Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 19:23

L'eau de jouvence existe, des chercheurs en font boire aux souris

Des chercheurs sont parvenus à augmenter la durée de vie de souris en modifiant leurs cellules et en leur faisant boire une potion à base d'antibiotiques.

Pour les hommes, c'est plus compliqué.

Des souris ont vu leur espérance de vie prolongée grâce à l'activation contrôlée de super-cellules.

La nouvelle fera rêver, mais elle ne concerne pour l'instant que des souris de laboratoire, dont la vie est bien courte.

Des chercheurs ont réussi à faire passer leur espérance de vie de dix-huit à vingt-quatre semaines grâce à un procédé expérimental complexe détaillé par

Le Monde. Les scientifiques, qui ont publié leurs travaux dans la revue Cell, ont utilisé le potentiel des cellules souches pluripotentes créées par le prix Nobel de médecine japonais Shinya Yamanaka à partir de cellules adultes normales.

Ces super-cellules ont la capacité de se régénérer très facilement.

Une potion magique à boire avec modération Problème: les cellules pluripotentes se développent si facilement qu'elles peuvent créer des tumeurs, tout comme le cancer.

Grâce à une potion à base d'antibiotique, les chercheurs ont fait en sorte qu'elles soient activées sans que le processus de multiplication des cellules ne se déclenche. Les souris ainsi modifiées ont été croisées à une autre lignée porteuse d'une maladie causant un vieillissement accéléré, la progeria.

Quand l'eau de jouvence était administrée deux fois par semaine à cette nouvelle génération de souris, son espérance de vie augmentait, ainsi que sa santé.

A plus haute dose, les effets nocifs des super-cellules l'emportaient. "Le vieillissement est dynamique et plastique" "L'aspect le plus important de notre étude est de montrer que le vieillissement est dynamique et plastique. Vieillir n'est plus un processus unidirectionnel, comme on le pensait.

On peut le ralentir et même l'inverser", explique Juan Carlos Izpisua Belmonte, le directeur de ces travaux cité par Le Monde.

Ces résultats sont salués par la communauté scientifique.

De là à imaginer que l'espèce humaine puisse profiter un jour de cette technique pour vivre plus longtemps, il y a loin.

D'abord à cause des risques de multiplication cellulaire, ensuite parce qu'elle comporte le risque de créer une nouvelle lignée humaine.

Par Laurent Martinet, publié le 15/12/2016

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Infections froides
commenter cet article

commentaires