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26 septembre 2017 2 26 /09 /septembre /2017 05:30

Cette semaine, la Cour d’appel de Bordeaux a décidé de ne pas reconnaître de lien entre le cancer dont est décédé un ouvrier agricole en Gironde et son exposition professionnelle aux pesticides.

Certains pesticides pourraient pourtant favoriser des cancers.

Comme le rapportait alors Futura, c'est ce que disait en 2015 le Centre international de Recherche sur le Cancer pour le lindane et le DDT et pour un herbicide. Ils ne sont plus utilisés... mais toujours dangereux.

Les 26 experts venus de 13 pays différents ont passé en revue la littérature scientifique la plus récente, diffusée par le CIRC (Centre international de Recherche sur le Cancer, une agence de l'OMS) dans le cadre de ses Monographies sur l'effet de pesticides sur l'apparition de cancers.

Ils se sont tout d’abord penchés sur le cas du lindane, largement utilisé pour lutter contre les insectes, y compris dans l’agriculture.

Ce dernier était également présent dans les traitements contre les poux et la gale.

Aujourd’hui toutefois, son usage est interdit ou limité dans la plupart des pays, dont la France depuis 1998.

Selon les chercheurs, pas d’équivoque : le lindane est classé comme cancérogène pour l’Homme, précisément dans le cas du lymphome non hodgkinien (LNH).

« De grandes études épidémiologiques sur les expositions en milieu agricole aux États-Unis et au Canada ont montré une augmentation du risque de 60 % de LNH chez les personnes exposées au lindane » rapporte le communiqué du CIRC.

Indispensables à l'agriculture à fort rendement, les produits pesticides doivent être évalués quant à leurs effets sur la santé humaine et sur l'environnement.

L'exposition au DDT existe toujours

Autre produit passé au crible par le CIRC : le célèbre DDT, alias dichlorodiphényltrichloroéthane.

Cet insecticide a été utilisé pour lutter contre les maladies vectorielles au cours de la Seconde guerre mondiale et a été plus tard largement appliqué dans l’agriculture.

Bien que la plupart de ses utilisations aient été interdites dans les années 1970, le DDT et ses produits de dégradation sont très persistants et peuvent se retrouver dans l’environnement et dans les tissus animaux et humains dans le monde entier.

L’exposition au DDT existe toujours, principalement par le biais de l’alimentation.

Dans certaines cultures, les pesticides sont épandus massivement.

La technique n'a rien de nouveau et déjà par le passé, certains produits ont été utilisés à foison, ce qui explique que certains composés, interdits depuis des années, sont encore présents dans le sol.

Selon les chercheurs, le DDT est classé comme probablement cancérogène pour l’Homme.

« Les études épidémiologiques mettent en évidence des associations positives entre l’exposition au DDT et le lymphome non hodgkinien, le cancer des testicules et le cancer du foie, expliquent-ils.

La substance peut aussi affaiblir le système immunitaire et perturber les hormones sexuelles.

» Dernière analyse, celle concernant l’herbicide 2,4-D.

Largement utilisé pour lutter contre les mauvaises herbes, il a reçu la classification « peut-être cancérogène pour l’Homme » dans la mesure où il induirait un stress oxydatif et pourrait provoquer une immunodépression (un soupçon venu d'études in vivo et in vitro).

À noter que ce travail ne précise pas le niveau de risque associé à l’exposition.

En outre, les auteurs parlent de « risques », même s'ls sont très limités.

Insecticides : le risque de cancer existe. Lindane,DDT et pour un herbicide.

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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Nutrition
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