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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 07:52
« plus d'une dizaine de médecins français viennent de lancer un appel pour que le baclofène bénéficie d'une autorisation légale pour traiter l'addiction à l'alcool ». « ces praticiens, prestigieux pour la plupart - certains sont membres de l'Académie de médecine, d'autres de l'Académie de pharmacie, il y a aussi l'ancien président du Comité national d'éthique Didier Sicard, le député Bernard Debré - ont décidé de taper du poing sur la table. Cette «pétition» pour réclamer la possibilité de prescrire un médicament est totalement inédite ». Les signataires de cet appel écrivent ainsi que « l'Agence nationale de sécurité du médicament doit donner une recommandation temporaire d'utilisation du baclofène dans les plus brefs délais en attendant l'autorisation de mise sur le marché. Il faut mettre un terme aussi rapidement que possible à ce retard aux conséquences graves pour les malades qui seraient sensibles au baclofène ». « les effets inhibiteurs sur la prise d'alcool de ce médicament, utilisé jusqu'à présent dans le traitement de la sclérose en plaques, ont été découverts presque par hasard au début des années 2000 par le cardiologue Olivier Ameisen, souffrant d'alcoolisme. Avec ce médicament, il a réussi à devenir indifférent à l'alcool. […] Les témoignages de patients ayant réussi à maîtriser leur addiction à l'alcool se multiplient, même s'il ne s'agit pas de preuve scientifique ou de démonstration ». « En décembre 2012 une étude publiée par le Dr Renaud de Beaurepaire, psychiatre à l'hôpital Paul-Guiraud à Villejuif (Val-de-Marne) dans la revue Frontiers in Psychiatry, portant sur 100 patients fortement dépendants à l'alcool, montrait que la guérison est solide », poursuit la journaliste. « après une certaine méfiance de l'intelligentsia médicale, un nombre croissant de médecins prescrit ce médicament à des patients souffrant d'alcoolisme sévère. Mais le baclofène ne bénéficie pas d'une autorisation de mise sur le marché pour cette indication. Les praticiens qui le prescrivent le font à leurs risques et périls ». L’un des signataires, le Pr Bernard Granger (chef du service de psychiatrie, hôpital Tarnier, Paris), précise : « C'est un médicament efficace. Mais il ne faut pas parler de miracle. Aujourd'hui, en l'absence d'AMM, les médecins sont réticents à le prescrire parce que c'est illégal. Si notre appel est entendu, ils seront protégés sur le plan juridique ». Revue de presse rédigée par Laurent Friche

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Published by Chronimed
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