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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 04:52

Le centre de recherche botanique des Kew Gardens, jardins botaniques londoniens, a publié jeudi 18 mai 2017 son rapport annuel « Etat des lieux dans plantes mondiales ».

Il répertorie 28.187 plantes possédant des vertus médicinales, versus 17.810 en 2016.

Pour la deuxième année consécutive, le centre de recherche botanique des Kew Gardens dresse l’inventaire des plantes mondiales reconnues comme possédant des vertus médicinales.

Il se base sur plus de 140 sources de type pharmacopées, bases de données et dictionnaires de plantes médicinales ainsi que publications et législations sanitaires. En 2017, il recense ainsi 28.187 plantes aux propriétés médicinales, soit un chiffre en progression de 59 % par rapport à 2016.

Une pratique ancestrale au goût du jour.

Les plantes sont utilisées pour se soigner dans de nombreuses régions du monde : Afrique, Asie, Amérique centrale et du Sud...

En Chine, les autorités sanitaires prévoient même de fusionner médecine moderne (maladies aigües) et médecine traditionnelle à base de plantes (maladies chroniques) dans leur système public de santé.

Et les pays occidentaux montrent un véritable engouement pour la phytothérapie : le rapport nous apprend que 90% de la population allemande, par exemple, utilise des médicaments à base de plantes.

Les pharmacopées européennes s’étoffent d’ailleurs régulièrement de plantes issues de médecines traditionnelles chinoise ou ayurvédique, une forme de médecine traditionnelle indienne.

« Moins de 16% des espèces utilisées dans des remèdes sont citées dans des publications médicales »

Parmi les espèces nouvellement mises en évidence par le rapport, des centaines présenteraient un intérêt dans la prévention et le traitement des démences, du diabète, et même de la malaria.

Certaines familles botaniques, comme les Fabacées, les Moracées ou encore les Apocynacées, contiennent plus de plantes médicinales que d’autres.

Les chercheurs recommandent de focaliser en priorité les recherches sur ces familles botaniques dans les futurs programmes de recherche de composés actifs médicamenteux. Ils notent également que, malgré leur potentiel, « moins de 16% des espèces utilisées dans des remèdes sont citées dans des publications médicales ».

Attention au nom commercial !

D’autre part, le rapport souligne l’importance d’une appellation correcte de la plante par son nom scientifique. Par exemple, le nom commercial "ginseng" peut correspondre à 15 espèces différentes ayant chacune leurs propres caractéristiques biochimiques et propriétés thérapeutiques.

Or, une confusion peut se révéler très dangereuse : depuis 2003, suite à une confusion entre deux plantes chinoises ayant le même nom commun, des centaines de patients traités dans une clinique belge doivent se faire dialyser à vie. Enfin, le rapport précise que le portail du MPNS (Medicinal Plant Names Services) permet dorénavant aux opérateurs économiques de retrouver, pour une même plante, les noms (commun et scientifique) des plantes et leurs équivalences étrangères via une norme ISO s’appliquant aux médicaments.

PROTECTION.

L’avenir des plantes aux vertus thérapeutique est probablement assez radieux, encore faut-il être bien conseillé afin que leurs toxicité et contre-indications éventuelles soient prises en compte lors d’un traitement.

Reste un nuage sombre : la diminution de la biodiversité à l’échelle mondiale, qui nous fait perdre chaque jour des espèces potentiellement utiles sur le plan thérapeutique.

Sur les 28.187 plantes médicinales répertoriées dans ce rapport, 1 280 seraient protégées par la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction).

Par Kathryn Rhiannon

Augmentation de 59% des plantes thérapeutiques répertoriées en un an.

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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED
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