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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 23:19
Damien Mascret note que « pas moins de 4 institutions publiques ont mis leurs expertises en commun pour analyser en détail l'évolution de l'incidence et de la mortalité par cancer en France depuis 1980 : l'Institut national du cancer, l'Institut de veille sanitaire, le service de biostatistique des Hospices civils de Lyon et le registre des cancers Francim ».
Le journaliste relève ainsi qu’« au premier regard, les résultats semblent décourageants. Le nombre de cancers a explosé en France au cours de ces 30 dernières années : + 107,6% pour les hommes et + 111,4% pour les femmes. Pour la seule année 2012, le nombre de nouveaux cas de cancers en France métropolitaine est estimé à 355.000 dont 200.000 pour les hommes ».
« Mauvaise nouvelle à l'échelle de la population mais qui doit être nuancée au niveau individuel », précise Damien Mascret, qui explique que « la population française a non seulement augmenté depuis 30 ans mais elle a aussi vieilli. Or, le cancer est une maladie dont l'incidence augmente avec l'âge, à l'exception de certains cancers plus fréquents chez les enfants ».
Le journaliste évoque en outre la mortalité : « Les chiffres bruts montrent que le nombre de décès par cancer a augmenté de 11% pour les hommes et de 20,3% pour les femmes entre 1980 et 2012. Mais si l'on enlève statistiquement l'augmentation et le vieillissement de la population française, en standardisant les incidences et les mortalités, c'est alors une baisse de mortalité qui apparaît ».
Damien Mascret souligne qu’« avec 48 763 nouveaux cas en 2012, le cancer du sein est de loin le plus fréquent des cancers féminins. C'est aussi le premier en termes de mortalité avec 11 886 décès par an, mais il pourrait bientôt être devancé par le cancer du poumon, responsable de 8 700 décès en 2012 pour 11 284 nouveaux cas par an. Car si l'incidence du cancer du poumon augmente régulièrement chez les femmes sous l'effet du tabagisme, elle décroît pour le cancer du sein. Depuis 2005 et le coup d'arrêt du traitement hormonal de la ménopause, le nombre de cancers du sein a en effet baissé ».
Le journaliste ajoute qu’« avec 56 841 nouveaux cas estimés en 2012, le cancer de la prostate (responsable de 53 465 nouveaux cas en 2009) reste le plus fréquent des cancers de l'homme et le troisième en mortalité avec 8 876 décès estimés. L'incidence est cependant en nette baisse depuis 2005, année où elle atteignait le taux record de 127,1 pour 100 000 personnes/année. Elle n'est plus que de 99,4 en 2009. Cette baisse correspond à deux phénomènes ».
« L'un, épidémiologique, qui est lié au fait qu'après plusieurs années de dépistage une partie des cancers prévalents sont diagnostiqués ; l'autre, social, qui résulte de la prise de conscience d'un risque de “surdiagnostic” par les soignants et la population, ce qui incite à la prudence vis-à-vis du dépistage », remarquent les auteurs de l’étude.
Damien Mascret note enfin que « c'est le cancer du poumon (deuxième en incidence) qui est encore responsable du plus grand nombre de morts chaque année, 29 949 décès en 2012, devant le cancer colorectal (3e en incidence) avec 17 722 décès. L'incidence du cancer du poumon est pratiquement stable chez les hommes depuis 1980 mais les spécialistes se félicitent toutefois d'une tendance à la baisse (- 0,3%) depuis 2005 ».
« L'avenir est en revanche plus sombre pour les femmes. En effet, l'incidence de ce cancer augmente de 5,3% par an chez les femmes depuis 1980, et même de 5,4% par an depuis 2005 », conclut le journaliste.

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Published by Chronimed - dans Concept
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Unique & Féminine 22/07/2013 13:04

Même si effectivement à "périmètre constant" les chiffres du cancer sont plutôt en baisse, les résultats font froids dans le dos.

300 000 personnes atteintes annuellement d'un cancer, cela veut dire que chaque année 0,5% de la population française est atteinte d'un cancer. Cela donne une certaine impression de fatalité