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3 août 2017 4 03 /08 /août /2017 05:45

Les cellules souches de notre cerveau pourraient-elles un jour nous faire rajeunir ?

Des chercheurs du collège de médecine Albert Einstein de New York viennent en tout cas de mettre en évidence que les cellules souches contenues dans l'hypothalamus (une région du cerveau) de la souris sont impliquées dans la régulation du rythme de son vieillissement.

Un mécanisme qu'ils sont ensuite parvenus à ralentir, ravivant ainsi l'un des plus vieux rêves de l'homme : freiner, voire annuler, les effets liés à l'âge. Cause ou conséquence ?

Les scientifiques ont d'abord constaté que la disparition des cellules souches hypothalamiques, à l'origine de la création de neurones, précédait l'apparition des signes visibles du vieillissement.

Cette diminution débute vers les 10 mois de la souris et se poursuit jusqu'à disparition totale des cellules souches vers la fin de sa vie.

Mais pour savoir si cette disparition était une cause ou une conséquence du vieillissement chez l'animal, les chercheurs ont réparti des souris d'âge moyen en deux groupes : dans le premier, ils ont détruit près des trois quarts des cellules souches présentes dans l'hypothalamus des rongeurs, et n'ont pas touché au second groupe, servant de témoins.

Les résultats sont sans appel : les souris dont les cellules souches de l'hypothalamus ont été détruites ont eu un vieillissement accéléré et sont décédées précocement.

Les cellules souches hypothalamiques sont donc bien impliquées dans le rythme de vieillissement de l'organisme des souris.

Un mécanisme que la science peut ralentir La destruction des cellules souches avec l'âge n'est en revanche pas irréversible.

Les scientifiques ont ainsi implanté des cellules souches hypothalamiques en bonne santé dans l'hypothalamus de souris âgées et constaté un ralentissement du vieillissement des animaux couplé à l'augmentation de la durée de vie des individus.

L'effet anti-âge serait lié à la libération par les cellules souches de courts fragments d'acides ribonucléiques, appelés microARN, qui régulent l'activation et l'expression de différents gènes.

Quoiqu'il en soit, la découverte d'une pierre philosophale biologique devra encore attendre car le mécanisme d'action de ces cellules souches reste encore mal compris.

Les chercheurs doivent désormais mieux appréhender le rôle joué par les microRNAs ainsi que les facteurs extérieurs également impliqués dans le vieillissement des souris.

Une étape déterminante avant d'envisager toute transposition de la thérapie chez l'homme.

Les cellules souches de notre cerveau pourraient-elles un jour nous faire rajeunir ?

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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
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