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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 00:49

Une protéine présente dans le venin d'araignée pourrait bien préserver le cerveau des dommages neuronaux engendrés par un Accident Vasculaire Cérébral (AVC).

Une araignée dans la tête, enfin, juste une petite protéine de son venin pourrait bien protéger le cerveau des victimes d'Accidents Vasculaires Cérébraux (AVC).

"Nous pensons que nous avons trouvé pour la première fois un moyen de minimiser les effets dévastateur d'un AVC", a déclaré à l'AFP l'un des principaux auteurs de cette étude, le professeur Glenn King de l'Institut de bioscience moléculaire à l'Université de Queensland.

La protéine que les scientifiques ont baptisé "Hi1a" aurait des vertus neuroprotectrices et bloquerait un mécanisme responsable des dommages cérébraux, le canal ionique 1a.

"Le canal ionique 1a (ASIC1a) est le principal capteur d'acide dans le cerveau des mammifères et un médiateur clé des dommages neuronaux...

L'ablation génétique et l'inhibition pharmacologique sélective de l'ASIC1a réduisent la mort neuronale après un AVC ischémique chez les rongeurs", explique l'étude.

Elle permettrait même de mieux protéger les régions centrales du cerveau.

Un aspect crucial puisque elles sont les premières victimes du manque d'oxygène et donc de la mort des cellules cérébrales.

Une protéine efficace pendant 8 heures "L'un des aspects les plus prometteurs de cette protéine est qu'elle offre des niveaux exceptionnels de protection pendant huit heures après un AVC, ce qui représente une fenêtre remarquablement longue de traitement", a expliqué Glenn King à l'AFP.

Une découverte qui pourrait donc laisser entrevoir un nouvel espoir pour les victimes d'AVC qui ne disposent à ce jour d'aucun médicament disponible pour protéger le cerveau des traumatismes neuronaux.

Les accidents vasculaires cérébraux entraînent la mort de 6 millions de personnes chaque année dans le monde et en laisse 5 millions d'autres avec des infirmités.

"Nous travaillons actuellement à réunir les fonds nécessaires pour financer des essais cliniques afin de pouvoir commercialiser rapidement ce traitement prometteur", a précisé le professeur King à l'AFP.

Ce n'est pas la première fois que le potentiel du venin d'araignée est mis en avant.

En mars 2016, des chercheurs de la même université rapportait que le venin de la Thrixopelma pruriens, ou tarentule verte du Pérou le ProTx-II, pouvait inhiber les récepteurs de la douleur.

Le potentiel des toxines présentes chez certains animaux est un domaine de recherche sérieux pour l'élaboration de médicament.

En témoigne la création récente de Venomics, une banque de données destinée à la recherche médicale et qui se concentre exclusivement sur les venins.

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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
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