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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 16:03
Par Jérémy Coquart (Centre Hospitalier de Béthune)
Article commenté :
Déficit en vitamine D et risque de diabète. 
Schlienger J.-L., Luca F., Griffon C. 
Médecine des maladies Métaboliques. 2010. 4(5) : 558-562.

La vitamine D est connue essentiellement pour ces rôles dans la régulation du tissu osseux et du métabolisme phosphocalcique. Cette vitamine liposoluble est disponible de façon limitée dans l’alimentation (dans les poissons, les œufs ou encore les produits laitiers). 

De ce fait, la vitamine D d’origine alimentaire ne suffit pas toujours à couvrir les besoins en vitamine D de l’organisme. Par conséquent, l’organisme humain synthétise lui-même cette vitamine (et plus spécifiquement la vitamine D3) par la photosynthèse d’un métabolite du cholestérol (sous l’action des rayonnements ultraviolets). L’ensoleillement joue donc un rôle primordial dans le maintien d’un statut vitaminique D satisfaisant.

Pour évaluer les réserves en vitamine D, on dose couramment la concentration plasmatique en 25-hydroxyvitamine D. Pour être dans la « norme », cette concentration doit être comprise entre 30 et 70 ng.mL-1. Pourtant, la littérature révèle que près de la moitié de la population adulte présente une carence (ou subcarence) en 25-hydroxyvitamine D, et que les femmes âgées seraient d’autant plus touchées.

Une revue de la littérature et d’une méta-analyse récente a donc tenté d’examiner, dans la population générale, le lien entre le statut vitaminique D et le diabète de type 2. La principale conclusion de cette étude était qu’un apport en vitamine D et en calcium insuffisant pouvait avoir un effet délétère sur la glycémie, alors qu’une supplémentation de ces deux nutriments pouvait « optimiser » le métabolisme du glucose.

La supplémentation en vitamine D pourrait donc constituer un moyen de prévention du diabète de type 2 chez les patients à haut risque (tels que les patients obèses avec un syndrome métabolique), mais à l’heure actuelle, des expérimentations complémentaires doivent être menées avant d’affirmer cette hypothèse.
Toutefois, une supplémentation vitaminique D peut d’ores et déjà être proposée aux patients présentant une carence (ou subcarence) en vitamine D, afin de maintenir un état de santé « optimal ».
Date de publication : 11-07-2011

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Published by Chronimed - dans Nutrition
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