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10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 18:31

Chez la souris, des chercheurs ont montré qu’une faible dose d'aspirine prise quotidiennement bloque la progression du cancer du sein.

Ces travaux suggèrent que le médicament pourrait être utilisé après une chimiothérapie afin d’empêcher les cellules résiduelles de se renouveler.

L’aspirine est un médicament anti-inflammatoire non stéroïdien couramment utilisé pour calmer différents maux et douleurs ou pour réduire la fièvre.

Or, certaines études ont suggéré un effet protecteur de l'aspirine contre certains cancers.

« Dans le cancer, quand vous traitez le patient, au départ la tumeur va reculer avec bon espoir, explique Sushanta Banerjee, directeur de recherche au Cancer Research Unit de Kansas City et auteur de ces travaux parus dans Laboratory Investigation.

Le problème vient 5 ou 10 ans plus tard quand la maladie rechute.

» En effet, des cellules souches (ou « résiduelles ») qui ont survécu à la chimiothérapie ou à d’autres traitements du cancer peuvent rester en sommeil jusqu’à ce que les conditions dans l’organisme deviennent plus favorables.

Elles se mettent alors à se reproduire à nouveau et risquent de donner des tumeurs agressives.

Pour savoir si l’aspirine pouvait maintenir des conditions défavorables empêchant la reproduction des cellules souches cancéreuses, les chercheurs ont utilisé des cultures cellulaires de cancer du sein. Ils ont incubé ces cellules dans des boîtes et la moitié des cultures a été exposée à différentes doses d’acide acétylsalicylique (le principe actif de l'aspirine).

Les chercheurs ont alors observé une augmentation de la mortalité des cellules.

Parmi celles qui survivaient, de nombreuses restaient incapables de croître.

Grâce à l’aspirine, les cellules cancéreuses semblaient perdre leurs capacités d’auto-renouvellement. Sushanta Banerjee (assis au milieu) et son équipe.

L’aspirine semble repousser la formation de tumeurs

Dans la deuxième partie de l’étude, les chercheurs ont utilisé 20 souris avec des tumeurs agressives.

Pendant 15 jours, la moitié a reçu l’équivalent humain de 75 mg d’aspirine par jour, ce qui est considéré comme une faible dose.

À la fin de la période d’étude, ils ont pesé les tumeurs.

Les tumeurs des souris qui avaient eu de l’aspirine étaient en moyenne de 47 % plus petites.

Pour savoir si l’aspirine pouvait aussi prévenir le cancer, les chercheurs ont donné à un autre groupe de souris de l’aspirine pendant 10 jours avant de les exposer à des cellules cancéreuses.

Après 15 jours, le cancer se développait significativement moins bien chez ces souris que chez le groupe témoin. L’aspirine semblait donc repousser la formation de la tumeur.

L’aspirine contrôlait aussi d’autres événements de la carcinogenèse ; elle interviendrait sur la voie TGFß/SMAD4 qui est associée avec la croissance et les métastases des cancers du sein avancés.

« Nous pourrions donner de l’aspirine après une chimiothérapie pour prévenir la rechute et garder la pression », suggère le chercheur.

Cependant, les patients doivent consulter leur médecin avant de commencer à prendre de l’aspirine tous les jours car ce médicament a aussi des effets secondaires.

De l'aspirine pour éviter les rechutes du cancer du sein .

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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
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