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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 19:15

Ce mercredi 22 février, les sénateurs ont adopté une proposition de résolution visant à renforcer la lutte contre l'exposition aux perturbateurs endocriniens.

Des substances dont la dangerosité pour l’organisme est reconnue.

En 2011, la découverte de la présence en grande quantité de perturbateurs endocriniens (phtalates, parabènes, bisphénol A...) dans les plastiques des biberons, mais aussi dans tous les contenants alimentaires comme l'intérieur des boîtes de conserve, avait incité les députés à adopter une loi les interdisant.

Un an après, et malgré les remarques des industriels dénonçant le manque d'alternatives, les sénateurs confirmaient l'adoption de cette nouvelle législation. Alors pourquoi revenir, ce mercredi 22 février au Sénat, sur la question des perturbateurs endocriniens ?

Les élus ont examiné et adopté en séance publique une proposition de résolution déposée par Aline Archimbaud (Parti écologiste), visant à renforcer la lutte contre l'exposition à ces fameux perturbateurs endocriniens.

Sur son site, le Sénat rappelle qu'il s'agit de "substances nocives qui peuvent être présentes aussi bien dans notre alimentation que dans l'air que nous respirons".

L'hyper-présence des perturbateurs endocriniens

Un constat que vient confirmer une expérimentation menée par l'association Générations futures auprès de sept personnalités du monde de l'écologie. Ces dernières ont en effet accepté de faire examiner leurs cheveux.

L'analyse des mèches de Yann Arthus-Bertrand, Isabelle Autissier, Delphine Batho, José Bové, Nicolas Hulot, Yannick Jadot et Marie-Monique Robin ont ainsi révélé la présence de traces de pesticides, phtalates et bisphénols.

L'association rapporte que "le laboratoire a recherché seulement quatre types de perturbateurs endocriniens" : "les pesticides et biocides (des produits utilisés en agriculture et dans la maison pour se débarrasser de la faune ou la flore « nuisibles » ou « indésirables »)" ; "3 bisphénols (plastifiant connu pour entrer dans la composition du polycarbonate, un plastique dur)" ; "13 phtalates et métabolites de phtalates (plastifiants des matières plastiques pour les rendre souples)" ; et enfin "32 congénères de PCBs (massivement utilisés dans les transformateurs électriques par exemple. Interdits de fabrication depuis 1987)".

Résultats : "100% des personnalités ont dans le corps chacune des familles de produits analysés".

C'est-à-dire "des substances chimiques d'origine naturelle ou artificielle étrangères à l'organisme qui peuvent interférer avec le fonctionnement du système endocrinien (qui produit les hormones, NDLR) et ainsi produire des effets délétères sur cet organisme ou sur ses descendants".

Cette définition apparaît dans le premier rapport de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en 2002 et a été reprise par l'Union Européenne.

sur http://www.lesechos.fr/industrie-services/pharmacie-sante/0211821096668-que-sont-ces-perturbateurs-endocriniens-qui-reviennent-dans-le-debat-public-2067849.php#wx4bjX89w3PDB2Fl.99

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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
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