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3 septembre 2017 7 03 /09 /septembre /2017 18:47

Une étude publiée le mercredi 30 août 2017 dans la revue scientifique Nature est de bon augure pour soigner la maladie de Parkinson.

Cette dernière est neuro-dégénérative et caractérisée par la destruction d’une population spécifique de neurones : les neurones à dopamine de la substance noire du cerveau.

Ils sont impliqués dans le contrôle des mouvements.

Les trois symptômes majeurs de la maladie sont notamment la lenteur dans les mouvements, la rigidité et le tremblement au repos.

Une étude prometteuse



Les chercheurs ont reprogrammé des cellules adultes humaines en cellules souches pluripotentes "iPSC" ("Induced pluripotent stem cells") afin de les rendre capables de se transformer en toute une gamme de cellules différentes, en l'occurrence ici des neurones dopaminergiques (cellules nerveuses du cerveau qui produisent la dopamine, un neurotransmetteur impliqué dans la régulation des mouvements).

Les cellules greffées qui ont été injectées dans le cerveau des primates ont survécu pendant deux ans sans apparition de tumeur.

"Les singes sont devenus plus actifs, se déplacent plus rapidement et plus facilement. Leurs mouvements spontanés ont augmenté", souligne Jun Takahashi de l'université de Kyoto, cosignataire de l'article.

"J'espère que nous pourrons commencer un essai clinique d'ici la fin de 2018", indique-t-il à l'AFP mais avant il faudra encore "confirmer l'efficacité et la sécurité des cellules" utilisées.

La maladie de Parkinson c'est dix millions de personnes atteintes dans le monde



Lors d'expérimentations avec des cellules foetales, les cellules greffées ont survécu plus de 10 ans ou 20 ans dans le cerveau des patients, explique le scientifique.

Les neurones provenant de cellules iPSC devraient donc survivre aussi longtemps, sans nécessiter d'injections répétitives.

Les résultats de cette thérapie sont encourageants face à d'autres traitements qui ont plus de défauts.

Le principal traitement existant peut par exemple entrainer des effets indésirables importants au cours du temps comme des mouvements anormaux involontaires.

Mais en ce qui concerne cette recherche, elle ouvre grand la porte à un avenir prometteur.

Le Dr Tilo Kunath, du centre de médecine régénératrice MRC de l'Université d'Edimbourg souligne qu'en effet, n'importe quel pays dans le monde pourra recourir à cette thérapie puisque des cellules souches dérivées de cellules adultes humaines (iPSC) sont utilisées à la place des cellules souches embryonnaires humaines (hESC).

Certains pays, comme l'Irlande et la majeure partie de l'Amérique du Sud ont interdit l'utilisation de cellules souches embryonnaires pour effectuer des traitements, explique le chercheur.

Une approche qui améliore la survie des neurones dérivés d'iPSC après la transplantation en se servant des caractéristiques du système, appelé complexe principal d'histocompatibilité (MHC) qui joue un rôle dans le rejet des greffes, a aussi été présenté par Jun Takahashi et ses collègues.

L'idéal serait donc d'accompagner cette greffe d'un traitement immunosuppresseur à doses réduites afin d'améliorer la comptabilité entre le donneur et le receveur sans éliminer complètement les réactions de rejet.

D'après France Parkinson, la maladie touche plus de 200 000 personnes en France et plus de dix millions de personnes dans le monde, selon la Parkinson's Disease Foundation.

Maladie de Parkinson et cellules souches.

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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED
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