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20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 08:08

Les « nouvelles » cellules polyvalentes

à l'Université du Luxembourg

Jens Schwamborn, de l’université du Luxembourg, est parvenu à ramener des cellules somatiques adultes à un stade embryonnaire pour les transformer ensuite en cellules nerveuses.

Précieux instrument pour la recherche biomédicale et espoir pour l’avenir de la médecine, les cellules souches pluripotentes induites (cellules iPS) sont de véritables cellules polyvalentes.

Les chercheurs les obtiennent après « reprogrammation » des cellules adultes dans des récipients de culture afin d’amener ces dernières à se comporter comme des cellules souches embryonnaires.

Comme avec toutes les cellules ES, il est possible, à partir de cellules rajeunies, de cultiver n’importe quelle cellule somatique, par exemple une cellule du cœur ou du foie.

L’inventeur de la technique permettant de fabriquer des cellules iPS a obtenu le prix Nobel de médecine en 2012.

Des cellules polyvalentes personnalisées prélevées sur des personnes atteintes de la maladie de Parkinson Jens Schwamborn, professeur de biologie du développement et de biologie cellulaire à l’université du Luxembourg depuis 2013, utilise des cellules iPS de personnes atteintes de la maladie de Parkinson pour les transformer en cellules souches neurales ou en cellules nerveuses adultes.

Ces deux types de cellule sont présents dans le cerveau et jouent un rôle dans le développement de la maladie de Parkinson.

Étant donné qu’il est impossible de prélever des cellules nerveuses vivantes du cerveau des malades, Schwamborn reprogramme des cellules de la peau en cellules iPS. Schwamborn souligne les autres avantages :

« Les cellules iPS sont propres à la maladie et au patient ».

Elles contiennent des défauts génétiques connus qui peuvent être à l’origine de la maladie.

Ces défauts sont également individuels car chaque patient possède un matériel génétique très varié.

L’équipe de Schwamborn est donc en mesure d’étudier le rôle des défauts génétiques dans l’apparition des symptômes.

Thérapie de remplacement cellulaire et médecine du futur Pour des raisons éthiques, le recours aux cellules souches embryonnaires par la recherche et la médecine reste encore très controversé.

Tout comme les cellules ES, les cellules iPS renferment également un énorme potentiel pour les thérapies de remplacement cellulaire.

À l’avenir, des cellules spécialisées et propres au patient pourraient être cultivées afin de régénérer ou de remplacer des tissus malades ou morts. Serait-il alors possible d’abandonner l’utilisation de cellules ES, une méthode controversée ?

« Pour les thérapies de remplacement cellulaires, les cellules iPS devraient suffire, mais pas pour la recherche », explique Schwamborn, qui ajoute qu’il reste important de comparer les résultats des expériences réalisées avec les cellules iPS avec ceux obtenus avec les cellules ES.

Auteur : Michèle Weber

Video : https://youtu.be/drOWKyTL0K8

Cellules souches et maladie de Parkinson. Utilisation de nouvelles cellules polyvalentes à Luxembourg.
Cellules souches et maladie de Parkinson. Utilisation de nouvelles cellules polyvalentes à Luxembourg.
Cellules souches et maladie de Parkinson. Utilisation de nouvelles cellules polyvalentes à Luxembourg.
Cellules souches et maladie de Parkinson. Utilisation de nouvelles cellules polyvalentes à Luxembourg.
Cellules souches et maladie de Parkinson. Utilisation de nouvelles cellules polyvalentes à Luxembourg.
Cellules souches et maladie de Parkinson. Utilisation de nouvelles cellules polyvalentes à Luxembourg.

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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
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