est également pathogène dans la maladie de Parkinson, bien que les mécanismes biologiques qui interviennent dans ce lien ne soient actuellement pas élucidés.


Plus récemment, des études ont montré que le rétromère est une cible traitable pour la découverte de médicaments pour ces troubles du système nerveux.


PMID 25669742 [PubMed - classé pour MEDLINE]

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