Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 06:11

Maladie de Charcot : le mercure dans le poisson augmenterait les risques

Aude Lecrubier, Caroline Cassels

24 mai 2017 Boston, Etats-Unis —

Consommer des poissons ou des fruits de mer avec des taux élevés de mercure pourrait être associé à un risque accru de sclérose latérale amyotrophique (SLA), aussi appelée maladie de Charcot, selon une étude présentée lors du congrès annuel de l’American Academy of Neurology (AAN) [1]. D’après les résultats de cette étude préliminaire, parmi les personnes qui mangent du poisson ou des fruits de mer régulièrement, ceux qui sont dans les 25 premiers percentiles en termes d’apports annuels estimés en mercure ont plus de deux fois plus de risque d’avoir une SLA comparé ceux qui ont des taux plus bas. « Pour la plupart des gens, manger du poisson fait partie d’une alimentation saine. Mais des questions restent en suspens sur l’impact possible du mercure présent dans le poisson », a commenté l’auteur principal de l’étude, le Pr Elijah Stommel, dans un communiqué de presse. Un effet variable en fonction des poissons et des lieux de pêche ? L’origine exacte de la SLA n’est pas connue. Toutefois, les investigateurs notent qu’auparavant, des travaux ont suggéré que le mercure pourrait être un facteur de risque de la maladie. L’orateur, le Dr Angeline S. Andrew, co-auteur de l’étude, a notamment cité une étude du Dr Dean G. Sienko et coll. (Université du Wisconsin, Etats-Unis), publiée en 1990, qui a montré un risque accru de SLA chez un groupe de personnes qui mangeait fréquemment du poisson. Le risque de SLA, dans cette petite étude, était particulièrement élevé chez ceux qui mangeaient le produit de leur pêche, dont 50 % venait du lac Michigan. Le risque était attribué à plusieurs facteurs mais notamment au méthylmercure. En revanche, le Dr Andrew a souligné que de vastes études prospectives suggéraient que les omégas 3 (présents dans certaines espèces de poissons comme le saumon et les sardines, notamment) semblaient réduire significativement le risque de SLA. L’un dans l’autre, ces résultats suggèrent « qu’il pourrait y avoir un effet espèce et lieux-dépendant », a commenté la chercheuse. Commentaire Judith Albertat Et voilà! Encore une étude qui évoque que la charge toxique liée au mercure dans le corps serait un co-facteur dans l'apparition de la Maladie de Charcot! C'est exactement ce que dit le Dr Joachim MUTTER, que je suis allée interviewer en Allemagne dernièrement. A mes frais, je le précise.... Et c'est aussi cet impact toxique global, associé aux manques de nutriments vitaux, qui est principalement à l'origine des maladies chroniques - dont Lyme fait partie! Le Dr MUTTER n'est pas le seul à le dire. En fait, les médecins et non-médecins - dont je fait partie: cf mon livre publié en septembre dernier - qui cherchent à comprendre "la cause " de l'explosion des maladies chroniques, arrivent tous à la même conclusion, parfaitement logique: notre mode de vie, avec notre malnutrition chronique, dans un environnement hautement toxique au sens le plus large, sont majoritairement responsables de cette catastrophe que nous subissons! Si nous changeons nos modes de fonctionnement, alors la guérison peut être au bout du chemin. Ne pas vouloir changer de point de vue, ne pas vouloir analyser les causes profondes des problèmes que nous générons parfois, et que nous subissons trop souvent, serait inamissible dans mon ancien métier de pilote de ligne: cela générerait des crashs à chaque minute, et jamais, une Compagnie aérienne n'accepterait de tels comportements. Pourquoi celui-ci est-il admis dans le domaine médical? Seraient-ce notre orgueil et nos intérêts personnels, trop souvent prioritaires sur la santé du malade, qui nous conduisent à ce constat en France? Comme le dit le Pr Romain GHERARDI ( cf: l'aluminium, les vaccins et les deux lapins): "lorsque la Science travaillera comme les pilotes de ligne, alors elle fera de la Science". A cause de ces comportements inadaptés, nous avons 30 à 40 ans de retard en France dans la compréhension et l'approche thérapeutique de nombreuses maladies chroniques.

Maladie de Charcot : le mercure dans le poisson augmenterait les risques, commentaire de Judith Albertat.

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Nutrition
commenter cet article

commentaires