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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 10:55

 des chercheurs américains viennent de montrer les effets protecteurs pour la moelle osseuse d'une nouvelle bithérapie ».

 

Travaux réalisés par des chercheurs de l'Institut contre le cancer Dana Farber et de l'université de Harvard à Boston, parus dans Science Translational Medicine.

 

« le moyen trouvé par Eva Guinan, Ofer Levy et leurs collègues pour protéger les animaux exposés à une irradiation considérable de 7 grays, consiste à leur administrer pendant deux semaines un antibiotique de la classe courante des fluoroquinolones et une petite protéine antibactérienne appelée BPI ».

 

« Ces produits, destinés à l'origine à neutraliser les effets toxiques des bactéries qui traversent la muqueuse intestinale après exposition à de très fortes doses de rayonnements, s'avèrent capables de protéger aussi la moelle osseuse, premier tissu endommagé par les irradiations »,

 

« à la fin du traitement, 80% des souris étaient encore en vie alors que leurs semblables irradiées et non traitées étaient mortes ».

 

« cette bithérapie est unique sur au moins trois points. D'abord, elle est la seule à pouvoir agir jusqu'à 24 heures après une irradiation de tout le corps, ce qui permet d'envisager son utilisation chez l'homme à la suite d'une attaque ou d'un accident nucléaire ». 

 

« Ensuite, l'antibiotique et la BPI ont déjà fait la preuve de leur innocuité chez l'homme. […] Enfin, ces médicaments peuvent être facilement stockés : un avantage important s'il faut intervenir rapidement auprès d'un grand nombre de victimes »,

 

« Un tel traitement a-t-il une chance d'être utile en dehors de scénarios catastrophes imaginés par les militaires américains ? ».

 

Marc Benderitter, chercheur à l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire à Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine), précise : 

 

« Pas pour l'instant, car nous traitons déjà des personnes fortement irradiées en leur injectant dès que possible trois facteurs de croissance des cellules souches de la moelle osseuse. […] 

 

Ce type de traitement aurait probablement été très utile aux liquidateurs les plus irradiés qui sont intervenus dans la centrale nucléaire de Tchernobyl après son explosion en 1986 ».

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Published by Chronimed - dans Infections froides
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