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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 22:42

On savait que les phtalates - présents dans les plastiques ou encore les cosmétiques - étaient des perturbateurs endocriniens, c'est-à-dire qu'ils ont un effet négatif sur le système hormonal entraînant notamment des problèmes au niveau de l'appareil reproducteur.

D'après une étude publiée dans Environmental health perspective par des chercheurs du laboratoire de neuroplasticité des comportements de reproduction à l'Institut de biologie Paris-Seine, les phtalates auraient une autre corde à leur arc : ils feraient baisser la libido.

Quatre semaines durant, l'équipe de recherche a exposé via leur nourriture des souris à de faibles doses de di-2-éthylhexyle (DEHP) - le phtalate le plus utilisé selon un rapport de l'Organisation mondiale de la santé.

D'une valeur de 0, 0,5, 5 ou 50 microgrammes par kilo et par jour, ces doses sont en fait indexées sur le niveau maximal autorisé par l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES) qui est de 50 μg/kg/j.

Les chercheurs ont ensuite observé les différentes étapes du comportement de séduction et d'accouplement des souris : la préférence olfactive, les vocalises ultrasoniques, leur attractivité vis-à-vis des femelles et l'acte de reproduction en lui-même.

Moins dragueuses, moins attirantes et moins performantes Les résultats de cette étude française font apparaître que les souris qui ont été exposées au DEHP sont toujours capables d'identifier une partenaire potentielle.

En revanche, elles sont moins performantes sur les autres aspect que leurs congénères qui n'y ont pas été exposées, en particulier les souris qui ont reçu les doses de 50 microgrammes.

En effet, leurs vocalises, qui s'apparenteraient à de belles phrases ayant pour but de séduire le genre opposé, sont moins fréquentes et moins longues, donc moins efficaces. Il ressort également que les souris qui ont ingéré du DEHP suscitent moins d'intérêt chez leurs congénères femelles.

En ce qui concerne l'acte sexuel, les spécimens ayant reçu les phtalates sont non seulement plus lents à le provoquer, mais sont aussi plus lents à parvenir à l'éjaculation.

La raison à cette baisse de performance des souris tient au fait que le DEHP fait diminuer la quantité des récepteurs d'androgènes, ces protéines qui s'activent en présence d'un dérivé de la testostérone et qui participent au maintien du phénotype masculin.

Les plastiques font chuter la libido. (Phrasâtes)

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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Nutrition
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