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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 12:15

Le traitement de la pneumonie peut s’avérer complètement inefficace si le déclencheur de la maladie n’est pas identifié.

 

À l’avenir, un test d’haleine mis au point par des chercheurs américains pourrait aider à identifier les inflammations fongiques qui conduisent fréquemment à une pneumonie fatale, surtout dans le cas des patients dont le système immunitaire est affaibli.

 

L’étude a été publiée dans la revue scientifique « Clinical Infectious Diseases ».


Jusqu’ici, une infection par Aspergillus fumigatus ou d’autres champignons était principalement identifiée à l’aide d’une biopsie mais cette intervention est considérée à risque chez les patients dont le système immunitaire est affaibli.

 

L’équipe du Brigham and Women’s Hospital de Boston (Massachusetts) s’est donc mise à rechercher plusieurs métabolites produits par ces champignons.

Elle a ensuite examiné les échantillons d’haleine de 64 patients présentant une suspicion d’aspergillose invasive, pour voir s’il était possible d’identifier ces composants de type fongique.


L’identification des composants fongiques dans les échantillons a permis de reconnaître les patients présentant une infection fongique avec une sensibilité de 94 % et une spécificité de 93 %. Aucune complication n’est survenue au cours de ces examens.


L’étude a confirmé la faisabilité de principe de la méthode, mais des recherches complémentaires sont nécessaires avant de pouvoir envisager ces examens dans le cadre d’un usage clinique. Des recherches plus approfondies pourraient aussi permettre d’appliquer cette méthode à d’autres types de pneumonie : « Nous pourrions également utiliser cette approche de profilage des métabolites volatils pour identifier d’autres causes plus fréquentes de la pneumonie », a avancé l’auteur de l’étude Sophia Koo.

 

 

 

  • APA
  • 29 oct 2014

 

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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Infections froides
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