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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 08:37
Cette étude s'intéresse à l'impact du travail, notamment de nuit, sur les capacités cognitives comme la mémoire, l'attention ou la vitesse de réaction. Plusieurs études s'étaient déjà penché sur la question : une équipe suédoise avait montré en 2011 que le travail de nuit doublait le risque de sclérose en plaques chez les jeunes tandis qu'une étude française publiée en 2012 faisait état d'un risque accru de cancer du sein d'environ 30 % chez les femmes travaillant de nuit. Parmi les solutions préconisées pour limiter ces effets, les chercheurs pensent « surveillance médicale personnalisée », ainsi qu'une meilleure organisation du travail permettant de favoriser les « horaires les plus favorables au sommeil ». « Il vaut mieux par exemple démarrer à 6 heures du matin plutôt qu'à 4 heures ». En pratique penser aux Mélatoninergiques augmentant la sécrétion de la Mélatonine régulant mieux les effets de ce "jet lag" permanent, tant au plan de la qualité du sommeil mais aussi régulateur endocrinien et immunitaire. (Ce n'est pas la Mélatonine de temps d'action limitée , mais des extraits de Fenouil Céleri et Figue qui jouent ce rôle ). Penser également a l'utilisation préventive du Bacopa. Article cité : Effets chroniques du travail posté sur la cognition: résultats de l'étude longitudinale VISAT Occupational and Environmental Medicine Résumé Objectif: Le travail posté par roulement, provoque un décalage horaire chronique, et perturbe les rythmes circadiens normaux des travailleurs et sont associés à des problèmes accrus de santé ( chronique par exemple, les ulcères, les maladies cardiovasculaires, le syndrome métabolique, le cancer du sein, troubles de la reproduction) et aigus par ses effets sur la sécurité et la productivité. Cependant, on en sait très peu sur les conséquences à long terme du travail posté sur les capacités cognitives. Le but de cette étude est d'évaluer la chronicité et la réversibilité des effets du travail posté sur la cognition. Méthodes: Nous avons mené une étude prospective de cohorte de 3232 travailleurs salariés et retraités (taux de participation: 76%) qui étaient âgés de 32, 42, 52 et 62 ans au moment de la première mesure (t1, 1996), et qui ont été revus 5 (t2) et 10 (t3) des années plus tard. 1484 d'entre eux avaient changer l'expérience de travail au départ (actuel ou passé) et 1635 avaient pas. Les principaux critères d'évaluation étaient les tests de vitesse et de mémoire, évalués à trois reprises en 1996, 2001 et 2006. Résultats Le travail posté a été associé à une altération de la cognition. L'association était plus forte pour des durées d'exposition plus de 10 ans (effet dose; cognitif perte équivalente à 6,5 années de baisse liée à l'âge dans la cohorte actuelle). La reprise du fonctionnement cognitif après avoir quitté le travail posté par quarts a pris au moins 5 ans (mais réversibilité). Conclusions Le travail posté altère la cognition de façon chronique, avec des conséquences potentiellement importantes de sécurité non seulement pour les individus concernés, mais aussi pour la société. Occup Environ Med doi: 10,1136 / OEMéd-2013-101993 Le Monde.fr avec AFP, le 4 novembre 2014

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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Nutrition
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