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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 03:01

Épidémie de bilharziose en Corse

Depuis avril, 14 cas de contaminations ont été déclarés.

Tous s'étaient baignés dans la rivière Cavu en Corse du sud.

Depuis avril, 14 cas de contaminations ont été déclarés.

Tous s'étaient baignés dans la rivière Cavu en Corse du sud. (crédit Flickr/ Corse sauvage)

Les personnes ayant eu un contact avec la rivière Cavu en Corse-du-sud près de Porto Vecchio entre 2011 et 2013 peuvent être porteuse de la bilharziose, une maladie parasitaire.

Depuis fin avril, plusieurs cas de bilharziose urogénitale, maladie due à l'infestation par un ver parasite, ont été diagnostiqués chez des personnes s'étant baignées dans la rivière Cavu dans le sud de la Corse.

Pourtant, cette maladie tropicale touche essentiellement l'Afrique, l'Amérique du Sud et l'Asie.

Le Haut conseil de santé publique recommande de pratiquer un dépistage chez tous les personnes ayant pu être en contact cutané avec l'eau de la rivière durant les étés 2011, 2012 et 2013. Par ailleurs, les personnes présentant des difficultés urinaires, du sang dans les urines ou ayant des contacts répétés avec la rivière Cavu doivent se faire diagnostiquer prioritairement.

Cela étant, «certaines personnes peuvent être porteuses de la bilharziose urogénitale sans en présenter les symptômes», souligne le ministère de la santé dans son communiqué de lundi.

Cette maladie parasitaire peut donc passer inaperçue.

Tension d'approvisionnement Il est conseillé de prendre rendez vous chez son médecin traitant afin qu'il prescrive une prise de sang pour détecter la présence du parasite.

Si les résultats sont positifs, un traitement anti parasitaire par voie oral à prise unique sera prescrit.

«Sans traitement, les larves peuvent persister des années dans l'organisme et entrainer des complications», rappelle le ministère de la santé.

Mais le traitement curatif de référence, le praziquantel (Biltricide 600mg), est en «tension d'approvisionnement», affirme l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM).

Cette dernière demande donc aux médecins de réserver sa prescription à la bilharziose et la distomatose quand ces maladies sont «confirmées biologiquement».

l'ANSM ajoute que dans le traitement du ténia, «des alternatives thérapeutiques devront être envisagés».

Pour éviter toute nouvelle contamination, la baigande a été interdite dans les communes de Conca et Zonza.

Épidémie de bilharziose en Corse.

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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Infections froides
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