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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 08:38

« une nouvelle étude analyse les risques hémorragiques de l'acide acétylsalicylique en prévention des risques cardiaques ».

« il y a plus de 20 ans que les effets bénéfiques de l'aspirine pour prévenir les accidents cardio-vasculaires ont été découverts. Du fait de son effet antiagrégant plaquettaire, l'acide acétylsalicylique rend le sang plus fluide. […] Faut-il pour autant prescrire de l'aspirine à toute la population à partir de 50 ans ? ».
« les risques de saignement liés à ce médicament sont connus, mais viennent d'être précisés avec la publication d'une des plus grandes études sur cette question dans le Journal de l'Association médicale américaine (Jama) ».
Ce travail « a été mené en Italie par le Pr Giorgia De Berardis à partir de registres de santé administratifs concernant plus de 4 millions de citoyens répartis dans 12 régions italiennes ».
« Au total, 186.425 personnes traitées par de faibles doses d'aspirine (moins de 300 mg par jour) ont été comparées à autant de témoins de même âge, mais ne prenant pas d'aspirine, entre 2003 et 2008. Pendant ces six années, 6.907 cas d'hémorragies graves ont été répertoriés (les trois quarts au niveau digestif, un quart au plan cérébral) ».
Les auteurs observent que « pour 1.000 patients traités pendant 1 an par aspirine, deux cas en excès d'hémorragie sont comptabilisés. Le risque lié à ce traitement est du même ordre que le nombre de cas graves d'atteintes cardio-vasculaires évitées grâce à la prévention par l'aspirine en prévention primaire ».
« de manière surprenante, les chercheurs ont mis en évidence un risque hémorragique accru chez les diabétiques, traités ou non par de l'aspirine », « Quand faut-il prendre de l'aspirine pour prévenir les risques cardiaques ? ».
Le Pr Daniel Thomas (Pitié-Salpêtrière, Paris) explique que « ce traitement préventif est clairement destiné à la prévention secondaire. Mais tout dépend de ce que l'on entend par prévention secondaire. Avoir déjà souffert d'un infarctus, bien sûr. Mais pas seulement ».
« Tout est circonstancié et la décision se prend au cas par cas, en fonction du nombre et de l'importance des facteurs de risques cardiaques comme le tabagisme, le taux de cholestérol… en fonction de l'état des carotides, des antécédents », continue le spécialiste.

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Published by Chronimed - dans Concept
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