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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 12:58
Au Japon, des scientifiques ont découvert une nouvelle souche «surpuissante» de la gonorrhée —la «chaude-pisse»—, résistante à tous les antibiotiques utilisés de nos jours pour combattre la maladie sexuellement transmissible (MST), relate Reuters.

Les chercheurs redoutent que la nouvelle souche, appelée H041, transforme l'infection jusqu'ici traitée facilement et efficacement en une menace globale de santé. La souche s'est déjà montrée résistante aux seuls antibiotiques toujours efficaces dans le traitement de la gonorrhée.

Magnus Unemo, l'un des chercheurs à l'origine de la découverte, a qualifié la découverte à la fois d'«alarmante», mais aussi de «prévisible». Il précise que «depuis que les antibiotiques sont devenus le traitement par défaut dans les années 1940, cette bactérie a montré une capacité remarquable: le développement de mécanismes de résistance à tous les médicaments tentant de la contrôler».

Magnus Unemo voit la découverte de la souche au Japon comme quelque chose de plus global. Pour lui, «le Japon a toujours été, historiquement, le lieu d'émergence et de propagation des différents types de résistance de la gonorrhée».

Des prémices d'une menace globale pour la santé étaient déjà apparues l'an passé, lorsque des comptes-rendus venant de Hong Kong, de Chine, d'Australie et d'autres zones d'Asie concernant la résistance de la maladie avaient été publiés. Il en était de même l'année précédente, en 2008, comme le rappelait Jean-Yves Nau.

Les questions posées à l'époque dans Le Monde par le sociologue Michel Setbon, «quand et à partir de quel événement le public devra-t-il modifier ses comportements pour se protéger?», ou encore «quelles sont, parmi les nombreuses mesures protectrices envisagées, celles qui auront le plus d'efficacité pour les individus et pour la collectivité?», n'ont toujours pas été résolues.

Le moyen d'éviter la maladie est connu. En effet, elle «n’est jamais, pour reprendre les termes [d'une] dépêche de l’InVS [Institut national de veille sanitaire], rien d’autre que la conséquence d’un “rapport non protégé avec un partenaire occasionnel ou avec des partenaires multiples”», précisait Jean-Yves Nau. «Aussi “l’usage du préservatif est-il le meilleur moyen d’éviter une éventuelle contamination par le gonocoque”.»

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Published by Chronimed - dans Infections froides
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