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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 06:22

Le nombre de médecins va grimper de 30% d'ici 2040 mais cela ne suffira pas.

En 2034, les médecins seront à 60% des femmes.

Emmanuel Macron veut augmenter le numerus clausus.

Pourtant le nombre de médecins n'a jamais été aussi élevé.

Mais la féminisation et le rajeunissement des médecins modifient l'offre de soins.

Durant la campagne, Emmanuel Macron avait clairement indiqué qu'il voulait réviser le «numerus clausus», ce couperet qui fait que seuls 10% en moyenne des étudiants passent le cap de la première année commune aux études de santé (Paces).

«Le numerus clausus actuel est injuste et inefficace, nous formerons davantage de praticiens et adapterons les capacités de formation aux besoins de santé des territoires», avait-il déclaré.

Un moyen, selon lui, de lutter contre les déserts médicaux.

Pourtant, paradoxalement, le nombre de médecins n'a jamais été aussi important: au 1er janvier 2015, la France comptait 216.700 médecins actifs de moins de 70 ans, ce qui constitue un maximum historique.

De 1991 à 2005, la croissance a été particulièrement soutenue (1,2% par an en moyenne), supérieure à celle de la population, selon une étude publiée par la Drees, le service statistique du ministère de la santé.

Sans modification du numerus clausus, le nombre de médecins devrait rester quasiment stable entre 2016 et 2019, puis repartir à la hausse dès 2020.

Il s'élèverait ainsi à 281.400 en 2040, soit 30% de plus qu'actuellement.

L'offre médicale devrait croître moins vite que la demande, au cours des dix prochaines années. (Ministère de la santé)

Pour autant, seront-ils suffisamment nombreux pour répondre aux besoins de soins à venir? Rien n'est moins sûr. D'une part, parce que la population française va vieillir, si bien que ses besoins de soins vont croître en conséquence. D'autre part, parce que la profession se rajeunit et se féminise: 44% des médecins sont des femmes actuellement, une part qui devrait grimper à 60% en 2034. Or les femmes et les jeunes générations refusent de travailler 70 heures par semaine comme leurs aînés. Enfin, l'exercice libéral exclusif devrait poursuivre son déclin, au profit du salariat et de l'exercice mixte. «Une fois tous ces paramètres combinés, l'offre médicale devrait croître moins vite que la demande, au cours des dix prochaines années», conclut la Drees.

Mais, une chose est sûre: compte tenu de la longueur des études médicales, une modification du numerus clausus ne commence à produire ses effets sur l'effectif de médecins que dix ans plus tard!

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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
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