Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 05:25

Une étude américaine présentée lors des sessions scientifiques de l’American Heart Association attribue à la cannelle une action anti-stockage des graisses.

Une propriété amincissante qui permettrait d’allier l’utile à l’agréable en cuisine, à condition de ne pas en abuser.

La cannelle favorise-t-elle l’élimination des graisses ?

Cette nouvelle propriété, présentée le 6 mai lors des sessions scientifiques 2017 de l'American Heart Association, s’ajoute au palmarès des vertus thérapeutiques traditionnellement associées à cette épice, en médecine chinoise notamment.

Pourtant sa consommation quotidienne ne devrait pas être excessive, surtout lorsqu’elle provient de Chine ou d’Indonésie.

Consommée depuis l’Antiquité, l’écorce de cannelle est traditionnellement indiquée en cas de douleurs gastro-intestinales spasmodiques légères comprenant ballonnements et flatulences, ou encore en cas de diarrhée légère (1).

L’activité antibactérienne de son huile essentielle a été démontrée sur plusieurs espèces en laboratoire (Escherichia coli, Staphylococcus aureus, Salmonella typhimurium…).

En outre, l’huile essentielle de cannelle inhibe la croissance de nombreux champignons et levures.

Le stockage des matières grasses ralenti L'étude présentée le 6 mai suggère cette fois que la consommation de cannelle diminuerait les dommages cardiovasculaires causés par un régime alimentaire excessif en matières grasses.

Les chercheurs ont fait suivre un régime riche en matières grasses à des rats pendant douze semaines.

Pour la moitié d’entre eux, de la cannelle fut ajoutée à leur ration quotidienne – la quantité exacte administrée n’a pas été communiquée.

Résultat : À l’issue de l’expérience, les chercheurs ont constaté que les rats du groupe supplémenté en cannelle pesaient moins lourd que les rats de l’autre groupe et présentaient un ventre moins gonflé.

De plus, ils avaient des taux d'insuline, de sucre et de matières grasses dans le sang inférieurs à ceux du groupe non supplémenté.

Par ailleurs, des taux supérieurs en molécules antioxydantes et anti-inflammatoires ont été mesurés dans le sang des rats du groupe supplémenté.

Les auteurs de l’étude émettent l’hypothèse que la cannelle activerait les systèmes antioxydants et anti-inflammatoires de l’organisme, grâce à ses constituants phénoliques notamment, et ralentirait le processus de stockage des matières grasses.

Ils souhaitent maintenant poursuivre leurs travaux pour déterminer si ces résultats sont transposables à l’homme.

Toxicité de certaines cannelles : gare aux abus !

Attention toutefois, les cannelles les plus couramment importées, celles de Chine (Cinnamomum cassia) et d’Indonésie (Cinnamomum burmanii), ont une teneur élevée en coumarine (0,45 %), une substance aromatisante naturelle dont l’hépatotoxicité est reconnue depuis plusieurs décennies.

C’est pourquoi, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a fixé pour l’homme une dose journalière acceptable de 0,1 mg de coumarine/kg de poids corporel.

Par exemple, une personne de 60 kg ne doit pas dépasser 6 mg de coumarine par jour, ce qui correspond à moins de 2 g de cannelle de Chine ou d’Indonésie (soit moins d’une cuillère à café par jour).

Seule la cannelle de Ceylan (Cinnamomum verum) est exempte de coumarine, d’où l’importance de la privilégier lorsque la provenance ou le nom scientifique sont précisés sur l’emballage.

Par Kathryn Rhiannon (1) "Pharmacognosie- Phytochimie Plantes médicinales, 5è Ed" de Jean Bruneton, Edition Lavoisir Tec&doc.

Cannelle contre graisse.

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Nutrition
commenter cet article

commentaires