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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 08:14

Climat : février 2017 très chaud

Températures en février 2017, depuis trois mois et depuis un an.

Écart à la moyenne calculée sur 1951/1980. Nasa GISS.

La température planétaire moyenne de février 2017 pointe au deuxième rang des plus chaudes depuis le début des relevés thermométriques.

Avec 1,10°C de plus que la moyenne climatologique calculée sur la période 1951/1980. Seul le mois de février 2016, marqué par un fort El Niño dans le Pacifique tropical, le dépasse.

Cette persistance de températures élevées hisse l’indicateur de température moyenne bien au dessus du niveau atteint dans les années 2000.

Changer de référence climatologique

Il est donc intéressant de quitter la référence climatologique des années 1951/1980 pour comparer les températures actuelles avec celles de la fin du 19ème siècle, car elles sont similaires à celles d’avant la Révolution industrielle et le début des émissions massives de CO2.

Et surtout constitue la base de calcul des objectifs fixés par les dernières Conférences des Parties de la Convention Climat de l’ONU : ne pas dépasser les 2°C de plus que cette référence séculaire, et même, ajoutait l’Accord de Paris en 2015, se rapprocher le plus possible des 1,5°C.

Pour visualiser la situation actuelle vis à vis de cet objectif, il convient donc d’observer la courbe qui suit :

Courbe de la température moyenne de la planète avec les années 1880/1920 en référence. Nasa GISS.

Sur l’ensemble de l’année 2016, cet indicateur dépasse de 1,25°C la température des années 1880/1920.

En raison de l’inertie du système climatique terrestre et de l’effet refroidissant d’environ 0,3°C provoqué par nos émissions de particules fines réfléchissant l’énergie solaire (un effet temporaire si les émissions s’arrêtent), il convient d’acter que l’objectif le plus ambitieux de la COP-21 n’est pas tenable.

Les 1,5°C seront inéluctablement dépassés, même si nous arrêtions immédiatement toute émission de gaz à effet de serre.

Les promesses des Etats présentées en décembre 2015 à Paris ne permettent d’ailleurs pas de respecter les 2°C, même si elles étaient toutes tenues.

Et l’on sait que les Etats-Unis de Donald Trump ont décidé de tourner le dos à cet Accord, de facto sinon de jure.

Les commentateurs ou acteurs qui ont fait de cet Accord une « prophétie auto-réalisatrice » ont probablement pris leurs désirs pour une réalité.

Ce graphique démontre également que la rengaine climato-sceptique d’un climat qui aurait brusquement cessé d’évoluer en 1998 n’est qu’un grossier mensonge.

Les climatologues américains (Nasa, GISS, Université Columbia de New York) ont ajouté aux températures indiquées mois par mois en bleu et dont les moyennes annuelles calendaires sont indiquées par des carrés noirs, deux courbes intéressantes.

En rouge, les températures sont lissées sur 123 mois, donc 11 années, ce qui permet d’éliminer les effets climatiques des oscillations océaniques, ainsi que tout effet éventuel du cycle d’activité du Soleil, bien connu des astrophysiciens, d’environ 11 ans.

Or, cette courbe lissée est quasi la même que celle qui ressort d’un calcul effectué sur toutes les années depuis 1970, et donne une ligne quasi droite.

Et fait irrésistiblement penser à d’autres courbes, celles des émissions de gaz à effet de serre dominées aujourd’hui par les émissions de CO2 dues au charbon : Emissions de CO2 mondiales, par source (Wikipédia).

Emissions dont la conséquence sur l’intensification de l’effet de serre se mesure à l’aide de la courbe suivante, qui montre l’évolution de la teneur en CO2 au sommet du Mauna Loa, un volcan éteint de l’île d’Hawaï : Teneurs en CO2 au sommet du Mauna Loa (Hawaï) depuis 1958 (Scripps).

Toujours pas de Niña en vue L’année 2017 va t-elle rester sur cette lancée ?

Souvent, mais pas systématiquement, la température moyenne de la planète chute lorsqu’une Niña succède à un fort Niño.

Le Pacifique tropical est aujourd’hui en situation neutre, et pourrait le rester jusqu’au moins l’été, indiquent les prévisions des océanographes.

Les cartes ci-dessus montrent qu’en janvier et février 2016 un très gros El Niño sur le Pacifique tropical – visible avec l’ovale rouge très allongé qui recouvre cette partie de l’océan – contribuait fortement au record planétaire.

Mais ce n’est plus le cas en 2017, avec un océan Pacifique revenu à sa moyenne. Températures en janvier et février 2017, 2016 et 2015.

Ecart à la moyenne calculée sur 1951 1980. Nasa GISS.

http://huet.blog.lemonde.fr/2017/03/18/climat-fevrier-2017-tres-chaud/

Climat : mois de février 2017 très chaud. Le réchauffement favorise les mutations des micro-organismes.
Climat : mois de février 2017 très chaud. Le réchauffement favorise les mutations des micro-organismes.
Climat : mois de février 2017 très chaud. Le réchauffement favorise les mutations des micro-organismes.
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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Infections froides
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